Edition Granit (Collection du Kriss), 1989. Un volume broché (18x22 cm) sous couverture à rabats et jaquette, 77 pages. Edition originale : 1/1500 exemplaires sur Artaban. bon état.
Reference : 42660
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Le Livre à Venir
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Edition originale du livre le plus réputé du Docteur Pierre-Toussaint Navier (1712‑1779), médecin du roi Louis XVI. Paris, Veuve Méquignon et Didot le Jeune, 1777. 2 tomes en 2 volumes in-12 de : I/ xxv pp., (1) p. d’errata, 30 pp., 360 pp.; II/ xxi pp., (1) p. d’errata, 389 pp. Plein maroquin rouge, triple filet doré autour des plats, grandes armoiries dorées au centre, dos lisses ornés, coupes décorées, roulette intérieure, tranches dorées sur marbrures. Infime accroc à une coiffe. Reliure de l’époque. 168 x 96 mm.
Edition originale du livre le plus réputé du Docteur Pierre-Toussaint Navier (1712‑1779), médecin du roi Louis XVI. « Cet ouvrage, puisé dans la chimie la plus profonde, et le fruit de plus de trente années d’étude, jouit encore d’une estime méritée ; il a été traduit en allemand par C.-E. Weigel, Greifswald ». (C. T-Y). Pierre-Toussaint Navier, né à St-Dizier le 1er novembre 1712, fut reçu docteur en médecine à Reims en 1741. Il choisit Châlons-sur-Marne pour le lieu de sa résidence, et mérita bientôt le titre de correspondant de l’Académie royale des sciences, par un Mémoire contenant la découverte de l’éther nitreux. Depuis ce temps chaque année de sa vie fut marquée par de nouveaux mémoires ou dissertations, que l’on trouve insérés dans les Recueils de l’Académie des sciences, de l’académie de Châlons, et dans la Gazette de médecine. Toujours animé de l’amour du bien public et du désir de contribuer au progrès des sciences et des arts, il entreprit de les fixer parmi ses nouveaux concitoyens, en formant, avec Dupré d’Ornay et d’autres, le projet d’une société littéraire qui commença ses séances en 1753, et qui fut érigée, au mois d’août 1775, en académie des sciences, arts et belles-lettres. Louis xvi lui donna en 1779 une pension. « Lorsque M. Navier fit paroître son ‘Traité des contre-poisons’, il était déjà connu comme chimiste et l'Académie royale des sciences l’avoit inscrit an nombre de ses correspondans. Il avait présenté à cette Compagnie, en 1741 un procédé pour la préparation d’une espèce d’éther jusqu’alors inconnue, qu'il obtint en mêlant et en agitant de l'esprit de vin avec de l'acide nitreux. Cette découverte, qui est consignée dans tous les livres de chimie aurait seule transmis son nom à la postérité, quand même cette science ne lui aurait pas eu d’autres obligations. Un fait nouveau est un pas de plus vers la vérité et cette route, qui conduit à une célébrité durable, étoit la seule qui fût digne des vœux du savant que nous avons perdu. Jamais il n’a fatigué la voix de la renommée, qui fait quelquefois succéder un silence éternel à des faveurs d'un moment. Ce médecin a plutôt éprouvé un sort contraire. Longtemps ignoré, il n'avoit ni rivaux, ni admirateurs. Ses recherches ayant enfin fixé l'attention du public, on accorda, sans prévention comme sans enthousiasme, des applaudissemens à ses travaux ; mais sa réputation ne fut jamais égale à ses talens, parce qu'il s'étoit reposé sur les autres du soin de les faire connoître, et qu'il ne savoit peut‑être pas lui-même ce qu'ils valoient. M. Navier ne s'est pas contenté d'avoir obtenu une nouvelle espèce d'éther. Ayant employé dans cette préparation différentes solutions métalliques nitreuses, il a observé que plusieurs de ces substances lui restoient unies, et il a indiqué celles qui se sont refusées à cette combinaison. Ces expériences ont été jugées très favorablement par l’Académie royale des sciences. Elle a rendu la même justice à deux mémoires du même auteur sur différens moyens de dissoudre le mercure par l’acide végétal et par quelques sels neutres, et sur une nouvelle méthode de le rendre soluble dans l'eau sans le secours d'aucune espèce d'acide, avec des réflexions sur les avantages que la médecine peut retirer de ces préparations. Ayant mis en usage la méthode indiquée par Homberg, et pratiquée par Boërrhaave, pour réduire le mercure en une poudre fine par le seul secours du mouvement longtemps continué ; M. Navier est parvenu à le rendre soluble dans l’acide végétal. Le sel ammoniac et le sel acéteux mercuriel, dont il a publié les procédés, sont surtout très utiles dans la pratique de la médecine. L’un est plus doux que la panacée ; l'autre à moins d’activité que les sels de la même nature préparés avec les acides minéraux. Lorsque M. Navier commença ses belles expériences, leur composition était tenue secrète par les sieurs Keyser et Mollée, qui les vendoient à leur profit. M. Navier en les faisant connoître, rendit un double service ; il dévoila, par la même opération, deux des plus importans mystères de l'empirisme, et il offrit à la médecine deux moyens de guérison qui lui manquoient. La réunion du fer et du mercure a été longtemps l'objet des vœux de plusieurs chimistes. M. Navier l’a obtenue par dix procédés différens, qui se réduisent à mêler ensemble une dissolution de fer et une dissolution de mercure, faites l'une et l'autre par le vinaigre on par l'acide vitriolique. Le précipité salin, composé de ces deux substances métalliques, parait sous la forme d’une neige cristalline brillante, et semblable, quant à l'extérieur, au sel sédatif. Une autre découverte de cet académicien est la dissolution du mercure dans le foie de soufre, que personne n’avoit tentée avant lui, et qui lui a fourni un remède fondant très utile dans le traitement des maladies scrophuleuses et de plusieurs maladies cutanées. Ces expériences, exposées dans l'ouvrage présenté ici même, sont accompagnées d'un grand nombre, de circonstances nouvelles d'observations fines, de détails intéressans, qui annoncent dans leur auteur ce tact et ce coup d'œil que la nature semble ne donner qu'à ceux auxquels elle veut bien révéler quelques-uns de ses secrets. » L’Abbé Rozier, Observations sur la physique sur l’histoire naturelle et sur les arts, 1783, p.15. Précieux exemplaire de l’auteur portant sur chacun des volumes la signature autographe du docteur Navier, offert à la reine Marie-Antoinette et revêtu d’une reliure de luxe en maroquin rouge de l’époque orné de ses grandes armoiries. Ernest Quentin Bauchart nous confirme que la reine Marie-Antoinette possédait, à côté des livres du Petit Trianon, une bibliothèque importante qu’elle avait fait installer au château des Tuilerie. Les livres de la reine, en grande partie reliés par Blaizot sont, pour la plupart, uniformément revêtus de maroquin rouge, aux armes de France et d’Autriche accolées, avec de simples filets sur les plats. Les ouvrages de moindre importance qui garnissaient les armoires du petit Trianon sont restés, en grande partie, à Versailles. Ils sont modestement reliés en veau porphyre, granité de points noirs sur un fond rouge sombre.
Exceptionnel et précieux manuscrit d'un des plus importants romans de Vigny [Paris, circa 1832]. 1 vol. (200 x 310 mm) de 3 f., 275 feuillets manuscrit et 3 f. Maroquin rouge, dos à nerfs orné de filets à froid, titre doré, doubles filets sur les coupes, tête dorée, chemise et étui moderne (reliure signée de Chambolle-Duru). Manuscrit de travail complet.
Stello a été publié dans la Revue des Deux Mondes en trois livraisons : le 15 octobre 1831, où ce récit initial est présenté comme le « fragment d'un gros livre », puis le 1er décembre 1831 et le 1er avril 1832. À partir du 9 juin 1832 (selon la Bibliographie de la France) vont s'échelonner pas moins de huit éditions, qui seront revues et corrigées par l'auteur, toutes chez Gosselin et Renduel. Comme le note Sophie Vanden Abeele-Marchal dans son étude sur la genèse de Stello, Vigny consignait dans son Journal à la date du 20 mai 1832 : « J'ai achevé de corriger moi-même et moi seul, les épreuves de la première édition de Stello. Cette édition vaudra mieux que le manuscrit que je brûlerai un de ces jours et que je conserve encore je ne sais pourquoi. » Ce ne sera dieu merci pas la cas, et Vigny y ajoutera même 8 derniers chapitres qui ne seront présents que dans l'édition imprimée [35 à 42] : « Un soir d'été » ; « Un tour de roue » ; « De l'ostracisme perpétuel » ; « Le ciel d'Homère » ; « Du mensonge social » ; « Ordonnance du Docteur Noir » ; « Effet de la consultation » ; « Fin ». Le manuscrit est rédigé à l'encre brune au recto de grands feuillets de papier vélin, surchargé de ratures, corrections et additions - parfois sur des feuillets plus petits ajoutés - et témoigne d'un important travail d'élaboration et de remaniement. Plusieurs versos présentent des lignes biffées, correspondant à des débuts de page abandonnés. La pagination, en haut à droite des feuillets, est discontinue, parfois double, avec quelques incohérences (et quelques erreurs lors de la reliure). Enfin, la numérotation et l'intitulé des chapitres ont donné lieu à des hésitations dont le manuscrit porte trace ; les derniers chapitres ne sont pas numérotés. Une « Table » finale dresse la liste des 42 chapitres. Enfin, il porte le nom des typographes entre lesquels a été répartie la copie pour la mise à l'impression. « Les Essentiels » de la Bibliothèque nationale de France présente ainsi ce chef-d'oeuvre du romantisme : « La Première consultation du Docteur noir, Stello ou Les Diables bleus est un roman à tiroirs mettant en scène Stello, jeune poète atteint de l'étrange maladie des « diables bleus » qui lui donne envie de s'engager en politique, ce que le vieux Docteur noir va entreprendre de guérir en racontant le sort malheureux qu'ont réservé trois pouvoirs politiques différents (monarchie absolue, monarchie parlementaire et démocratie) à trois poètes (Gilbert, Chatterton et André Chénier), avant de prescrire de « séparer la vie poétique de la vie politique » dans une ordonnance conclusive. L'oeuvre se distingue par une certaine virtuosité, mêlant révolte, pitié ou détachement, dans un style qui s'adapte aux histoires rapportées : la première nouvelle mime malicieusement le style fleuri d'un dix-huitième siècle matérialiste et la seconde prend des airs anglais, quand la troisième donne à éprouver l'atmosphère de la Terreur. À la psychologie du poète s'ajoute la question de sa place dans la société et, plus largement, de la possibilité d'un gouvernement satisfaisant ainsi que du rôle de l'art. » Des bibliothèques Louis Barthou et Lucien Dhuys. Détail des titres et de la double numérotation : En tête du chapitre 1 « Caractère du malade », Vigny a noté : « Ce chapitre doit être mis à la place de l'autre 1e chapitre » ; II « Symptômes » (Vigny a hésité sur le titre : « Symptômes et choses singulières que Stello dit au Docteur noir ») ; III « Conséquences des Diables-bleus » ; IV « Histoire d'une puce enragée » (4 autres titres biffés, dont « Comment le Roi eut une idée nouvelle » ; l'héroïne féminine s'appelait Madame de Châteauroux, corrigé en Mademoiselle de Coulanges) ; V « Interruption » ; VI (mal numéroté VII) « Continuation de l'histoire que fit Docteur noir » ; VII [VIII] « Un credo » (deux titres biffés, dont « Êtes-vous Poëte ? »). [Ce premier groupe est paginé 1-19 avec un feuillet 14 bis.] VIII [IX corrigé en 8, ce décalage corrigé se poursuivant sur les 4 chapitres suivants] « Demi-folie » ; IX « Suite de l'histoire de la puce enragée » ; X « Amélioration » ; XI « Un grabat » ; XII « Une distraction » [Ce 2e groupe, marqué en tête « 2e article », paginé 1-21, a été ajouté au précédent pour former la première livraison de la Revue des Deux Mondes (RDM)] ; XIII [marqué XII, le décalage se poursuivant sur les chap. suivants] « Une idée pour une autre » ; XIV « Histoire de Kitty Bell » ; XV « Une lettre Anglaise » ; XVI « Où le Drame est interrompu par l'érudition d'une manière déplorable... » ; XVII « Suite de l'histoire de Kitty Belle. Un bienfaiteur » ; XVIII « Un escalier ». [Ce 3e groupe, paginé 1-42, correspond à la 2e livraison de la RDM.] ; XIX « Tristesse et Pitié » (titre primitif biffé : « Dur comme la pensée ») ; XX « Une histoire de la Terreur ». [Ce 4e groupe est paginé 1-15 avec un 5 bis et 18-24 ; il donne le début de la 3e livraison de la RDM.] ; 21 « Un bon canonnier » ; 22 « D'un honnête vieillard » ; 23 « Sur les hiéroglyphes du bon canonnier » ; 24 « La Maison Lazare » ; 25 « Une jeune mère » ; 26 « Une chaise de paille » ; 27 « Une femme est toujours un enfant » ; 28 « Le Réfectoire » ; 29 « Le Caisson » ; 30 « La Maison de Mr de Robespierre, avocat au Parlement » ; 31 « Un législateur » ; 32 [XXXIII] « La Promenade croisée » [le début a été relié après le chapitre 32 ajouté] ; 33 [XXXIV] « Un petit divertissement » [Ce 5e groupe, paginé 1-59 (plus 20 A et B et 40 bis) et 57-88 (plus 61 bis et 62 bis) constitue et termine la 3e livraison de la Revue des deux mondes]. Aguttes, 17.11.2020, n° 111 ; Classique Garnier, « La Genèse de Stello » p. 67.
[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878.
Reference : 018552
[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878. L.A.S. en français, Londres, 27 Shakespeare 88 [5 octobre 1876], 2p in-8. Au docteur Jean-François Robinet (1825-1899), médecin d'Auguste Comte et important positiviste français. « Cher et digne ami, Je vous expédie avec les détails convenables le troisième versement pour le subside sacerdotal £80.5 ce qui fait un total pour cette année de £184.7 jusqu'ici. Vous aurez reçu ma brochure. Puisse-t-elle vous plaire. L'adresse du docteur Nyström si vous l'avez me ferait plaisir. Aussi [mot illisible] les droits de l'homme soit la première phrase complète qui doit être, dites-vous, l'aphorisme décisif p.520 [mots illsibles]. Est-il vrai qu'une nouvelle relation de la philosophie se prépare? Où en est la revue ? Et que pensez-vous du projet d'enseignement. Et la circulaire aux républicains dont parle M. [Pierre] Laffitte. Est-elle en train de paraître ? Et les lettres Comte Mill. Enfin, je ne finis pas avec mes questions. Pardon. Elles sont courtes. Les réponses pourront bien l'être. Mes remerciements au docteur Dubuisson pour sa dernière lettre. Par malheur, je cherche pendant des heures et je ne puis mettre la main dessus. Toutes mes salutations les plus affectueuses à toute la famille. A vous de coeur. Richard Congreve ». Le subside sacerdotal était la contribution que versaient les positivistes à destination de la France. Congreve cite les noms de plusieurs positivistes : Anton Kristen Nystrom (1842-1931) était un médecin suédois, propagateur du positivisme en Suède. Il ne suivra pas Congreve dans son schisme en 1878 ; Paul Dubuisson (1847-1908) est un médecin et psychiatre, gendre du docteur Robinet ; Pierre Laffitte (1823-1903) est un philosophe positiviste, successeur d'Auguste Comte. Les lettres « Comte Mill » sont les lettres d'Auguste Comte à John Stuart Mill qui seront publiées par Leroux en 1877. Les lettres entre positivistes sont rares. [184]
Edward Spencer Beesly (1831-1915), philosophe anglais, historien, militant syndical, positiviste. Elève de Richard Congreve, il rompt lors du schisme de 1878 et dirigera la London positivist Society.
Reference : 018980
Edward Spencer Beesly (1831-1915), philosophe anglais, historien, militant syndical, positiviste. Elève de Richard Congreve, il rompt lors du schisme de 1878 et dirigera la London positivist Society. L.A.S., 16 Archimède 91 [10 avril 1879], 4p in-8. Au docteur Jean-François Robinet (1825-1899), médecin d'Auguste Comte et important positiviste français. « Mon cher Docteur Robinet, Soyez convaincu que je partage vos regrets au sujet des hésitations de M. Bridges. C'est fâcheux mais il est inutile d'en parler. J'ai enfin trouvé une salle moyennant un prix relativement modeste (26 schillings par heure), et nous allons donner six conférences. Chaque membre du comité en fera une. Cela nous mettra un peu en évidence. Il était grandement temps. Les partisans de M. Congreve commencent à s'étonner de ce qu'ils appellent notre inaction. Nous commencerons ces conférences le 18 mai. C'est à vous que j'envoie une traduction d'une pétition à la Chambre des Communes, pour le bulletin parce qu'elle a besoin d'être corrigée par Madame Robinet. Je lui serais très reconnaissant si elle voudrait comparer ma traduction avec l'original & faire tous les changements qu'elle pourra trouver nécessaires. La forme d'une pétition à la chambre est un peu archaïque et le style est lourd. Je l'ai trouvé très difficile à traduire. Veuillez prévenir M. Dubuisson que vous l'avez reçu. M. Blake n'a pas quitté notre société positiviste. Il n'y a pas assisté depuis octobre mais on me dit qu'il a l'intention d'y venir encore. M. Crompton a reçu des souscriptions pour le maintien de la salle de Chapel Street qui montent à £80. Il proclame que la salle est un champ neutre, et il nous invite d'y donner nos conférences. Mais puisque nous avons déclaré d'avance que nous ne voulions pas la partager avec M. Congreve, cette somme de £80 est en effet un subside à M. Congreve. M. Crompton lui-même souscrit 3 schillings au subside de M. Congreve et autant au nôtre. À la salle, il souscrit £15. En faisant cela, il se croit strictement impartial ! C'est à faire pitié ! La plupart de ses souscripteurs sont des amis de M. Congreve mais quelques uns (MM. Hutton, Ingram, Allman, Warr, Harris[on], Kellock) ont souscrit au subside de M. Laffitte. On dit que l'auditoire de M. Congreve, les dimanches, est de douze à vingt personnes y compris sa famille ! Mon beau-frère doit être satisfait de l'emploi de son argent ! A vous bien sincèrement. E.S. Beesly Nous espérons que vous allez protester fermement contre la loi Ferry en ce qui concerne les Jésuites. Nous devons demander pour les Jésuites la liberté d'instruction que nous réclamons pour nous-mêmes ». John Henry Bridges (1832-1906) est un médecin anglais, exécuteur testamentaire d'Auguste Comte. Paul Dubuisson (1847-1908) est un médecin et psychiatre, gendre du docteur Robinet. Henry Crompton (1836-1904) est un avocat anglais, ami et beau-frère de Beesly, assistant de Congreve. Les lettres entre positivistes sont rares. [448]
Exposition Musées de Fécamp 1997, grand in/8 carré, broché, couverture en couleurs, 232 pages. Illustrations en couleurs et en noir.
Ce livre est le fruit d'un colloque qui s'est tenu à Fécamp en juin 1997 et qui a porté sur l'histoire de l'alimentation des enfants et le rôle du docteur Dufour, créateur de l'Oeuvre de la Goutte de Lait. Une exposition, retraçant les évolutions du biberon depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours (les biberons proviennent de la collection personnelle du Docteur Dufour) est venue compléter l'ensemble. L'ouvrage se compose de trois parties : la première retrace l'histoire de l'alimentation des nouveau-nés (p. 1 à 40), la deuxième est consacrée à la création et à la diffusion de la Goutte de Lait (p. 41 à 120) et la troisième présente la collection de biberons du Docteur Dufour (près de 300 pièces).