Leyde, Pierre Vander Aa, [circa 1730]. 224 x 299 mm.
Reference : LBW-2617
Belle carte du continent africain, dressée d'après les observations de l'Académie Royale des Sciences, et ornée d’un cartouche de titre décoré de personnages et animaux. Bel exemplaire.
Librairie Le Bail
Didier Le Bail
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Précieuse description de l’Afrique de la plus grande rareté. L’exemplaire Phillips. Tournai, Adrien Quinque, 1622. 2 parties en 1 volume petit in-4 de (2) ff., 152 pp., (3) ff., 194 pp., (3) ff. insérés parmi ces 194 pp., (3) ff. Relié en plein vélin de l’époque, dos lisse avec le titre manuscrit. Reliure de l’époque. 200 x 150 mm.
Édition originale de la plus grande rareté d’un livre essentiel pour l’histoire et la description de l’Afrique. Elle manque à la plupart des bibliographes. Jean-Baptiste Gramaye (1580-1635), citoyen d’Anvers, était un jésuite belge. Il devint prévôt d’Arnheim et historiographe des Pays-Bas. Il fut chargé en 1619 par Philippe III d'une mission au Maroc pour défendre les intérêts de l'Espagne et de la papauté. Dans son périple, en passant par mer d’Italie en Espagne, il fut capturé par des pirates d’Afrique qui le retinrent prisonnier à Alger, et libéré contre rançon le 16 octobre 1619. Ce voyage et cette expérience lui fournirent la matière de cette importante description de l'Afrique qui fait encore aujourd'hui référence. C’est l’Histoire de l’Afrique depuis l’antiquité jusqu’au XVIIe siècle. Quoique l’historique y domine, il y a de très bons détails pour la géographie. C'est l'une des plus rares et des plus importantes descriptions que l'on ait de l'Afrique du Nord au début du XVIIe siècle. «C’est un des ouvrages les plus rares de Gramaye. La description d’Alger et de Tunis est remarquable, l’auteur y ayant fait un séjour de six mois.» (Bibliotheca Hulthemiana, III, 19197) Précieux et admirable volume, conservé dans sa première reliure en vélin souple de l’époque. Provenance: de la bibliothèque Phillips.
Paris, A. Bertrand, 1856. 1856 1 vol in-8° non rogné(230 x 140 mm) de : 32 pp. (dont titre) ; 1 carte dépliante ; [1] f. (titre) ; 53 pp. (catalogue du libraire). Brochage éditeur jaune. (couverture cornée et tâchée, dos précaire).
Rare publication consacrée aux découvertes anglaises des grands lacs africains du milieu du XIXème siècle, due à Victor-Adolphe Malte-Brun (1816-1889), géographe et cartographe français. Cette notice est suivie du mémoire du R. J. Erhardt. Fils du géographe Conrad Malte-Brun, fondateur de la Société de géographie, il se destine lui aussi à la géographie. Membre à son tour de la Société de géographie de Paris, il en devient secrétaire-adjoint en 1852 puis, comme son père, secrétaire général de 1860-1867. Responsable de lédition du Bulletin de la Société de géographie, il est lauteur de plus de cent articles. En parallèle, il complète le Précis de géographie universelle, uvre de son père, et s'intéresse au projet du percement d'un canal en Amérique centrale entre l'Océan Pacifique et l'Océan Atlantique. Excellent cartographe, il présente ses projets à loccasion du Congrès international d'études du Canal interocéanique présidé par Ferdinand de Lesseps. Il meurt en 1889, laissant derrière lui de nombreuses publications dont le présent ouvrage. Dans une première partie, Malte-Brun fait un état des lieux géographique des découvertes européennes en Afrique: LAfrique nest plus aujourdhui comme jadis cette terre inconnue et mystérieuse que dévoraient les rayons du soleil, ce nest plus un vaste plateau sec et aride auquel on ne parvenait de lest ou de louest quen gravissant des chaînes de montagnes qui en formaient les rampes. Le style de lauteur reflète ici sa vision humaniste de la géographie inspirée dEugène Cortambert, lui-même inspiré par les travaux de son père Conrad Malte-Brun. Cortambert avance que la géographie doit être : la peinture générale de la nature, de l'humanité et de ses travaux. Cette vision dune géographie moderne construite sur d'autres bases qu'une énumération des lieux tient beaucoup à Victor-Adolphe Malte-Brun qui sillustre en tant que géographe écrivain. Cette notice de Malte-Brun est suivie du : mémoire de J. Erhardt, pour lexplication de la carte de lAfrique orientale centrale, composée par lui et J. Rebmann. Johannes Rebmann (1820-1876), explorateur et missionnaire allemand, est le premier Européen, avec son complice Johann Ludwig Krapf, à entrer en Afrique par la côte indienne. De plus, ils sont considérés comme étant les premiers Européens à découvrir le Kilimandjaro et le mont Kenya. Dans cette seconde partie, lauteur fait un état très complet de toutes les découvertes récentes en Afrique Centrale et tout particulièrement en ce qui concerne le lac Victoria. Ce mémoire est accompagné de la carte en question intitulée : Carte du lac équatorial dUniamési ou dUkéréwé dans lAfrique Centrale et Orientale. 1 vol. in-8vo untrimmed (230 x 140 mm) of : 32 pp (including title); 1 folding map; [1] f. (title); 53 pp (bookseller's catalogue). Yellow publisher's paperback (cover corroded and stained, spine in poor condition). A rare publication devoted to the English discoveries of the great African lakes in the mid-19th century, by Victor-Adolphe Malte-Brun (1816-1889), a French geographer and cartographer. It is followed by a memoir by R. J. Erhardt. Son of the geographer Conrad Malte-Brun, founder of the Société de géographie, he too was destined to become a geographer. A member of the Société de géographie de Paris, he became assistant secretary in 1852 and then, like his father, secretary general from 1860-1867. Responsible for publishing the Bulletin de la Société de géographie, he wrote over a hundred articles. At the same time, he completed his father's Précis de géographie universelle and became interested in the project to build a canal in Central America between the Pacific and Atlantic Oceans. An excellent cartographer, he presented his plans at the International Congress on the Study of the Interoceanic Canal, chaired by Ferdinand de Lesseps. He died in 1889, leaving behind numerous publications, including this book. In the first part, Malte-Brun gives a geographical account of the European discoveries in Africa: "Africa is no longer, as it once was, an unknown and mysterious land devoured by the sun's rays; it is no longer a vast, dry and arid plateau that could only be reached from the east or west by climbing the mountain ranges that formed its ramps". The author's style here reflects his humanist vision of geography, inspired by Eugène Cortambert, himself inspired by the work of his father Conrad Malte-Brun. Cortambert argued that geography should be: "the general painting of nature, humanity and its works". This vision of a modern geography built on a basis other than an enumeration of places is of great importance to Victor-Adolphe Malte-Brun, who distinguished himself as a writer-geographer. This note by Malte-Brun is followed by: "mémoire de J. Erhardt, pour l'explication de la carte de l'Afrique orientale centrale, composée par lui et J. Rebmann". Johannes Rebmann (1820-1876), a German explorer and missionary, was the first European, along with his accomplice Johann Ludwig Krapf, to enter Africa via the Indian coast. They are also considered to be the first Europeans to discover Kilimanjaro and Mount Kenya. In this second part, the author gives a comprehensive account of all the recent discoveries in Central Africa, with particular reference to Lake Victoria. This memoir is accompanied by the map in question, entitled "Map of the equatorial lake of Uniamési or Ukéréwé in Central and East Africa...".
Bernard de Polignac 2003, in/4, reliure éditeur et jaquette en couleurs, (avec une petite déchirure sans manque), 367 pages. Photographies en couleurs. Dédicace de l'auteur. Préface Christian de Tudert.
"L'Afrique a fait rêver des générations de chasseurs. Beaucoup en parlent maintenant avec nostalgie, comme si c'était un paradis perdu. Bernard de Polignac récuse cette vision pessimiste. Certes, l'Afrique cynégétique d'aujourd'hui n'est plus celle parcourue par les grands explorateurs chasseurs du début du vingtième siècle, ni celle où Hemingway a poursuivi les animaux les plus prestigieux peu après la seconde guerre mondiale. Cependant, avec ses paysages majestueux, changeants, du désert à la forêt équatoriale en passant par la savane, la savane arborée, les montagnes, les fleuves et les marais, avec sa faune qui reste d'une richesse inouïe dans sa diversité, l'Afrique nous invite encore et toujours à la découvrir. Après une présentation du continent et une étude approfondie de sa faune, illustrée par de nombreuses et superbes photographies, l'auteur nous entraîne sur le terrain. Il nous fait partager ses chasses qui l'ont conduit dans quinze pays différents, à la recherche des principaux gibiers, de la bécassine à l'éléphant."
Exemplaire exceptionnel dont toutes les gravures ont été rehaussées de jolis coloris main à l’époque. L’état colorié de ce voyage est de la plus grande rareté. Rouen, Antoine Ferrand, 1665.In-8 de (8) pp., 442, (12), et 9 figures mises en couleurs.Relié en plein veau fauve, filet or encadrant les plats, dos à nerfs postérieur, tranches bleues mouchetées. Reliure anglaise du XVIIIe siècle.163 X 104 mm.
Rare édition rouennaise « d’un livre peu commun. Les parties de l’Amérique visitées par l’auteur sont la Guyane et la province de Cumana » (Leclerc. Bibliotheca Americana, n°1531 et 1532).Sabin, 49790 ; Cordier, Sinica, 2079 ; Brunet, III, 1782. Inconnu à Chadenat.L'originale parut en 1616.« It includes the voyage of the author in Guiana and the province of Gomana » (Sabin).“Sur la Chine et les Chinois voir pp. 339-347 » (Cordier).Jean Mocquet était né dans le Dauphiné en 1575.« Lorsque Henri IV fut parvenu à la couronne, Mocquet, dont les parents avaient beaucoup souffert pour la cause de ce prince, fut apothicaire de la cour. Le désir de voyager lui fit demander la permission d’aller dans les pays étrangers ; l’ayant obtenue, il fut chargé de recueillir des raretés pour le cabinet du roi. Il partit le 1er octobre 1601, et jusqu’en juillet 1612, fit cinq voyages : le premier à la côte occidentale d’Afrique, le second à la Guyane et à Cumana, le troisième au Maroc, le quatrième à Goa, le cinquième à la terre sainte. Chaque fois qu’il revenait, il déposait dans le cabinet du roi, aux Tuileries, les singuliers objets qu’il avait rapportés. « Le roi, dit-il, prenait plaisir aux discours que je lui faisais de mes voyages. » Il eut le titre de garde du cabinet des singularités, avec six cents francs de gages. Sa relation est intitulée ‘Voyages en Afrique, Asie, Indes orientales et occidentales, divisés en six livres et enrichis de figures’. Il en existe une traduction hollandaise, Dordrecht, 1656, in-4, et une allemande, 1668, in-4. Mocquet est un voyageur assez recommandable, il donne des détails curieux sur les sauvages et sur l’histoire naturelle de l’Amérique méridionale. Il raconte, entre autres, une histoire qui ressemble beaucoup à celle d’Ynkle et Yariko. Sa notice sur le Maroc a été abrégée par Dapper. Il fait un tableau repoussant, et malheureusement vrai, de la dépravation des Portugais dans les Indes, et donne des détails intéressants sur leur commerce. Il connut à Goa le voyageur Pyrard, qui lui raconta beaucoup de particularités sur les Maldives. Quand Mocquet revint de la Palestine, le roi fit placer dans son jardin du Louvre les plantes qu’il avait recueillies au mont Liban. »Ce volume renferme les Voyages de Mocquet en Libye, Barbarie et Canaries (en 1601-1602) ; aux Indes occidentales, aux Amazones, etc. (en 1604) ; au Maroc (en 1605-1606) ; en Ethiopie, Mozambique, Goa, etc. (en 1607-1610) ; en Syrie et Terre sainte (en 1611-1612) ; et en Espagne (en 1614-1615).« Ses voyages avaient pour but de recueillir des raretés pour le cabinet du Roi, dont il fut plus tard nommé garde ». Outre son contenu, l'ouvrage est recherché pour ses illustrations, soit 17 scènes gravées sur 9 cuivres à pleine page figurant des Libyennes qui vont seins nus le long de la mer chercher quelque poisson & des œufs d'Autruche pour manger, les canoës ou les hamacs des Indiens, Comment les Caraïbes boucanent & mangent la chair de leurs ennemis, Comment les Indiens & Canarins de Goa sont habillez, & vont cueillir le Cocos sur les Palmiers ou encore La Façon des Chinois en leurs vêtements, manger & réjouissances et La façon des Syriens comme ils dansent allant en Pèlerinage au Temple de Salomon, & font comme s'ils ressuscitaient des morts, entre deux santons & Marabous. Le présent ouvrage se trouve rarement complet de l’ensemble de ses planches (il manque souvent les 2 gravures hors texte des pp. 160-161 et 212-213).Exemplaire exceptionnel dont toutes les gravures ont été rehaussées de jolis coloris main à l’époque. L’état colorié de ce voyage est de la plus grande rareté. Nous n’avons trouvé trace d’aucun exemplaire de ce voyage avec les planches coloriées à l’époque.
Le grand voyage de La Mottraye en Europe, Asie et Afrique, orné en premier tirage des estampes de William Hogarth. L’un des rares exemplaires imprimés sur grand papier. La Haye, 1727. La Haye, T. Johnson & J. Van Duren, 1727. 2 volumes in folio de I/ (7) ff., 1 frontispice, 472 pp., 23 pp., et 31 planches hors-texte dont 6 dépliantes et 10 à double-page ; II/ 1 frontispice, (3) ff., 496 pp., 39 pp., 18 planches dont 7 sur double-page et 2 cartes sur double-page. Pages de titre imprimées en rouge et noir. Relié en veau granité de l’époque, double-filet à froid sur les plats, dos à nerfs ornés de fleurons dorés, coupes décorées, tranches rouges mouchetées. 368 x 235 mm.
Première édition française de ce voyage important d’Aubry de la Mottraye en Europe, Asie et Afrique. Chadenat 105 ; Blackmer 946. Aubry de La Mottraye s’établit en 1698 à Constantinople pour y pratiquer librement la religion protestante. Il avait déjà visité l’Italie, Jaffa, Alexandrie, Tripoli, Port Mahon, Lisbonne et avait suivi Tallard en Angleterre. Il fit connaissance de Tékéli à Constantinople et parcourut l’Anatolie jusqu’à la mer Noire. Il navigua ensuite vers Malte puis vers Barcelone. La Mottraye se lia vers 1711 avec F.E. Fabrice agent de Charles XII et le suivit à Bender. Des courses continuelles entre Constantinople et Demotica l’occupèrent jusqu’en 1714. Il partit pour la Suède avec Fabrice et pénétra jusqu’en Laponie. « Dans ses voyages, La Mottraye s’attache aux usages et aux coutumes et livre un grand nombre d’anecdotes curieuses sur des personnages dont l’histoire a consacré le nom. » Les bibliographes soulignent la beauté de l’iconographie due au talent de William Hogarth, l’un des plus célèbres artistes anglais du XVIIIe siècle. Le présent ouvrage est ainsi orné en premier tirage de 47 très belles gravures hors texte dessinées par William Hogarth, la plupart dépliantes ou sur double-page, de 2 frontispices et de 4 cartes. Dessinées avec talent et originalité elles campent avec élégance et mouvement scènes de mœurs, personnages, costumes et monuments des pays visités par La Mottraye. Hogarth y témoigne d’une verve toute particulière, en tant que « premier des peintres anglais qui aient possédé une indiscutable personnalité ». « Ouvrage curieux, recherché pour les 46 planches dont il est orné, presque toutes dessinées par W. Hogarth, l’un des plus célèbres artistes anglais du XVIIIe siècle. Il renferme de plus 4 cartes » (Chadenat). Exemplaire d’exception imprimé sur grand papier, particulièrement grand de marges (hauteur : 368 mm). Un exemplaire ordinaire mesure approximativement 315 mm de hauteur, soit 53 mm de moins que celui-ci.