Le journal inédit du voyage d'Eugène Labiche 25 juillet au 12 septembre 1835. 7 carnets (162 x 100 mm) de 6 et 24 f et 1 et 34 f, rédigés à la mine de plomb, Brochés, sous couverture bleue, chemise et étui (Elbel Libro). Manuscrit autographe inédit, sous forme d'un journal de bord, dans lequel Eugène Labiche retrace son voyage en Belgique et en Allemagne entrepris entre le 25 juillet et le 12 septembre 1835.
Reference : 26283
Ce journal de voyage, tenu au jour le jour par le jeune Eugène Labiche à l'âge de vingt ans restitue avec une verve précoce et un sens de l'observation déjà très affûté son périple en Belgique et en Allemagne durant l'été 1835, en compagnie de son père et d'un ami de celui-ci, négociant nommé Tugot. Nous sommes aux origines d'une vocation littéraire. Labiche vient d'achever ses études de droit, mais l'écriture l'attire irrésistiblement : quelques nouvelles ont été publiées dans la Revue de France, qu'il emporte avec lui et diffuse de ville en ville. À Mons, il indique déposer trois exemplaires chez un cafetier : « Puis je porte au maître de l'établissement les trois premiers numéros de la Revue de France, il les mettra en circulation sur les tables et s'abonnera si le journal plaît à ses consommateurs. » Geste de jeune auteur confiant - ou simple volonté d'exister dans les lettres - on y lit le tracé hésitant mais résolu d'un futur dramaturge ? Dès les premières pages, la plume est vive, parfois cocasse, souvent touchante : il note les anecdotes du jour, ses émotions, ses agacements, ses enthousiasmes architecturaux ou théâtraux, ses rencontres et ses repas. Chaque soirée donne lieu à une « causerie entre nous » : manière de rejouer la journée dans l'intimité du carnet, d'évaluer, de juger, de se raconter. Le 29 juillet, Labiche est arrêté à Valenciennes pour défaut de passeport, incident révélateur d'un climat politique tendu : la veille, un attentat a visé Louis-Philippe. L'incident est narré avec esprit et sans gravité - preuve, déjà, de son talent à désamorcer le réel par la légèreté du ton. À Trèves ou à Cologne, il commente les cathédrales ; à Aix-la-Chapelle, les bains publics. Mais c'est à Francfort, où il assiste à Don Juan de Mozart chanté en allemand, qu'on perçoit la graine d'un futur homme de théâtre : « Bon dîner - après, au spectacle, le Don Juan de Mozart en allemand - je n'ai pas dormi - j'ai même éprouvé du plaisir par instant. La fin surtout m'a frappé comme effet dramatique : cet homme endurci qui s'opiniâtre dans le crime et sa révolte contre le châtiment qui étend la main sur lui, est d'un effet enlevant. J'aime beaucoup ce recours vers le champagne pour résister à la puissance terrible qui le menace. » Enfin, dans le silence des hôtels, la mélancolie perce : « Je pense à toi en m'endormant, ma bonne amie, encore à toi en m'éveillant - c'est ma prière du jour. » Écho discret d'un amour à distance, peut-être même une promesse de mariage qu'il se fait : il épousera sa compagne d'alors, Marie-Louise Thélot en 1842, bien après ce voyage, mais on sent ici l'empreinte sensible d'un jeune homme encore loin de la scène mais déjà tout entier à l'écoute du monde. Ce manuscrit inédit, en cinq cahiers, constitue un rare témoignage du regard incisif, drôle et tendre d'un futur géant du théâtre français, et d'une période méconnue de sa jeunesse. À son retour en France, décision est prise : il va s'associer avec deux amis de l'université, Auguste Lefranc et Marc-Michel, en vue de créer des pièces de théâtre. Dès l'année suivante, ils nomment avec humour leur entreprise « L'Usine dramatique » écrivent leur première pièce à la fin de l'année, sous le pseudonyme collectif de Paul Dandré : La Cuvette d'eau. On ne sait rien de cette pièce, jamais imprimée, et dont on ne connaît aucun manuscrit : c'est Eugène de Mirecourt qui en mentionne l'existence en ces termes : « Sa vocation d'auteur dramatique remonte à la fin de l'année 1837. Il donna, je ne sais où, - probablement au théâtre du Luxembourg ou à celui du Panthéon - une pièce intitulée La Cuvette d'eau. » (in Eugène Labiche, Librairie des contemporains, 1869, p. 13). L'année suivante, ils remportent un premier succès avec Monsieur de Coislin, jouée au Théâtre du Palais-Royal le 2 juillet 1838 et publiée par Basile Marchant dans sa collection du Magasin théâtral. C'est la toute première pièce de Labiche publiée. Il a 23 ans. D'autres comédies vont suivre, essentiellement des vaudevilles et des farces, très à la mode. Seul ou avec ses compères, il livrera, à partir de 1845, une moyenne dix pièces par an, jusqu'à devenir le principal vaudevilliste des années 1840-1860 avec des succès gigantesques pour Embrassons-nous, Folleville ! (1850), Un chapeau de paille d'Italie (1851) et Le Voyage de Monsieur Perrichon (1860).
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Imprimerie-stéréotypie Garet-Pau 1888
Etat moyen Broché. Format:14,5x 22 cm. 97 pages. Couverture dorigine un peu fatiguée mais bon état général. - largeur/hauteur :x cm - poid : g - nombre de pages : p. - langue :
1836 1836-1841. 1 volume in-12, demi-veau brun à petits coins, étiquette avec inscriptions manuscrites en partie effacées contrecollée sur le premier plat. (87) ff. ; (40) ff.bl.
Carnet manuscrit de tenue de comptes du dessinateur et voyageur Adalbert de Beaumont, débutant le 1er Avril 1836 lors de son départ pour le Cap Nord et finissant à Paris en 1841. La première partie du carnet est consacrée à un voyage exécuté en Europe du Nord. Il débute par quelques notes à priori inachevées, qu’il signe en début d’ouvrage.Puis, à chacune de ses arrivées dans un pays nouveau, Beaumont fait un rappel de la monnaie locale (dont plusieurs sont aujourd’hui disparues…) et liste ses dépenses au fil de son parcours: Voiture, Bateau, Cheval, Traineau, Hôtels et Auberges nous permettent de suivre son périple à la trace: Stockholm, Konsberg, Tronheim, Munkholmen, Bergen, Göteborg, Petersburg, Riga, Berlin, Francfort… Il investit dans des paires de bottes froides, gilet et caleçon de laine, bonnet, manchon d’hermine, dans des frais d’interprète ou de passeport, mais aussi dans du thé, café, bonbons, coiffeur et blanchisseur…La seconde partie du carnet liste ses dépenses parisiennes et parfois londoniennes, plus classiques et mondaines: spectacles, voitures, parfum, gilet, cravates, élixirs, fleurs, bonbons, marrons glacés…Touchant témoignage de cet artiste et aventurier à travers cet ouvrage qui l’accompagna au jour le jour tout au long de son périple.Petite déchirure marginale sur 3 feuillets. Reliure frottée.
Andrew Wilton. Trad. par Solange Schnall.
Reference : 63933
(1992)
ISBN : 9782080120106
Paris, British Museum - Flammarion, 1992, Relié-jaquette éditeur, 128 pages. Bon état.
NB : LES QUESTIONS ET COMMANDES SONT TRAITEES DANS LES 48H, LES ENVOIS REPRENDRONT À PARTIR DU 4 DECEMBRE, MERCI.
Flammarion 1983 1 volume In4 oblong. Reliure éditeur en cartonnage bleu. 128 planches H.T en couleurs. Traduit de l'anglais par Solange Schnall.
Flammarion, Paris 1983. Bel in-8 relié, reliure pleine toile et jaquette d'origine, gd in-8 oblong (22 x 29), 80 pages avec sommaire, illustrations, présentations, annexes + 128 planches en couleurs.