Work in progress : la feuille de vote du Goncourt [Paris, restaurant Drouant, 24 octobre 1967]. 1 f. (225 x 210 mm) à petits carreaux, dactylographié en noir et complété au stylo bille bleu + 1 carte imprimée en noir (100 x 215 mm) à en-tête de l'Académie Goncourt. Roland Dorgelès a rempli au stylo bille ce 'tableau de vote' dactylographié et présenté en 7 colonnes correspondant aux 7 tours de table des 9 membres du prix (le président dont la voix compte double n'étant pas sur la feuille de vote) : Dorgelès, Billy, Arnoux, Mac Orlan, Giono, Queneau, Salacrou, Bazin et Hériat. Avec : Le menu que les 10 de l'Académie Goncourt partagèrent le 24 octobre 1967 dans le salon réservé pour eux chez Drouant, un mois exactement avant le déjeuner de la remise du prix, cette année-là attribué à André Pieyre de Mandiargues pour La Marge (Gallimard).
Menu, mais sans un couvert : Aragon décline [Paris, restaurant Drouant, 4 mars 1968]. 1 carte imprimée en noir (100 x 215 mm) à en-tête de l'Académie Goncourt. Le menu que 9 des membres de l'académie Goncourt partagèrent le 4 mars 1968 : le grand absent, Louis Aragon s'étant fait excuser pour cette réunion.
Fraîchement élu au fauteuil de Gérard Bauër (cinquième couvert) il ne restera du reste qu'un an à l'Académie après avoir soutenu François Nourrissier.
Reliure de Canape, avec les fumés Paris, Gustave Havard, [1845]. 1 vol. (140 x 200 mm) de 159 pp. Demi-maroquin marron à coins, dos lisse orné à la grotesque, tête dorée, non rogné, couverture et dos conservés (reliure signée de Canape). Édition originale. Un frontispice et 100 vignettes gravées sur bois par Laveille d’après les dessins d’Édouard de Beaumont. Bel exemplaire enrichi du prospectus à parution et de 18 fumés des illustrations.
Cette curieuse galerie rassemble les figures de petite taille dont l’histoire, la chronique ou le spectacle ont conservé le souvenir, depuis l’Antiquité jusqu’au phénomène contemporain que fut le général Tom Pouce. On y rencontre notamment Philétas de Cos, poète et grammairien grec que la tradition disait si maigre qu’il devait lester ses chaussures de plomb, Jeffrey Hudson, favori de la reine Henriette-Marie d’Angleterre, ou encore Charles Stratton, célèbre sous le nom de Tom Thumb. L’ouvrage est dû à Jean-Alexandre Havard, qui écrivait sous le pseudonyme d’A. d’Albanès, et à Georges Fath, dramaturge, conteur et futur auteur de nombreux livres destinés à la jeunesse. Havard était le frère de Gustave Havard, éditeur du volume : cette collaboration familiale explique sans doute le soin apporté à une publication. La figure de Tom Pouce donne au livre une actualité immédiate. Découvert enfant par Phineas Taylor Barnum, Charles Stratton avait été transformé par l’imprésario américain en prodige de spectacle. Sa tournée européenne, commencée en 1844, fut un triomphe : présenté à la reine Victoria, puis reçu en France par Louis-Philippe, il devint en quelques mois une célébrité internationale. Le texte mêle biographies, légendes, anecdotes de cour et récits parfois merveilleux, sans toujours distinguer la réalité documentaire des traditions accumuléesn avec une abondante illustration d’Édouard de Beaumont qui contribue largement au charme du volume. Peintre, dessinateur et lithographe, collaborateur de la presse illustrée, Beaumont excelle dans les scènes historiques et les silhouettes pittoresques. Ses dessins, gravés sur bois par Laveille, donnent à chaque personnage son décor, son costume et sa physionomie. L’exemplaire présente un intérêt bibliophilique tout particulier : le prospectus de publication documente la mise en vente et la promotion de l’ouvrage, tandis que les 18 fumés offrent un état séparé de plusieurs gravures, tirées avec une encre fortement chargée afin de mettre en valeur le travail du bois. Ces épreuves, rarement demeurées avec le volume, permettent d’apprécier plus directement la vigueur du trait et le détail des compositions de Beaumont. Dos légèrement passé. Osterwalder 103 ; Carteret III, 93 ; Sander 5 ; Vicaire I, 24.
Paris, Gawsewitch éditeur, 2008 1 vol. de 252 pp. Broché. Envoi signé : "Pour mon cher Jacques, en signe d'amitié, cette 'Conversation sur les sujets qui fâchent' qui j'espère, le fâchera tout de même un peu - en dépit de son flegme habituel. Très affectueusement." De la bibliothèque Jacques Vergès (tampon).
Un des 45 de tête sur vergé d'Arches Paris, Mercure de France, (3 janvier) 1979. 1 vol. (170 x 235 mm) de 342 p. et [5] f. Broché, non coupé. Édition originale. Un des 45 premiers exemplaires sur vergé d'Arches (n° 24).
« Il était monté dans mon taxi boulevard Haussmann, un très vieux monsieur avec une belle moustache et une barbe blanches qu'il s'est rasées après quand on s'est mieux connu. Son coiffeur lui avait dit que ça le vieillissait, et comme il avait quatre-vingt-quatre ans et quelques, ce n'était pas la peine d'en rajouter » : les tribulations burlesques d'un chauffeur de taxi embringué dans la vie d'un ex-virtuose du pantalon devenu bienfaiteur de l'humanité distille une immense tendresse et beaucoup d'émotion dans l'avant-dernier livre publié par Roman Gary (avant Les Cerfs-volants), et trois ans après le prix Goncourt obtenu pour La Vie devant soi - et donc le dernier sous son pseudonyme. L'ouvrage paraît en mars 1979, dans un tirage à 5 000 exemplaires, dont 45 grands papiers ; il connaîtra trois rééditions au Mercure de France avant d'être repris par Gallimard en 1987.
Un des 65 premiers exemplaires sur vergé d'Arches Paris, Mercure de France, (15 novembre) 1976. 1 vol. (170 x 260 mm) de 213 p. et [3] f. Broché, non coupé. Édition originale. Un des 65 premiers exemplaires sur vergé d'Arches, celui-ci 1/10 hors commerce de tête (n° 3).
Écrit en quinze jours en 1976 par un Gary claquemuré dans un studio à Genève, Pseudo se présente comme le récit furieux, impulsif et brutal destiné à clore le bec de tous ceux qui spéculent sur la véritable identité d'Émile Ajar : « Mais qui est donc cet Ajar ? » se demande le Tout-Paris. « Mon neveu Paul Pavlowitch », répond Gary, bien décidé à pousser jusqu'au bout la supercherie. Avec Pseudo, Gary reconstruit pièce à pièce toute la défense Ajar, avec la maîtrise implacable des pires machinations. Dans cette autobiographie du supposé Pavlowitch, Gary atteint son but : mettre fin aux rumeurs, duper la presse et régler un certain nombre de comptes avec... lui-même, où l'imposture poussée à son comble a pour effet de produire de l'authentique : « J'ai inventé de toutes pièces un Paul Pavlowitch dans le roman. Un délirant. J'ai voulu exprimer l'angoisse et je t'ai chargé de cette angoisse. Je règle aussi des comptes avec moi-même - plus exactement, avec la légende qu'on m'a collée sur le dos. »
Paris, Laboratoires Martinet, (15 mars) 1935 1 vol. Demi-vélin. Édition originale.
Paris, Gallimard, (3 juin) 1936 1 vol. (120 x 190 mm) de 310 pp. et 1 f. Bradel demi-vélin. Édition originale. Un des 350 exemplaires sur alfa (n° 68).
Paris, Gallimard, (10 mai) 1944 1 vol. (120 x 180 mm) de 310 pp. et [1] ff. Cartonnage éditeur. Un des 510 exemplaires sur Héliona reliés d'après la maquette de Paul Bonet (n° 236). Quelques piqûres sur les tranches.
Paris, Gallimard, coll. « Les Essais », (3 juin) 1936 1 vol. (120 x 190 mm) de 310 pp. et 1 f. Broché. Édition originale. Un des 350 exemplaires sur alfa Navarre (n° 97).
Paris, Gallimard, (14 mai) 1959 1 vol. (120 x 185 mm) de 196 pp. et 2 ff. Broché, non coupé. Édition originale. Un des 106 exemplaires sur vélin pur fil (n°39).
Paris, Gallimard, (14 mai) 1959 1 vol. (120 x 185 mm) de 196 pp. et 2 ff. Broché, non coupé. Édition originale. Exemplaire sur alfa.
Paris, Paul Hartmann Editeur, 1951 1 vol. de 170 pp. Broché De la bibliothèque Jacques Vergès (tampon).
Paris, Marcel Lesage, 1928 1 vol. (140 x 200 mm) de 372, [1] et 1 ff. Broché, en partie non coupé. Édition originale. Un des 1000 exemplaires sur vélin (n° 659).
Paris, Gallimard, (10 décembre) 1947 1 vol. (120 x 180 mm) de 250 pp. et [1] f. Cartonnage éditeur. Réédition. Un des 990 exemplaires sur alfa, reliés d'après la maquette de Paul Bonet (n° 329). Rousseurs au pied du dos.
Paris, Gallimard, (février) 1955 1 vol. (120 x 180 mm) de 310 pp. et [1] f. Cartonnage éditeur. Réédition. Un des 1000 exemplaires sur vélin labeur, reliés d'après la maquette de Paul Bonet (n° 181).
Paris, Gallimard, (décembre) 1956 1 vol. (120 x 180 mm) de 319 pp. et [1] f. Cartonnage éditeur et étui. Réédition. Un des 500 exemplaires sur vélin labeur, reliés d'après la maquette de Paul Bonet (n° 256). À l'état de neuf.
Paris, Gallimard, (6 juillet) 1925 1 vol. Broché. Édition originale. Un des 843 exemplaires sur vélin pur fil lafuma-Navarre (n° 340). Mouillures marginales à la couverture et au premier feuillet.
Paris, Paul Hartmann, (mai) 1937 1 vol. (150 x 190 mm) de 246 pp. et [1] f. Papier à l'imitation vélin ivoire à la bradel, pièce de titre de basane fauve, tête rouge, couvertures et dos conservés. Édition originale. Un des 200 exemplaires numérotés sur vélin pur fil Lafuma (n° 121).
Paris, Paul Delaplane, 1904 1 vol. (110 x 160 mm) de 126 pp. Broché. Edition originale. Mention de quatrième édition.
Paris, Editions de la Nouvelle Revue française, (20 février) 1920 1 vol. Bradel demi-vélin. Édition originale. Un des 940 exemplaires réimposés sur vélin pur fil (n° 241).
Parfaite reliure d'Huser en maroquin ivoire avec lettre autographe Paris, Émile-Paul frères, (septembre) 1913. 1 vol. (115 x 185 mm) de 366 p. et 1 f. Maroquin ivoire doublé, dos à nerfs, titre doré, date en pied, double filet doré sur les coupes, tranches dorées sur témoins, gardes moirées, couvertures et dos conservés, étui-cigare (reliure signée de Huser). Édition originale. Exemplaire de première émission avec les dates de septembre pour l’impression du texte « 15822-9-13 » p. 366, d’octobre pour la couverture « 15824-10-13 », et avec la mention au dos du prix 3F.50. Il comporte bien la faute p. 133 : [chapitre I] au lieu de [chapitre II] ; la faute sera corrigée an cours de ce premier tirage (sur le dernier tiers des impressions). Exemplaire n° 555, au composteur.
L'autre papier numéroté sera imprimé sur papier vert (10 ou 6 exemplaires) ; 30 exemplaires supplémentaires (10 sur japon et 20 sur hollande) seront imprimés en janvier 1914 - sans que cela soit entièrement documenté. Précieux exemplaire, enrichi d'une importante lettre d'Alain-Fournier à son ami Georges Le Cardonnel, écrite quelques mois avant la parution du Grand Meaulnes, au printemps 1913 :« L'Opinion [...], a trouvé, je crois, très sincèrement, mon livre bien [...] mais il n'a pas paru assez Jeune France, assez ‘roman de l'Opinion', assez ‘enquête d'Agathon'. [...] Je ne regrette qu'une chose, c'est que cette aventure ait retardé la publication de ce livre depuis longtemps terminé. Désormais, je résisterai à toutes les tentatives de séduction. Et il paraîtra en juillet soit à la NRF, soit à La Grande Revue (à mon choix), et en octobre, en volume, soit à la NRF, soit chez Émile-Paul (à mon choix également) ». L'exemplaire sur papier vert de René Gaffé-Hayoit-Simonson contenant la lettre suivante, datée de juin, au même, dans laquelle Alain-Fournier lui annonce la parution du Grand Meaulnes dans la Nouvelle Revue Française. Cet exemplaire contenait également la copie tapuscrite d'une lettre d'Émile-Paul à Simonson, détaillant le tirage de l'édition : « Le livre a paru pour la première fois en septembre 1913 à la fin des vacances. Il y avait un tirage sur papier courant, numéroté de 1 000 exemplaires et 10 exemplaires sur papier vert destinés à l'auteur. Ce roman rencontra un grand succès de presse et de critique et de tous côtés nous parvinrent des demandes d'exemplaires sur papier de choix. Au début de l'année 1914 nous fîmes tirer 10 ex. sur japon et 20. ex sur hollande qui nous furent livrés par l'imprimeur en février 1914. Ces ex. ont exactement la même présentation que les ex. publiés avant». Cette missive est en contradiction avec la lettre envoyée par Émile-Paul à Auguste Blaizot, le 6 février 1934, dans laquelle l'éditeur indique que six exemplaires - et non 10 - avaient été tirés sur papier vert (dans l'exemplaire Jacques Guérin, vente du 28 novembre 1990, n° 103). Par ailleurs, il est établi qu'un exemplaire sur japon (le n° 2) possède un envoi daté de janvier, ce qui rend impossible leur livraison en février. Provenance : Bibliothèque Egide Bouchez (ex-libris) ; Jean E. Leclerq (ex-libris). Ce magnifique exemplaire a par ailleurs figuré en 1969 à l'exposition et au catalogue Reflets de la Bibliophilie en Belgique (Bruxelles, Bibliothèque Royale, n° 103). Deprechins, Le Livre et l'Estampe, 1970, n° 63-4, p. 177-8.
Un jalon de la littérature de l'exploration maritime moderne Paris, Plon Nourrit et Cie, 1902. 1 vol. (120 x 190 mm) de 395 p. et [1] f. + cartes dépliantes. Maroquin rouge, dos à nerfs orné de caissons d'encadrement avec fers représentant une encre et roulette dorée, titre doré, triple filets d'encadrement sur les plats, filets dorés sur les coupes, contreplats en soie à large encadrement ornés de cinq filets dorés, gardes assorties (reliure signée de S. Vauthrin). Édition originale. Exemplaire signé par S.A.S Albert 1er de Monaco, au faux-titre. Il est bien complet des deux grandes cartes dépliantes en couleurs : « Première croisière de la "Princesse Alice" aux régions arctiques » ; « Deux dernières croisières de "L’Hirondelle" et première croisière de la "Princesse Alice" aux Açores ».
Livre clé dans l'oeuvre imprimée du « prince savant », fondateur du Musée océanographique de Monaco (ouvert en 1910) et de l'Institut océanographique (Paris, 1906), ce récit de voyages rassemble, en volume, des textes d'abord parus en revue et compose une autobiographie maritime autant que scientifique, à bord de L'Hirondelle puis de la Princesse Alice, un des premiers navires conçus pour les campagnes océanographiques : c'est un trois-mâts goélette avec une coque en teck sur membrures d'acier ; sa figure de proue représente la princesse Alice, épouse du prince Albert Ier - première princesse américaine sur le rocher, 67 ans avant Grace Kelly - et marraine du navire. Albert Ier décrit, instruments à l'appui, stations, sondages, chalutages, courants, faunes de profondeur et relevés bathymétriques, avec la précision d'un praticien et le phrasé d'un humaniste. Entre 1885 et 1915, il dirigera vingt-huit campagnes, totalisant 3 698 stations d'observation ; ses expéditions aux Açores et surtout dans l'Arctique (1898, 1899, 1906, 1907) contribuent à des progrès décisifs pour la cartographie de la zone, fixant durablement la place du prince dans l'histoire de l'océanographie et de la géographie polaire. Tout en accédant au trône (10 septembre 1889) et sans se dérober aux responsabilités gouvernementales, il donne à Monaco un visage inédit : mécénat scientifique, modernisation infralittorale, politique culturelle tournée vers la recherche de terrain et le partage des savoirs. Son humanisme pacifiste irrigue ses écrits où science, diplomatie et éthique maritime se répondent ; la fracture de 1914, sa neutralité active (mise à disposition d'établissements et de moyens de TSF pour le secours aux blessés) puis le retournement provoqué par le bombardement de la cathédrale de Reims mèneront son manifeste moral qui prolonge la philosophie du navigateur à La Guerre allemande et la Conscience universelle (1919). La Carrière d'un navigateur fixe la méthode, la cartographie et l'imaginaire d'une vie vouée à la mer et la conviction que la science rapproche les peuples et fonde une prospérité morale partagée. Cette édition originale, publiée chez Plon, est rare dans ce premier tirage imprimé à Monaco ; un exemplaire signé par le Prince étant quant à lui rarissime. Somptueuse reliure de Germain Vauthrin (élève de Bernard David, rue Visconti), d'une grande élégance, sans doute établie pour un commanditaire de goût. Exemplaire de choix et un jalon de la littérature de l'exploration maritime et océanographique moderne.
Collection complète de la totalité des albums édités à l'occasion du Championnat de France de football. Une véritable Histoire du football, qui présente l'intégralité des clubs en compétition. Rarissime ensemble. Modène, Panini, 1976 - 2024. 48 albums (240 x 340 mm). Agrafés, couvertures illustrées. Collection complète de la totalité des albums édités à l’occasion du Championnat de France de football.
C’est en 1976 que Panini décide d’exporter son modèle national en France. Depuis, chaque année, les deux « divisions » sont à l’honneur et des millions de vignettes sont échangées dans les cours d’école et des collèges de France pour compléter le plus grand trombinoscope annuel du sport français. Une véritable Histoire du football, qui présente l’intégralité des clubs en compétition. Rarissime ensemble des albums, tous rigoureusement complets.
Collection ultra-complète, à l'état de neuf et sous étuis Paris, Gallimard, 1960- 2024 64 volumes (110 x 175 mm). Reliure de l'éditeur, et un disque 33-tours complet de son livret, l'ensemble sous étui ou emboîtage individuel de toile marron, pièce de titre. Collection complète. Magnifique ensemble, en parfaite condition de neuf, avec toutes les jaquettes, rhodoïds et étuis d'origine.
Nés dans le sillage de la « Quinzaine de la Pléiade » (mise en place en 1958), les Albums constituent la contrepartie hors commerce offerte par les libraires aux fidèles acheteurs de trois volumes de la Bibliothèque de la Pléiade : tirés en une fois (env. 40 000 ex.), ni réimprimés ni réédités, ils forment une série biographique et iconographique de référence, abondamment illustrée (in-texte en noir à l’origine, cahiers couleurs dès 1992, puis tout en couleurs), au même format que les volumes de la Pléiade : reliure cuir, dos or, pièce de titre rouge, papier plus fort pour la qualité d’impression. La protection a évolué : rhodoïd et étui cartonné jusqu’en 1985 (avec l’exception du Verlaine en étui rhodoïd fragile), étui blanc imprimé ensuite, puis étui couleur depuis 1994 ; les demi-jaquettes apparaissent en 1971 pour laisser voir la reliure. Préfigurés par le Dictionnaire des auteurs de la Pléiade (1960) et l’Anthologie sonore en 1961, les Albums s’ouvrent véritablement en 1962 et ne sont jamais consacrés à des auteurs vivants ; ils offrent, au-delà du récit bio-bibliographique, une iconographie souvent inédite. Dans la Bibliothèque de la Pléaide (avec à ce jour 782 titres parus pour 242 auteurs édités), seuls Gide, Malraux, Claudel, Montherlant, Saint-John Perse, Julien Green, Yourcenar, Char, Gracq, lonesco, Nathalie Sarraute, Kundera, Jean d'Ormesson et Philip Roth ont vu leurs oeuvres publiées de leur vivant. Hemingway fut le premier auteur étranger contemporain à entrer dans la collection, entraînant à sa suite Kafka et Faulkner. Magnifique collection, rigoureusement complète : étuis, rhodoïds et jaquette d'origine, qui sont tous conservés dans des étuis ou emboîtages, uniformes, de toile marron et pièces de titres. De toute rareté dans cette condition.