Paris, CLASSIQUES GARNIER, 1931; in-12 broché, jaquette, XLVI + 290 pp. Edition de Georges Mongrédien. BON ETAT
Reference : 49525
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LE SERPENT QUI PENSE
M. ERIC BIBAULT
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Paris, Matthieu Guillemot, 1585. 1 vol. in-16, veau fauve marbré, dos à nerfs orné de caissons dorés, pièces de titre et de tomaison en maroquin rouge, roulette dorée sur les coupes, tranches jaspées de rouge et de bleu. Reliure du début du XVIIIe siècle,restaurée. La pièce de tomaison porte "to.8". (16) ff., 272 ff. Signatures : at8 et8 [A-Z]8 [Aa-Mm]8. Petit manque en pied au feuillet 127 avec perte de qq. mots du texte.
Rarissime édition originale de ce recueil de huit nouvelles écrites dans la continuation des Histoires tragiques de Boaistuau et de Belleforest (1559-1582).D'ailleurs ce volume relié au XVIIIe siècle, était destiné à compléter les sept tomes des Histoires tragiques de Boaistuau et Belleforest, car il porte la tomaison "8" : en effet, c'est pour le 8e tome des Histoires tragiques que Matthieu Guillemot avait obtenu un privilège royal. On ne connaît rien sur son auteur,Vérité Habanc, qui se qualifie de gentilhomme saintongeais, sinon qu'il était l'un des sectateurs les plus ardents du parti catholique. Comme le relève Gabriel Pérouse, il est fort vraisembable que ce gentilhomme provincial qui avait étudié à Poitiers, ait combatu dans l'armée du futur Herni III et ait participé à la bataille de Moncontour. Les allusions et développements historiques compris dans les nouvelles IV et VII nous prouvent qu'il avait vécu de près ces événements. Longtemps méconnues, elles sont pourtant d'une grande importance dans l'histoire de la littérature, car elles forment un jalon dans la pérennité du genre, illustré notamment par la suite par Poissenot et Jacques Yver, puis par Rosset. Pour ces huit nouvelles, l'auteur a recherché à s'éloigner du modèle italien de Bandello en créant des nouvelles proprement à la française. Sous couvert d'un tableau d'une certaine intransigeance morale et religieuse, l'auteur s'épanche en détails scabreux tout en s'irritant contre les comportements déshonnêtes, en particulier des femmes. Son style est parqué par l'exaltation rhétorique des controversistes de son temps et la verdeur de ses propos lui confèrent par moments des accents rabelaisiens. L'intérêt du livre réside aussi dans le témoignage qu'il nous délivre sur les usages de la société de la seconde moitié du XVIe siècle. Pour Pérouse, qui en fait une longue analyse, "le livre lui, est bien curieux, et mériterait cent fois d'être connu : ne serait-ce que pour son attrayante variété". Et les Nouvelles Histoires "malgré leurs faiblesses, sont un livre hors du commun. V. Habanc y a esquissé une "représentation" romanesque, fortement contrastée de la force et de la faiblesse humaine". Cette édition est d'une insigne rareté. A l'époque de la rédaction de son étude,n Gabriel Pérouse pensait qu'il n'en restait qu'un seul exemplaire, celui de la bibliothèque de l'Arsenal. Aujourd'hui nous piouvons en dénombrer trois autres , tous conservés dans des bibliothèques étrangères. Loviot, Revue des Livres anciens, I, 308; USTC, 59805; Cioranescu, 11291; Arbour, 93; Pérouse, Nouvelles françaises du XVIe siècle, Genève, Droz, 1977, pp. 298-310.
Lyon, Benois Vignieu, 1708. 1 vol. in-8°, basane brune, dos à nerfs orné de caissons dorés. Reliure de l'époque, qq. petits accrocs, coins émoussés, coupes de gouttière râpées. Bon exemplaire. Ex-libris ms. au contreplat dont celui de Gabriel Pérouse. (4) ff., 647 pp., (1) p. Rousseurs.[C43]
Cette édition comprend 35 histoires dont celle de la Brinvilliers. C'est l'une des plus complètes. Seules les 19 premières sont de Rosset ; le recueil ayant eu un grand succès populaire, fut réimprimé de nombreuses fois depuis la première édition de 1604 et augmentée par divers continuateurs anonymes. Celle-ci est augmentée des histoires des dames de Ganges et de Brinvilliers. « Les Histoires tragiques se présentent comme une collection de faits divers tirés pour la plupart de la chronique contemporaine et qui ont en commun le caractère sanglant ou funeste du dénouement » (Lever). Ancêtres du roman noir, dont les thèmes tournent autour de la possession démoniaque (par exemple l'histoire de Goffredy), l'inceste, le parricide, l'infanticide, les crimes passionnels, etc., ces Histoires tragiques peignent, sous le masque de l'apologue, ces faits divers avec une cruauté rare, une sorte de délectation dans la description de la violence. D'autre part, comme le fait remarquer Maurice Lever, « il ressort des Histoires tragiques que tous les vices dont souffre l'humanité ont pour origine deux calamités fondamentales : la femme et le diable », qui sont d'ailleurs associées dans quelques unes d'entre elles. Viollet Le Duc II, 210 ; Lever, Fiction narrative, 224 ; Yve-Plessis, 1265; Lever, Romanciers du Grand Siècle, pp. 77 à 81.
Rouen, J. B. Besongne, 1700. 1 vol. petit in-8°, demi-basane blonde, dos à nerfs orné de roulettes dorées, pièce de titre en basane havane, tranches jaspées de bleu. Reliure du début du XIXe siècle. Exemplaire rogné court. (4) ff., 616 pp. Quelques rousseurs.[D19]
Une des éditions les plus complètes, elle comprend 38 nouvelles. Seules les 19 premières sont de Rosset ; le recueil ayant eu un grand succès populaire, fut réimprimé de nombreuses fois depuis la première édition de 1604 et augmentée par divers continuateurs anonymes. Celle-ci est augmentée des histoires des dames de Ganges et de Brinvilliers. « Les Histoires tragiques se présentent comme une collection de faits divers tirés pour la plupart de la chronique contemporaine et qui ont en commun le caractère sanglant ou funeste du dénouement » (Lever). Ancêtres du roman noir, dont les thèmes tournent autour de la possession démoniaque (par exemple l'histoire de Goffredy), l'inceste, le parricide, l'infanticide, les crimes passionnels, etc., ces Histoires tragiques peignent, sous le masque de l'apologue, ces faits divers avec une cruauté rare, une sorte de délectation dans la description de la violence. D'autre part, comme le fait remarquer Maurice Lever, « il ressort des Histoires tragiques que tous les vices dont souffre l'humanité ont pour origine deux calamités fondamentales : la femme et le diable », qui sont d'ailleurs associées dans quelques unes d'entre elles. Viollet Le Duc II, 210 (éd. de 1708) ; Lever, Fiction narrative, 224 ; Yve-Plessis, 1265; Lever, Romanciers du Grand Siècle, pp. 77 à 81.
IMP. FOLLOPPE. 1976. In-8. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 246 pages.. . . . Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
Sommaire : les tragiques conflit social et genèse poétique - d'aubigné prosodiste novateur - les images de parenté dans les tragiques - le sang dans les tragiques - l'inspiration biblique dans les tragiques - la saint barthelemy et le saint bonaparte - le périple d'aubigné etc. Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
S.l.n.d. (ca 1785). 1 vol. petit in-folio, veau blond, dos à nerfs orné de doubles filets et de roulettes dorées, pièce de titre en maroquin La Vallière. Reliure du XIXe s. Quelques épidermures. Ex-libris de Louis Humert au contreplat. 174 pp.
Notes diverses recueillies par l'abbé Darche au XVIIIe s. Ce manuscrit comprend les éphémérides, événements tragiques ou singuliers depuis 523 jusqu'au XVIIIe s.