A Paris, Par Fed. Morel & P. Mettayer, 1617. In-12 de 12 pp., cartonnage moderne.
Reference : 1412
Édition originale. Sur l'arrestation éventuelle de Concini.
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Paris, Fédéric Morel & Pierre Mettayer, 1617 petit in-8, 12 pp., demi-percaline Bradel bleue (Durvand).
Du 24 avril 1617. Sur la disgrâce et la mort de Concini et de sa femme, lesquels "abusans de mon bas aage, & du pouvoir qu'ils se sont acquis de longue main sur l'esprit de la Royne Madame ma mère, ont proietté d'usurper toute l'authorité, disposer absolument des affaires de mon Estat, & m'oster le moyen d'en prendre cognoissance".Absent de SHF.Exemplaire du collectionneur franc-comtois Bruno Monnier (1926-1991). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, Prault père, 1756. In-16 de 280 pp., veau havane, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, tranches jaspées (reliure de l'époque).
Ordonnance de Compiègne contresignée le 25 juin 1750 par M. P. de Voyer d'Argenson, en 696 articles relatifs aux Gouverneurs, Lieutenants généraux et Lieutenants du Roi dans les provinces. Suivie de la Copie de la Lettre du Ministre de la Guerre, adressée à Messieurs les Intendants… concernant le logement des gens de guerre. Du 22 mars 1751. Pâle mouillure dans la marge inférieure et sur les derniers feuillets mais bon exemplaire.
L’exemplaire porte sur chacune le faux-titre le cachet de la bibliothèque personnelle de l’empereur Tsarkoe Selo. Paris, 1762. In-12 de 4 ff. et 302 pp. Pleine chevrette rouge roulette dorée autour des plats, chiffre de l’Empereur Paul Ier de Russie frappé or au centre, dos à nerfs orné, pièce de titre et de tomaison en maroquin vert et bleu, filet or sur les coupes, tranches dorées. Reliure de l’époque. 136 x 82 mm.
L’ordonnance du Roy Louis XV concernant le service des Places. Superbe exemplaire relié à l’époque en chevrette rouge au chiffre de Paul Ier de Russie (1754- assassiné le 23 mars 1801). Paul Ier de Russie appartient à la première branche de la Maison d’Oldenbourg-Romanov (Holstein-Gottorp-Romanov) issue de la première branche de la Maison de Holstein-Gottorp, elle-même issue de la première branche de la Maison d'Oldenbourg. Il est l’ascendant de l’actuel chef de la Maison impériale de Russie, le grand-duc Nicolas Romanovitch et du prince Georgui de Russie. Catherine II, consciente de l’incapacité de son fils à gouverner préparait sa succession en faveur de son petit-fils Alexandre mais elle meurt d’une crise cardiaque et Paul, méfiant, fait brûler tous les documents concernant la succession de sa mère. Paul est animé d'une profonde rancune envers sa mère, ses favoris, ses conseillers et tout ce qu'elle admirait. Anéantir l'œuvre de la Grande Catherine et anéantir ses décisions est une constante de son court règne de cinq ans et sa politique est le contre-pied de cette dernière : Il modifie la loi de succession au trône lors de son couronnement de 1797 : la primogéniture mâle remplace le libre choix du monarque régnant tel que l'avait prévu Pierre le Grand en 1722. La succession au trône de Russie est déterminée par une règle fixe et précise qui prévaudra jusqu'à la chute de la monarchie en 1917. Il fait sortir de prison des écrivains et des intellectuels exilés par sa mère et autorise leur retour en Russie. Radichtchev est autorisé à rentrer de son exil sibérien, mais maintenu en résidence surveillée, et Nikolaï Novikov libéré de la prison de Schlüsselburg, tout en étant maintenu en résidence surveillée, ainsi que des dirigeants de la révolte polonaise de 1795 dont Tadeusz Kosciuszko. Il manifeste le souci de défendre l'autocratie, mais n'entend laisser que peu de libertés à la noblesse. C'est en ce sens que sont promulgués 2 000 actes rétablissant par exemple les châtiments corporels pour les nobles et les rappelant au service actif dans l'armée. Il s'appuie parallèlement de plus en plus sur la bureaucratie pour des tâches d'administration locale et générale de préférence à la noblesse. Dans le même temps, il prend quelques mesures pour adoucir le sort des serfs : les corvées sont limitées à trois jours par semaine et interdites les dimanches et fêtes. Les paysans ne peuvent plus être vendus aux enchères. Ces lois ne sont pas appliquées et peut-être ne pouvaient-elles pas l'être, mais elles constituent un tournant dans l'attitude du gouvernement russe face au servage : dorénavant, la limitation et, à terme, l'abolition du servage vont devenir des solutions envisagées par l'État. L’exemplaire porte sur chacune le faux-titre le cachet de la bibliothèque personnelle de l’empereur Tsarkoe Selo.