1945 Paris, Editions de Montsouris, Collection Dauphine, Série Verte, 1945. Un volume de format in 12 carré de 96 pp.
Reference : 9925
Bon état. Collection peu commune.
Librairie Daniel Sciardet
M. Daniel Sciardet
06 87 58 08 12
par chèque bancaire à l'ordre de Daniel Sciardet, ou virement bancaire ou paypal. Attention; pour les ouvrages de prix modeste, le montant du port peut être supérieur à ce prix. Pour les commandes en France supérieures à 80€ le port est pris en charge par la Librairie (sauf livre exceptionnel...!).
Paris, Par les Imprimeurs & Libraires ordinaire du Roi, 1665. In-4 broché de 12 pp.
Édition originale. Acte de naissance juridique qui pose les fondements de la justice absolue de Louis XIV.Les Grands jours d’Auvergne furent des tribunaux exceptionnels du XVIIe siècle, appelés Grands Jours, qui jugèrent en dernier ressort les affaires qui localement avaient donné lieu à des décisions contestables ou avaient été soustraites à la justice. Présidés par un Commissaire du roi et composés de magistrats professionnels mais étrangers à la province, ils durent ramener l'ordre et la paix civile.Ils sont aussi un événement mondain et populaire. Pendant quatre mois, cette cour formée de magistrats venus de Paris enquête, juge, condamne et procède à des règlements politiques. Mais les Grands Jours, héritage de la justice médiévale, montrent leurs limites dans un État moderne en pleine mutation institutionnelle. Ils furent les derniers à se tenir dans le royaume, et cette désuétude s'est alors accompagnée d'un effacement progressif des mémoires nationales et locales. Exemplaire défraîchi.
Hachette et Cie Paris 1856 1 vol. In-8 de 2 ff.n.ch. XLIX 432 pp., demi-chagrin de l'époque, dos à nerfs orné.
Seconde édition ornée d'un frontispice replié, d'une double page de musique "Noël des Grands Jours" et d'une planche hors-texte (médaillons). "Instituées sous l’impulsion de Colbert en 1665, les cours exceptionnelles ou “Grands Jours” visaient à reprendre en main la justice provinciale en mettant un terme aux abus de pouvoir des nobles et à l’impunité de nombreux crimes. La province d’Auvergne étant choisie pour inaugurer cette remise au pas, Fléchier fut envoyé à Clermont-Ferrand en compagnie du maître des requêtes Caumartin du 25 septembre 1665 au 4 février 1666".
Paris, Par les Imprimeurs & Libraires ordinaire du Roi, 1666. 1 vol. In-4 broché de 4 pp.
Édition originale. Document rare, pivot législatif de la reprise en main judiciaire de l'Auvergne par Louis XIV.Si l'acte d'août 1665 ordonnait la création du tribunal d'exception, cette seconde déclaration datée du 5 novembre 1665 en constitue le véritable bras armé opérationnel. C'est ce texte spécifique qui a permis à la justice royale d'achever sa mission de terreur politique contre la féodalité provinciale.Cet acte incarne parfaitement la transition entre la justice médiévale et l'affirmation de l'absolutisme d'État. Bel exemplaire.
Paris Hachette 1856 Petit In-8 432 pp, Mémoires de Fléchier sur les Grands-Jours d'Auvergne en 1665, annotés et augmentés d'un appendice par M. Chéruel, et précédés d'une notice par M. Sainte-Beuve ; quelques rousseurs, une planche dépliante
Bon Demi-chagrin
Hachette, 1856, in-8°, xlix-432 pp, un frontispice dépliant et une planche hors texte, 2 tableaux généalogiques, index, reliure demi-veau fauve, dos à 4 nerfs filetés et soulignés à froid, pièce de titre basane noire (rel. de l'époque), bon état
A l'hiver 1665, une commission juridique extraordinaire venue de Paris se transporte à Clermont. Il s'agit aux lendemains de la Fronde de rétablir l'ordre dans une région écartée et d'y affirmer l'autorité du pouvoir central. Un jeune abbé, réputé parmi les beaux esprits de Paris, se trouve par hasard faire partie de l'escorte des magistrats. C'est Esprit Fléchier (1632-1710), futur évêque de Nîmes. Le journal où il consigne les travaux de la cour des Grands-Jours d'Auvergne aurait pu être un catalogue sinistre de crimes et de malheurs, mais la fantaisie de Fléchier l'a transformé en un recueil d'anecdotes malicieuses et pittoresques. Dans ce témoignage exceptionnel, le portrait d'une province lointaine contraste avec la description d'un tribunal souverain qui prétend purger le pays de ses criminels invétérés. Le ton badin et précieux que Fléchier emploie pour rendre compte des épisodes les plus sordides confère à ce journal une double résonance : c'est à la fois un document littéraire original et l'illustration d'un moment majeur de l'histoire des institutions et de la société française au XVIIe siècle. — Ce récit "constitue un véritable réquisitoire contre la société de l'Ancien Régime" (Bourgeois & André 842). Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.