Maquette originale de la campagne Scandale aux USA. [circa 1955]. Gouache et mine de plomb sur carton (240 x 320 mm), tampon de l'atelier au dos. Maquette originale pour la célèbre marque de lingerie représentant une femme en gaine portant le drapeau américain sur les épaules et légendée « Scandale ».
Reference : 30616
La marque de lingerie Scandale a été créée à Paris en 1932. Elle est fondée par Robert Perrier : grand amateur de tissus rares, par ailleurs auteur-compositeur et collectionneur d'art, il fournit dans les années 20 des soies de haute qualité pour Coco Chanel, une activité qu'il poursuivra pendant plus de 30 ans - jusqu'en 1967 -, fournissant des tissus de luxe parmi les plus convoités pour les maisons Dior, Yves Saint Laurent, Balenciaga, Jean Patou ou Givenchy. Plusieurs de ses soies sont aujourd'hui exposées au Metropolitan Museum of Art, au Musée de la Mode et du Textile de Lyon ou au Victoria and Albert Museum. Il introduit également les tissus synthétiques dans la haute couture française, une grande nouveauté à l'époque, qu'il développe particulièrement pour la lingerie féminine. C'est la naissance de Scandale : avant l'avènement du Lycra, après-guerre, Robert Perrier est à l'origine de la transformation du latex liquide en fibre, qui donnera naissance à la première gaine élastique, contribuant ainsi à libérer les femmes du carcan que représentait jusqu'alors la corseterie. Audacieux et sensuel « le rouge Scandale » eu un impact considérable sur l'industrie de la mode et sur la façon dont les femmes portaient des sous-vêtements. La marque a été la première à utiliser des illustrations dans la publicité, confiant à l'affichiste René Gruau la conception de son logo emblématique, puis à Pierre Couronne, Diaz et Jean Jacquelin (entre 1950 et 1960) la direction de plusieurs campagnes publicitaires, en France et aux États-Unis. Scandale a récemment été relancée, en 2021. Cette gouache est celle qui servira à l'un des visuels de la campagne lancée par la marque aux États-Unis en 1955.
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Manuscrit signé de 12 feuillets in-8 oblong rédigés au recto, pour un article paru dans la Revue Européenne du 1er Juin 1860, tome IX, pp. 409-413 : Intéressant manuscrit autographe signé par l'écrivain et critique Emile Perrin (1814-1885), alors ancien directeur de l'Opéra Comique (1848-1857) et futur directeur de l'Opéra (1862-1871) puis Administrateur général de la Comédie Française (1871-1885). On relève les annotations d'imprimeur (noms des typographes). Son analyse de Fidelio et de sa réception en France sont très informées. "Le Théâtre-Lyrique avait inauguré par Orphée sa saison d'hiver, il vient d'ouvrir par Fidelio sa saison de printemps. Après avoir fêté tour à tour Weber, Mozart et Gluck, il a voulu rendre les mêmes honneurs à Beethoven. L'intention est également louable ; mais je crains que le succès ne soit point égal. Populaire en Allemagne, accueilli avec enthousiasme en Angleterre, la partition de Fidelio n'a jamais pu s'acclimater sur nos scènes françaises. Faut-il en accuser le goût de notre public ? [ ... ] C'est dans la faiblesse de la pièce sur laquelle Beethoven a écrit la partition de Fidelio qu'il faut donc chercher la cause de ce constant insuccès. Le triste mélodrame de Bouilly, mis d'abord en musique par Gaveaux, n'était pas de nature à inspirer Beethoven. Son génie plane sur les hauteurs sublimes de la Symphonie Pastorale, de la Symphonie Héroïque ; il étouffe emprisonné dans les murs étroits d'une fable vulgaire, sans vraisemblance, sans intérêt, sans passion." [ Suit une analyse de l'histoire de Fidelio et de sa réception par le public français ] "L'exécution de Fidelio est inférieure à l'exécution d'Orphée et des noces de Figaro. L'orchestre, sur lequel pèse ici une grande part de responsabilité, s'est montré parfois, notamment dans l'ouverture, au-dessous de sa tâche. Mme Viardot n'a pu trouver dans le rôle de Fidelio les puissants contrastes, la vive passion du rôle d'Orphée. [...] Le rôle entier paraît d'ailleurs écrit sur un registre trop élevé pour la voix de Mme Viardot, et bien que cette voix soit douée d'une étendue exceptionnelle, elle n'atteint cependant les notes les plus élevés qu'à l'aide d'un déchirement douloureux. Le personnage de Fidelio exige, en outre, de la jeunesse ; sous l'habit du jeune paysan qui surprend l'amour de la fille du geôlier, Mme Viardot nous a fait regretter l'art avec lequel elle portait la tunique, la chlamyde et le cothurne antiques. M. Battaille chante le rôle de Rocco en musicien consommé et avec un grand sentiment du style ; Mlle Faivre montre de l'intelligence et la finesse, mais une finesse qui touche parfois au maniéré ; les autres artistes ne sont point de taille se mesurer à cette partition. [...] L'artiste chargé de représenter Ludovic Sforza a failli plus d'une fois, par l'étrangeté de ses allures, amener dans ce sombre drame un élément tout à fait imprévu, l'élément comique. Quel que doive être le succès de Fidelio, il faut savoir gré au Théâtre-Lyrique de cette tentative. [...] Il est assez curieux de voir une scène musicale, qui marche au quatrième rang, donner aux autres cet exemple du sentiment de l'art et du respect au public dont on ne craint point ailleurs de flatter les caprices et les inexcusables fantaisies. Il semble pour cela que tous les moyens soient bons, et l'on a répondu à tout quand on a dit : cela fait de l'argent. Avec ce mot là on a voulu absoudre un scandale musical qui s'est produit l'autre semaine dans la salle Ventadour. Le Théâtre-Italien a représenté l'Orphée aux Enfers de M. Offenbach.[...]" Il évoque ensuite l'Opéra-Comique et M. Gevaërt, mais aussi Donizetti : "la gloire de Donizetti ne recevra pas non plus un nouveau lustre de la représentation du petit ouvrage inédit joué sous le nom de Rita ou le Mari battu. On peut même dire que la musique de Donizetti a passé presque inaperçu au milieu des rires provoqués par les plaisanteries, un peu au gros sel, dont la pièce et semée. Il est vrai que l'exécution musicale laisse beaucoup à désirer.. [...] Seule, Mme Faure-Lefebvre ne peut suffire à tout. Elle a joué avec infiniment de grâce et l'esprit, trop d'esprit peut-être, un rôle bien invraisemblable pour elle, puisque Rita a fait la double faute d'épouser à la fois un niais et un butor. [ ... ] On dit que le rôle de Rita sera le dernier rôle créé par Mme Faure-Lefebvre et qu'elle doit prochainement quitter le théâtre. Ce sera une grande perte pour l'Opéra-Comique."
Intéressant manuscrit autographe signé par l'écrivain et critique Emile Perrin (1814-1885), alors ancien directeur de l'Opéra Comique (1848-1857) et futur directeur de l'Opéra (1862-1871) puis Administrateur général de la Comédie Française (1871-1885). On relève les annotations d'imprimeur (noms des typographes). Son analyse de Fidelio et la présentation de sa réception en France sont celles d'un critique très informé. Manuscrit provenant du fonds Dentu (l'éditeur Edouard Dentu prit la direction de la Revue Européenne de 1859 à 1862).
[Imprimerie Emile Flouret] - DE LA BATUT, Jeanne et Pierre
Reference : 44471
(1900)
1 cahier d'écolier, Imprimerie Emile Flouret, Bergerac, 7 pages manuscrites, s.d. (circa 1900-1930 ?) [ Témoignage détaillé sur la mort de Decamps ]. [ ... ] "Un jour Decamps invité [chez ] Napoléon III ne voulait s’y rendre qu'avec une femme et ses filles et son épouse refusant d'y aller, fit habiller en Amazone son fils qui avait une jolie figure efféminée. Personne ne s'aperçut de la supercherie, et chacun se demandait quel était cette jeune inconnue que Decamps accompagnait ainsi. Mais cela fit un scandale énorme et le lendemain toute la ville en parlait ; et le peintre s'en amusait beaucoup car il se souciait peu de l'opinion des autres. Enfin un ami qu'on avait mis dans la confidence raconta l'histoire et les potins s'apaisèrent, chacun disant : « C'est bien une idée d'artiste »." [...] "Decamps fit son premier tableau à l'huile de vers l'âge de 14 ans et le donna à une cousine [...] La scène était très animée et recelait déjà réel talent. Musard, l'introducteur des cafés-concerts en France, ayant vu ce tableau : « le jeune homme qui l'a fait, s'il continue, fera certainement son chemin ». Cela n'empêcha que le père de deux camps s'opposa longtemps à ce que son fils soit peintre ; il voulait en faire un notaire comme lui." [...] Il était très indépendant. Traité avec ses amis, éléments à s'amuser en compagnie, il avait, cependant un fond de mélancolie incurable." [...] « Les amis de ma femme ne sont pas mes amis », disait mon grand-père Dentu.[...] "M. Emile Gaboriau avait pour maîtresse une blanchisseuse. Il l'épousa après avoir été soigné par elle durant une maladie, mais sa mère ne lui pardonna pas. [...] Gambetta, ayant gagné (à la bourse, je crois) 4 millions et ne voulant pas qu'on le sache car un républicain milliardaire est toujours suspect s'acheta l'île de Porquerolles mais au nom de M. E. De Roussen, son secrétaire. Gambetta étant mort rapidement sans avoir le temps de régulariser la situation, M. de Roussen conserva, sans scrupules, l'île de Porquerolles. Sa femme, directrice d'une maison de correction dans l'île, se fit remarquer par sa brutalité, sa cruauté et fut d'ailleurs condamné de ce chef." [...] "Ma bisaïeule Mme Caumartin, veuve d'un avoué, propriétaire d'un hôtel particulier au coin de la rue Caumartin et du boulevard des Italiens vendus 2 millions au Crédit Lyonnais, versa 1 million pour libérer son gendre, Dentu, de prison où il se trouvait à la suite de polémiques dans le drapeau blanc. Sans doute pour payer ses amendes. Cette somme fut déduite de l'héritage de Mme Dentu afin que les soeurs de cette dernière n'en supportent pas les conséquences." [...] Decamps avait un ours. Il le prêta un ami qui le mena au bal de l'opéra où on le prit pour un déguisé. Puis il le laissa pour danser et l'ours, s'en fut coucher dans une loge où il s'endormit. Après le bal, une ouvreuse vint lui taper sur l'épaule et pensa mourir de frayeur quand elle s'aperçut que c'était un ours véritable." [ Notes sur Mme Gonzalez, femme du romancier, mère d'Eva Gonzalez, élèvre de Berthe Morizot ; notes sur la famille de Ponson du Terrail ]
Intéressant recueil d'anecdotes diverses, rédigé d'après les témoignages de la tante Angèle Lair par Jeanne Dentu ou par son fils Pierre de La Batut.
Exemplaire sur vergé des Papeteries de Guyenne numérotés, Illustrations de Roland Topor, 6 vol. in-4 cartonnage éditeur sous étui, tranches sup. argentée, Flammarion, Paris, 1977.Rappel du titre complet : Oeuvres Romanesques (6 Tomes - Complet) Tome 1 : Brûlebois - Aller-retour - La table aux crevés - La rue sans nom - Le vaurien ; Tome 2 : Le Puits aux images - La jument verte - Le nain - Maison basse ; Tome 3 : Le moulin de la Sourdine - Gustallin - Derrière chez Martin - Silhouette du scandale - Le Boeuf clandestin ; Tome 4 : Les Contes du Chat perché - Travelingue - La belle image - Le Passe-muraille ; Tome 5 : La Vouivre - Le chemin des écoliers - Le vin de Paris - Le confort intellectuel ; Tome 6 : Uranus - En arrière - Les tiroirs de l'inconnu - La fabrique - Samson 05
Bon ensemble, bien complet et très décoratif.
Editions du Sagittaire Malicorne sur Sarthe, 72, Pays de la Loire, France 1938 Book condition, Etat : Bon broché, sous couverture imprimée éditeur blanche, titre en noir et rouge In-8 1 vol. - 170 pages
sans doute une fausse mention de 7eme édition, il doit s'agir d'une édition originale sur papier ordinaire Contents, Chapitres : Silhouette du scandale - Eléments du scandale - Menace, chantage et étouffement - Le scandale en amour - Le crime - Le scandale dans la famille - Le scandale en province - Le scandale dans la République - Le scandale de l'affaire Dreyfus - Scandale et révolution - Le scandale international - Art et scandale - Enfin - Marcel Aymé, né à Joigny le 29 mars 1902 et mort chez lui, rue Norvins dans le 18e arrondissement de Paris, le 14 octobre 1967, est un écrivain, dramaturge, nouvelliste, scénariste et essayiste français. Écrivain prolifique, il a laissé deux essais, dix-sept romans, plusieurs dizaines de nouvelles, une dizaine de pièces de théâtre, plus de cent soixante articles et des contes. Il est resté très attaché à sa région d'origine, la Franche-Comté, à laquelle il a fait une place de choix dans ses romans : La Table aux crevés (1929) pour lequel il obtient le prix Renaudot, La Vouivre (1941), Gustalin (1938). Il devient néanmoins un véritable « parigot » de Paris dont il a mis en scène les classes populaires (La Rue sans nom), la petite bourgeoisie (Le Buf clandestin en 1939), les intellectuels et les snobs (Travelingue en 1941). Avec ces écrits il fournit une « étude sociale », avec un vocabulaire précis pour chaque type humain. Son langage est riche et mêle les différents registres : argot, patois régional franc-comtois, soutenu et anglais phonétiquement francisé. Très attaqué par la critique, y compris pour ses textes les plus inoffensifs comme Les Contes du chat perché, il doit l'essentiel de son succès au public. Au théâtre, son plaidoyer contre la peine de mort La Tête des autres (1952) a soulevé de vives réactions, mais aussi de l'enthousiasme tout comme ses comédies grinçantes : Lucienne et le Boucher (1948), Clérambard (1950). Il a également écrit de nombreux scénarios et traduit des auteurs américains importants : Arthur Miller (Les Sorcières de Salem), Tennessee Williams (La Nuit de l'iguane). De nombreux films, téléfilms et dessins animés ont été tirés de ses uvres. Cultivant son statut d'écrivain politiquement marginal, il est resté très à l'écart des milieux intellectuels, ce qui l'a fait classer dans les écrivains d'abord de gauche, puis de droite, puis comme anarchiste de droite. (source : Wikipedia) couverture à peine jaunie mais propre avec une petite tache discrete sur le haut du plat supérieur, dos un peu passé et très légèrement frotté au bas du dos, la couverture reste en bon état, intérieur frais et propre, cela reste un bon exemplaire de cette première édition sur papier ordinaire d'un des rares essais de Marcel Aymé, surtout connu pour ses romans et ses pièces de théâtre.
Maquette originale. Campagne « Scandale » aux USA. [circa 1955]. Gouache et mine de plomb sur carton (240 x 320 mm), tampon de l'atelier au dos. Maquette originale pour un modèle de gaine de la marque Scandale » représentant une silhouette féminine et l'évocation du drapeau américain, tenant entre ses bras ouverts le nom de la marque.
La marque de lingerie Scandale a été créée à Paris en 1932. Elle est fondée par Robert Perrier : grand amateur de tissus rares, par ailleurs auteur-compositeur et collectionneur d'art, il fournit dans les années 20 des soies de haute qualité pour Coco Chanel, une activité qu'il poursuivra pendant plus de 30 ans - jusqu'en 1967 -, fournissant des tissus de luxe parmi les plus convoités pour les maisons Dior, Yves Saint Laurent, Balenciaga, Jean Patou ou Givenchy. Plusieurs de ses soies sont aujourd'hui exposées au Metropolitan Museum of Art, au Musée de la Mode et du Textile de Lyon ou au Victoria and Albert Museum. Il introduit également les tissus synthétiques dans la haute couture française, une grande nouveauté à l'époque, qu'il développe particulièrement pour la lingerie féminine. C'est la naissance de Scandale : avant l'avènement du Lycra, après-guerre, Robert Perrier est à l'origine de la transformation du latex liquide en fibre, qui donnera naissance à la première gaine élastique, contribuant ainsi à libérer les femmes du carcan que représentait jusqu'alors la corseterie. Audacieux et sensuel « le rouge Scandale » eu un impact considérable sur l'industrie de la mode et sur la façon dont les femmes portaient des sous-vêtements. La marque a été la première à utiliser des illustrations dans la publicité, confiant à l'affichiste René Gruau la conception de son logo emblématique, puis à Pierre Couronne, Diaz et Jean Jacquelin (entre 1950 et 1960) la direction de plusieurs campagnes publicitaires, en France et aux États-Unis. Scandale a récemment été relancée, en 2021. Cette gouache est celle qui servira à l'un des visuels de la campagne lancée par la marque aux États-Unis en 1955.