Paris : Editions du Seuil, 1966 - un volume in-12 broché, 140 pages - exemplaire du service de presse enrichi d'un bel envoi autographe signé à Maurice Roche - bon état - Joint belle lettre autographe signée de Casamayor : un feuillet (21x27cm) recto-verso. Serge Fuster, alias Casamayor (1911-1988), magistrat et auteur de nombreux ouvrages sur la justice remercie son destinataire de son courrier de félicitation pour son dernier livre. Lettre non datée, probablement des années 1950 ou 1960
Reference : 39217
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, cartonnage toile noire, titres frappés en argent sur les plats. (Reliures d’éditeur). 2 ff., 8 pp. (adjonctions et errata) puis pp. 105 à 375 - 2 ff., pp. 382 à 840.Tomes 2 à 5 de ce chef-d’œuvre, l’ouvrage est bien complet ainsi. Dans la table des matières l’auteur précise que le tome I a été supprimé. Voyez l’étude de G. Profhul dans Bizarre IV : “Les grandes secousses qui ébranlaient la pensée européenne aux environs de 1900, ne pouvaient certes manquer de susciter, face à la poussée anarchique et syndicaliste, l’apparition éblouissante d’un maître à penser conservateur (mais progressiste) et traditionaliste (mais libéral). Ce génial mainteneur que ne put être, malgré quelques pataphysiques apparencees, le regretté Maurras, il fallut une fois encore qu’il nous vint de l’étranger, et pourquoi ne pas le dire tout de suite, de Pologne, bien sûr... Calixte Korab d’Orzeszko Czarnoloski Ciolek naquit le 4 mai 1866, sans doute à Grodno. On ignore encore aujourd’hui le lieu et la date de sa mort”.Dans son livre le Prince donne de précieux détails autobiographiques. Juste avant la Grande guerre, il menait une vie errante de palace en palace, brouillé avec sa famille, avec le clergé catholique. Il est impossible de donner un compte-rendu de ce chef-d’œuvre dont toutes les pages sont remarquables. Ce “monde dans une noix” résout pour l’utilisateur toutes les questions de science, politique, agriculture, art, duel, savoir-vivre, savoir voyager, toilette, chasse, offenses, sports, cuisine, religion, galanterie, art militaire, santé, animaux, lois, infirmités...Personne mieux que Profhul ne peut conclure sur Korab et voici son manifeste : “Il est bon et sans danger de frapper par derrière certains mutilés de guerre ignoblement farauds de leurs moignons. Faitez-le à chaque occasion. Mais railler les fous est horrible. Je le dis hautement, Korab est bien pour moi le Prince des Lettres, cent fois plus que n’importe quel connétable ou Balladeur de mes quatre... Il y a un domaine de l’Esprit, en effet, dont Korab ou Brisset ont les clés, comme Maturin ou Swedenborg, mais pas le docteur Schweitzer. Bousmar y pénètre comme Lautréamont, mais pas Daniel Rops, ni Saint-Exupéry. Le moindre des quadrateurs en est plus digne que le plus Nobel des Hemingway. À l’échelon de l’Héteroclysme on sent plus sûrement le bouillonnement brut du génie que dans tous les Pen-clubs du monde...”Caillet 5823 décrit cette édition de 1904 bien complète en 2 volumes paginés 105 à 840 : “C’est une des plus étranges choses qui ait jamais affronté l’impression”. Blavier p. 747 qui signale qu’une chaire de korabologie fonctionne à Oleyres, au sein du Centre de recherches périphériscopiques. - 0berlé. Fous littéraires 241 (5e édit.)
Paris, Servant, 1924 ; in-4, broché V, 547 pp. - 2 portraitsÉDITION ORIGINALE publiée sous les auspices de la Société des Bibliophiles françois. “Le prince de Condé ouvre son journal le 14 juillet 1789, à la nouvelle de la prise de la Bastille et émigre le 17. Son journal est d’abord le récit d’un voyage d’agrément de Bruxelles aux bords du Rhin, puis en Suisse. Fixé à Turin, le 26 sept., il y débute une activité politique qui l’amène à Worms en janv. 1791, où il organise une armée qui se bat de 1793 à 1795 sur le Rhin et en Alsace... Le prince de Condé est un “ultra” pour son temps, toujours prêt à en découdre contre la République, partisan des solution les plus énergiques.” Fierro 346.Tirage limité à 400 exemplaires. Celui-ci est UN DES 36 EXEMPLAIRES DE TÊTE SUR VERGÉ, nominatifs, offerts par le Cte. de Ribes aux membres de la Société des Bibliophiles françois. Carte de visite de ce dernier jointe à l’exemplaire.
Paris, Librairie Poulet-Malassis, 1862 ; in-8, demi-vélin ivoire, pièces de titre chag. rouge et vert, non rog. (Rel. de l'époque). 457 pp. - 21 pp. d'annexes avec 3 fac-similés dépl. [lmpr. Poupart-Davyl Paris].Sombre histoire d'honneur - et de chantage - opposant le filsWoronzow au Prince Dolgoroukow qui aurait mal agi envers son père le célèbre diplomate et général Michel Woronzow (1782-1856). Le volume donne toutes les plaidoiries (M"" Mathieu, Marie, Chaudey), les observations sur les écritures comparées (car il y a une fausse-vraie lettre anonyme dans l'affaire), le réquisitoire du Ministère public, le jugement et les pièces annexes. Certains extraits de ce procès ont été publiés en brochures séparées par Poulet-Malassis (voir C.P.M. 72 et 73). Launay 221. - Deux lignes de l'avant-propos ont été « caviardées».
, Paris, Toussaincts Du Bray, 1614 ; plaquette in-12, bradel papier marbré ( Lobstein). 15 pp. Exemplaire finement établi. EDITION ORIGINALE. Cette lettre datée du 26 mars supplie le Prince (de Condé) de revenir à la Cour.- Ayant épousé en 1608 Charlotte de Montmorency, dont Henri IV était épris, le prince de Condé fut obligé de prendre la fuite en Belgique puis en Italie. Il reviendra en 1614 (peu après cette lettre) sous la Régence de Marie de Médicis qu'il troublera par ses intrigues et son ambition. Sa première révolte date d'ailleurs de 1614 et se terminera par le traité de Sainte-Menehould.- Après la mort d'Henri IV, le poète Nervèze s'était attaché au service de Henri de Condé. Courtisan accompli, il s'illustra dans le """"parler Nervèze"""", caricature de la conversation et de la lettre de cour qui suscita les railleries de Sorel. Il témoigne pourtant d'un souci esthétique qui fut à l'origine de la préciosité. Cioranesco, 51011.- La Bouralière. Bibl. poitevine 411.- Arbour 7250.
Paris, Marpon et Flammarion, 1883 ; grand in-8, demi-chagrin vert, dos à nerfs avec caissons à guirlandes dor., marque dor. frappée sur le plat, tête dor., non rogné, couverture illustrée en parchemin. (Reliure de l’époque) 2 ff. (titre et fx-titre), 1 f. (dédicace au prince Bibesco), V pp. (lettre du prince Bibesco), IX pp. (préface de Maupassant), 261 pp. - 43 planches hors-texte tirées sur chine.ÉDITION ORIGINALE. Vicaire VII, 983 attribue par erreur les livres signés Baron de Vaux au baron Ludovic de Vaux, l’auteur en 1883 d’un livre sur la Palestine. En réalité il s’agit d’Arthur-Charles Devaux, un ancien sous-officier de cavalerie né en 1843, mort en 1915, qui est devenu journaliste et écrivain sportif après avoir quitté le service en 1866. On lui doit des ouvrages sur les chevaux (il fut brigadier à Saumur), sur l’escrime et sur les femmes et hommes de sport. Après avoir publié Les Hommes d’épée, il s’occupe ici des tireurs au pistolet. “À vrai dire, écrit G. Bibesco dans la lettre en tête, l’étude du pistolet n’offre pas la même attraction que celle de l’épée, mais elle présente des côtés très intéressants qui, sous votre plume habile, ne peuvent pas manquer de prendre le relief qui leur convient.”La préface de Maupassant, intitulée Le Pistolet est un chef-d’œuvre d’humour malicieux : “Mais le pistolet reste et restera un sport d’élite, aimé seulement de quelques-uns. Il ne fait pas maigrir, il ne fait pas digérér, il ne fait pas applaudir ceux qui le pratiquent, comme sont applaudis les tireurs de fleuret (...) puisque le duel est une nécessité stupide imposée par la bêtise humaine, proclamons qu’à notre époque, un seul genre de duel est logique, le duel au pistolet.” Maupassant figure dans la galerie des tireurs (pp. 99-101), mais l’auteur, parlant de sa musculature d’Hercule Farnèse, signale surtout les prouesses de l’auteur de La Maison Tellier à la canne et à la boxe, “comme tireur au pistolet, c’est un fantaisiste, qui fait le carton en s’amusant”. Parmi tous les grands tireurs célébrés ici, les Bibesco, Bossant, Castellane, Dolfuss, Lamberty, Marçay et autres Potocki, Puslowski, Talleyrand... on trouve une femme, une seule, la princesse Marie Gihka : “cette toute gracieuse amazone manie le pistolet non seulement avec grâce, mais avec une sûreté de main très remarquable”. Illustrations dans le texte et 43 planches (portraits, scènes de tir) par divers artistes.Bel ouvrage tiré à 6000 exemplaires numérotés. Un des 550 sur papier de Hollande (n° 428), provenant de la bibliothèque du Cercle de l’Union Artistique (cachets et sigle sur le plat). Ce cercle créé en 1860, a fusionné en 1946 avec le Nouveau Cercle de la rue Royale, puis en 1983 avec le Cercle de l’Union pour former le Nouveau Cercle de l’Union. Ce club masculin très élitiste se trouvait au 288 bd. Saint-Germain.