Ferroud.1920.In-8 br.Ills.de Auguste Leroux sous serpentes.Pages non coupées.Bon exemplaire au dos légèrement insolé.
Les graveurs modernes.1929.In-4 en feuilles,chemise et étui.Ex.159.54 eaux-fortes originales gravées sous serpentes par Auguste Brouet.Intérieur parfait.Chemise et étui fragiles.
Bruxelles.Kistemaeckers.1882.Petit in-12 en demi-reliure à coins.144 p.Eau-forte par Am Lynen.TBE.Tète dorée.Demi-chagrin bleu-nuit souligné de rang de perles.Dos avec pièces de titre.
Crès.1914.In-8 carré.Broché.182 p.Ex.n°127 sur Hollande.BE.Qques rousseurs.
Paris. Edouard Rouveyre. 1881. In-8. Reliure demi-chagrin à coins. Tête dorée. Dos à 5 nerfs ornés de fleurons et caractères dorés. Qlques dessins de Jules Chéret. 27 p. Exemplaire N° 277 / 312 sur Seychall Mill. Ex-Libris : Dr. Balp. BE. Qques rousseurs.
s. n. | s. l. [1887 ?] | 20 x 32 cm | 1 portrait-frontispice, 1 titre à l'encre, 83 p. manuscrites, qq. feuillets vierges
Exceptionnel recueil manuscrit enluminé, contenant 35 poèmes de Stéphane Mallarmé copiés à lépoque sans doute par Joris-Karl Huysmans, sur vergé de Hollande filigrané, daprès les pré-originales des poèmes parus en revue. La majorité des poèmes est précédée dune page indiquant le titre et la source. Illustré dun beau portrait de Stéphane Mallarmé au fusain par Charles Tichon daprès une photo de jeunesse de Van Bosch. Il a été reproduit en couverture du numéro dEmpreintes consacré à Mallarmé (Bruxelles, LÉcran du Monde, n° 10-11). Une variante a été publiée en 1889 dans Caprice Revue (2e année, n° 60). Également illustré de deux compositions florales à la gouache et laquarelle ornant les poèmes Les Fleurs et Apparition, ainsi quune page ornée du nom de lauteur dessiné. Bien que non signées, les compositions florales sont attribuables à Louise ou Marie Danse. Reliure à la Bradel, plats de soie moirée crème aux motifs floraux, gardes et contreplats de papier à motifs, deux signets en soie moirée verte décorée de motifs floraux polychromes. Mouillures en partie inférieure du second plat, coins frottés, quelques accrocs aux fils de soie ornant le dos, et frottements sur les plats. Superbe manuscrit de 35 poèmes de Mallarmé antérieur à la parution de son premier recueil de poésies complètes qui ne connut dailleurs que 47 exemplaires (Poésies photolithographiées, Revue indépendante, 1887). Cet ensemble soigneusement calligraphié est attribué à la main de Joris-Karl Huysmans, grand admirateur du poète, qui aurait offert les manuscrits à son ami Jules Destrée. * Le recueil, qui rassemble un florilège de chefs-duvre mallarméens (notamment Hérodiade, LAprès-midi dun faune, Le tombeau dEdgar Poe, Prose pour des Esseintes, Le vierge, le vivace et le bel aujourdhui) apparaît pour la première fois dans la vente après décès de lhomme politique et écrivain belge Jules Destrée en 1936 à la galerie Leopold de Bruxelles. Une note au crayon sur la page de garde du recueil indique?: «?Aux dires de M. Simonson [expert de la vente Destrée], ce manuscrit aurait été envoyé par J.K. Huysmans à Jul. Destrée qui voulait connaître les poèmes de Mallarmé, inédits alors (vérifié au moyen de la correspondance de Huysmans vendu le même jour que ce ms).?» Ce serait en effet par lintermédiaire de Huysmans que Destrée sétait procuré des poèmes de Mallarmé encore difficilement accessibles car dispersés dans diverses revues (LArtiste, Les Lettres et les Arts, la République des Lettres, etc.) et dans les recueils du Parnasse contemporain. Dans une lettre à Destrée, Huysmans écrit en effet «?Vous me demandez où sont trouvables les poèmes de Mallarmé. Introuvables, mais ils sont sous cette enveloppe. Parus en 1876 dans la République des Lettres, ils ont été recopiés, du moins les meilleurs, par le Chat Noir, en 1886 -Jen avais acheté 2 numéros, ce qui me permet de vous les adresser, vous verrez quils sont superbes, dune langue claire et incisive, tout étrange.?» (30 novembre 1887). Il est possible que les poèmes «?sous cette enveloppe?» mentionnés par Huysmans correspondent à ceux qui composent ce recueil. Huysmans aurait copié pour Destrée les poèmes des revues dont il ne possédait quun exemplaire, et envoyé son numéro supplémentaire du Chat Noir de 1886, où figurent les poèmes en prose Plaintes dautomne, Frisson dhiver I et II, et Le Phénomène futur. En effet, lécriture des poèmes du recueil est tout à fait comparable à la remise au propre que Huysmans faisait de ses propres vers son manuscrit du Drageoir à épices donne à voir le même style décriture ronde et chantournée. Toutefois, la graphie de Huysmans varie considérablement en fonction des circonstances décriture?: manuscrits de romans, lettres, premiers jets La calligraphie excessivement soignée de ces poèmes contraste par exemple avec la graphie urgente, haute et serrée de plusieurs autres de ses manuscrits. Seule une étude comparative de la graphie, notamment de ses cap
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4 février 1902 | 11.50 x 9 cm | Une carte recto-verso
Belle carte autographe de Joris-Karl Huysmans signée à un ami. 17 lignes à l'encre noire, avec des indications au crayon d'un précédent bibliographe. La missive porte sur le centenaire de la naissance de Victor Hugo. Grand admirateur de l'écrivain, Huysmans est horrifié par l'escalade médiatique qui entoure l'événement et déplore avec véhémence la compétition des journaux qui multiplient leurs panégyriques jusqu'à l'excès. « Le poêle ne marchant guère » La lettre débute sur l'évocation du froid glacial qui règne dans l'appartement de Huysmans, au 20 de la rue Monsieur. Suivent des arrangements en prévision d'un déjeuner chez le docteur Victor Crespel, son médecin et proche ami. Le ton de la lettre se durcit alors brutalement dans les lignes suivantes, et révèle un Huysmans exaspéré par l'affaire Hugo : « Ce qu'on va déféquer d'imbécillités sur ses restes ! », s'exclame -t-il dans la lettre. Il est vrai qu'à elle seule, La Presse propose trente-neuf articles sur Hugo répartis sur 5 jours de publication ( !). De nombreux journalistes le démarchent ; il répondra avec réticence au Figaro et à La Revue hebdomadaire. Par décret ministériel, des fêtes officielles et une cérémonie au Panthéon le 26 février en commémoration du centenaire avaient été programmées. Huysmans refusa de prendre part au comité d'organisation, et se lamente : « Un reporter m'a avoué qu'il avait été visiter à propos d'Hugo, les membres de l'académie de médecine (? ? ! !) et aussi les peintres ». Les hommages populaires excessifs et les « enquêtes commémoratives » des journalistes le scandalisent, et donnent matière à sa virulente diatribe. La lettre se termine sur un post-scriptum concernant Mme Leclaire, « de plus en plus exaspérée par l'idée de rester à Ligugé ». Le ménage Leclaire s'était installé avec Huysmans dans la commune de Ligugé, près de Poitiers. Fervent converti, Huysmans a fait construire une demeure non loin de l'abbaye bénédictine de Saint-Martin, où il se destinait à devenir oblat. Huysmans fut forcé de revenir à Paris l'année précédant la rédaction de cette lettre ; les Leclaire sont quant à eux restés à Ligugé, au plus grand mécontentement de Mme Leclaire. Précieux témoignage de la verve féroce de Huysmans et de son grand respect pour Victor Hugo et sa mémoire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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Paris, Tresse & Stock, 1889. 1 vol. (115 x 185 mm) de 1 f. et 230 p. Demi-maroquin marron à coins, dos à nerfs, titre doré, tête dorée, couverture et dos conservés (reliure signée de Goy et Vilaine). Édition originale. Envoi signé : « À l'ami Bobin. Et mort aux mufles ! J.-K. Huysmans ».
Les lettres de Huysmans à Prins pour l’année 1888 montrent que l’écrivain n’est pas satisfait de son éditeur. D’autres maisons d’éditions, comme Stock qui l’avait fait deux ans plus tôt, le démarchent. C’est le cas de la maison Quantin qui voudrait publier un livre à illustrations sur la Belgique et la Hollande, pour lequel il serait mieux rémunéré. Mais comme il le dit lui-même le 2 janvier : « Le chiendent, c’est que j’ai un traité avec Stock » ; « Ce Stock est le dernier des imbéciles. Il ne fait même plus l’ombre d’un lançage. Je suis à moitié fâché avec lui. Il faut que j’arrive à le décider à rompre notre traité. Pour ce, et l’embêter – et comme il n’a pas tenu ses engagements pour lui faire la nique, je vais faire un volume d’art » (lettres à Arij Prins des 2 janvier et 10 mars 1888). Ce volume d’art, ce sera Certains, que Stock publie au début de l’année 1889. Mais contrairement aux espérances de Huysmans, il n’incitera pas l’éditeur à rompre avec son auteur, car c’est un succès commercial. En quelques semaines il se vend à plus de 1 200 exemplaires, « ce qui est inouï pour un livre de critique d’art » (lettre à Prins du 26 novembre 1889). L’auteur et son éditeur semblent avoir enfin trouvé leur équilibre, et Huysmans un nouveau créneau de publications critiques, dans lequel il va exceller. Exemplaire offert à son ami d’enfance Jules Bobin, bibliophile, et exécuteur testamentaire de Huysmans. « [Il] avait parmi ses amis un grand bibliophile, Jules Bobin, qui avait réuni une collection immense de livres anciens et rares. Parmi ces livres, nombreux étaient ceux concernant l’occultisme, la liturgie, les curiosités religieuses, sujets chers à Huysmans qui dut souvent fouiller dans les rayons de son ami » (Bulletin de la société J.-K. Huysmans, mars 1929). Surnommé « Le Professeur » par ses familiers, Huysmans lui dédia « La Rue de la Chine », parmi ses Croquis parisiens (1880).
s. l. [Paris] n.d. [14 mai 1878] | 9.80 x 13.40 cm | un feuillet remplié
Lettre autographe signée de Joris-Karl Huysmans adressée Léon Cladel, 40 lignesécrites à l'encre noire sur 4 pages sur un feuillet remplié, enveloppe jointe. Une déchirure sans manque de 2cm inhérente à la pliure du feuillet. Dans cette lettre caustique, toute empreinte de l'écriture poétique huysmansienne, l'auteur regrette que les visiteurs hollando-belges de l'Exposition Universelle le retiennent loin des paysages de Sèvres où vit Léon Cladel. «Je sors de chez Leconte de Lisle, il a reçu votre livre couleur de sang». L'importance du travail et de la personnalité de Léon Cladel, ami estimé des grands écrivains du temps, est perceptible dès ces premières lignes. Le «livre couleur de sang», témoin de la force poétique de Huysmans qui transparaît jusque dans sa correspondance privée, renvoie à l'Homme-de-la-Croix-aux-Bufs publié par Edouard Dentu en 1878, roman qui fut d'ailleurs relu par Flaubert, lui aussi intime de Cladel. «Je vous serre la main de tout cur mon puissant orfèvre et vous invite, pour notre bonheur à tous, à forger encore de belles uvres.» Émile Zola reprendra cette éloquente analogie dans l'oraison funèbre de Cladel: «[...] de ces belles uvres impeccables qu'il lançait, ouvragées comme des joyaux de haut prix ». Cette même année 1878 voit l'Exposition Universelle s'installer à Paris, événement auquel Huysmans semble contraint d'assister:«c'est l'invasion hollando-belge venue pour l'exposition qui me tient et m'empêche». La position de l'auteur vis-à-vis de la Belgique et de la Hollande est ambiguë: néerlandais par son père, Huysmans effectue de nombreuses visites familiales et artistiques dans ces pays et il y est reconnu pour ses écrits critiques sur la peinture. L'auteur préfigure pourtant ici le dédain qui se retrouvera dans À rebours quelques années plus tard : «Je cours à la recherche de chambres d'hôtels pour ces barbares aux toisons jaunes et, le soir, quand j'ai une minute de libre, je les fais déambuler au travers de la capitale. Ils ouvrent des yeux comme des assiettes et jargonnent des exclamations admiratives.». Etouffé par la ville et sa société, « Tout ça, ça peut être drôle, mais ça m'obsède singulièrement. J'espère que ça va enfin cesser et que je vais reconquérir un peu de cette pauvre liberté dont je suis si maigrement loti, même en temps ordinaire », Huysmans aspire à retrouver la nature, désir qui s'exprime à travers une exclamation élégiaque: « Ah les coteaux de Sèvres! Pardon!» Piquante lettre où se dégagent les thèmes chers à la plume singulière de Huysmans. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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Paris 8 février 1894 | 10.60 x 13.50 cm | un feuillet remplié
Lettre autographe de Joris-Karl Huysmans signée adressée à Camille Mauclair,44 lignes écrites à l'encre noire, 3 pages sur un feuillet remplié,correction manuscrite de l'auteur. Deux restaurations à l'aide de bandes de papier en pliure haute et basse de la lettre, la seconde bande porte très légèrement atteinte à un mot du texte, une pliure inhérente à la mise sous pli de la lettre. Longue et belle lettre où transparaît tout le respect et l'intérêt de Huysmans pour les écrits de la jeune génération symboliste. À la fois auteur et critique littéraire, Huysmans incarne une figure centrale pour les jeunes poètes, à l'image de Camille Mauclair, alors âgé de 22 ans, qui lui adresse l'un de ses premiers recueils poétiques: «Le chapitre sur le symbole est parfait; c'est à coup sûr, la première fois que l'on explique et qu'avec une telle lucidité, on remet les choses en place.» Cur du symbolisme et de la fibre poétique propre à Huysmans, la musique de la langue est particulièrement mise à l'honneur tant dans les propos que dans l'écriture de l'auteur:« les morceaux sur la mort, sur la sensualité, sont tissés en la plus vivante des langues[...] et le bel écrivain que celui qui a fait la trouvaille de l'absoute du froid et de l'éther, qui a écrit de telles phrases: «nous nous efforçons de déterminer notre fantôme véridique dans le tumulte des apparences».» Introduite par la mention du mythe de Narcisse, figure symboliste par excellence, la lettre montre les interrogations philosophiques qui sous-tendent le mouvement. «Narcisse est Dieu - C'est pourtant pas bien beau de se contempler l'âme [...] Il est vrai que, vous-même, en un mélancolique retour sur la vanité de l'être, avez montré en une vibrante page les comédiens de nous-mêmes que nous sommes». Les évocations mystiques, directe à Satan et plus ambiguë à Dieu, font écho à la conversion littéraire de Huysmans qui, en 1894, prépare l'écriture d'En Route, premier volet de sa trilogie, pendant direct du «livre noir» qu'est Là-Bas: «ah! le foutu Dieu! Vraiment cela me fait rêver à une littérature qui nourrisse moins son Satan, comme vous dites, à une littérature d'humilité!» Habitué des réflexions théoriques digressives sur la littérature, Huysmans termine sa lettre par: «Au fond, je suis bête de vous chicaner sur des idées, car, en somme, toutes celles que nous exprimons et que nous rendrons le furent déjà, dans d'autres temps, et elles sont plus ou moins neuves, selon qu'elles sont plus ou moins oubliées, mais ce qui n'est pas fait avant vous, ce qui vous appartient en propre, c'est la façon de les enrober. Et c'est là où je vous admire sans réserve, car ces phrases sont bien vôtres.» - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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Paris [20] juin 1888 | 12.40 x 16.70 cm | un feuillet
Lettre autographe signée adressée à Jacques Le Lorrain de Joris-Karl Huysmans, 30 lignes écrites à l'encre noire sur 2 pages. Correction manuscrite de l'auteur. Pliure inhérente à la mise sous pli de la lettre. Singulière lettre aux propos parfois obscurs où Huysmans souligne l'importance et la rareté du travail d'écriture à l'uvre dans le roman Nu du poète savetier Jacques Le Lorrain. «Par les temps qui courent de gens bâclant des livres, dans une langue simple - vous savez comme moi ce que ces indigences signifient - c'est plaisir que de voir des phrases élucidées,piochées, l'expression sortie du forceps». Acerbe comme à son habitude, Huysmans se place en défenseur acharné de l'écriture littéraire vécue comme un labeur, que semble déserter la production contemporaine: «ce souci est trop épuisé de tous et méprisé, pour que je ne vous félicite pas de vos soins». Accoutumé à la réception d'ouvrages de ces confrères, Huysmans s'attache à mettre en lumière les particularités novatrices de chaque auteur qu'il reçoit : «Nombre de pages sont véritablement curieuses. Lorgeral sur le gazon, fermant les yeux, écoutant les voix - c'est neuf et absolument juste. La scène du baisage d'aisselles de Juliette. Ce travail si bien expliqué de la jalousie de l'homme pour l'enfant, sont des coins particuliers, originaux de ce livre dont le style très scrupuleux m'a requis.». L'auteur Huysmans se distingue ici, toujours attentif à la juste mesure, nécessaire selon lui, à l'expression littéraire: «vous êtes arrivé à rehausser la langue, à la rendre ni inerme ni inerte. Et je sais combien c'est malaisé et rare cela!» - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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Service d'ethnologie et de psychologie animale 1992 126 pages in-8. 1992. broché. 126 pages.
Bon état légère usure de la couverture intérieur très bon
Paris, Dervaux, 1879. In-12, 229-35 pp. 1 pl., demi-basane brune, dos à nerfs orné de filets dorés, tête dorée, couverture conservé (dos un peu insolé, 1er plat de couverture et 1er f. réparés à l'adhésif, petites rousseurs);
Deuxième édition, la première imprimée française et la première illustrée par Forain, l'édition originale ayant paru à Bruxelles trois ans plus tôt. Elle est illustrée d'une eau-forte "impressionniste" de Forain en frontispice. Cet exemplaires est enrichi d'un envoi autographe signé de l'auteur. Cet ouvrage est le premier roman écrit par Huysmans et il rencontra un net succès à sa sortie. Afin de se prémunir contre la censure, Huysmans fit paraître l'originale en Belgique. Ce qui n'empêcha pas son arrestation lors de son passage de la frontière française avec des exemplaires. Selon l'avant-propos d'Huysmans, le livre fut "épuisé en quelques jours", ce qui en augmenta le prix et mit l'ouvrage hors de portée de la majeure partie du public. Goncourt ayant publié un roman similaire avec La Fille Elisa, Huysmans se hâta de faire paraître cette seconde édition, sans changement afin que l'on ne puisse l'accuser de s'être inspiré de l'ouvrage d'Edmond de Goncourt. Les envois autographes signés d'Huysmans sur ce titre sont très rares. Vicaire, IV, 471. Voir photographie(s) / See picture(s) * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
Librairie plon 1946 in12. 1946. Broché.
dos taché couverture défraîchie tranches fânées intérieur assez propre assez bonne tenue
P.-v stock 1906 in12. 1906. Broché.
protection plastique annotation sur couverture tranches fânées intérieur assez propre malgré des rousseurs
Zola Maupassant Huysmans Céard Hennique Alexis Becker Colette
Reference : 100100463
(1981)
Le livre à venir 1981 in12. 1981. Broché.
dos bruni couverture défraîchie intérieur propre pages à proximité des plats brunies au niveau des charnières
In-16 (137 × 95 mm) de 139-[3] pp. et un portrait de l’auteur par A. Delattre gravé à l’eau-forte en frontispice ; demi-basane maroquinée tabac avec coins, dos à nerfs, couverture conservée (le dos n’a pas été préservé), non rogné, tête dorée (reliure légèrement postérieure).
Deuxième édition. Le célèbre roman naturaliste de Huysmans, publié pour la première fois en 1882. Il imposa le personnage de Folentin, petit fonctionnaire et célibataire triste incarnant (si l’on ose dire) un des premiers « monsieur Tout-le-Monde » de la modernité. Envoi de l’auteur sur le feuillet de brochage : A François Coppée bien cordialement, ce livre d’antan J.-K. Huysmans Le 29 juillet 1880, Coppée écrivait dans La Patrie, à l’occasion de la publication des Croquis parisiens : « Ce jeune écrivain est, comme on sait, un des plus violents adeptes du naturalisme; son premier roman, les Sœurs Vatard [sic] a fait scandale...[...] Contentons-nous de déclarer aujourd’hui, à propos des Croquis parisiens,que nous tenons M. J.-K. Huysmans pour un singulier artiste, qui fixe, dans un style aussi incorrect que savoureux, des impressions profondément personnelles. [...] Mais tous les lecteurs des Croquis regretteront comme nous que l’imagination, passablement putride, il faut l’avouer, de M. Huysmans l’entraîne à écrire des pages telles que le poème en prose intitulé : Le Gousset, qui relèguent pour toujours son livre dans “l’enfer” des bibliothèques. » L’intéressé a dû apprécier... Il est vrai qu’entre Là-bas (1891) et En route (1895), le singulier naturalisme de Huysmans avait quitté le ruisseau pour le confessionnal, et que les vapeurs de soufre d’À vau-l’eau, «ce livre d’antan», avaient perdu le pouvoir d’irriter les narines délicates du maître du Parnasse. Légère épidermure au mors supérieur, en tête.
Bibliotheca alphonsiana 1953 in8. 1953. Broché.
Très bon état (TB) sous papier de soie intérieur frais qq ternissures sur le dos
Ça ira 1938 in8. 1938. Broché.
2e édition 1938 --- Bon état (BE) sous papier de soie intérieur propre
Paris, Flammarion, Arts et métiers graphiques, Images et idées, 1966, in-8 broché de 187 p. avec couv. ill. Très nombreuses illustrations en noir in et h.t. Parfait état.
G. Charpentier & Cie | Paris 1884 | 11.50 x 18.50 cm | relié sous étui
Édition originale sur papier courant. Reliure en demi maroquin noir à coins, dos à cinq nerfs sertis de filets noirs, date dorée en queue, encadrement de filets dorés sur les plats de papier à la cuve, gardes et contreplats de papier peigné, couvertures montées sur onglets conservées, tête dorée, étui bordé de maroquin noir, plats de papier à la cuve, ensemble signé P. Goy & C. Vilaine. Quelques petites rousseurs, une pâle mouillure en marge droite sur la majeure partie des feuillets de louvrage, sestompant au fil des pages. Exceptionnel envoi autographe signé de Joris-Karl Huysmans à Madame Charpentier, lépouse de son éditeur?: «?Son bien respectueux et dévoué.?» * Tous les vendredis des années 1870 à 1890, Marguerite Charpentier recevait artistes et hommes politiques républicains dans son salon du 11 rue de Grenelle. Se côtoyaient Gustave Flaubert, Alphonse Daudet, Guy de Maupassant, Théodore de Banville, Émile Zola et Joris-Karl Huysmans, qui publièrent les ouvrages les plus marquants du XIXe siècle sur les presses de la maison Charpentier?: Germinal, Les Soirées de Médan, Le Petit traité de la poésie, et bien sûr À Rebours. Huysmans adressa à la célèbre salonnière deux exemplaires de ce roman le présent exemplaire destiné à la lecture, et un autre sur papier Japon. Les envois de Huysmans sur son chef-duvre sont dune insigne rareté. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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Un des 10 premiers sur chine.Reliure de Marius Michel. Paris, Stock, (24 janvier) 1898. 1 vol. (155 x 195 mm) de 1 f., 488 p., [1], 1 et [1] f. Maroquin noir, décor mosaïqué figurant un vitrail sur le premier plat, dos à nerfs, doublure comprenant la composition de Delatre sur parchemin, garde de soie aubergine, tranches dorées sur témoins, couvertures et dos conservés (reliure signée de Marius Michel). Édition originale. Portrait inédit de l'auteur par Eugène Delatre à l'eau-forte et un frontispice en couleurs de Pierre Roche sur parchemin églomisé. Un des 10 premiers exemplaires sur chine (n° 4).
Durtal, le protagoniste de Là-bas et d'En route reparaît une troisième fois dans La Cathédrale. Prétexte aux monologues de l'auteur, il contemple la splendeur, le mystère et l'immensité de la cathédrale de Chartres. Là où Victor Hugo, dans Notre-Dame-de-Paris, donnait à la cathédrale le rôle de décor, Huysmans lui confère d'être un lieu de grâce et d'édification, le centre d'études actif pour l'âme et pour l'esprit. Enfin, il a été avisé de conserver la forme du roman ; alors que les érudits seuls auraient cru devoir s'intéresser à une série d'études abstraites, tout le monde croira les comprendre en ce livre qui reste clair et accessible en tout. Mais Huysmans n'en a pas terminé de sa grande fresque romanesque de la conversion : on retrouvera une dernière fois Durtal, portrait à peine déguisé de l'auteur lui-même, dans L'Oblat, où Durtal devient un oblat comme le titre l'indique, ce qui reflète l'expérience vécue de l'auteur dans la communauté de Ligugé où Huysmans devient oblat en 1901, « laïque vivant dans un couvent auquel il a donné ses biens. ». Les jardins, la lumière, les cierges, les rites, les reliques, les peintures religieuses... jouent aussi un rôle dans l'intrigue et semblent s'éteindre ou exprimer le drame de l'abandon du monastère par les moines, contraints de s'exiler en Belgique à la fin du livre, dans un étonnant parallèle avec la communauté de Solesmes, que Huysmans fréquenta au même moment. La conversion - sincère - de l'écrivain se situe bien sûr dans le contexte de l'époque, marquée par l'expulsion de France des congrégations religieuses. Les deux textes La Cathédrale et l'Oblat forment la partie la plus intérieure de son oeuvre. Très bel exemplaire établi par Marius Michel, lequel a orné le premier plat d'une subtile mosaïque figurant un vitrail ; le frontispice de Roche a été placé au contreplat. Seuls les exemplaires de tête (10 chine, 21 japon et 100 hollande) comportent l'eau-forte et le frontispice.
S.l.n.d. [Paris, Imprimerie J. Bologne 1902] 1 vol. broché in-8 étroit, demi-maroquin vert à coins, dos à nerfs, tête dorée, couvertures et dos conservés, non rogné (E. Magnac), 80 pp. Édition originale rare illustrée de 6 vignettes in texte en noir et 12 planches hors-texte, dont un portrait-frontispice, tirées en vert sur papier glacé. Le texte est encadré d'un filet décoratif Art Nouveau et le premier plat de couverture est agrémenté d'une frise avec une police de titre dans le même esprit et en préface un sonnet de François Coppée dédié à Huysmans. Les deux écrivains s'étaient rendus "dans une maison de Ménilmontant où les pères salésiens recueillaient les jeunes enfants du peuple pour les éduquer et leur donner un métier" (G. Chastel, J.-K. Huysmans et ses amis). Fondateur de l'ordre des Salésiens, Saint Jean Bosco, canonisé en 1934, fut un des grands éducateurs du XIXe siècle. C'est à la demande des pères salésiens de Paris que Huysmans rédigea cette courte biographie imprimée à petit nombre dans leur école typographique. Bel exemplaire, très bien relié.