Exemplaire Armel Ferrand, avec poèmes autographes Paris, Le Rouge et le Noir, (20 février) 1928. 1 vol. (125 x 165 mm) de 63 p. et [4] f. Demi-bradel rouge à bandes, titre doré en long, tête dorée, étui bordé (reliure signée de Clara Gevaert - Claude Ribal). Édition originale. Illustrée de trois compositions à pleine page de Louis Serrière-Renoux. Un des 150 exemplaires sur papier vergé, seul tirage avec trois exemplaires sur Lafuma (n° 89). Envoi signé: «Pour mon ami Armel Ferrand, ces cloches de quatre saisons (sentimentales, sensuelles, lasses et sanguinaires) en sympathie toute amicale de René E. Char. Nîmes, 30 juillet 28». Montée en tête, une lettre autographe signée adressée à Armel Ferrand, envoyée avec l'exemplaire (1 page en 1 f. plié 100 x 135 mm) ainsi que deux poèmes manuscrits, 2 p. en 1 f. (135 x 195 mm) et 1 p. en 1 f. (160 x 160 mm). Il s'agit des poèmes «Sonatine», daté de novembre 1927, et celui des «Parallèles du coeur», sans doute. Ils sont de premiers jets, sur papier quadrillé ; les deux manuscrits sont placés en regard des poèmes imprimés.
Reference : 26846
Imprimé à 153 exemplaires seulement, ce recueil est d'une grande rareté : René Char en détruira la quasi-totalité, désavouant cette production de jeunesse : « son titre me devint rapidement haïssable ; mais à vrai dire, derrière ce titre, c'étaient des poèmes dont je n'étais guère fier ». Le sort de ces trente-huit poèmes, écrits entre 1925 et 1927, poème de jeunesse composés entre sa dix-huitième et sa vingtième année est singulier et rude : Char ne l'évoquera plus dans sa bibliographie qu'il fera par la suite ensuite débuter avec Arsenal ! Les manuscrits de René Char de cette époque sont rarissimes et il n'existe pas de manuscrits de ce recueil - le premier de René Char - et les quelques manuscrits connus des poèmes ont été dispersés au gré des volumes. C'est à Nîmes, où René Char effectue, depuis 1927 et pour dix-huit mois, son service militaire dans le régiment d'artillerie, qu'il s'attelle à la composition du recueil. Il termine sa mise en forme à l'automne 1927 ; l'édition, à compte d'auteur, est assurée par une petite maison d'édition parisienne, qui publie une revue littéraire, Le Rouge et le Noir à laquelle Char a collaboré régulièrement entre 1925 et 1927 - l'un des poèmes des Cloches « Ravage de la Lune » y a d'ailleurs déjà paru et Char dédiera le poème « Sonatine », l'un des derniers composés (ici avec son manuscrit) à son directeur Henri Lamblin. Les volumes, imprimés sur « les presses d'Albert de Mallortie, maître-imprimeur à Roubaix », lui sont livrés en mai 1928 à Nîmes. L'édition est illustrée de 3 dessins à pleine page de Louis Serrières-Renoux, géomètre et momentanément artilleur à Nîmes, dans le même régiment de Char. Serrières-Renoux sera aussi le créateur de la couverture de l'éphémère revue Méridiens revue fondée par René Char en 1929 et qui ne connaître que 3 numéros. Les exemplaires des Cloches sur le coeur sont significatifs de l'entourage intellectuel du jeune René Char : ceux des poètes qui comme lui participent aux petites revues littéraires de l'époque. Parmi ce premier cercle poétique et amical, Armel Ferrand, qui reçoit son exemplaire avec une lettre d'importance tant elle situe le René Char de cette première époque : « Mon cher Armel, je t'envoie mes Cloches. Elles furent souvent d'amertume façonnées qu'elles sont au ventre des batailles, cette amertume même nous ne l'épuiserons jamais : nous sommes trop lâches et nous complaisons dans le mal que nous faisons égoïstement nôtre. Je souhaite de tout mon coeur qu'elles te plaisent et s'il s'en dégage un quelconque apaisement je serai comblé. À toi affectueusement. R. E. Char. » Char n'en offrira ainsi que quelques exemplaires : Jean Gleizes (Nîmes, mai 1928), Lucien Franchi (Marseille, 1928) ; Maurice Courtois-Suffit (Nîmes, mai 1928) ; Michel Rousselot (non situé, 1928, avec le manuscrit du poème « Pour une vierge », le dernier du recueil), Julien Lanoë (non situé, juin 1928) et André Cayatte (Nîmes, mai 1928) ; une seule dédicace est connue à un poète 'installé', celle à Jules Supervielle (Nîmes, mai 1928). Il offrira, plus tardivement, trois autres exemplaires : à Yves et Jeannette Tanguy (en 1946) ; à Paul Éluard (en 1947) et à Yves Breton (en 1951). Provenance : bibliothèque d'Armel Ferrand (ex-libris dessiné, en regard de la citation de William Blake).
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Exemplaire Michel Rousselot, avec poème autographe Paris, Le Rouge et le Noir, (20 février) 1928. 1 vol. (130 x 165 mm) de 63 p. et [4] f. Maroquin taupe, dos lisse, titre doré, tête dorée, couverture et dos conservés, étui bordé (reliure signée de Clara Gevaert, titrage de Claude Ribal). Édition originale. Illustrée de trois compositions à pleine page de Louis Serrière-Renoux. Un des 150 exemplaires sur papier vergé, seul tirage avec trois exemplaires sur Lafuma (n° 61). Envoi signé : « À Michel Rousselot, homme de sac et de corde, d’une main sûre pour qu’il colle à la balle. Son ami, René Char ». Précieux exemplaire enrichi du manuscrit autographe du dernier poème du recueil, « pour une vierge », signé et daté du 10 octobre 1927, soit l'un des derniers composés à l'automne avant la composition définitive.
Imprimé à 153 exemplaires seulement, ce recueil est d'une grande rareté : René Char en détruira la quasi-totalité, désavouant cette production de jeunesse : « son titre me devint rapidement haïssable ; mais à vrai dire, derrière ce titre, c'étaient des poèmes dont je n'étais guère fier ». Le sort de ces trente-huit poèmes, écrits entre 1925 et 1927, poème de jeunesse composés entre sa dix-huitième et sa vingtième année est singulier et rude : Char ne l'évoquera plus dans sa bibliographie qu'il fera par la suite ensuite débuter avec Arsenal ! Les manuscrits de René Char de cette époque sont rarissimes et il n'existe pas de manuscrits de ce recueil - le premier de René Char - et les quelques manuscrits connus des poèmes ont été dispersés au gré des volumes. C'est à Nîmes, où René Char effectue, depuis 1927 et pour dix-huit mois, son service militaire dans le régiment d'artillerie, qu'il s'attelle à la composition du recueil. Il termine sa mise en forme à l'automne 1927 ; l'édition, à compte d'auteur, est assurée par une petite maison d'édition parisienne, qui publie une revue littéraire, Le Rouge et le Noir à laquelle Char a collaboré régulièrement entre 1925 et 1927 - l'un des poèmes des Cloches « Ravage de la Lune » y a d'ailleurs déjà paru et Char dédiera le poème « Sonatine », l'un des derniers composés à son directeur Henri Lamblin. Les volumes, imprimés sur « les presses d'Albert de Mallortie, maître-imprimeur à Roubaix », lui sont livrés en mai 1928 à Nîmes. L'édition est illustrée de 3 dessins à pleine page de Louis Serrières-Renoux, géomètre et momentanément artilleur à Nîmes, dans le même régiment de Char. Serrières-Renoux sera aussi le créateur de la couverture de l'éphémère revue Méridiens revue fondée par René Char en 1929 et qui ne connaître que 3 numéros. Les exemplaires des Cloches sur le coeur sont significatifs de l'entourage intellectuel du jeune René Char : ceux des poètes qui comme lui participent aux petites revues littéraires de l'époque : à Jean Gleizes (Nîmes, mai 1928), Lucien Franchi (Marseille, 1928) ; Maurice Courtois-Suffit (Nîmes, mai 1928) ; André Cayatte (Nîmes, mai 1928) ; Julien Lanoë (non situé, juin 1928) et Armel Ferrand (Nîmes, juillet 1928, avec deux manuscrits de poèmes poème) ; une seule dédicace est connue à un poète 'installé', celle à Jules Supervielle (Nîmes, mai 1928). Il offrira, plus tardivement, trois autres exemplaires : à Yves et Jeannette Tanguy (en 1946) ; à Paul Éluard (en 1947) et à Yves Breton (en 1951). Très bel exemplaire, enrichi d'une des pièces autographes les plus anciennes de René Char.
[sans lieu], Le Rouge et le Noir, 1928. In-12 broché de 63-[9] pages, couverture de papier bleu pâle, imprimée en rouge et noir, non coupé. Pâles rousseurs sur les tranches et au dernier feuillet blanc, petite marque au second plat, sans gravité. Chemise, étui.
Illustré de 3 dessins en noir de Louis Serrière-Renoux. Édition originale tirée à seulement 153 exemplaires numérotés, celui-ci (n°48) un des 150 sur papier vergé. Premier livre de René Char, dont il détruira la plus grande partie des exemplaires, ce recueil rassemble les premiers poèmes écrits entre 1922 et 1926. Sur les tâtonnements et parfois les repentirs de René Char, on peut lire ce passage de José Corti dans ses Souvenirs désordonnés: "Un manuscrit de Char est toujours la recherche de la dernière perfection. Quand on en est à l'impression, le repentir intervient: un mot, une inversion et le livre n'est pas plutôt achevé que se révèle ce qui aurait pu le parfaire. Tel poème de quelques vers n'a pas eu moins de sept ou huit états dont chacun a été définitif pendant quelques heures ou quelques jours (...)".
CBS. 1972. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. Pochette ouvrante en couleurs. 1 disque. Etiquette annotée. La Chanson De Lara, Le Coeur En Fête, Le Galérien, Le Temps Des Etudiants, Parle Plus Bas, Comment Va La Vie?, Au Temps De Pierrot, Les Trois Cloches, Le Violon Sur Le Toit, Le Sous-Marin Vert, La Complainte Du Partisan, Ce Bonheur Là.. . . . Classification : 410-33 Tours
Disque n° 65356. Classification : 410-33 Tours
[Prevel ] - - Dominicy,Desmoulins R.,Henri J.,Normand A.,Chiron Gustave,Gay Abel,Graveline Léon,Vila André,Lagueny Lucien - Henri J.,Voillequin Ernest,Lelandais V.,Duprilot E.,Balador,Weissenberger Jean,Dorsay Eugène,Dehme Georges,Loubeinje,Villard Elise,Dravill Elsie,Desclaud Paul,Gay Abel,Liénard E.,Printen Jan,Carthame Henry
Reference : 93656
(1919)