Canisy [Manche], 1884. 1884 1 vol in-folio (312 x 214) de : 58 ff numérotés au crayon dont 11 ff de texte à l'encre noire et 47 garnis de 1 à 10 spécimens séchés contrecollés et légendés à l'encre ou au crayon. (Quelques manques). Chemise cartonnée d'origine, avec titre calligraphié sur le premier plat, maintenue dans une presse composée d'une planche d'acajou, de lanières de cuir et d'une poignée de transport.
Reference : 5790
Emouvant herbier réalisé par Fanny Levillain de Canisy dans la Manche en 1884. Il est constitué de 58 feuillets cousus ensembles aux extrémités dont 11 de texte calligraphiés de sa main à l'encre noire, donnant les différents ordres: Malvarres, Violariées, Papavéracées, Labiées, Ombellifères, Légumineuses, Renonculacées, Graminées, Géraniacées, Crucifères, Jasminées et 47 feuillets garnis de 1 à 10 spécimens séchés, contrecollés, titrés et légendés à l'encre ou au crayon de leur nom vulgaire : Fougère commune, illet Poète, Guimauve, Pavot Coquelicot, Valériane, Réséda, Mercuriale, Euphorbe, Liseron, Campanule, Digitale, Sauge, Bugle, Germandrée, Origan, Chardon, Salsifis, Pissenlit, Marguerite, Camomille, Absinthe, Gerbe dor, Bluet, Seau de Salomon, Aspérule Odorante, Véronique, Bruyère commune, Ciguë, Carotte, Fumeterre, Millepertuis, Fraisier, Cerisier, Ronce, Boule de neige, Sureau, Fleur dOranger, Oseille, Sarazin, Acacia, Luzerne, Bouton dor, Pied dalouette, Cassis amer, Géranium sauvage, Capucines ainsi que quelques algues marines. Remarquable travail de collecte, de recherches et de composition réalisé par cette jeune fille dans le cadre de ses études ou en temps quamatrice de botanique. Ensemble bien conservé, dans son état dorigine. 1 vol in-folio (312 x 214) of : 58 ff numbered in pencil, including 11 ff of text in black ink and 47 lined with 1 to 10 dried specimens laminated and captioned in ink or pencil (some missing). Original hardback folder, with calligraphic title on front cover, held in a press consisting of a mahogany board, leather straps and carrying handle. A touching herbarium created by Fanny Levillain of Canisy in La Manche in 1884. It consists of 58 leaves sewn together at the ends, 11 of which are in her handwriting in black ink, listing the various orders: Malvarres, Violariaceae, Papaveraceae, Labiatae, Umbelliferae, Leguminosae, Renonculaceae, Gramineae, Geraniaceae, Cruciferae, Jasmine and 47 leaves with 1 to 10 dried specimens, laminated, titled and captioned in ink or pencil with their common name: Common fern, Poetic carnation, Marshmallow, Poppy, Valerian, Reseda, Mercurial, Euphorbia, Bindweed, Bellflower, Foxglove, Sage, Bugle, Germander, Oregano, Thistle, Salsify, Dandelion, Daisy, Chamomile, Wormwood, Golden sheaf, Bluet, Solomon's bucket, Sweet woodruff, Veronica, Common heather, Hemlock, Carrot, Fumitory, St John's wort, Strawberry, Cherry, Bramble, Snowball, Elder, Orange blossom, Sorrel, Saazin, Acacia, Alfalfa, Buttercup, Larkspur, Blackcurrant, Wild geranium, Nasturtium... as well as a few seaweeds. Remarkable collection, research and composition work carried out by this young girl as part of her studies or as a botanical enthusiast. Well-preserved set, in its original condition.
J-F Letenneur Livres Rares
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Superbe herbier manuscrit illustré de 15 magnifiques aquarelles aux tons vifs et chatoyants d’une grande finesse d’exécution. S.l.n.d. [France, première moitié du XIXe siècle].Manuscrit in-folio comprenant 1 titre aquarellé, 15 ff. manuscrits et 15 planches aquarellées de fleurs à pleine page protégées par des serpentes, l’ensemble monté sur onglets. Demi-chagrin vert, plats de percaline verte, double filet doré et arabesques à froid encadrant les plats, grandes initiales « M. C. » frappées or au centre du plat supérieur et marque de la Maison des oiseaux frappée or au centre du plat inférieur, dos lisse, tranches dorées. Reliure de l’époque. 377 x 283 mm.
Superbe et précieux herbier manuscrit entièrement calligraphié regroupant 15 aquarelles originales de fleurs et autant de feuillets de texte explicatif en regard. Marie-Louise Le Corgne de Timadeuc avait épousé en 1853 Henry Louis Victor Vicomte de Beaufranchet de la Chapelle. L'herbier, signé Marie Le Corgne, a été composé par la vicomtesse elle-même. Elle fait preuve dans cet ouvrage d’une grande érudition en matière de botanique ainsi que d’une très bonne maîtrise du dessin et de la technique de l'aquarelle. Le présent album, composé dans la première moitié du XIXe siècle, comporte 15 aquarelles d’une très grande finesse d’exécution représentant des Agarics, de l’Avoine, une Ephémérine, une Bégone, une Népenthe, une Renonée, une Bougainville, un Liseron, une Azalée, une Careopsis, une Manéttia, un Delphinium, un Fuchsia, une branche de Chêne... Les aquarelles aux couleurs très vives sont légendées en français à l’encre brune. La qualité d'exécution des dessins est exceptionnelle, l'artiste ayant eu recours à toutes les ressources de son art. Superbe herbier manuscrit finement aquarellé dans des tons vifs et chatoyants, conservé dans sa reliure d’origine portant les initiales de l’auteur frappées en lettres d’or sur le plat supérieur. Provenance : de la bibliothèque personnelle de Marie-Le Corgne de Tmadeuc, vicomtesse de Beaufranchet de La Chapelle avec ex libris et initiales dorées frappées sur le plat supérieur de la reliure.
Précieux exemplaire à grandes marges conservé dans sa belle reliure de l’époque. Strasbourg, Josias Rihel, 1572. In-folio de (20) ff., 369 ff., (17) ff. Qq. rousseurs et brunissures, qq. mouillures marginales, dernier f. déchiré sans manque. Peau de truie estampée à froid, trois frises d’encadrement sur les plats, attaches conservées. Reliure estampée à froid de l’époque. 319 x 204 mm.
Précieuse et fort rare édition imprimée et coloriée à la main à Strasbourg en 1572 du célèbre herbier de Bock orné des centaines de gravures sur bois bien connues de David Kandel: marque d’imprimeur sur le feuillet de titre, portrait de l’auteur et plus de 500gravures dans le texte entièrement rehaussées de couleurs à l’époque. Le premier herbier méthodique du XVIe siècle. VD 16, B 6021; IA 120.597 ; Heilmann 193 ; Muller III, 519,137 ; Nissen, BBI 182 ; Stafleu/C. 575 ; STC 130; Pritzel 866, Jourdan, Biog. médicale, F. Ritter, Repr. bibliog. des livres imprimés en Alsace auxviè siècle, 1934, 219; Arber, Herbals, 1938, 59 et 221. Pasteur Luthérien, Jérôme Tragus, dit Bock (1498-1554), pratiquait également les fonctions de médecin et d’apothicaire. Exilé à Sarrebruck, à la suite des troubles religieux, il devint médecin à la cour du Comte de Nassau. Bock figure au premier rang des restaurateurs de la botanique au XVIe siècle. Ses études des plantes résultaient d’observations effectuées sur le vif, dans la nature, au cours de fréquentes excursions dans les Ardennes, les Vosges, le Jura, les Alpes Suisses et les bords du Rhin. « Bock est le second des fondateurs germaniques de la Botanique... Ses descriptions de fleurs étaient remarquablement claires… il prenait en considération des éléments que ses prédécesseurs avaient complètement ignorés. Il reconnaissait la corolle, les étamines et les pistils comme parties essentielles de beaucoup de fleurs et il est probablement le 1er botaniste du XVIe, siècle à avoir compris la nécessité d’une classification. » Hunt. « Ce fut lui qui, le premier introduisit dans la botanique une certaine méthode dont on ne trouve encore aucune trace ni dans Brunfel ni dans Fuchs. » (Jourdan, Biographie médicale.) Le « New Kreutter Buch », grand ouvrage de Jérôme Bock, vit le jour à Strasbourg en 1539. Loué pour ses admirables descriptions, il ne comportait cependant aucune illustration. Toute la partie iconographique du recueil fut confiée au peintre de fleurs David Kandel qui conçut et exécuta ainsi plus de 500 dessins de botanique, gravés sur bois dans l’ouvrage, certains avec monogramme de l’artiste. La plupart de ces planches, parues en 1546, étaient originales ; quelques-unes étaient inspirées de Brunfels et Fuchs. Belle édition gothique strasbourgeoise ornée de plus de 500 gravures sur bois, dont la richesse iconographique manifeste est magnifiée dans l’exemplaire par les teintes douces dont un aquarelliste a revêtu, à l’époque, chacune des estampes. Beaucoup des gravures sur bois reprennent la présentation assez classique d’un herbier du XVIe siècle. Certaines, empreintes de fantaisie, sont cependant prétexte pour l’auteur à la représentation d’une scène animalière ou d’une scène animée, sur fond d’arbre ou de plante: Homme assoupi sous la Vigne. Porcs conduits à la glandée sous un chêne. Bergers sous un hêtre. Danse villageoise, cigognes, cueillette des cerises, cueillette des noix par femme parée... Très bel exemplaire en séduisante reliure de l’époque en peau de truie estampée à froid sur ais de bois, avec les fermoirs conservés, magnifié par le coloris main de l’époque.
Edition originale extrêmement rare de cet ouvrage, complet des deux parties et de 200 belles planches gravées et finement rehaussées. 2 ouvrages en 2 volumes grand in-folio de : I/ (1) titre, 100 planches hors texte à pleine page, (1) f. de table, (1) titre, pl. 101 à 200, (1) f. de table ; II/ (2) ff., 25 planches accompagnées de leur texte explicatif, (2) ff., 9 planches. Premier volume en demi-maroquin rouge à encadrement, dos à nerfs orné d’entrenerfs mosaïqués en maroquin vert, pièces de titre et de tomaison de maroquin vert, encadrement de frises et filets dorés sur les bandes de maroquin bordant les plats, coupes décorées, guirlande dorée sur les chasses ; second volume dans une reliure homogène, demi-maroquin à coins, dos à nerfs orné d’entrenerfs en maroquin vert, pièce de titre et de tomaison en maroquin vert. Reliures homogènes de l’époque. 425 x 273 mm.
I – Edition originale extrêmement rare de cet ouvrage, complet des deux parties et de 200 belles planches gravées et finement rehaussées. Dunthorne 67 ; Great Flower Books p. 81 ; Nissen BBI 289 ; Pritzel 1331 ; Stafleu 891. Ouvrage extrêmement rare. Stafleu ne mentionne que deux exemplaires dans les institutions : le Natural History Museum de Londres, avec un exemplaire complet, et l'Herbarium du New York Botanical Garden, avec un exemplaire du premier volume seulement. "Cet ouvrage de M. Buchoz ne se retrouve pas souvent en vente". (Dictionnaire bibliographique, historique, et critique des livres rares..., p. 70) Pierre Joseph Buchoz (1731-1807), médecin agrégé à la Faculté et au Collège royal de médecine de Nancy, médecin-botaniste de Monsieur, ancien médecin de feu Sa Majesté le Roi de Pologne et de Monseigneur le Comte d'Artois... a publié pas moins de 500 ouvrages, devenus très rares, dont son célèbre Jardin d'Eden décrivant les plantes acclimatées et cultivées dans les jardins de la Reine à Trianon. Du Cap de Bonne Espérance à la Guyane, de la Chine au Canada et de l'Afrique à la Sibérie, les voyageurs rapportent des graines et des plantes que les jardiniers de Richard, père et fils, acclimatent dans les serres de Trianon, situées à l'emplacement de l'actuel jardin anglais de Versailles. Très proche de la cour, Buchoz rend compte des expériences scientifiques et botaniques des princes qu'il a le privilège de fréquenter. Pierre-Joseph Buchoz, originaire de Metz, est avocat, puis médecin et démonstrateur au Collège royal des médecins de Nancy. Il publie des ouvrages d'histoire naturelle dans l'esprit encyclopédique de l'époque. Aujourd'hui, ses livres sont très recherchés pour la beauté des estampes enluminées qui les accompagnent. Gravures à pleine page, en superbe coloris de l’époque. Les 200 planches qui constituent cet herbier représentent les plus belles fleurs, les plus curieuses et les plus rares des quatre parties du monde. II- Précieux recueil de 44 essais illustrés de 34 planches botaniques graveés et aquarellées. Buchoz a conçu son ouvrage comme "la quatrième partie de l'histoire générale et économique des trois règnes de la nature", mais dans le même temps il vendit ses essais à la pièce. Chacun pouvait composer un exemplaire à sa guise, si bien qu'il n'y en a pas deux identiques. Les dissertations peuvent être consacrées à une plante particulière ou à des sujets médicaux, les 5 dernières en latin. Cet exemplaire contient des dissertations sur le Pain des hottentots, Douce-amère, Vigne, Vin, Ellébore, Tourette, Lin de Sibérie, Calonne, Aristoloche, Breteuil, Besenval, Acacia de Constantinople, le supplément à la dissertation sur le café, Aron ou pied-de-veau, Quinquina, Albon, Trochereau, Lathrée, Willemetia, Digitale purpurine, Hélianthe, Toxicodendron, Buis, Ornithogalle, Narcisses, Dalechamp, Jacinthes, terre-nois, châtaigne d'eau, trèfle d'eau, etc. Superbe exemplaire de ce précieux herbier, conservé dans ses reliures uniformes de l'époque en demi-maroquin rouge finement décoré. Aucun exemplaire complet du Grand Jardin de l'Univers n'a été répertorié sur le marché depuis le début des années 1950.
Séduisant exemplaire conservé à toutes marges dans son cartonnage d’origine car non rogné, très frais intérieurement. Paris, chez l’Auteur et chez Didot le jeune, Barrois le jeune, Belin, 1783. In-folio de viii pp., 242 pp., (7) ff. d’explication des planches et (1) f. d’errata, 10 planches hors texte à pleine page dont 9 en couleurs. Cartonnage de papier marbré bleu de l’éditeur avec une pièce de titre au centre du plat supérieur, dos lisse, non rogné, qq. frottements. Reliure de l’époque. 352 x 226 mm.
Edition originale de la plus grande rareté de ce très pratique dictionnaire de botanique, qui connut de nombreuses rééditions dans les dernières années du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle. Pritzel, 1355. Monglond IV, 288. «Jean Baptiste François Bulliard (1752-1793), called Pierre Bulliard, was another picturesque outsider whose works represented the Linnaean tradition in Paris. Bulliard was a descriptive naturalist, little given to theoretical or methodological meditations, but an industrious and skilled draftsman and floristic botanist” (Stafleu). Bulliard obtint une place à la nomination de l’abbé de Clairvaux. A cet emploi, dont le modique revenu suffisait à tous ses besoins, était attaché un logement à l’abbaye; il employa le temps qu’il passa dans cette retraite à étudier l’anatomie et la botanique, dans les meilleurs ouvrages. Il apprit aussi le dessin, et vint ensuite à Paris, pour y continuer ses études médicales; mais son goût pour l’histoire naturelle lui fit changer de résolution. Il résolut de réunir en lui seul les talents de l’artiste à ceux de l’auteur, il perfectionna les connaissances qu’il avait acquises dans le dessin, et apprit à graver sous François Martinet, habile peintre et graveur. C’est la parution de sonHerbier de France, dont la diffusionpar cahiers débute en 1780, qui achèvera de lui donner une certaine célébrité.À son lancement, il était prévu que cet ouvrage comporterait cinq parties : plantes vénéneuses, plantes médicinales, champignons, plantes grasses, plantes frumentacées et fourrages. Abondamment illustrée par ses soins, cette publication bénéficied’une nouvelletechnique, mise au point parJohannes Teyler, qui évite d’avoir à faire des retouches au pinceau, ce qui a pour effet de faire baisser le coût de fabrication du livre sans nuire à la qualité du dessin en couleurs. En outre, la vente par livraisons permet à l’auteur d’étaler les frais d’impression dans le temps, et de mettre le livre en vente à un prix modique. Disciple de Rousseau, Bulliard ambitionne d’être un vulgarisateur qui mettrait la connaissance de la botanique à la portée du plus grand nombre. Il ne réalise pas de découvertes, il ne poursuit aucune recherche mais, partant de ce qui est déjà connu, il réalise un grand travail de synthèseet ouvre de nouvelles pistes de réflexion. Dès la parution de son ouvrage, il ressent le besoin de le compléter par un dictionnaire général sur la botanique, destiné aux lecteurs qui ne bénéficient pas au départ d’un grand bagage scientifique. C’est ainsi que paraît en 1783 leDictionnaire élémentaire de botanique, ou Exposition par ordre alphabétique des préceptes de la botanique et de tous les termes, tant françois que latins, consacrés à l’étude de cette science, dont il est bien précisé sur la page de titre qu’il a été composé comme une introduction à l’Herbier de France. Pédagogue avant tout, Bulliard multiplie les exemples et les études de cas à l’appui de ses démonstrations. Dans ses descriptions, ilse réfère en permanence à des illustrations qu’il a voulu les plus exactes possible.Si l’objectif premier de l’auteur consiste à “familiariser avec le langage de la Botanique etrendre plus facile l’étude des principes de cette science”, il entend également baliser la démarche de ceux qui voudraient aller plus loindans l’étude de la botanique,en traçant “un plan méthodique à celui qui désire la cultiver”. Dans ce but,à l’articlePrincipes, il explique qu’“on pourra voir de quelle manière il faut s’y prendre pour s’engager avec succès dans la carrière de la Botanique, soit que l’on se trouve à même de profiter des secours d’un jardin botanique, d’un herbier naturel ou artificiel, ou soit qu’absolument éloigné du commerce des lettres, on n’ait aucune de ces ressources à sa disposition”. Dans le même ordre d’idées, il défend la théorie“qu’une méthode est d’une nécessité indispensable, que c’est un fil qui nous guide, nous ramène au but lorsque nous nous égarons”, mais il ne peut s’empêcher en même temps de fustiger“l’abus que l’on ne fait que trop souvent des méthodes, et combien, en changeant tous les jours la surface de la Botanique, elles s’opposent à ce qu’on puisse diriger cette science vers l’utilité publique”. Il est vrai qu’à l’époque, la botanique, à l’instar d’autres sciences, est dans la phase de bouillonnement intellectuel qui précède inévitablement l’unification du corpus et de la méthodologie, caractérisée par la multiplication des classifications, des théories et des méthodes. Le latin constituant le véritable “espéranto” des botanistes, chaque nom de plante écrit en français est accompagné de son équivalent latin. Bulliard enrichit son livre d’un petit, qui est une traduction duTermini Botanici de Linné, dans lequel chaque mot est assorti d’unrenvoi à sa définition dans le corps du dictionnaire principal. Après le décès de Bulliard, survenu en 1793, ce dictionnaire, qui a rencontré le succès,connaîtra en 1797 une réédition. Ilsera ensuite repris, corrigé et refonduparLouis-Claude Rciahrd, qui le republiera en1800, puis en1802 dans une nouvelle version augmentée. «Bulliard a fait lui-même les dessins et les gravures de ses ouvrages». Le présent dictionnaire est orné en premier tirage de 10 planches à pleine page dessinées et gravées par Bulliard lui-même dont 9 ont été coloriées à la main à l'époque. Séduisant exemplaire conservé à toutes marges dans son cartonnage d’origine car non rogné, très frais intérieurement.
Rare seconde édition augmentée de 112 gravures sur bois de ce très bel herbier conservée dans son vélin de l’époque à recouvrement. Venetia, Appresso li Sessa, 1602.In-folio de (1) f.bl., (12) pp., 480 pp. (mal numérotées 492), (26) ff. d’index, de table et de figures. Pte. restauration à l’angle droit supérieur des pp. 159 et 447 avec atteinte à qq. lettres, pte. galerie de vers dans la marge blanche des pp. 397 à 445 sans atteinte au texte. 826 gravures et vignettes dans le texte et 112 gravures ds. les 10 ff. situés après l’index. Plein vélin à recouvrement, dos lisse avec le titre manuscrit, tranches bleues. Reliure de l’époque. 307 x 217 mm.
Rare seconde édition augmentée de 112 gravures sur bois, ornée de deux portraits et de plus de 935 gravures de plantes, fleurs et fruits, parue 17 ans après la première. Références (pour l’édition de 1585) : Pritzel 2552, Nissen 565 ; (pour la présente édition) : Catalogue des livres de M. le Duc de La Vallière, n°5005. Ce livre rencontra un vif succès et il fut réimprimé en italien, puis traduit et publié dans de nombreuses langues pendant de nombreuses années. Castore Durante (1529-1590) était un poète, physicien et botaniste italien. Les descriptions des plantes sont rédigées sous la forme de poèmes qu’Arber décrit comme étant « pleasingly unscientific ». Elles sont imprimées directement sous les gravures et sont suivies d’informations concernant les noms des plantes, leurs formes, leurs localisations et leurs vertus médicales. “The Linnean genus Duranta, formerly Castorea, is named after the author.” (Hunt) L’édition est ornée de deux portraits gravés sur bois de J.A. Cortusi et de Durante et de 938 gravures sur bois de plantes, fleurs et fruits, certaines d’entre elles animées de manière amusante par l’ajout de figures humaines ou animales. La suite de 112 gravures qui se trouve dans les 10 feuillets terminant l’ouvrage parait ici pour la première fois. Précieux exemplaire de ce très bel herbier, conserve dans son vélin souple de l’époque à recouvrement. Provenance : ex-libris manuscrit Collegis J. Michaelis Vienne sur le titre.