1905 A Paris, Léon Vanier, Éditeur - 1905 - 3e édition - In-8, broché - 106 pages - 6 reproductions hors texte en N&B
Bon état - Dos fendu - Coiffes frottés avec petits manques de matière - Feuillets en cour de désolidarisait Assez bon
Paris, Bibliothèque-Charpentier / Eugène Fasquelle Editeurs, 1905. Un vol. au format in-12 (188 x 123 mm) de 294 pp. Reliure de l'époque de plein cartonnage ''à la Bradel'' marbré, dos lisse orné d'un filet d'encadrement doré, titre doré, date dorée en queue.
Bible du décadentisme, il ne se passe pourtant presque rien dans ce roman ! En effet, la narration se focalise presque entièrement sur le personnage principal, Des Esseintes, un anti-héros esthète et excentrique, et constitue à peu de choses près un catalogue de ses goûts et dégoûts.Verlaine, Baudelaire, Corbière, Mallarmé (que l'ouvrage contribua à lancer dans le monde littéraire) sont les poètes favoris du protagoniste. Chez les romanciers, il fait l'éloge de Poe, du Salammbô de Flaubert, et surtout de Villiers de l'Isle Adam. À rebours marque la rupture de Huysmans d'avec le naturalisme de Zola: la plupart des thèmes présents dans l'œuvre sont ou seront associés à l'esthétique symboliste. Des Esseintes apparaît comme l'archétype du jeune homme européen atteint du «mal du siècle»: on peut dire que l'auteur voit dans la décadence un dépassement à la fois du romantisme et du naturalisme. Après une vie agitée où il a fait l'expérience de tout ce que pouvait lui offrir la société de son temps, Des Esseintes se retire dans un pavillon, à Fontenay, dans lequel il réunit les ouvrages les plus précieux à ses yeux, les objets les plus rares, et se consacre à l'oisiveté et à l'étude. De l'ensemble de la littérature française et latine, il ne retient qu'un petit nombre d'auteurs qui le satisfont. Il s'intéresse aux tableaux de Gustave Moreau, crée des parfums raffinés, ou encore, un jardin de fleurs vénéneuses… L'anecdote de la tortue constitue à de nombreux égards une métaphore de la destinée du personnage principal: il fait incruster dans la carapace d'une tortue des pierres précieuses, mais celle-ci finit par mourir peu après sous le poids des joyaux... À rebours constitue l'une des innombrables sources du roman d'Oscar Wilde, Le Portrait de Dorian Gray. En outre, ce roman était la bible de Serge Gainsbourg, son modèle, sa référence secrète, et pouvait à cet égard en réciter des passages entiers, et s'en inspirera d'ailleurs pour l'écriture de son œuvre littéraire Evguénie Sokolov. Petite altération affectant la coiffe de queue. Papier légèrement oxydé. Nonobstant, belle condition.
Paris, Librairie Plon, 1914. Un vol. au format in-12 (188 x 123 mm) de 286 pp., broché.
L'ouvrage s'agrémente de jolis ornements typographiques. Outre avoir fait acte de littérature au travers de ses romans, Huysmans fut aussi un fin critique d'art. Particulièrement sensible au nadir de sa vie aux Primitifs, le présent recueil constitue sans doute son plus précieux apport à la critique d'art, cela parce que l'auteur ''a pris ses distances avec les impératifs du genre et laisse libre cours à son interprétation personnelle.'' Table : La Symbolique de Notre-Dame de Paris - Saint-Germain-l'Auxerrois - Saint-Merry - Les Grünewald du Musée de Colmar - Francfort sur le Mein. Très légères marques d'usage en couverture. Inégales mais claires rousseurs dans le corps d'ouvrage. Nonobstant, belle condition. Exemplaire non coupé.
1928-1934 Les Editions G. Crès et Cie, Paris - 1928-1934 - 18 tomes en 23 volumes in-8 (15x20,5 cm environ) brochés, couverture rempliée - XXIX-253 + 197 + 343 + 395 + 234 + 309 + 357 + 206 + 280 + 212 + 363 + 251 + 260 + 283 + 335 + 348 + 342 + 245 + 195 + 333 + 317 + 294 + 346 pages - Ouvrage tiré à 1500 exemplaires sur papier vergé des papeteries Navarre, les tomes I à XVII portent le numéro 489 sur et le tome XVIII porte le numéro 488
Bel état général - Dos légèrement voilé - Légers frottements sur les coins et les coiffes - Déchirures sur les coiffes du tome IV - Ex-libris collé sur toutes les deuxièmes de couverture - Intérieur bien propre Bon
1927 Chez Marcelle Lesage, Paris - 1927 - In-8 broché, couverture rempliée - L'un des 100 exemplaires sur Rives, numéroté 101 (3eme papier sur 4) - 229 pages
Bon état - Ex-libris collé sur la deuxième de couverture Bon
HUYSMANS, J.-K. - Textes présentés et annotés par René-Pierre Colin
Reference : 125342
(1991)
1991 Editions du lérot, Tusson, Charente - 1991 - In-8 broché, couverture illustrée à rabats - XXIX-94 pages - Feuillets non coupés - Envoi (dédicace) de René-Pierre Colin en page de garde - Ouvrage tiré à 500 exemplaires, numéroté 78
Assez bon état - Coiffes "Grignotées" (voir photos) - Intérieur frais Assez bon
1901 P.-V. Stock, Editeur, Paris - 1901 - Grand in-8, broché - XXIII + 347 pages - Première édition imprimé à Hambourg par l'imprimerie "Verlagsanstalt und Druckerei A.-G. (vorm J. F. Richetr)" - L'un des 1150 exemplaires sur papier ordinaire, numéroté 626 - Bandeaux et culs-de-lampe en rouge en ornementation
Bon état - Dos légèrement gauchi avec de très légers plis de lecture au dos - Intérieur frais Bon
s. n. | s. l. [1887 ?] | 20 x 32 cm | 1 portrait-frontispice, 1 titre à l'encre, 83 p. manuscrites, qq. feuillets vierges
Exceptionnel recueil manuscrit enluminé, contenant 35 poèmes de Stéphane Mallarmé copiés à lépoque sans doute par Joris-Karl Huysmans, sur vergé de Hollande filigrané, daprès les pré-originales des poèmes parus en revue. La majorité des poèmes est précédée dune page indiquant le titre et la source. Illustré dun beau portrait de Stéphane Mallarmé au fusain par Charles Tichon daprès une photo de jeunesse de Van Bosch. Il a été reproduit en couverture du numéro dEmpreintes consacré à Mallarmé (Bruxelles, LÉcran du Monde, n° 10-11). Une variante a été publiée en 1889 dans Caprice Revue (2e année, n° 60). Également illustré de deux compositions florales à la gouache et laquarelle ornant les poèmes Les Fleurs et Apparition, ainsi quune page ornée du nom de lauteur dessiné. Bien que non signées, les compositions florales sont attribuables à Louise ou Marie Danse. Reliure à la Bradel, plats de soie moirée crème aux motifs floraux, gardes et contreplats de papier à motifs, deux signets en soie moirée verte décorée de motifs floraux polychromes. Mouillures en partie inférieure du second plat, coins frottés, quelques accrocs aux fils de soie ornant le dos, et frottements sur les plats. Superbe manuscrit de 35 poèmes de Mallarmé antérieur à la parution de son premier recueil de poésies complètes qui ne connut dailleurs que 47 exemplaires (Poésies photolithographiées, Revue indépendante, 1887). Cet ensemble soigneusement calligraphié est attribué à la main de Joris-Karl Huysmans, grand admirateur du poète, qui aurait offert les manuscrits à son ami Jules Destrée. * Le recueil, qui rassemble un florilège de chefs-duvre mallarméens (notamment Hérodiade, LAprès-midi dun faune, Le tombeau dEdgar Poe, Prose pour des Esseintes, Le vierge, le vivace et le bel aujourdhui) apparaît pour la première fois dans la vente après décès de lhomme politique et écrivain belge Jules Destrée en 1936 à la galerie Leopold de Bruxelles. Une note au crayon sur la page de garde du recueil indique: «Aux dires de M. Simonson [expert de la vente Destrée], ce manuscrit aurait été envoyé par J.K. Huysmans à Jul. Destrée qui voulait connaître les poèmes de Mallarmé, inédits alors (vérifié au moyen de la correspondance de Huysmans vendu le même jour que ce ms).» Ce serait en effet par lintermédiaire de Huysmans que Destrée sétait procuré des poèmes de Mallarmé encore difficilement accessibles car dispersés dans diverses revues (LArtiste, Les Lettres et les Arts, la République des Lettres, etc.) et dans les recueils du Parnasse contemporain. Dans une lettre à Destrée, Huysmans écrit en effet «Vous me demandez où sont trouvables les poèmes de Mallarmé. Introuvables, mais ils sont sous cette enveloppe. Parus en 1876 dans la République des Lettres, ils ont été recopiés, du moins les meilleurs, par le Chat Noir, en 1886 -Jen avais acheté 2 numéros, ce qui me permet de vous les adresser, vous verrez quils sont superbes, dune langue claire et incisive, tout étrange.» (30 novembre 1887). Il est possible que les poèmes «sous cette enveloppe» mentionnés par Huysmans correspondent à ceux qui composent ce recueil. Huysmans aurait copié pour Destrée les poèmes des revues dont il ne possédait quun exemplaire, et envoyé son numéro supplémentaire du Chat Noir de 1886, où figurent les poèmes en prose Plaintes dautomne, Frisson dhiver I et II, et Le Phénomène futur. En effet, lécriture des poèmes du recueil est tout à fait comparable à la remise au propre que Huysmans faisait de ses propres vers son manuscrit du Drageoir à épices donne à voir le même style décriture ronde et chantournée. Toutefois, la graphie de Huysmans varie considérablement en fonction des circonstances décriture: manuscrits de romans, lettres, premiers jets La calligraphie excessivement soignée de ces poèmes contraste par exemple avec la graphie urgente, haute et serrée de plusieurs autres de ses manuscrits. Seule une étude comparative de la graphie, notamment de ses cap
Paris, éd. Stock, 1906, mention de 20e édition, fort in-12, demi-chagrin rouge, plats papier marbré "gouttes" dans les brun et rouge, doubles filets, auteur et titre dorés sur dos lisse, reliure faite par l'Institution des sourds-muets de Besançon, reliure début du siècle, ill. par des bandeaux, lettrines et culss-de-lampe, Grand texte de Huysmans édité pour la première fois en 1906. Belle reliure sobre. Pas courant Très bon état
Paris, éd. Plon-Nourrit, s.d. (1ére moitier du 20e siècle), fort in-12, demi-chagrin brun foncé, auteur et titre dorés sur dos à 4 nerfs, reliure d'époque, 416 pp., index, bandeaux, lettrines et culs-de-lampe, Très belle édition reliée d'un grand classique de l'œuvre de Huysmans (1848 - 1907), écrivain symboliste français. L'édition originale date de 1898. Ce volume fait partie de la "Trilogie de la conversion" avec "En route" et "L'oblat". Très bon état de la reliure et du papier
Paris, éd. Stock, 1903, Première Edition sur papier ordinaire après les 105 Grands Papiers mais de la même année (fausse mention de 7e édition), gd. in-12, demi-chagrin brun raciné, papier marbré, auteur et titre dorés sur pièce de titre en maroquin rouge sur dos à 5 nerfs, reliure de E. Stern de Paris, 448 pp. + 12 pp. de catalogue de l'éditeur, bandeaux, lettrines et culs-de-lampe, Très belle édition reliée par Stern de Paris d'un grand classique de l'œuvre de Huysmans (1848 - 1907), écrivain symboliste français. Ce volume fait partie de la "Trilogie de la Conversion" avec "En route" et "la cathédrale". Pas courant Très bon état de la reliure et du papier
[collectif] - [ZOLA (Emile)] - MAUPASSANT (Guy de) – HUYSMANS (Joris-Karl) – CEARD (Henry) – HENNIQUE (Léon) – ALEXIS (Paul).
Reference : 25930
(1908)
Paris, Bibliothèque-Charpentier / Eugène Fasquelle, 1908. Un vol. au format in-12 (188 x 118 mm) de 3 ff. n.fol., 295 pp. et 1 f. n.fol. Reliure légèrement postérieure de demi-cartonnage La Vallière à l'imitation de maroquin, dos lisse orné de filets dorés, fleuron central doré, pièce de titre de maroquin brique, titre doré, tranches mouchetées, couvertures conservées.
''Nous nous attendons à toutes les attaques, à la mauvaise foi et à l'ignorance dont la critique courante nous a déjà donné tant de preuves. Notre seul souci a été d'affirmer publiquement nos véritables amitiés, et, en même temps, nos tendances littéraires''. De la bibliothèque Paul Duchesne, avec son ex-libris gravé contrecollé au revers du premier plat. Couvertures papier originelles présentant un éclat altéré ; premier plat doublé présentant une bande de papier en marge gauche. Manque en marge supérieure du second. Papier légèrement oxydé. Rares rousseurs dans le corps d'ouvrage. Nonobstant, belle condition.
4 février 1902 | 11.50 x 9 cm | Une carte recto-verso
Belle carte autographe de Joris-Karl Huysmans signée à un ami. 17 lignes à l'encre noire, avec des indications au crayon d'un précédent bibliographe. La missive porte sur le centenaire de la naissance de Victor Hugo. Grand admirateur de l'écrivain, Huysmans est horrifié par l'escalade médiatique qui entoure l'événement et déplore avec véhémence la compétition des journaux qui multiplient leurs panégyriques jusqu'à l'excès. « Le poêle ne marchant guère » La lettre débute sur l'évocation du froid glacial qui règne dans l'appartement de Huysmans, au 20 de la rue Monsieur. Suivent des arrangements en prévision d'un déjeuner chez le docteur Victor Crespel, son médecin et proche ami. Le ton de la lettre se durcit alors brutalement dans les lignes suivantes, et révèle un Huysmans exaspéré par l'affaire Hugo : « Ce qu'on va déféquer d'imbécillités sur ses restes ! », s'exclame -t-il dans la lettre. Il est vrai qu'à elle seule, La Presse propose trente-neuf articles sur Hugo répartis sur 5 jours de publication ( !). De nombreux journalistes le démarchent ; il répondra avec réticence au Figaro et à La Revue hebdomadaire. Par décret ministériel, des fêtes officielles et une cérémonie au Panthéon le 26 février en commémoration du centenaire avaient été programmées. Huysmans refusa de prendre part au comité d'organisation, et se lamente : « Un reporter m'a avoué qu'il avait été visiter à propos d'Hugo, les membres de l'académie de médecine (? ? ! !) et aussi les peintres ». Les hommages populaires excessifs et les « enquêtes commémoratives » des journalistes le scandalisent, et donnent matière à sa virulente diatribe. La lettre se termine sur un post-scriptum concernant Mme Leclaire, « de plus en plus exaspérée par l'idée de rester à Ligugé ». Le ménage Leclaire s'était installé avec Huysmans dans la commune de Ligugé, près de Poitiers. Fervent converti, Huysmans a fait construire une demeure non loin de l'abbaye bénédictine de Saint-Martin, où il se destinait à devenir oblat. Huysmans fut forcé de revenir à Paris l'année précédant la rédaction de cette lettre ; les Leclaire sont quant à eux restés à Ligugé, au plus grand mécontentement de Mme Leclaire. Précieux témoignage de la verve féroce de Huysmans et de son grand respect pour Victor Hugo et sa mémoire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Envoi signé Paris, Tresse & Stock, 1889. 1 vol. (115 x 185 mm) de 1 f. et 230 p. Demi-maroquin marron à coins, dos à nerfs, titre doré, tête dorée, couverture et dos conservés (reliure signée de Goy et Vilaine). Édition originale. Envoi signé : « À l'ami Bobin. Et mort aux mufles ! J.-K. Huysmans ».
Les lettres de Huysmans à Prins pour l'année 1888 montrent que l'écrivain n'est pas satisfait de son éditeur. D'autres maisons d'éditions, comme Stock qui l'avait fait deux ans plus tôt, le démarchent. C'est le cas de la maison Quantin qui voudrait publier un livre à illustrations sur la Belgique et la Hollande, pour lequel il serait mieux rémunéré. Mais comme il le dit lui-même le 2 janvier : « Le chiendent, c'est que j'ai un traité avec Stock » ; « Ce Stock est le dernier des imbéciles. Il ne fait même plus l'ombre d'un lançage. Je suis à moitié fâché avec lui. Il faut que j'arrive à le décider à rompre notre traité. Pour ce, et l'embêter - et comme il n'a pas tenu ses engagements pour lui faire la nique, je vais faire un volume d'art » (lettres à Arij Prins des 2 janvier et 10 mars 1888). Ce volume d'art, ce sera Certains, que Stock publie au début de l'année 1889. Mais contrairement aux espérances de Huysmans, il n'incitera pas l'éditeur à rompre avec son auteur, car c'est un succès commercial. En quelques semaines il se vend à plus de 1 200 exemplaires, « ce qui est inouï pour un livre de critique d'art » (lettre à Prins du 26 novembre 1889). L'auteur et son éditeur semblent avoir enfin trouvé leur équilibre, et Huysmans un nouveau créneau de publications critiques, dans lequel il va exceller. Exemplaire offert à son ami d'enfance Jules Bobin, bibliophile, et exécuteur testamentaire de Huysmans. « [Il] avait parmi ses amis un grand bibliophile, Jules Bobin, qui avait réuni une collection immense de livres anciens et rares. Parmi ces livres, nombreux étaient ceux concernant l'occultisme, la liturgie, les curiosités religieuses, sujets chers à Huysmans qui dut souvent fouiller dans les rayons de son ami » (Bulletin de la société J.-K. Huysmans, mars 1929). Surnommé « Le Professeur » par ses familiers, Huysmans lui dédia « La Rue de la Chine », parmi ses Croquis parisiens (1880).
Paris Albin Michel 1941 1 vol. relié in-12, demi-chagrin marron, dos à nerfs orné de pointillés et filets dorés, tête mouchetée, couverture conservée, 192 pp., 4 planches hors-texte. Édition originale de ce livre de souvenirs dédié "À J.-K. Huysmans, Mon Maître, mon Ami et mon refuge aux jours d’épreuve" par l'homme qui fut sans doute le plus proche de Huysmans à la fin de sa vie. Romancier naturaliste révélé par le scandale de "Sous-Offs" (1889), membre fondateur de l'Académie Goncourt aux côtés de Huysmans, qui en fut le premier président, Lucien Descaves noua avec son aîné une amitié indéfectible de vingt-cinq ans, assistant l'écrivain rongé par le cancer jusqu'à sa mort en 1907. Huysmans fit de lui son exécuteur testamentaire, charge dont Descaves s'acquitta avec fidélité, fondant la société J. K. Huysmans et dirigeant la monumentale édition des "Oeuvres complètes" chez Crès. Bon exemplaire, en reliure de l'époque.
s. l. [Paris] n.d. [14 mai 1878] | 9.80 x 13.40 cm | un feuillet remplié
Lettre autographe signée de Joris-Karl Huysmans adressée Léon Cladel, 40 lignesécrites à l'encre noire sur 4 pages sur un feuillet remplié, enveloppe jointe. Une déchirure sans manque de 2cm inhérente à la pliure du feuillet. Dans cette lettre caustique, toute empreinte de l'écriture poétique huysmansienne, l'auteur regrette que les visiteurs hollando-belges de l'Exposition Universelle le retiennent loin des paysages de Sèvres où vit Léon Cladel. «Je sors de chez Leconte de Lisle, il a reçu votre livre couleur de sang». L'importance du travail et de la personnalité de Léon Cladel, ami estimé des grands écrivains du temps, est perceptible dès ces premières lignes. Le «livre couleur de sang», témoin de la force poétique de Huysmans qui transparaît jusque dans sa correspondance privée, renvoie à l'Homme-de-la-Croix-aux-Bufs publié par Edouard Dentu en 1878, roman qui fut d'ailleurs relu par Flaubert, lui aussi intime de Cladel. «Je vous serre la main de tout cur mon puissant orfèvre et vous invite, pour notre bonheur à tous, à forger encore de belles uvres.» Émile Zola reprendra cette éloquente analogie dans l'oraison funèbre de Cladel: «[...] de ces belles uvres impeccables qu'il lançait, ouvragées comme des joyaux de haut prix ». Cette même année 1878 voit l'Exposition Universelle s'installer à Paris, événement auquel Huysmans semble contraint d'assister:«c'est l'invasion hollando-belge venue pour l'exposition qui me tient et m'empêche». La position de l'auteur vis-à-vis de la Belgique et de la Hollande est ambiguë: néerlandais par son père, Huysmans effectue de nombreuses visites familiales et artistiques dans ces pays et il y est reconnu pour ses écrits critiques sur la peinture. L'auteur préfigure pourtant ici le dédain qui se retrouvera dans À rebours quelques années plus tard : «Je cours à la recherche de chambres d'hôtels pour ces barbares aux toisons jaunes et, le soir, quand j'ai une minute de libre, je les fais déambuler au travers de la capitale. Ils ouvrent des yeux comme des assiettes et jargonnent des exclamations admiratives.». Etouffé par la ville et sa société, « Tout ça, ça peut être drôle, mais ça m'obsède singulièrement. J'espère que ça va enfin cesser et que je vais reconquérir un peu de cette pauvre liberté dont je suis si maigrement loti, même en temps ordinaire », Huysmans aspire à retrouver la nature, désir qui s'exprime à travers une exclamation élégiaque: « Ah les coteaux de Sèvres! Pardon!» Piquante lettre où se dégagent les thèmes chers à la plume singulière de Huysmans. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Paris 8 février 1894 | 10.60 x 13.50 cm | un feuillet remplié
Lettre autographe de Joris-Karl Huysmans signée adressée à Camille Mauclair,44 lignes écrites à l'encre noire, 3 pages sur un feuillet remplié,correction manuscrite de l'auteur. Deux restaurations à l'aide de bandes de papier en pliure haute et basse de la lettre, la seconde bande porte très légèrement atteinte à un mot du texte, une pliure inhérente à la mise sous pli de la lettre. Longue et belle lettre où transparaît tout le respect et l'intérêt de Huysmans pour les écrits de la jeune génération symboliste. À la fois auteur et critique littéraire, Huysmans incarne une figure centrale pour les jeunes poètes, à l'image de Camille Mauclair, alors âgé de 22 ans, qui lui adresse l'un de ses premiers recueils poétiques: «Le chapitre sur le symbole est parfait; c'est à coup sûr, la première fois que l'on explique et qu'avec une telle lucidité, on remet les choses en place.» Cur du symbolisme et de la fibre poétique propre à Huysmans, la musique de la langue est particulièrement mise à l'honneur tant dans les propos que dans l'écriture de l'auteur:« les morceaux sur la mort, sur la sensualité, sont tissés en la plus vivante des langues[...] et le bel écrivain que celui qui a fait la trouvaille de l'absoute du froid et de l'éther, qui a écrit de telles phrases: «nous nous efforçons de déterminer notre fantôme véridique dans le tumulte des apparences».» Introduite par la mention du mythe de Narcisse, figure symboliste par excellence, la lettre montre les interrogations philosophiques qui sous-tendent le mouvement. «Narcisse est Dieu - C'est pourtant pas bien beau de se contempler l'âme [...] Il est vrai que, vous-même, en un mélancolique retour sur la vanité de l'être, avez montré en une vibrante page les comédiens de nous-mêmes que nous sommes». Les évocations mystiques, directe à Satan et plus ambiguë à Dieu, font écho à la conversion littéraire de Huysmans qui, en 1894, prépare l'écriture d'En Route, premier volet de sa trilogie, pendant direct du «livre noir» qu'est Là-Bas: «ah! le foutu Dieu! Vraiment cela me fait rêver à une littérature qui nourrisse moins son Satan, comme vous dites, à une littérature d'humilité!» Habitué des réflexions théoriques digressives sur la littérature, Huysmans termine sa lettre par: «Au fond, je suis bête de vous chicaner sur des idées, car, en somme, toutes celles que nous exprimons et que nous rendrons le furent déjà, dans d'autres temps, et elles sont plus ou moins neuves, selon qu'elles sont plus ou moins oubliées, mais ce qui n'est pas fait avant vous, ce qui vous appartient en propre, c'est la façon de les enrober. Et c'est là où je vous admire sans réserve, car ces phrases sont bien vôtres.» - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Préface de l'Abbé A. Mugnier vol in8, 18x12, relié demi toile, très bel état, 442pp. Couvertures conservées. Paris, Stock, 1900 ref/78/5
L'une des conversions les plus surprenantes au catholicisme romain à la fin du XIXe siècle fut celle de l'écrivain décadent J.K. Huysmans. Bien avant sa conversion en 1892 et la « phase catholique » qui suivit dans son œuvre, Huysmans avait déjà manifesté un intérêt pour le catholicisme. Recueil important de Joris-Karl Huysmans, c'est une sélection de textes extraits principalement de En route et de La Cathédrale, préparée afin de rendre les passages religieux de Huysmans accessibles à un public catholique plus large. Le recueil comprend notamment des morceaux choisis de ces deux romans ainsi que des préfaces et textes de circonstance. En route (1895) Ce roman marque la conversion spirituelle de Durtal, alter ego de Huysmans. Après les expériences occultistes et le désenchantement de sa vie passée, le personnage découvre progressivement la foi catholique, notamment à travers les retraites monastiques et la vie liturgique. Le livre est centré sur la mystique et le cheminement intérieur de la conversion. La Cathédrale (1898) Deuxième volet de la « trilogie de la conversion », après En route et avant L'Oblat. Durtal s'installe à Chartres auprès de l'abbé Gévresin. L'intrigue proprement dite passe presque au second plan : le véritable sujet est la Cathédrale Notre-Dame de Chartres, dont Huysmans explore la symbolique, l'architecture, les vitraux, la sculpture et toute la vision chrétienne du monde qu'elle incarne
Paris [20] juin 1888 | 12.40 x 16.70 cm | un feuillet
Lettre autographe signée adressée à Jacques Le Lorrain de Joris-Karl Huysmans, 30 lignes écrites à l'encre noire sur 2 pages. Correction manuscrite de l'auteur. Pliure inhérente à la mise sous pli de la lettre. Singulière lettre aux propos parfois obscurs où Huysmans souligne l'importance et la rareté du travail d'écriture à l'uvre dans le roman Nu du poète savetier Jacques Le Lorrain. «Par les temps qui courent de gens bâclant des livres, dans une langue simple - vous savez comme moi ce que ces indigences signifient - c'est plaisir que de voir des phrases élucidées,piochées, l'expression sortie du forceps». Acerbe comme à son habitude, Huysmans se place en défenseur acharné de l'écriture littéraire vécue comme un labeur, que semble déserter la production contemporaine: «ce souci est trop épuisé de tous et méprisé, pour que je ne vous félicite pas de vos soins». Accoutumé à la réception d'ouvrages de ces confrères, Huysmans s'attache à mettre en lumière les particularités novatrices de chaque auteur qu'il reçoit : «Nombre de pages sont véritablement curieuses. Lorgeral sur le gazon, fermant les yeux, écoutant les voix - c'est neuf et absolument juste. La scène du baisage d'aisselles de Juliette. Ce travail si bien expliqué de la jalousie de l'homme pour l'enfant, sont des coins particuliers, originaux de ce livre dont le style très scrupuleux m'a requis.». L'auteur Huysmans se distingue ici, toujours attentif à la juste mesure, nécessaire selon lui, à l'expression littéraire: «vous êtes arrivé à rehausser la langue, à la rendre ni inerme ni inerte. Et je sais combien c'est malaisé et rare cela!» - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Paris, Dervaux, 1879. In-12, 229-35 pp. 1 pl., demi-basane brune, dos à nerfs orné de filets dorés, tête dorée, couverture conservé (dos un peu insolé, 1er plat de couverture et 1er f. réparés à l'adhésif, petites rousseurs);
Deuxième édition, la première imprimée française et la première illustrée par Forain, l'édition originale ayant paru à Bruxelles trois ans plus tôt. Elle est illustrée d'une eau-forte "impressionniste" de Forain en frontispice. Cet exemplaires est enrichi d'un envoi autographe signé de l'auteur. Cet ouvrage est le premier roman écrit par Huysmans et il rencontra un net succès à sa sortie. Afin de se prémunir contre la censure, Huysmans fit paraître l'originale en Belgique. Ce qui n'empêcha pas son arrestation lors de son passage de la frontière française avec des exemplaires. Selon l'avant-propos d'Huysmans, le livre fut "épuisé en quelques jours", ce qui en augmenta le prix et mit l'ouvrage hors de portée de la majeure partie du public. Goncourt ayant publié un roman similaire avec La Fille Elisa, Huysmans se hâta de faire paraître cette seconde édition, sans changement afin que l'on ne puisse l'accuser de s'être inspiré de l'ouvrage d'Edmond de Goncourt. Les envois autographes signés d'Huysmans sur ce titre sont très rares. Vicaire, IV, 471. Voir photographie(s) / See picture(s) * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
Paris. Le Divan. 1942. Plaquette in-8° cousue. Couverture beige. 20 pages. Extrait des " Cahiers J.-K. Huysmans ", n° 19, mars 1942. Tirage à 150 exemplaires hors commerce. Signé par Léon Deffoux au colophon. Quelques pliures et menus défauts.
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HUYSMANS (Joris-Karl). Sainte Lydwine de Schiedam. Paris, P.-V. Stock (1901). 1 volume grand in-8, reliure en demi-maroquin rouge à coins (signée NOULHAC), dos à nerfs, auteur, titre et date drés, tête dorée, plas et dos de couverture conservés. Édition originale. Un des 80 exemplaires sur papier de Hollande (après 10 exemplaires sur papier de Chine). Publié en 1901, Sainte Lydwine de Schiedam appartient à la période catholique de Huysmans, après En route, La Cathédrale et L’Oblat. L’ouvrage est une hagiographie consacrée à Lydwine de Schiedam, mystique hollandaise du XVe siècle, canonisée par Léon XIII en 1890. Huysmans y fait de la souffrance corporelle, de la maladie et de la substitution mystique les éléments centraux d’une méditation spirituelle. Le sujet s’inscrit pleinement dans les préoccupations religieuses et esthétiques de la fin de l’œuvre de Huysmans : fascination pour les saints, le sacrifice, le corps souffrant, les formes extrêmes de l’expérience mystique et la survivance du Moyen Âge chrétien. L’auteur s’appuie notamment sur les anciennes vies de Lydwine, en particulier celles de Jean Brugman et de Thomas a Kempis, qu’il cite dans son avant-propos.
Reliure plein maroquin rouge janséniste, encadrement intérieur de filets dorés, doublures et gardes de moire violette, tête dorée, non rogné, couvertures et dos conservés, étui (Reliure postérieure). Superbe illustration par Charles Jouas, comprenant 21 compositions originales gravées à l'eau forte, à pleine page.
Paris René Kieffer 1920 163 pp. Grand in-8. Relié. Bel état. 1 volume. TIRAGE LIMITÉà 260 exemplaires numérotés, celui-ci l'un des 180 sur vélin, à toutes marges. Il est enrichi d'un important dessin aux crayons en couleurs original de Charles Jouas intitulé « Quartier Saint Merry, Escalier 83, rue de la verrerie », daté 1913 et signé par lui, relié en début d'ouvrage.On joint, à part :- 4 lettres autographes signées de Charles Jouas, datées du 1er décembre 1939 au 16 mars 1940, toutes adressées au même amateur, un médecin dans l'Orne, en quête de suites des illustrations de l'artiste, à joindre à son exemplaire de Trois églises. On apprend notamment que le courrier de l'amateur lui a été « soigneusement dirigé » par M. Giraud-Badin, à Cayeux-sur-Mer où il « est réfugié cet hiver, ayant de jeunes enfants à sauvegarder ». Il évoque également un exemplaire des Méandres de Focillon, qu'il illustra, et dont il attend l'exemplaire relié pour en décorer les plats.- Un billet autographe signé de Joris-Karl Huysmans, à en-tête du Ministère de l'Intérieur, dans lequel il remercie un cher ami. Il s'agit d'un des billets dont parle Octave Uzanne dans son article « Un suprême dégouté », dédié à Huysmans, « réaliste-mystique », paru pour le 17ème anniversaire de la mort de l'écrivain (en Une du Figaro, Supplément littéraire, du 12 mai 1924) : « Ah ! Ses épitres intimes, ses moindres billets que je relis souvent sont [...] documentaires à l'excès ! La plupart se terminent par des formules brèves dépeignant ses dépressions ». Il y cite ainsi la fin de notre billet : « Et quoi ? Quel temps mol et fade et tout de même que Paris pue ! ».- Une étude graphologique manuscrite, d'une quinzaine de lignes, signée d'Édouard de Rougemont, sur le caractère de Huysmans d'après son écriture. Édouard de Rougemont, auteur d'ouvrages sur la graphologie, avait notamment fait paraître ses Commentaires graphologiques sur Charles Baudelaire, en 1922.PRECIEUX ENSEMBLE, CONTENANT UN DESSIN ORIGINAL DE CHARLES JOUAS ET DES LETTRES AUTOGRAPHES DU MEME ET DE HUYSMANS. Petits frottements sur le dos, la reliure non signée, est vraisemblablement de Kieffer. (Carteret, IV, p. 213 : « Un des meilleurs livre de Jouas».).
G. Charpentier & Cie | Paris 1884 | 11.50 x 18.50 cm | relié sous étui
Édition originale sur papier courant. Reliure en demi maroquin noir à coins, dos à cinq nerfs sertis de filets noirs, date dorée en queue, encadrement de filets dorés sur les plats de papier à la cuve, gardes et contreplats de papier peigné, couvertures montées sur onglets conservées, tête dorée, étui bordé de maroquin noir, plats de papier à la cuve, ensemble signé P. Goy & C. Vilaine. Quelques petites rousseurs, une pâle mouillure en marge droite sur la majeure partie des feuillets de louvrage, sestompant au fil des pages. Exceptionnel envoi autographe signé de Joris-Karl Huysmans à Madame Charpentier, lépouse de son éditeur: «Son bien respectueux et dévoué.» * Tous les vendredis des années 1870 à 1890, Marguerite Charpentier recevait artistes et hommes politiques républicains dans son salon du 11 rue de Grenelle. Se côtoyaient Gustave Flaubert, Alphonse Daudet, Guy de Maupassant, Théodore de Banville, Émile Zola et Joris-Karl Huysmans, qui publièrent les ouvrages les plus marquants du XIXe siècle sur les presses de la maison Charpentier: Germinal, Les Soirées de Médan, Le Petit traité de la poésie, et bien sûr À Rebours. Huysmans adressa à la célèbre salonnière deux exemplaires de ce roman le présent exemplaire destiné à la lecture, et un autre sur papier Japon. Les envois de Huysmans sur son chef-duvre sont dune insigne rareté. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
L'exemplaire d'Émile Zola Paris, Tresse & Stock, 1895. 1 vol. (115 x 180 mm) de 1, [1] f., 458 p. et [1] f. Demi-chagrin marron à coins, dos à nerfs, titre doré, tête dorée, couvertures conservées. Édition originale. Envoi signé : « À Émile Zola, son ami, J.-K. Huysmans ».
C'est en 1895 que Huysmans publie En route, premier volet de sa trilogie mystique. Après une incursion du côté de l'occultisme, ce nouvel ensemble relève de l'autobiographie et de l'étude plus que du roman. « J'ai repris le personnage principal de Là-bas, Durtal, que j'ai fait se convertir et que j'ai envoyé dans une Trappe» (Jules Huret, «Le Prochain Livre», Le Figaro, supplément littéraire, 5 janvier 1895). Le romancier avait fait lui-même en 1892 une retraite à la petite Trappe de Notre-Dame d'Igny ; et il est entendu que cet épisode marque le début de sa conversion : «Un beau matin, malgré moi, je puis le dire, seul, sans aide spirituelle, humaine, je suis parti dans une Trappe où j'ai lavé ma vie, après des crises effroyables de désespoir, dans ce cloître ; j'ai tâché de mettre tout cela, sincèrement, sans fioriture aucune, dans mon livre En route qui paraîtra à la fin de janvier» (lettre à Pol Demande, fin 1894 ou début 1895). Fidèle des soirées de Médan, Huysmans devait s'éloigner de Zola lors de la publication d'À rebours en 1884 et encore davantage lors de la parution de Là-bas, en 1891. Sans pour autant déclencher une rupture définitive, comme en témoigne cet envoi. À la réception du livre, le jugement de Zola fut néanmoins sans équivoque : «Il est toqué», tranchera le maître du naturalisme. On ignore si Huysmans lui enverra les deux autres volumes de sa trilogie mystique, La Cathédrale et L'Oblat - et la réponse est probablement non : aucune volume dédicacé n'est connu. Précieux exemplaire et rare connexion entre les deux grands romanciers. Carteret I, 442 ; Clouzot, 156.