8, rue Bréa
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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Michel Lévy, 1864, in-8°, 418 pp, reliure demi-basane fauve, pièce de titre chagrin carmin, dos lisse à filets dorés, palette dorée en queue (rel. de l'époque), bon état
Qu'est-ce que le bonheur ? Les biens extérieurs. L'imagination. La passion. Les affections. La pensée. La vie active. Le caractère et la vertu. Le monde et la société. Le bonheur dans la société actuelle. Beauté et misère de la vie.
PUF, 1959, in-8°, 300 pp, notes, biblio, broché, couv. illustrée, qqs rares annotations stylo, bon état (Coll. Les grands penseurs)
"M. Vladimir Jankélevitch, sans doute un des meilleurs connaisseurs du bergsonisme, regarde les pages du chapitre IV de Matière et Mémoire comme « les plus obscures et les plus embarrassantes » et les textes correspondants de L'Évolution créatrice comme « paradoxaux »." (M. Capek, Revue de Métaphysique et de Morale)
Editions de Minuit, 1970, in-8°, 242 pp, biblio, broché, couv. à rabats, décharges de scotch sur les gardes, bon état (Coll. Arguments)
Fayard, 2000, gr. in-8°, 446 pp, broché, bon état
Jaurès philosophe n'est certes pas l'image la mieux connue du personnage. Les mineurs de Carmaux ne s'y intéressaient guère et la plupart des histoires de la philosophie parues au XXe siècle ignorent jusqu'à son nom : le militantisme socialiste fut longtemps de mauvais aloi aux yeux des milieux intellectuels. Ce volume est conçu pour mettre fin à cette injustice et pour souligner l'enracinement philosophique de l'action de Jaurès, sans préjuger ce que lui ont apporté plus tard la défense des travailleurs et la découverte des problèmes du XXe siècle. Les textes reproduits, introduits et annotés ici s'arrêtent en 1891-1892, année où il déposa et soutint ses thèses de doctorat, avant de se définir explicitement comme socialiste engagé dans les luttes politiques et sociales. La thèse principale, « De la réalité du monde sensible », est, au sens propre du terme, une ontologie : l'être y est explicité comme la réalité concrète dans toute sa complexité et sa diversité. Jaurès y expose sa vision du monde en relation avec la tradition philosophique européenne, de Démocrite à Kant. Il dialogue avec son camarade de promotion, Bergson. Ecrite en latin, la thèse complémentaire (dont la version française a été soigneusement revue) n'est pas une étude historique sur « Les origines du socialisme allemand », comme l'a longtemps laissé croire une traduction maladroite du titre, mais un travail de philosophie qui prolonge la grande thèse en renvoyant aux traditions conceptuelles et politiques de la pensée allemande. A travers elle, l'« être en puissance » passe à l'être en acte du socialisme. La philosophie de Jaurès doit désormais intéresser non seulement les philosophes, mais les historiens et les hommes politiques, les acteurs de l'histoire à qui elle propose des fondements théoriques.
Revue des Etudes Augustiniennes, 1974, gr. in-8°, 6 pp, broché, bon état (Extrait de la Revue des Etudes Augustiniennes Vol. XX, 1974)
Félix Alcan, 1920, fort et gr. in-8°, xxiv-676 pp, broché, qqs annotations crayon, dos fendu, premier plat scotché, manque le bas de la page de titre
Vrin, 1941, in-12, 183 pp, qqs rares soulignures crayon, dos passé
Ed. "Je sers", 1934, in-12, 219 pp, broché, couv. illustrée d'un portrait gravé de Kierkegaard
Gallimard, 1973, in-8°, 532 pp, notes, broché, couv. à rabats, bon état (Coll. Bibliothèque des idées). Edition originale
En proposant une histoire de la philosophie pré-chrétienne, de Thalès aux néo-platoniciens, Kojève développe en fait une réflexion sur la philosophie elle-même, et il jette les bases d'une reconstruction générale et systématique des discours philosophiques. Il affirme de manière provocatrice, d'une part que la philosophie, en tant que discours systématique, s'est achevée avec le Système du Savoir de Hegel, d'autre part qu'il est donc possible de représenter logiquement un développement cohérent (du point de vue historique également) de tous les discours philosophiques décisifs. Il faut donc d'abord les présenter en fonction de la place logique qu'ils occupent, Thalès, Parménide, Héraclite, Socrate, Platon, Aristote, les Sceptiques, les Stoïciens, Plotin et Proclus. Kojève entend donc reconstituer un système, ce qui implique la tâche considérable d'analyser la naissance de la philosophie et ses premiers développements – dans le détail conceptuel de leurs démarches et de leurs discussions – tout en ne cessant d'analyser la singularité du discours philosophique. L'axe général de cette histoire systématique obéit à un moteur essentiel : la tension entre le Concept et le Temps, présente dès l'origine du discours philosophique dont le but est de "résoudre" cette tension dans un système. Cette histoire philosophique de la philosophie est, au XXe siècle, unique en son genre.
Gallimard, 1971, in-8°, 364 pp, broché, couv. à rabats, bon état (Coll. Bibliothèque des idées)
Armand Colin, 1961, gr. in-8°, 329 pp, broché, qqs annotations tylo sur 4 pages, état moyen (Coll. Cahiers des Annales)
1ère édition. Remarques sur les paradoxes de Zénon ; Le vide et l'espace infini au XIVe siècle ; Le Chien, constellation céleste et le chien animal aboyant ; Condorcet ; Louis de Bonald ; Hegel à Iéna ; Note sur la langue et la terminologie hégéliennes ; Rapport sur l'état des études hégéliennes en France ; De l'influence des conceptions philosophiques sur l'évolution des théories scientifiques ; L'évolution philosophique de Martin Heidegger ; Les philosophes et la machine ; Du monde de l'à-peu-près à l'univers de la précision.
Gallimard, 1985, in-12, 412 pp, index, broché, bon état (Coll. Tel)
Alexandre Koyré, historien des démarches scientifiques, grand connaisseur des siècles passés, constate que la science, recherche de la vérité, a pu dépasser l'homme : "Aussi surprenant que cela puisse nous paraître, on peut édifier des temples et des palais, et même des cathédrales, creuser des canaux et bâtir des ponts, développer la métallurgie et la céramique, sans posséder de savoir scientifique - ou en n'en possédant que les rudiments." La science n'est pas nécessaire : n'exagérons pas son rôle historique. On voit quel intérêt celui qui n'est pas un simple technicien rentable trouve en l'histoire de la science : situer son modernisme à travers les révolutions qui ont secoué et secouent le monde scientifique, le situer dans l'unité de la pensée humaine. Ces Etudes d'histoire de la pensée scientifique sont donc, elles aussi, des Etudes de la pensée philosophique.
Gallimard, 1979, in-8°, 229 pp, qqs rares annotations crayon, broché, couv. un peu salie
PUF, 1962, in-8°, 124 pp, 5e édition, broché, bon état (Coll. Bibl. de Philosophie contemporaine)
"Sous ce titre, M. Lacroix groupe une série d'études sur l'homme marxiste, système et existence, la signification du doute cartésien, la croyance. Comme on le voit par ces indications, le marxisme est la seule des doctrines mentionnées dans le titre de l'ouvrage qui fasse l'objet d'un examen explicite. Celui-ci est d'ailleurs excellent, présentant sous une forme sérieuse, claire et agréable un ensemble d'idées dont l'expression est, chez bien des auteurs, fragmentaire, incohérente ou positivement défectueuse. La critique est inégale ; certaines réflexions vont loin et on regrette que l'auteur n'ait pas jugé bon de les développer ; d'autres remarques paraissent moins pertinentes et reprennent trop facilement des objections sans portée réelle. L'existentialisme n'est traité que sous la forme d'une tendance philosophique en rébellion contre l'esprit de système. Encore qu'on lise avec beaucoup de profit ce que l'auteur expose de la nécessité, des limites et des dangers de l'esprit de système en philosophie, on peut juger que c'est là un point de vue trop étroit pour accéder à la discussion des vrais problèmes que pose l'existentialisme (à commencer par celui de sa propre unité), sauf, peut-être en ce qui concerne Kierkegaard, ancêtre de plus en plus éloigné. Le personnalisme est le plus mal traité et il n'y est fait que des allusions, d'ailleurs nombreuses. On le regrettera d'autant plus que M. Lacroix est avec feu Mounier un des chefs de file de cette tendance et un des principaux collaborateurs d'Esprit, et que, par ailleurs, il nous avertit à diverses reprises que le personnalisme n'est pas à proprement parler une philosophie mais, si nous l'entendons bien, une certaine manière de comprendre et d'interpréter quelques philosophies, un refus décidé de quelques autres." (A. De Waelhens, Revue Philosophique de Louvain, 1950) — "L’auteur a réuni dans cet ouvrage des études très variées et sans lien extérieur : L’homme marxiste, Système et Existence, La signification du doute cartésien, La Croyance. Pourtant, le livre donne l’impression d’une très forte unité, et il est possible de retrouver à travers ces pages la progression d’un certain nombre de thèmes reliés par une intention bien définie, qu’on peut appeler le personnalisme, à condition de ne pas prendre ce mot au sens d’un système philosophique défini." (Roger Mehl, Revue d'Histoire et de Philosophie religieuses, 1951)
Laffont, 1980, 7 vol. in-8°, xii-882, 854, 856, 856, 852, 775 et 300 pp, index, brochés, sous coffret, bon état
Tome 1 : Aa-Co ; Tome 2 : Co-Fa ; Tome 3 : Fa-Jo; Tome 4 : Jo-Oeu; Tome 5 : Oeu-Ru; Tome 6 : Sa-Zu ; Tome 7 : Index. — "Le Dictionnaire des Oeuvres constitue une "somme" d'autant plus nécessaire à l'homme moderne que les références dont a besoin celui-ci sont aujourd'hui plus étendues, non seulement dans le temps, mais dans l'espace. Depuis quelques siècles, la multiplication des ouvrages de l'esprit a été si rapide qu'une vie entière ne suffirait pas à parcourir les plus justement célèbres. Le monde occidental s'est étendu aux Amériques ; le monde oriental est devenu un élément nécessaire de toute culture complète. Non seulement il ne serait plus possible de tout lire, mais il serait fou de l'essayer. Tantôt le titre d'un ouvrage a été prononcé devant nous avec éloge, tantôt une allusion à un auteur a été faite par un critique que nous estimons ; parfois la lecture d'un livre, ou même d'une phrase de tel écrivain nous donne envie de connaître le reste de son oeuvre. C'est ici qu'intervient ce dictionnaire. Non seulement il m'apprendra les titres des oeuvres, mais il me donnera l'analyse des plus importantes. Le journaliste, l'écrivain, et tout simplement l'honnête homme, ont à tout moment besoin d'un renseignement sur des disciplines qui leur sont étrangères, et cela dans tous les langages. Ils trouveront, dans cet ouvrage, l'analyse de vingt mille oeuvres de toutes natures, qui couvrent les champs les plus variés. C'est une lecture fascinante et précieuse..." (André Maurois)
PUF, 1951, fort et gr. in-8°, xx-1301 pp, reliure toile éditeur, bon état
PUF, 1968, fort et gr. in-8°, xxiv-(4)-1323 pp, avant-propos de René Poirier, reliure pleine toile de l'éditeur, jaquette illustrée, bon état
Genève, Slatkine Reprints, 1972, in-8°, 599 pp, reliure toile bleue éditeur, titre et filets dorés au dos, soulignures au crayon rouge, bon état (Réimpression de l'édition de Paris, 1866)
Presses Universitaires de Valenciennes, 1986, in-8°, 316 pp, broché, bon état
Les Cahiers de l'audiovisuel, 1980, in-8°, 187 pp, qqs illustrations, biblio, discret C. de bibl.