Paris, A. G. Nizet 1974, 230x145mm, 367pages, broché. Bel exemplaire.
Reference : 99099
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P., Nizet, 1975, in-8°, 367 pp, biblio, broché, qqs soulignures stylo et surlignures stabilo, sinon bon état
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S.D. SUPERBE LETTRE SON AMANTE PENDANT LA DRLE DE GUERRE...Il ny avait rien de toi hier mais je suis sr que la faute en est la Poste... remarque Sartre qui ne sen inquite pourtant pas. ...Il me semble que si jamais tu te tais un jour ou deux (mais surtout ne va pas te croire encourage le faire) a ne me fera plus du tout pareil, parce que je tai vue plus dune fois, envote et cherchant sortir de ta petite cage de brume et ny parvenant pas [...] et jimagine, prsent, [...] quand tu ncris pas [...] pourtant tu nes pas coupe de moi. Tu sais, je suis tout riche de toi, tous ces temps, inpuisablement riche, tu es toujours avec moi, je ne te quitte pas et toi aussi mon amour, tu es mon merveilleux amour. Je voudrais pouvoir texpliquer comment toute chose de cette ville en est transforme, plus lgre et moins prsente. a fait comme un petit recul potique dans le pass... La veille, au restaurant, il sest un peu saoul, ...Pas beaucoup, juste un peu. Je ne saurais pas bien te dire pourquoi mais a me faisait fort de perdre la tte en toi. Jimaginais bien que ctait le caf et Pieter [le soldat Pieterkovski] qui allaient samincir jusqu la transparence et que toi tu resterais tout contre moi, lourde et opaque comme une prsence. Cest arriv : jtais seul avec toi, violemment seul. Et je pensais tout ce que tu mavais dit au Normandie [...]. Et jai pens que tu tais formidablement romanesque et mouvante. Jai compris aussi quil y avait prsent et pour toujours quelque chose de compltement dgel en moi, une mfiance de vieux qui me restait encore de lhistoire avec Olga [la s?ur de Wanda dont Sartre fut amoureux] et de nos premiers rapports toi et moi. [...]. Et puis on est parti et Pieter ma emmen chez sa blanchisseuse ; il apportait des chocolats au gosse de la blanchisseuse, il a parl, ils ont remerci, a me faisait extraordinaire dtre l, au milieu de ces gens, jtais compltement dpays, mais a ntait pas dplaisant, ctait plutt fort. [...] je voudrais tant que tu peignes [Wanda voulait tre artiste-peintre], ma douce petite Wanda, jespre que le Castor [Simone de Beauvoir] ta donn ton sou. Tu me fais si fragile. Tu mas dit que jtais le seul qui ne te traitait pas aux bains froids quand tu tais nerveuse. Cest que je prends tes nervosits profondment au srieux. [...]. Je voudrais tant tre prs de toi, comme lorsque tu tendors dans mes bras, pour endormir un petit moment cette angoisse [...]. Je suis un peu embt parce que sil ny a rien tout lheure au courrier il faudra attendre deux jours. Nous partons demain laube, faire des exercices de tir 20 kilomtres dici et nous, nous allons sonder. En soi a na rien de dplaisant, je verrai du pays et jentendrai tonner des canons. Mais cest comme une absence de deux jours par rapport toi. Je tcrirai de l-bas, ft-ce sur mes genoux. Je taime passionnment&
théâtre populaire - Directeur : Robert Voisin - Comité de rédaction : Roland Barthes, Guy Dumur, Henri Laborde...
Reference : 92853
(1955)
1955 N° 15 (Septembre-Octobre 1955) - revue Bimestrielle d'information sur le théâtre - rue Saint André des Arts au 27, Paris VI - In-8 Broché - revue illustrée - 112 pages
assez bon état