8, rue Bréa
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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 R. Pichon & R. Durand-Auzias, 1950, pt in-8°, 527 pp, index, broché, couv. défraîchie, état correct
"La crise de 1929 a contraint les défenseurs des « automatismes économiques » de prendre eux-mêmes position devant la grave défaillance du régime capitaliste : ayant de la sorte justifié le choix de la date initiale de son enquête, M. Albert Pasquier examine les réactions qui se sont manifestées depuis lors en France sur le plan doctrinal quant à la manière de considérer le « devenir » de l'homme. Il envisage ainsi trois étapes : de 1930 à 1940 s'épanouissent les critiques contre l'état de choses existant, en fonction de « la communauté des malheurs » suscités par la faillite capitaliste ; vient la seconde guerre mondiale : à la faveur de l'occupation, une « unité d'action » se manifeste, mais « dans la réceptivité » et, parallèlement, à la faveur de la Résistance, une « unité d'action dans la volonté » de faire aussi du neuf ; or, le heurt des philosophies conduisit à nouveau et rapidement au « conflit des doctrines » de la nouvelle époque d'après-guerre ; et c'est l'étude de ce conflit que développe surtout ce gros livre, original et intéressant. Les historiens bénéficieront du riche butin amassé et loueront la libérale tentative d'analyse qui est ainsi faite." (R. Schnerb, Annales ESC, 1952) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Plon, 1962, in-8°, 592 pp, préface de J.-R. Tournoux, broché, bon état
"Ce recueil méthodique des principales déclarations du général de Gaulle, de mai 1958 à avril 1962, constitue un ouvrage de référence du plus grand intérêt. Les extraits sont classés sous les différentes rubriques énumérées dans le titre. Un texte de liaison permet de restituer le climat dans lequel ont été prononcées les paroles du chef de l'Etat. En annexes, la chronologie des déclarations, allocutions et conférences de presse, celle des voyages en province et en Algérie." (Revue française de science politique, 1962) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Saint-Nazaire, Congrès National des G.E.D., 1960, in-4°, (2)-101 pp, dactylographié, agrafé, bon état
Joseph Pastor est le fondateur en 1948 des "G.S.E.D. Intersyndicalistes", qui préconisaient la "Grève Générale Productrice et Distributive" autrement dit une "grève de gratuité" générale. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
[Pataphysique] – François Le Lionnais, Raymond Queneau, Jean Lescure, Noël Arnaud, Jean Queval, Latis, Jacques Bens, Ythier Marchant, Jacques Prévert, René Clair, etc.
Reference : 121875
(1961)
P., Collège de Pataphysique, 1961, gr. in-8°, 96 pp, qqs illustrations dans le texte et à pleine page, dont Max Ernst, Françoise Gilot, Prévert, broché, couv. en partie insolée, bon état
Dossier 17, 22 Sable Lxxxix (22 décembre 1961). Numéro consacré à l'Oulipo ; textes de François Le Lionnais, Raymond Queneau, Jean Lescure, Noël Arnaud, Jean Queval, Latis, Jacques Bens, Ythier Marchant, Jacques Prévert, René Clair, etc. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Moscou, Ed. en langues étrangères, 1958, in-8°, 360 pp, 8 photos hors texte, cart. éditeur, jaquette illustrée
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Denoël, 1971, in-8°, 428 pp, préface de Jean-Jacques Chevalier, biblio, broché, bon état
"Sous ce titre, ce n'est pas une histoire mais une lecture qui nous est proposée, étendue sur les dix ans qui conduisent l'Action française de la Revue (1899) mensuelle, au quotidien (1908). Age d'or, puisque c'est la période intellectuellement la plus féconde et la plus dynamique du mouvement, avant que le souci d'une clientèle plus large ne le réduise à un conservatisme de mécontents. Bibliographie réduite, références écartées, mais analyse consciencieuse procédant par tranches chronologiques..." (Emile Poulat, Archives des sciences sociales des religions, 1972) — Une étude conscrée à la pensée philosophique de Charles Maurras et de ses émules, l'auteur situe l'âge d'or du maurrassisme entre 1899, date de la création de la revue de l'Action française, et 1908, date de lancement du journal. Il montre comment, en neuf ans, le mouvement va élaborer sa doctrine, établir ses choix et construire une véritable philosophie de l'Etat. Maurras était-il un mal compris ? L'essentiel de sa pensée a-t-il été déformé par les luttes partisanes et les passions politiques ? Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Plon, 1945, in-8°, vi-297 pp, 10 gravures hors texte, broché, papier lég. jauni, bon état
Premier tome (sur 3) des souvenirs du socialiste atypique Joseph Paul-Boncour (1873-1972), écrits de 1940 à 1942. Il fut député (entre 1909 et 1931), sénateur (de 1931 à 1941) et ministre (en 1911, puis de 1932 à 1938), et fit partie des quatre-vingt parlementaires qui ne votèrent pas les pleins pouvoirs à Pétain. Tout ce qui concerne Waldeck-Rousseau et Clemenceau est intéressant. — Docteur en droit et avocat, Paul-Boncour fut secrétaire particulier du président Waldeck-Rousseau de 1899 à 1902. Deux ans plus tard, il devient directeur de cabinet de René Viviani, socialiste proche de Jean Jaurès, qui a refusé d'adhérer à la SFIO et devient le premier ministre du Travail français, en 1911. Il commence sa carrière parlementaire comme député de Loir-et-Cher, élu lors d'une élection partielle en janvier 1909, réélu aux élections générales de 1910. Toujours hésitant face à la SFIO, il préfère adhérer au Parti républicain-socialiste. En 1914, il perd son siège de député, puis s'engage dans l'armée française, pendant toute la Première Guerre mondiale... — « Je ne dis rien qui ne soit exact. Mais je ne le dis pas avec indifférence. » (J. Paul-Boncour) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Norma Editions, 1995, in-4°, 247 pp, 250 illustrations en noir et en couleurs, notes, notices biographiques, biblio, index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état
Cet ouvrage retrace l’histoire d’une poignée d’hommes qui, en France, dans les années 20, a réinventé la forme théâtrale. Prenant comme point de départ l’Exposition des arts décoratifs de 1925, avec la salle expérimentale des frères Perret et les sections françaises et étrangères au Grand Palais, l’auteur montre l’influence des rénovateurs européens sur l’avant-garde française. Dès 1909, l’explosion picturale des Ballets russes bouleverse l’art du décor. À la même époque, Jacques Rouché, médiateur décisif, introduit les idées de Fuchs et Erler au Künstler Theater de Munich, de Max Reinhardt au Deutsches Theater de Berlin, de l’Anglais Edward Gordon Craig et du Suisse Adolphe Appia, précurseurs de la scénographie moderne. Metteurs en scène et acteurs remettent en cause l’espace et les dispositifs scéniques. Firmin Gémier le premier en 1911, avec le Théâtre national ambulant, suivi de Copeau, Jouvet, Baty, Dullin, les Pitoëff, Édouard Autant et Louise Lara, Artaud, acteurs de cette fulgurante révolution théâtrale qui anticipe les expérimentations de la seconde moitié du XXe siècle. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Genève, Edito-Service, 1981, 4 vol. gr. in-8° carré, lv-706 et 739 pp, pagination continue pour les tomes I et II, puis pour les tomes III et IV, 20 planches hors texte de dessins de Hans Bellmer, index des auteurs et des oeuvres, reliures pleine feutrine bordeaux de l'éditeur, décor doré au 1er plat, titres dorés au 1er plat et au dos, bon état
L'érotisme est une érudition... I. De Pierre Louÿs à André Gide. – II. De Maurice Dekobra à Henry de Montherlant. – III. De Roger Peyrefitte à Tennessee Williams. – IV. De Boris Vian à Xaviera Hollander. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Seuil, 2004, in-8°, 435 pp, traduit de l'anglais, essai bibliographique, 2 index, broché, couv. illustrée, bon état
Qu'est-ce que le fascisme ? En réponse à cette question, maints historiens, sociologues ou politiques se sont employés à identifier une essence et à donner une définition abstraite du phénomène. Robert 0. Paxton. lui, a voulu partir du vécu historique. Il suit, étape par étape, comment germent les mouvements fascistes, comment ils prennent leur place dans un système politique en crise, comment ils accèdent au pouvoir, en exploitant. les difficultés d'une société aux abois et en profitant de nombreuses complicités jusqu'au cœur de l'establishment. Le chef "charismatique", les hommes de main et les propagandistes ne sont pas absents, mais relégués à leur juste place dans un phénomène politique global. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Barcelona, Editorial Bruguera, 1978, gr. in-8°, 602 pp, 64 planches de photos hors texte, qqs fac-similés, cartes et plans, biblio, index, reliure cartonnée de l'éditeur, jaquette illustrée, soulignures et annotations stylo sur une vingtaine de pages, bon état. Première édition en espagnol. Texte en espagnol. On joint le fac-similé de la carte d'un membre français des Milicias antifascistas de la Columna Durruti-Farras (1936)
Incarnation de la révolution espagnole, Buenaventura Durruti, né en 1896, a, durant toute sa vie, lutté pour l'avènement d'une société libertaire, juste et fraternelle, aux antipodes du système communiste coercitif. Ouvrier métallurgiste à 14 ans, Durruti s'engagea très tôt dans le combat politique et syndical. Après des années de lutte, de grèves, d'activités clandestines, d'emprisonnement et d'exil en Amérique latine, en France, en Belgique, en Allemagne, il rentre en Espagne en 1931 où il substitue l'action collective à la révolte individuelle. En juillet 1936, avec les anarchistes de la CNT et les militants de la FAI, il s'oppose au coup d'Etat franquiste. Organisateur, orateur, stratège, il est à l'avant-garde, tant dans les luttes quotidiennes que lors de l'insurrection de Barcelone ou sur le front d'Aragon où il tombera en novembre 1936. Fruit de longues années de travail et de recherche, nourri de nombreux documents inédits et de témoignages de première main recueillis dans plusieurs pays, ce livre est l'histoire d'un homme qui toujours refusa postes, honneurs et avantages et dont la mort fut pleurée par tout un peuple. Elle est aussi l'histoire de la révolution espagnole libertaire contre laquelle fascistes et staliniens conjuguèrent leurs efforts sous l'œil passif des démocraties occidentales. — Bien que la toute première édition de cet ouvrage ait été publiée en français (1972), cette première édition en espagnol a été tellement augmentée et revue que l'auteur la considérait lui-même comme la véritable édition originale. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
London, Sidgwick & Jackson, 1973, in-8°, 317 pp, tranche sup. rouge, cart. éditeur, jaquette (très lég. abîmée), bon état. Edition originale. Texte en anglais
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Belfond, 1987, in-8°, 286 pp, une carte, biblio, index, broché, bon état
"Lénine, année 1917. De l'exil au pouvoir." Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La Pensée universelle, 1991, pt in-8°, 94 pp, broché, couv. illustrée, bon état
Depuis 1948, l'auteur a activement participé à la résistance bulgare et son témoignage se veut aussi un hommage à ses compagnons qui ont disparu. Il évoque ici la lutte de tout un peuple... "La crise yougoslave et le « schisme titiste » enveniment les choses dès 1948 : « les portraits de Tito sont partout arrachés et détruits par les officiers de la Sécurité d’Etat. » Selon Théodore Pecheff. « l’acharnement de Staline contre la Yougoslavie va contribuer dans tous les pays satellites à couper un peu plus le Parti communiste de la population. Cette dernière se sent solidaire du peuple yougoslave dont elle partage la haine contre le monarque du Kremlin » . Suivant le même auteur, de nombreux réseaux titistes se seraient alors développés en Bulgarie, grâce à des bases arrières en Yougoslavie, tout le long de la frontière commune fortifiée entre les deux pays. Attaques et embuscades de Bulgares « titistes » en Bulgarie culminent en 1951. mais les « staliniens » auraient repris le dessus et écrasé la révolte armée en 1952." (Ghislain Garlatti, 2004) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Toulouse, Université de Toulouse - Le Mirail, 1975, gr. in-8°, 580 pp, 12 pl. de photos hors texte, nombreux tableaux, biblio, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
"Malgré son caractère apparemment spécialisé, l'ouvrage intéressera, croyons-nous, des catégories de lecteurs bien diverses : Tous les ruralistes évidemment d'abord, car peu de milieux ruraux ont été analysés avec cette précision, à laquelle contribuent à la fois le maniement professionnel des sources documentaires et l'intimité avec le pays. Les économistes aussi, à qui est présenté un cas original et complexe de domination capitaliste coexistant avec une concentration foncière incomplète. Tous les historiens enfin qui, ayant en mémoire l'ampleur exceptionnelle au XXe siècle, du mouvement des vignerons de 1907, devront désormais recourir à Rémy Pech pour en mieux comprendre l'arrière-plan socio-économique." (Maurice Agulhon) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Grasset, 1975, in-8°, 293 pp, couv. lég. abîmée, envoi a.s.
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Grasset, 1975, in-8°, 293 pp, broché, bon état
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Nouvelles Editions Latines, 1958, in-12, 170 pp, broché, bon état
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Hachette, 1980, gr. in-8°, 359 pp, chronologie, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
Pendant longtemps, évoquer la personnalité de Pétain revenait à s'engager dans un camp, celui de la louange ou celui du mépris. Ce manichéisme a conduit les français à oublier que Philippe Pétain n'a pas surgi par hasard, en 1940, dans l'histoire contemporaine. Cet homme, qui avait presque atteint l'âge de la retraite en août 1914, qui avait fêté ses 80 ans en 1936, avait derrière lui une longue carrière. Elle lui avait fait connaître les hommes, la guerre, la politique, les honneurs. C'est l'ensemble de la vie de cet homme que Pierre Pellissier retrace ici, tant l'adolescent, l'officier, le chef de gouvernement sont indissociables pour qui veut comprendre les pensées et les actes de Philippe Pétain. Une vie qui ne se résume pas à deux lieux essentiels : Verdun et Vichy. Ni condamnation ni réhabilitation, car l'auteur avait neuf ans à la Libération, ce livre est d'abord un effort de compréhension et d'explication d'un homme né sous le Second Empire et mort sous la IVe République. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Plon, 1992, in-8°, 460 pp, 12 pl. de photos hors texte, lexique succinct, broché, couv. illustrée, bon état
Tout ce qui peut arriver à un Saint-Cyrien se retrouve dans la vie des officiers dont Pierre Pelissier raconte l'itinéraire de la préparation du concours au départ de l'armée, que celui-ci ait eu lieu prématurément ou au terme normal. Issus de la promotion 1946-1948, ils sont assez représentatifs pour que les cyrards de toutes les promotions se reconnaissent peu ou prou dans la diversité de leurs affectations (désirées ou non), de leurs missions, de leurs modes de vie, de leurs comportements, de leurs joies, de leurs douleurs, de leurs espoirs, de leurs déceptions, de leurs réactions face à l'adversité, de leurs conceptions de l'honneur et de la fidélité. Ils ont connu la Deuxième Guerre mondiale (des cyrards ayant vécu les campagnes d'Italie et de France avant de passer le concours), la guerre d'Indochine, voire de Corée, la guerre d'Algérie et, pour ceux qui n'ont pas choisi la révolte ou la vie civile, la modernisation de l'armée, l'évolution de ses moyens, de ses priorités et de ses structures. Evitant volontairement de ne pas raconter, comme le font tant d'ouvrages "militaires", que les moments spectaculaires ou exaltants, Pierre Pellisssier a tracé l'histoire réelle des trajectoires accomplies par les cyrards, si différentes en général de celles qu'ils imaginaient en recevant le casoar, un soir d'été, à Coëtquidan. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Éditions Baudinière, s.d. [1934], in-12, 249 pp, annexes, broché, dos abîmé, couv. lég. salie consolidée par un film transparent autocollant, intérieur propre et frais, état correct. Rare
D'abord socialiste puis anarchiste, "rescapé des temps ravacholiens" selon Galtier-Boissière, Lucien Pemjean (1861-1945) se joint ensuite au boulangisme et aux campagnes antisémites d'Édouard Drumont durant l'affaire Dreyfus. À partir des années 1920, il est directeur littéraire des éditions Baudinière. Entre 1934 et 1939, Pemjean édite un petit mensuel conspirationniste intitulé “Grand Occident”, consacré à la dénonciation des juifs et des francs-maçons. Il publie également plusieurs pamphlets tels “Vers l'invasion” (1933), réédité sous le titre “La Maffia judéo-maçonnique” avec une nouvelle préface en 1934. Sous l'occupation allemande, il signe des articles dans le Paris-Soir sous contrôle allemand, ainsi que dans des journaux collaborationnistes comme La France socialiste, Le Pays libre ou Au Pilori. Pemjean est arrêté en septembre 1944 pour faits de collaboration ; son état de santé s'étant dégradé, il meurt à l'hôpital le 6 janvier 1945 sans même avoir pu être entendu par un juge d'instruction. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Chapelot, 1914, in-12, viii-268 pp, 35 pl. de photos hors texte, 7 croquis, 2 cartes dépliantes hors texte in fine, reliure demi-basane noire, dos à 4 nerfs pointillés, titres et doubles filets dorés (rel. de l'époque), bon état. Rare
Sous le pseudonyme d'Alain de Penennrun se cache un jeune et brillant officier de l'armée française, envoyé du journal l’Illustration à l’État-major serbe en juillet 1913. Doué d'un remarquable talent d'observation secondé par une plume des plus alertes, il écrivit au jour le jour ses souvenirs et ses impressions. Le premier chapitre est consacré à l'étude de l'origine du conflit qui mit simultanément aux prises la Bulgarie avec la totalité des forces des autres nations balkaniques. Les chapitres II et III sont des notes de voyage (passage à Belgrade, puis à Uskub, arrivée au quartier général du prince Alexandre de Serbie). Le chapitre IV est une étude technique de la bataille de la Bregalnitza. Les chapitres V à VII sont consacrés aux combats d'Egri-Palanka, à l'arrêt des opérations, aux négociations de Bucarest, et à une tournée rapide au milieu des troupes roumaines. Le chapitre VIII contient des remarques personnelles sur les opérations de la deuxième guerre balkanique, une brève comparaison des quatre armées principales des Balkans, et une étude rapide de la situation politique telle qu'elle paraît résulter du traité signé à Bucarest le 10 août 1913. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Chapelot, 1913, in-12, ix-259 pp, 62 photos sur 32 pl. hors texte, dont le frontispice, une grande carte dépliante en couleurs (qui manque souvent), reliure demi-toile carmin, dos lisse, pièce de titre chagrin noir, qqs rares soulignures crayon, bon état
"Bénéficiaire de la fameuse lettre blanche accordée par l'état-major bulgare à quelques représentants de la presse, Alain de Penennrun, correspondant de l'Illustration, a été de ceux qui, avec M. René Puaux, ont de Mustapha-Pacha rejointe Jana le quartier général de la Ille armée et assisté aux combats livrés devant Tchataldja. Même itinéraire donc, et même scènes entrevues; mais ce journal de marche laisse une impression tout autre que l'exposé de l'excellent professionnel qu'est le reporter du Temps. C'est plus coloré, plus vivant, et, militairement, plus précis. Aussi bien, Alain de Penennrun n'est, lui, qu'un journaliste occasionnel : ce pseudonyme dissimule un officier de l'armée active, passionné de son métier. Il voit les choses en soldat, et certains détails, à peu près dépourvus de sens pour un profane, ont pour lui une signification très précise. Tout le monde peut lire la déroute sur les chemins jonchés de morts et de débris, ou philosopher à la rencontre d'un convoi de blessés, mais non pas toujours interpréter comme il sied ce qui s'offre à la vue, et deviner le reste. Ces pages alertes sont très dignes d'être lues. Alain de Penennrun rend un juste hommage à l'élan du soldat bulgare, à l'énergie et aux talents des chefs, à la remarquable organisation de l'armée victorieuse. Ses critiques sont minimes. Mais encore les fait-il, et n'hésite-t-il pas à déclarer que, tous comptes faits, les Bulgares ont perdu la bataille de Tchataldja. Ils peuvent donner des raisons : l'état sanitaire, l'inutilité du sacrifice..., militairement leur échec n'est pas niable. Le triomphe n'en est pas moins éclatant : Lule-Burgas, et hier Andrinople témoignent suffisamment de l'héroïsme bulgare." (La Revue critique des idées et des livres, 1913) — "Sous le pseudonyme d'Alain de Penennrun se cache un jeune et brillant officier de l'armée française. Dès les premiers bruits de guerre entre les puissances balkaniques et ;la Turquie, celui-ci, profitant d'un congé, gagna Sofia pour suivre et voir à l'œuvre l'armée bulgare. Malgré les difficultés sans nombre auxquelles il se heurta dès son arrivée, il réussit, grâce à sa qualité de représentant de l'Illustration sous laquelle il voyageait, à se faire accréditer auprès des armées bulgares comme correspondant de guerre et à obtenir l'autorisation de les accompagner dans leur vertigineuse randonnée à travers la Turquie. Doué d'un remarquable talent d'observation secondé par une plume des plus alertes, il écrivit au jour le jour ses souvenirs et ses impressions; il envoya ainsi à l'Illustration, au cours même de la campagne, des relations claires et précises qui mirent immédiatement son nom en relief. Rentré en France, le jeune militaire s'est proposé de retracer les faits dont il a été le témoin et de faire connaître à ses camarades de l'armée les observations qu'il a recueillies et les quelques critiques qu'il a eu l'occasion de faire au cours de sa mission. Il a été ainsi amené à écrire cet excellent journal de marche si vivant, si varié que par moments on croit lire un roman d'actualité. L'ouvrage est tout particulièrement intéressant et instructif ; il est fait tout entier d'impressions vécues, écrit dans une langue claire, chaude et colorée, accompagné presque à chaque page de photographies abondantes et suggestives. Il est dans son ensemble un légitime hommage rendu à la valeur de l'armée bulgare et de ses chefs; il se termine en outre par une pensée réconfortante : les victoires des Bulgares sont presque des victoires françaises. Leurs généraux, qui se sont couverts de gloire sur les champs de bataille de Thrace, sont en effet les élèves de nos maîtres les plus distingués, les BonnaJ et les Langlois; les méthodes de combat, les procédés de tir, le matériel qui a lui-même donné de si merveilleux résultats, tout cela est de fabrication et d'importation françaises." (Journal des sciences militaires, 1913) — "René Puaux et Alain de Pennenrun suivent l’armée bulgare de Sofia à Tchataldja pendant la campagne de 1912. L’état-major bulgare observe les règlements adoptés par les Japonais au cours de la guerre de Mandchourie et chaque journaliste reçoit un code d’instructions précisant ce que la censure l’autorise à transmettre. À Sofia, les journalistes sont regroupés avec les attachés militaires. Un train spécial les conduit sur le front. Cinq reporters français sont autorisés à « battre librement la campagne » : Puaux, Pennenrun, Vallier (Le Matin), le marquis de Segonzac (L’Echo de Paris) et Ludovic Naudeau (Le Journal). Pennenrun admire la détermination et le courage de ce peuple chrétien en armes, dont il est convaincu du bon droit : « Et voici pourquoi nous assistons à ce réveil formidable et puissant d’une jeune chrétienté qui, demain, l’épée à la main, frappera aux portes de Constantinople pour rétablir la croix à Sainte-Sophie. » S’ils entendent parler d’excès des irréguliers bulgares ou de quelques troupes, ils rendent hommage au comportement de l’armée bulgare : « Si les bandes irrégulières macédoniennes et aussi les troupes bulgares se sont quelquefois montrées un peu trop disposées à reléguer les considérations humanitaires au second plan (sic), ce n’est pas le cas autour de nous. Plus de dix fois, voici que des prisonniers turcs isolés ou en groupe se sont présentés à ma vue, escortés par des soldats bulgares, et, toujours, j’ai admiré chez les vainqueurs la véritable fraternité qu’ils déployaient à leur égard, partageant amicalement avec eux cigarettes et nourriture. » En revanche, les récits d’atrocités turques que recueille Pennenrun sont à faire frémir, et il les accrédite : « On ne peut même pas suspecter d’exagération les auteurs de ces terribles récits. Tout cela, ce sont des choses vues par des centaines de témoins oculaires. Des photographies ont même été prises. Tous les témoignages concordent »." (Yves Ternon, 2008) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Cercle du Nouveau Livre d'Histoire, 1966, in-8°, 376 pp, 16 pl. de photos et documents hors texte, reliure toile éditeur avec une vignette illustrée sur le premier plat, rhodoïd, bon état
En mai 1963, un haut fonctionnaire soviétique, Oleg Vladimirovitch Penkovsky, a été condamné à mort et exécuté à Moscou pour trahison au bénéfice des services secrets américain et britannique. Dans les derniers mois de 1965, des Papiers secrets de Penkovsky sont publiés par le Washington Post, par l’Observer de Londres, par le Spiegel de Hambourg. Cette publication soulève une protestation diplomatique de la part du gouvernement soviétique. Le correspondant à Moscou du Washington Post, Stephen Rosenfeld, est expulsé. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Tallandier, 1966, in-8°, 376 pp, introduction et commentaires de Frank Gibney, broché, état correct
"Le document que vous venez d'ouvrir est littéralement explosif. Il y a deux ou trois ans, il devait dormir, estampillé de cachets « très secret » dans des coffres-forts blindés, gardé par des sentinelles en arme. Aujourd'hui qu'il est livré à la curiosité du grand public – l'accélération de l'histoire atteint aussi l'espionnage – il a déjà servi de prétexte à de violentes escarmouches dans la guerre froide qui oppose l'URSS et les Etats-Unis : sa publication en Amérique et en Grande-Bretagne a entraîné des protestations indignées des ambassadeurs soviétiques dans ces pays. L'auteur, en effet, sort de l'ordinaire : plus que James Bond, il mérite de symboliser le prodigieux développement de l'espionnage dans les années 1960. Colonel de l'armée rouge, officier de renseignement chevronné de son S.R., le redoutable G.R.U., Oleg Penkovsky a réalisé l'un des plus sensationnels exploits de ces dernières années. Ayant décidé spontanément de se mettre au service de l'Occident, il a réussi, pendant seize mois, à transmettre au C.I.A. américain et à l'Intelligence Service britannique, 5 000 microfilms contenant les secrets les plus jalousement gardés de la puissance la plus secrète du monde. L'issue était prévisible. Arrêté à Moscou, en octobre 1962, le colonel Oleg Penkovsky a été jugé, condamné à mort et exécuté le 13 mai 1963. C'est son journal qui est aujourd'hui publié à titre posthume. Conformément à ses dernières volontés : ses amis américains ont, en effet, décidé de faire éditer les réflexions personnelles, les commentaires politiques et les révélations de celui qui entrera probablement dans l'histoire comme un des plus grands espions de la deuxième moitié du XXe siècle..." (Constantin Melnik, préface) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.