1917 books for « baudelaire ch »Edit

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‎Balzac, Mérimé, Stendhal, Napoléon, St. Vincent de Paul, Casanova, Edgar Poe, Paul de Molènes, Henry IV, Ch. Baudelaire.‎

Reference : 31668

‎Les Caprices de la Gina, pages retrouvées présentées .- Viccolo di madama Lucrezia - Vanina Vanini : chronique italienne - Lettres de Napoléon à Joséphine - L'Évangile selon Saint Vincent de Paul d'après les entretiens spirituels - Mon cher lettres d'amour, de Manon Balletti .- Le Corbeau, par Edgar Allan Poe ; traduit par Ch. Baudelaire .- Réflexions sur l'Imitation de N.S.J.C - Lettres d'Henry IV à Corysande - Mon coeur mis à nu : journal intime.‎

‎ Maxilien Vox, 1944/1945, Collection "Brins de Plume", In/6 broché, oblong, couverture remplié, tirage mille exemplaires sur B.F.K. Rives tiré pard Daniel-Luxe à Lille pour Union Bibliophile de France, tirage numéroté. N° 1 Les Caprices de la Gina, par H. de Balzac, texte retrouvées par Marcel Bouteron, 63 pages (tache sur la couverture) - N° 2.- Viccolo di madama Lucrezia, par Mérimée 74 pages - N° 3 Vanina Vanini : chronique italienne, par Stendhal, 80 pages - N° 4 Lettres de Napoléon à Joséphine, 56 pages - N° 5 L'Évangile selon Saint Vincent de Paul d'après les entretiens spirituels, 56 pages - N° 6 Mon cher Casanova : lettres d'amour, de Manon Balletti, 58 pages - N° 7 Le Corbeau, par Edgar Allan Poe ; traduit par Ch. Baudelaire, 58 pages - N° 8 Réflexions sur l'Imitation de N.S.J.C., par Paul de Molènes ; (préf. de Barbey d'Aurevilly et postface par le général du Barail) 56pages - N° 9 - Lettres d'Henry IV à Corysande : 1585-1597, 56 pages - N° 10 Mon coeur mis à nu : journal intime, par Ch. Baudelaire, 69 pages.‎


Phone number : 04 78 30 94 84

EUR125.00 (€125.00 )

‎Charles Baudelaire - Georges Rochegrosse ‎

Reference : 32039

(1928)

‎Les Fleurs du Mal. ( Edition du Cinquantenaire ).‎

‎ Editions Ferroud 1917. In-12 relié de 312 pages au format 20 x 3,5 x 13 cm. Magnifique reliure d'époque demi chagrin marron à coins. Plats et page de garde en papier marbré. Tête dorée. Dos rond à 4 nerfs avec titre, filets, et fleurons dorés. Une fleur gravé à froid dans un caisson. Infimes frottis aux mors. Couvertures et dos illustrés, en couleurs, rehaussés à la main, conservés. Magnifiques illustrations, frontispice, bandeaux, culs-de-lampe, signes typographiques par George Rochegrosse gravés sur bois par Barbant, Deloche et Gasperini. Edition du Cinquantenaire. Belles réalisation de Rochegrosse, (1859-1938), peintre, décorateur, illustrateur et graveur, membre de la Société des peintres orientalistes français, fils adoptif de Théodore de Banville dont il fréquenta les amis, Charles Baudelaire, Paul Verlaine, Stéphane Mallarmé, Arthur Rimbaud, Victor Hugo, Gustave Flaubert, etc. Superbe état de fraicheur. Rare.‎


‎ Vente exclusivement par correspondance. Le libraire ne reçoit, exceptionnellement que sur rendez-vous. Il est préférable de téléphoner avant tout déplacement.Forfait de port pour un livre 10 € sauf si épaisseur supérieure à 3 cm ou valeur supérieure ou égale à 100 €, dans ce cas expédition obligatoire au tarif Colissimo en vigueur. A partir de 2 livres envoi en colissimo obligatoire. Port à la charge de l'acheteur pour le reste du monde.Les Chèques ne sont plus acceptés.Pour destinations extra-planétaire s'adresser à la NASA.Membre du Syndicat Lusitanien Amateurs Morues‎

Phone number : 06 80 26 72 20

EUR250.00 (€250.00 )

‎( Editions GLM / Guy Lévis Mano ) - Paul Eluard - Charles Baudelaire - Louis Marcoussis.‎

Reference : 26913

‎Charles Baudelaire. ( Tirage numéroté à 1300 exemplaires sur vélin ).‎

‎ GLM / Guy Lévis Mano 2ème cahier de la Collection Source de 1939. In-12 broché de 158 pages au format 11,5 x 16,5 cm. Couverture avec titre imprimé. Dos carré, légèrement insolé, avec petit tassement en haut et en bas. Plats et intérieur frais, malgré des bavures de scotch adhésif en pages de garde ( recto/verso ). Magnifique portrait de Charles Baudelaire en frontispice par Louis Marcoussis. Choix de textes et préface inédite de Paul Eluard. Un des 1300 exemplaires numérotés sur vélin ( n° 1129 ) après 15 japon et 50 vergé. Superbe état général. Rare édition originale.‎


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EUR80.00 (€80.00 )

‎( Bandes Dessinées - Georges Rémi dit Hergé - Charles Baudelaire) - Jean-François Campario.‎

Reference : 13910

(2003)

‎Baudelaire / Hergé : Penser la création.‎

‎ Editions L'Harmattan 2003. Fort in-8 broché de 270 pages au format 21,5 x 13,5 cm. Couverture illustrée par l'auteur. Dos carré. Plats et intérieur frais. Etude croisée sur Charle Baudelaire Georges Rémi dit Hergé, accompagnée de dessins et photos en noir, hors texte. Superbe état, proche du parfait. Edition originale.‎


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EUR25.00 (€25.00 )

‎Edgar Allan Poe - Charles Baudelaire - Hamiru Aqi.‎

Reference : 9945

(1995)

‎Le Corbeau d'Edgar Allan Poe, précédé de La Genèse d'un Poème par Charles Baudelaire et suivi de Méthode de Composition.‎

‎ Alias / William Blake & Co. Editeurs 1995. In-4 broché de 56 pages au format 18,5 x 27,5 cm. Superbe couverture, rempliée, illustrée en sérigraphie par Hamiru Aqi. Dos bien carré. Plats et intérieur parfaits, à l'exception d'une minuscule trace au bas du 1er plat. Contient " Le Corbeau " , précédé de " La Genèse d'un Poème ", suivi de " Méthode de Composition " par Charles Baudelaire. Traduction de ce dernier. Magnifiques illustrations en sérigraphie de Hamiru Aqi. Texte bilingue anglais / français. Tirage unique 1050 exemplaires sur bouffant édition 90 g après 150 de tête sur vergé. Complet de la feuille de présentation de l'illustratrice. Etat proche du neuf. Rare édition originale.‎


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EUR75.00 (€75.00 )

‎( Illustrés Modernes ) - Charles Baudelaire - Josef Eberz.‎

Reference : 8761

(1948)

‎Charles Baudelaire. Poèmes Choisis avec eaux-fortes et trois aquarelles originales de José Eberz. ( Tirage unique à 100 exemplaires sur Hollande ).‎

‎ Münich, Editions O. C. Recht, 1922 / Paris, Editions G. Crès, 1923. In-4 broché de 36 pages au format 25,5 x 20 cm. Couverture avec titre et illustration réalisés à l'aquarelle par Josef Eberz. Dos carré muet, légèrement pâli, avec minuscule manque au bas. Plats et intérieur frais, malgré de minuscules brunissures au coin. On trouve deux aquarelles originales en couleurs de Josef Eberz. Une en début d'ouvrage et l'autre en dernière page. Page de titre gravée à l'eau-forte. Poèmes choisis - ( Albatros - la Beauté - Parfum exotique - une Charogne - le Chat - le Balcon - Spleen - Hymne - le Jet d'eau - Paysage et enfin Femmes damnées ) - avec vignettes en bandeau gravés à l'eau-forte, accompagés de superbes hors-texte, toujours à l'eau-forte. Le feuillet de justification du tirage situé en fin d'ouvrage est en allemand. Il est précédé de la feuille imprimé par l'éditeur parisien Georges Crès qui revendit les exemplaire sous son nom en 1923. Il n'y qu'un tirage unique à 200 exemplaires seulement. Notre exemplaire est un des 100 exemplaires, non numérotés, sur papier vergé de Hollande et le seul comportant 3 aquarelles originales. Rarissime édition originale, surtout dans un tel état de fraicheur.Josef Eberz (1880 – 1942) fut un illustrateur reconnu entre autres pour ses eaux fortes dont celles réalisées pour ce livre. Après 1933, presque toutes ses œuvres exposées dans les musées allemands furent confisquées par les nazis. Ces derniers les considéraient comme de l’art dégénéré, indigne de la culture supérieure allemande. L'artiste mourut dans la pauvreté à Munich en 1942.‎


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EUR800.00 (€800.00 )

‎( Erotisme ) - Paul-Emile Bécat - Victor Hugo - Jules Janin - Théophile Gautier - Charles Baudelaire - Collectif.‎

Reference : 277

(1954)

‎L'Oeuvre Libertine des Poètes du XIXème siècle. ( Tirage unique à 1000 exemplaires numérotés sur vélin de lana ).‎

‎ Editions Georges Briffaut 1954. In-4 broché de 190 pages au format 23 x 16,5 cm. Couverture rempliée avec titre imprimé en rouge. Dos carré très légèrement insolé. Plats et intérieur frais, malgré une petite brunissure au mors du 4ème plat. Livre glissé sous emboîtage. Recueil de Poèmes libertins du XIXème siècle écrits par : Roger de Beauvoir, J. Méry, Victor Hugo, Jules Janin, Théophile Gautier, G. Nadaud, Charles Baudelaire, A. Delvau, Charles Monselet, A. Glatigny, H.Murger et Camuset, Les sonnets du Docteur. Préface de l'éditeur. Magnifique frontispice et superbes illustrations en couleurs par Paul-Emile Bécat. Tirage unique à 1000 exemplaires numérotés sur vélin de lana ( n° 8 ), avec les gravures en couleurs. Superbe état général. Edition originale illustrée chez l'éditeur. ‎


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EUR55.00 (€55.00 )

‎( Ayuso ) - Arthur Rimbaud, Charles Marie Leconte de Lisle, Jules de Ressseguier, Alfred de Musset, Léon Dierx, Alfred de Vigny, Stéphane Mallarmé, Xavier Forneret, Paul Verlaine, Charles Baudelaire, Marceline Desbordes-Valmore, Victor Mirabeau, Victor Hugo, Alphonse de Lamartine, Gérard de Nerval, Charles-Augustin Sainte-Beuve, Jules Barbey d'Aurevilly, Théophile Gautier, Charles Cros.‎

Reference : 8844

(1985)

‎L'Amour Romantique. ( Tirage numéroté et limité à 966 exemplaires numéroté sur vélin de rives, avec 4 gravures originales sur cuivre, signées, par Ayuso )‎

‎ Paris / Editions du Club du Livre 1985. In-4 en feuilles de 44 pages au format 18,5 x 27,cm. Couverture rempliée illustrée. Livre glissé sous chemise et double emboitâge en feutrine bordeaux au format 19 x 3,5 x 28 cm. Poèmes d'Arthur Rimbaud, Charles Marie Leconte de Lisle, Jules de Ressseguier, Alfred de Musset, Léon Dierx, Alfred de Vigny, Stéphane Mallarmé, Xavier Forneret, Paul Verlaine, Charles Baudelaire, Marceline Desbordes-Valmore, Victor Mirabeau, Victor Hugo, Alphonse de Lamartine, Gérard de Nerval, Charles-Augustin Sainte-Beuve, Jules Barbey d'Aurevilly, Théophile Gautier, Charles Cros, accompagnés de 4 magnifiques gravures originales sur cuivre de Ayuso, sous serpente, signées par l'artiste. Magnifique édition originale illustrée, tirée uniquement à 966 exemplaires numéroté sur vélin de rives ( n° 287 ), après 14 du tirage de tête. Etat proche du neuf. Rare.‎


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EUR155.00 (€155.00 )

‎( Gus Bofa ) - Edgar Allan Poe - Charles Baudelaire.‎

Reference : 10792

‎Histoires Extraordinaires - Nouvelles Histoires Extraordinaires. ( Un des 3000 exemplaires numérotés sur vélin alfa ).‎

‎ Editions Gründ / Collection Mazarine n° 3 de 1941. Deux forts volumes in-8 brochés de 300 et 284 pages au format 24 x 8 x 24 cm. Couvertures rempliées avec titres imprimées. Dos carré, un peu insolé au second tome. Plats et intérieur frais. Intégrale des nouvelles fantastiques d'Edgar Allan Poe accompagnée de superbes illustrations de Gus Bofa en noir et blanc. Traduction de Charles Baudelaire. Chaque volume est un des 3000 exemplaires numérotés sur vélin alfa ( 2351 et 1691 ), après 250 sur vergé du tirage de tête. Rare édition originale illustrée en superbe état général de fraicheur. ‎


‎ Vente exclusivement par correspondance. Le libraire ne reçoit, exceptionnellement que sur rendez-vous. Il est préférable de téléphoner avant tout déplacement.Forfait de port pour un livre 10 € sauf si épaisseur supérieure à 3 cm ou valeur supérieure ou égale à 100 €, dans ce cas expédition obligatoire au tarif Colissimo en vigueur. A partir de 2 livres envoi en colissimo obligatoire. Port à la charge de l'acheteur pour le reste du monde.Les Chèques ne sont plus acceptés.Pour destinations extra-planétaire s'adresser à la NASA.Membre du Syndicat Lusitanien Amateurs Morues‎

Phone number : 06 80 26 72 20

EUR150.00 (€150.00 )

‎( Charles Baudelaire ) - Léon Cladel. ‎

Reference : 17377

(1618)

‎Mi-Diable.‎

‎ Paris, Editeur Monnier, de Brunhoff et Cie éditeurs, 16, rue des Vosges, 1886. In-12 relié de 440 pages au format 18 x 3,5 x 12 cm. Sobre mais assez élégante reliure demi chagrin marron avec plats et pages de garde en papier marbré. Dos rond à 4 nerfs avec titre, filets et fleurons dorés. Petits frottis en haut et bas du dos, ainsi qu'aux coins. Couverture illustrée non conservée. Intérieur assez frais malgré des pages avec papier jaunissant, ainsi que des petites rousseurs et quelques pâles auréoles éparses. Longue préface de l'auteur en souvenir de Charles Baudelaire. Belles illustrations en noir in-texte. Assez bel état général. Rarissime édition originale d'un des plus curieux romans de Léon Cladel.‎


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Phone number : 06 80 26 72 20

EUR150.00 (€150.00 )

‎( Illustration ) - Honoré Daumier - Charles Baudelaire - F.Sain-Guilhem - Klaus Schrenk.‎

Reference : 5481

(1978)

‎Coffret Honoré Daumier, l'Oeuvre Lithographique, tome 1 et 2. ‎

‎ Editions Arthur Hubschmid 1978. Deux forts volumes in-8 reliure toile éditeur de 1284 pages au total ( pagination en continu ), au format 22 x 12 x 14 cm. Couvertures et dos rond avec titre. Complet des jaquettes illustrées, avec petits frottis et menus défauts à celle du tome 1. Livres glissés sous carton gris de protection. Plats et intérieur frais, malgré un nom et une date inscrits en page de garde du tome 2. Photo de Daumier en frontispice. Ces deux volumes recueillent l’œuvre lithographique complète d'Honoré Daumier avec présentation de F.Sain-Guilhem et Klaus Schrenk suivi d'un texte contemporain de l'artiste par Charles Baudelaire. Edition originale. Rare ensemble des deux tomes en très bel état général.‎


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EUR110.00 (€110.00 )

‎( Jean de Bonnot ) - Edgar Allan Poe - Charles Baudelaire - Thérèse Robert‎

Reference : 12304

‎Histoires Extraordinaires - Nouvelles Histoires Extraordinaires.‎

‎ A Paris, 7 rue du Faubourg Saint-Honoré, près de la Nouvelle eglise de la Madeleine, chez Jean de Bonnot, tenant négoce de libraire à l'enseigne du canon, 1974. Deux volumes in-8 reliure éditeur plein cuir véritable de mouton rouge de 300 et 330 pages, chacun au format 21 x 4 x 21 cm. Couvertures avec illustrations en relief. Dos rond avec illustration doré et titre. Pages de gardes noires décorées. Têtes dorées. Signets en soie rouge. Recueils des contes fantastiques de Edgar Allan Poe avec traduction de Charles Baudelaire, enrichis d'un frontispice et de magnifiques illustrations in et hors texte en noir, par Thérèse Robert et des Maîtres de la manière noire. Belle réalisation. Superbe état général. Rare édition originale chez l'éditeur.‎


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EUR85.00 (€85.00 )

‎Edgar Allan Poe - Charles Baudelaire - Fernand Siméon.‎

Reference : 15164

(1924)

‎Nouvelles Histoires Extraordinaires et Histoires Grotesques et Sérieuses d'Edgar Allan Poe. Bois originaux de Fernand Siméon. ( Complet de la suite en noir des illustrations, tirée sur chine ).‎

‎ Paris, Editions d'Art Edouard Pelletan / Helleu et Sergent, éditeurs 1924. Deux volumes in -8 brochés, en feuilles, à marges de 325 et 368 pages au format 17 x 21,5 cm. Dos resté carré, légèrement jaunis, comme les bords des plats. Petites rousseurs intérieures. Frontispice, bois originaux, en-têtes et culs-de-lampe par Fernand Siméon. Edition en deux volumes qui compose le septième tome des Oeuvres de Charles Baudelaire. Un des 25 exemplaires numérotés sur chine et paraphés par l'éditeur ( n° 18 ), après 15 japon, complet de la suite en noir des illustrations, tirée sur chine, non indiquée au justificatif de tirage. Edition originale illustrée.‎


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Phone number : 06 80 26 72 20

EUR550.00 (€550.00 )

‎Edgar Allan Poe - Charles Baudelaire‎

Reference : 13150

‎Nouvelles histoires extraordinaires.‎

‎ Paris, Michel Lévy Frères, Libraires-Editeurs / Collection " Michel Lévy à 1 franc le volume " de 1857. In-12 broché de 287 pages au format 12 x 18,5 cm. Dos resté carré avec manque au bas. Plats un peu brunis avec infimes plissures aux coins. Infime manque au coin angulaire droit du 1er plat. Intérieur frais, sur vergé d'édition, avec des rousseurs. Longue préface de 24 pages et traduction par Charles Baudelaire. Très bel état général. Rarissime édition originale, surtout en exemplaire broché.‎


‎ Vente exclusivement par correspondance. Le libraire ne reçoit, exceptionnellement que sur rendez-vous. Il est préférable de téléphoner avant tout déplacement.Forfait de port pour un livre 10 € sauf si épaisseur supérieure à 3 cm ou valeur supérieure ou égale à 100 €, dans ce cas expédition obligatoire au tarif Colissimo en vigueur. A partir de 2 livres envoi en colissimo obligatoire. Port à la charge de l'acheteur pour le reste du monde.Les Chèques ne sont plus acceptés.Pour destinations extra-planétaire s'adresser à la NASA.Membre du Syndicat Lusitanien Amateurs Morues‎

Phone number : 06 80 26 72 20

EUR650.00 (€650.00 )

‎Charles BAUDELAIRE‎

Reference : 88937

(1854)

‎« Je vous expliquerai très clairement ce que je puis faire, ce que je désire, - le possible, et l'impossible » Lettre autographe signée de Charles Baudelaire à Antoine Arondel‎

‎s. d. [mai 1854] | 13.9 x 21.7 cm | une page sur un feuillet‎


‎Lettre autographe signée de Charles Baudelaire adressée à Antoine Arondel, rédigée à l'encre noire sur un feuillet de papier bleu. Pliures inhérentes à l'envoi, d'habiles restaurations d'infimes manques n'affectant pas le texte, une petite déchirure sur la signature discrètement restaurée. Cette lettre a été retranscrite dans laCorrespondance I de Baudelaire (Collection de la Pléiade, p. 277) et datée par Claude Pichois de mai 1854. Baudelaire envoie des places de théâtre à son marchand d'art Antoine Arondel personnage sulfureux et sans scrupules qui profita du goût immodéré du poète pour les beaux-arts et excita sa manie de la collection. * Baudelaire possédant le génie de la poésie mais non celui des affaires, avait rapidement dépensé une grande partie de l'héritage paternel de 70 000 francs reçus à sa majorité en 1842. Son correspondant, le peintre-brocanteur Antoine Arondel, habitait en même temps que Baudelaire à l'hôtel de Lauzun, alors connu sous le nom de lhôtel Pimodan, sur l'île Saint-Louis. Au rez-de-chaussée, son dépôt de curiosités installé dans la cour de l'hôtel fut un « véritable lieu de perdition pour le prodigue »(Marie-Christine Natta, Baudelaire) : Arondel lui procura un grand nombre de « rêves peints sur la toile » - espagnolsà la manière du peintre baroque Zurbaran, et italiens dans le genre du Bassan.Le poète paya bien cher son antiquomanie, «s'endettant par des billets et des traites, dont le plus ancien remonte au 5 novembre 1843; plusieurs autres furent antérieurs à la dation du conseil judiciaire intervenue le 21 septembre 1844. Cet usurier fit tant et si bien que son client s'aperçut assez tôt qu'il était berné, mais sans pouvoir se dégager. D'où une moquerie décochée sous l'anonymat dans Les Mystères galans des Théâtres de Paris en 1844 et des mentions, mi-figue mi-raisin, dans les Salons de 1845 et de 1846.» (Claude Pichois, Lettres à Charles Baudelaire, 1973, p. 13). Baudelaire se vengea en effet dans un paragraphe sanglant des Mystères galans, qui visait également le baron Pichon à qui le poète louait ses appartements de lhôtel Lauzun: « N'avez-vous pas aujourd'hui MM. Hiéronyme Pichon, lordArundellet pas mal d'amateurs de rosses plus ou moins arabes, qui lésinent sur leur débauche, et grapillent sur le revenu du rat qu'ils paient, on ne fait aujourd'hui que de la débauche pot-au-feu». A la lecture de cette insulte, Arondel exigea que Baudelaire fasse des excuses à Pichon. Sous la menace, le poète consigna même par écrit sa rétractation. A lécriture de cette lettre en 1854, Baudelaire nétait toujours pas libre dArondel: «Les années passant, Baudelaire renouvelait les billets augmentés des intérêts. Arondel cherchait à recouvrer, multipliait les manuvres et se heurtait au refus de tout paiement par Ancelle[responsable de sa tutelle] » (Claude Pichois, ibid). Lune de ces manuvres fut de revendre les obligations à des hommes de paille. Désespéré, Baudelaire sollicite ici dans un cryptique et dramatique passage l'aide d'Arondel pour apaiser lun de ces désagréables personnages qui réclamait paiement : «Je vais vous écrire une lettre, dès ce soir, où je vous expliquerai très clairement ce que je puis faire, ce que je désire, - le possible, et l'impossible, puis vous m'écrirez pour me donner un rendez-vous pour voir votre Perducet, dont il faut absolument que je triomphe,- avec votre aide». Selon Pichois, «il nen fut rien», et Baudelaire nécrivit pas dautre lettre à son correspondant. Pour amadouer Arondel, Baudelaire lui offre des places de théâtre: «Je vous engage, si vous voulez voir mes merveilleux Chinois, à aller là-bas de bonne heure, car si vous vouliez esquiver le drame précédent, vous risqueriez fort de ne pas trouver de places, - le papier que je vous laisse étant un simple mot du directeur, et n'impliquant pas la retenue de places numérotées. » Cette troupe dacrobates avait satisfait le goût pour lexotisme de Baudelaire, qui louera « la grâce divine du cos‎

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Phone number : 01 56 08 08 85

EUR10,000.00 (€10,000.00 )

‎Charles BAUDELAIRE‎

Reference : 65117

(1859)

‎« Voilà un vieillard passionné avec qui il ne fait pas bon se brouiller» Lettre autographe signée à Poulet-Malassis à propos de Sainte-Beuve‎

‎Honfleur 28 février 1859 | 13.10 x 20.50 cm | 3 pages sur un feuillet remplié‎


‎Précieuse lettre autographe signée de Charles Baudelaire à Auguste Poulet-Malassis, éditeur des Fleurs du Mal, datée du 28 février 1859 et écrite à Honfleur. 64 lignes à l'encre noire, quelques passages soulignés, présentée sous une chemise en demi-maroquin noir moderne. Baudelaire semble obsédé par «l'affaire Sainte-Beuve/Babou». Il s'agit d'une des innombrables querelles qui suivirent le procès des Fleurs du Mal, dans laquelle l'écrivain Hippolyte Babou accuse Sainte-Beuve de ne pas avoir pris la défense de Baudelaire lors du procès. Des passages de cette lettre furent cités par Marcel Proust dans son célèbre Contre Sainte-Beuve, déplorant la lâcheté de Sainte-Beuve dans l'affaire du procès des Fleurs du Mal et l'attachement immérité que Baudelaire portait à l'écrivain. * Le poète écrit à son éditeur de Honfleur, où il s'est retiré depuis janvier auprès de sa mère, figure sacrée «qui hante le cur et l'esprit de son fils». La lettre est écrite huit jours après un autre rebondissement dans l'affaire du procès des Fleurs du mal. Baudelaire, en proie à des sentiments complexes, se confie à Malassis alors que le 20 janvier, son ami Hippolyte Babou avait attaqué Sainte-Beuve dans un article de La Revue française. Il l'accusait de ne pas avoir défendu Baudelaire lors du procès du recueil: «Il glorifiera Fanny [d'Ernest Feydeau], l'honnête homme, et gardera le silence sur Les Fleurs du Mal» écrivit-il. Car malgré les prières de Baudelaire, Sainte-Beuve n'avait finalement jamais publié d'article défendant Les Fleurs du Mal. À la suite de cette attaque de Babou, Baudelaire reçut une «lettre épouvantable» de Sainte-Beuve: «Il paraît que le coup [...] avait frappé vivement [Sainte-Beuve]. Je dois lui rendre cette justice qu'il n'a pas cru que je puisse insinuer de telles choses à Babou». Bien qu'indigné par de telles accusations, Sainte-Beuve n'en tint pas Baudelaire responsable. La virulence dont fait preuve Sainte Beuve étonne Baudelaire, qui déclare à Poulet-Malassis: «Décidément, voilà un vieillard passionné avec qui il ne fait pas bon se brouiller [...] Vous ne pouvez pas vous faire une idée de ce que c'est que la lettre de Sainte-Beuve. Il paraît que depuis douze ans il notait tous les signes de malveillance de Babou». Baudelaire assiste, impuissant, à la querelle entre deux hommes estimés, et témoigne surtout de son attachement à Sainte-Beuve, qui est mis en danger par l'article de Babou: «Ou Babou a voulu m'être utile (ce qui implique un certain degré de stupidité), ou il a voulu me faire une niche; ou il a voulu, sans s'inquiéter de mes intérêts, poursuivre une rancune mystérieuse». Baudelaire vouait en effet une admiration sans bornes à «l'oncle Beuve», sénateur, académicien et maître incontesté de la critique, dont l'avis faisait loi dans les cénacles littéraires parisiens. Il guettait depuis des années un encouragement officiel de Sainte-Beuve, qui aurait conforté sa carrière chancelante, entachée par le scandale des Fleurs du Mal. Le poète se trouve donc tiraillé entre sa vénération pour Sainte-Beuve et son amitié de longue date pour Hippolyte Babou qui, selon la légende, lui aurait suggéré le titre Les Fleurs du Mal. Il confie son désarroi à Poulet-Malassis: «Ce qu'il y avait de dangereux pour moi là-dedans, c'est que Babou avait l'air de me défendre contre quelqu'un qui m'a rendu une foule de services». On peut se demander à quels services Baudelaire pouvait faire référence, sachant que Sainte-Beuve fit en somme assez peu pour sa carrière. Cette lettre fut citée dans le Contre Sainte-Beuve, célèbre et terrible réquisitoire de Marcel Proust publié à titre posthume en 1954. Proust y accuse Sainte-Beuve de méconnaître l'incontestable génie poétique de Baudelaire, et souligne sa lâcheté durant le procès des Fleurs du Mal. En effet, afin de protéger ses fonctions sénatoriales, Sainte-Beuve n'avait rien écrit en faveur de Baudelaire à l'exception d'un «plan de défense dont l'avocat était autorisé à ‎

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‎Charles BAUDELAIRE - (envoi à Paul MEURICE)‎

Reference : 88879

(1857)

‎Les Fleurs du mal Avec un exceptionnel envoi autographe à Paul Meurice et 20 corrections et ajouts autographes ‎

‎Poulet Malassis & De Broise | Paris 1857 | 12 x 18.7 cm | relié sous étui‎


‎Édition originale, imprimée sur vélin dAngoulême, avec les coquilles habituelles et comportant les six poèmes condamnés, un des quelques exemplaires remis à lauteur et « destinés à des amis qui ne rendent pas de services littéraires ». Reliure en plein maroquin lie-de-vin, dos à cinq nerfs orné de multiples filets estampés à froid, couvertures dites de troisième état, plats encadrés de multiples filets estampés à froid, gardes et contreplats de papier marbré, dentelle intérieure dorée, toutes tranches dorées, étui de papier marbré bordé de maroquin, reliure signée Semet et Plumelle. Précieux exemplaire enrichi dun envoi autographe signé de lauteur à lencre sur la page de dédicace, adressé à Paul Meurice, dramaturge, journaliste et très proche collaborateur de Victor Hugo : « À Paul Meurice, témoignage damitié. Ch. Baudelaire » avec des corrections autographes de lauteur à la dédicace imprimée et à quatre poèmes : À la dédicace : deux corrections au crayon aux derniers mots de la première ligne. Baudelaire ajoute un pluriel à « ès langues françaises », « es » étant, en effet, la contraction de « en les ». Surprenante correction syntaxique au détriment de la cohérence que lauteur modifiera en 1861 par « Magicien es Lettres Françaises ». « La muse vénale », page 29 : une correction à lencre au dernier mot du dernier vers du premier tercet. « GuèreS » : une des premières coquilles corrigées par Baudelaire, qui lui avait pourtant échappé sur les épreuves, comme dailleurs la suivante. « Le chat », page 110 : une correction à lencre, au deuxième vers du sixième quatrain, « au » devient logiquement « un ». « Don Juan aux enfers », page 43 : trois corrections à lencre, au troisième vers du troisième tercet. La première, pourtant simple coquille, « errantS » avait déjà tourmenté Baudelaire sur les épreuves. Mais sa correction dalors navait pas été répercutée. Les deux autres, « les rivages », ne sont pas des corrections orthographiques mais constituent lune des deux premières variations poétiques, absente de la plupart des exemplaires offerts, annonçant la prochaine réécriture complète des Fleurs et la nouvelle édition originale de 1861. « Le reniement de Saint Pierre », page 217 : une correction au crayon au quatrième vers du deuxième quatrain. Le « D » qui remplace le « C » de « Cieux » est souligné trois fois. Pourtant, cest exactement linverse que nous dévoilent les épreuves, « Les Dieux » était alors corrigé par un « C » également énergiquement souligné ! Repentir anticlérical ou altérante allitération ? Cette correction, présente sur de rares exemplaires, attirera lattention du poète sur une autre coquille, restée intacte sur notre exemplaire, quil corrigera sur les envois tardifs : « au X doux bruit ». Baudelaire a également inscrit un large « C » au crayon, p. 52, 73, 91, 187, 191 et 206, en tête des six poèmes condamnés le 20 août 1857 à être expurgés des exemplaires en librairie. Il a reporté ce même « C. » sur la table des matières en regard des 6 titres incriminés : Les Bijoux, Le Léthé, À celle qui est trop gaie, Lesbos, Femmes damnées : À la pâle clarté et Les Métamorphoses du vampire. Soit en tout, 20 interventions autographes de Charles Baudelaire. * Lami prodigieux Cette exceptionnelle dédicace manuscrite de Charles Baudelaire à Paul Meurice, frère de substitution de Victor Hugo, porte le rare témoignage du premier échange entre les deux géants de la littérature française. Lhistoire ne retiendra en effet que quatre interactions majeures entre Charles Baudelaire et Victor Hugo : après une précoce mais médiocre entrevue en 1840 à la demande dun Baudelaire lycéen, le don des Fleurs du Mal, constituera la première rencontre réussie entre les deux poètes. Elle sera suivie, deux ans plus tard de la préface-controverse de Hugo sur Théophile Gautier. Enfin, en 1865, Baudelaire sollicitera une dernière fois Hugo afin de le faire intercéder auprès de Lacroix et Verboeckhoven, en vain. Quatre ‎

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‎Charles BAUDELAIRE‎

Reference : 59356

(1864)

‎«L'état de dégoût où je suis me fait trouver toute chose encore plus mauvaise.» Lettre autographe signée adressée à sa mère par un Baudelaire crépusculaire‎

‎Biponti Dimanche matin 14 [août 1864] | 13.40 x 20.60 cm | 3 pages sur un feuillet remplié‎


‎Lettre autographe signée, en partie inédite, rédigée à l'encre noire, adressée à sa mère et datée du «dimanche matin 14». Quelques soulignements, biffures et corrections de l'auteur. Ancienne collection Armand Godoy, n°188. Baudelaire crépusculaire: «L'état de dégoût où je suis me fait trouver toute chose encore plus mauvaise.» Attiré par la promesse d'une glorieuse renommée, Baudelaire se rend en Belgique en avril 1864 pour quelques conférences et l'espoir d'une rencontre fructueuse avec les éditeurs des Misérables, Lacroix et Verboeckhoven. Ceux-ci ne se déplaceront pas, les conférences seront un échec et Baudelaire nourrira contre la «Pauvre Belgique» une rancur démesurée. Pourtant, malgré les multiples sollicitations de retour, le poète passera le reste de ses jours dans ce pays honni, menant une vie de bohème mélancolique. Hormis quelques courts séjours à Paris, Baudelaire ne rentrera en France que le 29 juin 1866 terrassé par une attaque cérébrale qui le laisse hémiplégique pour une dernière année d'agonie silencieuse en maison de santé. Rédigée seulement quelques mois après son arrivée à Bruxelles et ses premières déceptions, cette lettre laisse transparaître tous les principes de la mystérieuse haine passionnelle qui retiendra définitivement le poète en Belgique. Durant ses dernières années françaises, éreinté par le procès des Fleurs du Mal, humilié par le refus de sa candidature à l'Académie, orphelin littéraire après la faillite de Poulet-Malassis et auteur déshérité par la vente des droits de ses traductions à Michel Lévy, Baudelaire est surtout très affecté sentimentalement par la déchéance inéluctable de Jeanne Duval, son éternel amour, alors que s'est tarie sa passion pour la Présidente, dont la poétique perfection n'a pas résisté au prosaïsme de la possession physique. Aussi, le 24 avril 1864, décide-t-il de fuir ces «amours décomposés» dont il n'a su «garder la forme et l'essence divine». La Belgique, ce très jeune pays qui semble né d'une révolution romantique francophone contre le joug financier hollandais, s'offre fantasmatiquement aux yeux du poète comme le lieu d'une possible reconnaissance de sa propre modernité. Page vierge sur laquelle il voudrait imprimer la puissance de sa langue en affirmant son indépendance économique, le plat pays est un miroir sur lequel Baudelaire projette son puissant idéal mais qui lui renverra plus violemment encore le spleen de ses ultimes désillusions. Publiée dans la Revue de Paris de novembre 1917, amputée du délicat paragraphe sur ses lavements froids, cette lettre emblématique évoque tous les travaux poétiques, littéraires, artistiques et pamphlétaires de Baudelaire: d'abord à travers la figure tutélaire et rassurante de l'éditeur des Fleurs du Mal, Poulet-Malassis: «Si je ne demeurais pas si loin de lui, je crois vraiment que je lui paierais une pension pour manger chez lui»; puis par l'évocation concrète de la «valeur vénale» de ses Curiosités esthétiques: «tous ces articles que j'ai si douloureusement écrits sur la peinture et la poésie». Baudelaire confie ensuite à sa mère les espoirs de publication de ses dernières traductions de Poe qui, à son grand dam, «ne paraissent pas à L'Opinion, à la Vie Parisienne, au Monde illustré». Il conclut enfin sur ses Lettres belges, dont Jules Hetzel lui fait annoncer qu'après négociation avec le Figaro, «[s]es lettres sont acceptées avec joie». Cependant, souligne littéralement Baudelaire, celles-ci sont «à ne publier que quand je serai revenu en France». Leitmotiv de sa correspondance belge, ce retour en France sans cesse imminent: «Décidément, je crois que j'irai à Paris jeudi» et sans cesse repoussé («je retarde mon voyage à Paris jusqu'à la fin du mois», corrige-t-il, huit jours plus tard), semble exciter la férocité du poète contre ses nouveaux concitoyens auprès desquels il se plaît à répandre lui-même les pires rumeurs le concernant (espionnage, parricide, anthropophagie, pédérastie et ‎

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‎Baudelaire Charles‎

Reference : 14355

‎La vie et l’oeuvre d’Eugène Delacroix.‎

‎ Editions René Kieffer, relieur d’art, Paris, 1928. In/4, 110 pages, reliure plein maroquin estampé à froid, dos à nerfs à titre doré, doré sur tête, Mors légèrement fendillés et dos légèrement insolé. 52 planches hors-texte reproduisant certaines oeuvres de l’artiste. Exemplaire numéroté sur vélin de cuve, tirage 550 exemplaires.‎


‎. ‎

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‎Charles Baudelaire‎

Reference : 31805

‎Petits poèmes en prose.‎

‎ René Kieffer, éditeur et relieur d'art, 25 août 1922, in/4 broché, couverture factice, exemplaire non coupé, 284 pages. Gravures sur bois de Constant le Breton. ‎


‎50 poèmes en prose. ‎

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‎Charles BAUDELAIRE‎

Reference : 62164

(1858)

‎«Tu sais cependant bien que ma destinée est mauvaise.» Lettre autographe signée adressée à sa mère‎

‎[Paris] 13 [juillet] 1858 (mal datée « juin ») | 13.30 x 20.60 cm | 2 pages sur un feuillet remplié sous chemise et étui‎


‎Lettre autographe signée de Charles Baudelaire, rédigée au crayon de papier, adressée à sa mère. Papier en-tête à tampon sec du Grand Hôtel Voltaire, Faubourg Saint-Germain. Adresse de Madame Aupick à Honfleur (Calvados) de la main de l'auteur ainsi que plusieurs tampons postaux en dates des 13 et 14 juillet 1858. Quelques soulignements, biffures et corrections de l'auteur. Trace de sceau de cire avec initiales de Charles Baudelaire au crayon, probablement de la main de l'auteur. Un morceau de papier du second feuillet a été amputé, sans atteinte au texte. Cette lettre a été publiée pour la première fois dans la Revue de Paris le 15 septembre 1917. Ancienne collection Armand Godoy, n°102. Notre lettre est présentée sous une chemise en demi maroquin noir, plats de papier à motifs abstraits, étui bordé du même maroquin noir, plats de papier à motifs abstraits. Précieux document, témoignage d'un moment décisif de la vie du poète: la réconciliation avec la désormais veuve Aupick, cette mère sacrée «qui hante le cur et l'esprit de son fils». * Baudelaire, victorieux, a surmonté l'obstacle que représentait l'encombrant beau-père, dont il a même souhaité la mort: il est prêt à reprendre sa place auprès de sa mère dont il s'est souvent senti délaissé. Après le décès de son mari en avril 1857, cette dernière invite son fils à venir vivre à ses côtés dans sa «maison-joujou» de Honfleur. Cette lettre nous montre un Baudelaire en proie à des sentiments complexes: déchiré entre son aspiration à un idéal fusionnel et son inexorable attraction vers le spleen. Pour le «bas bohème» (comme l'appellent les Goncourt) harcelé par les créanciers, Honfleur et l'attention exclusive de sa mère, sont les promesses de l'accomplissement de sa destinée poétique. C'est en ces termes que le poète fait part de cet espoir à ses amis, notamment Antoine Jaquotot (d'ailleurs cité à la fin de la lettre que nous proposons): «Je veux décidément mener cette vie de retraite que mène un de mes amis, [...] qui, par la vie commune qu'il entretient avec sa mère a trouvé un repos d'esprit suffisant pour accomplir récemment une fort belle uvre et devenir célèbre d'un seul coup.» (20 février 1858) «Tu vas, dans peu de jours, recevoir le commencement de mon déménagement [...]. Ce seront d'abord des livres tu les rangeras proprement dans la chambre que tu me destines.» Avec ses livres, il confie à sa mère le soin de lui composer un univers de création idéal. Mais en marge de ses promesses et espoirs d'une vie enfin paisible et sereine, Baudelaire laisse transparaître son attachement à sa vie de poète maudit: «Tu sais cependant bien que ma destinée est mauvaise.» Au-delà de ses «nouveaux embarras d'argent» c'est bien son uvre qui le retient à la capitale: «Si mon premier morceau à la Revue contemporaine a été retardé, c'est uniquement parce que je l'ai voulu; j'ai voulu revoir, relire, recommencer et corriger.» Le «premier morceau» évoqué par Baudelaire n'est autre «De l'Idéal artificiel, le Haschisch», premier texte des Paradis artificiels à venir (1860), qui ne paraîtra que dans le numéro du 30 septembre 1858 de la revue. Ce passage de la lettre, montrant l'acharnement perfectionniste de Baudelaire, rappelle la complexité tentaculaire des brouillons et épreuves du poète qui, jusqu'au dernier instant (jusque sur les premiers exemplaires de ses Fleurs du Mal, voir notre exemplaire), n'a de cesse de le corriger méticuleusement. En dépit de ses problèmes financiers, le poète corrige et modifie sans relâche, ne pouvant alors proposer qu'un nombre d'articles très restreint. Pourtant Baudelaire croit plus que jamais à son enrichissement par l'écriture et promet: «Cette fois-ci je m'en tirerai à moi tout seul, sans emprunter un sol.» Baudelaire ne quittera finalement Paris pour Honfleur qu'en janvier 1859 et n'y restera pas. Au bout de quelques semaines, il s'ennuiera de l'effervescence parisienne et surtout de Jeanne Duval qui le réclame: il qui‎

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‎Charles BAUDELAIRE - Victor HUGO‎

Reference : 68622

(1859)

‎Théophile Gautier. Notice littéraire précédée d'une lettre de Victor Hugo‎

‎Poulet Malassis & De Broise | Paris 1859 | 11.50 x 18 cm | relié‎


‎Édition originale, dont il n'a été tiré que 500 exemplaires. Portrait de Théophile Gautier gravé à l'eau forte par Emile Thérond en frontisipice. Importante lettre préface de Victor Hugo. Reliure en plein maroquin rouge, dos à cinq nerfs sertis de filets noirs, date dorée en queue, gardes et contreplats de papier à la cuve, ex-libris baudelairien de Renée Cortot encollé sur la première garde, couvertures conservées, tête dorée. Pâles rousseurs affectant les premiers et derniers feuillets, bel exemplaire parfaitement établi. Rare envoi autographe signé de Charles Baudelaire: «à mon ami Paul Meurice. Ch. Baudelaire.» Un billet d'ex-dono autographe de Victor Hugo adressé à Paul Meurice à été joint à cet exemplaire par nos soins et monté sur onglet. Ce billet, qui ne fut sans doute jamais utilisé, avait été cependant préparé, avec quelques autres, par Victor Hugo pour offrir à son ami un exemplaire de ses uvres publiées à Paris, pendant son exil. Si l'Histoire ne permit pas à Hugo d'adresser cet ouvrage à Meurice, ce billet d'envoi, jusqu'alors non utilisé, ne pouvait être, selon nous, plus justement associé. Provenance: Paul Meurice, puis Alfred et Renée Cortot. * Cette exceptionnelle dédicace manuscrite de Charles Baudelaire à Paul Meurice, véritable frère de substitution de Victor Hugo, porte le témoignage d'une rencontre littéraire unique entre deux des plus importants poètes français, Hugo et Baudelaire. Paul Meurice fut en effet l'intermédiaire indispensable entre le poète condamné et son illustre pair exilé, car demander à Victor Hugo d'associer leurs noms à cette élégie de Théophile Gautier fut une des grandes audaces de Charles Baudelaire et n'aurait sans doute eu aucune chance de se réaliser sans le précieux concours de Paul Meurice. Nègre de Dumas, auteur de Fanfan la Tulipe et des adaptations théâtrales de Victor Hugo, George Sand, Alexandre Dumas ou Théophile Gautier, Paul Meurice fut un écrivain de talent qui se tint dans l'ombre des grands artistes de son temps. Sa relation unique avec Victor Hugo lui conféra cependant un rôle déterminant dans l'histoire littéraire. Plus qu'un ami, Paul se substitua, avec Auguste Vacquerie, aux frères décédés de Victor Hugo: «j'ai perdu mes deux frères ; lui et vous, vous et lui, vous les remplacez ; seulement j'étais le cadet ; je suis devenu l'aîné, voilà toute la différence.» C'est à ce frère de cur (dont il fut le témoin de mariage au côté d'Ingres et Dumas) que le poète en exil confia ses intérêts littéraires et financiers et c'est lui qu'il désignera, avec Auguste Vacquerie, comme exécuteur testamentaire. Après la mort du poète, Meurice fondera la maison Victor Hugo qui est, aujourd'hui encore, une des plus célèbres demeures-musées d'écrivain. En 1859, la maison de Paul est devenue l'antichambre parisienne du rocher anglo-normand de Victor Hugo, et Baudelaire s'adresse donc naturellement, à cet ambassadeur officiel. Baudelaire connait bien Meurice depuis une première intercession en sa faveur auprès de Hugo qui lui valu un exceptionnel exemplaire des Fleurs du Mal en « témoignage d'amitié ». Mais les deux hommes partagentégalement un ami commun, Théophile Gautier, avec lequel Meurice travailla dès 1842 à une adaptation deFalstaff. Il est donc l'intermédiaire idéal pour s'assurer la bienveillance de l'inaccessible Hugo. Baudelaire avait pourtant déjà brièvement rencontré Victor Hugo. à dix-neuf ans, il sollicita une entrevue avec le plus grand poète moderne, auquel il vouait un culte depuis l'enfance: «Je vous aime comme on aime un héros, un livre, comme on aime purement et sans intérêt toute belle chose.». Déjà, il se rêvait en digne successeur, comme il lui avoue à demi-mot: «à dix-neuf ans eussiez-vous hésité à en écrire autant à [...] Chateaubriand par exemple». Pour le jeune apprenti poète, Victor Hugo appartient au passé, et Baudelaire souhaitera rapidement s'affranchir de ce pesant modèle. Dès son premier ouvrage, Le Salon de 1845, l'iconoclaste Ba‎

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‎BAUDELAIRE (Charles).‎

Reference : 24302

‎Richard Wagner et Tannhäuser à Paris.‎

‎Paris, E. Dentu [impr. L. Tinterlin et Cie], 1861, in-12 (17,2 x 11,5 cm), relié demi basane verte, dos à 5 nerfs rehaussés de filets doré et de double filets de part en part (reliure de l'époque), 70 p., (1) f. blanc. Edition originale. Sur le faux-titre, envoi autographe signé au crayon : à M. Gaston de Saint Valry témoignage d'amitié C B. Baudelaire connaissait et appréciait la musique de Wagner depuis plusieurs années, il le jugeait déjà être " celui que l'avenir consacrera le plus illustre parmi les maîtres ". En janvier et février 1860 il assista aux concerts que Wagner donna au Théâtre-Italien, dirigeant lui-même l'orchestre et les chœurs. Il confia à Poulet-Malassis : "Si vous aviez été à Paris, ces jours derniers, vous auriez entendu les ouvrages sublimes de Wagner; ç'a été un événement dans mon cerveau" puis " cette musique, une des grandes jouissances de ma vie ; il y a bien quinze ans que je n'ai senti pareil enlèvement. " Les fortes émotions éprouvées par la rencontre des deux grands artistes, Baudelaire les analyse dans ce volume. La première de Tannhäuser, eut lieu à l'Opéra le 13 mars 1860. L'hostilité du public et des critiques obligea Wagner à retirer sa partition après trois représentations. Au lendemain Baudelaire s'attela à sa défense. Le texte parut dans la Revue européenne en avril 1861, puis Dentu le publiera au mois de mai en librairie remanié et augmenté d'un épilogue, célébrant en Wagner la recherche d'un art total qu'il identifie avec ses propres théories poétiques (correspondances). Le compositeur lui exprima sa gratitude ; " immense satisfaction ". " Ne serait-il possible de vous dire bientôt, à haute voix, comment je m'ai senti enivré en lisant ces belles pages qui me racontaient comme le fait le meilleur poème... "Gaston de Saint-Valry (1828-1881), critique littéraire et journaliste - il dirigea le journal " La Patrie " jusqu'en 1870 - il collabora aussi à plusieurs journaux dont La Gazette de Paris dans laquelle il donna, le 28 septembre 1856, un compte-rendu favorable des Histoires extraordinaires d'Egard Poe dans la traduction de Baudelaire*.Saint-Valry fut, avec Poulet-Malassis, à l'origine de la refonte du Journal d'Alençon qui, transformé en journal littéraire, allait publier dans le numéro 49 du 18 juin 1857, le poème Le Vin des chiffonniers extrait des Fleurs du Mal. C'est avec ce dernier que Charles Baudelaire signe le contrat de publication des Fleurs du mal, le 30 décembre 1856. Le recueil est publié en 1857. Raymond Poggenburg note dans sa chronologie Baudelairienne que le poète et Saint-Valry se rencontrent juste après la parution du volume, en juillet-août 1857 et que, le 21 août, Emile Deschamps écrit à Baudelaire pour lui exprimer l'admiration que lui porte Gaston de Saint-Valry.*POE (Edgar Allan), Édition d'Ellerbrock (Karl Philipp), Classiques Garnier, Double assassinat dans la rue Morgue ! Edgar Allan Poe en traduction française, " Gaston de Saint-Valry. Extrait de : Critique littéraire (1856) ", p. 309-312 Claude Pichois et Jean Ziegler, Baudelaire. Fayard, 2005, pp. 517-521.Correspondance, I (1832-1860), 1973, pp. 666, 670-71L'exemplaire des Fleurs du mal dédicacé à Gaston de Saint-Valry contenant une strophe inédite manuscrite de Baudelaire au poème Les Bijoux, a été vendu le 22 Novembre 2019chez Art Valorem sous le n°102.L'exemplaire de Richard Wagner et Tannhäuser d'Auguste Poulet-Malassis a figuré dans la vente de la bibliothèque Pierre Bergé sous le n°387 le 9 novembre 2016.‎


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‎ BAUDELAIRE (Charles) : ‎

Reference : E134

(1855)

‎Les fleurs du mal. Paris, Revue des Deux-Mondes, 1855. Deux volumes in-8, pagination continue, 1336 pp.[dont faux-titre, titre et table des matières] demi-veau brun, dos lisse orné de faux- nerfs dorés encadrés à froid, filets, palettes, titre et tomaison dorés (reliure de l’époque ; infimes accrocs au dos ; à l’intérieur, petits manques en marge supérieure (pp.719-722) ; rousseurs, rares et discrètes, en début et fin des volumes ; assez bel exemplaire). Détails sur la reliure : sont frappés sur les dos: le titre « Revue des Deux-Mondes », l’année « 1855 », le trimestre « 2 ». « 1. [2.] Partie » [du (1er avril) au 30 juin 1855]. ( tome X de la Nouvelle série). La coupure, arbitraire, est faite au 15 mai. ‎

‎ ÉDITION PRÉ-ORIGINALE de XVIII poèmes (pp.1079 à 1093) [NOTE1, in fine], dans lesquels Baudelaire décrit la misérable humanité soumise au Diable : « Sur l’oreiller du mal c’est Satan trismégiste » (I,9), « qui tient les fils qui nous remuent » (I,13) ; ainsi, « Chaque jour vers l’Enfer nous descendons d’un pas » (I,16), toujours en compagnie de Lucifer : « Sans cesse à mes côtés s’agite le Démon » (VI,1), tentateur refoulé avec ses promesses de Paradis artificiel(s) qui « Accoutume ma lèvre à des filtres infâmes » (VI,8). Par ailleurs, pur hasard, coïncidence, éditoriale, voire diabolique, on notera que la première page chiffrée du second volume est frappée du sceau du Malin: "666", nombre satanique par excellence, inspirateur des paradis artificiels, annonciateur des démêlés de Baudelaire avec la « Justice » des hommes ; par la justice « Divine », Baudelaire se sait condamné d’avance [NOTE 2] : « Adorable sorcière, aimes-tu les damnés ? » (VIII, 31). Elucubrations fumeuses de ma part? Ce commentaire méphistophélique a déjà été étudié dans un texte au titre racoleur : Baudelaire’s Satanic Verses , par Jonathan D. CULLER, éminent professeur à la Cornell University [note3] . Jusqu’en 1855, seules quelques poésies éparses avaient été imprimées dans la presse ; dix ans auparavant, Baudelaire pensait donner à son recueil de poésies à venir, ce titre aussi provocateur que sulfureux: « Les Lesbiennes », projet aussitôt dénoncé… même par ses amis. Il fallut donc trouver autre chose : « Les Limbes » aussi furent très vite abandonnées. La « tradition attribue à Hippolyte Babou, écrivain et critique, la trouvaille du nouveau titre », au café Lemblin (ou Lamblin, au Palais Royal), après de longues palabres. Seulement voila : toute mystique entraîne le doute qui, lui-même, conduit à la révision… Bernard Delmay [note4] dénonce l’absence de documents probants et montre que « Les Fleurs du Mal » sont directement issues de la préface de Philippe de Chennevières aux poèmes d’Ernest Prarond ( Impressions et Pensées d’Albert. Paris, Michel Lévy, 1854), dans laquelle il dénonçait « les fleurs étiolées ou impures, d’un parfum affadissant ou malsain ». La paraphrase semble évidente. Ainsi donc disparaîtrait le malheureux Babou, dont c’est, de nos jours, le seul « titre » de gloire ! [NOTE 1] ce recueil est imprimé « à cheval » sur les cahiers 68 et 69 : - feuillet 68/8 [pp. (1079)-1080, titre et premier poème], - feuillets 69/1-7, le poème XVIII (et dernier) recto du septième feuillet (p.1093), le verso (p.1094) occupé par le début de la « chronique de la quinzaine). [NOTE 2] Perdu ! Baudelaire ne sera jamais mis à l’Index. Quoique… Un demi-siècle plus tard, en 1917, les démons de la Censure agitèrent le Vatican : le Saint-Office se pencha sur le cas de quelques auteurs sulfureux, décédés (Baudelaire, bien sûr, Barbey d’Aurevilly, Bloy, Huysmans, Verlaine) ou contemporains (Claudel, Mauriac et même le très catholique Francis Jammes) ; la procédure ne dura que dix ans et aboutit, après une lutte acharnée entre les pro- et les anti- condamnation, le 3 mai 1927, à la publication d’une « Instruction intitulée « De sensuali et de sensuali-mystico litterarum genere » [qui] ne mentionne aucun titre d’ouvrages, aucun nom d’auteur ». On y dénonce le côté immoral des œuvres [empreintes] d’une « sensualité maladive » sans fournir d’exemple » ; ce texte fut traduit dans quelques bulletins diocésains. (d’après Jean-Baptiste Amadieu, in L’année Baudelaire, Paris, Champion, 2018, hal.archives-ouvertes.fr) . [NOTE 3] Diacritics, , volume 28 n°3, 1998, pp. 86-100, publié par The Johns Hopkins University Press. [NOTE 4] in « persee.fr » (Littératures, 1987/ 16 / pp. 115-121) . B. Delmay : Deux notes sur Baudelaire (II-Les Fleurs du mal : Naissance d’un titre). ‎


‎ . Que penser de ces beaux découpages, montrant une fausse plaquette qui se termine joliment (p.1094), sur un fragment de texte, mieux encore, sur une césure (cf. note 1) , souvent richement reliés, quelquefois par des Maîtres ; parfois, le mal est moindre : on propose un tome X, seconde partie, débutant à la page (665)… Dans tous le cas, ce sont des « canards boiteux ». [NOTE 5] [ NOTE 5] Explications : un client pointilleux, quelque peu heurté par ce dernier propos m’a demandé de le justifier. Pour ce faire, j’ai utilisé, en bon Béarnais, une autre métaphore culinaire : comparaison –osée- avec un jambon de Bayonne, façon détournée de balancer mon porc… Dans cette image, le véritable intégriste exigerait la possession de la totalité du cochon, soit la collection complète de la Revue ! Plus modestement, un cochonnet pourrait figurer l’année complète. Je me limiterai au jambon : - la plaquette, forcément bricolée, représente la chiffonnade, tranche très, très fine [cf. note 1] ; - plus épaisse, une belle tranche de jambon, quasiment une rouelle : la livraison du premier juin 1855 (pp.889-1336), avec sa couenne (pardon, avec sa couverture d’origine) ; - enfin, demi-cuisseau, demi-cuissot, demie-cuisse, par mutilation du tome X. Le « canard » est bien boiteux ! Bel exemplaire, décoratif, très rare dans sa présentation d’origine : les mentions frappées sur les dos des reliures sont strictement utiles, nécessaires et suffisantes à la présentation de ces deux fragments de la Revue des Deux Mondes. BUR (H3/2) ‎

Roland Gautier - Jurançon

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‎Charles BAUDELAIRE‎

Reference : 76795

(1865)

‎Lettre autographe signée adressée à Narcisse Ancelle. "Je suis très attendu à Paris et à Honfleur"‎

‎30 mai 1865 | 13.70 x 21.10 cm | une page sur un feuillet‎


‎Lettre autographe signée de Charles Baudelaire adressée à Narcisse Ancelle, rédigée à l'encre noire sur un feuillet de papier bleu. Pliures inhérentes à l'envoi, trois infimes petits trous sans atteinte au texte. Cette lettre a été retranscrite dans les Oeuvres complètesvolume 11 publiées en 1949 parL. Conard. Emouvante missive bruxelloise adressée au célèbre notaire familial devenu en 1844 le conseil judicaire de Charles chargé de gérer sa rente et ses dettes exponentielles. Une relation complexe s'établit entre le poète et son tuteur, mêlant nécessité et défiance, mais témoignant néanmoins d'un véritable respect mutuel entre les deux hommes. Cette correspondance, dépourvue de l'affectivité des lettres à sa mère ou des circonvolutions dans ses échanges avec les créanciers, constitue une des plus précieuses sources biographiques du poète. En effet, la dépendance financière de Baudelaire le contraint à une très grande transparence avec son tuteur et chacune de ses lettres à Ancelle résume admirablement ses pérégrinations. Ainsi, cette lettre évoque-t-elle le terrible enlisement du poète en Belgique et son retour sans cesse reporté à Paris. Lorsqu'il écrit, Baudelaire est encore à Bruxelles à l'Hôtel du Grand Miroir, «28 rue de la Montagne» (mais il ne faut pas écrire le nom de l'hôtel, sinon les lettres ne lui parviennent pas directement), où il se meurt d'ennui, de maladie et de rancur contre un pays dans lequel, innocemment, il croyait trouver la gloire. Cette annonce de départ imminent pour Paris,"Deux ou trois jours après votre réponse je partirai", fait écho à toutes les promesses similaires que le poète adresse depuis près d'un an à ces correspondants. Celle-ci sera avortée, comme toutes les autres car, comme il l'avoue à Ancelle un quelques mois plus tôt, Paris lui «fait une peur de chien». Ce n'est qu'en août 1865 qu'il accomplira un ultime et court séjour en France avant son apoplexie fatale. Son retour, "Je suis très attendu à Paris et à Honfleur"était pourtant motivé par une raison impérieuse: négocier avec un éditeur, grâce à l'intervention de Manet, la publication de son recueil de réflexions sur ses contemporains qu'il a déjà intitulé «mon cur mis à nu» et dont le manuscrit est en partie chez sa mère à Honfleur. Nouvel échec, l'uvre ne paraîtra qu'en 1897, 30 ans après la mort de Baudelaire. Mais c'est sans doute la référenceaux «deux grands tableaux [qu'il veut] expédier à Honfleur», qui donne tout son sel à cette lettre. Baudelaire évoque en effet sa volonté de rapatrier des peintures de sa collection déposés chez divers prêteurs ou restaurateurs, et dont il avait déjà envoyé une liste à Ancelle quelques mois plus tôt. Parmi ceux-ci, quels sont ceux qu'il voulait ramener à sa mère? Le portrait de son père, le Boilly, le Manet, un Constantin Guys? Il n'est fait aucune mention dans les autres lettres de ce transport artistique et du «reste» auquel seront joints les tableaux. Cette volonté d'"expédier à Honfleur" ses biens précieux,témoigne pourtant du désir du poète affaibli de s'installer définitivement dans la «maison-bijou» de sa mère à Honfleur, ilot de sérénité dans lequel Baudelaire rêve d'une paisible retraite où tout ne serait à nouveau «qu'ordre et beauté,luxe, calme et volupté». Il y retournera en effet, paralysé et muet, mais pour une dernière année d'agonie après sa crise syphilitique. L'hôtel du Grand Miroir, quant à lui, restera sa dernière véritable demeure comme cela sera noté le mardi 3 avril 1866, sur le registre des entrants à la Clinique Saint-Jean : « Nom et prénoms : Baudelaire Charles. « Domicile : France et rue de la Montagne, 28. « Profession : homme de lettres. « Maladie : apoplexie. » Belle lettre à celui qui fut à la fois le persécuteur et le protecteur de Baudelaire. Il accompagna le poète jusqu'à sa mort, avant de devenir l'éxécuteur testamentaire de la famille. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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