[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878. L.A.S. en français, Londres, 27 Shakespeare 88 [5 octobre 1876], 2p in-8. Au docteur Jean-François Robinet (1825-1899), médecin d'Auguste Comte et important positiviste français. « Cher et digne ami, Je vous expédie avec les détails convenables le troisième versement pour le subside sacerdotal £80.5 ce qui fait un total pour cette année de £184.7 jusqu'ici. Vous aurez reçu ma brochure. Puisse-t-elle vous plaire. L'adresse du docteur Nyström si vous l'avez me ferait plaisir. Aussi [mot illisible] les droits de l'homme soit la première phrase complète qui doit être, dites-vous, l'aphorisme décisif p.520 [mots illsibles]. Est-il vrai qu'une nouvelle relation de la philosophie se prépare? Où en est la revue ? Et que pensez-vous du projet d'enseignement. Et la circulaire aux républicains dont parle M. [Pierre] Laffitte. Est-elle en train de paraître ? Et les lettres Comte Mill. Enfin, je ne finis pas avec mes questions. Pardon. Elles sont courtes. Les réponses pourront bien l'être. Mes remerciements au docteur Dubuisson pour sa dernière lettre. Par malheur, je cherche pendant des heures et je ne puis mettre la main dessus. Toutes mes salutations les plus affectueuses à toute la famille. A vous de coeur. Richard Congreve ». Le subside sacerdotal était la contribution que versaient les positivistes à destination de la France. Congreve cite les noms de plusieurs positivistes : Anton Kristen Nystrom (1842-1931) était un médecin suédois, propagateur du positivisme en Suède. Il ne suivra pas Congreve dans son schisme en 1878 ; Paul Dubuisson (1847-1908) est un médecin et psychiatre, gendre du docteur Robinet ; Pierre Laffitte (1823-1903) est un philosophe positiviste, successeur d'Auguste Comte. Les lettres « Comte Mill » sont les lettres d'Auguste Comte à John Stuart Mill qui seront publiées par Leroux en 1877. Les lettres entre positivistes sont rares. [184]
Reference : 018552
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Edward Spencer Beesly (1831-1915), philosophe anglais, historien, militant syndical, positiviste. Elève de Richard Congreve, il rompt lors du schisme de 1878 et dirigera la London positivist Society à la suite de Congreve.
Reference : 018553
Edward Spencer Beesly (1831-1915), philosophe anglais, historien, militant syndical, positiviste. Elève de Richard Congreve, il rompt lors du schisme de 1878 et dirigera la London positivist Society à la suite de Congreve. L.A.S., 25 Descartes 90 [1er novembre 1878], 1p in-12. Au docteur Jean-François Robinet (1825-1899), médecin d'Auguste Comte et important positiviste français, sur carte postale : « I authorise you to print my manifeste if you think it worth while. I will write to Mr Lushington for a similar authorisation. I am glad there is such unanimity among you. Here it is difficult to say how the struggle for the school will be decided. Some who condemn Dr Congreve blame us nevertheless for refusing to share the room with him. But if we are beaten on Sunday, we mean to leave the room. I will send you back the Séméri & Audiffrent manifestus. The former is disgraceful. I will not fail to write to you on Sunday night. E.S.B. ». Essai de traduction : « Je vous autorise à imprimer mon manifeste si vous le jugez utile. J'écrirai à M. Lushington pour obtenir une autorisation similaire. Je suis heureux de constater une telle unanimité parmi vous. Ici, il est difficile de dire comment se décidera la lutte pour l'école. Certains qui condamnent le Dr Congreve nous reprochent néanmoins de refuser de partager la même pièce que lui. Mais si nous sommes battus dimanche, nous quitterons la pièce. Je vous renverrai le manifeste de Séméri et Audiffrent. Le premier est honteux. Je ne manquerai pas de vous écrire dimanche soir. » Cette lettre est intéressante car il s'agit ici de publier un manifeste contre Richard Congreve (1818-1899) qui était jusque là le chef du positivisme en Angleterre. C'est à ce moment-là que le schisme latent sera assumé. C'est au même moment que Sémérie et Audiffrent finissent de s'éloigner de la Société positiviste dont ils seront exclus en 1879. Parmi les noms cités : Godfrey Lushington (1832-1907) était un haut fonctionnaire anglais ; Eugène Sémérie (1832-1884) était un médecin, positiviste, proche du docteur Robinet ; Georges Audiffrent (1823-1909) était un médecin, positiviste, très proche d'Auguste Comte, il prendra la tête d'un schisme. Les lettres entre positivistes sont rares. [184]