8, rue Bréa
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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Cercle du Livre Précieux, 1965, in-8°, 271 pp, reliure simili-cuir éditeur, dos et plats ornés, bon état (Coll. Monumenta Medica). Belle édition
Le Livre Contemporain, 1959, in-8°, 348 pp, préface de Georges Duhamel, cart éditeur, gardes illustrées, rhodoïd imprimé (lég. abîmé), bon état
Hippocrate (par Marcel Sendrail) - Avicenne (André Soubiran) - Paracelse (Anne Argela) - Ambroise Paré (L. Diamant-Berger) - Jenner (Paul Ganière) - Hahnemann (Pierre Vannier) - Bichat (M. et G. Genty) - Dupuytren (Henri Mondor) - Laënnec (Roger Kervran) - Claude Bernard (Léon Binet) - Les anesthésistes (Marcel Fèvre) - Pavlov (Pierre Rentchnick) - Emile Roux (R. Dujarric de la Rivière) - Sigmund Freud (Georges Heuyer) - Fleming (Louis Schwartz).
Lyon, Audin, 1972, gr. in-8°, 624 pp, un portrait en frontispice, bibliographie des écrits d'André Latreille, broché, couv. lég. salie, bon état
"Il est permis assurément de contester le principe des recueils de « Mélanges » où, pour honorer un savant au terme de sa carrière, ses amis, collègues et disciples déversent leur dernière production comme dans un fourre-tout hétéroclite. Mais il faut faire des exceptions quand les contributions de chacun se rapportent aux spécialités du jubilaire et contiennent des apports de valeur à la recherche historique : c'est bien le cas avec ce beau volume offert à André Latreille par les Lyonnais qu'il a formés ou approchés. La personnalité du grand universitaire et du probe historien est célébrée comme il se doit par un bref curriculum, par une utile bibliographie et par des hommages dus à la plume de ses collègues M. Pacaut, J. Gadille et J.-M. Mayeur, à qui s'est joint H. Beuve-Méry en raison des 336 chroniques données au Monde de 1945 à 1972. L'homme et l'oeuvre y sont justement évoqués ; sa modestie m'interdirait d'ajouter une gerbe d'éloges que me dicteraient l'amitié et un simple souci d'équité. Mais il convient de signaler ici ce qui intéresse l'Église de France dans les 47 articles formant ce recueil. Je n'en relève pas moins de 22, à savoir la plupart de ceux qui sont insérés sous la rubrique « Religion et Politique » et sous celle d' « Histoire de Lyon et du Sud-Est ». L'autre rubrique elle-même n'y reste pas étrangère, puisque, à propos de la première guerre mondiale, trois articles traitent de la tentative de médiation pontificale de 1917 et qu'à cette occasion René Lacour, le doyen Renouvin et l'abbé Conzemius abordent l'attitude des catholiquesfrançais face à l'initiative de Benoit XV. (...) Je ne saurais assurément tout analyser et même énumérer, mais j'en aurai assez dit pour suggérer de posséder et de lire un recueil si riche, qui honore un bon historien du catholicisme français." (Jean-Remy Palanque, Revue d'histoire de l'Église de France, 1973)
PUF, 1964, in-8°, xx-286 pp, portrait photo de Ch.-André Julien en frontispice, préfaces de Jean Sarrailh, Jean Roche et André Aymard, bibliographie des écrits de Ch.-André Julien, 8 planches hors texte, broché, bon état
17 études érudites par Robert Delavignette, Jacques Berque (Remarques sur le tapis maghrébin), Germaine Tillion (Les femmes et le voile dans la civilisation méditerranéenne), Régis Blachère, René Raynal, Germain Ayache, Pierre Renouvin (L'Afrique centrale dans les relations anglo-allemandes en 1912-1914), Paul Sebag, Jean-Louis Miège (Tanger, la guerre d'Espagne et les corsaires colombiens, 1821-1826), Roger Le Tourneau (Occupation de Laghouat par les Français, 1844-1852), André Raymond (La France, la Grande Bretagne et le problème de la réforme à Tunis, 1855-1857), Jean Ganiage (La population de la Tunisie vers 1860. Essai d'évaluation d'après les registres fiscaux), André Nouschi, Pierre Guiral, Charles-Robert Ageron (Le mouvement "Jeune-Algérien" de 1900 à 1923), Pierre Marthelot, Gérard Destanne de Bernis.
Toulouse, Privat, 1979, gr. in-8°, 545 pp, une photo de Ch. Morazé en frontispice, cart. gris-bleu de l'éditeur, rhodoïd, bon état
Charles Morazé : essai de biographie (par Pierre Grappin et Philippe Wolff), bibliographie des écrits de Charles Morazé, témoignages de Maurice Béjart, Yéhudi Ménuhin, Paul Mus et Laurent Schwartz, suivi de 39 études érudites par Claude Lévi-Strauss, Jean-Pierre Vernant, Germaine Tillion, Aly Mazahéri, Jacques Le Goff, John Nef, Jean Fourastié, Fernand Braudel, Raymond Aron, François Furet, Emmanuel Le Roy Ladurie, Eric Hobsbawm, René Taton, Alain Touraine, Marc Ferro, Pierre Nora, François Goguel, Jean Poirier, etc.
P., Editions Hispaniques, 1975, 2 vol. gr. in-8°, 466 et 476 pp, une photo de Ch. V. Aubrun en frontispice et qqs planches hors texte, biblio des travaux de Ch. V. Aubrun, brochés, bon état
69 études érudites en français (50) et en espagnol.
P., Damascène Morgand, Edouard Rahir, 1913, 2 forts vol. gr. in-8°, lxxx-558 et 648 pp, une photo héliogravée d'Emile Picot en frontispice et qqs planches hors texte, biblio de ses travaux, reliures demi-toile rouge à coins à la bradel, dos lisses avec fleuron et double filet dorés, pièces de titre basane noire, couv. et dos conservés, très bon état. Edition originale tirée à 500 ex. seulement, un des 475 ex. numérotés sur papier vergé
95 études érudites en français (81), en italien (9), en allemand (3) et en anglais (2). — Le Traité de la saignée de Jehan Le Lièvre, maître régent en la Faculté de Médecine de Paris (1418) (E. Wickersheimer) ; Un régime de santé du XVe siècle pour les petits enfants et l'hygiène de Gargantua (E. Roy) ; La cryptographie grecque, simples notes suivies d'un tableau général des alphabets secrets (C. E. Ruelle) ; Fragments d'un Roman de la Table Ronde (E. Langlois) ; L'étymologie du verbe tuer (K. Nyrop) ; Chronique inédite de la guerre de Bretagne (1487-1492), d'après le livre de raison d'un notaire périgourdin (Ch. Bourel de la Roncière) ; La chronologie des "pastourelles" de Froissart (E. Hoepffner) ; etc.
Mélanges Fernand Dumont – LANGLOIS (Simon) et Yves MARTIN (dir.).
Reference : 109441
(1995)
Les Presses de l'Université Laval, Québec, 1995, gr. in-8°, 556 pp, broché, couv. illustrée, bon état. 39 contributions érudites
Fernand Dumont est né à Montmorency le 24 juin 1927. Après ses études secondaires au Séminaire de Québec, il a obtenu la maîtrise en sociologie de la Faculté des sciences sociales de l'Université Laval. Durant les deux années suivantes, il a poursuivi à la Sorbonne, à Paris, des études de psychologie et a reçu le titre d'élève titulaire de l'École pratique des Hautes Etudes. Il est docteur en sociologie de la Sorbonne et docteur en théologie de l'Université Laval. Professeur au Département de sociologie de l'Université Laval de 1955 à 1994, Fernand Dumont a axé son enseignement sur la théorie sociologique générale, la théorie de la culture, la sociologie de la connaissance et l'épistémologie des sciences humaines. Il a été cofondateur, avec Jean-Charles Falardeau et Yves Martin, de la revue Recherches sociographiques et directeur-fondateur de l'Institut supérieur des sciences humaines. Il a par ailleurs été directeur d'études associé à l'École des Hautes Études en Sciences sociales de Paris en 1965 et professeur invité à la Faculté de philosophie de l'Université de Montréal, au Département d'histoire de l'Université du Québec à Montréal, à la Faculté de théologie de l'Université d'Ottawa et à l'Université du Québec à Trois-Rivières. Fernand Dumont a été le premier président de l'Institut québécois de recherche sur la culture et il en a assumé la direction de 1979 à 1991. "L'horizon de la culture" rend hommage au professeur, au savant, à l'écrivain, à l'homme, au moment où Fernand Dumont vient à peine de mettre un terme à sa carrière active d'enseignant à l'Université Laval, consacrant désormais tout son temps à la réalisation de nouveaux projets d'écriture.
Presses de l'Université de Paris-Sorbonne, 1998, fort gr. in-8°, 838-(2) pp, broché, couv. illustrée, bon état
60 études érudites. – François Caron, tant par sa thèse de doctorat d'Etat consacrée à la Compagnie du chemin de fer du Nord (1973) que par ses autres travaux relatifs à l'histoire économique et à l'histoire des techniques des XIXe et XXe siècles, a profondément renouvelé l'historiographie. Ses qualités scientifiques et humaines ont suscité de nombreuses vocations parmi les étudiants qui, français ou étrangers, ont ainsi constitué sous sa direction une véritable « école » d'historiens des entreprises, des réseaux et de l'innovation. Ces Mélanges qui réunissent aujourd'hui ses collègues et ses élèves sont d'abord et surtout un témoignage de reconnaissance et d'amitié, mais ils offrent aussi, au profit d'un large public, un vaste panorama des avancées les plus récentes et les plus originales de la recherche en histoire contemporaine.
Brest, Les Amis de Gaël Milin, 2003, gr. in-8°, 546 pp, une photo de Gaël Milin, bibliographie de ses travaux, broché, couv. illustrée, bon état. 39 études érudites
Gaël Milin est professeur agrégé et directeur de recherche en littérature française médiévale. Il s'intéresse en particulier à la matière de Bretagne aux XIIe et XIIIe siècles...
PUF, 1989, gr. in-8°, 572 pp, une photo de Jean Imbert en frontispice, repères biographiques, bibliographie des principaux travaux, broché, bon état
"L'hommage au Maître Jean Imbert allait, pourrait-on dire, de soi. Il allait d'abord au grand historien du droit, au chercheur opiniâtre, à l'explorateur de contrées du savoir moins inconnues que mal cartographiées : du droit antique et du droit canonique au droit privé du Moyen Age et de l'Ancien Régime en passant, mais ce fut infiniment plus qu'un détour, par l'histoire hospitalière, l'histoire de l'Assistance sociale dont il restera l'un des principaux défricheurs. (...) C'est à ce Maître et ami chaleureux que sont offertes, dans un fort volume de près de 600 pages, quelque cinquantes contributions (...) Qu'il s'agisse du "vol de bois" au XVIIIe siècle, de manifestations d'opposition à la peine de mort au XlVe siècle, de la voirie parisienne au XIXe siècle, des lectures successives de Montesquieu ou de la loi du 21 mars 1841 relative au travail des enfants, la norme n'est jamais isolée de son contexte social, détachée du terreau qui la suscite, la nourrit et lui confère sa signification..." (Jacques Le Goff, Droit et société, 1990)
Publications de la Sorbonne, 2006, gr. in-8°, 463 pp, qqs illustrations, bibliographie de Ch. Klapisch-Zuber, broché, couv. illustrée, bon état
23 études érudites. —"Contrairement à l'usage, c'est la plume de la dédicataire qui ouvre ce volume de mélanges. Dans un texte précieux et attachant sur son parcours d'historienne, Christiane Klapisch-Zuber retrace la naissance de son intérêt pour l'Italie et la définition progressive d'un domaine de recherche dont elle est devenue la spécialiste : la société florentine des XIVe et XVe siècles. Cette réflexion liminaire d'une grande humilité sur le métier, les méthodes et le statut d'historien(ne) éclaire avec profit les contributions des amis et élèves qui composent le recueil. La première partie de l'ouvrage, intitulée « Témoignages », réunit six regards d'historiens sur leur consoeur, avec laquelle ils ont travaillé ou simplement dialogué. Ces textes reviennent abondamment sur la production scientifique de Ch. Klapisch-Zuber (Jacques Le Goff) et mettent en valeur de façon récurrente la diversité de ses travaux, son souci d'interdisciplinarité et sa capacité d'ouverture sur d'autres horizons que la Florence médiévale. Viennent ensuite quatre parties thématiques : « Les âges de la vie », « La place des femmes», «L'alliance» et «Instants de convivialité», qui réunissent 16 contributions. (...) Trois contributions interrogent enfin la notion de convivialité à l'aune du corps (Didier Boisseuil), de la nourriture (Valérie Bouclier) ou du rire (Jérôme Hayez). Les thèmes défrichés par Ch. Klapisch-Zuber, les problématiques qu'elle a posées, les voies qu'elle a ouvertes innervent cet ouvrage collectif. Et si l'on ne peut que souscrire au court texte amical de Maurizio Bettini invitant Christiane Klapisch-Zuber à poursuivre ses recherches, il ressort de ces mélanges que les séminaires qu'elle a tenus ont d'ores et déjà porté de beaux fruits." (Caroline Jeanne, Revue historique, 2007)
Armand Colin, 1953, gr. in-8°, 452 pp, une photo de Lucien Febvre en frontispice, qqs planches de photos hors texte, qqs illustrations et figures, notes, broché, annotations stylo sur 2 pages, bon état
Tome I seul (sur 2). — Présentations par Fernand Braudel et André Allix suivies de 40 études érudites par Roger Dion, Pierre Vilar, Georges Duby, Paul Leulliot, Roger Bastide, J. Berque, Robert Schnerb, A. Koyré, Pierre Renouvin, Edgar Morin, Pierre Gourou, etc., etc. — "Parmi les allocutions prononcées, les plus pénétrantes ont été celles du Professeur Le Bras et du Professeur Fernand Braudel à qui on doit en guise de préface une « Présence de Lucien Febvre », si entraînante et si juste que chaque mot porte..." (François-Georges Pariset) — Table : Présence de Lucien Febvre (Fernand Braudel) ; En guise d'introduction : Le déjeuner des Baux (André Allix) ; Apostille au "Métier d'Historien" (Georges Bourgin) ; Civilisation : contribution à l'histoire du mot (E. Benveniste) ; Les diverses méthodes d'étude des grands monuments du Moyen Âge (Élie Lambert) ; Introduction à l'étude de la viticulture française (Roger Dion) ; Pérennité et diversité de l'Auvergne. Réflexions d'un géographe sur l'histoire d'une province (André Meynier) ; Géographie ou chronologie du servage ? Note sur les servi en Forez et en Mâconnais du Xe au XIIe siècle (Georges Duby) ; Villes et campagnes : la région du Rhin moyen avant la révolution industrielle (Etienne Julliard) ; Villes d'Alsace (Paul Leulliot) ; L'origine du Bocage en Bretagne (Louis Chaumeil) ; Les bases géographiques de la monarchie Hova (Hildebert Isnard) ; L'excommunication des clercs par les laïques (Gabriel Le Bras) ; Du nouveau sur la secte de Vintras. La Doctrine. Les adeptes (Emile Appolis) ; Formation d'une société protestante au Brésil (E.-G. Léonard) ; Le "Château intérieur" de l'homme noir (Roger Bastide) ; Qu'est-ce qu'une tribu nord-africaine ? (Jacques Berque) ; Economie et histoire. A propos des prix (René Baehrel) ; Bonaventura Cavalieri et la géométrie des continus (A. Koyré) ; Une révolution majeure au Mexique : la route (François Chevalier) ; Porto-Rico, île exemplaire pour le monde tropical ? (Pierre Gourou) ; etc.
La Découverte, 1999, in-8°, 439 pp, bibliographie des travaux de Madeleine Rébérioux, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Textes à l'appui)
"Une partie des nombreux collègues, amis et élèves de Madeleine Rebérioux se sont associés pour rédiger cet épais volume d'hommage qui rend compte de la diversité des curiosités et des activités de la grande spécialiste de Jean Jaurès, militante pour les droits des opprimés et pour l'accès à la culture de tous les exclus de l'abondance. Y est définie une histoire sociale combattante, « celle des hommes et des idées qui ont voulu donner une forme humaine au futur ». Si certains auteurs, passés ou non par le parti communiste, sont issus du marxisme, si presque tous restent définitivement « à gauche », malgré des nuances perceptibles chez les plus jeunes, la variété des contributions est extrême. Les trois maîtres d'oeuvre ont certes subtilement organisé cette trentaine d'articles selon une thématique générale forte, centrée sur « l'étude des milieux à l'écart des normes », qu'il s'agisse du monde ouvrier et même patronal, des femmes, des organisations syndicales et politiques ou des artistes et des écrivains, rassemblés dans une volonté inébranlable de changer un monde injuste ou figé dans des règles archaïques. Mais – ce livre en est une preuve éclatante – la discipline historique est actuellement si foisonnante, dans ses objets comme dans ses méthodes, que le lecteur tangue entre la représentation des mythes urbains, les méandres historiographiques de l'affaire Dreyfus et les difficultés de l'histoire des femmes. Chacun, au gré de ses centres d'intérêt et à l'ombre tutélaite de l'ancienne présidente de la Ligue des droits de l'homme, fera néanmoins son miel de l'une ou l'autre de ces études erudites, occasion quasi buissonnière de tester les qualités des historiens, « ces maîtres de l'imaginaire vrai ». En ce sens, la dette de la communauté vis-à-vis de Madeleine Rebérioux est fort bien acquittée et l'hommage proprement accompli." (Danièle Voldman, Vingtième Siècle. Revue d'histoire, 2000) — « Au reste, qu'est-ce que l'histoire si elle ne pose pas à toute la trajectoire temporelle les questions du présent », écrit Madeleine Rebérioux en 1996 dans la Revue des revues (IMEC), reconnaissant ainsi les multiples liens qui rapprochent le passé, de l'avenir. Ces questions, l'historienne du socialisme, l'historienne de la citoyenneté, l'historienne de Jaurès, n'a cessé, de les poser à ce passé proche et lointain que constituent les XIXe et XXe siècles français. Pour mieux les révéler, elle a choisi de privilégier l'étude des personnes, des groupes, des idées ou des pratiques qui exprimaient toute la tension de l'humanité pour construire un monde meilleur, plus juste, plus égalitaire, plus riche de pensées, de sentiments, de cultures, d'images et d'imaginaires. Formée d'articles, de préfaces et d'interventions, l'oeuvre de Madeleine Rebérioux ne cesse ainsi de susciter des vocations, des prolongements, des débats. Dans cet esprit d'ouverture de champs nouveaux de l'histoire et d'attention particulière pour celles et ceux qui ont voulu frayer des chemins nouveaux à l'humanité, des élèves et des collègues de Madeleine Rebérioux ont choisi décrire ce livre en son hommage, qui est aussi et d'abord un hommage à l'histoire contemporaine. Ce choix de l'histoire est du reste la meilleure façon d'honorer une historienne du contemporain, engagée dans la politique parce que la politique est une autre manière de faire de l'histoire. Autour des pensées d'avenirs et des choix d'avant-garde, la diversité, des contributions de cet ouvrage reflète les multiples influences d'une histoire sociale, intellectuelle et culturelle en constant renouvellement, retrouvant une dimension politique qu'elle n'a jamais quittée. (4e de couverture)
Rivages des Xantons, 2010, gr. in-8°, 522 pp, broché, couv. illustrée, bon état
41 études érudites en hommage à Marcel Launay, spécialiste d'histoire religieuse qui a beaucoup travaillé sur l'Eglise de l'ouest de la France aux XIXe et XXe siècles.
P., Didier, 1952, in-8°, 9-315 pp, 3 cartes, broché, bon état
Tome III seul (sur 4) : Les termes qui rendent l'idée de « blé » et les idées affines dans le latin médiéval d'Italie (Paul Aebischer) ; Lettres de l'impératrice Eugénie à Oscar II, roi de Suède (Carin Fahlin) [Ces lettres conservées dans les archives de la famille Bernadotte, vont de juin 1870 à février 1880, mais presque toutes sont postérieures à la mort de Napoléon III (9 janvier 1875) et même à la mort du prince (1er juin 1879)] ; Une lettre de J.-B. Le Chevalier à Choiseul-Gouffier sur sa mission en Moldavie (27 décembre 1786) (N. A. Gheorghiu) ; Une butte-témoin linguistique : le patois des Protestants du Velay (P. Nauton) ; Les controverses des Jansénistes et la création de l'imprimerie grecque en Moldavie (Emile Turdeanu) ; et 22 autres contributions érudites intéressant l'histoire littéraire ou la linguistique.
Roma, Edizioni Studium, 2004, fort in-8°, xvi-641 pp, un portrait de Paul Poupard en couleurs, bibliographie du Cardinal Paul Poupard, broché, jaquette illustrée, bon état
43 éudes érudites (19 en français, 12 en italien, 7 en anglais, 5 en espagnol) par Lucien Jerphanion, Bruno Neveu, René Rémond, Emile Poulat, Philippe Levillain, Gérard Cholvy, etc.
Lille, Publications de l'Espace Juridique, 2001, gr. in-8°, 648 pp, textes réunis par Serge Dauchy et Véronique Desmars-Sion, avant-propos de Jean-Pierre Royer et José Savoye, un portrait de Renée Martinage et qqs illustrations en couleurs, liste des travaux de R. Martinage, tableaux statistiques, broché, couv. illustrée, bon état
31 études érudites (29 en français et 2 en espagnol). — "Le 'liber amicorum' en hommage à un collègue partant en retraite est toujours un exercice difficile. Par nature, il s’agit d’une oeuvre de circonstance, où chaque auteur s’est hâté d’écrire quelques pages, animé par l’estime sincère qu’il porte à celui qui s’en va. Le résultat produit souvent un assemblage hétérogène de contributions inégales. Mais “Juges et criminels” échappe à ce travers, parce qu’il émane d’un ensemble de chercheurs collaborant au Centre d’histoire judiciaire de l’Université de Lille 2, auquel Renée Martinage a consacré de longues années, et qui partagent les mêmes interrogations sur l’histoire de la justice. Le titre de l’ouvrage est un peu trompeur. Certes il est souvent question des juges, d’abord à travers l’oeuvre de Frances Eiximenis au XVe siècle (Manuel Pelaez), puis dans le dessaisissement progressif des cours prévôtales au profit des juridictions ordinaires françaises au XVIIIe siècle (Jacques Lorgnier), ainsi que dans l’établissement des conseils de prud’hommes au XIXe siècle (Bruno Dubois). La question du renouvellement ou du comportement des juges lors des périodes troublées est posée pour l’an VIII dans le Pas-de-Calais (Hervé Leuwers), puis à propos de la cour criminelle spéciale de la Meuse inférieure en 1802-1811 (Jacques Logie), de la bataille pour adopter le principe du « juge naturel » en France de l’Ancien Régime à 1830 (Paolo Alvazzi del Frate), de l’attitude des magistrats nordistes catholiques lors des décrets anti-cléricaux de 1880 (Sylvie Humbert), de la création de juridictions illégales, mais nécessaires à la population dans les Ardennes occupées de la Grande Guerre (Annie Deperchin), et enfin de l’activité de la section spéciale de la cour d’appel de Rennes en 1941-1944 (Marie-Yvonne Crépin). Il est aussi naturellement question de criminels, envers qui la justice peut se montrer compréhensive : les dernières condamnations de suicides au Québec datent de la fin du XVIIe siècle (Serge Dauchy), les bourgeois en attente de jugement devant les échevins lillois bénéficient d’une prison bien entretenue au XVIIIe siècle (Nicolas Derasse), une mère infanticide est mieux défendue à Lille en 1789 (Véronique Demars-Sion), la répression du vol domestique diminue fortement devant la cour d’assises du Nord au XIXe siècle (Virginie Depres) et diverses organisations de patronage des jeunes délinquants au XIXe siècle trahissent un véritable souci de protection de la jeunesse (Sylvaine Ruopoli-Cayet). Mais il est aussi des juges sévères, tels ceux de Valenciennes bien embarrassés sous le Consulat de ne plus pouvoir punir l’adultère (Tanguy Le Marc’hadour), ou ceux qui s’acharnent sur le maire d’Anvers et son épouse à l’époque impériale (Pierre-André Lecocq). Marie-Sylvie Dupont-Bouchat décrit enfin la manière dont se créent les représentations des criminels, et comment celles-ci influent ensuite sur la répression, à travers trois images de la Belgique criminelle de 1834 à l’affaire Dutroux. Mais outre ces juges et criminels, près de la moitié des contributions de ce volume évoquent des questions particulières ou générales de droit. Les unes s’ordonnent autour de la définition d’un délit ou d’une pratique précise : les banqueroutes dans le droit médiéval italien (Patricia Zambrana Moral), le « ravestissement » ou donation entre époux, à Lille, sous l’Ancien Régime (Laurent Abouçaya), la notion de « tentative » strictement définie pour la première fois par la loi du 22 prairial an IV (Chantal Souyris-Aboucaya), les mesures prises par les révolutionnaires pour assurer la publication officielle des lois (Jean-Pierre Bourgeois), le rejet des réformes de la procédure criminelle en 1796-1797 par le conseil des Anciens (David Moyaux). Les autres articles sur ce thème évoquent des questions d’influences internationales dans le droit : comment l’installation du système judiciaire français dans les départements belges et hollandais en 1811-1813 a donné naissance à une importante statistique pénale (Xavier Rousseaux), les similitudes sur le droit au divorce entre le projet rédigé par Gockinga en 1799 pour la république batave et le code prussien de 1794 (Emesé Von Boné), le rejet des institutions judiciaires britanniques dans le contexte de l’anglophobie napoléonienne (Katy Gawelik), l’influence a contrario de ce droit anglais, mais aussi des usages américains dans le droit canadien (Pierre Béliveau). D’autres articles enfin proposent des réflexions plus générales : sur la notion de crime contre l’humanité déjà perceptible dans les ordonnances de Raguse contre l’esclavage au XVe siècle (Jean-Luc Lefebvre), sur le combat pour l’abolition de la peine de mort dans le code italien mené par Luigi Lucchini dans sa revue : Rivista penale en 1874-1890 (Antonio Grilli) ; Jean-Louis Halpérin relativise la séparation apparente des différentes branches du droit à propos de l’influence de la jurisprudence pénale de la chambre criminelle de cassation dans l’évolution du droit civil français ; André Laingui décrit l’image intemporelle de la justice pénale et la découverte de la dimension poétique du droit par Michelet. Enfin, Farid Lekéal évoque les travaux de Jean Lacroix pour défendre le pluralisme juridique contre le monisme étatique dans les débats entre philosophes, sociologues et juristes de l’entre-deux guerres. L’ensemble de ces contributions est donc riche, traverse les époques, les pays, multiplie les approches et les questionnements, prouvant, s’il en était besoin, le foisonnement des recherches en histoire du droit et plus particulièrement ici l’ampleur des liens amicaux et savants que Mme Martinage a su tisser pendant sa carrière." (Catherine Denys, Revue du Nord, 2003)
Berlin, Deutsches Verlaghaus Bong & Co., 1912, fort pt in-4° (19 x 26 cm), 897 pp, (paginées 28-76-161-128-108-152-192-52), 561 gravures et cartes dans le texte, 8 planches doubles en couleurs hors texte, 6 cartes dépliantes + un atlas de 42 cartes en couleurs hors texte (la plupart dépliantes), index, reliure pleine toile gris-bleu de l'éditeur, bon état. Texte en allemand (gothique)
Tome V seul : Géographie (avec un bel atlas de 42 cartes) et Histoire (des origines jusqu'en 1912).
Méridiens Klincksieck, 1987, in-8°, 242 pp, préface de Jean Duvignaud, broché, bon état
"Dans l'apparence, le livre de Gérard Namer, “Mémoire et Société”, offre une analyse serrée des textes d'Halbwachs portant sur la mémoire : Les cadres sociaux de la mémoire, La Mémoire chez tes musiciens (texte peu connu, redécouvert et mis en valeur), Topographie légendaire des Evangiles en Terre Sainte et, enfin, La Mémoire collective (ouvrage posthume et inachevé). Il présente aussi, dans la dernière partie, une application des thèses d'Halbwachs à des « terrains » : les juifs égyptiens, la déportation, la bibliothèque, le musée, les commémorations en 1944-1945. Il faut y regarder de plus près pour s'apercevoir que ce que Namer tente de construire à partir de l'oeuvre d'Halbwachs et de terrains d'enquête c'est l'ébauche, l'esquisse d'une théorie sociologique de la mémoire. (...) Dans cet essai de synthèse qu'est “Mémoire et Société”, Namer trace les étapes d'une pensée sociologique sur la mémoire. A notre avis, le grand apport de son livre est qu'il invite à ne plus partir, comme Halbwachs le faisait, des différences entre mémoire sociale (courants de pensée), mémoire collective (mémoire de groupe), mémoire culturelle (la mémoire chez les musiciens par exemple) et mémoire individuelle, mais de ce que lui Namer appelle des pratiques de mémoire. (...) Namer sociologue arrache le temps et la mémoire à l'oubli dans lequel les ont plongés l'évolutionnisme et l'empirisme, avec les notions d'évolution, de progrès, de changement social qui recouvrent tout sans jamais rien définir. C'est, en particulier, dans les « itinéraires sociaux de la mémoire » que, lorsqu'il se produit, le changement social peut apparaître." (Louis Moreau de Bellaing, L'Homme et la société, 1988)
Balland, 1968, in-8°, xi-228 pp, biblio sommaire, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
Survol des principales manifestations du phénomène anarchiste, complètée par les biographies des principaux penseurs. Chapitres sur Cronstadt, Makhno, Bakounine, Max Stirner, la philosophie de Proudhon, la Commune de Paris, la Fédération jurassienne, l'Espagne libertaire.
P., Editions Universitaires, 1970, in-8° oblong, 541 pp, gravures et photos, index, reliure pleine toile rouge de l'éditeur, titres blancs au 1er plat et au dos, bon état. Edition originale
Par Gérard Adam, René Furth, André Monjardet, Gilbert Mury et André Nataf. Contient pages 9-98 plusieurs essais préliminaires : André Nataf : Des Capacités ouvrières, esquisse historique ; Gérard Adam : Le Catholicisme social ; René Furth : L'anarchisme ou la révolution intégrale ; Gilbert Mury : Lettre d'un marxiste-léniniste au lecteur ; La partie Dictionnaire (pp 99-525) contient des illustrations, portraits, cartes en noir et blanc ; En fin d'ouvrage : Repères historiques et Index.
Editions du Félin, 1991, in-8°, 232 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
Marie-Christine Natta est l'auteur d'une thèse sur le dandysme chez Barbey d'Aurevilly. — Qui est dandy ? C'est celui qui se pare de discrétion et celui qui affiche ses couleurs, c'est celui qui aime le luxe et celui qui le dédaigne, c'est celui qui agit et celui qui paresse, bref, c'est l'homme aux mille visages qui n'est jamais là où on l'attend. À l'écart des chemins frayés, il se forge une nouvelle nature qui le distingue et l'élève. Grâce à son difficile art de plaire en déplaisant, il désennuie les sociétés usées. On se dispute cette "amusante peste", tour à tour d'une politesse exquise et d'une odieuse inconvenance. Eternel révolté, le dandy ne se conforme ni aux usages de la courtoisie ni à ceux de la morale. Mais ses transgressions sont bien inoffensives car il a besoin des règles qu'il bouscule comme des hommes qu'il méprise. IL ne veut pas changer le monde, il veut simplement imposer sa "grandeur sans convictions".
Fribourg, Office du Livre, 1987, gr. in-8°, 251 pp, 2e édition, revue et mise à jour, 190 illustrations dont 31 en couleurs, biblio, index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état
La Franc-Maçonnerie, telle qu'elle est pratiquée de nos jours, est née en 1717 avec la Grande Loge de Londres. Il ne s'agissait pourtant pas d'une génération spontanée. Elle s'affirme comme la continuation de la Franc-Maçonnerie de métier. Ses traces se relèvent, en Angleterre et en Écosse, à une tradition infiniment plus ancienne. “L'Histoire générale de la Franc-Maçonnerie” précise ces origines. Les vieux statuts, charges et devoirs du métier font état de légendes qui montrent déjà une des caractéristiques de la Franc-Maçonnerie, le symbolisme. Il importe de les rappeler et d'en faire ressorti l'intérêt. Mais l'historien doit s'attacher aux sources réelles et cette recherche nous fait suivre un itinéraire allant des collegia romains aux communautés de métiers et aux corporations en passant par les associations monastiques et les confréries. Le rôle des Templiers est également considérable. En suivant cette évolution, il importe de déterminer les caractéristiques constitutives de la Franc-Maçonnerie "opérative" et l'adaptation qui en fut faite lors de la mutation en forme "spéculative". Ces motivations sont indispensables pour comprendre la nature et l'histoire de l'institution. Le livre s'applique à décrire, depuis 1717, jusqu'à l'époque présente, le développement de la Franc-maçonnerie dans le monde. Cette histoire est exposée dans le cadre de chaque pays ou contrée intéressé : Angleterre, Écosse, Irlande, France, Allemagne, Pays-Bas et Belgique, Suisse, Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Suède et pays scandinaves, Russie, Amérique du Nord, États-Unis, Canada, Antilles, États d'Amérique centrale et d'Amérique du Sud, Moyen-Orient et Asie, Afrique. L'étude historique est faite sur le plan institutionnel de l'Ordre Maçonnique : spirituelles, artistiques, sociales, politiques... Les Francs-Maçons, qui marquèrent cette histoire, ont bien évidemment leur place et leur portrait.
Stuttgart, Berlin, Leipzig, Union Deutsche Verlagsgesellschaft, 1890, gr. in-8°, viii-810 pp, 2e édition, 264 gravures dans le texte, 30 pl. de portraits et 32 pl. de fac-similés dépliants (manuscrits de compositeurs, lettres) hors texte, index, reliure pleine percaline verte, décors polychromes au 1er plat et au dos, date dorée en queue, tranches jaspées (rel. de l'éditeur), bon état. Bel exemplaire. Texte en allemand (gothique)
Excellente encyclopédie de la musique classique écrite par Emil Naumann entre 1880 et 1885, qui fut traduite dès 1894 en anglais, mais jamais en français.