Reference : LCS-186452
«Edition originale de l’œuvre majeure de Gobineau, rare et de plus en plus recherchée» (Clouzot) tirée à 500 exemplaires en 1855 aux frais de l’auteur. Superbe exemplaire en reliure de l’époque. De la bibliothèque B. Loliée. Gobineau, Joseph Arthur, comte de. Essai sur l’inégalité des races humaines. Paris, Firmin Didot Frères, 1853-1855. 4 volumes in-8 de I/ (2) ff., xi pp., (1) p., 492 pp., (1) f. d’errata ; II/ (2) ff., 512 pp., (1) f. d’errata; III/ (2) ff., 423 pp., (1) p.; IV/ (2) ff., 359 pp., (1) p. Demi-chagrin bleu foncé à coins, filet doré, dos à nerfs ornés de filets dorés et à froid. Reliure de l’époque. 225 x 139 mm. «Edition originale de l’œuvre majeure de Gobineau, rare et de plus en plus recherchée» (Clouzot). Clouzot, 133; Carteret, I, 345; P.M.M., 335; En Français dans le texte, 271. «Cet essai de Gobineau n’est guère que de la science romancée mais elle est marquée par le génie» (Dictionnaire des Œuvres). Dès les premiers mots de son ouvrage, Gobineau indique son propos:«La chute des civilisations est le plus frappant et en même temps le plus obscur de tous les phénomènes de l’histoire». «Lorsqu’il publie entre 1853 et 1855 ‘l’Essai sur l’inégalité des races humaines’, ce diplomate gascon a peut-être composé la dernière épopée romantique. Fondé sur une vaste érudition, l’essai s’efforce d’articuler race et individu, nature et culture, origine et fin de l’humanité. L’Essai est moins un ouvrage érudit qu’une sorte de roman des origines qui heurte bien des préjugés du siècle en essayant de mettre au jour les ressorts de l’histoire, sans recourir aux arguments religieux ou politiques traditionnels» (Pierre Glaudes). “The French Diplomatist and man of letters, Gobineau (1816-1882), has, through the ‘Essay on the Inequality of the Human Races’- his one excursion into the realms of anthropology and sociology -exerted an influence upon European thought and action which is quite disproportionate to its scholarly insignificance and inconsequential argumentation. The men of the Action Française, Lenin, Mussolini, and Hitler were, at one remove, the disciples and propagandists of Gobineau’s most outrageous ideas. Gobineau’s racial theories were based on a complete misunderstanding of the positivism of Comte and the researches of Prichard into the physiological differences of the various human races. Fortified by the innate arrogance of a scion of an ancien régime family and by his observations as an envoy in the Near and Middle East, he championed the theory, since entirely disproved, that ‘race’ is a permanent and immutable phenomenon, and he proclaimed the unchallengeable superiority of the white race over all others. Within the white race, Gobineau assigned the supreme position to the ‘nordic’- or as he fatuously called them ‘aryan’- peoples who, thanks to their praiseworthy qualities of hardiness and lust for power, are predestined to rule the rest of mankind. There was enough substance in Gobineau’s book to provide nourishment for the growth of the pan-germanism and national self-adulation, and seemingly to justify anti-Semitic and anti-slav excesses. Hence derived the ‘superman’ and the glorious ‘blond beast’ of Nietzsche and the germanomania and anti-semitism of Wagner.” (PMM). Très bel exemplaire conservé dans son élégante reliure de l’époque.
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Firmin-Didot, 1940, tome 1 uniquement pt in-8, xxi-557 et 564 pp, broche', bon etat
Ray H4*
Paris. Firmin Didot. 1884. 2ème éditon. In-12. Br. Tome I : 561 p. Tome II : 566 p.Bon état malgré de nbrs rousseurs. Le dos du Tome I est renforcé.
Paris, Librairie de Firmin-Didot Frères, 1884. 2 vol. in-12 de (4)-XXXI-(1)-561 pp. ; (4)-566 pp., percaline rouge, non rogné, couvertures conservées (Pierson).
Deuxième édition précédée d'un avant-propos et d'une biographie de l'auteur. Bel exemplaire.
Paris, Firmin-Didot et cie, sans date [circa 1930]. Deux volumes in-12 de 195 x 140 mm, (xxxi) 561 + 566 pp. Reliure demi-chagrin d'époque tabac, dos de style janséniste à 5 nerfs, nom d'auteur, titre et tomaison en caractères d'imprimerie frappés dorés, dépouillé de tout autre ornement. Plats et gardes marbrées. Couvertures conservées. Tranchefile. Ex-libris de l'éditeur Civilização Brasileira au premier volume. À noter le mot "INGRES" écrit en filigrane d'une page de garde blanche de ce même volume. Dos relié conservés à la fin de chaque volume. Dédicace, préface et biographie de Gobineau en tête du premier volume, table des matières à chaque fin de volume. "La chute des civilisations est le plus frappant et en même temps le plus obscur de tous les phénomènes de l'histoire. En effrayant l'esprit, ce malheur réserve quelque chose de si mystérieux et de si grandiose, que le penseur ne se lasse pas de le considérer, de l'étudier, de tourner autour de son secret. Quand, après un temps de force et de gloire, on s'aperçoit que toutes les sociétés humaines ont leur déclin et leur chute, toutes... alors on est contraint de constater que toute agglomération humaine, même protégée par la complication la plus ingénieuse de liens sociaux, contracte, au jour même où elle se forme, et caché parmi les éléments de sa vie, le principe d'une mort inévitable." C'est en s'interrogeant sur les raisons de la chute des civilisations que le comte Arthur de Gobineau s'intéressa aux différences anthropologies entre les différents groupes d'êtres humains. Précurseur, pétri d'un certain pessimisme romantique, Gobineau fut davantage un penseur et un essayiste qu'un scientifique, ce qui lui reprocheront des générations ultérieures de chercheurs tels que Francis Galton ou Georges Vacher de Lapouge. Cependant, et comme ce dernier le remarquait (L'Aryen, son rôle social, 1899), l'érudition et la pensée gobiniennes ont parfois pointé vers des conclusions ou des hypothèses qu'il était difficile d'avoir sans outils scientifiques. Un classique ("souvent cité, jamais lu") qui a souffert d'amalgames négatifs au XXe siècle et que le XXIe va très certainement redécouvrir. Souvent réédité jusqu'à la Seconde guerre mondiale mais plutôt peu courant. Très rare en reliure d'époque.
Papier au teint sable clair, marges très légèrement jaunies, exempt de rousseurs. Très légers frottements aux charnières, coins frottés. Petite tache sombre au dos du premier volume. Exemplaire en état remarquable dans une reliure d'époque élégante et solide.
Paris, Firmin-Didot et cie, 1940. Deux volumes in-12 de 187 x 132 mm, (xxxi) 561 + 566 pp. Reliure moderne pleine percaline rouge-mauve, charnières à la Bradel, plats muets, dos lisse avec nom d'auteur, titre et tomaison frappées or, soulignements dorés en coiffe et queue. Couvertures conservées. Tranchefile. Étiquette d'une librairie du boulevard Saint-Michel en page de garde du second volume. Dédicace, préface et biographie de Gobineau en tête du premier volume, table des matières à chaque fin de volume. "La chute des civilisations est le plus frappant et en même temps le plus obscur de tous les phénomènes de l'histoire. En effrayant l'esprit, ce malheur réserve quelque chose de si mystérieux et de si grandiose, que le penseur ne se lasse pas de le considérer, de l'étudier, de tourner autour de son secret. Quand, après un temps de force et de gloire, on s'aperçoit que toutes les sociétés humaines ont leur déclin et leur chute, toutes... alors on est contraint de constater que toute agglomération humaine, même protégée par la complication la plus ingénieuse de liens sociaux, contracte, au jour même où elle se forme, et caché parmi les éléments de sa vie, le principe d'une mort inévitable." C'est en s'interrogeant sur les raisons de la chute des civilisations que le comte Arthur de Gobineau s'intéressa aux différences anthropologies entre les différents groupes d'êtres humains. Précurseur, pétri d'un certain pessimisme romantique, Gobineau fut davantage un penseur et un essayiste qu'un scientifique, ce qui lui reprocheront des générations ultérieures de chercheurs tels que Francis Galton ou Georges Vacher de Lapouge. Cependant, et comme ce dernier le remarquait (L'Aryen, son rôle social, 1899), l'érudition et la pensée gobiniennes ont parfois pointé vers des conclusions ou des hypothèses qu'il était difficile d'avoir sans outils scientifiques. Un classique ("souvent cité, jamais lu") qui a souffert d'amalgames négatifs au XXe siècle et que le XXIe va très certainement redécouvrir. Souvent réédité jusqu'à la Seconde guerre mondiale mais plutôt peu courant.
Papier au teint sable clair, quasi exempt de rousseurs. Exemplaire en état remarquable. Parfait pour qui tolère une reliure semi-industrielle mais tient à accéder au texte original, republié à une période qui ne lui était pas hostile.