‎[ÉLUARD] MARTINIE (Henri)‎
‎Portrait photographique.‎

‎ Portrait offert aux Guillevic [Paris, c. 1947]. 1 tirage (180 x 240 mm) noir et blanc sur papier fort. Beau portrait du poète, quelques mois avant le disparition de Nusch. Envoi signé (en marge inférieur gauche) : «à Colomba et à Guillevic qui sont le printemps de la poésie, très affectueusement, Paul Éluard, 25 Mai 1947». ‎

Reference : 32132


‎Dans Ouvrir, un recueil d'inédits publié en 2018, il parlait ainsi de son ami : « Eluard pouvait être nuage, il pouvait être roc tant étaient profondes sa sensibilité, sa réceptivité. C'était un rêveur aux aguets, tout autant qu'un transformateur, un modeleur de ses rêves. » Il fut, bien plus qu'avec Aragon ou Breton, proche du poète, qu'il considérait cimme «un surréaliste débrouillé. Je constate avec tristesse qu'on s'est un peu éloignés de sa poésie.» (in Entretien avec P. Marin, revue Enjeu, 2003, p. 191). ‎

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‎YERBURY (Edward Reuben)‎

Reference : 31926

(1942)

‎Charles de Gaulle. Portrait photographique‎

‎ Rare tirage signé - Edimbourg, 1942 S.l.n.d. [Edinburgh, 1942] 1 tirage argentique (155 x 205) sur papier, monté sur carton (200 x 255 mm) avec tampon au dos. Photographie originale signée par le général de Gaulle (en marge inférieure du carton de support). Le tampon de copyright comporte la mention : «E.R. YERBURY & SON. 92 MORNINGSIDE ROAD, EDINBURGH». ‎


‎Très beau portrait photographique du général de Gaulle, pris à Édimbourg en 1942 par Edward Reuben Yerbury, dans l’atelier de la maison E. R. Yerbury & Son. La photographie appartient à un moment très précis de l’histoire de la France libre. Le 23 juin 1942, de Gaulle se rend à Édimbourg pour inaugurer la Scottish Free French House, installée au 28 Regent Terrace, dans l’un des plus beaux ensembles géorgiens de la New Town, au flanc de Calton Hill. La maison devait servir à la fois de lieu d’accueil pour les Français libres de passage en Écosse et de centre de rayonnement culturel français. Après la guerre, elle deviendra pour un temps le consulat général de France, avant de devenir la résidence officielle du consul général. Le discours prononcé ce jour-là est resté célèbre. De Gaulle y célèbre l’alliance franco-écossaise, l’ancienne Auld Alliance, scellée à la fin du XIIIe siècle, et la présente dans une formule appelée à une grande fortune : « la plus ancienne alliance du monde ». En pleine guerre, alors que la France libre cherche partout ses appuis, ce rappel historique n’a rien d’anecdotique. Il permet au Général d’inscrire le combat présent dans une fidélité longue, presque dynastique, entre l’Écosse et la France. C’est dans ce contexte que s’inscrit le portrait réalisé par Yerbury. Edward Reuben Yerbury, issu d’une importante dynastie de photographes d’Édimbourg, dirige alors avec la maison familiale l’un des studios les plus réputés de la ville. Installé à Morningside Road, le studio E. R. Yerbury & Son s’était fait une spécialité du portrait, avec une exigence de pose, de lumière et de tirage qui lui valut une reconnaissance bien au-delà du cercle local. En 1942, Yerbury est sollicité pour réaliser plusieurs études photographiques du chef de la France libre. Le portrait est d’autant plus intéressant qu’il fixe un de Gaulle encore en guerre, mais déjà pleinement constitué dans son image publique. Ce n’est pas le de Gaulle présidentiel des années 1960, ni même seulement l’homme du 18 Juin : c’est le chef de la France libre au moment où sa figure se stabilise, droite, grave, militaire, offerte à la fois aux réseaux français, britanniques et alliés. L’image prise à Édimbourg devint rapidement l’un des portraits de référence du Général, appréciée de ses fidèles et largement diffusée au cours de l’année 1942. Le destin ultérieur de Yerbury confirme l’importance accordée à ces portraits. À la Libération, le photographe fut invité par le gouvernement français à Paris, en 1945, pour photographier à nouveau de Gaulle. Le geste témoigne de la reconnaissance portée à ces images de guerre, réalisées loin de la France occupée, mais déjà destinées à construire la présence visible du chef de la France libre. Magnifique tirage, l'un des rares connus signés. ‎

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‎MAN RAY‎

Reference : 31574

(1927)

‎Portrait photographique de Paul Éluard.‎

‎ Eluard par Man Ray, 1927 [Paris, 1927]. Tirage noir et blanc sur papier (170 x 230 mm). Tampon au dos « MAN RAY 31 bis, Rue Campagne Première PARIS» et note manuscrite au crayon «Éluard, 1927», mais en tirage postérieur. Tirage avec recadrage du célèbre portrait d'Éluard prit par Man Ray à Paris en 1927 dans son atelier du 31bis rue Campagne Première. ‎


‎La rencontre entre Paul Éluard et de Man Ray prend sa source au tout début des années 1920 : c'est le 14 juillet 1921 que Man Ray, qui résidait jusqu'alors à New York, arrive à Paris. Au café Certà, passage de l'Opéra, quartier général des Dadaïstes, Marcel Duchamp l'introduit à un groupe d'amis auquel appartient Éluard. Man Ray reviendra sur cette rencontre dans son Autoportrait : « Une demi-douzaine d'hommes et une femme étaient assis autour d'une table, dans un coin isolé. Après les présentations, nous essayâmes de converser. Jacques Rigaut, qui parlait quelques mots d'anglais, traduisait les questions et les réponses. C'était assez sommaire, et pourtant je me sentis à l'aise avec ces inconnus qui semblaient m'accepter comme un des leurs, sans doute à cause des goûts qui m'étaient attribués. En outre, ils semblaient déjà au courant de mes activités new-yorkaises. André Breton, qui devait quelques années plus tard fonder le mouvement surréaliste, paraissait déjà dominer les autres et portait sa tête imposante comme un défi ; Louis Aragon, écrivain et poète, semblait également sûr de lui et quelque peu arrogant. Le poète Paul Éluard, avec son grand front, ressemblait à une version, en plus jeune, du portrait de Baudelaire que j'avais vu dans un livre. » La première véritable rencontre artistique des deux hommes aura lieu dans le n° 7 de La Révolution surréaliste, en juin 1926. Éluard y publie un texte en prose intitulé « A la fenêtre », que vient illustrer une photographie de Man Ray intitulée « Course d'autos » ; cette collaboration marque un rapprochement certain entre les deux hommes, qui n'ira que culminant au cours des années trente pour s'ouvrir sur une réelle amitié dont témoigne, en 1934, le poème d'hommage à l'oeuvre photographique de Man Ray qu'Éluard fait paraître dans La Rose publique sous le titre « Man Ray ». Facile et Les Mains libres suivront. Une séance de pose aura lieu en 1927, avec plusieurs (au moins quatre) prises de vues sous des angles différents, mais toutes ce jour-là (même costume, même pochette), et c'est la plus ancienne que nous connaissions (faussement datée parfois de 1922). Les épreuves comportent au verso le tampon de l'atelier, au 31 bis rue Campagne première, comme ici - mais l'épreuve proposée est clairement plus tardive. ‎

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‎CESENA Amédée de .‎

Reference : 8873

(1884)

‎La Maison de France par Amédée de Césena. Avec un portrait photographique d'après nature de Monsieur le Comte de Paris et un fac-similé de sa signature par Pierre Petit.‎

‎ 1884 Paris, Blériot et Gautier 1884 ; plaquette in-12 brochée, couverture bleue imprimée en noir et orné du blason de France en noir, dos muet ; 48pp. Portrait photographique du Comte de Paris par Pierre Petit contrecollée en frontispice avec signature reproduite au dessous du portrait.‎


‎ Edition originale. Petites auréoles de mouillure à la couverture avec très petit accroc, bon état intérieur. (CO1) ‎

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‎[SAND] NADAR‎

Reference : 32237

(1876)

‎George Sand. Portrait photographique dédicacé‎

‎ Seul portrait dédicacé connu S.l.n.d. [« Galerie contemporaine, 126 boulevard de Magenta » et « Cliché Nadar, rue d'Anjou-Saint-Honoré, 51 »]. 1 tirage sur papier albuminé (250 x 340 mm), encadré. Célèbre portrait sur papier fin, contrecollé sur carton de la Galerie Contemporaine littéraire (2e série, n°37). Rarissime épreuve dédicacée : «à mon cher Villegeorges, souvenir d'amitié, George Sand»‎


‎Ce portrait fait partie de l'une des entreprises éditoriales les plus caractéristiques de la fin du XIXe siècle : La Galerie contemporaine, publiée de 1876 à 1884, réunit 242 biographies illustrées de 410 photographies, dont 241 reproduits en photoglyptie par la maison Goupil & Cie Ce procédé photomécanique nouveau connut pendant trente ans un énorme succès dans la presse et l'édition, grâce à une impression stable, diffusable en grand nombre et bien moins coûteux que les tirages argentiques. George Sand est la première figure féminine à être publiée dans la Galerie Contemporaine. Le portrait reprend l'un des fameux clichés exécutés par Nadar en mars 1864 : une série de huit clichés de la romancière au mois de mars 1864. La bonne dame de Nohant ne s'appréciait pas physiquement, et ne fit confiance qu'à Nadar pour poser, lequel consacra de longues heures à la photographier jusqu'à ce que l'image lui convienne : « Les épreuves de ma photographie n'ont pas encore très bien réussi chez Nadar j'y retourne demain...", écrit-elle à Maurice son fils le 8 mars 1864 à Paris. Ces photographies, restées célèbres, inaugurèrent le début d'une longue série. Nadar qui avait toujours admiré la romancière, l'avait placée en tête de son Panthéon Nadar (1854) et lui avait dédicacé un livre, Quand j'étais étudiant (1856) : « À madame George Sand, enthousiasme fervent et profond respect » ; la romancière deviendra par ailleurs la marraine de son fils Paul. Précieuse épreuve dédicacé par Georges Sand, qui devait décéder l'année même de cette parution, le 8 juin 1876, si bien que les portraits signés sont absolument rarissimes, George Sand n'ayant que peu d'occasions de les avoir en mains. On ne connaît qu'un autre portrait dédicacé de la série Nadar, au petit format carte de cabinet (à Charles-Edouard de Vasson) et quelques autres tirages dans ce même format carte, simplement signés. ‎

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EUR4,000.00 (€4,000.00 )

‎PAGNOL (Marcel)‎

Reference : 27191

(1937)

‎Portrait photographique.‎

‎ Seul portrait de Pagnol dédicacé à Fernandel connu. S.l.n.d. [circa 1938]. 1 tirage argentique (240 x 295 mm) en noir, sous verre. Dédicace en marge inférieure : « à mon ami Fernandel. Saturnin - Gédémus - Schpountz, avec mon admiration et mon affection. Marcel Pagnol 1937 ».‎


‎Dans cette historique dédicace, Pagnol rappelle les trois personnages que Fernandel venait d’incarner sous sa direction : Saturnin dans Angèle (1934), Gédémus dans Regain (1937), et surtout le rôle-titre du Schpountz (1938), film qui fit de lui une véritable vedette. « C’est à Pagnol, dira Fernandel, que je dois d’avoir pu prouver que j’étais un vrai comédien. » La dédicace permet de dater le portrait du tournant 1937-1938, au cœur de leur féconde collaboration. Leur association devait marquer durablement le cinéma français : La Fille du puisatier (1940), Naïs (1945), puis Topaze (1951), confirmèrent cette alliance entre l’auteur dramatique devenu cinéaste et l’acteur populaire qui, selon Pagnol, « possédait le don de faire rire des êtres qui ont tant de raisons de pleurer ». Leur complicité fut pourtant suivie d’une brouille retentissante après le refus de Fernandel de jouer Ugolin dans Manon des sources : Pagnol le traita de « grimacier », et il fallut attendre la fin de leur vie pour que s’apaise cette querelle. Précieux portrait, qui fut la propriété de Fernandel toute sa vie durant. C'est le seul portrait de Pagnol dédicacé qu'il possédait, témoin de l'âge d'or de la collaboration entre les deux hommes. ‎

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