Paris, Parmantier, 1825. 2 volumes in-8 (220 x 140 mm), 2 ff. n. ch., LXXXVIII pp., 243 pp.; 2 ff. n. ch., 367 pp. Maroquin à long grain violet, plats richement décorés à la plaque à froid, filet doré en encadrement, dos à nerfs ornés, titre et tomaison dorés, double filet doré sur les coupes et les coiffes, triple filet doré sur les chasses, tranches dorées, petits trous en marge des deux derniers feuillets, des rousseurs (Simier R. du roi).
Reference : 8916
Nouvelle édition, illustrée d’un portrait de l’auteur en frontispice gravé par Jehotte d’après Devéria et d’une vignette sur la page de titre de chaque volume. Elle est précédée de l’Éloge de La Fontaine par Chamfort et contient bien l’Épître dédicatoire à monseigneur le Dauphin suivie de la préface de La Fontaine et de La Vie d’Ésope. Une table alphabétique des fables termine chaque volume. Une reliure de Simier, relieur du roi. René Simier (Téloché, 1772–Yvré-l’Évêque, 1843) est l’un des plus importants relieurs du XIXe siècle. Après des débuts comme ouvrier dans l’imprimerie mancelle de Maudet, il s’installa à Paris en 1796 et acquit une rapide notoriété: relieur de l’Impératrice Marie-Louise dans un premier temps, il devint « relieur du roi » à la Restauration. Plusieurs fois récompensées, ses reliures témoignent d’une parfaite maîtrise technique. Bel exemplaire en maroquin à long grain signée. Fléty, Dictionnaire des relieurs français, 162. Didier Travier, « Les Simier, relieurs du roi et propriétaires sarthois », Revue historique et archéologique du Maine, 2003, p. 121-163.
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Paris, Maradan, 1815. 460 g 2 volumes in-12, pleine basane racinée, dos lisses ornés, filet sur les coupes, tranches marbrées, [1] f., xxviii-211 pp.; [2] ff., 210 pp.. Illustré de 6 figures hors-texte gravées d'après Alex. Desenne. Exemplaire offert le 20 août 1820 à Elisa d'Alberty, élève du Châtel-Censoir, maison d'Education dirigée par M. Louis. Jolies reliures. . (Catégories : Littérature, Fables, )
Paris, Challamel et Ledoyen, 1843. 125 g In-8 broché, [2] ff., 131 pp.. Signature de l'auteur sur une garde. Rare recueil de fables. Marie François Auguste Duvivier, né à Laon en 1767, fut conservateur des Antiquités du département des Ardennes à Mézières et occupa diverses fonctions administratives. Il travailla à un important Dictionnaire communal des Ardennes qui semble n'avoir jamais vu le jour. Dos usagé avec traces de colle, rousseurs. . (Catégories : Littérature, Ardennes, )
Très bel exemplaire de l’édition originale des Fables de La Fontaine. « Elle est rare et très recherchée » (Rochebilière). De la bibliothèque Cécile Eluard. In-4 de (28) ff., 284 pp., (1) f., (1) f. bl. Maroquin vert, large dentelle dorée encadrant les plats, dos à nerfs orné, double filet or sur les coupes, dentelle intérieure dorée, tranches dorées sur marbrures. Reliure de Trautz-Bauzonnet. 232 x 171 mm. La Fontaine, Jean de. Fables choisies, mises en vers par M. de La Fontaine. Paris, Claude Barbin, 1668. « Édition originale des Fables de La Fontaine donnée par La Fontaine lui-même, contenant les six premiers livres. Elle est rare et fort recherchée » (Claudin, n°164). Tchemerzine, III, 865-866 ; Brunet, III, 750 ; En Français dans le texte, n°105. Édition originale des six premiers livres des Fables de La Fontaine, riche de 124 fables. « Il y a une philosophie de La Fontaine : il connaît l'œuvre de Descartes, sans y adhérer totalement, il connaît aussi les philosophes « libertins » et il n'ignore pas l'épicurisme rénové par Gassendi. Mais il est à la fois conformiste et progressiste : il est partisan du progrès des sciences. Dans l'ensemble, cependant, le pessimisme domine : les travers qu'il croque, il les traite comme si leur correction était, en fin de compte, une entreprise sans cesse à reprendre : il ne semble guère croire au progrès de l’homme. Cela se manifeste notamment dès qu’il est question d'amour-propre ou, tout court, d'amour. Mais, assurant la synthèse de ses recherches stylistiques et transcendant son pessimisme, le La Fontaine qui dessine son image dans les Fables est avant tout un poète d'humour. Le rire y est partout présent, fut-ce dans les sujets les plus graves, et le comique multiforme. Les romantiques ont peu apprécié cette morale de la dérision de tout, depuis le précurseur Rousseau, qui dans L'Émile interdit la lecture des Fables, jusqu'à Lamartine qui y voyait une morale égoïste. C'est que le rire y nimbe même les émotions, met à distance tous les sujets comme tous les objets. Et il est certain que l'usage scolaire qui a longtemps été fait des Fables, données à apprendre aux jeunes écoliers comme « récitations » en même temps que leçons de morale en obviait et minimisait les significations. La conservation scolaire des Fables s’est fondée en partie sur un malentendu, mais la consécration et la conservation générale de cette œuvre reposent, bien plus solidement sur les multiples strates de sens dont elle se compose, et qui sollicitent et solliciteront encore lectures et interprétations » (A.Vi). Cette édition originale avait été composée pour le Dauphin, fils de Louis XIV (dont les armes ornent la page de titre). Le fabuliste s’y montre fidèle à l’esprit de ses modèles, Esope et Phèdre, qu’il se contente d’égayer par des traits nouveaux ou familiers, mais Les Fables de 1668 marquent une date capitale dans l’histoire du genre… dès l’Antiquité, l’apologue était passé de la prose grecque… aux vers latins… il appartient à La Fontaine de l’avoir annexé véritablement à la poésie… (En Français dans le texte). L’édition est illustrée de 118 eaux-fortes signées François Chauveau et de bandeaux, lettrines et culs-de-lampe gravés sur bois. Brunet fut l’un des premiers bibliographes à souligner l’extrême rareté des exemplaires conservés dans leur première reliure, « les Fables de La Fontaine étant passées entre les mains des enfants ». Jules Le Petit et Brunet ne signalent d’ailleurs que des exemplaires reliés au XIXe siècle, ceux reliés comme le présent exemplaire par Trautz-Bauzonnet atteignant les plus fortes enchères : Répertoire Morgand et Fatout (1878), mar r. par Trautz, 3 400 Fr. Or ; Vente Guy Pellion (1882), mar. r. doublé de mar. bl. par Trautz 3 600 Fr Or ; Vente J. Renard (1881), mar. r. par Capé, 1 400 Fr. Or ; en maroquin de Duru 495 Fr Or Chedeau. 3 600 Fr Or et 3 400 Fr Or relié par Trautz-Bauzonnet en 1882 et 1878 ; 1 400 Fr Or relié par Capé en 1881 ; 495 Fr Or relié par Duru sont des prix considérables rapportés aux 10 F Or qui marquent à cette époque l’entrée des livres dans le domaine de la haute bibliophilie. Précieux et bel exemplaire revêtu d’une superbe reliure de Trautz-Bauzonnet en maroquin vert orné d’une luxueuse dentelle dorée. Il possède en outre les deux corrections à l’encre de l’époque aux feuillets H1R (le mot « pas », barré, il sera remplacé par « plus ») et Y4v (le mot « Bien » biffé), présentes dans quelques exemplaires. Le dernier exemplaire passé sur le marché relié en simple vélin de l’époque, fut vendu il y a 11 ans 325 000 € (le 20 juin 2006 chez Pierre Bergé – Livre du Cabinet Bérès, 20 juin 2006, n°46). Il possédait une seule correction manuscrite contemporaine à la page 176 ; le mot « bien » a été barré à la dixième ligne à partir du bas et il a, en effet, été supprimé dans les éditions suivantes. Quant au dernier exemplaire passé sur le marché public relié par Trautz-Bauzonnet, il fut adjugé 75 400 € il y a 8 ans (ref. Christie’s, 25 juin 2009), au cœur de la crise financière des subprimes. De la bibliothèque Cécile Eluard.
édition_originale reliure d'époque
Elle comprend 120 Fables en édition originale. Paris, Denis Thierry et Claude Barbin, 1678-1679-1694. 5 volumes, nombreuses figures de F. Chauveau, gravées sur cuivre et tirées à mi-page. Ensemble 5 volumes in-12. Plein maroquin bleu nuit, triple filet doré autour des plats, dos à nerfs richement ornés, double filet or sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées sur marbrures. Reliure signée de Belz-Niédrée vers 1865. Tome I : 57 gravures dans le texte, relié sans le f. d’errata puisque les fautes mentionnées ont été corrigées dans notre exemplaire ; Tome II : 60 gravures dans le texte ; Tome III : 44 gravures dans le texte ; Tome IV : 43 gravures dans le texte ; Tome V : 31 gravures dans le texte. Pte. déchirure anciennement restaurée pp. 91 et 221 du tome IV. 159 x 88 mm.
Edition originale collective des Fables de La Fontaine, la seule qui ait été imprimée et corrigée sous la direction de l’auteur. Elle est du plus haut intérêt et de la plus grande importance. Elle comprend 120 Fables en édition originale. Les 3 derniers volumes sont en édition originale ; les deux premiers, réimprimés vers 1692 sous la date de 1678, sont la réimpression de l’édition in-12 de 1668. « Seule édition complète des Fables de La Fontaine qui ait été imprimée sous les yeux de l’auteur. » (Brunet, Manuel du Libraire, III, 751). « Cette précieuse et célèbre édition se trouve difficilement complète et en bon état, la plupart des exemplaires, comme le fait remarquer M. Brunet, ayant passé par les mains des enfants. » (A. Claudin. Cat. Rochebilière, n° 168). Le Tome III contient 41 fables nouvelles et l’épitre dédicatoire à Madame de Montespan. Le Tome IV contient 39 Fables nouvelles avec un épilogue. Le Tome V contient 29 Fables nouvelles. Elle est ornée de plusieurs centaines d’estampes de Fr. Chauveau et de M. Guérard dont la plupart paraissent pour la première fois. « La Fontaine a été salué comme l’inventeur du vers libre. Mais, à vrai dire, ce poète connaît peu de rivaux dans l’art de manier le vers français et là, comme dans cette fusion du lyrisme et du réalisme, La Fontaine dépasse son époque : c’est pourquoi son succès n’a jamais faibli et qu’il est demeuré universel ; c'est pourquoi Taine a pu dire que La Fontaine était ‘la suprême manifestation du génie français’ ». « Le tome III a eu deux tirages : dans le 1er, le 7ème vers de la p. 101 [Et sans cela nos gains seraient assez honnestes], a été omis ; il est rétabli dans le second tirage par le moyen d’un carton sur onglet. Dans le 1er tirage du tome IV, à la fin de la fable Le Singe et le Léopard, on lit ainsi le dernier vers : Bigarrez en dehors ne sont rien en dedans, modifié dans le second tirage, et devenu : N'ont que l'habit pour tous talens ! Le tome V, dont on trouve quelques très rares exemplaires datés de 1693, a eu trois éditions sous la même date : la 1ère porte sur le titre le chiffre de Barbin ; la 2ème a un fleuron typographique ; la 3ème est chiffrée régulièrement jusqu’à la fin, p. 230, et sa composition est entièrement différente. » (Tchémerzine). Le tome III est ici en second tirage, le tome IV en premier tirage, le tome V appartient au troisième tirage. Ces cinq volumes constituent l’édition originale collective des Fables de La Fontaine. L’exemplaire Rochebilière décrit par A. Claudin mesurait de 157 à 158 mm de hauteur selon les volumes ; celui-ci mesure 159 mm. Fort bel exemplaire relié en maroquin bleu de Belz-Niédrée vers 1865.
Édition originale rarissime et définitive des Fables de La Fontaine dont le Tome II manque à la B.n.F. 2 volumes in-12 de: I/ (29) ff., 228 pp., (2) ff.; II/ 220 pp., (2) ff. Maroquin rouge, encadrement de filets à la Duseuil sur les plats, dos à nerfs richement orné, double filet doré sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées sur marbrures. Reliures signées de Lortic. 156 x 87 mm. La Fontaine, Jean de. Fables choisies, mises en vers par M. de la Fontaine. Paris, Claude Barbin, 1669-1668. Avec Privilège du Roy. Édition originale rarissime et définitive des Fables de La Fontaine dont le Tome II manque à la B.n.F. Le Tome Ier ici présent contient les dernières corrections de La Fontaine apportées par l’illustre fabuliste à l’édition Denys Thierry de 1668. « Le tome I est la réimpression de l’édition Denys Thierry de 1668 avec quelques corrections de La Fontaine ; le tome II manque à la Bibliothèque nationale. La bibliothèque Victor Cousin possède un tome II (14346) qui n’est autre que celui de 1668, portant la date de 1668 » (Rochambeau). Le présent exemplaire est conforme à l’exemplaire Victor Cousin cité par Rochambeau. « Le titre du tome I est orné du même fleuron aux armes du Dauphin qui orne le titre de l’in-4 mais plus petit. La fin de la fable I du livre IV est la même que dans l’in-4. Cette édition qui reproduit l’in-4 sauf quelques corrections et changements constitue la Deuxième Edition Originale des Fables. Elle contient les mêmes gravures à mi-page de Chauveau » (Tchemerzine). « Les Fables de 1668 marquent une date capitale dans l’histoire du genre. Ce chef-d’œuvre vaut à La Fontaine de marcher de pair avec les représentants majeurs du classicisme français. Le succès, mérité, fut immédiat : l’atteste, en particulier, la même année que l’édition in-4, la mise en vente d’une édition in-12, en deux volumes comportant les vignettes gravées par François Chauveau. Depuis, les Fables de La Fontaine ont été rééditées un nombre incalculable de fois et leur popularité, jusqu’à nos jours, ne s’est jamais démentie » (Jean-Pierre Collinet, En Français dans le texte, n°105). « Depuis la parution des six premiers livres, en 1668, les « Fables » de La Fontaine ont connu une célébrité constante. Des générations d'écoliers ont su par cœur « la Cigale et la Fourmi », « le Corbeau et le Renard » et bien d'autres fables ne leur cèdent en rien par la vivacité de la narration, la fantaisie de l'imagination et la précision du dire. Précision troublante à force de perfection, le conteur donnant une impression de nonchalance et de familiarité sans jamais employer un mot qui ne soit nécessaire. La nonchalance, il est vrai, était dans le tempérament de cet orfèvre, qui ne s'appliquait que dans son art. Né en 1621 à Château-Thierry, La Fontaine, qui tâta du barreau, fut un maître des Eaux et Forêts négligent et géra fort mal son patrimoine, n'eut de vraie tranquillité matérielle qu'une fois protégé et logé - à partir de 1673 - par Mme de La Sablière. Mais, léger en affaires et en amour, il était fidèle dans ses amitiés. Quand, en 1661, Fouquet fut arrêté et que les artistes qui avaient travaillé pour lui se rallièrent à Louis XIV seul La Fontaine - à qui le surintendant avait octroyé une pension pour son « Adonis » — prit sa défense dans une « Ode au roi », se fermant ainsi, pour longtemps, les portes de la cour ».
édition_originale reliure d'époque