Paris Flammarion, coll. "Grandes Biographies" 1995 1 vol. broché fort in-8, broché, couverture illustrée, 545 pp., index. Edition originale avec un envoi autographe signé de l'auteur à la journaliste Anne Sarraute. En très bon état.
Reference : 111477
Vignes Online
M. Henri Vignes
La Font Macaire
87120 Eymoutiers
France
05 55 14 44 53
conformes aux usages de la Librairie ancienne et moderne et, pour l'étranger, aux règlements en matière de paiement. Les prix indiqués sont nets, en euros. Frais de port en sus à la charge du destinataire.
Paris, Claude Morlot, 1627 2 parties en un volume in-4 de 14 pp., (2) ff., 258 (mal chiffrées 330) pp., (1) f., 52 pp., vélin ivoire, traces de lacets, titre manuscrit à l'encre brune au dos, tranches nues (reliure de l'époque).
"Édition originale in-4, donnée par Claude Morlot, concurremment à son édition in-8, témoignage d'une ""offensive éditoriale très concertée"" (M. Bombart, p. 239) L'Apologie s'inscrit dans le cadre de la querelle déclenchée par la publication, en 1624, des Lettres de Balzac, dont elle vise à légitimer l'esthétique. Il s'agit initialement d'une réponse au manuscrit d'un moine Feuillant - répandue par le supérieur général de son ordre, Jean Goulu -, Conformité de l'Eloquence de Monsieur de Balzac. Son auteur, dom André de Saint-Denis, relevait divers extraits des Lettres pour dénoncer les larcins de Balzac et son manque d'originalité. Ami de Balzac, François Ogier entreprend de répondre à ces attaques. Mis au courant des intentions de son ami, Balzac prend le projet à son compte et reformule lui-même sa propre Apologie : ""M. de Balzac, parlant de cet ouvrage, disait qu'il en était le père, et qu'Ogier n'en était que le parrain; qu'il avait fourni la soie, et qu'Ogier n'avait fourni que le canevas"" (Ménage). ""Le coup de maître de Balzac, ou d'Ogier, est d'avoir précisément confisqué à leur profit cette lourde machine de guerre [la Conformité de l'Eloquence]"" (Jehasse). Confrontant les extraits des Lettres avec leurs sources supposées par André de Saint-Denis - ce texte revu et corrigé par Balzac est présenté à la fin de l'ouvrage. L'Apologie, s'appuyant sur l'apport humaniste pour mieux assurer la réussite d'un Moderne et d'un Mondain, affirme l'originalité de Balzac. Elle définit la bonne imitation par rapport au larcin et souligne que Balzac dépasse toute forme d'imitation, en s'émancipant de tout modèle. L'Apologie répond également aux attaques de Sorel dans Francion (1626), justifiant la pertinence et la propriété du style et défendant l'usage des hyperboles en rattachant l'écriture de Balzac au sublime, en référence au traité de Longin. La publication de l'Apologie avec sa dédicace dithyrambique au cardinal de Richelieu et l'Ode liminaire de Monsieur Racan, relance la polémique autour des Lettres : dès l'automne 1627, Jean Goulu répond aux attaques contre la Conformité, dans ses Lettres de Phyllarque à Ariste où il critique Balzac pour son raffinement et sa vanité d'auteur. ""Affirmation superbe de la supériorité de Balzac, l'Apologie est l'éloquent témoignage d'une société jeune, expansionniste, qui demande aux Lettre de consacrer sa puissance dans les armes. Elle traduit le renouveau moral et le sursaut nationaliste suscité par les victoires de Louis XIII et les succès d'un Richelieu […]"" (Jehasse). Très bel exemplaire en vélin de l'époque. De la bibliothèque de Messire Bernard de Noblet chevalier comte de Chenelette avec ex-libris. Mouillure marginale au coin externe supérieur sur une dizaine de pages seulement. Apologie pour monsieur de Balzac, J. Jehasse (éd.), Université de Saint-Étienne, 1977. - Beugnot, 134. - M. Bombart, Guez de Balzac et la querelle des ""Lettres"" : écriture, polémique et critique dans la France du premier XVIIe siècle, 2007."
20/09/1931 ...I am very pleased to know that my brief analytical notes to your book, Cratures: Chez Balzac, met with your approval (...). I have not had the pleasure of seeing your book on Proust; and since you tell me that it is concerned with Balzac, I want very much to read it, and to enter it under your name in my Supplement to A Balzac Bibliography. I will therefore be extremely grateful if you will be so kind as to send me a copy of your Proust (...). I kept upon my Indexes to a Balzac Bibliography, and found it (by the aid of a microscope) in the Nouvelle Revue Franaise of March, 1931. I thank you heartily. In your review, you mention that Balzac did not smoke tobacco (...). And yet I have found so many evidences to the contrary (...). As for wine, the visible evidence of which you miss in the photograph of the American Balzacians assembled at the American "Les Jardies", you may be sure that it was not lacking in actuality. True, it was not the wine of Touraine, or Vouvray, or Champagne, but it was nevertheless real wine of the Vintage Royce (...). This does not prevent me from longing acutely for the time when Colonel Philippe Bridau, with Vautrin, Daniel dArthez, du Tillet, Laurence de Cinq-Cygne, and other American Balzacians, in joyous company with our cousins in France, may drink to the eternal glory of the immortal Balzac!......Je suis trs content de savoir que mes brefs commentaires sur votre livre, Cratures: Chez Balzac (...). Je nai pas eu le plaisir de voir votre livre sur Proust; et, comme vous me dites quil est reli Balzac, je veux vraiment le lire et linsrer sous votre nom dans ma bibliographie augmente de Balzac (Supplement to A Balzac Bibliography). Je vous serais donc trs reconnaissant, si vous aviez la gentillesse de menvoyer une copie de votre Proust (...). Jtais rest l'afft de larticle que vous maviez promis, dans lequel vous faites la critique de mes Indexes to a Balzac Bibliography, et je lai trouv ( laide dun microscope) dans la Nouvelle Revue Franaise de mars 1931. Pour cette notice logieuse, je vous remercie de tout mon cSur. Dans votre critique, vous mentionnez le fait que Balzac ne fumait pas de tabac (...). Et pourtant, jai trouv tellement de preuves du contraire (...). Comme pour le vin, dont vous avez manqu la preuve visible lors de la photographie des Balzaciens amricains runis aux "Jardies" amricains, vous pouvez tre certain quil ne manquait pas dactualit. Certes, ce ntait pas du vin de Touraine, de Vouvray or de Champagne, mais ctait quand mme du vritable vin du Cru Royce (...). Cela ne m'empche pas davoir une forte nostalgie pour le temps o le colonel Philippe Bridau, avec Vautrin, Daniel dArthez, du Tillet, Laurence de Cinq-Cygne, et dautres Balzaciens amricains, en joyeuse compagnie avec nos cousins en France, pouvaient boire la gloire de limmortel Balzac!...Totalement hant par l'Suvre et le personnage de Balzac, William Hobart Royce a pass sa vie tudier la Comdie humaine, la commenter, la classer. Un article paru dans le magazine Life du 24 fvrier 1947 rapporte que : Brooklyn, un certain William Hobart Royce a pass la plus grande partie de sa vie se faire le double du romancier franais Honor de Balzac, aussi bien mentalement que physiquement. Il mangeait les mmes aliments, buvait les mmes boissons, fumait le mme tabac (...). Inutile de dire qu'il faisait autorit en matire d'tudes balzaciennes, car il ne faisait pas qu'imiter Balzac, il tait aussi bibliophile et bouquiniste spcialis dans les ditions rares. Il est l'auteur d'une bibliographie de rfrence des Suvres de La Comdie humaine .Royce est aussi l'auteur de pomes peu connus (Poems of Brooklyn) ainsi que l'diteur, dans la mme collection, de Frank O'Hara et de Garcia Lorca.William Hobart Royce est fondateur et prsident de la Balzac Society of America qui comptait une cinquantaine de membres, qui publiait le Balzac Bulletin et qui offrait chaque anne un dner o se retrouvaient entre autres les vice- prsidents honoraires : Andr Maurois, George Arents, et Owen D. Young.
Bâle 18 mai[1846] | 13.6 x 21.8 cm | 2 pages sur un feuillet
Lettre autographe d'Honoré de Balzac signée à Gustave Silbermann, datée du 18 mai [1846], avec cachet à sec de l'hôtel des Trois Rois à Bâle. Fragile document, traces de pliures ayant occasionné en tête des déchirures avec manque, trois manques angulaires affectant quelques lettres. dont les deux dernières lettres de la signature de l'auteur. Beau témoignage épistolaire du goût immodéré de Balzac pour la collection d'art, dans cette lettre probablement inédite adressée à son ami le libraire-imprimeur strasbourgeois Gustave Silbermann. Balzac prévoit un séjour à Strasbourg, pendant lequel il confiera plus tard s'être fiancé avec Madame Hanska. * Surmené par l'écriture frénétique de la Comédie Humaine, Balzac avait entrepris de quitter Paris et faire un grand tour d'Europe. "Le 25 mars 1846, Balzac retrouvait Mme Hanska à Rome, où il nétait encore jamais allé, et qui léblouit. À Rome, puis à Civita-Vecchia, à Gênes et tout au long du chemin qui les ramena à Bâle, via le lac Majeur, le Simplon, Genève, on acheta des tableaux, des objets dart, des meubles", Balzac poursuivant 'avec acharnement luvre de son mobilier'" (M. Maximovitch,Honoré de Balzac et Mme Hanska, Ambassade de France en Ukraine). Un an plus tard il publieraLe Cousin Pons - sans doute la plus belle expression littéraire de sa passion, où la collection d'art est omniprésente et le héros est atteint de la « bricabracomanie » (le mot est de lui) balzacienne. Ecrivant depuis Bâle, Balzac comptait encore faire des acquisitions à Strasbourg où il mentionne ici une "collection de tableaux annoncée dans les journaux et qui est rue du vieux marché". C'est pour Madame Hanska que Balzac intensifie à cette période nettement ses achats d'art, "manifestant une véritable frénésie d'acquisition et de collection. C'est le moment où il aménage pour sa future épouse la maison qu'il a achetée rue Fortunée (actuelle rue Balzac). Avant même de l'habiter, à partir du 15 avril 1847, il brocante partout, passe commande, s'enthousiasme pour de vraies ou de fausses bonnes affaires." (Nicole Mozet, Balzac collectionneur). Ce séjour à Strasbourg aura une importance capitale dans leur histoire, puisque Balzac confiera à sa soeur y avoir officialisé ses fiancailles avec Mme Hanska : "nous étions fiancés dès 1846 à Strasbourg" (lettre du 15 mars 1850). Il prie également Silbermann dans cette lettre de lui arranger son transport - ce dernier fut même un fidèle soutien de Balzac dans sa relation avec sa future femme : "La comtesse Hanska passe-t-elle à Strasbourg au cours d'un voyage, c'est ce fidèle ami qui est chargé de lui remettre une lettre de son amant, de veiller aux commodités de son séjour, d'entourer sa personne de tous les égards convenables, voire même de s'occuper de ses provisions de route" (Yves Cambefort). Un moment inédit dans la vie du "tableaumane" Balzac, allant à Strasbourg où il scellera son union avec son grand amour. "Je compte sur votre complaisance pour me retenir une place dans la malle-poste de Strasbourg à compter du 25 de ce mois, pas plus tôt ; plus tard n'a pas d'inconvénient pourvu que je sois parti avant le 31, payé la place si c'est nécessaire et je vous rembourserai en passant [...] Répondez-moi un mot à Heidelberg à l'hôtel de la Cour de Bade pour que je sache le jour où la place sera prise [...]Si la collection de tableaux annoncée dans les journaux et qui est rue du vieux marché est toujours à vendre [...]". - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Garnier. 1976. In-8. Broché. Etat d'usage, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Papier jauni. 354 pages.. . . . Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
Sommaire : Balzac et Flaubert - pour une problématique du remords Balzac et l'infra littérature (1829-1834) - à propos d'une réflexion sur Balzac et les Noirs - echanges romantiques Balzac et Gamiani, Balzac et Fortunio - Balzac et le sylphe le grand d'espagne et la veillée funèbre de Coralie - les épreuves du médecin de campagne - récit(s) dans le récot l'échange du récit chez Balzac - les narrateurs du livre mystique - en relisant une double famille - thèmes religieux dans Eugénie Grandet - une lecture du curé de village etc. Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
Superbe exemplaire provenant de la bibliothèque Guy Pellion avec ex-libris. Paris, Toussainct du Bray, P. Roccolet, Cl. Sonnius, 1631. In-4 de 27 pp., (1) p. d’extrait du Privilège, 400 pp., 56 pp. et (8) ff. Plein veau blond, triple filet doré encadrant les plats, dos à nerfs richement orné, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge et vert, double filet or sur les coupes, tranches dorées. Reliure du XIXe siècle signée Niédrée. 237 x 178 mm.
Édition originale du Prince, « l’œuvre qui contribua à fixer la langue et constitue l’un des plus beaux monuments de la prose française ». « Edition originale ornée d’un beau titre-frontispice offrant le portrait de Louis XIII ». Tchemerzine, I, 355. Jean-Louis Guez de Balzac (1597-1654) bénéficie désormais d’un nouvel éclairage. Si l’on reconnaît toujours en lui le restaurateur de la langue française célébré par Ménage, on scrute avec plus d’intérêt ses conceptions de la morale et de la politique, « sa vieille Maitresse ». « A son retour d’Italie où il avait suivi le cardinal de la Valette, Balzac s’était déjà rendu célèbre par ses Lettres. Il fut accueilli comme un triomphateur et recherché de tout le monde élégant et lettré ; Richelieu, en particulier, fit tout ce qu’il put pour s’attacher un aussi précieux esprit. C’est probablement dans le milieu de la cour, qu’il ne fréquentait plus guère cependant après 1624, que Balzac conçut son projet d’écrire ce livre : peut-être lui fut-il plus ou moins directement commandé. On raconte qu’ayant entendu citer par un gentilhomme l’indignation d’un de ses amis, alors prisonnier des pirates barbaresques, provoquées par les insultes qu’on prodiguait devant lui au nom de Louis xiii, Balzac aurait eu l’idée de consacrer sa plume à retracer le bonheur de la France de vivre sous un sceptre aussi glorieux que celui de ce roi. Bien que « Le Prince » prétende à quelque généralité et que le nom du roi n’y figure pas, c’est en fait une peinture idéalisée de Louis xiii, héros digne de l’Antiquité. Pleine d’harmonie et d’une grande rigueur, cette œuvre contribua, au moins autant que les « Lettres », à fixer la langue et constitue un des plus beaux monuments de la prose française. Les idées politiques de Balzac ne sont d’ailleurs pas indifférentes, elles sont la parfaite expression de l’esprit de son temps ». (Dictionnaire des Œuvres, V, 511). « C’est d’Italie qu’il commença d’écrire ses ‘Lettres’ qui devaient un jour lui assurer la gloire. D’emblée, ou peu s’en faut, il s’acquit l’admiration de la haute société française. C’est dire que lorsqu’il revint à Paris, l’année suivante (1622), il se vit déjà célèbre. L’un après l’autre, tous les grands personnages se mirent à le rechercher ; Richelieu lui-même fit tout ce qu’il put pour s’en faire bien voir, tant il tenait à s’attacher un esprit aussi remarquable [...] Sitôt qu’il vit le jour, le recueil obtint un succès prodigieux : non seulement en France, mais dans toute l’Europe [...] En somme, Guez de Balzac a rendu à la prose le même service que Malherbe à la poésie. Il a préparé l’éclosion de la prose classique. » (Dictionnaire des Auteurs, I, 208). Le Prince (1631), découronné d’un prélude pastoral, mais éclairé d’arguments en 1634, prétend peindre « la révolution morale » entraînée par l’impérieux pouvoir de Richelieu. Balzac, cette fois, plaide pour un paternalisme monarchique, où « la Prudence soulage la Justice » selon une raison d’Etat soucieuse du bien public. Dans cet ouvrage riche de « toutes les vertus oratoires », Balzac s’efforce d’atteindre à « la perfection du genre sublime » en faisant fond sur les « Lettres Sainctes » et la tradition de Cicéron et Sénèque. Par ses contradictions mêmes Balzac instaure un nouvel « humanisme », héroïque et moderne, embrassant sous le nom de politesse le cœur, le goût et la raison. Prosateur et poète latin du premier rang, il comble l’ambition majeure des statuts de l’Académie par le triomphe indiscuté des lettres françaises. Résigné au Dieu caché, il a foi en une création rationnelle et s’efforce de repenser selon la nature la société et l’art. « Observateur », il élabore une politique où la culture pourrait rendre « plus humains » princes et sujets. Chantre de la retraite, mais mondain toujours, il plaide pour l’urbanité contre la double trahison d’une arrogante ignorance et du pédantisme. « Atticiste » enfin, il témoigne pour un travail à la Malherbe qui n’étouffe pas la spontanéité ni « la raisonnable fureur » d’un Théophile. Force et majesté, mais douceur ; diversité, mais ordre, économie et choix ; sérieux, mais finesse de la raillerie et gaieté, telles sont les marques de l’art de plaire et persuader qu’il propose à la cour et à la bonne société, et qui fondent un authentique classicisme Louis XIII. Précieux et fort bel exemplaire provenant de la Bibliothèque Guy Pellion avec ex-libris.