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‎MAINTENON (Françoise d'Aubigné, Marquise de)‎

Reference : 219890

‎Mémoires pour servir à l'histoire de Madame de Maintenon. et à celle du siècle passé, par Mr de La Beaumelle. [Suivi de] Lettres de Madame de Maintenon‎

‎A Maestricht, Chez Jean-Edme Dufour et Phil. Roux, 1778 16 vol. in-12, broché, couv. muette. ‎


‎Bourgeois et André, XII, 1188 : "Peu fréquent complet des 16 volumes. I-VI. Mémoires pour servir à l'histoire de Mme de Maintenon et à celle du siècle passé, par M. de La Beaumelle. Nouvelle édition augmentée des remarques critiques de Voltaire, tirées de son "Essai sur l'histoire générale" ; VII. Lettres, T. I., contenant des lettres à différentes personnes, celles à M. d'Aubigné et celles à M. et à Mme de Villette ; VIII. Lettres, T. II., contenant des lettres à M. l'abbé Gobelin, celles de la comtesse de St-Géran, des lettres à différentes personnes et celles à Mme de Brinon ; IX. Lettres, T. III., contenant les lettres à Mme de La Viefville, celles aux dames de St-Louis et des lettres de direction à Mme de Maintenon ; X. Lettres, T. IV., contenant les lettres de Mme de Maintenon au cardinal de Noailles, avec quelques réponses ; XI. Lettres, T. V., contenant les lettres à M. le duc de Noailles ; XII. Lettres, T. VI., contenant les lettres réciproques de Mme de Maintenon et de Mme de Caylus, sa nièce ; XIII. Lettres, T. VII., contenant les lettres de Mme la duchesse de Ventadour, de Mme la marquise de Dangeau, de Mme la princesse Des Ursins, des princes, et de Mr. le duc et Mme la duchesse du Maine ; XIV. Lettres, T. VIII., contenant les lettres de divers seigneurs, celles des ministres et des magistrats, celles de M. le maréchal de Villeroy, celles de M. de Valincour, celles de diverses dames et celles du clergé ; XV. Lettres, T. IX., contenant des lettres de piété et de direction à elle adressées par M. Godet-Desmarais, évêque de Chartres ; XVI. Les Souvenirs de Mme de Caylus, pour servir de supplément aux mémoires et lettres de Mme de Maintenon, avec des notes de M. de Voltaire. Les six premiers tomes forment un ensemble bien complet, fort polémique et qui valut à leur auteur un an de réclusion à la Bastille. On a longtemps critiqué l'authenticité des lettres recueillies par La Beaumelle, mais il s'est avéré qu'elles lui avaient été transmises par les Dames de Saint-Cyr, qui, soucieuses de préserver la mémoire de Madame de Maintenon, ont altéré une partie des écrits originaux."Bon exemplaire tel que paru. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

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EUR600.00 (€600.00 )

‎Vaesen Joseph/Charavay Etienne‎

Reference : R300317855

(1903)

‎Lettres de Louis XI, roi de France - En 8 tomes - 1. Lettres de Louis Dauphin, 1438-1461- 2. Lettres de Louis XI, 1461-1465 - 3. Lettres de Louis XI, 1465-1469 - 4. Lettres de Louis XI, 1469-1472 - 5. Lettres de Louis XI, 1472-1475 - 6. Lettres de Louis..‎

‎Lib. Renouard. 1883-1903. In-8. Broché. Etat d'usage, Plats abîmés, Dos abîmé, Quelques rousseurs. XXIV + 390 + 396 + 389 + 375 + 404 + 386 + 336 + 381 pages. Certains cahiers non-coupés. Plats déchirés, pliés, dont certains désolidarisés. Manque important 2e plat du tome 1. Tomes 6, 7 : légères traces de mouillure. Tome 8 : 1er plat manquant. Dos pliés, mors fendus, quelques manques en coiffes.. . . . Classification Dewey : 846-Lettres, correspondance littéraire‎


‎1. Lettres de Louis Dauphin, 1438-1461- 2. Lettres de Louis XI, 1461-1465 - 3. Lettres de Louis XI, 1465-1469 - 4. Lettres de Louis XI, 1469-1472 - 5. Lettres de Louis XI, 1472-1475 - 6. Lettres de Louis XI, 1475-1478 - 7. Lettres de Louis XI, 1478-1479 - 8. Lettres de Louis XI, 1479-1480 Classification Dewey : 846-Lettres, correspondance littéraire‎

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Phone number : 05 57 411 411

EUR279.00 (€279.00 )

‎[Outhenin-Chalandre Fils] - ‎ ‎BOSSUET, Jacques-Bénigne ; (BAUSSET, Cardinal Louis-François de)‎

Reference : 59480

(1840)

‎Oeuvres Complètes de Bossuet (20 Tomes - Complet) Tome 1 : Ecriture sainte: Liber Psalmorum ; Veteris et Novi Testamenti cantica ; Supplenda in Psalmos ; Proverbia ; Ecclesiastes ; Canticum canticorum ; Sapientia ; Ecclesiasticus ; Explication de la prophétie d'Isaïe ; Explication du Psaume XXI ; 2 : Ecriture sainte: L' Apocalypse avec une explication ; Avertissement aux protestants ; De excidio Babylonis ; Réflexions morales ; Lettres et instructions sur le Nouveau Testament ; 3 : Controverse, piété : Défense de la tradition et des saints pères ; Instruction sur la lecture de l'écriture sainte ; Sur les trois Magdeleines ; Élévations sur les mystères ; 4 : Piété : Méditations sur l'Évangile ; Traité de la concupiscence ; Opuscoles ; 5 : Sermons: Avent ; Carême ; 6 : Sermons : Carême ; Fêtes et dimanches ; Fêtes de la Sainte Vierge ; 7 : Sermons : Fêtes ; Panégyriques ; État religieux ; Oraisons funèbres ; 8 : Administration: Catéchisme de Meaux ; Prières ecclésiastiques ; Ouvrages pour le diocèse de Meaux, pour le clergé de France ; 9 : Éducation : Traité du libre arbitre ; Discours sur l'histoire universelle et suite ; Lettre à Innocent XI et réponse ; Connoissance de Dieu et de soi-même ; Politique tirée de l'Écriture ; 10 : Controverse : Histoire des variations ; Avertissements aux protestants ; 11 : Controverse : Suite des avertissement aux protestants ; Exposition de la doctrine de l'Église catholique ; Fragments sur diverses matières de controverse ; 12 : Controverse : Instructions pastorales sur les promesses de l'Église ; Réfutation du catéchisme du sieur Paul Ferry ; Conférence avec M. Claude, etc. ; Traité de la commun. sous les deux espèces ; Défense de la tradition sur la communion sous une espèce ; 13 : Controverse : Explication de la messe ; Lettres pastorales ; Projets de reunion entre les catholiques et les protestants ; 14 : Controverse. Ouvrages sur le quiétisme: Instructions sur les états d'oraison ; Tradition des nouveaux mystiques ; Pièces diverses sur la doctrine de M. de Cambrai ; 15 : Controverse. Ouvrages sur le quiétisme: Mystici in tuto ; Schola in tuto ; Quietismus redivivus ; Relation sur le quiétisme, etc. ; Condamnation du Livre des maximes des saints ; Defesio declarations conventus cleri Gallicani ; 16 : Controverse: Defesio declarations conventus cleri Gallicani. Corollarium et appendix ; 17 : Correspondance: Lettres et mélanges ; Maximes et réflexions sur la comédie ; Lettres de piété et de direction ; 18 : Correspondance: Lettres de piété et de direction ; Lettres sur l'affaire du quiétisme ; 19 : Correspondance: Lettres sur l'affaire du quiétisme ; Lettres diverses ; Lettres inédites ; Table générale des matières ; 20 : Histoire de Bossuet, évêque de Meaux composée sur les manuscrits originaux par le cardinal de Bausset ; nouv. éd. contenant une notice historique sur la vie et les ouvrages de l'auteur, ainsi qu'une table générale des matières.‎

‎20 vol. in-8 reliure de l'époque demi-basane blonde, dos lisse orné, Outhenin-Chalandre Fils, Besançon, Paris, 1840-1841. Titre complet : Oeuvres Complètes de Bossuet (20 Tomes - Complet) Tome : Ecriture sainte: Liber Psalmorum ; Veteris et Novi Testamenti cantica ; Supplenda in Psalmos ; Proverbia ; Ecclesiastes ; Canticum canticorum ; Sapientia ; Ecclesiasticus ; Explication de la prophétie d'Isaïe ; Explication du Psaume XXI ; 2 : Ecriture sainte: L' Apocalypse avec une explication ; Avertissement aux protestants ; De excidio Babylonis ; Réflexions morales ; Lettres et instructions sur le Nouveau Testament ; 3 : Controverse, piété : Défense de la tradition et des saints pères ; Instruction sur la lecture de l'écriture sainte ; Sur les trois Magdeleines ; Élévations sur les mystères ; 4 : Piété : Méditations sur l'Évangile ; Traité de la concupiscence ; Opuscoles ; 5 : Sermons: Avent ; Carême ; 6 : Sermons : Carême ; Fêtes et dimanches ; Fêtes de la Sainte Vierge ; 7 : Sermons : Fêtes ; Panégyriques ; État religieux ; Oraisons funèbres ; 8 : Administration: Catéchisme de Meaux ; Prières ecclésiastiques ; Ouvrages pour le diocèse de Meaux, pour le clergé de France ; 9 : Éducation : Traité du libre arbitre ; Discours sur l'histoire universelle et suite ; Lettre à Innocent XI et réponse ; Connoissance de Dieu et de soi-même ; Politique tirée de l'Écriture ; 10 : Controverse : Histoire des variations ; Avertissements aux protestants ; 11 : Controverse : Suite des avertissement aux protestants ; Exposition de la doctrine de l'Église catholique ; Fragments sur diverses matières de controverse ; 12 : Controverse : Instructions pastorales sur les promesses de l'Église ; Réfutation du catéchisme du sieur Paul Ferry ; Conférence avec M. Claude, etc. ; Traité de la commun. sous les deux espèces ; Défense de la tradition sur la communion sous une espèce ; 13 : Controverse : Explication de la messe ; Lettres pastorales ; Projets de reunion entre les catholiques et les protestants ; 14 : Controverse. Ouvrages sur le quiétisme: Instructions sur les états d'oraison ; Tradition des nouveaux mystiques ; Pièces diverses sur la doctrine de M. de Cambrai ; 15 : Controverse. Ouvrages sur le quiétisme: Mystici in tuto ; Schola in tuto ; Quietismus redivivus ; Relation sur le quiétisme, etc. ; Condamnation du Livre des maximes des saints ; Defesio declarations conventus cleri Gallicani ; 16 : Controverse: Defesio declarations conventus cleri Gallicani. Corollarium et appendix ; 17 : Correspondance: Lettres et mélanges ; Maximes et réflexions sur la comédie ; Lettres de piété et de direction ; 18 : Correspondance: Lettres de piété et de direction ; Lettres sur l'affaire du quiétisme ; 19 : Correspondance: Lettres sur l'affaire du quiétisme ; Lettres diverses ; Lettres inédites ; Table générale des matières ; 20 : Histoire de Bossuet, évêque de Meaux composée sur les manuscrits originaux par le cardinal de Bausset ; nouv. éd. contenant une notice historique sur la vie et les ouvrages de l'auteur, ainsi qu'une table générale des matières.‎


‎Exemplaire bien complet des 20 volumes, dont le dernier est composé de la vie de Bossuet par Bausset (la table générale des matières se trouve dans le tome 19). Etat très satisfaisant (griffures au dos du tome 7, dos passés , bon état par ailleurs)‎

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR395.00 (€395.00 )

‎Marie de Rabutin Chantal, marquise de Sévigné. Chevalier Perrin (éditeur).‎

Reference : AMO-3891

(1734)

‎Recueil des lettres de Madame la Marquise de Sévigné, à Madame la Comtesse de Grignan, sa fille.‎

‎Recueil des lettres de Madame la Marquise de Sévigné, à Madame la Comtesse de Grignan, sa fille. Tomes I à IV. A Paris, chez Nicolas Simart, 1734 4 volumes in-12 Suivi de : Recueil des lettres de Madame de Sévigné, à Madame la Comtesse de Grignan, sa fille. Tome V et VI. A Paris, chez Rollin fils, 1738 (de l'imprimerie de Cl. Fr. Simon fils, 1738) 2 volumes in-12 Soit un total de 6 volumes in-12 (17 x 10 cm) de XXXI-(1)-452 ; (2)-483-(1) ; (2)-479-(3) ; (2)-441-(39) ; XIV-482-(5) et (2)-504-(42) pages. Portrait frontispice de la marquise de Sévigné au tome I et Portrait frontispice de madame de Grignan au tome V. Collationné complet. Reliure strictement de l'époque plein veau brun, dos à nerds ornés aux petits fers dorés, tranches rouges mouchetées. Les 4 premiers volumes sont en reliure homogène. Les 2 derniers volumes sont en reliure homogène. Légère différence de fers entre les 4 premiers volumes et les 2 derniers, néanmoins reliures homogènes exécutées à la date d'édition, soit 1734 pour les 4 premiers volumes et 1738 pour les 2 derniers. Usures à l'extrémité des coiffes avec manques (voir photo). Quelques usures aux coins sans gravité, petits défauts d'usage, reliures solides et décoratives. Intérieur frais. Papier avec quelques rousseurs ou parfois un peu plus teinté. Petites taches d'encre dans la marge extérieure du tome IV, sans atteinte au texte. Edition en grande partie originale. Les 4 premiers volumes de 1734 sont en première édition. Les 2 derniers volumes sont en réimpression du premier tirage de 1737. On sait que la première édition des Lettres de la Marquise de Sévigné date de 1725 et a été donnée subrepticement en une mince plaquette de 75 pages regroupant seulement quelques lettres pour la plupart incorrectement retranscrites et fragmentaires (31 fragments). Cette première édition rarissime et quasi mythique n’était connue qu’à 2 ou 3 exemplaires à la fin du XIXè siècle, il ne semble pas qu’on en est répertorié d’autres depuis. Les bibliographes considèrent donc comme véritable seconde édition originale l’édition dite de Rouen publiée en 1726 par les soins du fils de Roger de Bussy-Rabutin (cousin indiscret de la Marquise). On a beaucoup tergiversé pour savoir s’il s’agissait du fils aîné (Amé-Nicolas de comte Bussy-Rabutin) ou bien du cadet, futur évêque de Luçon, abbé de Bussy. Cette édition furtive, désavouée par la petite-fille de Mme de Sévigné, Mme de Simiane, fille de Mme de Grignan, est très rare et les exemplaires en reliure de l’époque en bonne condition se rencontrent difficilement. Les éditions suivantes de 1726, 1728 et 1733 sont également peu communes et reprennent avec des variantes la première édition dite de Rouen en gros caractères citée plus haut. Seule l'édition de La Haye, très rare, apporte de nouvelles lettres (qui se retrouvent dans l'édition de 1728 et 1733 comme nous venons de le voir ci-dessus). Il faudra attendre 1734-1737 avec l'édition pourtant mutilée donnée par les soins du Chevalier Perrin pour avoir à disposition plusieurs centaines de nouvelles lettres (614 lettres contre 134 en 1726). L'édition de 1818, puis l'édition de 1862, données par Monmerqué, puis Charles Capmas (supplément "Lettres inédites" de 1876), donneront un panorama complet du génie épistolaire de la marquise de Sévigné. Notre exemplaire se compose donc des 4 volumes de 1734 en première édition et des 2 derniers volumes en réimpression de 1738 (3 impressions des 6 volumes portant la date de 1738 ont vu le jour). Les 4 premiers volumes à la date de 1734 se rencontrent très rarement. L'ensemble est homogène, relié à l'époque et bien complet des portraits gravés de la marquise et de sa fille. Il s'agit de la première édition autorisée par la petite-fille de la marquise de Sévigné, la comtesse de Simiane. Pour plaire à la famille et respecter la mémoire de la marquise de Sévigné, le Chevalier Perrin pioche parmi les centaines de lettres qui sont mises à sa disposition ; il élague, remanie, supprime. L'ensemble qui en résulte n'apparaît pas de suite tant malmené, mais lorsque les véritables autographes (ou des copies) sont redécouverts ultérieurement, puis édités de manière scrupuleuse par les éditeurs suivants (Monmerqué notamment), puis grâce à la découverte de lettres inédites (manuscrit Capmas) à la fin du XIXe siècle, l'ampleur des malfaçons du Chevalier Perrin sont mises au jour. Néanmoins, pour être honnête, sans le Chevalier Perrin, sans doute la plupart des lettres de la marquise auraient-elles été détruites par ses descendants souhaitant garder le secret sur bon nombre de petites révélations ou avis de la désormais célèbre marquise. Perrin publiera un volume unique en 1751 intitulé Recueil de lettres choisies, pour servir de suite aux lettres de madame de Sévigné à madame de Grignan, sa fille, Paris, Rollin, 1751, in-12. Il contient 123 lettres, dont 25 de madame de Sévigné, 3 de madame de Grignan, 29 de Philippe-Emmanuel de Coulanges, 50 de madame de Coulanges, 14 de madame de La Fayette, une du cardinal de Retz et une de La Rochefoucauld. La seconde édition "Perrin" paraîtra en 1754 en 8 volumes in-12, reprenant l'édition de 1734-1737 et de 1751. Le texte de la première édition Perrin, moins remanié que celui de la seconde, est retenu plus volontiers par les éditeurs modernes. Nous connaissons aujourd'hui 764 lettres de madame de Sévigné à madame de Grignan. Pour la moitié d'entre elles, en l'absence d'autographes ou de meilleures copies, le texte connu reste celui des éditions Perrin. Référence : Lettres de Madame de Sévigné, Édition des Grands Écrivains de la France, Tome XI, p. 442-443 (notice n°8). Très bon exemplaire de ce monument de la littérature française. ‎


Librairie L'amour qui bouquine - Alise-Sainte-Reine

Phone number : 06 79 90 96 36

EUR2,950.00 (€2,950.00 )

‎[LETTRES PATENTES - ARRETS].‎

Reference : 13345

‎23 Arrêts, Lettres Patentes, Déclaration du Roi.‎

‎Rouen, Le Boullenger ou Oursel, 1777 à 1793. 23 imprimés in-4 de 4 à 28 pages cousues. ‎


‎- Arrêt du Conseil du 21 juin 1777 cassant l'arrêt du Parlement de Rouen sur la perception des vingtièmes. - Déclaration du 14 décembre 1777 sur les Eaux et Forêts. - Lettres Patentes du 29 mai 1779 qui maintiennet Monsieur, Frère du Roi, dans la propriété et jouissance de la voierie ordinaire. - Déclaration du 30 septembre 1780 concernant les Gens de main-morte. - Letrres patentes du 18 juin 1790 sur les dégâts des terrains et marais déssechés de Paimboeuf (Basse-Loire). - Lettres patentes du 23 juin 1790 sur les noms des Villes, Bourgs et Villages qui peuvent quitter le nom du seigneur pour reprendre leur nom ancien. - Lettres patentes du 27 juin 1790 sur les crimes commis par les Députés à l'Assemblée Nationale. - Lettres patentes du 27 juin 1790 sur les délibérations des Corps administratifs. - Lettres patentes du 30 juin 1790 sur les prés soumis à vaine pâture. - Lettres patentes du 30 juin 1790 sur l'élection des Juges-Consuls. - Lettres patentes du22 juillet 1790 sur le recouvrement de l'Impot Patriotique. - Lettres patentes du 23 juillet 1790 sur les droits perçus sur les vente de poisson. - Lettres patentes du 25 juillet 1790 sur la vente des domaines nationaux. - Lettres patentes du 2 juillet 1790 sur l'activation des Corps administratifs. - Lettres patentes du 2 juillet 1790 sur les Foires franches. - Lettres patentes du 15 août 1790 sur les octrois de Noyon, Ham et Chauni. - Lettres patentes du18 août 1790 sur les droits à payer par les Bouchers, Cabaretiers, Aubergistes. - Lettres patentes du 18 août 1790 sur l'abolition du droit d'Aubaine et de Détraction. - Lettres patentes du 23 août 1790 sur la vente des Bois Nationaux. - Loi du 22 janvier 1792 sur la composition du second Bataillon des Gardes nationales volontaires de Seine inférieure. - Décret du 18 juin 1793 qui défend aux autorités de l'Eure d'exécuter aucuns Arrêtés. ‎

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Phone number : 02 35 70 79 96

EUR150.00 (€150.00 )

‎[Affaire de la Régale] César d'Estrées, cardinal‎

Reference : 015950

‎Exceptionnel recueil de lettres concernant l'affaire de la Régale.‎

‎[Affaire de la Régale] César d'Estrées, cardinal, Exceptionnel recueil de lettres concernant l'affaire de la Régale. Manuscrit, 1680-1681. In-folio, 754p écrites. Exceptionnelle réunion des brouillons des lettres envoyées envoyées par le cardinal d'Estrées à Louis XIV entre le 1er décembre 1680 et le 18 décembre 1681, totalisant 50 lettres et 1 mémoire, et 754p écrites. De nombreuses lettres font donc plus de 10 pages et certaines atteignent 45, 52 voire 60 pages. Le mémoire et les 21 premières lettres sont écrites sur la moitié droite, laissant une large marge pour d'éventuelles longues corrections. Ces lettres totalisent 370p écrites, les lettres de 52 et 60 pages en font partie. Les 29 autres lettres sont écrites à pleine page, avec quelques corrections entre les lignes, parfois (rarement) semblant être de la main du cardinal. Cette partie totalise 384p, les deux lettres de 45p en font partie. Les lettres originales sont conservées dans les archives du Ministère des Affaires étrangères, où les lettres reçues sont classées chronologiquement sans distinction des expéditeurs. L'intérêt de notre ensemble, vraisemblablement complet, est donc de ressembler tous ces lettres en un unique volume et de voir les corrections qui ont pu être faites. On notera aussi que les premières lettres sont écrites alors que le cardinal n'est pas encore à Rome. On le suit ainsi à Turin, Ferrare, Scarperie et Florence. L'affaire de la Régale commence suite aux déclarations de février 1673 et 1675 visant à étendre le droit de Régale à la totalité du royaumes. Il s'agissait de récupéré les revenus des diocèses vacants au profit de la Sainte-Chapelle dans le but de financer la conversion des protestants. L'affaire prend une autre tournure quand l'évêque de Pamiers, François de Caulet, meurt le 7 août 1680 et que les vicaires sont arrêtés : Jean-Michel d'Astorg d'Aubarède est embastillé et Rech est enfermé au château d'Ax. Habile diplomate, le cardinal fut envoyé à Rome pour négocier pour le roi dans l'affaire de la Régale. Bien que prince de l'Eglise et proche du cardinal Odescalchi, devenu Innocent XI, il défendit vigoureusement la position de Louis XIV et les libertés de l'Eglise gallicane face à ce pape. Ces longues lettres, qui sont tout autant des mémoires, racontent l'avancée des négociations, les démêlés du cardinal, ses rencontres, ses jugements sur les hommes, les propos de couloir, la position des différents personnages (alliés ou opposants), etc. Il semble que la mission du cardinal se finit fin 1681, quand Louis XIV convoque une assemblé extraordinaire du clergé, aboutissant à la Déclaration des Quatre articles en 1682, acte d'une grande importance pour les libertés de l'Eglise gallicane. Le conflit prendra fin en 1693. On joint deux documents, d'une même main et en latin : -Une copie du « bref du Pape Innocent XI à Monsieur le Cardinal D'Estrées touchant la Regalle », 28 février 1680. Ce texte est bien connu et se retrouve par exemple dans un recueil conservé à la bibliothèque de Carpentras (L 236, fol.132). -Une copie de la « Response de M. Le Cardinal D'estrées au bref du Pape touchant la Regalle », 31 mai 1680, portant la signature autographe du cardinal en fin. Ce texte est, lui-aussi, bien connu et se trouve, par exemple, dans le même recueil à Carpentras (fol.133) ou dans un manuscrit de la BnF (Ms Français 4302, fol.75), précisant « Cette lettre rappelle au pape combien Louis XIV a mérité et mérite tous les jours davantage de l'Église, notamment par ses édits contre les protestants ». Provenance : Château de Couvres (Aisne), avec un ex-libris gravé aux armes de la famille Bertier de Sauvigny. Le château de Couvres fut le château de la famille d'Estrées à partir de l'achat par Jean d'Estrées, arrière-grand-père du cardinal. Demi-parchemin fin XIXe, mors partiellement fendus et fragiles. Exceptionnel témoignage de premier ordre. ‎


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EUR6,500.00 (€6,500.00 )
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‎[ Chez Boudet ; etc...] - ‎ ‎CLEMENT XIV ; CARACCIOLI ; GROSIER, Abbé Jean-Baptiste‎

Reference : 63907

(1776)

‎[ Recueil factice de quelques Pièces concernant des Lettres apocryphes du Pape Clément XIV, attribuées par l'abbé Grozier à M. Caraccioli ] Lettre à l'Editeur des Lettres de Clément XIV, sur la Crainte qu'on a que ce Pontife n'en soit par l'auteur [ Suivi de : ] Réponse de l'Editeur des Lettres de Clément XIV à l'Auteur de la Lettre à l'Editeur des Lettres de Clément XIV, sur la Crainte qu'on a que ce Pontife n'en soit par l'auteur [ Suivi de : ] Extrait de l'Année Littéraire n° 40 Tome VIII Année 1775, compte rendu de la "Lettre XIII. Lettres intéressantes du Pape Clément XIV (Ganganelli)" [ Suivi de : ] Extrait de l'Année Littéraire n° 12 Tome IX Année 1776, compte rendu de la "Lettre IV. Lettres intéressantes du Pape Clément XIV (Ganganelli)"; [ Suivi de : ] Remerciement à l'Auteur de l'Année Littéraire, de la part de l'Editeur des Lettres du Pape Ganganelli ; [ Suivi de : ] Manuscrit : Réplique de M. l'Abbé Grozier, Rédacteur de l'Année Littéraire au remerciement de M. Caraccioli ; [ Suivi de : ] Les Doléances du Colonel in partibus Editeur des Clémenti-Ganganelliques ; à l'Auteur des Nouvelles Ecclésiastiques‎

‎1 vol. in-12 reliure pleine basane marron, dos à 5 nerfs orné, [ Recueil factice de quelques Pièces concernant des Lettres publiées sous le nom du Pape Clément XIV par M. Caraccioli ] Lettre à l'Editeur des Lettres de Clément XIV, sur la Crainte qu'on a que ce Pontife n'en soit par l'auteur, Chez Boudet, Paris, 1776, 1 f. manuscrit, 21 pp. [ Suivi de : ] Réponse de l'Editeur des Lettres de Clément XIV à l'Auteur de la Lettre à l'Editeur des Lettres de Clément XIV, sur la Crainte qu'on a que ce Pontife n'en soit par l'auteur, Chez Boudet, Paris, 1776, 32 pp. [ Suivi de : ] Extrait de l'Année Littéraire n° 40 Tome VIII Année 1775, compte rendu de la "Lettre XIII. Lettres intéressantes du Pape Clément XIV (Ganganelli)", 1 f. manusrit, pp. 289-319 ; [ Suivi de : ] Extrait de l'Année Littéraire n° 12 Tome IX Année 1776, compte rendu de la "Lettre IV. Lettres intéressantes du Pape Clément XIV (Ganganelli)",1 f. manuscrit, pp. 73-114 ; [ Suivi de : ] Remerciement à l'Auteur de l'Année Littéraire, de la part de l'Editeur des Lettres du Pape Ganganelli, Chez Monory, Libraire de S.A.S. Mgr. le Prince de Condé, A La Haye, 1777, 80 pp. ; [ Suivi de : ] Manuscrit : Réplique de M. l'Abbé Grozier, Rédacteur de l'Année Littéraire au remerciement de M. Caraccioli, 16 ff. n. ch. et 1 f. blanc ; [ Suivi de : ] Les Doléances du Colonel in partibus Editeur des Clémenti-Ganganelliques ; à l'Auteur des Nouvelles Ecclésiastiques, 9 pp.‎


‎Remarquable recueil réunissant des titres peu commun qui documentent la fameuse controverse sur les lettres apocryphes publiées par Louis-Antoine Caraccioli sous le nom du savant Pape Clément XIV (Ganganelli), dans lequel ce dernier justifiait la suppression de l'ordre des Jésuites en 1773. L'abbé jésuite Jean-Baptiste Grozier (1743-1823) dénonça leur caractère apocryphe et les rendit à leur véritable auteur, Caraccioli. On y trouve notamment une rare pièce manuscrite précédée de l'avertissement suivant : "La pièce qui suit est une réplique de M. l'Abbé Grosier à M. Caraccioli. Elle n'a point été publiée, parce que dans le tems qu'on l'imprimoit pour le Tome VII de l'Année Littéraire 1776. Elle fut arrêtée par des ordres supérieurs ; et cela pour complaire, dit-on, à M Caraccioli dont le prétendu remerciement y est, on ne peut pas plus solidement réfuté. Il en échappa cependant quelques exemplaires , un entr'autres qui se trouvait entre les mains de l'Auteur lorsqu'on saisit le reste de l'Edition chez l'Imprimeur ; et c'est sur cet exemplaire qu'a été tirée la copie qui suit". Etat très satisfaisant (reliure frottée avec petits mq. en coiffes et mors, bon état par ailleurs).‎

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR750.00 (€750.00 )

‎[ Bureaux de la Revue de Paris,] - ‎ ‎Collectif ; BALZAC, Honoré de ; DOSTOIEVSKY ; VIOLLET LE DUC ; MERIMEE, Prosper ; SAND, George ; DAUDET, Ernest ; MAUPASSANT, Guy de ; TOURGUENIEV ; GONCOURT, Edmond de‎

Reference : 58665

(1896)

‎La Revue de Paris. Année 1896 - Troisième Année (6 Tomes - Complet) [ Contient notamment : ] Lettres à l'Etrangère par Honoré de Balzac [ Suite, Edition pré-originale ]Madame Alphonse Daudet ("Notes sur Londres"), Duc de Persigny ("Conversations avec M. de Bismarck"), George Sand ("Lettres à Ernest Feydeau", "Lettres à Sainte-Beuve"), Maréchal de Castellane ("Le Siège d'Anvers"), Barras ("Les préliminaires du 18 Brumaire"), George Duruy ("Barras et le 18 Brumaire"), Maurice Paléologue ("Une Patricienne de la Renaissance"), Léon Dierx ("Le Dieu futur"), Robert de Montesquiou-Fezensac ("Hortensias bleus"), Darmsteter ("Dante Gabriel Rossetti"), Victor Hugo ("Des Vers"), Eugène Manuel ("Un philosophe d'autrefois"), Voltaire ("Lettres à la Comtesse de Bentinck"), Prince Henri d'Orléans ("Sur le Haut-Mékong"), Emile Zola ("A M. le Docteur Toulouse"), Barbès ("Lettres à George Sand"), Camille Saint-Saëns ("Orphée"), Paul Claudel ("En Chine"), Pierre de Nolhac ("La présentation de Madame du Barry")‎

‎6 vol. in-8 reliure de l'époque demi-chagrin brun, dos à 5 nerfs, Bureaux de la Revue de Paris, Paris, 1896. Rappel du titre complet : La Revue de Paris. Année 1896 - Troisième Année (6 Tomes - Complet) [ Contient notamment : ] Lettres à l'Etrangère par Honoré de Balzac [ Suite, Edition pré-originale ]Madame Alphonse Daudet ("Notes sur Londres"), Duc de Persigny ("Conversations avec M. de Bismarck"), George Sand ("Lettres à Ernest Feydeau", "Lettres à Sainte-Beuve"), Maréchal de Castellane ("Le Siège d'Anvers"), Barras ("Les préliminaires du 18 Brumaire"), George Duruy ("Barras et le 18 Brumaire"), Maurice Paléologue ("Une Patricienne de la Renaissance"), Léon Dierx ("Le Dieu futur"), Robert de Montesquiou-Fezensac ("Hortensias bleus"), Darmsteter ("Dante Gabriel Rossetti"), Victor Hugo ("Des Vers"), Eugène Manuel ("Un philosophe d'autrefois"), Voltaire ("Lettres à la Comtesse de Bentinck"), Prince Henri d'Orléans ("Sur le Haut-Mékong"), Emile Zola ("A M. le Docteur Toulouse"), Barbès ("Lettres à George Sand"), Camille Saint-Saëns ("Orphée"), Paul Claudel ("En Chine"), Pierre de Nolhac ("La présentation de Madame du Barry")‎


‎Exemplaire bien complet des 6 tomes de la seconde année, en reliure uniforme. C'est en 1895 qu'Edmond de Fels relança la "Revue de Paris" qui avait été supprimée par le gouvernement en 1858 avant de reparaître de manière éphémère et d'être absorbée par la Revue Française en 1865. Etat très satisfaisant (dos passés, papier des plats parfois gondolé, bon état par ailleurs). La série contient la suite de la première publication des "Lettres à l'étrangère" (correspondance de Balzac avec Eve Hanska) mais aussi de beaux écrits, parfois en version pré-originale, de Madame Alphonse Daudet ("Notes sur Londres"), Duc de Persigny ("Conversations avec M. de Bismarck"), George Sand ("Lettres à Ernest Feydeau", "Lettres à Sainte-Beuve"), Maréchal de Castellane ("Le Siège d'Anvers"), Barras ("Les préliminaires du 18 Brumaire"), George Duruy ("Barras et le 18 Brumaire"), Maurice Paléologue ("Une Patricienne de la Renaissance"), Léon Dierx ("Le Dieu futur"), Robert de Montesquiou-Fezensac ("Hortensias bleus"), Darmsteter ("Dante Gabriel Rossetti"), Victor Hugo ("Des Vers"), Eugène Manuel ("Un philosophe d'autrefois"), Voltaire ("Lettres à la Comtesse de Bentinck"), Prince Henri d'Orléans ("Sur le Haut-Mékong"), Emile Zola ("A M. le Docteur Toulouse"), Barbès ("Lettres à George Sand"), Camille Saint-Saëns ("Orphée"), Paul Claudel ("En Chine"), Pierre de Nolhac ("La présentation de Madame du Barry")‎

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR440.00 (€440.00 )

‎Marie de RABUTIN-CHANTAL, marquise de SÉVIGNÉ.‎

Reference : AMO-3501

(1733)

‎LETTRES DE MARIE RABUTIN-CHANTAL, MARQUISE DE SÉVIGNÉ, A MADAME LA COMTESSE DE GRIGNAN SA FILLE. Tome premier [second et troisième]. ‎

‎Sans lieu ni nom, 1733 3 tomes reliés en 2 volumes in-12 (16,5 x 9 cm - Hauteur des marges : 161 mm) de 264, 144 et 252 pages. Reliure plein veau brun de l'époque, dos ornés aux petits fers. Assez bon état de l'ensemble malgré la pièce de titre du premier volume manquante et de légères usures aux coins et aux coiffes. Reliures manipulées. Anciennes traces d'humidité en marge extérieure des feuillets au début et à la fin des deux volumes (le papier est légèrement fragilisé mais sans gavité). Cahiers légèrement déréglés (couture lâche). Sinon intérieur frais. Complet. L'UNE DES PREMIÈRES ÉDITIONS DES LETTRES DE LA MARQUISE DE SÉVIGNÉ. REPRODUCTION PRATIQUEMENT PAGE POUR PAGE ET LIGNE POUR LIGNE DE LA TRÈS RARE ÉDITION DE 1728. Cette édition est précisément décrite dans la Notice Bibliographique des éditions imprimées des Lettres de la marquise de Sévigné (Lettres de Madame de Sévigné, Édition des Grands Écrivains de la France, Tome XI, p. 441-442, n°7) : "Cette impression suit page pour page et à peu près ligne pour ligne (il n'y a que de rares et légères différences dans le contenu des lignes) l'édition de 1728. Elle sort des mêmes presses ; le caractère nous parait être identique ; il n'y a, outre la différence que nous avons remarquée ça et là dans la composition des lignes, d'autre variété que celle de quelques ornements, et d'un certain nombre de fautes typographiques que l'impression de 1733 ne reproduit pas ou qu'elle est seule à avoir. Une note de l'édition de Perrin de 1734 parle en ces termes de ces trois volumes de 1733 : "Il a paru, sur la fin de l'année 1733, une autre édition furtive des lettres de Mme de Sévigné, 3 vol. in-12, sans nom de ville ni d'imprimeur, où l'on a exactement copié les fautes des éditions de Rouen et de La Haye." La réimpression de 1738 ajoute : "Elle ne contient d'ailleurs que le même nombre de lettres." La critique de Perrin est fort juste ; mais c'est, nous l'avons vu, à l'impression de 1728 qu'elle doit remonter." Cette édition, comme celle de 1728 qu'elle reproduit donc, contient la Préface de M. de Bussy (p. 5 à 9), la Lettre de Madame la Marquise de Simiane, à Monsieur le Comte de Bussy (p. 10 à 14), les 4 lettres adressées à M. de Coulanges, LXXIII lettres pour le tome I, le tome II commence avec la lettre LXXIV (mal chiffrée LXXVI) et se termine avec la lettre CV, on trouve à la suite une lettre adressée à son fils, Charles de Sévigné ; le troisième tome contient un avertissement de l'éditeur (p. 3 à 9), puis les lettres CVI à CLXXXIV. Cette édition contient cinquante lettres tirées de l'édition de La Haye (Gosse et Neaulme, 1726, 2 vol. in-12), rangées dans un autre ordre. On sait que la première édition des lettres de Mme de Sévigné date de 1725 et a été donnée subrepticement en une mince plaquette de 75 pages regroupant seulement quelques lettres pour la plupart incorrectement retranscrites et fragmentaires (31 fragments). Cette première édition rarissime et quasi mythique n’était connue qu’à 2 ou 3 exemplaires à la fin du XIXè siècle, il ne semble pas qu’on en est répertorié d’autres depuis. Les bibliographes considèrent donc comme véritable seconde édition originale l’édition dite de Rouen publiée en 1726 par les soins du fils de Roger de Bussy-Rabutin (cousin indiscret de la Marquise). On a beaucoup tergiversé pour savoir s’il s’agissait du fils aîné (Amé-Nicolas de comte Bussy-Rabutin) ou bien du cadet, futur évêque de Luçon, abbé de Bussy. Cette édition furtive, désavouée par la petite-fille de Mme de Sévigné, Mme de Simiane, fille de Mme de Grignan, est très rare et les exemplaires en reliure de l’époque en bonne condition se rencontrent difficilement. Les éditions suivantes de 1726, 1728 et 1733 sont également peu communes et reprennent avec des variantes la première édition dite de Rouen en gros caractères citée plus haut. Seule l'édition de La Haye, très rare, apporte de nouvelles lettres (qui se retrouvent dans l'édition de 1728 et 1733 comme nous venons de le voir ci-dessus). Il faudra attendre 1734-1736 avec l'édition pourtant mutilée donnée par les soins du Chevalier Perrin pour avoir à disposition plusieurs centaines de nouvelles lettres. L'édition de 1818, puis l'édition de 1862, données par Monmerqué, puis Charles Capmas (supplément "Lettres inédites" de 1876), donneront un panorama complet du génie épistolaire de la marquise de Sévigné. BON EXEMPLAIRE DE CETTE ÉDITION RARE DES LETTRES DE MADAME LA MARQUISE DE SÉVIGNÉ, EN CONDITION D'ÉPOQUE. ‎


Librairie L'amour qui bouquine - Alise-Sainte-Reine

Phone number : 06 79 90 96 36

EUR1,100.00 (€1,100.00 )

‎SAUVAITRE, Louis ; Anonyme ; [ FAURE-DECAMPS Veuve Edouard DENTU, Léonie ]‎

Reference : 44462

(1884)

‎[ Remarquables archives réunissant 4 pièces manuscrites relatives au litige opposant l'héritière de la Librairie Edouard Dentu, sa veuve Louise Léonie Faure-Decamps, au premier commis d'Edouard : M. Louis Sauvaître ] I : Dépôt d'Ordonnance nommant M. Sauvaître administrateur du fonds de Librairie Dentu, le 17 avril 1884 ; II : Procuration donnée par Mme Veuve Dentu à M. Sauvaitre devant notaire, le 15 juillet 1884 ; III : Copie conforme du Livre de Caisse de M. Sauvaître du 1er Avril 1884 au 11 Juillet 1884 [ Mention des sommes versées à de nombreux auteurs dont Victor Tissot, Henri Bataille, Alfred Assollant, Catulle Mendès, Allard (pour "L'araignée rose"), Hector Malot (6600 francs pour "Marichette"), Robert Halt, de Gastyne, Pierre Véron, Ponson du Terrail, Xavier de Montépin, Ferdinand du Boisgobey, Henri de Bornier, Alphonse Daudet (5090 fr. en compte de droits d'auteur)] ; IV : Constat du 1er Janvier 1886 détaillant les Abus de Pouvoir de M. Sauvaître : [ Très important dossier de 22 pp. in-folio détaillant auteur par auteur les accusations pour abus de pouvoir visant Sauvaître : "Assollant : Lettre du 7 septembre 1885. M. Sauvaître n'en a donné connaissance à personne et a engagé l'affaire sans mandat. - Auguste Barbier : Lemerre 1er mai 1884. Hons-Olivier 5 mai 1884, demandant le droit de reproduction de pièces de poésies de Barbier. Lettre gardées et vraisemblablement non répondues. [...] Biard : 2 et 26 août 1884. Répondu par Sauvaître qui a traité en dehors de Mme Dentu pour impression et vente d'une brochure, et encaissé 270 fr. de provisions sans ouvrir un compte spécial. [...] Bourcard : correspondance pour la réception et l'impression compte à demi d'un volume Estampes au XVIIIe siècle publications onéreuses pour la maison. [...] Champfleury : Au lendemain de la mort de Dentu cet auteur réclame des comptes et ses lettres restant sans réponse, même recommandé, il fait intervenir le Comité de la Société des Gens de Lettres. Depuis cette affaire, Sauvaître lui fait attendre un an et demi la réimpression de divers volumes, entre autres l'Histoire de l'Imagerie Populaire et la publication de plusieurs annoncés depuis longtemps, tels que Le Musée secret de la Caricature, etc. Tous ces faits et toute cette correspondance restée entre les mains de Sauvaître n'ont jamais été communiqués à Mme Dentu [...] Claretie : Correspondance personnelle avec Sauvaître restée ignorée de Mme Dentu et de ses représentants, ayant trait aux mises en vente d'ouvrages inédits ou réimprimés, à des modifications aux traitées, etc. M. Claretie a fait faire des démarches par M. Decaux, éditeur, depuis le renvoi de Sauvaître, pour obtenir la résiliation amiable de son traité, prétendant qu'il n'est plus lié depuis la mort de Dentu : il a refusé de livrer à l'impression son dernier roman, "Succession Charvet", déjà paru dans l'Illustration, sous prétexte que la qualité semi-officielle lui interdit actuellement de publier un ouvrage qui a le caractère d'une satire politique ! Se référer pour éclaircir ce point au rôle douteux joué par l'intermédiaire de M. Claretie, Decaux, tant en cette affaire que celle des Scandales de Lundi et de son compte de dépôt chez Dentu, ainsi qu'à propos de l'édition de romans à 60 centimes [etc...] Contentieux : Calmann-Lévy : Réclamation relative au titre d'un volume de Mme Carette, "L'Outrage", 9 mai 1885. M. Sauvaître n'en a rien dit à personne est a dû payer 148 fr. à Calmann. Recours contre lui. Rouveyre : même date. Réclamation concernant le titre de Montépin, "Le Rastaquouère", et réponse insolente de M. Sauvaître, sans autorisation [ etc... ] Alphonse Daudet : Lettres de M. Hetzel se refusant à indemniser Mme Dentu pour la publication de Tartarin de Tarascon, faite au mépris de tout droit. M. Sauvaître a laissé sans réponse la dernière, datée du 4 février 1885, trouvée dans le volume d'Hetzel. M. Daudet a fait interdire la publication du Tartarin illustré, qui devait paraître en 1886, et dont les illustrations ont été payées à M. Jeanniot, dont M. Daudet a approuvé le dessin. Cette affaire est en suspens depuis trois ans bientôt, et M. Hippeau en a rédigé le prospectus en juillet 1885, M. Sauvaître s'étant engagé à le lancer dans la saison d'automne. M. Daudet a négocié avec M. Sauvaître la rupture du traité de Goncourt et s'est entremis dans diverses démarches dont l'objet était de procurer à la maison Charpentier des avantages au détriment des intérêts et en violation du droit de Mme Dentu [...] Debay : les ouvrages de cet auteur forment une section très important du catalogue Dentu, et leur vente est toujours très fructueuse et constante. La correspondance de M. Debay avec Sauvaître laisse voir des négligences dans le terme des comptes et dans la publication des éditions de cet auteur [...] Dubut de Laforest : grave affaire qui, intervenant après tant d'autres, a déterminé le renvoi de M. Sauvaître, aussitôt la citation du juge d'instruction à propos de la publication du "Gaga". [...] Eden Théâtre : Le traité d'annonce pour le rideau de scène a été signé par M. Sauvaître [...] Ferdinand Fabre : une note de cet auteur portant engagement de retirer de la librairie à des dates déterminées les six volumes qui appartiennent à la maison. En vertu de quel pouvoir M. Sauvaître a-t-il conclu un pareil arrangement [...] Mme Fould : Un volume, "Le Sphinx des Perles", était en manuscrit au moment de la prise de possession de Mme Dentu. M. sauvaître s'est permis de le rendre, par l'entremise d'Olympe Audouard, prétendant que la veuve Dentu ne voulait pas le publier. Ce n'était pas vrai : elle n'en savait pas le premier mot. [...] Gaboriau : en juin 1895, M. Sauvaître se permet de déchirer les traités avantageux pour la reproduction de romans de cet auteur et de priver de ses bénéfices la librairie. [...] Galopin : pour le livre "Le Parfum de la femme", M. Sauvaître écrit à l'auteur [...] qui lui offre 40 centimes par volume, condition supérieure à celle des traités ordinaires .[...] De Goncourt : M. Sauvaître s'est pressé de rompre le traité qui liait cet auteur, pour la série des "Actrices du XVIIIe siècle". La lettre du 24 octobre 1884, citée par Goncourt, donne à ce dernier le droit de réimprimer ailleurs. De quel droit ? Pourquoi ce dommage pour la maison et sans consulter même le traité, dont M. Faure avait seul l'interprétation et le dépôt ? Recours formel contre Sauvaître ! [...] Guides Dentu : ... " Dommages à la maison alors que cette publication promettait de réaliser une somme de bénéfices considérables." [...] Abel Hermant : recommandé par M. Alphonse Daudet, cet auteur a publié deux livres, "M. Rabosson" et "la Mission de Cruchod", dont les manuscrits ont été livrés à l'impression par M. Sauvaître sans avoir été mis en lecture. [...] Lorédan-Larchey : réclamation par le canal de la Société des gens de lettres, 1er juillet 1895, restée sans réponse. [...] Malot : depuis la rupture du traité avec cet auteur M. Sauvaître a traité seul la réimpression de ces ouvrages et conservé de nombreux documents sans lesquels Mme Dentu ne pouvait en rien être au courant des affaires le concernant,... [...] Catulle Mendès : nombreuses lettres à Sauvaître qui se mêle sans cesse des affaires de cet auteur, lequel un moment donné en vient à lui dire : Si mon traité ne vous convient pas, rompez-le vous-même. [...] Montépin : c'est dans une lettre de cet auteur qu'on trouve la trace d'une opération entamée par M. Sauvaître pour la publication d'une série de romans bon marché et sur laquelle il n'a jamais voulu s'expliquer vis-à-vis de Mme Dentu [...] Ponson du Terrail : conflits occasionnés par les agissements de Sauvaître entre la veuve et la belle-soeur de Ponson du Terrail [...] Société des Gens de Lettres [ idem...] Victor Tissot : nombreuses lettres gardées et répondues par M. Sauvaître, qui semble avoir fait tout son possible pour brouiller cet auteur avec Mme Dentu. Il a même dépassé la mesure en s'efforçant de rompre le traité avec cet auteur pour la publication et la collection des chefs-d'oeuvre à 1 fr."‎

‎4 documents in-4 et in-folio à savoir : I : Dépôt d'Ordonnance nommant M. Sauvaître administrateur du fonds de Librairie Dentu, le 17 avril 1884, acte notarié de 4 feuillets in-4 signé du Notaire Duluard ; II : Procuration donnée par Mme Veuve Dentu à M. Sauvaitre devant notaire, le 15 juillet 1884, acte notarié de 2 feuillets in-4 signé du notaire Duluard ; III : Copie conforme du Livre de Caisse de M. Sauvaître du 1er Avril 1884 au 11 Juillet 1884, 1 dossier in-folio de 10 feuillets sous chemise, tampon de copie conforme du commissaire de police daté du 7 mai 1886.; IV : Constat manuscrit du 1er Janvier 1886 détaillant les Abus de Pouvoir de M. Sauvaître, 14 feuillets in-folio dont 23 pp. sont rédigés, manifestement par le Conseil juridique de Léonie Faure-Decamps, Veuve Decamps. Détail de la Notice : I : Dépôt d'Ordonnance nommant M. Sauvaître administrateur du fonds de Librairie Dentu, le 17 avril 1884 ; II : Procuration donnée par Mme Veuve Dentu à M. Sauvaitre devant notaire, le 15 juillet 1884 ; III : Copie conforme du Livre de Caisse de M. Sauvaître du 1er Avril 1884 au 11 Juillet 1884 [ Mention des sommes versées à de nombreux auteurs dont Victor Tissot, Henri Bataille, Alfred Assollant, Catulle Mendès, Allard (pour "L'araignée rose"), Hector Malot (6600 francs pour "Marichette"), Robert Halt, de Gastyne, Pierre Véron, Ponson du Terrail, Xavier de Montépin, Ferdinand du Boisgobey, Henri de Bornier, Alphonse Daudet (5090 fr. en compte de droits d'auteur)] ; IV : Constat du 1er Janvier 1886 détaillant les Abus de Pouvoir de M. Sauvaître : [ Très important dossier de 22 pp. in-folio détaillant les accusations pour abus de pouvoir visant Sauvaître, auteur par auteur : "Assollant : Lettre du 7 septembre 1885. M. Sauvaître n'en a donné connaissance à personne et a engagé l'affaire sans mandat. - Auguste Barbier : Lemerre 1er mai 1884. Hons-Olivier 5 mai 1884, demandant le droit de reproduction de pièces de poésies de Barbier. Lettre gardées et vraisemblablement non répondues. [...] Biard : 2 et 26 août 1884. Répondu par Sauvaître qui a traité en dehors de Mme Dentu pour impression et vente d'une brochure, et encaissé 270 fr. de provisions sans ouvrir un compte spécial. [...] Bourcard : correspondance pour la réception et l'impression compte à demi d'un volume Estampes au XVIIIe siècle publications onéreuses pour la maison. [...] Champfleury : Au lendemain de la mort de Dentu cet auteur réclame des comptes et ses lettres restant sans réponse, même recommandé, il fait intervenir le Comité de la Société des Gens de Lettres. Depuis cette affaire, Sauvaître lui fait attendre un an et demi la réimpression de divers volumes, entre autres l'Histoire de l'Imagerie Populaire et la publication de plusieurs annoncés depuis longtemps, tels que Le Musée secret de la Caricature, etc. Tous ces faits et toute cette correspondance restée entre les mains de Sauvaître n'ont jamais été communiqués à Mme Dentu [...] Claretie : Correspondance personnelle avec Sauvaître restée ignorée de Mme Dentu et de ses représentants, ayant trait aux mises en vente d'ouvrages inédits ou réimprimés, à des modifications aux traitées, etc. M. Claretie a fait faire des démarches par M. Decaux, éditeur, depuis le renvoi de Sauvaître, pour obtenir la résiliation amiable de son traité, prétendant qu'il n'est plus lié depuis la mort de Dentu : il a refusé de livrer à l'impression son dernier roman, "Succession Charvet", déjà paru dans l'Illustration, sous prétexte que la qualité semi-officielle lui interdit actuellement de publier un ouvrage qui a le caractère d'une satire politique ! Se référer pour éclaircir ce point au rôle douteux joué par l'intermédiaire de M. Claretie, Decaux, tant en cette affaire que celle des Scandales de Lundi et de son compte de dépôt chez Dentu, ainsi qu'à propos de l'édition de romans à 60 centimes [etc...] Contentieux : Calmann-Lévy : Réclamation relative au titre d'un volume de Mme Carette, "L'Outrage", 9 mai 1885. M. Sauvaître n'en a rien dit à personne est a dû payer 148 fr. à Calmann. Recours contre lui. Rouveyre : même date. Réclamation concernant le titre de Montépin, "Le Rastaquouère", et réponse insolente de M. Sauvaître, sans autorisation [ etc... ] Alphonse Daudet : Lettres de M. Hetzel se refusant à indemniser Mme Dentu pour la publication de Tartarin de Tarascon, faite au mépris de tout droit. M. Sauvaître a laissé sans réponse la dernière, datée du 4 février 1885, trouvée dans le volume d'Hetzel. M. Daudet a fait interdire la publication du Tartarin illustré, qui devait paraître en 1886, et dont les illustrations ont été payées à M. Jeanniot, dont M. Daudet a approuvé le dessin. Cette affaire est en suspens depuis trois ans bientôt, et M. Hippeau en a rédigé le prospectus en juillet 1885, M. Sauvaître s'étant engagé à le lancer dans la saison d'automne. M. Daudet a négocié avec M. Sauvaître la rupture du traité de Goncourt et s'est entremis dans diverses démarches dont l'objet était de procurer à la maison Charpentier des avantages au détriment des intérêts et en violation du droit de Mme Dentu [...] Debay : les ouvrages de cet auteur forment une section très important du catalogue Dentu, et leur vente est toujours très fructueuse et constante. La correspondance de M. Debay avec Sauvaître laisse voir des négligences dans le terme des comptes et dans la publication des éditions de cet auteur [...] Dubut de Laforest : grave affaire qui, intervenant après tant d'autres, a déterminé le renvoi de M. Sauvaître, aussitôt la citation du juge d'instruction à propos de la publication du "Gaga". [...] Eden Théâtre : Le traité d'annonce pour le rideau de scène a été signé par M. Sauvaître [...] Ferdinand Fabre : une note de cet auteur portant engagement de retirer de la librairie à des dates déterminées les six volumes qui appartiennent à la maison. En vertu de quel pouvoir M. Sauvaître a-t-il conclu un pareil arrangement [...] Mme Fould : Un volume, "Le Sphinx des Perles", était en manuscrit au moment de la prise de possession de Mme Dentu. M. Sauvaître s'est permis de le rendre, par l'entremise d'Olympe Audouard, prétendant que la veuve Dentu ne voulait pas le publier. Ce n'était pas vrai : elle n'en savait pas le premier mot. [...] Gaboriau : en juin 1895, M. Sauvaître se permet de déchirer les traités avantageux pour la reproduction de romans de cet auteur et de priver de ses bénéfices la librairie. [...] Galopin : pour le livre "Le Parfum de la femme", M. Sauvaître écrit à l'auteur [...] qui lui offre 40 centimes par volume, condition supérieure à celle des traités ordinaires .[...] De Goncourt : M. Sauvaître s'est pressé de rompre le traité qui liait cet auteur, pour la série des "Actrices du XVIIIe siècle". La lettre du 24 octobre 1884, citée par Goncourt, donne à ce dernier le droit de réimprimer ailleurs. De quel droit ? Pourquoi ce dommage pour la maison et sans consulter même le traité, dont M. Faure avait seul l'interprétation et le dépôt ? Recours formel contre Sauvaître ! [...] Guides Dentu : ... " Dommages à la maison alors que cette publication promettait de réaliser une somme de bénéfices considérables." [...] Abel Hermant : recommandé par M. Alphonse Daudet, cet auteur a publié deux livres, "M. Rabosson" et "la Mission de Cruchod", dont les manuscrits ont été livrés à l'impression par M. Sauvaître sans avoir été mis en lecture. [...] Lorédan-Larchey : réclamation par le canal de la Société des gens de lettres, 1er juillet 1895, restée sans réponse. [...] Malot : depuis la rupture du traité avec cet auteur M. Sauvaître a traité seul la réimpression de ces ouvrages et conservé de nombreux documents sans lesquels Mme Dentu ne pouvait en rien être au courant des affaires le concernant,... [...] Catulle Mendès : nombreuses lettres à Sauvaître qui se mêle sans cesse des affaires de cet auteur, lequel un moment donné en vient à lui dire : Si mon traité ne vous convient pas, rompez-le vous-même. [...] Montépin : c'est dans une lettre de cet auteur qu'on trouve la trace d'une opération entamée par M. Sauvaître pour la publication d'une série de romans bon marché et sur laquelle il n'a jamais voulu s'expliquer vis-à-vis de Mme Dentu [...] Ponson du Terrail : conflits occasionnés par les agissements de Sauvaître entre la veuve et la belle-soeur de Ponson du Terrail [...] Société des Gens de Lettres [ idem...] Victor Tissot : nombreuses lettres gardées et répondues par M. Sauvaître, qui semble avoir fait tout son possible pour brouiller cet auteur avec Mme Dentu. Il a même dépassé la mesure en s'efforçant de rompre le traité avec cet auteur pour la publication et la collection des chefs-d'oeuvre à 1 fr."‎


‎A la mort de son époux, le fameux éditeur Edouard Dentu, sa veuve Léonie Faure-Decamps s'efforça de remédier à une situation difficile. Mais elle fut confronté aux agissements de Louis Sauvaître, principal commis de son défunt mari, auquel elle avait confié l'administration du fonds. Ce dossier est remarquable en ce qu'il présente une version sinon impartiale, mais du moins approfondie, des relations des auteurs avec la Librairie Dentu au lendemain de la mort d'Edouard. La simple lecture des extraits que nous proposons suffira à donner une idée de la richesse de ces documents.‎

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR1,650.00 (€1,650.00 )

‎MARQUISE DE SÉVIGNÉ (MARIE DE RABUTIN-CHANTAL)‎

Reference : AMO-4379

(1726)

‎LETTRES DE MADAME RABUTIN-CHANTAL, MARQUISE DE SÉVIGNÉ, à Madame la comtesse de Grignan, sa fille. Tome premier et deuxième (complet).‎

‎A La Haye, chez P. Gosse, J. Neaulme & comp., 1726. 2 volumes in-12 (16 x 11 cm environ) de (20)-344-(1) et (2)-298-(13) pages. Titres imprimés en rouge et noir. Reliures plein veau brun strictement d'époque, dos à nerfs ornés aux petits fers dorés, pièce de titre rouges, tranches mouchetées marron, doublures et gardes blanches. Petits manques à l'extrémité des coiffes supérieures, quelques usures sur les plats et aux coins sans gravité. Intérieur très frais. Les pages de titre ont été réenmargées en marge basse (10 mm environ), sans perte de texte. IMPORTANTE ÉDITION EN PARTIE ORIGINALE. TRÈS RARE ÉDITION HOLLANDAISE PARUE LA MÊME ANNÉE QUE L’ÉDITION ORIGINALE EN GROS CARACTÈRE PUBLIÉE A ROUEN, MAIS CONTENANT 43 LETTRES OU FRAGMENTS DE LETTRES DE PLUS. Cette édition, postérieure de quelques semaines ou quelques mois à celle de Rouen et à ses contrefaçons, contient 177 lettres ou fragments de lettres ; le tome 1 se termine par la lettre XCV. Les 4 lettres à Coulanges sont ici rejetées au tome II (p. 235 à 244). Cette impression reproduit, avec quelques variantes, la préface de l’édition de Rouen et la fait précéder d’un avertissement de 8 pages qui fait la critique de l’édition antérieure de la même année et relève les avantages de la nouvelle. La comparaison du contenu de l’une et l’autre des premières éditions (Rouen et La Haye) ne permet guère de douter qu’il y eût des copies diverses des originaux communiqués par Mme de Simiane. Cette édition de La Haye aurait été donnée par un certain J. J. Gendebien (d’après une note de l’exemplaire Walckenaer). On trouve à la fin du deuxième volume un important catalogue des livres en vente chez P. Gosse (compris dans la pagination et étrangement placé avant la table). On sait que la première édition des lettres de Mme de Sévigné date de 1725 et a été donnée subrepticement en une mince plaquette de 75 pages regroupant seulement quelques lettres pour la plupart incorrectement retranscrites et fragmentaires (31 fragments). Cette première édition rarissime et quasi mythique n’était connue qu’à 2 ou 3 exemplaires à la fin du XIXè siècle, il ne semble pas qu’on en est répertorié d’autres depuis. Les bibliographes considèrent donc comme véritable seconde édition originale l’édition dite de Rouen publiée en 1726 par les soins du fils de Roger de Bussy-Rabutin (cousin indiscret de la Marquise). On a beaucoup tergiversé pour savoir s’il s’agissait du fils aîné (Amé-Nicolas de comte Bussy-Rabutin) ou bien du cadet, futur évêque de Luçon, abbé de Bussy. Cette édition furtive, désavouée par la petite-fille de Mme de Sévigné, Mme de Simiane, fille de Mme de Grignan, est très rare et les exemplaires en reliure de l’époque en bonne condition se rencontrent difficilement. Les éditions suivantes de 1726, 1728 et 1733 sont également peu communes et reprennent avec des variantes la première édition dite de Rouen en gros caractères citée plus haut. Seule l'édition de La Haye, très rare (celle-ci), apporte de nouvelles lettres (qui se retrouvent dans l'édition de 1728 et 1733 comme nous venons de le voir ci-dessus). Il faudra attendre 1734-1736 avec l'édition pourtant mutilée donnée par les soins du Chevalier Perrin pour avoir à disposition plusieurs centaines de nouvelles lettres. L'édition de 1818, puis l'édition de 1862, données par Monmerqué, puis Charles Capmas (supplément "Lettres inédites" de 1876), donneront un panorama complet du génie épistolaire de la marquise de Sévigné. Références : Tchémerzine V, 320 : « cette édition est d’une très grande rareté. » ; Edition des Grands Écrivains de la France, Lettres de Mme de Sévigné, tome XI. BEL EXEMPLAIRE DE CETTE TRÈS RARE ÉDITION PRIMITIVE DES CÉLÈBRES LETTRES DE LA MARQUISE DE SÉVIGNÉ, MONUMENT DE LA LITTÉRATURE FRANCAISE. ‎


Librairie L'amour qui bouquine - Alise-Sainte-Reine

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EUR5,000.00 (€5,000.00 )

‎DUNOIS ARMAND‎

Reference : RO20275163

‎Le petit secretaire francais, contenant des modeles de lettres sur toutes sortes de sujets: lettres de bonne annee, de fete, de condoleance, de felicitation, d'excuses, de reproches, de remerciements, de recommandations, lettres d'amour et de mariage...‎

‎GARNIER FRERES / IMP. MOTTEROZ. NON DATE. In-12. Broché. Etat d'usage, Couv. légèrement passée, Dos abîmé, Quelques rousseurs. 176 PAGES - Frontispice en noir/blanc - dos fendus, frottés, avec manque. . . . Classification Dewey : 846-Lettres, correspondance littéraire‎


‎Le petit secretaire francais, contenant des modeles de lettres sur toutes sortes de sujets: lettres de bonne annee, de fete, de condoleance, de felicitation, d'excuses, de reproches, de remerciements, de recommandations, lettres d'amour et de mariage, lettres d'affaires et de commerce, petition au chef de l'etat, aux ministres, ect, modeles d'actes sous seing prive avec des instructions detaillees sur ces actes, choix de lettres des ecrivains les plus celebres, ect Classification Dewey : 846-Lettres, correspondance littéraire‎

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‎MANUSCRIT | JEANNE DES ANGES (Jeanne de BELCIER)‎

Reference : 83905

‎Extrait de diverses lettres de la mère Marie Jeanne des Anges, Supérieure des Ursulines de la ville de Loudun‎

‎, c. 1800, in-8, 372 pp, Basane marbrée de l'époque, dos lisse orné de symboles chrétiens, tranches jonquille, Précieux recueil manuscrit reproduisant des lettres inédites de la soeur Jeanne des Anges (1602-1665), supérieure des Ursulines de Loudun, écrites à la suite de la retentissante affaire des possédées de ce couvent (1634-1637). Le volume est soigneusement rédigé à l'encre, sur feuillets réglés au crayon. Le compilateur, un anonyme du début du XIXe siècle, a choisi des lettres datées de 1638 à 1663. Parmi les correspondants se trouve M. Laubardemont, à qui Jeanne des Anges écrit de janvier 1638 à janvier 1648 : Jean Martin de Laubardemont (1590-1656), avait été l'ordonnateur du procès d'Urbain Grandier. Elle évoque auprès de lui, ses visions et les "marques" (stigmates) que lui envoie son "saint Ange". D'autres lettres sont adressées à la mère Angélique de Saint François, ursuline à Loudun; à M. Duplessis-Ravenel, conseiller au siège présidial de Rennes; à Marguerite Péchard, religieuse de la Visitation de Rennes; à la marquise de Boisferrier; à Claude Sain, procureur du roi; à l'influente religieuse Madame Du Houx; à Suzanne le Bréton, religieuse de la Visitation; etc. La supérieure des Ursulines de Loudun y prodigue des conseils spirituels, partage ses réflexions mystiques, évoque sa santé et les stigmates qui lui sont renouvelés; des entretiens rapportés évoquent encore des apparitions dont ont été témoins des religieuses du couvent en 1644. La plupart des lettres de Jeanne des Anges n'ont pas été éditées : elles sont dispersées dans les archives de la Visitation du Grand Fougeray (Ille-et-Vilaine) et à la Bibliothèque Mazarine de Paris*. Seules ses lettres au père Saint-Jure** et à Mme Du Houx*** ont été publiées. Possédée puis délivrée des démons de Loudun, Jeanne des Anges devint porteuse de stigmates et de miracles : sa réputation se répandit jusqu'à la Cour. Avec son conseiller spirituel Saint-Jure, elle entreprit la rédaction de son autobiographie, qui ne sera publiée qu'en 1886 (Légué et Gilles de la Tourette). En parallèle, elle entretint une abondante correspondance avec les mystiques de son temps, jusqu'à la maladie qui la rendit paralytique. Objet de vénération de son vivant et dans les décennies qui ont suivi sa mort en 1665, Jeanne des Anges est devenue, petit à petit, une figure troublante ou ridicule, puis finalement l'incarnation de l'hystérique, tel que le XIXe siècle a caractérisé les malades se disant victimes de possessions. In fine, le manuscrit présente un "Recueil des lettres du père Seurin de la Compagnie de Jésus" : Jean-Joseph Surin (1600-1665), conseiller spirituel de Jeanne des Anges. En tout, 17 lettres, non datées, sont adressées à sa "très chère soeur" Jeanne des Anges. Surin avait joué un rôle essentiel dans l'exorcisme qui avait délivré la religieuse. Ses lettres évoquent ses passions et tournements, les épreuves envoyées par Dieu, sa santé corporelle et spirituelle, ou encore son voyage en Bretagne. Ex-libris de N[icole] H[ebecourt] représentant un diable railleur. Charnières fendillées. Bon état intérieur. * Molinier, catalogue des manuscrits de la Bibliothèque Mazarine, n° 1209. ** "Extrait des lettres que la mère Jeanne des Anges, supérieure des Ursulines de Loudun, a écrites au père Saint-Jure, de la Compagnie de Jésus, son directeur ". In Legué et Gilles de la Tourette. Soeur Jeanne des Anges, supérieure des Ursulines de Loudun, XVIIe siècle : autobiographie d'une hystérique possédée, d'après le manuscrit inédit de la bibliothèque de Tours. Bibliothèque diabolique de Bourneville. Paris, Aux bureaux du Progrès médical, 1886 : pp. 256 et suiv. *** "Correspondance de Jeanne des Anges et Mme du Houx (1652-1664)". In Elisabeth Goldsmith et Colette Winn. Lettres de femmes. Textes inédits et oubliés du XVIe au XVIIIe siècle. Paris, Champion, 2005 : Couverture rigide‎


‎Bon 372 pp.‎

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EUR3,000.00 (€3,000.00 )

‎[REVUE]. LETTRES FRANÇAISES. " Cahiers trimestriels de littérature française, édités par les soins de la revue SUR avec la collaboration des écrivains français résidant en France et à l'étranger ".‎

Reference : 10017

‎LETTRES FRANÇAISES. N° 14. (Octobre 1944).‎

‎LETTRES FRANÇAISES. N° 14. (Octobre 1944). Victoria Ocampo, Ibarra " Jorge Luis Borges "), Jorge Luis Borges (" Assyriennes "), Marguerite Yourcenar (" Mythologie ", II) [cf. note ci-dessous], Roger Caillois, etc. 1/25 de tête sur pur fil Liverpool Ledger, réservés aux abonnés " de fondation ". [25 ex. " de fondation " sur pur fil Liverpool Ledger / 100 ex. " de soutien " sur hollande]. Exemplaire à très grandes marges, non rogné. Quelques auréoles et rousseurs sur la couverture et sur la partie des marges dépassant du volume ; bon exemplaire cependant, et de grande rareté. // Note concernant les n° 11 et 14 de LETTRES FRANÇAISES : En 1981, dans son " Discours de réception à l'Académie française " (au fauteuil laissé vacant par Roger Caillois), Marguerite Yourcenar a évoqué sa participation aux LETTRES FRANÇAISES : " Vers 1943, quand nous étions [Roger Caillois et Marguerite Yourcenar] volontairement des exilés l'un et l'autre, lui, sous la Croix du Sud, moi dans une île qu'illumine assez souvent l'aurore boréale, il voulut bien accepter un long essai de moi pour la revue des LETTRES FRANÇAISES, qu'avec l'appui de cette admirable protectrice des lettres, Victoria Ocampo, il dirigeait à Buenos Aires. A cette époque où la voix de la France n'arrivait que rarement jusqu'à nous, ces minces cahiers nous apportaient une preuve rassurante de la vitalité de la culture française, venue, certes, d'un autre point du monde, mais n'en prouvant que mieux son don d'universalité. Peu importe ce qu'étaient ces quelques pages assez informes, qui plus tard m'ont servi de brouillons pour certaines parties d'autres livres. J'avoue même, en les relisant dans de vieux numéros des LETTRES FRANÇAISES, m'étonner qu'un esprit doué d'une si parfaite rigueur les eût acceptées. [] Quoi qu'il en soit, à une époque où nous n'étions guère rassurés sur la survie de la culture (le sommes-nous aujourd'hui ?) ni du reste sur notre propre avenir, un tel accueil était pour un jeune écrivain encore dépaysé aux Etats-Unis une grâce accordée et un service rendu. Cher Caillois, je saisis cette occasion de vous en remercier en public. "‎


‎LETTRES FRANÇAISES. " Cahiers trimestriels de littérature française, édités par les soins de la revue SUR avec la collaboration des écrivains français résidant en France et à l'étranger ". Buenos Aires (Viamonte 548, puis (à partir du n° 5) San Martin 689). Directeur : Roger Caillois. In-8° broché. 20 numéros (dont un double - le n° 7-8 - et un quadruple - le n° 17-20) ont paru en 16 livraisons, de juillet 1941 à juin 1947. (Destribats, 427)‎

Phone number : 06.10.17.78.84

EUR150.00 (€150.00 )

‎[Caraccioli (Louis-Antoine de)].‎

Reference : 41587

(1776)

‎Lettres intéressantes du pape Clément XIV (Ganganelli).‎

‎Paris, Lottin le jeune, Lyon, Bruyset-Ponthus, Rouen, Bénitier, 1776-1777. 3 vol. in-12 de (2)-XXIV-439 pp., frontispice ; (4)-446-(6) pp. ; XLII-311-VIII-401-(7) pp. À la fin du 2e volume : [Béthune (Chevalier de)]. Lettre à l'éditeur des Lettres de Clément XIV, sur la crainte qu'on a que ce pontife n'en soit pas l'auteur. Paris, Boudet, 1776. In-12 de 21 pp. Par le chevalier de Béthune, d'après Barbier II, 1087. [Caraccioli (Louis-Antoine de)]. Réponse de l'éditeur des "Lettres de Clément XIV" à l'auteur de la lettre sur la crainte qu'on a que ce pontife n'en soit pas l'auteur. Paris, Boudet, 1776. In-12 de 32 pp.Ensemble 3 vol. in-12, veau marbré, dos orné à nerfs, pièces de titre et de tomaison en maroquin rouge et brun, capitales dorées D'.H. répétées à chaque caisson, tranches rouges (reliure de l'époque). ‎


‎Deuxième édition après l'originale parue en 1775, augmentée d'un troisième tome en deux parties titré : Lettres du pape Clément XIV (Ganganelli), traduites de l'italien et du latin, avec des discours, panégyrique et autres pièces intéressantes de ce pape, nouvellement recueillies. On y a joint des particularités sur sa vie privée, et des anecdotes traduites de l'italien ; avec un éloge de ce même pape, imprimé en latin, à Rome. Tome troisième. Paris, Lottin le jeune, 1777 ; ce volume porte la signature autographe de l'éditeur Lottin au verso du titre. Fameuse supercherie du marquis Louis Antoine de Caraccioli (1719-1803) dont la première édition publiée en deux volumes rencontra un tel succès qu'elle suscita plusieurs contrefaçons et décida l'éditeur d'en proposer une nouvelle augmentée d'un troisième tome comprenant des pièces inédites, divers discours et textes du pape ainsi que des récits hagiographiques le concernant. « L’oeuvre la plus fameuse de Caraccioli, les Lettres intéressantes du pape Clément XIV, magistère épistolaire publié avec grand succès en décembre 1775, un peu plus d’un an après le décès du pape (septembre 1774), dans des circonstances fumeuses et dans un contexte religieux grave, celui de la suppression de la Compagnie de Jésus en 1773 (…) ce littérateur, qui fut régent de basse classe au collège de l’Oratoire à Vendôme, précepteur des fils d’un magnat polonais, l’auteur d’un Véritable Mentor en 1756, plusieurs fois réédité et traduit, et celui de La Vraie manière d’éduquer les princes publié à l’aube de la Révolution, fut toute sa vie un éducateur. Pour Caraccioli, « l’éducation est l’art des arts ». Ces lettres pédagogiques comptaient donc pour le pseudo-éditeur qui les signalait dès la préface. (…) C’est l’un de ces recueils épistolaires qui nous occupe ici, cette étonnante hagiographie, à la gloire de Clément XIV, peint sous les traits du Ganganelli philosophe qu’il ne fut sans doute pas, au travers de lettres en bonne part fictives que donna Caraccioli, orchestrant un véritable coup éditorial, décliné en biographie, supplément aux Lettres, mais aussi réponses aux détracteurs quand ceux-ci se firent plus audibles. (…) La figure du maître, directeur et éducateur, est ainsi un trait essentiel du personnage que crée Caraccioli en prêtant des lettres au défunt Clément XIV. Son entreprise, si elle est assurément mercantile et fondée en cela sur une bonne analyse du marché éditorial et de ses potentialités, est aussi une entreprise d’hagiographie catholique. Il s’agit de promouvoir la personne de Clément XIV, d’en faire une figure de pape exemplaire, discours propre à couper court aux calomnies et à édifier ces fidèles qu’il faut reconquérir, à une époque où l’incrédulité fait rage » (Stéphanie Géhanne Gavoty).Frontispice gravé d'après Queverdo : le Temps essaie vainement de détruire une pyramide érigée en l'honneur de Clément XIV. Très bel exemplaire dont les capitales fleurdelisées D'.H. sur le dos n'ont pu être identifiées. Ex-libris Alexandre Le Mareschal (1802-1875), de Beauvais, magistrat, conseiller d'arrondissement, maire de Warluis (Oise). Tome 2 : saut de page sans manque (pp. 432 à 441) : la "Table des lettres contenues dans ce Premier volume" paginée 433-440 (cahier Oo) est reliée au tome I.Quérard, Supercheries littéraires, I, 753 ; Stéphanie Géhanne Gavoty, Direction et éducation genrée dans Les Lettres du pape Clément XIV de Caraccioli - Université Paris-Sorbonne. ‎

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EUR1,500.00 (€1,500.00 )

‎(LA CHAPELLE, Jean de) (1655-1723):‎

Reference : 48897aaf

‎Lettres d'un Suisse, qui demeure en France, à un François, qui s'est retiré en Suisse. Touchant l'estat present des affaires en Europe. (Septembre 1702-Fevrier 1704).‎

‎S.l. (Bâle ou Paris), M.D.CC.IV., (1704), gr. in-8vo, 180 feuilles non num., page de titre partiel. détachée, papier bruni, au début du vol. lég. taché d'eau princip. marg., cartonnage d'attente muet, frotté et taché, sans pages de garde, sans dos.‎


‎Source d'histoire importante pour l'histoire française, suisse et celle de l'Europe en général, pendant le regne de Louis XIV. Cette collection renferme les 21 premières lettres, écrites de sept. 1702 jusqu'à févr. 1704. L'auteur complète quelques-unes de ses lettres de fragments de lettres d'un anglais, et d'un collègue portugais (dont un en italien avec sa traduction française), ainsi que d'une "Lettre du Roy (Louis XIV) au Pape, contenant les motifs de la guerre de Savoye". Les lettres 10, 11 et 12 sont intitulées «... lettre d'un Suisse à un conseiller de Fribourg» (en Suisse).Cette collection de 21 lettres fut traduite et publiée la même année en allemand.L'auteur continua ses lettres jusqu'en janvier de l'année 1709; la collection complète, qui renferme toutes les lettres écrites de 1702 jusqu'à 1709, au total 48 lettres, fut publiée en 1711 sous le titre «Lettres d'un Suisse à un Français, où l'on voit les véritables intérêts des princes et des nations de l'Europe qui sont en guerre, et divers mémoires et actes...».Les indications et commentaire de Quérard sur cette publication: Bâle (Paris), F. Delaulne 1703-04, ou 1711, 2 vol. in-12. “Ces lettres sont très-bien écrites, avec beaucoup de finesse, et sur de bons mémoires; elles avaient pour but de détacher de la coalition les alliés de l'Empereur, en montrant que ce prince avait seul intérêt à continuer la guerre contre la France et l'Espagne”. L'auteur traduisit lui-même ces lettres en latin, en les intitulant «Helvetii Galliae incolae ad Gallum apud Helvetios versant Epistolae ...», 1703-1711, 2 vol. in-12.Jean de La Chapelle fut attaché au prince de Conti comme secrétaire de ses commandements, et fit en cette qualité un voyage en Suisse. Il y déploya tant d'activité, que Louis XIV l'employa pour le compte de l'Etat dans le même pays en 1697. Haller V/1588; Weller II/70; Barbier II/1243e et 1167a; Hoefer NBG XXVIII/505-507; cf. Quérard IV/360; cf. Holzmann-B. IV/1466. ‎

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(SLACES, NVVA)

Phone number : 41 (0)26 3223808

CHF350.00 (€379.69 )

‎Non précisé‎

Reference : RO30321470

‎Ouvrage sur le style épistolaire-Sommaire: Conseils généraux du style épistolaire- Conseils pratiques- instructions diverses- secret des lettres- Lettres de grandes écrivains -Lettres de Jour de l'an ou de fête, d'anniversaire, de condoléances- Lettres pr‎

‎Imp. G. Gambart et cie. Non daté. In-8. Broché. Bon état, Livré sans Couverture, Dos satisfaisant, Papier jauni. 414 pages. Plats, pages de garde et de titre, manquants. Partiellement désolidarisé.. . . . Classification Dewey : 846-Lettres, correspondance littéraire‎


‎Sommaire: Conseils généraux du style épistolaire- Conseils pratiques- instructions diverses- secret des lettres- Lettres de grandes écrivains -Lettres de Jour de l'an ou de fête, d'anniversaire, de condoléances- Lettres privées diverses- Mariage, parrains, marraines- etc. Classification Dewey : 846-Lettres, correspondance littéraire‎

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Phone number : 05 57 411 411

EUR49.50 (€49.50 )

‎Duranton Henri, Marcillet-Jaubert Jean,Yon Bernard‎

Reference : RO30331946

(1979)

ISBN : 2902301065

‎Correspondance littéraire du Président Bouhier n°3,4,5,6 et 7 (5 volumes) Sommaire: n°3: Lettres de l'Abbé d'Olivet (1719-1745) partie I- n°4: Lettres de l'Abbé d'Olivet (1719-1745) partie II- Lettres de l'abbé Jean-Baptiste Bonardy (1726-1745)- N°6: Lett‎

‎Université de Sainte-Etienne. 1976-1979. In-8. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur acceptable. 172+de 173 à 349+153+137+de 139 à 273 pages.. . . . Classification Dewey : 846-Lettres, correspondance littéraire‎


‎Sommaire: n°3: Lettres de l'Abbé d'Olivet (1719-1745) partie I- n°4: Lettres de l'Abbé d'Olivet (1719-1745) partie II- Lettres de l'abbé Jean-Baptiste Bonardy (1726-1745)- N°6: Lettres du Marquis de Caumont (1732-1736)- n°7: Lettres du marquis de Caumont (1736-1745). Classification Dewey : 846-Lettres, correspondance littéraire‎

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EUR79.00 (€79.00 )

‎TURGOT (Anne Robert Jacques, baron de l'Aulne).‎

Reference : 1699

(1776)

‎Recueil d'Edits, Arrêts, Déclarations, Lettres Patentes.‎

‎, , 1776. 2 vol. in-4, veau havane marbré, dos orné à nerfs, pièces de titre en maroquin rouge et de tomaison en maroquin citron, tranches rouges (reliure de l'époque). ‎


‎Important recueil contenant 50 arrêts et édits passés sous le ministère Turgot, et ceux juste après sa chute (1776), année charnière pour la réforme du système économique et des institutions féodales de la France. « Là se trouve le programme légitime de la Révolution » (A. Batbie).Cinq des principaux édits qui furent pour lui un triomphe éclatant et le prélude de sa chute sont présents : Édit du Roi Portant Suppression des Offices sur les Ports, Quais, Halles, Marchés & Chantiers de la Ville de Paris.Édit du Roi, Par lequel Sa Majesté supprime les Corvées, & ordonne la confection des grandes Routes à prix d'argent ; Déclaration du Roi Par laquelle Sa Majesté, en abrogeant les Réglemens particuliers de Police sur lesquels l'Article V des Lettres Patentes du 2 Novembre 1774 avoit réservé à statuer, supprime tous les Droits établis dans la Ville de Paris sur les Bleds, Méteils, Seigles, Farines, Pois, Fèves Lentilles & Ris, & modere les Droits qui subsistent sur les autres Graines & Grenailles.Lettre Patente du Roi, Portant conversion & modération du droit sur les Suifs ; et celui qui fut l'acte majeur de son ministère, l'édit abolitif des jurandes et maitrises.Édit du Roi, Portant Suppression des Jurandes & Communauté, Arts & Métiers.On trouve aussi son dernier édit sur la libre circulation des vins dans tout le royaume, registré après sa chute, il passa presque inaperçu et ne fut pas abrogé.Le 4 août, Louis XVI appelle au Contrôle général Turgot (1727-1781), ancien Intendant de la Généralité de Limoges où il succède à l'abbé Terray. Turgot n'a jamais participé directement au gouvernement mais ses idées financière et économique très libérales, son hostilité au parlement et son désir de réformes profondes sont bien connues. Dès le 13 septembre il fait prendre un arrêt rétablissant la liberté du commerce des grains à l'intérieur du royaume. En mai 1775, la révolte des blés amenuise son crédit déjà détérioré par l'opposition, des parlements, de la cour et du clergé, à celui qui est perçu comme représentant les savants et philosophes dont il favorise les projets. En 1776, l'opposition se déchaîne, les financiers se doutent que Turgot veut supprimer la gabelle et casser ensuite le bail de la ferme. Le projet de reconnaissance civile des protestants a indigné le clergé ; le projet de réforme de la Maison du roi a soulevé toute la cour ; Turgot sera renvoyé le 12 mai.Le tome II contient les principaux édits du nouveau Contrôleur général Clugny, dont la Loterie, à laquelle Turgot s'était opposé de toutes ses forces, le rétablissement partiel des Jurandes et le rétablissement de la Corvée.Liste des arrêts et édits portant la signature de Turgot :DÉCLARATION DU ROI, Portant liberté à tous les Maître de verreries de la Province de Normandie, de Vendre à Paris, Rouen & ailleurs, les Verres à vitres de leurs fabriques. Donnée à Versailles le 12 Janvier 1776. Registrée au Parlement de Rouen le 24 Février audit an. A Paris De l'Imprimerie Royale, 1776. In-4 de 4 pp. LETTRES PATENTES DU ROI, Qui fixent à six mois le délai pendant lequel les déclarations de défrichemens pourront être contredites par les Communautés d'Habitans ou les Décimateurs. Données à Fontainebleau le 7 Novembre 1775. Registrées en Parlement le 26 Janvier 1776. A Paris, chez P.G. Simon, 1776. In-4 de 3 pp. LETTRES PATENTES DU ROI EN FORME D'EDIT, Qui ratifient les évaluations des objets échangés par Contrat, du 13 Mars 1727, entre le feu Roi & M. le Maréchal de Maillebois. Données au mois de Décembre 1775. Registrées en Parlement le vingt-six Janvier 1776. A Paris, chez P.G. Simon, 1776. In-4 de 6 pp. ARREST DU CONSEIL D'ETAT DU ROI, Qui casse la modification mise par le Parlement de Rouen, à l'enregistrement des Lettres patentes du 2 novembre 1774, concernant le commerce des Grains dans l'intérieur du Royaume. Du 27 Janvier 1776. Extrait des Registre du Conseil d'Etat. A Paris De l'Imprimerie Royale, 1776. In-4 de 2 pp. LETTRES PATENTES DU ROI EN FORME D'EDIT, Qui en déclarant les Maisons Abbatiales, Prieurales, Canoniales & autres de même nature, que le le Clergé possédoit avant 1641, ou qui ayant été acquises depuis, auront été données à loyer avant 1700, du 29 Janvier 1776. Extrait des Registre du Conseil d'Etat. A Paris De l'Imprimerie Royale, 1776. In-4 de 3 pp. ARREST DU CONSEIL D'ETAT DU ROI, Qui décharge du droit de nouvel Acquêt, les baux qui seront faits par les Abbés ou Prieurs, en faveur de leurs Religieux, soit qu'ils soient passés pour un terme au-dessus de neuf années jusqu'à vingt-neuf, soit même qu'ils soient faits pour avoir lieu pendant la vie des Abbés ou Prieurs. Du 29 Janvier 1776. Extrait des Registre du Conseil d'Etat. A Paris De l'Imprimerie Royale, 1776. In-4 de 3 pp. ARREST DU CONSEIL D'ETAT DU ROI, Qui en confirmant l'exemption du droit d'Amortissement accordée aux Dixmes acquises par les Curés des paroisses au profit de leurs cures, ordonne que tous échanges, concordats, transactions & autres actes par lesquels les Curés ou Vicaires perpétuels céderont des dixmes aux gros Décimateurs ou Curés pritifs, demeureront pareillement affranchis de tous droits d'Amortissement & de nouvel Acquêt. Du 29 Janvier 1776. Extrait des Registre du Conseil d'Etat. A Paris De l'Imprimerie Royale, 1776. In-4 de 4 pp. DÉCLARATION DU ROI, Par laquelle Sa Majesté, en abrogeant les Réglemens particulirs de Police sur lesquels l'Article V des Lettres Patentes du 2 Novembre 1774 avoit réservé à statuer, supprime tous les Droits établis dans la Ville de Paris sur les Bleds, Méteils, Seigles, Farines, Pois, Fèves Lentilles & Ris, & modere les Droits qui subsistent sur les autres Graines & Grenailles. Donnée à Versailles le 5 Février 1776. Registrées le 12 mars 1776. A Paris, chez P.G. Simon, 1776. In-4 de 10 pp. LETTRE-PATENTES DU ROI, Portant conversion & modération du droit sur les Suifs. Donnée à Versailles le 5 Février 1776. Registrées le douze Mars mil sept cent soixante-seize. A Paris, chez P.G. Simon, 1776. In-4 de 3 pp. ARREST DU CONSEIL D'ETAT DU ROI, Qui ordonne que la perception des droits de Régie, confiée aux Corps & Communautés, sera faite par l'Adjudicataire des Fermes : & que tant les fonds qui en proviendront, que le montant des gages attribués aux dites Communautés, ainsi que les sommes résultantes des ventes de leur de leurs biens, & du produit de leurs, seront versés dans une Caisse particulière, tenue par le sieur Rouillé de Létang, pour être employée à l'acquittement des dettes desdits Corps & Communautés. Du 6 Février 1776. Extrait des Registre du Conseil d'Etat. A Paris De l'Imprimerie Royale, 1776. In-4 de 3 pp. ARREST DU CONSEIL D'ETAT DU ROI, Qui ordonne que l'Adjudicataire générale des fermes, sera mis en possession de la perception des Droits attribués aux Communautés d'Officiers établis sur les ports, Quais, Halles, Marchés & Chantiers de la ville de Paris : Et qui établit une Caisse particulière, où sera versé le produit desdits droits, pour être employé au payement des intérêts & remboursemens des capitaux des créanciers desdits Officiers, & de la finance de leurs offices. Du 6 Février 1776. Extrait des Registre du Conseil d'Etat. A Paris De l'Imprimerie Royale, 1776. In-4 de 3 pp. ARREST DU CONSEIL D'ETAT DU ROI, Qui ordonne que l'apposition des scellés sur les Effets & Papiers des Corps & Communautés, & la description desdits Effets. Du 6 Février 1776. Extrait des Registre du Conseil d'Etat. A Paris De l'Imprimerie Royale, 1776. In-4 de 3 pp. ÉDIT DU ROI, Portant Suppression des Jurandes & Communauté, Arts & Métiers. Donnée à Versailles au mois de Février 1776. Registrées le 12 mars 1776. A Paris, chez P.G. Simon, 1776. In-4 de 12 pp. ÉDIT DU ROI, Par lequel Sa Majesté supprime les Corvées, & ordonne la confection des grandes Routes à prix d'argent. Donnée à Versailles au mois de Février 1776. Registrées le douze Mars mil sept cent soixante-seize. A Paris, chez P.G. Simon, 1776. In-4 de 8 pp. EDIT DU ROI, Portant Suppression des Offices sur les Ports, Quais, Halles, Marchés & Chantiers de la Ville de Paris. Donnée à Versailles au mois de Février 1776. Registrées le douze Mars mil sept cent soixante-seize. A Paris, chez P.G. Simon, 1776. In-4 de 4 pp. ARREST DU CONSEIL D'ETAT DU ROI, Qui en prorogeant d'un an le délai porté par l'arrêt du Conseil du 13 août dernier, pour la représentation des titres des droits sur les Grains, dans les Marchés, ordonne une semblable représentation à l'égard de ceux desdits droits qui se perçoivent hors des Halles & Marchés. Du 6 Février 1776. Extrait des Registre du Conseil d'Etat. A Paris De l'Imprimerie Royale, 1776. In-4 de 4 pp. ARREST DU CONSEIL D'ETAT DU ROI, Concernant le droit de Marc d'or de Noblesse des Officier du Châtelet. Du 9 Février 1776. Extrait des Registre du Conseil d'Etat. A Paris De l'Imprimerie Royale, 1776. In-4 de 3 pp. ÉDIT DU ROI, Portant Règlement pour le payement des Rentes à Quatre pour cent, dûes aux Indiens ou domiciliés dans l'Inde, à cause des Contrats ou Promesses de passer Contrat, qui leur ont été donnés en payement de leurs créances sur la Compagnie. Du 10 Février 1776. Extrait des Registre du Conseil d'Etat. A Paris De l'Imprimerie Royale, 1776. In-4 de 4 pp. ARREST DU CONSEIL D'ETAT DU ROI, Qui ordonne le renvoi en France, des originaux des Titres de créances sur la Compagnie des Indes, déposés dans les Greffes des Conseils des Indes & des Isles de France & de Bourbon. Du 10 Février 1776. Extrait des Registre du Conseil d'Etat. A Paris De l'Imprimerie Royale, 1776. In-4 de 3 pp. ÉDIT DU ROI, Portant évocation de toutes les contestations nées & à naître aux Isles Françoises de l'Amérique, concernant la liquidation de la Compagnie des Indes. Du 10 Février 1776. Extrait des Registre du Conseil d'Etat. A Paris De l'Imprimerie Royale, 1776. In-4 de 2 pp. LETTRES PATENTES DU ROI, Qui ordonnent l'enregistrement en la Cour des Monnoies, d'une Déclaration de Sa Majesté du 8 avril 1773, concernant les Offices de la Compagnie du Prévôt général des Monnoies. Donnée à Versailles le 12 Février 1776. Registrées au Parlement le 6 Mars audit an. A Paris, chez P.G. Simon, 1776. In-4 de 8 pp. DÉCLARATION DU ROI, Qui fixe définitivement à trois cens le nombre des Procureurs au Parlement, & qui ordonne la maniere dont sera opéré l'extinction de cens desdits Offices supprimés. Donnée à Versailles le 18 Février 1776. Registrées le douze Mars mil sept cent soixante-seize. A Paris, chez P.G. Simon, 1776. In-4 de 4 pp. ARREST DU CONSEIL D'ETAT DU ROI, Qui indique les Offices de Présidens & Conseillers sur lesquels frappe la suppression ordonnée par l'Edit de rétablissement du Parlement de Metz. Du 18 Février 1776. Extrait des Registre du Conseil d'Etat. A Paris De l'Imprimerie Royale, 1776. In-4 de 4 pp. ARREST DU CONSEIL D'ETAT DU ROI, Par lequel Sa Majesté autorise la Délibération prise le 3 février 1776 par les Etats de Languedoc, d'emprunter au denier Vingt-cinq les sommes nécessaires au remboursement de ce qui reste dû des Emprunts au denier Vingt, faits par cette Province pour le compte du Roi. Du 19 Février 1776. Extrait des Registre du Conseil d'Etat. A Paris De l'Imprimerie Royale, 1776. In-4 de 7 pp. ARREST DU CONSEIL D'ETAT DU ROI, Qui supprime le droit de Péage perçu par le sieur Del'Averdy, marquis de Gambais, dans le marquisat de Gambais. Du 29 Février 1776. Extrait des Registre du Conseil d'Etat. A Paris De l'Imprimerie Royale, 1776. In-4 de 2 pp. ARREST DU CONSEIL D'ETAT DU ROI, Par lequel Sa Majesté ( en dérogeant aux Règlement qui avoient fixé dans les environs des Salines de Salins & Monmorot, des arrondissemens dans lesquels tous les Bois étoient affectés exclusivement à l'exploitation desdites Salines) rend aux Propriétaires desdits Bois, dans la moitié la plus éloignée desdits arrondissemens, la liberté d'en disposer ; & fixe au 1er Octobre 1778, l'époque à laquelle ils pouront disposer de l'autre moitié. Du 29 Février 1776. Extrait des Registre du Conseil d'Etat. A Paris De l'Imprimerie Royale, 1776. In-4 de 8 pp. ARREST DU CONSEIL D'ETAT DU ROI, Par lequel Sa Majesté, en homologuant la Délibération de l'Assemblée générale des communautés du pays de Provence, du 7 Février 1776, ordonne qu'il sera incessamment, au nom de la Province, & pour le compte du Roi, ouvert un Emprunt au denier Vingt-cinq, pour rembourser ce qui reste dû des Emprunts de même nature, constitués au Vingt. Du 10 Mars 1776. Extrait des Registre du Conseil d'Etat. A Paris De l'Imprimerie Royale, 1776. In-4 de 4 pp. ÉDIT DU ROI, Portant Suppression des offices d'Intendans du Commerce, vacance arrivant d'iceux. Donnée à Versailles au mois de Novembre 1774. Registré en la Chambre des Comptes le 7 Mars 1776. A Paris, De l'Imprimerie Royale, 1776. In-4 de 3 pp. DÉCLARATION DU ROI, Qui autorise les Officiers de la Cour des Aides à faire les Recherches, & ensuite des Copies des Arrêtés & Procès-verbaux de ladite Cour, dont les Minutes ont été incendiées. Donnée à Versailles le onze Mars 1776. Registrée en la Cour des Aides le 26 Mars 1776. A Paris, chez P.G. Simon, 1776. In-4 de 4 pp. DÉCLARATION DU ROI, Qui ordonne la représentation à la Cour des Aides des Titres & Piéces qui y ont été ci-devant registrés, concernant la Noblesse & les Privilèges des Communautés Séculières & Régulières. Donnée à Versailles le 11 Mars 1776. Registrée en la Cour des Aides le 11 Mars 1776. A Paris, chez P.G. Simon, 1776. In-4 de 4 pp. LETTRES PATENTES DU ROI, Portant réunion au domaine de Versailles, de la terre & seigneurie de Villepreux. Donnée à Versailles le 18 Mars 1776. Registrées en la Chambre des Comptes le 23 avril audit an. A Paris, De l'Imprimerie Royale, 1776. In-4 de 3 pp. ARREST DU CONSEIL D'ETAT DU ROI, Qui supprime le droit de Rouage, Péage ou Travers, perçu par le sieur de Barentin, Premier Président de la Cour des Aides de Paris, dans la seigneurie d'Hardivilliers en Picardie. Du 14 Mars 1776. Extrait des Registres du Conseil d'Etat. A Paris De l'Imprimerie Royale, 1776. In-4 de 2 pp. ARREST DU CONSEIL D'ETAT DU ROI, Qui permet aux Négocians des ports de Saint-Brieuc, Binic & Portérieux, de faire directement le commerce des Isles & Colonies françoises de l'Amérique. Du 14 Mars 1776. Extrait des Registres du Conseil d'Etat. A Paris De l'Imprimerie Royale, 1776. In-4 de 3 pp. ARREST DU CONSEIL D'ETAT DU ROI, Qui, en autorisant la Manufacture de Draps de soie, laine, ratines & peluches, établie à Montmartre par le sieur Quinquet, lui permet de faire teindre dans ladite Manufacture, en grand & bon teint & en rouge d' Andrinople, toutes les matières nécessaires à la fabrication de ses Etoffes. Du 18 Mars 1776. Extrait des Registres du Conseil d'Etat. A Paris De l'Imprimerie Royale, 1776. In-4 de 4 pp. ARREST DU CONSEIL D'ETAT DU ROI, Qui ordonne qu'il sera procédé à la vente des Meubles & Effets des Corps & Communautés, non les oppositions formées par les Créanciers desdits Corps, à la levée des scellés : Défend à tous Procureurs & Hussiers, de former & de recevoir par la suite de pareilles oppositions ; & prescrit aux Créanciers de produire les titres de leurs créances, pardevant le sieur Lieutenant général de Police, dans les délais prescrits pour la liquidation de leursdites créances. Du 21 Mars 1776. Extrait des Registres du Conseil d'Etat. A Paris De l'Imprimerie Royale, 1776. In-4 de 3 pp. ARREST DU CONSEIL D'ETAT DU ROI, Qui fixe le délai dans lequel les Particuliers pourront réclamer les Marchandises ou Effet sur eux saisis par les Gardes & Jurés des Corps & Communautés. Du 21 Mars 1776. Extrait des Registres du Conseil d'Etat. A Paris De l'Imprimerie Royale, 1776. In-4 de 3 pp. ARREST DU CONSEIL D'ETAT DU ROI, Portant établissement d'une Caisse d'Escompte. Du 24 Mars 1776. Extrait des Registres du Conseil d'Etat. A Paris De l'Imprimerie Royale, 1776. In-4 de 6-(1) pp. ARREST DU CONSEIL D'ETAT DU ROI, Qui réunit la Halle aux Toiles & la Halle aux Draps, pour y acquitter les Droits sur toutes les marchandises qui y seront conduites. Du 15 Mars 1776. Extrait des Registres du Conseil d'Etat. A Paris De l'Imprimerie Royale, 1776. In-4 de 3 pp. ARREST DU CONSEIL D'ETAT DU ROI, Qui ordonne que le Bureau de déclaration de recette des Bois carrés, ci-devant établi rue des Nonaindiières, sera réuni au Bureau général des Aides, hôtel de Bretonvilliers. Du 16 Mars 1776. Extrait des Registres du Conseil d'Etat. A Paris De l'Imprimerie Royale, 1776. In-4 de 2 pp. ARREST DU CONSEIL D'ETAT DU ROI, concernant la remise & l'emploi des deniers qui se trouveront sous les scellés apposés dans les Bureaux des Corps & communautés, & de ceux qui pourroient être entre les mains des Gardes & Jurés ; ainsi que la remise des Titres & Papiers qui se trouveront sous lesdits scellés : Et la résiliation des Baux actuels des maisons ou appartemens tenus à loyer par aucun desdits Corps & Communautés. Du 16 Mars 1776. Extrait des Registres du Conseil d'Etat. A Paris De l'Imprimerie Royale, 1776. In-4 de 3 pp. ARREST DU CONSEIL D'ETAT DU ROI, ET LETTRES PATENTES SUR ICELUI, Donnée à Versailles le 16 1776. Registrées en la Chambre des Comptes le 28 Mars 1776. Qui accordent aux Vassaux du Roi, jusqu'au I er. Janvier 1777, pour rendre les foi & hommage dûs à causes de son heureux avènement à la Couronne. Du 7 Août 1775. Extrait des Registres du Conseil d'Etat. A Paris De l'Imprimerie Royale, 1776. In-4 de 6 pp. ARREST DU CONSEIL D'ETAT DU ROI, Qui fixe à un an, le délai accordé aux Propriétaires riverains pour planter sur leurs terrains, le long des routes ; & permet aux Seigneurs-voyers de faire lesdites plantations, à défaut par les Propriétaires de l'avoir fait dans ledit délai. Du 17 Avril 1776. Extrait des Registres du Conseil d'Etat. A Paris De l'Imprimerie Royale, 1776. In-4 de 3 pp. ARREST DU CONSEIL D'ETAT DU ROI, Qui ordonne la visite & l'estimation des Maisons appartenantes aux Corps & Communautés supprimés. Du 20 Avril 1776. Extrait des Registres du Conseil d'Etat. A Paris De l'Imprimerie Royale, 1776. In-4 de 3 pp. ARREST DU CONSEIL D'ETAT DU ROI, Qui commet les sieurs Intendans, pour faire, chacun dans leur Généralité, la liquidation des dettes des Corps & Communautés d'Arts & Métiers, ordonnée par l'article XXIII de l'Edit du mois de Février dernier, portant suppression des Jurandes. Du 20 Avril 1776. Extrait des Registres du Conseil d'Etat. A Paris De l'Imprimerie Royale, 1776. In-4 de 3 pp. ARREST CONTRADICTOIRE DE LA COUR DES AIDES DE PARIS, Du 23 Avril 1776. Qui confirme deux Sentences de l'Election de Mondidier, des 26 février & 11 mars précédens ; ordonne qu'il sera procédé & passé outre aux contraintes encommencées : Fait défenses aux Syndic, Manans, Habitans, Corps & Communauté de la paroisse de Montigny, de s'opposer à la perception des droits du Roi, sous telles peines qu'il appartiendra : Autorise l'Huissier porteur de l'arrêt, à se faire assister de gens suffisans pour que force demeure à Justice : Condamne lesdits habitans en l'amende de douze livres, aux frais & mises d'exécution bien & légitimement faits, suivant la taxe qui en sera faite en la manière accoutumée, & aux dépens des causes d'appel & demandes. Permet à Laurent David, Adjudicataire des fermes générales, de faire imprimer, publier & afficher l'arrêt dans la paroisse de Montigny & par-tout où besoin sera. A Paris De l'Imprimerie Royale, 1776. In-4 de 3 pp. ARREST DU CONSEIL D'ETAT DU ROI, Qui autorise les Commissaires chargés de la vérification des droits qui sont perçus sur les Grains, à procéder à la vérification & liquidation des Offices supprimés, de Mesureurs-royaux, & des droits dépendans desdits Offices : Ordonne que les droits sur les Grains, Graines, Grenailles & Farines, serons sujets auxdites vérifications, sur lesquelles il sera statué au Conseil, sur l'avis desdits Commissaires. Du 24 Avril 1776. Extrait des Registres du Conseil d'Etat. A Paris De l'Imprimerie Royale, 1776. In-4 de 3 pp. ÉDIT DU ROI, Par lequel Sa Majesté permet de faire circuler librement les Vins dans toute l'étendue du Royaume, de les emmagasiner, de les vendre en tous lieux & en tout temps ; & de les exporter en toute saison, par tous les ports, nonobstant tous privilèges particuliers & locaux à ce contraires, que Sa Majesté supprime. Donnée à Versailles au mois d'Avril 1776. Registré aux Parlemens de Toulouse & Dauphiné, & au Conseil souverain de Roussillon. A Paris De l'Imprimerie Royale, 1776. In-4 de 20 pp. ARREST DU CONSEIL D'ETAT DU ROI, Portant que les droits sur les Suifs, ci-devant attribués aux Officiers-plancheurs & Gardes-nuit, Vingtième de l'Hôpital, & Sous pour livre d'iceux, demeureront éteints & supprimés. Du 25 Avril 1776. Extrait des Registres du Conseil d'Etat. A Paris De l'Imprimerie Royale, 1776. In-4 de 3 pp. ARREST DU CONSEIL D'ETAT DU ROI, Qui ordonne que la Vérification des Droits qui se perçoivent sur les Grains, s'appliquera non-seulement à la propriété de ces Droits, mais aux usages qui règlent la forme de perception de ces Droits en chaque lieu, suivant la déclaration qui en sera fournie par les propriétaires. Du 10 Mai 1776. Extrait des Registres du Conseil d'Etat. A Paris De l'Imprimerie Royale, 1776. In-4 de 4 pp. ‎

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‎GAULT DE SAINT-GERMAIN‎

Reference : 18577

‎Manuscrit original de ses "Lettres sur les Départemens de la Creuse et du Puy-de-Dôme", avec des dessins originaux.‎

‎Guéret, 1809-1810.‎


‎ L'un des premiers, si ce nest le tout premier, ouvrage encyclopédique sur la Creuse, cette ancienne province de la Marche, plongée, d'après Gault de Saint-Germain, dans l'apathie depuis des siècles (p. 69). Manuscrit publié très partiellement sous le titre de "Lettres inédites sur la géographie, la physique, la topographie, l'histoire naturelle, les antiquités et les hommes illustres de la ci-devant province de Marche, écrites en 1809 et 1810", publié à Clermont-Ferrand chez A. Veysset, en 1861, in- 12 de 68 pp. Richement illustré de quatorze dessins et une carte autographe de grand format, tous originaux de la main de Gault de Saint-Germain, un portrait de l'auteur lithographié par Rouargue, quatre estampes collées, et diverses coupures de presses sur les intempéries collées sur les premières gardes. Le manuscrit présente quelques ratures et biffures, ainsi que des annotations marginales de l'auteur. "Chercheur acharné, historien avisé et passionné des arts" d'après Camilla Murgia, Pierre-Marie Gault de Saint-Germain mena de front une carrière de peintre, d'écrivain et de professeur. Elève de Durameau, Louis XVI lui avait acheté en 1789 "Vue du Port et de la rade de Moka", et de 1791 à 1801, "il exposa au Salon de bons paysages" (Bénézit) ; il publia un assez grand nombre d'écrits sur le dessin et la gravure, a donné des articles au Journal des Beaux-Arts et à beaucoup de périodiques tout en rédigeant une "Vie et oeuvres de Nicolas Poussin" et publiant une nouvelle édition des "Lettres" de Madame de Sévigné ; enfin, ayant fui Paris sous la Terreur pour se réfugier à Clermont-Ferrand, il y enseigna le dessin à l'Ecole centrale de 1792 à 1794, fût conservateur des monuments historiques du département du Puy-de-Dôme de 1794 à 1796, et après un retour à Paris dès 1797, partit enseigner le dessin à Guéret de 1809 à 1810, séjour durant lequel il rédigea notre manuscrit, une description exhaustive de la Creuse, sous forme épistolaire fort à la mode, dans l'esprit de l'Encyclopédie. d'une grande érudition, émaillées de réflexions pertinentes et de citations, ces lettres, fort vivantes, adressées à Madame xxx [Madame Beaulaton, dont il avait fait le portrait au pastel vers 1792, femme d'un juge membre de l'Académie de Clermont- Ferrand] se lisent avec intérêt, illustrées de gravures et de délicats lavis que l'auteur avait soigneusement réalisés dans son carnet lors de ses pérégrinations (Guéret, Jouillat, Aubusson, Bourganeuf, Châteauneuf, flacons, cuiller, costumes, paysages ou scènes de genre), achevant son ouvrage par la magnifique grande carte dépliante de la Creuse quil a dessinée à la plume et au lavis, représentant minutieusement villes antiques, sépultures, châteaux, monastères, abbayes et prieurés, ainsi que les voies romaines et les ressources minéralogiques, avec, dans la marge, la liste et la localisation des tribunaux, prisons, hospices, gendarmerie, collèges et ponts. Notre manuscrit est celui auquel G. Grange fait référence dans sa note liminaire à l'édition des "Lettres inédites sur la géographie, la physique, la topographie, l'histoire naturelle, les antiquités et les hommes illustres de la ci- devant province de Marche", écrites en 1809 et 1810 de 1861. "Dans un premier volume écrit sur l'Auvergne, [], cet auteur annonçait, comme complément de son ouvrage, une seconde partie traitant de l'histoire de la Marche, avec quelques dessins faits par lui, d'après nature. Quelques recherches que nous ayons faites jusquà ce jour, il nous a été impossible de découvrir ce manuscrit. Cest donc pour conserver aux amateurs ce curieux document, (dont nous regrettons vivement les planches), que nous publions ce quil nous en reste." En fait, seules les lettres II et III (pp. 9 à 21) de notre manuscrit sont éditées (pp. 6 à 35), sans de nombreuses notes du manuscrit, et avec quelques paragraphes retranchés (pp. 32 et 33 du ms) ou ajoutés (pp. 34 et 35 de l'imprimé). En outre, la 1ère lettre de l'imprimé, du 18 novembre 1809, ne figure pas dans le manuscrit ; elle cite des éléments et quelques détails tels auberges, manufactures, patois, pont du Diable ou costumes, empruntés aux p. 55 à 58 du manuscrit. Bien entendu, les dessins originaux sont restés inédits. La 1ère lettre, non paginée, adressée de Guéret, le 19 juillet 1810, sert d'introduction : "Le manuscrit qui suit est la copie du double de mes lettres autographes que vous avez sous vos yeux, et de la plume d'un malheureux qui était sans pain". l'auteur y rappelle les grandes lignes de son ouvrage : malgré l'obscurité politique du département, la tristesse et la monotonie de ses montagnes peu attrayante, son peu d'intérêt historique, la Creuse "a comme tout autre ses richesses territoriales ; [ce département] a ses montagnes, ses carrières, ses mines, ses pâturages, ses bestiaux ; il a ses plantes, ses étangs, ses rivières, ses poissons, ses animaux, ses volatiles, ses insectes particuliers ; il a aussi ses sujets remarquables dans la nécrologie des indigènes. Sa population y est considérable pour l'étendu de son territoire. Les habitants y sont portés au commerce et à l'agriculture et il ne leur manque quune parfaite connaissance du sol quils cultivent pour en vaincre les obstacles comme pour en saisir les avantages." Il fait donc des voeux "pour que vous accueillez favorablement les vues et les idées que jai hasardés sur une des contrées de la France la plus ignorée, peut-être, jusquà présent." La pagination a été revue vraisemblablement par l'auteur, la précédente biffée, avant de confier son manuscrit au relieur dont le couteau a rogné certaines de ces nouvelles paginations. Le texte manuscrit est passé de 160 à 104 pp., auquel l'auteur a ajouté les notes et les illustrations. La continuité du manuscrit nest pas affectée, bien que les lettres V à VII indiquées dans la Table aient été retirées ; elles traitaient de la zoologie, l'agriculture, l'économie rurale et l'élevage (Lettre V), l'ornithologie en générale et celle de la Creuse en particulier (Lettre VI), et enfin les reptiles, poissons, insectes et cours d'eau du département (Lettre VII). I. Route de la Sablière de Guéret à la Châtre, nature du sol, géologie ; monument de Joulliat [pour Jouillat], avec dessin du château p. 114 ; l'araire et la charrue, le climat insalubre et la nature viciée de l'air provoquant nombre de maladies ; végétation triste et uniforme ; beau point de vue sur les montagnes de Saint-Vaulry. II. Mauvaise qualité de la terre végétale, ("le sol, les plantes, les hommes, les animaux, en un mot jusquà la vie champêtre, tout manque de couleur, de physionomie et de caractère"), observations météorologiques sur Guéret et ses environs, sa situation topographique ; effets des météores aqueux sur les montagnes, leur influence sur les habitants qui sont "d'une stature médiocre, ils ont les épaules étroites, les jarrets ployants sous le genou et fatiguent aisément sous le poids du travail ; cette constitution dégénérée est remarquable sur les conscrits ; quoique jeunes, ils sont grêles, un peu voûtés et sans ardeur ; rarement ils produisent de beaux hommes aux armées." Observations de Cassini et de M. de Laambre sur la tour de Sermur, phénomènes curieux sur les courants d'air (faubourg de l'Etang jusquà mi-chemin du bois de la Rode), avec une belle digression sur les représentations artistiques des halos ; enfin, il évoque les violents contrastes météorologiques (orages, foudres, ouragans, etc.) et les météores. III. Histoire ancienne et moderne du département. (Il déplore l'absence de bibliothèque monastique à Guéret). Les plus anciens monuments, avec leurs inscriptions, ses sépultures et objets funéraires (La Souterraine, Ahun, La Courtine), les voies romaines et les camps de César, les antiquités religieuses (monastère de Saint Pardoux). Enfin, les monuments de Guéret : 'Le caprice ou le besoin ont été plus consultés que l'art dans l'ensemble de la ville de Guéret et même sur ses monuments qui nont ni apparence, ni dignité, ni goût tant en dehors que dans les distributions intérieures. l'église paroissiale est une carrière de pierres, grossièrement ornée. Le Palais et la chambre du Tribunal rappellent plutôt une communauté de Marchands que le siège de la justice. Les fontaines publiques ressemblent aux petites guérites des sentinelles.' Il décrit ensuite le château, puis l'hôtel de la préfecture et le collège, l'hospice de Guéret qui peut contenir 300 malades, son organisation et fonctionnement, et ceux du département, enfin les prisons "autrefois si malsaines à Guéret, ont été réparées, agrandies, entourées de cours aérées, où les prisonniers des deux sexes peuvent se promener séparément ; ailleurs elles sont restées dans un état d'insalubrité qui fait frémir l'humanité" sauf celle de Bourganeuf, plus spacieuse et mieux aérée. Suit un "Tableau des hommes célèbres de la ci-devant province de la Marche", du XIIIe siècle à la fin XVIIIe. IV. Fouilles de Boussac (1782-1783), bains antiques de Fades et sa légende, les eaux minérales de la Creuse (Evaux, avec description, Blessac et Mallereix), antiquités d'Aubusson, forteresse de Crozant, petite et grande Creuse. V. Seule subsiste la note p. 110 sur les "Ouvriers de la Creuse". Il regrette que l'on confonde les Marchois et les Limousins et l'avis défavorable qu'ont porté les écrivains à leur sujet : "Ils sont lourds dans leur manière de vivre, sales en leurs meubles et leurs tables, sordides en ménage, épargnants et un peu chiches, grands mangeurs de pain, superstitieux, assez rudes, superbes et glorieux." VIII. Moeurs et usages du département. Guéret "n'a ni spectacles, ni fêtes publiques, ni Société", "quaurais-je à puiser dans des réunions de table, de jeu et de médisance ? Des ridicules ?". Il fustige l'illettrisme du département (30 maîtres de lecture et d'écriture pour 293 communes dont un tiers des maires ne savent pas lire) ; cette ignorance entretient la pauvreté, la misère et tue l'industrie. Il décrit une métairie, modèle "du vice de l'architecture rurale", puis les Creusois : "pas d'un naturel fort courtisan, ils sont généralement bons pères de famille, bons époux, mais ils portent sur leur physionomie au sein du ménage un air de dédain qui semble avertir les femmes quelles sont esclaves. Ils sont excessivement intéressés, peu hospitaliers et ne fêtent les étrangers qu'autant quils ont quelque chose à en espérer. Ils sont prompts à décider et lents à agir, très religieux et souvent dévots jusquà la superstition. " Il évoque les fêtes villageoises, leur appétit pour le pain, les pratiques thérapeutiques désastreuses, les funérailles et le deuil, les cérémonies de mariage selon les régions du département, la danse "lourde et maussade, leur musique est aigre et monotone [] Les bourrées d'Auvergne sont méconnaissables quand les Marchois les dansent", le costume qui "na rien de remarquable" [illustré p. 125] et le port du sabot. Enfin, il fait état de la découverte à Guéret de sépultures antiques contenant des flacons [ill. p. 119] dont il a recueilli le baume, et d'une petite cuiller à l'usage des sacrifices antiques [ill. p. 129]. IX. L'industrie, les manufactures et le commerce. Aubusson [avec illustrations] et sa "manufacture de tapisserie de haute-lisse" en perte de vitesse ; il déplore l'absence d'une école de dessin "du sein de laquelle sortirait bientôt une pépinière d'ouvriers qui rendrait à leur manufacture la célébrité quelle a perdue" ; cependant il note que le goût pour l'art de la tapisserie ne se perd point à Aubusson et que "l'émulation renaît parmi ses fabricants, mais quils songent que pour obtenir les suffrages et du débit, il faut quils travaillent à se placer sur la ligne des progrès quont atteinte les arts depuis vingt ans." Il parle de la direction de l'entreprise, et du dynamisme d'Aubusson qui "a eu le bon esprit d'élever et d'entretenir une brasserie et cest la seule ; elle fabrique environ 250 feuillets de bière par an." Il aborde ensuite Bourganeuf et ses papeteries, celles de Felletin et de Saint-Quentin, avec leurs défauts de papier, l'échec de la papeterie de Pont-à-la-Dauge. Il note la mégisserie peu développée ; la production de bas tricotés (avec description des ouvrières), de la toile (production majeure du département), de la draperie (étoffes grossière), de la chandelle (défectueuse), poterie (Saint-Loup, grossière), chapellerie, verrerie (Coupie). Il décrit ensuite les foires et marchés (plus de 300), le commerce des denrées (blé, seigle, sarrasin, avoine, orge, lentilles, châtaignes dont le peuple souffre beaucoup quand elles manquent, légumes et fruits). Il évoque l'apiculture, mal maîtrisée. Il aborde ensuite les voies de communication, source de développement industriel (pont du Diable à Anzême), puis le patois. Enfin, il relate une procession menée par M. Delille, curé de Guéret, avec son festin champêtre. X. Production minéralogique. Granit de qualité, quartz fort répandu, schiste micacé, gisements de fer, pierre meulière, cristaux de roche, roches magnésiennes couvertes d'une sorte de lichen, l'orseille (qui "macérée avec de l'urine et réduit en pâte donne l'écarlate, le violet et le bleu"), terres argileuses (à ce sujet, il déplore l'usage du "verre métallique pour vernir les poteries propres à la cuisson des comestibles ; ce vernis soluble dans les graisses et les acides est infiniment dangereux"), la stéatite (pouvant remplacer le savon). Il évoque ensuite la production de houille à développer : "le défaut de consommation et de communication est la principale cause des lenteurs et des faibles moyens quils [les Creusois] emploient pour exploiter leurs mines", les mines d'antimoine. Puis il regrette le peu de goût des Creusois pour les sciences, les arts et les lettres : "a ville capitale semble même les repousser. Jai tenté plusieurs fois d'y inspirer le goût d'une Société littéraire, mais la plus petite réunion à cet égard parait comme impossible." Guéret a tout de même ses hommes de mérite, et il en cite plusieurs (Joulietton, Michelet, Grand, Dupuis). "Il y a deux imprimeurs environ dans le Département, je ny connais pas un seul libraire." Concernant la vaccination, la pratique sen propage avec empressement. En post-scriptum, il décrit un nouveau flacon antique découvert et dont il a fait brûler les grains d'encens et d'aubépine qui ont embaumé sa chambre. XI. La végétation, la flore, les arbres, les fruits et légumes. En post-scriptum, il décrit le camp des prisonniers espagnols à Joliet près de Guéret, sur la route de Moulins [avec illustration p. 135]. "C'est un spectacle hideux que les prisonniers de cette nation campés sous des méchantes cahutes, construites tout exprès pour eux et afin de garantir la ville des épidémies dont ils infectent l'air, partout où ils passent, et arrêter un fléau dont beaucoup de personnes ont été victimes avant cette précaution. Ce camp, Madame, est un rassemblement de spectres ambulants qui promènent la misère et la mort sur un vaste cimetière. Les illuminations des feux de la St Jean détournent ma vue de ce tableau qui fait frémir l'humanité." Il déplore que ces réjouissances de la St Jean tombent en désuétudes, abandonnées aux enfants "qui souvent, sans qu'on sen doute, conservent dans leurs jeux les plus antiques usages". Sur un béquet, figure la "suite de l'observation sur les montagnes" concernant les prétendus volcans de la Creuse, théorie que réfute Gault. Suivent ensuite le "Programme de la carte du Département de la Creuse", la table et une page d'omissions. 7 pp. de notes sur papier fin (pp. 105 à 112) remplaçant des notes de bas de page revues et corrigées précèdent les dessins de l'auteur légendées à la plume : "La Ville de Guéret prise sur la route de Moulins", "Joulliat, château situé à mi côté des montagnes qui séparent l'ancienne Marche d'avec le Berry", "Château d'Aubusson tel quil était en 1646 lorsque Louis XIII en ordonna la démolition", "Flacons d'argile trouvés dans les anciennes sépultures découvertes à Guéret le 7 de mai 1810. Les plus grands ont 5 pouces", "Salle de spectacle de la ville de Guéret", [un paysage géologique, non légendé], "Costume des hommes de la Marche", "Château de Bourganeuf, La tour de Zizime est à gauche", "Usine aux environs de Guéret", [une cuiller], "Chateauneuf sur la rivière de Cher, la ville divisée en haute et basse forme une espèce d'amphithéâtre dont le château occupe la partie supérieure. Il a été bâti par Guillaume de l'Aubespine, seigneur du lieu jadis", "Pont sur la rivière de Cher à Châteauneuf", "Etude d'après Nature près de Crosant. L'aqueduc est ajouté", "Camp des prisonniers espagnols à Joliet près de Guéret", et "Carte du département de la Creuse, dressée par l'auteur pour sa correspondance". Il est joint 4 lettres de l'auteur autographes signées. Dos de la reliure frotté. /// In-4 de Titre, 111 pp., 16 pp. de gravures et dessins contrecollés, 1 grande carte à la plume dépliante. Demi-basane verte, dos doré d'un décor romantique, pièce de titre en maroquin rouge. (Reliure de l'époque.) //// ‎

Hugues de Latude - Villefranche de Lauragais
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‎ARGENS (Jean Baptiste de Boyer, Marquis d).‎

Reference : 4354

(1751)

‎Lettres chinoises, ou Correspondance Philosophique, Historique & Critique, Entre un Chinois Voyageur à Paris & ses Correspondans à la Chine, en Moscovie, en Perse & au Japon. Par l'Auteur des Lettres Juives & Cabalistiques. Nouvelle édition, Augmentée de Nouvelles Lettres, de Quantité de Remarques, &c.‎

‎La Hague, Pierre Gosse, junior, 1751. 1751 5 vol. in-16° (158 x 97 mm.) de: 6 vols. 12mo, [ii] ff., xlviii pp., 292 pp.; [i] ff., 383 pp.; [i] ff., 276 pp.; [i] ff., 320 pp.; [i] ff., 364 pp. réunissant 149 lettres de 8 pp. chacune. Plein veau d'époque, dos lisses ornés, titres et tomaisons de maroquin rouge, triple encadrement de filets dorés sur les plats. (défauts d'usage, cassures aux mors, coiffes arrasées, coins éclatés).‎


‎Nouvelle édition augmentée de ces lettres chinoises par Jean-Baptiste Boyer dArgens (1703-1771). Installé en Hollande, disciple de Voltaire, proche des milieux protestants, le marquis de Boyer d'Argens était originaire d'Aix-en-Provence. Frederic II l'attira en Prusse et le nomma son Chambellan ainsi que Directeur de l'Académie. Tous ses écrits sont inspirés par la philosophie sceptique du XVIIIe siècle. Les Lettres chinoises ont ce dessein typique des Lumières de comparer les murs et coutumes de plusieurs civilisations ; l'uvre reprend le schéma, toujours humoristique, du premier ouvrage de ce type : L'espion de la cour de Marana, puis les Lettres persanes de Montesquieu. Un narrateur chinois écrit à ses congénères des différents lieux de l'Europe (Moscou, Stockholm, Paris.). L'uvre est toujours censée nous interroger sur l'étrangeté de nos propres pensées et coutumes. D'Argens décrit également plusieurs voyages en Orient, avec des informations intéressantes sur les murs et institutions des pays orientaux. A l'instar des Lettres cabalistiques ou juives du même auteur, les Lettres chinoises furent publiées en périodiques. Les songes philosophiques, au nombre de vingt, relations de rêves, sont d'authentiques utopies ; le premier conte une terre habitée et gouvernée par des singes, la Singimanie ; le second entraîne un singe et le narrateur chez les Changijournes, peuple qui change continuellement d'habits et de mode. Dans le quinzième songe, le narrateur reçoit la visite de Racine, et le dialogue expose la matière des belles-lettres à l'époque de l'auteur. Bel exemplaire. ‎

J-F Letenneur Livres Rares - Saint Briac sur Mer
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‎SEVIGNE, Madame de‎

Reference : LCS-17743

‎Lettres de Madame de Sévigné, de sa famille et de ses amis. Avec trois portraits et trois fac-simile. Éblouissant exemplaire de l’édition originale collective au format in-12.‎

‎Magnifique exemplaire, assurément l’un des plus beaux connus, revêtu d’éblouissantes reliures en maroquin de l’époque signées de Lefebvre, bien complet des Mémoires de Coulanges. Paris, J.J. Blaise, Libraire de S.A.S. Madame la Duchesse d’Orléans, 1818. 12 volumes. - Mémoires de M. de Coulanges, suivis de Lettres inédites de Madame de Sévigné, de son fils, de l’abbé de Coulanges, d’Arnauld-d’Andilly, d’Arnauld de Pomponne, de Jean de La Fontaine… Paris, J.J. Blaise, Libraire de S.A.S. Madame la Duchesse d’Orléans, 1820. 1 volume. Soit 13 volumes in-12, maroquin bleu nuit à grain long, roulette à fond perlé sertie de filets droits autour des plats, dos lisses ornés d’un décor doré à fond criblé, damiers dorés en pied, chaînette intérieure dorée, doublures et gardes de tabis parme, tranches dorées. Riche reliure de l’époque signée Lefebvre. 162 x 98 mm.‎


‎Précieuse édition collective originale de format in-12 des « Lettres de Madame de Sévigné ». Première édition critique des Lettres de Madame de Sévigné, établie par Louis-Jean-Nicolas Monmerqué (1780-1860). Parues en 1818, en 10 volumes in-8, chez J.J. Blaise, celui-ci en donna la même année cette édition en 12 volumes in-12. Les Mémoires de M. de Coulanges parurent simultanément en 1820 dans les deux formats. Tchemerzine loue grandement la première édition critique de Monmerqué imprimée en 1818. « Les éditions les plus complètes et les meilleures de Mme de Sévigné sont les éditions du XIXe siècle. La première édition critique est celle de Monmerqué [Paris, Impr. De P. Didot l’aîné : J.J. Blaise, 1818-1819, 10 vol. in-8] ; elle contient près de cent lettres inédites et plus de trois cents fragments également inédits. » (Tchemerzine, V, 829). « L’édition Monmerqué de 1818 est la meilleure que l’on eût jusqu’alors de cette immortelle correspondance (elle est ornée ici de 4 portraits, 6 fac-similé et une planche de monnaie). Il est convenable de réunir à cette édition le volume intitulé : Mémoires de M. De Coulanges ; suivis de Lettres inédites de Mme de Sévigné, de son fils, de l’abbé de Coulanges… Paris, Blaise, 1820, in-8 ». Brunet. Ces deux volumes sont ici réunis. « M. de Monmerqué a fait jouir le public du véritable texte de madame de Sévigné, par une édition augmentée de quatre-vingt-quatorze Lettres inédites, de deux cent quarante-six Lettres auxquelles il a restitué des passages également inédits, et de deux cent cinquante-six Lettres, ou qui n’avaient pas été réunies à la collection, ou dans lesquelles il a été rétabli des passages imprimés en 1726, en 1734, mais retranchés ensuite par des considérations qui n’existent plus. En conférant les diverses éditions originales, en méditant les mémoires du temps, il a rétabli une foule de passages omis ou altérés, et il a résolu des difficultés sans nombre. Les avantages d'un travail aussi précieux sont développés par l’éditeur dans une Notice bibliographique ; et M. de Saint-Surin y a joint une Notice fort étendue sur madame de Sévigné, sur sa famille et ses amis. Cette édition est le résultat de tant de recherches, qu’on peut la considérer comme la source où puisent avec plus ou moins de liberté tous ceux qui réimpriment les Lettres de notre inimitable épistoliaire ». Le dernier volume est terminé par une table analytique et alphabétique. Quelques exemplaires de luxe furent imprimés sur papier vélin. Magnifique exemplaire, assurément l’un des plus beaux connus, revêtu d’éblouissantes reliures en maroquin de l’époque signées de Lefebvre, bien complet des Mémoires de Coulanges. Neveu par alliance de Jean-Claude Bozérian, Lefebvre travailla un temps avec son oncle, avant de reprendre son atelier lorsque celui-ci se retira vers 1810. Il exerça jusque vers 1831. Le vocabulaire ornemental utilisé ici est d’un grand raffinement, en particulier le damier doré repris en pied de chaque volume. Exposition : Culot (P.), Relieurs et reliures décorées en France aux époques Directoire et Empire, Bibliotheca Wittockiana, 16 sept. 2000 - 10 févr. 2001, Bruxelles, n°85, avec reproduction.‎

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‎BART, Léo ; BART, Jean ; BART, Charlemagne‎

Reference : 55268

(1915)

‎Belle correspondance personnelle et originale, adressée aux deux frères Charlemagne et Jean Bart par leur frère Léo Bart, du 4 janvier 1915 au 21 août 1917. Jean Bart fut successivement matelot mécanicien à la Caserne Eblé au Havre, puis marin à l’Arsenal de Cherbourg, puis embarqué à bord du sous-marin Denis-Papin. Remarquable correspondance, car pour l'essentiel non soumise à la censure militaire, d’environ 94 lettres et cartes, auxquelles nous joignons quelques photos personnelles des protagonistes.La première lettre est datée du 29 septembre 1914 de Nomain Andignies, adressée des parents Bart à leur « Cher Fils », dont ils ont appris qu’il était blessé mais peu gravement. Ils racontent le passage des allemands, la fuite des habitants de Nomains vers Douai, « et les allemands sont restés pendant 15 jours à Orchies pour préparer leurs mauvais coups il y a eu des anglais qui sont venus les dénicher alors ils sont partis pour Valenciennes [ etc… ] depuis le 24 août nous n’avons plus de courrier nous sommes obligés de faire porter nos lettres à Lille. Nous avons été tranquille jusque le 24 septembre la nous avons eu un combat à Archies les français ont pris 3 auto et dans un fossé on a trouvé un officier tué avec un ordre dans la poche que l’on devait incendier Orchies à 7 heures du soir [… ] et le lendemain ils ont mis le fin à tout Orchies [ …] A l’heur ou je t’écrit on vient de nous dire qu’il y a des Hulans qui viennent reconnaître le terrain et ce matin nous avons vu deux aéroplanes une allemande et une française qui lui a fait la chasse [etc…] ». Il s’agit de l’unique lettre de l’ensemble provenant des parents de Jean Bart, Nomain ayant ensuite été occupée par les allemands.Un frère (manifestement Léo Bart) écrit le 7 décembre 1914 « je ne travaille plus pour l’armée depuis 8 jours car en général tous les patrons parisiens se figurent que parce que nous sommes des réfugiés nous devons subir toutes leurs humiliations et faire des bassesses. J’ai fait 3 boutiques depuis mon arrivée à Paris, et je rentre demain dans la 4e comme contremaître [… ] Je me suis fait inscrire pour passer le conseil mais j’ai bien stipulé « automobiliste » mais c’est une ressource car je ferai tout ce qu’il m’est possible de faire pour me faire réformer de nouveau et si je ne puis l’être au conseil j’aurai au moins la chance de l’être en arrivant au corps ».[ … ] je suis ici avec l’oncle de Germaine, le directeur de chez Thiriez. [ … ] Il a envoyé un télégramme à Germazine « par la voie d’un consul de Hollande » [… ] « tout ce que l’on sait c’est que les Allemands ont tout organisés comme s’ils étaient chez eux à Roubaix ils ont rouvert les écoles, il font marcher les usines en autres la maison Thiriez ». Il évoque la guerre qui va durer au moins l’hiver, s’inquiète de son frère : « Et ton bras, comment va-t-il ? Fais bien attention de ne plus retourner à cette orgie sanguinaire et si les mouvements de ton bras ne sont plus complets ils ne pourront certainement pas de renvoyer au feu si tu sais te débrouiller, maintenant si à force d’insister on voulait te réformer ne te laisse surtout pas réformer n°2 il faut te faire réformer n°1 c’est-à-dire avec pension car il ne faut pas que tous ces messieurs c’en tire à si bon compte [ … ] Maintenant je voudrais bien savoir l’état exact de ton bras, car je crois que tu ne me dis pas toute la vérité [ …] ». Il lui conseille de se faire inscrire comme décolleteur.Suivent deux autres CP datées du 20 puis du 28 décembre 1914. On y apprend que leur frère Charlemagne, blessé, est à Périgueux, et que lui-même, Léo, a dû abandonner côté allemand sa femme et sa fille…Le même écrit le 4 janvier 1915 (1914 par erreur sur la lettre) à Jean, depuis le Grand Hôtel du Pont du Cher, à Saint-Florent, et l’informe qu’il s’y trouve « non comme soldat, mais comme militarisé pour monter une usine pour la fabrication des gaines d’obus. Je suis ici dans un sale patelin et on s’y fait crever à travailer je t’assure que je préfèrerais être sur le front ». Il est sans nouvelles de sa femme et de sa petite-fille, restées à Loos. Le 12 février 1915, il s’inquiète pour son frère « il paraît que chaque fois que tu sors du bois et te rends malade ce n’est pas digne d’un jeune homme tel que toi, que dirais-je moi qui ait laissé ma femme et ma petite-fille à Loos », [ …], « prends patience un grand coup se prépare et avant 1 mois soit persuadé que tous ces bandits seront chassés de chez nous ». Le 9 juin 1915, automobiliste dans le secteur Postal 63, il lui reproche d’avoir fait « de la caisse ». Il sait bien que l’on souhaiterait savoir ce qui se passe sur le front ; leur frère Charlemagne « pourrait te raconter bien des choses, mais la guerre du mois d’août dernier n’était pas celle que l’on fait en ce moment. Je puis t’en causer car ce matin encore je suis allé à 1500 mètres des tranchées boches et je t’assure que ça barde quand tu vois des chevaux coupés en deux par des éclats d’obus il faut pas demander quand cela arrive dans groupe d’hommes [ …] ». Les 11 et 15 mars 1915, Léo Bart écrit à Jean, sur papier à en-tête de l’Hôtel franco-russe à Paris. Il est désormais automobiliste et compte « monter sur le front avec une auto-mitrailleuse ou une auto-canon ou auto-projecteur. Je te conseillerai de faire une demande pour être versé comme moi au 13ème Artillerie comme automobiliste car on en demande beaucoup » [ … ] Charlemagne me dit que tu désires aller voir comment ça se passe sur le front, ne fait jamais cette bêtise là moi j’en reviens j’y ai passé 8 jours et je t’assure que ce n’est pas amusant ». Le 17 mars, Léo lui envoie une des lettres les plus émouvantes : « Je reviens du front où j’ai fait des convois de chevaux et maintenant je suis automobiliste mais malheureusement je crois que je vais repartir bientôt comme auto-mitrailleur. Enfin si jamais j’y laissai ma peau je compte sur toi pour aller voir Germaine et l’embrasser pour moi. Surtout ne dit jamais que c’est moi qui ai demandé à partir, tu me le jureras dans ta prochaine lettre [ souligné six fois !] car je le regrette amèrement ». […] « Ne te fais pas de mousse pour moi, je ne suis pas encore parti et tu sais que je suis débrouillard ». Suivent six missives plus brèves adressées à Jean et Charlemagne (lequel est arrivé au centre des Convalescents de La Force en Dordogne). Léo est désormais au service du courrier.Le 17 juillet 1915, Léo écrit qu’il lui est « arrivé une sale blague, nous étions en train de discuter dans la cour de chez nous quand arriva le lieutenant un copain cria 22, ce lieutenant a peut-être cru que c’était moi qui avait crié et depuis 8 jours je suis sur les épines [ … ] figure toi que le fautif est parti en permission, mais je dois te dire que ce lieutenant est du Midi et soit certain qu’il ne doit pas gober les gens du Nord, et il n’est pas sans savoir que les Gars du Nord détestent les mauvais soldats du Midi. Mais vois-tu la Guerre finira un jour et il faut espérer qu’on les houspillera un peu car ils n’ont rien à souffrir ils sont les bienvenus dans les hautes sphères, ils sont en communication avec les leurs enfin ils ont tou pour être heureux tandis que nous, il nous manque tout cela et non content d’être ainsi favorisé ces salauds là rient de notre malheur et nous tourne en risées [… ] Lorsque j’ai demandé ma permission pour Bergerac au bureau ont ma demandé si c’était pour aller voir Cyrano, j’aurai bien pu leur répondre que s’ils étaient un peu moins fénéants et un peu plus patriotes nous pourrions faire comme eux aller embrasser les nôtres [ … ] ».Le 19 septembre il expose la manière de correspondre avec Lille (« l’enveloppe ne doit pas être cacheté et ne pas parler de la guerre »). Le 20 septembre, Léo annonce avoir reçu des nouvelles de sa femme et de sa fille. Le 22 octobre (à Charlemagne et Jean, tous deux à Cherbourg) : « hier ont a demandé des volontaires pour la Serbie, et je vous prie de croire que si je n’avais pas femme et enfant je me serai fait inscrire car j’en ai assez de vivre au milieu de tous ces salauds là. Qu’est-ce que c’est que la guerre pour eux, ce n’est rien au contraire ils font de l’automobile toute la journée, ils ont de l’argent plein leurs poches, ils font venir leurs femmes quand ils veulent. Tu vois que ces gens là voudraient bien que la guerre dure éternellement [ …] Maintenant dans notre secteur c’est plus calme depuis quelques jours les boches attaquent plus à l’Ouest du côté de Reims mais ils ramassent la purge [ … ] ces vaches là tiennent bon quand même et quand on fait des prisonniers c’est parce qu’ils sont prix par les tirs de barrages qui empêchent les vivres d’arriver sans cela il se font tuer jusqu’au dernier même étant prisonnier ils nous engueulent encore ».Le 1er novembre 1915 puis le 6 novembre, Léo écrit, précisant que « si je t’envoie un lettre par un civil, c’est pour ne pas que ma lettre passe à la censure militaire et farceur que tu es tu mets sur ton adresse pour remettre à un militaire farceur va enfin ça y est tout est arrivé à bon port [ … ] » Dans les lettres suivantes (novembre et décembre ), il essaie d’envisager la réunion des 3 frères à Cherbourg, mais avec prudence, car les mensonger exposent aux enquêtes de gendarmerie.Le 21 janvier 1916, il indique avoir reçu une photo de sa femme dont il est resté marqué, « elle fait pitié tellement elle a maigri ».Le 20 février 1916, il s’inquiète de ne plus recevoir de nouvelles. Il a appris par son oncle que l’explosion du dépôt de munition de la Porte des postes a causé des dégâts considérables, « tout le quartier de Moulins-Lille est rasé il y a 600 immeubles de démolis, 2000 victimes civiles et 300 soldats boches, tout cela demande confirmation bien entendu mais c’est le bruit qui coure ».Le 1er avril 1916 il écrit : « nous sommes de nouveau au repos et tu as dû lire la citation de tous les automobilistes du front de Verdun ». Le 19 mai 1916 il écrit (Motocycliste 551 T. M. Convois auto B.C.M. Paris) : « Pour le moment nous sommes très surmenés avec cette sacrée bataille de Verdun qui n’en fini pas, qui est très fatiguant pour nous car il faut marcher jour et nuit pour le transport des munitions ».Nous ne détaillons pas l’intégralité de la correspondance. En juillet 1916, il raconte que des « nuées d’avions sillonnent continuellement le ciel nuit et jour et les boches ne peuvent plus monter leurs saucisses car on les abat aussitôt ». Le 216 octobre 1916 il évoque un tuyau de l’Intendance anglaise prétendant que Lille sera repris pour la fin du mois. « Contrairement à ce que je t’avais dit, au lieu d’aller dans l’infanterie, c’est pour les tracteurs d’artillerie, ou dans les « Tancks » (crème-de-menthe ») et on relèvera jusqu’à la classe 1902. En novembre « j’ai bien peut d’être expédié à Salonique, car en ce moment c’est une vraie pétaudière ». La dernière lettre du temps de guerre date du 21 août 1917‎

‎94 cartes et LAS, auxquelles nous joignons quelques photos et quelques lettres postérieures. Belle correspondance personnelle adressée aux deux frères Charlemagne et Jean Bart par leur frère Léo Bart, du 4 janvier 1915 au 21 août 1917, adressée à Jean Bart, matelot mécanicien à la Caserne Eblé au Havre, puis marin à l’Arsenal de Cherbourg, puis embarqué à bord du sous-marin Denis-Papin. Remarquable correspondance, car non soumise à la censure militaire, d’environ 94 lettres et cartes, auxquelles nous joignons quelques photos personnelles des protagonistes.La première lettre est datée du 29 septembre 1914 de Nomain Andignies, adressée des parents Bart à leur « Cher Fils », dont ils ont appris qu’il était blessé mais peu gravement. Ils racontent le passage des allemands, la fuite des habitants de Nomains vers Douai, « et les allemands sont restés pendant 15 jours à Orchies pour préparer leurs mauvais coups il y a eu des anglais qui sont venus les dénicher alors ils sont partis pour Valenciennes [ etc… ] depuis le 24 août nous n’avons plus de courrier nous sommes obligés de faire porter nos lettres à Lille. Nous avons été tranquille jusque le 24 septembre la nous avons eu un combat à Archies les français ont pris 3 auto et dans un fossé on a trouvé un officier tué avec un ordre dans la poche que l’on devait incendier Orchies à 7 heures du soir [… ] et le lendemain ils ont mis le fin à tout Orchies [ …] A l’heur ou je t’écrit on vient de nous dire qu’il y a des Hulans qui viennent reconnaître le terrain et ce matin nous avons vu deux aéroplanes une allemande et une française qui lui a fait la chasse [etc…] ». Il s’agit de l’unique lettre de l’ensemble provenant des parents de Jean Bart, Nomain ayant ensuite été occupée par les allemands.Un frère (manifestement Léo Bart) écrit le 7 décembre 1914 « je ne travaille plus pour l’armée depuis 8 jours car en général tous les patrons parisiens se figurent que parce que nous sommes des réfugiés nous devons subir toutes leurs humiliations et faire des bassesses. J’ai fait 3 boutiques depuis mon arrivée à Paris, et je rentre demain dans la 4e comme contremaître [… ] Je me suis fait inscrire pour passer le conseil mais j’ai bien stipulé « automobiliste » mais c’est une ressource car je ferai tout ce qu’il m’est possible de faire pour me faire réformer de nouveau et si je ne puis l’être au conseil j’aurai au moins la chance de l’être en arrivant au corps ».[ … ] je suis ici avec l’oncle de Germaine, le directeur de chez Thiriez. [ … ] Il a envoyé un télégramme à Germazine « par la voie d’un consul de Hollande » [… ] « tout ce que l’on sait c’est que les Allemands ont tout organisés comme s’ils étaient chez eux à Roubaix ils ont rouvert les écoles, il font marcher les usines en autres la maison Thiriez ». Il évoque la guerre qui va durer au moins l’hiver, s’inquiète de son frère : « Et ton bras, comment va-t-il ? Fais bien attention de ne plus retourner à cette orgie sanguinaire et si les mouvements de ton bras ne sont plus complets ils ne pourront certainement pas de renvoyer au feu si tu sais te débrouiller, maintenant si à force d’insister on voulait te réformer ne te laisse surtout pas réformer n°2 il faut te faire réformer n°1 c’est-à-dire avec pension car il ne faut pas que tous ces messieurs c’en tire à si bon compte [ … ] Maintenant je voudrais bien savoir l’état exact de ton bras, car je crois que tu ne me dis pas toute la vérité [ …] ». Il lui conseille de se faire inscrire comme décolleteur.Suivent deux autres CP datées du 20 puis du 28 décembre 1914. On y apprend que leur frère Charlemagne, blessé, est à Périgueux, et que lui-même, Léo, a dû abandonner côté allemand sa femme et sa fille…Le même écrit le 4 janvier 1915 (1914 par erreur sur la lettre) à Jean, depuis le Grand Hôtel du Pont du Cher, à Saint-Florent, et l’informe qu’il s’y trouve « non comme soldat, mais comme militarisé pour monter une usine pour la fabrication des gaines d’obus. Je suis ici dans un sale patelin et on s’y fait crever à travailer je t’assure que je préfèrerais être sur le front ». Il est sans nouvelles de sa femme et de sa petite-fille, restées à Loos. Le 12 février 1915, il s’inquiète pour son frère « il paraît que chaque fois que tu sors du bois et te rends malade ce n’est pas digne d’un jeune homme tel que toi, que dirais-je moi qui ait laissé ma femme et ma petite-fille à Loos », [ …], « prends patience un grand coup se prépare et avant 1 mois soit persuadé que tous ces bandits seront chassés de chez nous ». Le 9 juin 1915, automobiliste dans le secteur Postal 63, il lui reproche d’avoir fait « de la caisse ». Il sait bien que l’on souhaiterait savoir ce qui se passe sur le front ; leur frère Charlemagne « pourrait te raconter bien des choses, mais la guerre du mois d’août dernier n’était pas celle que l’on fait en ce moment. Je puis t’en causer car ce matin encore je suis allé à 1500 mètres des tranchées boches et je t’assure que ça barde quand tu vois des chevaux coupés en deux par des éclats d’obus il faut pas demander quand cela arrive dans groupe d’hommes [ …] ». Les 11 et 15 mars 1915, Léo Bart écrit à Jean, sur papier à en-tête de l’Hôtel franco-russe à Paris. Il est désormais automobiliste et compte « monter sur le front avec une auto-mitrailleuse ou une auto-canon ou auto-projecteur. Je te conseillerai de faire une demande pour être versé comme moi au 13ème Artillerie comme automobiliste car on en demande beaucoup » [ … ] Charlemagne me dit que tu désires aller voir comment ça se passe sur le front, ne fait jamais cette bêtise là moi j’en reviens j’y ai passé 8 jours et je t’assure que ce n’est pas amusant ». Le 17 mars, Léo lui envoie une des lettres les plus émouvantes : « Je reviens du front où j’ai fait des convois de chevaux et maintenant je suis automobiliste mais malheureusement je crois que je vais repartir bientôt comme auto-mitrailleur. Enfin si jamais j’y laissai ma peau je compte sur toi pour aller voir Germaine et l’embrasser pour moi. Surtout ne dit jamais que c’est moi qui ai demandé à partir, tu me le jureras dans ta prochaine lettre [ souligné six fois !] car je le regrette amèrement ». […] « Ne te fais pas de mousse pour moi, je ne suis pas encore parti et tu sais que je suis débrouillard ». Suivent six missives plus brèves adressées à Jean et Charlemagne (lequel est arrivé au centre des Convalescents de La Force en Dordogne). Léo est désormais au service du courrier.Le 17 juillet 1915, Léo écrit qu’il lui est « arrivé une sale blague, nous étions en train de discuter dans la cour de chez nous quand arriva le lieutenant un copain cria 22, ce lieutenant a peut-être cru que c’était moi qui avait crié et depuis 8 jours je suis sur les épines [ … ] figure toi que le fautif est parti en permission, mais je dois te dire que ce lieutenant est du Midi et soit certain qu’il ne doit pas gober les gens du Nord, et il n’est pas sans savoir que les Gars du Nord détestent les mauvais soldats du Midi. Mais vois-tu la Guerre finira un jour et il faut espérer qu’on les houspillera un peu car ils n’ont rien à souffrir ils sont les bienvenus dans les hautes sphères, ils sont en communication avec les leurs enfin ils ont tou pour être heureux tandis que nous, il nous manque tout cela et non content d’être ainsi favorisé ces salauds là rient de notre malheur et nous tourne en risées [… ] Lorsque j’ai demandé ma permission pour Bergerac au bureau ont ma demandé si c’était pour aller voir Cyrano, j’aurai bien pu leur répondre que s’ils étaient un peu moins fénéants et un peu plus patriotes nous pourrions faire comme eux aller embrasser les nôtres [ … ] ».Le 19 septembre il expose la manière de correspondre avec Lille (« l’enveloppe ne doit pas être cacheté et ne pas parler de la guerre »). Le 20 septembre, Léo annonce avoir reçu des nouvelles de sa femme et de sa fille. Le 22 octobre (à Charlemagne et Jean, tous deux à Cherbourg) : « hier ont a demandé des volontaires pour la Serbie, et je vous prie de croire que si je n’avais pas femme et enfant je me serai fait inscrire car j’en ai assez de vivre au milieu de tous ces salauds là. Qu’est-ce que c’est que la guerre pour eux, ce n’est rien au contraire ils font de l’automobile toute la journée, ils ont de l’argent plein leurs poches, ils font venir leurs femmes quand ils veulent. Tu vois que ces gens là voudraient bien que la guerre dure éternellement [ …] Maintenant dans notre secteur c’est plus calme depuis quelques jours les boches attaquent plus à l’Ouest du côté de Reims mais ils ramassent la purge [ … ] ces vaches là tiennent bon quand même et quand on fait des prisonniers c’est parce qu’ils sont prix par les tirs de barrages qui empêchent les vivres d’arriver sans cela il se font tuer jusqu’au dernier même étant prisonnier ils nous engueulent encore ».Le 1er novembre 1915 puis le 6 novembre, Léo écrit, précisant que « si je t’envoie un lettre par un civil, c’est pour ne pas que ma lettre passe à la censure militaire et farceur que tu es tu mets sur ton adresse pour remettre à un militaire farceur va enfin ça y est tout est arrivé à bon port [ … ] » Dans les lettres suivantes (novembre et décembre ), il essaie d’envisager la réunion des 3 frères à Cherbourg, mais avec prudence, car les mensonger exposent aux enquêtes de gendarmerie.Le 21 janvier 1916, il indique avoir reçu une photo de sa femme dont il est resté marqué, « elle fait pitié tellement elle a maigri ».Le 20 février 1916, il s’inquiète de ne plus recevoir de nouvelles. Il a appris par son oncle que l’explosion du dépôt de munition de la Porte des postes a causé des dégâts considérables, « tout le quartier de Moulins-Lille est rasé il y a 600 immeubles de démolis, 2000 victimes civiles et 300 soldats boches, tout cela demande confirmation bien entendu mais c’est le bruit qui coure ».Le 1er avril 1916 il écrit : « nous sommes de nouveau au repos et tu as dû lire la citation de tous les automobilistes du front de Verdun ». Le 19 mai 1916 il écrit (Motocycliste 551 T. M. Convois auto B.C.M. Paris) : « Pour le moment nous sommes très surmenés avec cette sacrée bataille de Verdun qui n’en fini pas, qui est très fatiguant pour nous car il faut marcher jour et nuit pour le transport des munitions ».Nous ne détaillons pas l’intégralité de la correspondance. En juillet 1916, il raconte que des « nuées d’avions sillonnent continuellement le ciel nuit et jour et les boches ne peuvent plus monter leurs saucisses car on les abat aussitôt ». Le 216 octobre 1916 il évoque un tuyau de l’Intendance anglaise prétendant que Lille sera repris pour la fin du mois. « Contrairement à ce que je t’avais dit, au lieu d’aller dans l’infanterie, c’est pour les tracteurs d’artillerie, ou dans les « Tancks » (crème-de-menthe ») et on relèvera jusqu’à la classe 1902. En novembre « j’ai bien peut d’être expédié à Salonique, car en ce moment c’est une vraie pétaudière ». La dernière lettre du temps de guerre date du 21 août 1917‎


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‎Maria AEBERSOLD - Ensemble de 16 documents divers : Lettres autographes signées, lettres dactylographiées signées, Coupures de journaux Journaliste Ensemble de 16 documents divers autour de Maria AEBERSOLD, une carte de visite autographe, quatre cartes lettres autographes signées, deux cartes postales autographes signées, deux lettres dactylographiées signées, sept divers papiers de journaux dont trois autographes signés. Dimensions : La plus petite : 9,9 x 6,2 cm ; la plus grande : 20,9 x 15 cm État : Voir photos pour plus de détails. Nombre de pages : 15 pages Maria AEBERSOLD Maria Aebersold (née Maria Hufschmid; 6. Novembre 1908 à Bâle ; 1ère Janvier 1982 à Bâle ou Binningen) est un écrivain et journaliste suisse. Wikipédia Contactez-nous Lettres autographes, vieux papiers, livres anciens, photographies, gravures, timbres... Nous expertisons et/ou rachetons dans toute la France vos lettres, collections de lettres et livres anciens. Paiement Sont acceptés les paiements par eBay, par PayPal, par virement ou par chèque. Envoi Envoi soigné dans un emballage rigide et étanche sous trois jours. Prévoir les délais postaux habituels en plus. Retour Satisfait ou remboursé. Si vous n'êtes pas entièrement satisfait, retour à la charge du vendeur pour l'Europe. À la charge de l'acheteur pour le reste du monde.‎


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‎MIRABEAU, Honoré Gabriel Riquetti, comte‎

Reference : LCS-A61

‎Des Lettres de cachet, et des prisons d’État. Ouvrage posthume, composé en 1778. « Des Lettres de cachet n’est pas seulement une éloquente protestation contre le despotisme, un plaidoyer chaleureux en faveur de la liberté individuelle, mais encore un véritable travail d’érudition rempli d’exemples historiques, et qui suppose d’immenses lectures ». (Barbier).‎

‎Edition originale de ce «virulent libelle cotre l’arbitraire de la justice de son temps» écrit par Mirabeau au donjon de Vincennes. Hambourg, 1782. 2 tomes en 1 volume in-8 de xiv pp., (1) f., 366, (2) pp., 237 pp., mouillure dans la marge sup. des pp. 1 à 17 de la seconde partie. Plein veau marbré, filet à froid autour des plats, dos lisse orné, tranches rouges. Reliure de l’époque, mors et coiffes frottées. 195 x 125 mm.‎


‎Edition originale du virulent ouvrage de Mirabeau écrit pendant sa détention au donjon de Vincennes et s’élevant contre le despotisme. Graesse, IV, 535; Einaudi 3932; Cioranescu 45191; Conlon 82; Bûcher 573. Mirabeau (1749-1791) est le fils de l’économiste Victor Riquetti de Mirabeau. Homme politique français, il est l’un des personnages les plus marquants de la Révolution et l’orateur de plus brillant de l’assemblée constituante. Il a des relations très difficiles avec son père et mène une vie de débauche où il accumule de nombreuses dettes. Pour le soustraire à ces dernières, il sera enfermé par lettres de cachet en prison sur demande de son père à plusieurs reprises. Après avoir interpelé son père et le Roi sur son sort de détenu, tous deux restés muets, Mirabeau rédigea cet essai qui analyse l'iniquité et dénonce le pouvoir arbitraire. Il fustige dans la seconde partie «le bon plaisir» et instruit les procès de Richelieu et de Louis XIV, en qui il voyait les fossoyeurs de la monarchie. L’ouvrage eut un grand retentissement à l'époque. L’ouvrage composé durant les 4 années d'incarcération de Mirabeau à Vincennes, est un réquisitoire contre la justice arbitraire et le pouvoir. Il débute par une histoire du droit pénal français, et poursuit sur l'organisation de l'administration pénitentiaire à la fin de l'Ancien Régime, qu'il dénonce violemment. Mirabeau est donc emprisonné au donjon de Vincennes de 1777 à 1780. Il y rencontre Sade, qui y est enfermé à la même époque. Il y écrit beaucoup: des lettres, notamment à Sophie de Monnier, publiées en 1792 sous le titre de Lettres à Sophie, chef-d’œuvre de la littérature passionnée, ainsi qu’un virulent libelle contre l’arbitraire de la justice de son temps, Les Lettres de cachet et des prisons d’Etat, mais aussi une œuvre érotique particulièrement crue. Des Lettres de cachet et des prisons d'État sera publiée en 1782. «‘Des Lettres de cachet’ n’est pas seulement une éloquente protestation contre le despotisme, un plaidoyer chaleureux en faveur de la liberté individuelle, mais encore un véritable travail d’érudition rempli d’exemples historiques, et qui suppose d’immenses lectures». (Barbier). « C'est par l'histoire et par la raison que Mirabeau combat les détentions arbitraires ». (P Negrin) « Des Lettres de cachet mérite de grands éloges. Les principes du droit naturel, base de toute société et de toute civilisation, y sont exposés et développés avec autant de force que de netteté. Mirabeau s'y montre déjà grand publiciste et l'écrivain y fait pressentir l’orateur. » (A. de Montor). « Cet ouvrage, nouvelle dénonciation du pouvoir arbitraire, plaidoyer en faveur de la liberté individuelle, défense de la justice et de l'humanité contre le despotisme, eut un tel retentissement à l'époque, que Vergennes demanda à la Prusse d'arrêter la publication de cet écrit licencieux, de le saisir et de détruire le manuscrit... » (H. Auréole, Bibliographie sur Mirabeau).‎

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