Albin Michel | Paris 1921 | 12 x 19 cm | Broché
Reference : 92055
Edition originale, un des 30 exemplaires numérotés sur vergé pur fil, seuls grands papiers. Ex-libris "collection Goncourt" encollé sur une garde. "Lorsque Batouala a été publié pour la première fois à Paris il y a un demi-siècle, ce fut non seulement un événement dune importance littéraire majeure, mais aussi un tournant dans lhistoire intellectuelle et politique de lAfrique contemporaine. uvre de René Maran, un Afro-Caribéen qui avait acquis une longue expérience de terrain en Afrique en tant que fonctionnaire du service colonial français, Batouala fut le premier grand roman sur lAfrique écrit par un auteur noir." (Donald E. Herdeck, préface à la traduction américaine, Heinemann, 1987). * La parution de ce roman a placé Maran dans lopposition culturelle et fait résonner son nom comme un symbole. Un coup de tonnerre que ce véritable roman nègre" (comme indique son sous-titre) qui avait raflé la vedette à Chardonne et entraînera une contre-attaque des auteurs coloniaux. Dès 1922, ils se sont bousculés pour relater à leur tour d"authentiques" biographies sur le modèle "Ascension et chute dun Nègre qui croyait bien parler français", ironise Janos Riesz (De la littérature coloniale à la littérature africaine). Cest peut-être loin des lecteurs de métropole que le roman a trouvé une plus forte influence, à commencer bien sûr par les écrivains de la Négritude comme Césaire, Damas et Senghor qui se sont tous réclamés de Maran, mais aussi par des auteurs étrangers comme Hemingway: "On respire les odeurs du village, on y mange la nourriture locale, on y voit lhomme blanc tel que le voit lhomme noir, et après avoir vécu dans ce village, on y meurt. Cest tout ce quil y a à dire, mais une fois quon la lu, on a découvert Batouala, et cela signifie que cest un grand roman." (Toronto Star Weekly, 25 mars 1922). Ce premier "cri nègre" (Dominique Chancé) sera suivi d'un grand silence de soixante-dix ans, finalement brisé par le brillant Texacode Chamoiseau, et plus récemment par le sénégalais Mohamed Mbougar Sarrcouronné un siècle après Maran par les académiciens Goncourt pourLa plus secrète mémoire des hommes.Sarrest également préfacier de la réédition d'Un homme pareil aux autres de Maran. Rare tirage de tête de ce roman qui "marque le début de la prose Africaine-Française" (Abiola Irele). - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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Paris: Editions Mornay, 1928 pet. in-4, faux-titre, titre, [2]-viii-170 pages, frontispice, 5 planches, illustrations dans le texte. Demi basane tabac à coins, couverture illustrée conservée. Edition limitée, un des 350 ex. sur Papier de Rives à la forme. Bel exemplaire. La présente édition complètement remaniée et en partie originale constitue l'édition définitive de "Batouala". ** sm. 4to. Half title, title, [2]-viii-170 pp., frontispiece, 5 plates., ills. in the text. Illustrated wpps. Limited edition, one of the 350 copies on Papier de Rives à la forme. Half brown sheepskin, wrappers preserved and bound in. Fine copy.
Batouala. Illustré de dessins par Alexandre Iacovleff. (Paris: Editions Mornay, 1928) [M.C.: Afrique noire, littérature coloniale, livre illustré, prix Goncourt]
Paris GUILLOT (GEORGES) 1947 1 Illustré de 18 gouaches de Paul-Emile Bécat, de 13 lettrines et 10 culs-de-lampe de Marie Monnier, gravés sur cuivre par Louis Maccard. Paris, G. Guillot, 1947, in-8, en feuilles, sous couverture rempliée, sous chemise, titre rouge en long sur le dos noir, 186 pages.
Les amours incestueuses de la première épouse d'un chef africain sur fond d'avancée colonialiste. Cet ouvrage est une ode à la culture africaine dans lequel il y exprime "l'âme noire". Joint sa préface très rare qui fut envoyée par l'éditeur, quatre mois après la parution de l'ouvrage, aux souscripteurs dont il détenait les coordonnées, dans laquelle il dénonce l'impérialisme occidental. René Maran, administrateur colonial, reçut le prix Goncourt avec "Batouala" et fut obligé de démissionner quelques mois plus tard, de son poste d'administrateur en Oubangui. Les estampes de Paul-Emile Bécat sont d'une grande puissance. Tirage limité à 418 exemplaires numérotés. Un des 350 exemplaires numérotés sur Arches à la forme comprenant les gravures dans leur état définitif en couleurs. Petites griffures à l'étui, marques, oxydation et report à la chemise.
Paris, Mornay, 1928. 1 vol. in-8. Broché, couvertures roses illustrées et rempliées.
"La présente édition, complètement remaniée et en partie originale, constitue l'édition définitive de Batouala".Édition illustrée d'un frontispice, de 5 planches hors texte et de nombreux in-textes par Alexandre Iacovleff.Cet ouvrage a été tiré à 448 exemplaires numérotés, un des 350 exemplaires sur papier de Rives.Quelques rousseurs. Fente à un mors, manques à la coiffe inférieure.Exemplaire non coupé.
Paris: Georges Guillot, 1947 in-4, 10 ff. n.c., 188 pages, 18 illustrations hors-texte de Paul-Emile Bécat, 13 lettrines et 10 culs-de-lampe de Marie-Monnier. Demi maroquin rouge à bandes, dos lisse avec titre doté, tête dorée, couverture et dos conservés, très bel exemplaire. Un des 350 ex. sur Arches à la forme comprenant les gravures dans leur état définitif en couleurs.
Batouala illustré de dix-huit gouaches de P.-E. Bécat gravées par Louis Maccard. (Paris: Georges Guillot, 1947) [M.C.: Afrique noire, roman, littérature coloniale, prix Goncourt, livre illustré]
Paris, Guillot, 1947. In-4 ; [4], 188, [2] pp., en feuille, couverture rempliée et illustrée, chemise et étui éditeur.
Tirage limité à 445 ex. Un des 45 exemplaires d'artiste celui-ci n° IV, numérotés sur Arches avec l'état définitif en couleurs.18 gouaches dont 1 frontispice de Paul-Emile BECAT gravées par Louis MACCARD, 13 lettrines et 10 culs-de-lampe de Marie MONNIER. " René Maran, administrateur colonial, reçut le prix Goncourt avec " Batouala " en 1921 et fut obligé de démissionner quelques mois plus tard, de son poste d'administrateur en Oubangui ". Belles Illustrations en adéquation avec le texte. BEL EXEMPLAIRE. Photos sur demande.