Paris Pro Amici 1962 1 vol. relié plaquette in-16, bradel éditeur de toile orange, dos lisse muet, nom de l'auteur et tire en lettres dorées sur le premier plat avec filet doré en encadrement, étui noir, 35 pp. Edition originale. Avant-propos de Pierre Varenne et Alfred Diard. Tirage unique à 50 exemplaires numérotés sur vélin d'Arches pur chiffon. En bonne condition. La découverte par Colette en 1909 de la vente des droits des Claudine aux éditeurs fut à l’origine d’une querelle littéraire et matrimoniale qui alimenta la presse et l’édition pendant plus de vingt ans. Chaque partie avait ses défenseurs et ses tribunes, les proches étaient sommés de choisir leur camp et tous les coups étaient permis: menaces, chantages, procès, insultes… Le premier avait été donné par Willy, Colette le lui rend dès le mois de mars. Elle menace de porter à la connaissance de la justice des lettres compromettantes de Mme de Serres dans un procès qui opposait Willy à son ancienne maîtresse. Forte de ce moyen de pression, Colette obtient un premier accord concernant la signature des Claudine, qui paraîtront désormais sous leurs deux noms. L’année suivante, apprenant qu’une opérette tirée de Claudine va être montée au Moulin-Rouge, elle saisit la SACD, menace, réclame et obtient la moitié des droits et son nom sur l’affiche. La partie ne fait que commencer. Le second coup vient de Colette qui dans La Vagabonde fait de Willy l’odieux et félon Adolphe de Taillandy. La réplique de l’intéressé arrive, un an plus tard, et prend la forme de deux romans: le premier Lélie fumeuse d’opium, signé Willy et dû aux bons soins de Paul-Jean Toulet, où Colette apparaît sous les traits de Bastienne de Bize, un temps appelée la baronne Gousse de Bize, «épaisse, sa taille courte roulant sur des hanches évoquant la gourde plutôt que l’amphore», puis dans Les Imprudences de Peggy, signé Meg Villars et «traduit» par Willy où apparaît Vivette Wailly qui «s’acoquina publiquement à une vieille morphinomane qui s’habillait en homme, la baronne de Louviers.» Attentif à ces différentes passes d’armes, Jules Marchand, directeur de la revue Sur la Riviera propose à Willy de dire sa vérité. L’ancienne gloire des années 1900 avait alors perdu la plupart de ses collaborations journalistiques et faisait face à d’importants problèmes d’argent, dus notamment à sa manie du jeu. De décembre 1920 à février 1921, il s’acquitte de sa tâche depuis Monte-Carlo en inscrivant sur les premières pages des quatre Claudine sa version de la genèse et des personnages. Savait-il alors que Marchand débuterait, moins de quinze jours après sa mort, la publication de ces commentaires ? Il a emporté ce secret dans la tombe. Publié du 25 janvier au 15 février sous le titre «Willyana», il n’est pas certain que ces textes aient redoré son image si on en juge par la somme de calembours d’un goût douteux et de remarques fielleuses, voire ordurières, à l’égard des personnages, telle Olympe Terrain, l’institutrice de Colette devenue Mlle Sergent: «La directrice, Mlle Terrain, forniquait assidûment avec Merlou, quoique très laide, car elle avait des économies qu’appréciait ce poisson besogneux»… Le dernier mot revint à Colette qui en publiant, en 1936, Mes apprentissages, sous-titre «Ce que Claudine n’a pas dit», enterra définitivement Willy et cette période de sa vie. Les commentaires de Willy furent repris, sans doute à l’initiative de Pierre Varenne et d’Alfred Diard qui préfacent l’ouvrage, sous le titre Indiscrétions et commentaires sur les Claudine par le librairie Auguste Blaizot qui les publia en cette petite plaquette tirée à 50 exemplaires: «Allons-nous condamner l’un et gracier l’autre, alors que les deux qui nous sont différemment aussi chers, se sont rendus coupables de perversité, de méchanceté et de mauvaise foi, pour ne pas dire plus, à l’égard l’un de l’autre? Mais ne devons-nous pas tenir compte aussi du bien qu’ils se sont fait mutuellement? Sans Willy, Colette fût-elle devenue l’incomparable styliste qui fait honneur aux lettres françaises? Sans Colette et les Claudine dont elle fut la mère si Willy en fut le père, celui-ci eut-il connu la période la plus prestigieuse de sa vie?» Plaquette très recherchée. (Notice de Frédéric Maget pour le catalogue de la collection Colette des Clarac)
Paris Ferenczi 1936 1 vol. relié in-8, demi-maroquin à gros grain noir, dos lisse, plats de papiers marbré de tonalités bleu et jaune moutarde, doublures de papier bleu, gardes de papier jaune moutarde, tête dorée, non rogné, couvertures et dos conservés (Honnelaître), 218 pp., nombreuses planches hors-texte. Edition originale. Un des 80 exemplaires hors commerce numérotés sur simili japon de couleur imprimés spécialement pour l'auteur, celui-ci de couleur crème et enrichi d'un envoi autographe signé de Colette au critique Gérard Bauër. Exemplaire par ailleurs truffé en tête d'ouvrage d'une lettre autographe signée adressée à l'écrivain et journaliste Henri Bauër (2 p. et demies in-8 sur papier bleu - Paris, 29 septembre 1900, avec enveloppe) et en fin d'ouvrage d'une carte autographe signée adressée à Catulle Mendès (2 p. in-32, obl., s.l.n.d.). Très bel exemplaire. Cinq ans après la mort de Willy, Mes apprentissages vient mettre un terme définitif à la guerre que se livraient par voie de presse, depuis près d’un quart de siècle, les ex-époux Gauthier-Villars.Apprenant en 1909, la vente des droits des Claudine aux éditeurs, au profit exclusif de Willy (seul signataire «officiel» des livres et des contrats), Colette se rebiffe et réclame que soit reconnue sa part dans l’écriture de ce qui fut longtemps le plus gros succès éditorial de la Belle Époque. Mais quelle part exactement? C’est sur ce point, et sur quelques autres, que les deux anciens collaborateurs s’opposent. Les premiers manuscrits ayant disparu, chacun convoque ses témoins (amis, auteurs, éditeurs ou typographes…) et use de sa notoriété pour alimenter la gazette littéraire. La Première Guerre mondiale avait semblé éteindre la querelle, mais la publication des Souvenirs littéraires… et autres de Willy en 1925, puis, surtout, quelques semaines après sa mort, des «Willyana», ces commentaires en forme de révélation qu’il avait inscrits à la demande de Jules Marchand, le directeur de la revue Sur la Riviera, en tête des exemplaires des quatre Claudine (voir n°96), avaient piqué au vif la principale intéressée. Mes apprentissages est en quelque sorte la réponse de la bergère au berger.La vengeance étant, on le sait, un plat qui se mange froid, le texte est d’abord publié dans Marianne, sans doute à la demande de son directeur Emmanuel Berl, du 16 octobre au 18 décembre 1935, avant de paraître chez Ferenczi au mois de janvier 1936, illustré de nombreuses photographies «à charge» et accompagné d’un sous-titre éloquent: «ce que Claudine n’a pas dit». C’est une véritable mise à mort littéraire posthume. Maladivement impuissant, menteur, infidèle, tyrannique et peut-être même violent, Willy dont la gloire passée était déjà oubliée est définitivement enterré. Pour la postérité, il ne sera plus désormais que ce «vieux salaud» qui avait exploité le talent des autres, à commencer par celui de son épouse.Mais on se tromperait en ne voyant dans cet ouvrage qu’un ultime règlement de compte. En se replongeant dans ses années d’apprentissages, Colette retrouve les figures d’un passé suffisamment éloigné pour inspirer aux lecteurs une forme de nostalgie. Sous sa plume revivent avec force et vivacité celles et ceux qu’elle a côtoyés: Caroline Otero, Polaire, Mata-Hari, Marcel Schwob, Jean Lorrain ou bien encore Claude Debussy… À moins que cédant à une pente désormais familière à ses lecteurs elle ne retrouve les paysages de sa jeunesse et notamment ceux de sa Puisaye natale dont elle livre ici une des plus belles évocations.Certains proches du couple reprochèrent à Colette ce coup de griffe qui n’était peut-être pas tout à son honneur (c’était mal la connaître). Il est vrai que Willy n’en méritait pas tant et François Caradec a largement contribué à le montrer. Mais la gloire littéraire pour Colette était peut-être à ce prix: faire disparaître les fantômes qui erraient encore dans les coulisses, et, en faisant oublier Claudine, devenir Colette. Cet exemplaire dédicacé au critique Gérard Bauër – fidèle soutien de Colette qu'il rejoindra à l'Académie Goncourt – est truffé de deux très rares lettres de jeunesse qui prennent ici un tour ironique. Dans l’une, adressée le 29 septembre 1900 au journaliste Henry Bauër, le père de Gérard Bauër, comme dans l’autre écrite en 1893 à Catulle Mendès, un ami proche du couple, celle qui signe déjà «Colette» endosse sans déplaisir apparent le rôle de «secrétaire de mon mari». Au premier, elle tient à défendre la probité de Willy en lui adressant un fragment de son article écrit après la première du Rêve d’Alfred Bruneau d’après le roman d’Émile Zola et avec la collaboration de ce dernier. La création à l’Opéra-Comique en 1891 fut un événement considérable largement relayé par la presse. Si Henry Bauër avait salué la naissance «d’un art national et nouveau», Willy, quant à lui, avait accueilli l’œuvre à grand renfort de jeux de mots et de calembours qui étaient sa marque de fabrique. S’adressant au critique qui avait sans doute rappelé cette opposition de Willy, près de dix ans après la création – et en pleine affaire Dreyfus –, Colette tient à sauver l’honneur de son époux et s’excuse «d’avoir assez de jeunesse pour tenir, par dessus tout, à l’honnêteté littéraire de mon mari. Cette jeunesse-là à défaut de l’autre qui défaille si vite, persistera»... Au second, Catulle Mendès, elle présente les excuses de Willy de n’avoir pu assister «à la tournée sur le zinc des Menus-plaisirs», le théâtre (aujourd’hui théâtre Antoine-Simone-Berriau) où avait été créé, le 2 avril 1893, le mimodrame Le Docteur Blanc sur une musique de Gabriel Pierné: «je vous conjure de nous offrir le mêlé-cass du pardon, à la prochaine fête de l’intelligence». Ces deux lettres offrent un contrepoint savoureux à la version du mariage donnée dans Mes apprentissages… (Notice de Frédéric Maget pour le catalogue de la collection Colette des Clarac)
Genève Le Milieu du Monde 1946 1 vol. relié in-12, demi-maroquin vert sapin à coins bordé de filets dorés, dos à nerfs, plats, doublures et gardes de papier vert sapin, tête dorée, non rogné, couvertures et dos conservés (P.-L. Martin), 218 pp. Edition originale. Un des 16 exemplaires numérotés sur vergé de Montval Canson et Montgolfier. En belle condition. Selon un mode de composition qu’elle reprendra pour Le Fanal bleu, Colette mêle à la matière de ses souvenirs certains textes publiés précédemment. Ainsi retrouve-t-on tout ou partie de «La Miniature» publié par Le Matin, le 14avril 1923, de «Vieux papiers» déjà paru dans Broderie ancienne en 1944, l’hommage rendu à Hélène Picard dans la Revue de Paris au mois de mai 1945, «Dans l’ombre du Palais-Royal» publié dans Les Nouvelles littéraires le 25octobre 1945, ou des textes plus anecdotiques comme «De quoi réveiller un mort. Colette nous donne une recette» publié dans l’Almanach du Beaujolais 1946 en 1945ou «Saisons» dans La Table ronde, début 1946.L’ouvrage paraît, dans un premier temps, dans le magazine Elle dont il accompagne la naissance en 1945. De retour des États-Unis où elle s’était exilée, Hélène Lazareff décide de créer en France, sur le modèle du Harpers Bazaar, un magazine féminin dont la devise serait «Le sérieux dans la frivolité, de l’ironie dans le grave.» Afin d’encourager le succès de l’entreprise, au départ modeste puisque les premiers numéros ne dépassent guère une vingtaine de pages, elle décide de faire appel à quelques plumes célèbres et ne peut passer à côté de Colette qui fait alors figure d’institution littéraire. Ce n’est pas la première fois que la presse féminine sollicite l’auteure des Claudine et de Gigi; on se souvient de ses nombreuses collaborations, avant-guerre, à Marie-Claire ou à Vogue. Aux yeux des patrons de presse et de certains éditeurs, elle est devenue celle qui sait parler aux femmes. La publication de L’Étoile Vesper débute le 21 novembre 1945, date de parution du premier numéro du magazine. Hélène Lazareff s’est elle-même déplacée au domicile de Colette pour chercher le manuscrit et le confier au plus vite à la composition. Peut-être aurait-elle dû le lire avant… Début décembre, elle voit arriver sur son bureau les épreuves du numéro à venir – celui du 12 décembre - où est relatée une visite à une voyante et, sans détour, «la semence [trop] claire» d’un jeune homme. Certes hardie dans ses objectifs, la rédactrice en chef veut ménager ses lectrices et devra réclamer à Colette une atténuation des propos. Ci-fait: «Parce que le jeune homme ne pourra pas…J’adoucis les termes. » La publication se poursuivra sans autre surprise jusqu’au mois de janvier 1946. Le volume, quant à lui, ne paraît que quelques mois plus tard en Suisse, aux éditions du Milieu du monde, «en exécution d’un contrait fait durant la guerre», en même temps sans doute que Paris, de ma fenêtre (voir n°60). Ceci ne fut pas sans conséquence sur la réception de l’ouvrage, si l’on en croit Maurice Goudeket qui, dans Près de Colette, indique que du fait d’un contingentement entre la France et la Suisse, seuls 10.000 exemplaires purent être livrés le 14 juillet «dans un Paris déserté, sans que rien ne signala cette sortie à l’attention du public.» Quand le nouveau contingentement fut livré, six mois plus tard, le public était déjà passé à autre chose. Si bien que «le livre de Colette peut-être le plus émouvant est aussi celui qui connut le plus petit tirage.» Le plus émouvant, sans aucun doute, et aussi un des plus lucides et un des plus beaux.Immobilisée par l’arthrose dans son appartement du Palais-Royal, Colette, qui mena longtemps une vie de vagabondages, voit soudainement son champ d’action et de perception diminuer. Mais ce que la douleur aurait pu faire taire en elle et ce que l’espace d’une chambre et le cadre d’une fenêtre auraient pu restreindre, elle sait en faire une source nouvelle d’apprentissage et d’émerveillement : «Les personnes valides croient toujours que de l’immobilité forcée naît l’ennui. C’est une grande erreur. (…) Que le mal nous façonne, il faut bien l’accepter. Mieux est de façonner le mal à notre usage, et même à notre commodité.»Pour l’écrivaine rivée par l’arthrite à son divan-radeau, tout devient spectacle et suscite un égal désir de dire et de décrire: la visite d’un jeune journaliste, celle d’une voyante ou d’un couple de braconniers, à moins que ce ne soit une photographie ou une lettre prise dans l’album de sa vie. Un rien devient le support d’une rêverie, incite «à une promenade, à une contemplation sans buts ni desseins, à une sorte de virtuosité du souvenir», un art dans lequel elle excelle.Ainsi revivent sous sa plume les visages qui accompagnèrent sa carrière de journaliste, longuement évoquée: Wertheimer, Maizeroy, Téry, Sauerwein, Lauzanne, Fénéon, Tardieu, Bunau-Varilla, Liouville, Duvernois… Le monde d’hier… Avec eux ou après eux, les visages des chers disparus. Sa famille: le Capitaine, Sido, son frère Léo, mort en 1941…, ses amies: les poétesses Hélène Picard et Lucie Delarue-Mardrus, mortes en 1945…, ses animaux: la Chatte Dernière, irremplaçable compagne décédée en 1939… Un monde disparu…Écrit sur fond de guerre et de douleur, l’ouvrage se colore des derniers feux d’un magnifique crépuscule. Car, c’est bien son propre déclin que l’auteur envisage, «l’heure de comparaître», «le bout de la route»… Pas de mélancolie, pourtant. Ce qui se lit dans L’Étoile Vesper, c’est le désir de vivre encore: «À soixante-treize ans moins un quart, on a toujours des projets. Je n’en manque pas» et, surtout, l’évident plaisir de dire et de décrire qui lui a tenu lieu de règle et de devoir tout au long de sa vie. Enfin débarrassée des contraintes de l’article ou du souci de compter et de plaire, elle peut se livrer sans crainte à une écriture en liberté et mêler anecdotes, commentaires et portraits, sans le recours à une quelconque hiérarchie. Une écriture, en quelque sorte, au plus près de la vie ressentie. Une véritable leçon de la part d’une écrivaine qui, arrivée au faîte de sa gloire, alors qu'elle affronte avec un égal stoïcisme l’âge et la vieillesse, semble encore prête à renaître: «Désapprendre d’écrire, cela ne doit pas demander beaucoup de temps. Je vais toujours essayer…» Très rare en tirage de tête.Bibliographie: Yves Courrière, Pierre Lazareff, Gallimard, «Biographies», 1995. (Notice de Frédéric Maget pour le catalogue de la collection Colette des Clarac)
Monaco Imprimerie Nationale de Monaco 1955 1 vol. Broché in-4, en feuilles, sous couverture rempliée, non paginé. Belle plaquette éditée par le Conseil littéraire de la Principauté de Monaco en souvenir de feue sa présidente d'honneur. Avec 41 petites photographies contrecollées, sans doute parmi les dernières de Colette, un texte inédit de l'écrivain et des hommages par Rainier de Monaco, Jean Giono, Julien Green, André Maurois, Marcel Pagnol, Jules Supervielle, André Billy, Roland Dorgelès, Georges Duhamel, Pierre Gaxotte, Maurice Genevoix, Franz Hellens, Emile Henriot, Léonce Peillard, André Siegfried, Henri Troyat. Excellent exemplaire offert à Michèle Manceaux, toute jeune journaliste qui venait de commencer sa carrière à L'Express, avec des envois autographes signés par les dix écrivains précédemment cités.«Monaco est le seul pays dont les frontières sont des roses», se plaisait à dire Colette. Amie de longue date de Pierre de Polignac, avant qu’il ne devienne par son mariage prince de Monaco, Colette eut le bonheur de voir l’affection du père se transmettre à son fils, le prince Rainier III, dont elle fut dans les années 40 et 50 l’invitée permanente. À la recherche de repos et d’un peu de chaleur pour soigner l’arthrite qui l’handicapait, Colette passa de fréquents séjours à l’Hôtel de Paris. On dit même que c’est dans le hall de l’hôtel qu’elle remarqua, lors d’un tournage, une jeune figurante alors inconnue qu’elle choisit pour incarner sur scène Gigi et qui devait connaître une brillante carrière: Audrey Hepburn.Le conseil littéraire de la Principauté de Monaco fut créé à l’initiative du prince Pierre de Monaco, protecteur des lettres et des arts. Il était constitué de membres de l’Académie Goncourt et divers écrivains francophones chargés de remettre un prix récompensant un auteur de langue française de renom pour l’ensemble de son œuvre. Quelques mois après la mort de Colette, l’ensemble des membres et plusieurs lauréats lui rendent hommage dans un ouvrage soigneusement imprimé, avec de nombreuses photographies en noir et blanc contrecollées qui en font un véritable album-souvenir. C’est également dans ce recueil qu’est reproduit pour la première fois le discours que Colette enregistra en 1954 pour des étudiants venus assister à une projection du Blé en herbe dont on dit – à juste titre – qu’il est un peu son testament moral et littéraire : «Laissez-moi vous révéler que l’expérience ne compte pour rien. Tout ce qui m’a étonnée dans mon âge tendre m’étonne aujourd’hui bien davantage. L’heure de la fin des découvertes ne sonne jamais. Le monde m’est nouveau à mon réveil chaque matin et je ne cesserai d’éclore que pour cesser de vivre.» (Notice de Frédéric Maget pour le catalogue de la collection Colette des Clarac)
S.l. [Paris] s.é. [presses de Gauthier-Villars] 1939 1 vol. broché in-4, broché, non paginé. Édition originale réunissant quatre textes : un prélude de Colette "Lettre à une dame", "Le déjeuner chez Lapérouse" d'Alain, "Entrevues" de Georges Duhamel, et "Cantate du Narcisse" de Paul Valéry. Tirage à petit nombre sur vélin de Hollande. En parfaite condition. Première édition du texte de Colette.L’idée de ce recueil d’hommages revient à Paulette Gauthier-Villars, nièce de Willy, et à sa compagne, Marthe Lamy, toutes deux médecins et anciennes élèves du Pr. Henri Mondor. En 1938, le chirurgien devient à l’âge de cinquante-trois ans titulaire de la chaire de pathologie externe. Pour célébrer cet événement dans la carrière de leur maître – qui est aussi un éminent historien de la littérature –, les deux femmes projettent de lui offrir un livre réunissant des textes rédigés par trois de ses amis: Alain, Paul Valéry et Georges Duhamel. L’intéressé ayant eu vent du projet réclama que Colette soit également sollicitée. Ce qui fut fait. Colette et Henri Mondor n’étaient pas des amis proches, mais le professeur admirait l’écrivaine. Il lui offrit notamment quelques-uns de ses dessins délicats représentant des roses ou des coquillages. Colette, quant à elle, lui fit l’hommage d’un texte où il apparaît comme le séducteur, que, paraît-il, il était…: «Pathétique paysage, ô visage viril! Distribution des mots, des abîmes plissés, des champs vermeils, d’un peu de forêt crépue, et voyage à travers l’inconnu…» Par un singulier concours de circonstances, l’hommage fut imprimé par les éditions scientifiques Gauthier-Villars, fondées au XIXe siècle par le père de Willy.Le texte de Colette sera repris dans Trait pour trait puis dans la deuxième édition d’En pays connu. (Notice de Frédéric Maget pour le catalogue de la collection Colette des Clarac)
Paris Georges Crès et Cie 1918 1 vol. relié petit in-12 carré, bradel demi-maroquin ocre rouge à coins, dos lisse avec pièce de titre de maroquin vert gris, plats de papier moucheté ocre, doublures et gardes de papier marbré, tête dorée, non rogné, couvertures et dos conservés (Stroobants), 158 pp. Édition originale de cette série d’articles d’actualité, chacun décoré de jolis bandeaux et culs-de-lampe à motifs floraux. Un des 6 exemplaires de tête numérotés sur Chine, celui-ci truffé d'une belle lettre autographe signée "Colette Willy" à propos de "l'affaire Steinheil" (3 p. in-16, à l'en-tête imprimé du "25, rue Torricelli", s.l.n.d., infimes perforations ne gênant pas la lecture). Bel exemplaire dans une sobre reliure de Stroobants.Un an après Les Heures longues, Colette rassemble d’autres articles du Matin, parus cette fois avant-guerre, pour former la matière d’un nouveau recueil, dont le titre reprend celui d’un article paru le 2 mai 1912 consacré à «l’arrestation» de Jules Bonnot. Les sources d’inspiration des textes réunis ici sont multiples:faits divers (affaire de la bande à Bonnot, procès Guillotin), politique intérieure (élection législative), sport (arrivée du Tour de France, match de boxe, course cycliste, vol en dirigeable). Dans chaque texte s’exprime magistralement cet art de la chose vue dont Colette journaliste fit sa marque: «voir et non inventer».Le manuscrit joint répond à l’enquête féministe du journal Fin de siècle sur l’affaire Steinheil, intitulée «Opinions de quelques femmes célèbres». Rappelons que Marguerite Steinheil, maîtresse de Félix Faure, fut accusée d’être la complice du meurtre de son mari. La réponse de Colette fut intégralement publiée dans le journal du 7 mars 1909: «Une «faible femme» n’a nullement besoin, pour tuer une, deux, trois ou dix personnes, d’un complice effectif. Une femme, toute seule, aura toujours assez de force nerveuse pour tuer, et pour se livrer ensuite, avec un génie enfantin et inégal, à une mise en scène intelligente qui pêchera toujours par plus d’un point. Force nerveuse incalculable, duplicité, fausse légèreté, mépris du risque, inconscience – très relative –, machiavélisme imparfait servi par l’insuffisance des juges et de la police… Voilà ce que je démêle, à peu près, en madame Steinheil.» (extrait)On pourrait s’étonner qu’Henri Clarac ait choisi de truffer son exemplaire d’une lettre antérieure de plusieurs années au recueil, mais ce choix témoigne au contraire d’une lecture très attentive, puisque dans le texte intitulé «À Tours» - reprenant deux articles parus dans Le Matin le 27 et le 28 juin 1912 consacrés à l’affaire Guillotin -, Colette fait un parallèle entre Mme Guillotin, elle-même accusée d’être la complice de son cousin dans le meurtre de son mari, et Mme Steinheil. On notera, d’ailleurs, que le titre du second article initialement publié dans Le Matin était «Que c’est solide une femme!» qui reprend l’idée développée dans la réponse de Colette à l’enquête sur l’affaire Steinheil et que l’on trouvait déjà exprimée dans La Vagabonde (Notice de Frédéric Maget pour le catalogue de la collection Colette des Clarac).
Paris Aux Armes de France 1941 1 vol. Broché in-8, broché, couverture rempliée, non coupé, 200 pp. Édition définitive de "Ces plaisirs..." paru en 1932, ornée d'un beau portrait gravé à l'eau-forte par Jean Cocteau et tiré par Daragnès. Un des 550 exemplaires numérotés sur Arches, tirage de tête.Nouvelle édition de Ces plaisirs… paru en 1932 avec «des modifications et des additions assez importantes pour que la présente édition puisse être considérée comme en partie originale» (avertissement de l’éditeur). Près de dix ans après la publication de Ces plaisirs…, Colette revient sur un texte qui lui tenait à cœur (voir n°36) où elle abordait, sans fards et sans jugements, diverses formes de la sexualité masculine et féminine et notamment l’homosexualité féminine. Elle remanie le portrait de Renée Vivien, développe l’évocation des lesbiennes aristocratiques, ajoute au portrait de «La Chevalière» des détails biographiques, réécrit les dernières pages et peut enfin imposer le titre qu’elle avait toujours souhaité, Le Pur et l’Impur, auquel elle avait dû renoncer en 1932. Son nouvel éditeur semble plus arrangeant et prêt à satisfaire à toutes ses demandes…Il faut dire que c’est une aubaine pour Louis Thomas d’avoir réussi à signer un contrat avec Colette. L’homme est peu fréquentable. Antisémite et collaborateur notoire, il avait activement participé à l’aryanisation des éditions Calmann-Lévy, suite au décret du 18 octobre 1940, et était devenu à partir du mois de mars 1941 le directeur de la célèbre maison d’édition qu’il tente de rebaptiser «Aux armes de France». Finalement écarté de la direction après à peine six mois en fonction, il avait créé sa propre maison d’édition reprenant l’enseigne et obtenant des autorités allemandes de conserver les contrats qu’il avait signés lors de son bref passage à la tête de Calmann-Lévy, au premier rang desquels ceux de Colette.Que savait-elle au juste? Nous l’ignorons. Les frères Ferenczi avaient dû quitter Paris et elle avait cédé aux avances de Fayard. Les éditions «Aux Armes de France» étaient pour elle un nouveau débouché possible pour pallier les départs successifs de ses éditeurs. Elle y publia trois volumes: Mes Cahiers (1941), qui reprend l’essentiel des textes publiés dans les Cahiers Colette en 1935 et 1936, Le Pur et l’Impur, qui est une réédition du texte de 1932 et De ma fenêtre (1942), seul volume de textes inédits, mais dont le dépôt légal ne fut fait qu’en avril 1944 alors que le même texte paraissait en Suisse aux éditions du Milieu du Monde sous un titre un peu différent, Paris, de ma fenêtre. Si l’on excepte ce dernier, dont la parution semble avoir été volontairement retardée, les deux autres sont le résultat de contrats signés alors que Louis Thomas était directeur de Calmann-Lévy et sont des reprises de textes déjà publiés avant-guerre. Ceci, bien sûr, ne dédouane pas entièrement Colette. On pourra tout de même s’étonner de voir paraître sous la direction de Louis Thomas un texte comme Le Pur et l’Impur où était célébrée une liberté de mœurs dont la rhétorique collaborationniste faisait la cause même de la décadence de la France… Celui-ci avait-il seulement lu l’ouvrage? On peut raisonnablement en douter… et en sourire.Très beau portrait de Colette par Jean Cocteau, gravé à l’eau-forte, en frontispice. (Notice de Frédéric Maget pour le catalogue de la collection Colette des Clarac)
Paris Editions du Trianon, coll. "Suppléments à quelques oeuvres célèbres" 1931 1 vol. broché in-12, broché, couverture rempliée, 71 pp. Edition originale illustrée de 4 cuivres hors texte, dont un portrait de Colette en frontispice, et 1 bois gravé de Gérard Cochet. Un des 25 exemplaires de tête numérotés sur Japon impérial enrichis d'une suite des gravures. En belle condition. Colette devait initialement y donner un «Supplément au Traité de l’éducation des filles de Fénelon», en écho sans doute à Mitsou paru en 1919, mais c’est finalement un «Supplément à Don Juan» qu’elle signe et qui constitue le 15e volume de la collection. Outre l’intérêt ancien qu’elle porte au personnage, ce choix est sans doute lié à son nouvel ouvrage, Ces plaisirs…, dont l’écriture est strictement contemporaine. Selon un procédé de recomposition et réécriture qui gouverne toute l’œuvre, Colette fera de son court essai la matière du volume à paraître. Economie bien comprise de la fabrique littéraire: rationnaliser ses efforts et mutualiser les moyens…En écrivant sur don Juan, Colette a conscience de s’attaquer à un mythe que, par ailleurs, elle connaît fort bien. Elle reprend certains motifs traditionnels du personnage (l’obsession du nombre, le narcissisme), en les adaptant à la conception qu'elle s'en fait:« sombre, obstiné, paré de cette misogynie foncière qui plaît tant aux femmes… ». Débarrassé de toute dimension métaphysique, le personnage est également dénué de toute forme de méchanceté. Colette défend l’idée d’un don Juan misogyne et misanthrope. Son originalité réside dans l’interprétation quasi psychologique pour ne pas dire psychanalytique du personnage. Ainsi sa misogynie a pour origine, «l’antipathie d’un sexe pour l’autre (qui) existe en dehors de la névropathie» ou ce qu’elle nomme aussi «l’inimitié originelle». L’homme et la femme sont inégaux dans le plaisir : «Grenier d’abondance de l’homme, la femme se sait à peu près inépuisable ». L’homme est condamné à être «sensuellement exploité» par la femme et don Juan à «une neurasthénie de Danaïde». Colette renverse le lien de domination dans le plaisir et fait de don Juan une victime de son propre mythe. (Notice de Frédéric Maget pour le catalogue de la collection Colette des Clarac)
Paris Le Fleuron 1949 3 vol. Brochés 3 vol. in-8, brochés, couvertures rempliées, 127, 91 et 95 pp. Éditions originales imprimées par Daragnès à uniquement 480 exemplaires numérotés sur un élégant vélin bleuté d'Arches. Chaque volume comprend un envoi autographe signé de Colette à Nathalie Gallimard, "sous la condition expresse qu'elle restera - 'trait pour trait' - toujours pareille à elle-même"; "à qui le bleu céleste est une parure de plus (pour les banalités je ne crains personne !)"; "[La fleur de l'âge], apportez-la moi sur votre joue, que je la baise !" On joint au premier volume le carton d'invitation au vernissage de l'exposition Vertès à la Galerie de l'Elysée (mars 1938) avec un texte de Colette qui est repris dans ce recueil. Exemplaires en parfaite condition réunis sous étui.Quoi que l’on puisse penser de la composition des recueils de textes courts qui forment l’essentiel de l’œuvre et sans doute sa part la plus précieuse, elle témoignait le plus souvent d’un souci d’unité de thème, parfois de dates, et de genre presque toujours. Dans les trois recueils qui paraissent au Fleuron, la maison d’édition créée par Maurice Goudeket, Trait pour trait, Journal intermittent et La Fleur de l’âge, la patte de l’éditeur devenu conseiller littéraire se fait sentir. Si Trait pour trait s’impose par une relative unité thématique en rassemblant, sous ce joli titre, des portraits d’écrivains (Anna de Noailles, Marcel Proust, Georges Courteline, Léon-Paul Fargue), de comédiennes et de chanteuses (Sarah Bernhardt, Emma Calvé), d'un musicien (Claude Debussy), d’amis peintres (André Dignimont, Marcel Vertès, Luc-Albert Moreau, Camoin) et l’évocation d’un personnage sorti de La Comédie humaine (Mme de Marneffe), les deux autres ouvrages réunissent pêle-mêle des chroniques et contes – mélange auquel Colette s’était toujours refusé -, des textes publicitaires et des préfaces qui étaient restés inédits. En ce début des années 50, alors que la source vive de la création semble s’amenuiser, Maurice Goudeket décide «de faire de Colette un auteur pour édition de luxe, un auteur rare, dont on recherchera les textes, un auteur pour lequel les amateurs seront prêts à dépenser.» (Claude Pichois et Alain Brunet)En témoignent ces trois volumes tirés à 480 exemplaires (450 exemplaires sur vélin bleuté et 30 exemplaires numérotés en chiffres romains réservés à l’auteur), destinés à un public choisi et dont l’impression fut confiée au délicat et virtuose Jean-Gabriel Daragnès, aisément identifiable derrière la mention «sur mes presses à Montmartre» (ses presses étaient situées avenue Junot) et sa marque au «Cœur fleuri» dont la devise, «Insita cruce/ cor floret», était empruntée à la légende de Tristan et Iseult par laquelle il avait débuté son travail de graveur. Ce fut d'ailleurs l’une des dernières productionsdu typographe décédé le 25 juillet 1950.L’objectif de Maurice Goudeket était doublement commercial, car dès le départ ces publications bibliophiliques étaient aussi destinées à enrichir les Œuvres complètes en cours d'édition où leur composition serait encore modifiée. Bien que «le meilleur ami» ait souhaité – on le comprend – justifier l’édition de ces textes « disparates jouant l’un sur l’autre et se consolidant» (Près de Colette), le lecteur contemporain goûtera, sans souci d’une artificielle cohérence, les effets d’harmonie et d’échos que ces textes entretiennent avec le reste de l’œuvre, confirmant cette composition symphonique ou rhapsodique à laquelle l’écrivain semble avoir toujours aspiré.Ensemble dédicacé à Nathalie Gallimard où l’on peut voir que si Colette avait renoncé à des œuvres de longue haleine, son sens de la formule et de la dédicace étaient intacts. (Notice de Frédéric Maget pour le catalogue de la collection Colette des Clarac)
Paris Etablissements Nicolas, s.d. 1935 1 vol. broché plaquette in-12, agrafée, 17 pp. Edition originale de la préface de Colette, sur trois pages qui sera reprise dans les "Mélanges". Imprimée par Draeger, cette jolie plaquette illustrée de vignettes humoristiques indique la meilleure façon de réussir une réception de "six à huit" autour d'un choix judicieux de vins secs, moelleux, mousseux ou de liqueurs, avec des conseil sur la façon de présenter les bouteilles et de les accompagner d'aliments et friandises appropriés.Édition originale du texte de Colette. Fondée en 1822 par Louis Nicolas, la maison Nicolas s'est imposée dans la distribution du vin en France, grâce notamment à une politique de communication innovante incarnée par le personnage de «Monsieur Nicolas», alias «Nectar-livreur», imaginé par le peintre et caricaturiste Dransy.Un des principaux objectifs de la marque fut, dès les années 20, d’endiguer la concurrence des alcools étrangers. À cette fin furent édités de luxueux catalogues imprimés par l’atelier Draeger et illustrés par de grands artistes de l’époque (Charles Martin, Raoul Dufy, Kees Van Dongen, Bernard Buffet, Cassandre, etc.), mais aussi ce Six à huit des vins de France ou le Vade-mecum de la maîtresse de maison qui invitait les femmes à proposer dans les réceptions du vin plutôt que de l’alcool. Colette pouvait légitimement apparaître comme la personne idéale pour participer à cette guerre commerciale. Entretenant depuis longtemps un lien de confiance avec les femmes, ses «belles écouteuses», elle célébrait également, dans ses textes, la gourmandise française et la majesté de «monseigneur le vin» qu’elle avait appris à connaître et à apprécier dès son plus jeune âge : « Depuis l’enfance, je connais le vin français et je le tutoie. À l’âge où l’enfant s’arrose, au goûter ou au dessert, de sirop de groseilles mouillé d’eau gazeuse, je tenais d’une main un joli petit verre en tulipe, rutilant d’un Bordeaux chambré qui fleurait la violette, à moins qu’illuminé d’un Yquem un peu huileux, il ne brillât comme topaze.»Texte repris dans Mélanges, in Œuvres complètes, Le Fleuron, t. XIV (voir n°65).Bibliographie: Colette, Le Second métier de l’écrivain. Textes choisis et annotés par Frédéric Maget, éd. de L’Herne, 2014. – Bernard Lonjon, Colette, la passion du vin, éd. du Moment, 2013. (Notice de Frédéric Maget pour le catalogue de la collection Colette des Clarac)
Paris Edouard Joseph, coll. "L'Edition originale illustrée" 1920 1 vol. relié in-8, cartonnage bradel de papier brique, tête dorée, non rogné, couverture illustrée d'une vignette en couleurs et dos conservés (Honnelaître), 196 pp. Edition originale illustrée en frontispice d'un bois en deux couleurs et de nombreux dessins en noir in-texte par Picart Le Doux. Exemplaire sur vélin parcheminé Lafuma non numéroté et complété à la justification par cet amusant envoi autographe signé à Francis Carco : "n°? Mais "numéro un", voyons, comme la tendresse que je porte à Carco. Colette de Jouvenel".Largement inspiré par la Première Guerre mondiale, le recueil, constitué pour l’essentiel d’articles parus dans Excelsior, complète Les Heures longues (1917) et met en scène tour à tour Bel-Gazou, la fille unique de l’écrivaine qui fait ici une de ses premières apparitions dans l’œuvre, les bêtes familières et les êtres malmenés par l’Histoire. Colette y évoque avec justesse, émotion et drôlerie parfois, la vie à l’arrière, cet envers du front dont elle est sans doute une des plus fines observatrices. Colette avait rencontré Francis Carco, de treize ans son cadet, en 1918 devant les bureaux du journal L’Eclair. Entre l’auteur de Jésus-la-Caille et la célèbre «vagabonde», ce fut un véritable coup de foudre littéraire et amical comme en témoigne cette dédicace inédite, deux ans après leur rencontre. Une amitié P.L.V. comme l’écrit Carco, c’est-à-dire «Pour La Vie», dont le ciment fut une fascination commune pour le Paris interlope, la poésie des rues et des cabarets de la Butte. Colette et Carco échangèrent une abondante correspondance et se retrouvèrent en 1945 à la table des Goncourt. Après la mort de sa «grrrrande amie», Carco lui consacra un magnifique livre d’hommage: Colette, "mon ami" (1955). Très belle provenance. (Notice de Frédéric Maget pour le catalogue de la collection Colette des Clarac)
Paris Ferenczi 1934 1 vol. broché in-12, broché, non rogné, 227 pp. Edition originale. Un des 35 exemplaires numérotés sur Japon impérial, tirage de tête, en belle condition.Rédigé en grande partie à La Treille muscate, à Saint-Tropez, pendant l’été 1934, le roman paraît en feuilleton dans Marianne du 12 septembre au 31 octobre, puis en volume chez Ferenczi au mois de novembre.Chez Colette, les histoires d’amour finissent souvent mal. C’est encore le cas dans Duo. Alice et Michel forment un couple uni par la passion du théâtre. Un amour complice, sans ombre, jusqu’au jour où Michel découvre une lettre remplie de mots d’amour. Ceux d’un autre… Cette lettre suffit à tout remettre en cause. Pendant un peu plus de deux jours, enfermés dans leur propriété de Cranssac, qui rappelle par certains aspects Castel Novel, en Corrèze, Alice et Michel s’affronteront jusqu’à l’issue finale du récit…Dans ce roman injustement méconnu et qui est le pendant tragique de La Seconde, paru six ans plus tôt, Colette offre à ses lecteurs un huis clos subtil et poignant sur le thème de la jalousie et de l’amour. Pas d’explications à proprement parler, mais une succession de scènes et de monologues intérieurs qui alternent avec des descriptions où abondent les notations sensorielles – la couleur du buvard, la pluie, la lumière, le chant des oiseaux, le bruit de l’eau - donnant au style un caractère chatoyant, presque impressionniste, que certains critiques reprochèrent à l’auteur, mais qui pour le lecteur contemporain font tout le prix de l’ouvrage.Du roman Paul Géraldy tirera une pièce créée au théâtre Saint-Georges le 10 octobre 1938. La même année Ferenczi rééditera le texte dans sa collection «Le livre moderne illustré», avec des bois gravés de Colette Pettier, suivi par Flammarion qui le reprendra dans sa collection de romans populaires «Select-Collection». En 1939 Colette donnera une suite au roman avec Le Toutounier.Rare en tirage de tête. (Notice de Frédéric Maget pour le catalogue de la collection Colette des Clarac)
Sans lieu Imprimé aux dépens de Philippe Ortiz 1925 1 vol. Broché in-4, broché, couverture rempliée avec étiquette de titre rose contrecollée sur le premier plat, 48 pp. Édition originale de ce recueil de douze chroniques parues dans la revue "Vogue" au cours de l'année 1925. Tirage unique à 325 exemplaires numérotés sur vergé à la forme, celui-ci imprimé spécialement pour André Lebey.Publiées dans Vogue du 1er décembre 1924 au 1er décembre 1925, ces douze chroniques furent réunies en volume «aux dépens» du rédacteur en chef de la revue, Philippe Ortiz. Le titre choisi indique bien le caractère primesautier des articles. Colette renouera avec la célèbre revue de mode à partir de 1928, jusqu’en 1932.Exemplaire d'André Lebey, ami de Jean de Tinan et que Colette connaissait depuis ses années d’apprentissages. En 1896, les Willy figuraient à ses côtés parmi les 55 convives au banquet donné au d’Harcourt pour la création de la revue Le Centaure. Plus tard, en 1921, dans la revue Sur la Riviera, Lebey se souvenait encore des joyeux dîners à «La Côte d’Or» auprès de l’Odéon où, dans la petite salle du haut, venaient fréquemment Moréas, Verlaine… : «Willy et Colette, qui habitaient alors rue Jacob, y vinrent aussi avec le secrétaire Paul Héon, chargé de jouer aux courses.» Ses relations avec Colette ne semblent pas avoir survécu à la séparation du couple, et l'exemplaire ne porte pas d'envoi.L’ensemble des textes sera repris dans Le Voyage égoïste en 1928.Très rare, surtout en bonne condition comme ici (Notice de Frédéric Maget pour le catalogue de la collection Colette des Clarac).
Paris Flammarion 1963 1 vol. Broché in-8, broché, 153 pp., 8 planches hors-texte. Edition originale. Un des 35 exemplaires sur vélin pur chiffon d'Arches, tirage de tête, celui-ci non justifié. En parfait état.Renée Hamon, née pour l’ailleurs, savait-elle que Colette enfant rêvait, elle aussi, d’être marin? Ce goût pour le voyage, de même que les origines bretonnes du «petit corsaire», expliquent en large partie l’amitié tutélaire que Colette dédia à sa cadette de quatorze ans et dont rend compte la centaine de lettres réunies par Claude Pichois et Roberte Forbin couvrant dix années d’amitié. Seule la mort de Renée Hamon, survenue prématurément en 1943 alors qu’elle n’avait que 46 ans pouvait mettre fin à ce lien affectif autant que protecteur. Longtemps Colette regretta la présence de «ce petit être solitaire qui a passé sans nuire à personne.» (Notice de Frédéric Maget pour le catalogue de la collection Colette des Clarac)
Paris Pour les Amis du Dr Lucien-Graux 1937 1 vol. Broché plaquette in-8, brochée, couverture rempliée, non rogné, 26 pp. Edition originale. Tirage limité à 60 exemplaires, celui-ci un des 10 numérotés sur bibliophile crème, signé par Colette.Cédant aux sollicitations des bibliophiles et à la nécessité d’assurer son indépendance financière, Colette accepta à deux reprises de publier à tirage limité des «chapitres inédits» de ses œuvres les plus célèbres: Un chapitre inédit de Claudine s’en va, en 1937, à la demande du célèbre collectionneur le Dr Lucien-Graux, et Avril. Un chapitre anticipé du «Blé en herbe», en 1949, à la demande de l’imprimeur-graveur Jean-Gabriel Daragnès. Riche fabricant de produits pharmaceutiques, le Dr Lucien-Graux fit fortune grâce à un médicament luttant contre l’acide urique mais aussi grâce à la création d’une maison de parfum qui connut un succès international: Arys. Il réunit pendant l’entre-deux-guerres une des plus importantes collections de livres et de manuscrits de son temps qui lui valut le surnom de «prince des bibliophiles». Fin lettré, il créa une petite maison d’édition «Les Amis du Dr Lucien-Graux» où il publia à petit nombre des textes inédits. Résistant, il fut arrête et déporté et mourut à Dachau en 1944. Sa collection de livres et de manuscrits fut dispersée dans les années 50 en neuf ventes historiques sous le marteau de Maurice Rheims. Parmi les lots se trouvaient un très rare ensemble des quatre volumes des Claudine sur hollande avec cette dédicace: «À mon confrère le Docteur Lucien Graux qui sait garder tout frais ce vieux péché de ma jeunesse,Colette». (Notice de Frédéric Maget pour le catalogue de la collection Colette des Clarac)
Paris Flammarion 1970 1 vol. Broché in-12, broché, 252 pp. Edition en partie originale réunissant l'intégralité des chroniques parues dans "Le Matin" entre 1911 et 1914. Un des 15 exemplaires numérotés sur pur fil d'Arches, tirage de tête. En parfait état.Après la mort de René Maizeroy, en 1918, Colette devint directrice littéraire du Matin, en charge des «Contes des mille et un matins», une rubrique réunissant des textes inédits commandés aux auteurs du temps, reconnus ou débutants, qu'elle avait elle-même contribué à alimenter. Si Colette avait veillé à reprendre ses textes parus après-guerre dans des œuvres importantes comme La Maison de Claudine, Le Blé en herbe ou La Femme cachée, beaucoup de ceux publiés à ses débuts entre 1912 à 1914 étaient restés inédits. Sur les 50 textes qui forment la matière du présent volume, trente-quatre paraissent pour la première fois.Malgré le titre, il ne s’agit pas à proprement parler de contes, genre dans lequel Colette s’est peu illustrée, mais plutôt de chroniques où s’exprime cet art de la chose vue qui était le maître mot de ses textes journalistiques. Les femmes y occupent une place importante (les femmes et la mode, les femmes et la politique, les métiers de femmes…), mais l’apprentie journaliste y parle également de théâtre, évoquant sa propre expérience de mime, s’empare de quelques faits divers et d’événements sportifs. Toujours à sa manière, à hauteur d’homme (ou de femme), l’œil rivé sur le réel, sensible à ses moindres aspects, rendus tout vif dans une prose qui s’affirme déjà comme une des plus singulières de notre littérature. (Notice de Frédéric Maget pour le catalogue de la collection Colette des Clarac)
Paris Arthème Fayard 1943 1 vol. relié in-12, demi-maroquin à gros grain bleu nuit à coins, dos à fins nerfs, caissons encadrés d'un double filet à froid, plats de papier marbré bleu, tête dorée, non rogné, couvertures et dos conservés (Alix), 204 pp. Edition originale. Un des 20 exemplaires numérotés sur Hollande, tirage de tête. Quelques infimes rousseurs, sinon bel exemplaire à toutes marges.Sous le titre Le Képi, Colette réunit quatre textes («La Cire verte», «Armande», «Le Tendron» et «Le Képi») publiés en zone libre dans la revue Candide en 1941 et 1942. La pénurie de papier et la censure retardèrent la publication et le volume ne parut aux éditions Fayard qu’en 1943. Dans la notice qu’il consacre à l’ouvrage dans La Pléiade, Michel Mercier rappelle qu’une jeune employée du Syndicat des éditeurs favorisa la publication, une certaine Donnadieu qui ne signait pas encore Marguerite Duras…Alors que Colette traverse une période difficile avec, notamment, l’arrestation puis la libération de Maurice Goudeket et la disparition tragique d’amies proches, elle éprouve le besoin de mêler à des histoires d’amours contrariées les personnages de son enfance et ceux qui avaient accompagné ses première années d’apprentissage: Paul Masson, Marcel Schwob, Willy…Si les critiques, à l’époque, retinrent surtout «Le Képi», les lecteurs plébiscitèrent «La Cire verte», mêlant à la sombre et pathétique histoire de Mme Hervouët l’évocation de la «manie papetière» du capitaine Colette, figure du désir et de l’impuissance d’écrire. La romancière Amélie Nothomb confie y avoir trouvé la source de sa vocation d’écrivain: «C’est la première fois que je me suis rendue compte qu’un texte pouvait être beau. Ce fut pour moi une révolution copernicienne !»Rare en grand papier. (Notice de Frédéric Maget pour le catalogue de la collection Colette des Clarac)
Paris Flammarion 1958 1 vol. broché in-12, broché, non rogné, 274 pp. Edition originale. Un des 30 exemplaires numérotés sur pur fil d'Arches, tirage de tête. En parfait état.Maurice Goudeket prolonge le travail entrepris dans l’édition des Œuvres complètes au Fleuron avec la composition de plusieurs recueils de textes épars. En témoignent, non seulement l’écart temporel entre les textes, le plus ancien ayant été initialement publié en 1909 et les plus récents en 1951, mais aussi la diversité des journaux et magazines dont ils sont repris,d’Akademos au Petit parisien, en passant par Paris-Soir, Le Journal, Le Matin, La Vie parisienne, Femina, Conferencia, etc… Difficile, dès lors, de trouver une unité thématique entre les 41 textes réunis par les éditions Flammarion sous un titre qui reprend en inversant les termes celui qui avait été choisi pour le 4e volume des Cahiers Colette, illustré par André Dunoyer de Segonzac. Qu’importe! Les lecteurs de 1958, comme ceux d’aujourd’hui, ne pouvaient que se réjouir de retrouver, quatre ans après sa mort, la prose inimitable de Colette, qu’il s’agisse d’évoquer Isadora Duncan, Ida Rubinstein, Yvonne de Bray, Francis Jammes ou Matisse, de parcourir la France à la découverte de ses paysages et de ses richesses gastronomiques, de faire revivre les années de guerre ou de remonter les chemins qui ramènent à l’enfance…Sans doute un des plus beaux recueils de Colette, fût-il posthume. (Notice de Frédéric Maget pour le catalogue de la collection Colette des Clarac)
Paris Aljanvic 1946 1 vol. Broché plaquette in-4 carré, brochée, couverture illustrée, non paginée. Edition originale de cette élégante plaquette réalisée à l'occasion de la naissance de "Signature", le premier parfum de Carrère, comportant la reproduction fac-similé de textes autographes inédits, dont une préface de Colette de 5 pages et les témoignages de Jeanne Lanvin, Gaby Morlay, Géori Boué, Elisabeth de Grammont et Micheline Presle, une partition d'Arthur Honegger, et 8 illustrations à pleine page accompagnées de textes dont 5 en couleurs par Christian Bérard, J.-G. Daragnès, Roland Oudot, Touchagues, Dignimont, et 3 en noir par Jean Cocteau, Marie-Noël, Maurice Chevalier. Un des 3000 exemplaires numérotés sur Rives, avec deux prospectus joints et une carte imprimée d'hommage de Maurice Carrère.Personnalité incontournable du Tout-Paris, Maurice Carrère avait créé dans les années 30 un célèbre cabaret-restaurant rue Pierre-Charron. Grand animateur de la bonne société, il fut également décorateur, créateur d’ambiances, organisateur de spectacles et… créateur de parfums. Dans les lettres que Colette lui adresse, elle le tutoie et signe «ta vieille amie». En 1946, elle donne à Carrère un texte pour le lancement du parfum «Signature». Il figure en bonne place, sur cinq pages, reproduit en fac-similé, aux côtés des textes et des dessins du Gotha de l’époque: Jeanne Lanvin, Gaby Morlay, Micheline Presle, Christian Bérard, Daragnès, Touchagues, Dignimont, Jean Cocteau, Maurice Chevalier, Arthur Honegger, etc. «Quand il s’agit de luxe et de variété, l’invention française refuse de se reposer: Carrère veut sa place dans la lice. Je la lui donne de confiance. Nous savons qu’il consacra, à la gloire de la gastronomie française, une main d’amant, un œil de pilote, un nez de limier. Ce n’est pas trop de trois sens fins, pour le service de la femme et de l’élégance française.»Malgré le tirage important de la plaquette, elle est devenue rare, surtout en bonne condition.Texte repris dans Colette, Le Second métier de l’écrivain. Textes choisis et annotés par Frédéric Maget, éd. de L’Herne, 2014. (Notice de Frédéric Maget pour le catalogue de la collection Colette des Clarac)
Paris Flammarion et Société des Amis de Colette 1977 1 vol. Broché in-8, broché, 84 pp., illustrations. Contient des textes inédits de et sur Colette : critique dramatique de "L'Accroche-coeur" de Sacha Guitry, et des études par A. Lanoux, J.M.G. Le Clézio, F. Mallet-Joris, etc. Note manuscrite dans la bibliographie, excellent état.
Paris Aux Armes de France 1941 1 vol. Broché in-8, broché, couverture rempliée, non coupé, 197 pp. Edition originale collective ornée d'un beau portrait de l'auteur en frontispice gravé à l'eau-forte par Luc-Albert Moreau et tiré par G. Daragnès (selon un feuillet imprimé joint à notre exemplaire). Un des 550 exemplaires numérotés sur Arches, tirage de tête.Un des trois ouvrages publiés par Colette pendant l’Occupation aux éditions «Aux armes de France». Des vingt textes réunis ici, seuls huit sont inédits, la majorité ayant été publiés dans la presse (Akadémos, Le Figaro, Le Matin, Revue de Paris, Le Journal, Paris-Soir, Confessions) et pour certains déjà repris en volume dans La Chambre éclairée et dans les Cahiers Colette. Les titres des six sections qui regroupent les textes disent assez le caractère composite de l’ouvrage où se retrouvent les premières versions de Chéri, le livret d’une féérie-ballet inédite, des portraits de criminels (Stavisky, Weidmann, Marie Becker) et quelques croquis réalisés lors de voyages à New York pour la traversée du Normandie, en Espagne ou en Algérie. Ce choix serait justifié, selon l’éditeur, par la volonté de porter à la connaissance de lecteurs et des bibliophiles les notes, croquis et esquisses extraits des cahiers que l’écrivaine avait jusqu'alors «refusé d’entr’ouvrir». Les nécessités de la guerre lui auront apparemment ôté ses derniers scrupules. L’essentiel de Mes Cahiers sera repris posthumément dans Paysages et portraits (Flammarion, 1958). (Notice de Frédéric Maget pour le catalogue de la collection Colette des Clarac)
Paris J. Ferenczi et fils 1930 1 vol. relié in-12, plein maroquin à gros grain cyan, dos à nerfs, fine bordure intérieure de même maroquin, doublures de maroquin beige avec filet doré en encadrement, gardes de soie moirée cyan, filet doré sur les coupes, coiffes guillochées, tranches dorées sur témoins, couvertures et dos conservés, étui bordé (Semet & Plumelle), 180 pp. Deuxième édition (l'originale avait paru chez Kra l'année précédente), en partie originale avec deux chapitres inédits que Colette consacre à son père et à ses frères. Un des 43 exemplaires de tête numérotés sur Japon impérial super-nacré (n° 27). Dos très légèrement insolé, sinon superbe reliure janséniste de Semet & Plumelle qui magnifie le bleu cyan de la couverture d'éditeur. L'un des chefs-d'oeuvre de Colette.
Souillac N° spécial de la revue "Le Point" 1951 1 vol. broché gr. in-8, broché, couverture cartonnée rempliée, 48 pp., nombreuses photographies en héliogravure. Textes de Colette (Dans un Cyprès, Orchidée, Le veilleur) et contributions d'André Gide, Gérard Bauer, Darius Milhaud, Léon Werth, Claude Roy et Raymond Dumay. Envoi autographe signé au crayon de Pierre Betz "à Monsieur François Mauriac, hommage respectueux du Point et avec nos regrets". Très bon état.
Paris Société des Amis de Colette 1979 1 vol. Broché in-8, broché, 67 pp. Contient des textes inédits en librairie. Excellent état.
Paris Société des Amis de Colette 1981 1 vol. Broché in-8, broché, 144 pp. Colloque de Dijon 1979. Excellent état.