Sans lieu Imprimé aux dépens de Philippe Ortiz 1925 1 vol. Broché in-4, broché, couverture rempliée avec étiquette de titre rose contrecollée sur le premier plat, 48 pp. Édition originale de ce recueil de douze chroniques parues dans la revue "Vogue" au cours de l'année 1925. Tirage unique à 325 exemplaires numérotés sur vergé à la forme, celui-ci imprimé spécialement pour André Lebey.Publiées dans Vogue du 1er décembre 1924 au 1er décembre 1925, ces douze chroniques furent réunies en volume «aux dépens» du rédacteur en chef de la revue, Philippe Ortiz. Le titre choisi indique bien le caractère primesautier des articles. Colette renouera avec la célèbre revue de mode à partir de 1928, jusqu’en 1932.Exemplaire d'André Lebey, ami de Jean de Tinan et que Colette connaissait depuis ses années d’apprentissages. En 1896, les Willy figuraient à ses côtés parmi les 55 convives au banquet donné au d’Harcourt pour la création de la revue Le Centaure. Plus tard, en 1921, dans la revue Sur la Riviera, Lebey se souvenait encore des joyeux dîners à «La Côte d’Or» auprès de l’Odéon où, dans la petite salle du haut, venaient fréquemment Moréas, Verlaine… : «Willy et Colette, qui habitaient alors rue Jacob, y vinrent aussi avec le secrétaire Paul Héon, chargé de jouer aux courses.» Ses relations avec Colette ne semblent pas avoir survécu à la séparation du couple, et l'exemplaire ne porte pas d'envoi.L’ensemble des textes sera repris dans Le Voyage égoïste en 1928.Très rare, surtout en bonne condition comme ici (Notice de Frédéric Maget pour le catalogue de la collection Colette des Clarac).
Reference : 64792
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Superbe suite de toute rareté avec de si belles marges. S.l., 1570. Cuivres gravés par Pierre Van der Heyden. Légendes en latin. Belles marges. Printemps: 22,8 x 28,7 cm (trimmed to the borderline). Eté: 22,5 x 28,5 cm (trimmed to the platemark). Automne: 22,5 x 28,6 cm (trimmed to the platemark). Hiver: 22,6 x 28,7 cm (trimmed to the platemark, somewhat more in lower part).
Premier tirage de cette superbe suite complète des quatre saisons, publiée en 1570. Hollstein III, p. 297, 200, 202; Lebeer 77 et 78. Cette suite est composée de 4 gravures: «Ver» (Printemps) et «Aestas» (Eté) d’après Brueghel: la terre y est cultivée avec ardeur par hommes et femmes de la campagne jusqu’à la moisson; «Autumnus» (Automne) et «Hyems» (Hiver) d’après Hans Bol, car la suite ne fut pas achevée avant le décès de Brueghel: hommes et femmes s’affairent à l’abatage des animaux et aux vendanges pour ensuite s’adonner aux divertissements hivernaux. Les Quatre Saisons sont le fruit de l’étroite collaboration entre Pieter Bruegel et Jérôme Cock, éditeur d’estampes à Anvers. Les quatre planches, gravées par Pieter van der Heyden, n’ont néanmoins pas toutes été conçues par Bruegel. En effet, le projet prit du retard et avant sa mort en 1569, Bruegel ne fournit que deux dessins: Le Printemps en 1565 (Graphische Sammlung Albertina de Vienne) et L’Eté (Kunsthalle Hambourg, Kupferstichkabinett) daté de 1568. Peu après sa mort, Jérôme Cock chargea le paysagiste Hans Bol de dessiner les deux scènes manquantes, L’Automne et L’Hiver. Cette série s’inscrit dans la longue tradition qui remonte au Moyen Age, des miniatures des mois et des saisons qui illustraient les calendriers des livres d’heures. Bruegel insuffle néanmoins une inventivité nouvelle à cette thématique. Ainsi, dans L’Eté, les corps sont étonnamment puissants et débordent même du cadre de l’estampe, renforçant l’effet de profondeur. Les activités traditionnelles propres à chaque saison sont représentées : dans Le Printemps, mars est symbolisé par le jardinage (représenté au premier plan), avril par la tonte des moutons (plus à gauche vers l’arrière plan) et mai par les fêtes du printemps (à droite à l’arrière plan). Dans L’Eté, juin est représenté par la cueillette des fruits dans les grands arbres au centre à l’arrière plan, juillet par la rentrée du foin au loin à gauche et à droite et août par le moissonnage du blé au premier plan. L’Automne et L’Hiver, dessinés par Hans Bol, suivent le même principe : les personnages vaquent à des occupations typiques de chaque saison (on tue le cochon en automne, on patine sur un lac gelé en hiver) ; mais le traitement stylistique est différent et s’apparente plus à la tradition médiévale. Lebeer dit d’«Aestas»:«cette composition peut être rangée parmi les créations les plus puissantes de Bruegel. La grandeur monumentale de certaines figures qui l’animent a quelque chose de vraiment michelangelesque». “The many depictions of the Seasons that followed include the set of engravings that Hieronymus Cock issued after Pieter Bruegel the Elder and Hans Bol. Very much reflecting in their compositional structure the subjects of the traditional Months, Cock’s four prints show both urban pleasures and peasant labors, the latter generally predominating except in the ‘Winter’ print. Lie the Months, and occasionally influenced by the Bruegel-Bol series, the Seasons enjoyed great popularity in later Flemish art, both painting and prints.” Walter S. Gibson, Pleasant places: the rustic Landscape from Bruegel to Ruisdael, p. 125. Avant d’être peintre, Brueghel est dessinateur. «C’est comme élève de Pierre Coecke qu’en 1551 Peter Brueghel est reçu dans la gilde anversoise. Puis, selon l’usage établi chez les peintres flamands, au moins depuis Jean Gossart, une quarantaine d’années auparavant, le jeune ‘Franc-maître’ part pour l’Italie, où au lieu, comme ses contemporains Lambert Lombart, Frans Floris, d’interroger les œuvres de Léonard de Vinci, de Michel Ange, de Raphael, ou plus récentes des derniers grands Vénitiens Tintoret et Titien, il fuit les vieilles pierres, les colonnes et les imposantes fresques pour dessiner dans la campagne romaine, précurseur en cela des modernes paysagistes. Si nous ne connaissons pas l’itinéraire certain du voyage de Brueghel en Italie, qui lui fit peut-être traverser la France, du moins nous en est-il resté bien mieux encore: ses premiers dessins connus. Que l’on ne se méprenne pas sur ce mot de dessins, ce ne sont nullement des croquis. Non seulement les dessins très complets qui jalonnent toute sa carrière furent presque tous destinés à être fidèlement reproduits par la gravure, mais encore à partir de ses premiers dessins, datés de 1552 et 1553, faudra-t-il attendre jusqu’à 1559 pour voir apparaitre sa première œuvre peinte. Sans que l’on puisse conclure qu’il n’avait rien peint avant cette date, il n’en est pas moins évident que le dessin, tel qu’il l’entendait, lui était un moyen d’expression suffisant et complet. Revenu d’Italie en 1554, c’est de nouveau à Anvers qu’il se fixe et travaille pour Jérôme Cock, ancien peintre, établi, avec son frère Mathys, éditeur et marchand d’estampes, à l’enseigne des ‘Quatre Vents’. ...» «Mort en 1569, Peter Brueghel fut, après Jérôme Bosch, mort en 1516... la grande figure du XVIe siècle flamand, solidement et clairement situé entre le siècle des Van Eyck, Van der Weyden, Memling, se prolongeant en Quentin Metsys et le siècle de Rubens et des Baroques» (Jacques Busse). Superbe suite de toute rareté avec de si belles marges.
Couverture souple. 6 revues 15 x 22 cm d'environ 100 pages.
Périodique. Revue pratique de jardinage biologique. Les quatre saisons du jardinage, 1984.
Couverture souple. 6 revues 15 x 22 cm d'environ 100 pages.
Périodique. Revue pratique de jardinage biologique. Les quatre saisons du jardinage, 1983.
Couverture souple. 6 revues 15 x 22 cm d'environ 100 pages.
Périodique. Revue pratique de jardinage biologique. Les quatre saisons du jardinage, 1987.
Couverture souple. 6 revues 15 x 22 cm d'environ 100 pages.
Périodique. Revue pratique de jardinage biologique. Les quatre saisons du jardinage, 1989.