1918 Paris, Floury, 1918-1919, 2 volumes in-4° demi-chagrin tabac, dos cinq nerfs titre doré, tranche de tête dorée, couverture et dos conservés. Tome I: Couverture lithographiée, frontispice en héliogravure de Degas ; nombreuses illustrations en noir/blanc et en couleurs de planches hors-texte; interfolié de 15 lithographies de Thornley montés sur papier fort (4), 157pp, (15). Tome II: Couverture lithographiée, frontispice, illustrations hors-texte, dont une lithographie originale, de «Dans Les Coulisses» par Degas (entre les pages 40 et 41) ; (18), 75pp, (25).
Reference : 2923
Édition originale illustrée de très nombreuses planches en noir et en couleurs et de la lithographie originale «Dans les coulisses». Précieux exemplaire dans lequel on a relié à l’époque la suite de 15 lithographies originales de Thornley montées sur papier fort. Cette suite est éditée par Boussod, Valadon, et Cie en 1889. Cette suite donnée par le peinte Georges William Thornley dans un tirage total de 100 exemplaires. Collaborateur et ami de Degas, Georges William Thornley entreprit de publier ces lithographies en 1888 et pour ce faire mit a contribution son ami Edgar Degas dans le choix des œuvres et l’accomplissement de la suite. Cette rarissime suite a été dans notre exemplaire rognée en marge dans les supports afin d’adapter les tirages au format de l’impression. Les lithographies en revanche n’ont pas été touchées. Cette suite n’est connue qu’à quelques exemplaires.
L'Oeil de Mercure
M. Bernard Le Borgne
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Editions Bernard Grasset, 1931. In-8 relié demi-maroquin marron, titre doré sur les dos, couverture originale conservée, 250 pages, quelques illustrations hors-texte. Très bon état.
J. Jacques Pauvert, Paris, 1962. In-8 broché (27 x 19 cm), couverture jaune illustrée, 44 pages. Illustré de dessins. Numéro spécial consacré à un épisode mal connu de la jeunesse de Degas par J.M. Lhôte. -150g.L. Bon état.
1907 Paris, Chevallier, 1906, grand in-4 (28x20 cm), de 49 pp. + nombreuses reproductions des Oeuvres hors-texte en noir et blanc, reliure de l'époque de demi-chagrin bleu-nuit, dos à nerfs, date en pied, bel exemplaire. Plusieurs autres catalogues de ventes publiques de la même année 1906 ont également été reliés ici.
Catalogue de la 1re vente de cette collection qui eut lieu en 1906. Eugène Blot (1857-1938), fabricant de bronzes d’art (entre autres ceux de Camille Claudel), éditeur d’art, collectionneur, marchand de tableaux, possédait une célèbre galerie située dans le très chic quartier de la Madeleine à Paris 8e (5 boulevard de la Madeleine). La vente de sa collection de tableaux qui s’était tenue le 10 mai 1906 à l’Hôtel Drouot comportait des œuvres de Cézanne, Corot, Degas, Gauguin, Manet, Monet, Renoir, Toulouse-Lautrec, Van Gogh, pour ne citer que les plus prestigieux.
Nouvelles éditions françaises, Paris 1972. 1 volume in-4 (34x25 cm) en feuilles sous étui et emboitage plein skivertex rouge grenat, titrage doré sur le dos et illustration or incrustée dans le plat de l'étui, autoportrait en frontispice, illustré de 48 planches numérotées (légendées et commentées au verso) et de nombreuses autres reproductions sur papier couché. Maquette conçue sous la direction d'Eliane Allegret. Très bon état, bien complet de toutes les planches.
Paris s. d. [années 1870] | 10.80 x 17.10 cm | trois pages sur un feuillet double
Lettre autographe datée et signée d'Edgar Degas adressée au marchand Charles Deschamps, directeur de la succursale du galeriste Durand-Ruel à Londres. Trois pages à l'encre sur un feuillet double. Petites déchirures marginales sans atteinte au texte, traces de pli inhérentes à la mise sous pli. Rentré de la Nouvelle Orléans, Degas s'adresse à son marchand attitré à Londres et l'informe de l'arrivée prochaine d'une exquise composition de danseuses, Le Foyer de la danse à l'Opéra de la rue Le Peletier, désormais conservé au Musée d'Orsay : «En attendantvous allez recevoir le petit tableau que vous aviez vu en train et que vous aviez pris l'idée de vendre à M. Huth - Puissiez-vous le faire! [...] Quant au prix, il me semble que 150 à 200 livres est bien»Deschamps exaucera les souhaits du peintre et vendra le tableau à Louis Huth, financier et mécène de Whistler, pour la somme de 140 livres. La toile fera ensuite partie de la prestigieuse collection d'Isaac de Camondo. Degas se tourne vers Londres à une période où le marché de l'art anglais permet de pallier la débâcle qui a suivi la guerre franco-prussienne de 1870. Le peintre attend beaucoup de ce nouveau marché britannique en pleine expansion, financé par de lucratives expositions-événement attirant des millions de visiteurs; le public anglais découvrit ainsi les toiles de Degas au cours de huit expositions de la Société des Artistes Français. Bien qu'il mentionne souvent dans sa correspondance des difficultés d'argent «J'ai vers la fin du mois pas mal à payer. Il me rentrerait quelque argent, que j'en serais enchanté[...] - Occupez-vous de moi, mon cher Deschamps, je vous en serai bien obligé - Dites-moi aussi si la saison n'est pas bien avancée. Je le crains » sa carrière outre-manche était assez florissante et ses ventes profitables. Le peintre ne manque pas de saluer la «colonie française» des peintres exilés, Giuseppe de Nittis et son ami intime James Tissot dont le succès financier constituait pour Degas un exemple de commercialisation efficace des peintures d'un artiste français dans ce pays. Mais à la différence de Tissot, le peintre refusera de s'adapter aux goûts du marché et concentrera ses efforts à défendre la cause impressionniste en France et à l'étranger. Degas consacre également un passage à un avide collectionneur de ses uvres, le baryton Jean-Baptiste Faure, commanditaire de sa célèbre série de toiles sur l'Opéra de Paris et propriétaire du Déjeuner sur l'herbe de Manet : «Je devais être à Londres depuis quelque temps, d'après mon dire. Je n'y suis pas parce que le tableau de[Jean-Baptiste]Faure n'est pas fini, que je ne voudrais aller le rencontrer là-bas sans lui donner de meilleures nouvelles, et que je n'ai plus guères le temps de flâner si je veux n'avoir pas encore au 1erseptembre rien à lui livrer». Ironiquement, Faure reprochera aux toiles de Degas de ne pas être correctement finies (!) et lui intentera un procès quelques années plus tard. Une rare et exceptionnelle missive qui retrace le cheminement d'une célèbre uvre de Degas et sa relation avec les marchands et collectionneurs, à l'aube de la première exposition des peintres impressionnistes qui se tiendra un an plus tard. * « Mon cher Deschamps, Je devais être à Londres depuis quelque temps, d'après mon dire. Je n'y suis pas parce que le tableau de[Jean-Baptiste]Faure n'est pas fini, que je ne voudrais aller le rencontrer là-bas sans lui donner de meilleures nouvelles, et que je n'ai plus guères le temps de flâner si je veux n'avoir pas encore au 1erseptembre rien à lui livrer - Il part de Londres le 18 ou 19 je le sais - Peut-être à la fin du mois, un peu avant toutefois, j'irai vous voir ainsi que la colonie française. Mais rien n'est moins sûr. En attendantvous allez recevoir le petit tableau que vous aviez vu en train et que vous aviez pris l'idée de vendre à M. Huth - Puissiez-vous le faire! J'ai vers la fin du mois pas mal à payer. Il me rentrerait quelque argent, que