Paris, Briasson, 1731. 3 volumes in-12 (166 x 100 mm), 3 ff. n. ch., 366 pp., 1 f. n. ch. ; 2 ff. n. ch., 380 pp. ; 2 ff. n. ch., 400 pp. Maroquin vert, plats décorés d’un triple filet doré en encadrement, dos à nerfs orné de caissons de fleurons dorés, titre doré, date et lieu dorés en queue, double filet doré sur les coupes et les coiffes, large frise dorée en encadrement des contreplats, tranches dorées sur marbrures, quelques frottements sur les plats, dos légèrement ternis, peau fendue sur 2 cm à un mors, taches d'encre légères au tome deux pages 216, 291, 292 et sur la planche en regard, petit manque angulaire de papier page 331 du tome trois (Chambolle-Duru 1869).
Reference : 10711
Première édition en trois volumes à la même date.Ce recueil de tragédies galantes, publié anonymement, comprend quatorze nouvelles. "Les premières éditions de ce recueil sont moins complètes" (Gay-Lemonnyer). Parmi ces nouvelles, Zingis, Jacqueline de Bavière et L'Amitié singulière sont les oeuvres d'Anne de la Roche-Guilhem (1644-1710).Celle intitulée Don Carlos, nouvelle historique, reprend la nouvelle publiée sans nom d’auteur par César Vichard de Saint-Réal (1643-1692) à Amsterdam en 1673.Cette édition est illustrée d’un frontispice, de lettrines, de culs de lampe et bandeaux et de 16 planches hors texte gravées en taille douce, « ce qui est rare dans les histoires tragiques (c’est la seule occurrence à notre connaissance) ». Elles « représentent des scènes galantes, des rencontres amoureuses, des personnages implorant la pitié de souverains, des scènes orientales, des scènes bourgeoises ressemblant fort aux tableaux de genre, et il n’y a qu’une seule représentation de meurtre, pour illustrer la première histoire du dernier tome » (Nicolas Cremona).Aux histoires tragiques, genre littéraire qui rencontra un grand succès jusqu’au début du XIIIe siècle, ces quatorze récits narratifs ajoutent des éléments romanesques, échange de lettres, sentiments amoureux. « En cette fin de règne de Louis XIV, l’heure n’est plus au récit sanglant, mais au récit galant, même si à la fin tous les personnages importants meurent, et l’auteur du recueil reprend le terme d’histoires tragiques pour hériter des lecteurs de ce genre, sans pour autant appliquer exactement la formule qui avait fait le succès de Rosset en son temps » (Nicolas Cremona).L’apparition en France de la littérature tragique est liée à la traduction par Pierre Boaistuau (Nantes, 1517–Paris, 1566), en 1559, de six des 214 nouvelles de l’italien Matteo Bandello (1485–1561), inventeur de cette forme narrative. François de Belleforest (près de la ville de Samathan, 1530 – Paris, 1583), son collaborateur, poursuivra leur traduction : « Il se place donc dans le sillage de Boaistuau, mais élimine comme il le dit les « comptes joyeux » pour ne conserver des écrits de Bandello que ce qui justifie le titre d’Histoires tragiques » (Stephan Ferrari).L'exemplaire relié par Chambolle-Duru cité par Gay.Le premier exemplaire signalé par Gay de cette édition citée en référence est celui de la vente "Fontaine, en 1870, reliure de Chambolle-Duru". Il figure sous le numéro 571 du Catalogue de livres anciens et modernes rares et curieux de la librairie Auguste Fontaine de 1870.René-Victor Chambolle (1834 – 1898) fut associé à Hippolyte Duru (1803 – 1884) de 1861 à 1863, date à laquelle il devint seul propriétaire de l’atelier de reliure. Il « conserva la raison sociale Chambolle-Duru, connue et estimée des amateurs depuis 35 ans » (Fléty). Son fils, René Chambolle (1873 – 1915) lui succéda et maintint la notoriété de l’atelier.Très bel exemplaire en maroquin vert signé Chambolle-Duru.Gay-Lemonnyer, 594. Nicolas Cremona, "Pleines de chair et de sang” : poétique d’un “genre à succès”, l’histoire tragique [1559-1644], Paris III, 2009, p. 442. Fléty, p. 40.
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