Première édition populaire illustrée Paris, Ferenczi, coll. «Le Livre moderneillustré », (9 décembre) 1933. Première édition populaire illustrée. Tirage sur papier Outhenin Chalandre.
Reference : 30975
Dans le domaine des éditions littéraires bon marché, deux éditeurs concurrents se disputent, à partir de 1923, celui des éditions illustrées : Fayard et Ferenczi. Le premier avec sa collection « Le Livre de demain», lancée en février 1923, le second avec « Le Livre moderne illustré» lancée en juin de la même année. Elles sont emblématiques du renouveau du livre illustré par la gravure sur bois dans le contexte de la démocratisation du livre de luxe : « Ces deux collections, concurrentes, ont vulgarisé la littérature française pour deux à trois générations... Leur succès, à l'époque, provenait notamment de leurs illustrations, des gravures sur bois pour l'essentiel. Ce corpus de gravures est, de loin, le plus important, numériquement, des productions de l'entre-deux-guerres - de l'ordre de dix mille bois originaux, c'est-à-dire dessinés et gravés par le même artiste.» (Jean-Michel Galland, « Les gravures sur bois des collections Fayard et Ferenczi », Nouvelles de l'estampe, n° 254). La collection « Le livre moderne illustré» chez Ferenczi sera suivie jusqu'en 1954, avec un total de 366 parutions. Ses couvertures, connues des amateurs et bibliophiles, sont facilement reconnaissables grâce au bois monochrome à motifs « fleuris et animaliers », dans le style art déco, placé dans une composition conçue par Clément Serveau ; ce dernier, après avoir suivi les cours de l'École nationale des arts décoratifs puis de l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris de 1904 à 1914, devient directeur artistique des éditions Ferenczi dès 1919. Il illustrera, à l'aide de la technique du bois gravé, soixante-dix-huit des ouvrages de la collection, dont Colette assurera la direction littéraire pendant plusieurs années. Les gravures sur bois des artistes sont reproduits « grâce au précieux procédé de la galvanoplastie, consistant en un clichage sur cuivre appelé galvano, qui reproduit à merveille les valeurs du bois original à s'y tromper, permettant pour les grands tirages de ne pas imprimer sur les bois mêmes, qu'on risque de fatiguer ou de briser par un foulage excessif. » (Carteret, Le Trésor du bibliophile : livres illustrés modernes).La plupart des écrivains français des années 1920 à 1940 eurent des oeuvres publiées dans cette collection populaire : Francis Carco, André Malraux, Georges Duhamel, Colette, Francis de Miomandre, François Mauriac, Joseph Kessel, Raymond Radiguet, François Mauriac, André Maurois, Irène Némirovsky, Blaise Cendrars ou Paul Morand. Peu d'auteurs étrangers y figurent, mais on notera la présence de Stefan Zweig. Maurice Genevoix entra dans la collection en 1926, avec La Joie. Suivra Raboliot en 1927, Les Mains vides en 1931 et cette Boîte à pêche en 1933.De la bibliothèque de Maurice Genevoix, aux « Vernelles » (ex-libris).
Librairie Walden
Hervé & Eva Valentin
9, rue de la Bretonnerie
45000 Orléans
France
09 54 22 34 75
Membre de la Ligue Internationale du Livre Ancien (LILA) ; conditions conformes aux usages du Syndicat de la Librairie Ancienne et Moderne. Frais de port au frais de l'acheteur avec envoi en recommandé ou colissimo suivi pour toute commande. Réservation d'un ouvrage pour 72 heures maximum.
Bureaux de la revue. Octobre 1961. In-4. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 31 pages. Nombreuses illustrations en noir et blanc dans et hors texte.. . . . Classification Dewey : 799.1-Pêche
Sommaire : L'étang et ses ressources par A. Boule, Les lignes flottantes, boite a pêche, boite a ligne par A. Debeaumont, Bon sport avec le barbillon par P.E. Janet, A propos de Sandre par Marcel Bourgeois, Une technique de peche a la grosse carpe par Pierre Loubet Classification Dewey : 799.1-Pêche
La boîte à pêche de Maurice Genevoix aux Éditions Vialetay en 1957. Édition Originale Numérotée E/26(AàZ)/301 sur rives, ouvrages destinés aux collaborateurs, signé par Genevoix et Barret avec une suite de bois. Le livre est illustré d'Eaux-Fortes Originales de Gaston Barret. Le livre mesure 33x26 cm et pèse 4 kg (c) pour 308 pages. En feuillet,sous chemise illustrée sous emboîtage. Le livre est en très bon état, emboîtage légèrement émoussé, 5 rousseurs sur la chemise, une fente de 2 cm sur l’emboîtage.
Dans La Boîte à pêche (1926), la jubilation du pêcheur, sur les bords silencieux de la Loire entre ciel et roseaux, rejoint celle de l'écrivain, qui sait nous rendre sensibles sa joie et sa passion du champêtre. La Boîte à pêche, ou la célébration lyrique d'une certaine forme de bonheur.
Exemplaire hors commerce sur alfa. Paris, Grasset, (18 octobre) 1926. Édition originale.Un des 575 exemplaires sur alfa, celui-ci hors-commerce (n° XXV).
Un an après Raboliot (prix Goncourt 1925), installé dans la maison de son père à Châteauneuf-sur-Loire, où il est revenu vivre après la guerre, Maurice Genevoix se tourne vers le fleuve de son enfance. Il avait déjà, quatre ans plus tôt, offert un merveilleux Rémi des Rauches, qui faisait la part belle à la Loire, par la grâce d'un tonnelier visionnaire et d'une langue évocatrice. Le fleuve y était déjà omniprésent, jusqu'à devenir le dédicataire du roman.La Boîte à pêche est, de prime abord, une évocation quasi ethnographique des formes de pêche en Loire, et du plaisir profond qu'elles procurent : un roman « du terroir », que le milieu intellectuel parisien a vite classé parmi les écrits « régionalistes », avec les oeillères qui lui sont coutumières. Genevoix revendique pourtant cette veine avec force - et tendresse : elle est, pour lui, une réponse à la barbarie, un antidote à la guerre, comme il l'écrit dans son avant-propos, en hommage à trois figures tutélaires : Najard, le maître à pêcher ; Bailleul et Jeanneret, les camarades d'enfance, de collège et de pêche.C'est à la faveur du succès de Raboliot, Rémi des Rauches et La Boîte à pêche - trois textes imprégnés d'un vocabulaire d'une exceptionnelle richesse sensorielle -, que Genevoix pourra, en 1928, acquérir la maison des Vernelles, à Saint-Denis-de-l'Hôtel. Il y aménagera un bureau face à la Loire, et y écrira une grande partie de son oeuvre à venir.De la bibliothèque Maurice Genevoix (ex-libris).
Exemplaire sur chine : celui de l'auteur Paris, Grasset, (18 octobre) 1926. Édition originale. Couverture illustrée d'un bois gravé de Pierre Lissac. Un des 11 premiers exemplaires sur chine. Exemplaire de passe, non numéroté, pour Maurice Genevoix.
Un an après Raboliot (Goncourt, 1925), c'est vers la Loire, à la suite de la Sologne, que se tourne Genevoix. Il est revenu vivre après 1919, à Châteauneuf-sur-Loire, près des lieux pour lesquels il avait déjà donné, quatre ans plus tôt, un merveilleux Rémi des Rauches, qui mettait déjà en scène avec bonheur le fleuve-roi par la grâce d'un tonnelier, offrant au lecteur de magnifiques descriptions qui sont autant d'invitations au voyage. La Loire était même le dédicataire de son roman, c'est dire. La Boîte à pêche est, de prime abord, une évocation quasi ethnographique des diverses formes de pêche et du plaisir qu'elles procurent : un roman «du terroir», que le milieu intellectuel parisien a taxé de « régionaliste » avec ses oeillères habituelles ; pour sa part, Genevoix le justifie par la nécessité de conjurer le souvenir de la barbarie de la première guerre, toujours vive, ainsi qu'il l'exprime dans son avant-propos, en hommage au maître à pêcher, Najard, et aux camarades de collège et de pêche, Bailleul et Jeanneret. C'est à la faveur du succès de Raboliot, de Rémi des Rauches et de La Boîte à pêche - trois textes imprégnés d'un vocabulaire d'une exceptionnelle richesse sensorielle, que Genevoix pourra, en 1927, acquérir la maison des Vernelles, à Saint-Denis-de-l'Hôtel. Il y aménagera un bureau face à la Loire, et y écrira une grande partie de son oeuvre à venir.Précieux exemplaire de tête, qui provient de la bibliothèque de l'auteur, aux «Vernelles», avec ex-libris.
Chevesnes, brèmes et gardons, goujons, sandres et brochets. Exemplaire sur japon : celui de Maurice Genevoix. Paris, Grasset, (18 octobre) 1926. Edition originale. Un des 15 exemplaires sur japon - après 11 sur Chine.
Un an après Raboliot (Goncourt, 1925), c'est vers la Loire, à la suite de la Sologne, que se tourne Genevoix. Il est revenu vivre après 1919, à Châteauneuf-sur-Loire, près des lieux pour lesquels il avait déjà donné, quatre plus tôt, un merveilleux Rémi des Rauches, qui mettait déjà en scène avec bonheur le fleuve-roi par la grâce d'un tonnelier, offrant au lecteur de magnifiques descriptions qui sont autant d'invitations au voyage. La Loire était même le dédicataire de son roman, c'est dire. La Boîte à pêche est, de prime abord, une évocation quasi ethnographique des diverses formes de pêche et du plaisir qu'elles procurent : un roman «du terroir», que le milieu intellectuel parisien a taxé de « régionaliste » avec ses oeillères habituelles : pour sa part, Genevoix le justifie par la nécessité de conjurer le souvenir de la barbarie de la première guerre, toujours vive, ainsi qu'il l'exprime dans son avant-propos, en hommage au maître à pêcher, Najard, et aux camarades de collège et de pêche, Bailleul et Jeanneret. C'est à la faveur du succès de Raboliot, de Rémi des Rauches et de La Boîte à pêche - trois textes imprégnés d'un vocabulaire d'une exceptionnelle richesse sensorielle, que Genevoix pourra, en 1927, acquérir la maison des Vernelles, à Saint-Denis-de-l'Hôtel. Il y aménagera un bureau face à la Loire, et y écrira une grande partie de son oeuvre à venir.Précieux exemplaire sur papier Japon ; il provient de la bibliothèque de l'auteur, aux «Vernelles», avec ex-libris.