8, rue Bréa
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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Fayard, 2004 fort in-8°, 782 pp, notes, annexes, index, broché, couv. illustrée, bon état
Depuis soixante ans, les relations entre le renseignement et la politique sont pour le moins complexes, ambiguës, voire teintées de soupçons. "Aux Services de la République" nous en fait vivre l'histoire de Londres, où le général de Gaulle organise le BCRA, jusqu'à la caserne du boulevard Mortier à Paris, où siège la DGSE, en se remémorant au passage la création de la DST, des RG, du SDECE, de la DRM .... Et l'on s'aperçoit que les rivalités, dans l'univers du renseignement, ne sont pas nouvelles et que les responsables politiques, par désintérêt ou par commodité, n'ont pas su organiser la coordination des services. Cet ouvrage décrit la façon dont le pouvoir a utilisé les services secrets à ses propres fins, que ce soit en Indochine, en Algérie, en Afrique – seconde patrie de Jacques Foccart – et, bien sûr, en France, quand il s'est agi d'aider le général de Gaulle à revenir aux affaires en 1958 ou de salir Georges Pompidou avec l'affaire Markovic... II révèle à quel point la « guerre froide » a marqué l'action des services, depuis l'incroyable histoire des « réseaux Gladio » jusqu'à la traque insolite d'agents dormants soviétiques. De l'intérieur des services, on découvre la déstabilisation durable et le climat de paranoïa provoqués par les révélations du défecteur russe Golytsine, le choc créé par l'arrivée de la gauche au pouvoir en 1981, les profondes répercussions de l'affaire Greenpeace sur le fonctionnement de la DGSE, l'importance diplomatique de l'affaire Farevvell, ou encore le vague à l'âme d'hommes ballottés par les différentes cohabitations. Pourtant ce livre ne se veut pas pessimiste. On y apprend notamment comment Michel Rocard a convaincu François Mitterrand de relancer le conseil interministériel du renseignement et à quel point une poignée de parlementaires se battent pour faire naître, en France, une culture du renseignement. "Aux Services de la République", est le fruit d'un important travail de recherche et de collecte d'informations inédites auprès d'anciens Premiers ministres, ministres, chefs de service du contre-espionnage. Peut-être contribuera-t-il à réfuter quelques idées reçues, à lever les malentendus et à favoriser le dialogue entre la République et ses services afin que le renseignement français entre dans l'ère moderne. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Payot, 1933, in-8°, 268 pp, traduit de l'anglais (“Traitors Within: The Adventures of Detective Inspector Herbert T. Fitch”), broché, couv. illustrée, bon état (Coll. d'études, de documents et de témoignages pour servir à l'histoire de notre temps)
Livre I : L'anarchie ; Livre II : L'espionnage ; Livre III : Réflexions. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Editions du Milieu du Monde, 1958, in-8°, 284 pp, qqs pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée, état correct
Petit historique du renseignement ; L'espionnage sous Napoléon Bonaparte ; La trahison du colonel Redl ; Portrait physique et moral de l'espion-type ; Les différentes classes d'espion ; Les grands Services Secrets en action dans le monde ; Sélection des candidats à l'espionnage ; Les "Ecoles d'espionnage" et les choses étranges qu'on y apprend ; Les espions en mission ; L'espionnage soviétique aux USA ; La troublante affaire Cicéron ; Les services de contre-espionnage dans le monde ; Cryptage et décryptage des documents ; L'espionnage et les femmes ; etc. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
S.l., s.n. (chez l'auteur), 2005, 4 vol. in-4°, 508-(172)-103 pp, sources et biblio, index, brochés, bon état
Habilitation à diriger les recherches soutenue à l’Université de Paris IV-Sorbonne présentée sous la direction de Georges-Henri Soutou, comprenant 4 volumes dont un mémoire de recherche inédit : Les services spéciaux militaires, le renseignement et l’Etat en France 1919-1939 (volumes 1 et 2, 508 pp), un recueil de 11 études érudites (volume 3 : Sélection d'articles, 172 pp) et un mémoire didactique (103 pp). — L'espionnage et le contre-espionnage français plongent leurs racines dans une histoire du secret d'Etat. L'autorité politique dans l'entre-deux-guerres feint souvent d'ignorer l'existence des services spéciaux, balaie leur rôle réel et dénonce leurs responsabilités dans les échecs de la politique. Cette étude veut justement apprécier le poids du renseignement en matière de sécurité nationale et montrer que l'espionnage est une activité réglementée dans les administrations de l'Etat. Un espionnage économique nouveau se met par ailleurs en place, conséquence de la Grande Guerre. Celle-ci débouche en effet sur des rivalités économiques exacerbées après 1919, sous-tendues par la question des réparations de guerre. Cette situation se double bientôt d'une multiplication d'affaires de renseignement commercial et financier. La France a-t-elle utilisé ses services spéciaux militaires dans ses relations extérieures ? Équilibrer la balance des puissances et des alliances par des coopérations secrètes fut une tentation constante. Et la guerre secrète avec l'Allemagne et l'URSS est l'un des fils conducteurs de cette histoire. L'auteur revient sur "la défaillance" du renseignement dans les années 1930, mais aussi sur les années 1920, moins traitées par les historiens et pourtant cruciales pour l'avenir. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Alain Moreau, 1979, in-12, 336 pp, index
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Plon, 1986, in-8°, 233 pp, biblio
S'adressant aux responsables de la CIA, le président Kennedy pouvait dire : "Si l'on proclame bruyamment vos échecs, vos succès restent dans l'ombre." Il en est toujours ainsi des services secrets mais il est vrai qu'avec la CIA les choses prennent une dimension exceptionnelle. Régulièrement, l'opinion américaine et internationale s'indigne en apprenant jusqu’à quelles extrémités la CIA peut aller pour accomplir ce qu'elle considère comme son devoir pour la défense des États-Unis. N'a-t-elle pas fomenté des troubles et des complots dans les pays qu'elle considère comme hostiles ? N'a-t-elle pas tenté d'assassiner Nasser et Fidel Castro ? N'a-t-elle pas réussi à liquider Lumumba ? N'a-t-elle pas testé des drogues qui entraînèrent la mort au cours d'expériences de contrôle mental ? Et quelle est sa part de responsabilité dans l'échec américain au Vietnam comme dans le scandale du Watergate ? Pourtant, l'un des chefs de la CIA déclare : "Le pays doit nous croire sur parole quand nous disons que nous sommes, nous aussi, des hommes honorables dévoués à son service." En ouvrant les dossiers souvent explosifs de la CIA, Brian Freemantle explique en détail comment l'Agence a pu être amenée à interpréter et, parfois, à fausser son rôle dans les années 70. Mais, au-delà de ces révélations, il montre que les succès demeurés discrets de la CIA surpassent largement ses échecs retentissants. Comme le dit un officier des services secrets : "Pensez à la CIA comme vous auriez pensé à un vaccin qui vous protège d'une maladie mortelle. La vaccination vous fera probablement mal et vous rendra malade pendant quelques jours, mais le fait est qu'elle vous est indispensable pour survivre. C'est pourquoi l'Amérique a besoin de la CIA." Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Plon, 1986, gr. in-8°, 223 pp, qqs petites taches sur 2 pages
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Fayard, 1967, pt in-8°, 267 pp, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. La Guerre secrète), envoi a.s.
6 mars 1942. H. G. Lauwers, agent hollandais du « Spécial Operations Executive » britannique est arrêté à La Haye. Il ne s'agit pas d'une simple opération de police. Le Major Giskes, chef du contre-espionnage allemand aux Pays-Bas et disciple préféré de l'amiral Canaris, ne s'est pas emparé de Lauwers pour l'abandonner aux tortionnaires de la Gestapo. Pour Giskes, Lauwers manipulé, « retourné », constitue la première pièce d'un engrenage infernal dans lequel sera broyée la presque totalité de la résistance hollandaise. Les Anglais paraissent ne rien comprendre ! Des agents, encore des agents, sont parachutés dans la nuit. Ils tombent tous dans le piège tendu par le Major Giskes. Pourtant Lauwers a réussi à prévenir Londres... D'autres agents capturés ont averti la résistance... Que s'est-il donc passé ? Qui a trahi ? Et où ? Et pourquoi ? Une chose est certaine : cette histoire finira dans le sang. Des hommes vont mourir, oubliés de tous ! Pour finir, cette affaire se solde par la plus grande victoire du contre-espionnage allemand (pour ne pas dire la seule) enregistrée pendant la deuxième guerre mondiale. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Plon, 1967, in-8°, 520 pp, cart. éditeur, sans la jaquette, bon état
L'auteur est un ancien officier de Renseignement, ayant participé lui-même, au sein du Contre Espionnage Offensif (T.R.), à cette "guerre secrète" de 1940 à 1943, qui a connu personnellement la plupart des officiers de l'ancien S.R. français. "La partie la plus nouvelle est celle qui traite de l'action clandestine des services de renseignements et du contre-espionnage entre 1940 et 1942." (Revue française de science politique, 1967) — "Ce livre est à la fois un récit et un témoignage : récit, parce que l'auteur raconte effectivement la vie et l'action des services spéciaux chargés de fournir aux autorités militaires les renseignements susceptibles de les éclairer, mais aussi témoignage, car, bien qu'il ne précise pas quelles y ont été ses fonctions, il a de toute évidence appartenu à ces services. Cette circonstance présente des avantages, visibles surtout dans la première partie du livre, celle qui expose l'activité des services spéciaux jusqu'en 1940. L'auteur prend bien soin d'expliquer en quoi consistent ces services. Essentiellement militaires par leur organisation comme par leur orientation, ils se chargent à la fois de se procurer, aussi bien et peut-être même davantage en temps de paix qu'en temps de guerre, tous les renseignements possibles sur les armées des autres puissances, et en même temps d'empêcher leurs rivaux – « la maison d'en face » – d'obtenir les mêmes renseignements sur l'armée française. C'est pourquoi ils sont a la fois « défensifs » et « offensifs » et se considèrent comme en état de guerre permanent. Ils n'exploitent d'ailleurs pas les renseignements qu'ils se procurent ; ils se contentent de les analyser, d'en faire la critique et de les transmettre à ceux qui les utiliseront de la manière qui conviendra le mieux à leur « idée de manoeuvre » : c'est alors un autre aspect du travail d'état-major, différent de la recherche du renseignement. Les services spéciaux se contentent de suivre l'évolution de l'armée adverse, la composition des unités, leurs déplacements, les modifications du commandement, etc... Leur satisfaction est totale lorsqu'ils ont dressé un ordre de bataille exact et précis, dont on pourra peut-être déduire les intentions de l'adversaire. C'est ce qu'ils ont fait avec beaucoup de bonheur, semble-t-il, de 1935 à 1940, et l'auteur nous montre bien de quelle manière, en démontant les rouages de cette organisation et en indiquant, tout en leur laissant naturellement l'anonymat, quelques-unes de ses sources. II apparaît qu'à cette époque le Service de renseignements français se relevait d'une longue période de médiocrité et obtenait, sous l'impulsion de son chef, le colonel Rivet, des résultats brillants. II suivait avec une attention toute particulière l'activité de la Wehrmacht et il a pu ainsi prévoir la remilitarisation de la Rhénanie, l'Anschluss, l'action contre la Tchécoslovaquie, puis contre la Pologne. En avril 1940, il avait signalé la possibilité d'une attaque allemande sur les Ardennes et il avait constaté que l'Abwehr s'intéressait avec insistance à toutes les particularités d'une zone comprise entre Sedan et Dunkerque. (...) Pour la periode 1940-1945, le livre prend un autre ton. Dans cette période trouble, les officiers du Service de renseignements sont désorientés et il est significatif de constater leur satisfaction lorsque, dans l'hiver 1944-1945, ils retrouvent, avec l'armée de Lattre, l'organisation familière, les « schémas classiques », le « travail orthodoxe », avec un « deuxième Bureau digne de ce nom ». Auparavant, ce sont les années sombres et le ton est de plus en plus celui d'un témoignage ou l'auteur est personnellement engagé. II y affirme que le Service de renseignements est toujours demeuré antiallemand. Pour lui, « la guerre continue », et il n'a qu'une hâte, se reconstituer clandestinement et recommencer à récolter des renseignements. Mais à l'intention de qui ? Laval, Darlan, Hunziger sont suspects. De Gaule, il n'en est pas question. Quelques renseignements passent aux Anglais, mais on a bien l'impression qu'il s'agit, au total, d'une activité stérile. Le système fonctionne bien, mais il ne sert a rien. A quoi bon être renseigné sur l'armée allemande, si ce n'est pour en faire profiter ceux qui se battent contre elle ? Ce n'est plus qu'un jeu d'esprit, sans application pratique. Et l'arrivée des Alliés, puis de de Gaule en Afrique du Nord n'arrange pas les affaires, loin de là. Le Service de renseignements est giraudiste, comme peuvent l'être les milieux de l'armée active : le colonel Rivet ne voit rien d'autre entre Giraud et de Gaulle que des « querelles de mots », des rivalités personnelles qui doivent céder le pas à l'action contre l'ennemi commun. II est cependant entraîné dans un conflit qui se traduit, à son niveau, par une lutte âpre contre le BCRA. Ici, l'auteur prend parti avec amertume, car il est du côté des vaincus, contre les « personnages douteux », les « aventuriers » du BCRA, puis contre « la foire d'empoigne de l'épuration ». Si on passe sur ce ton parfois polémique, on trouvera dans ce livre beaucoup de renseignements qui sont souvent de première main." (J.-M. d'Hoop, Revue Historique, 1968) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
New York, World Publishing, 1972, gr. in-8°, xxvii-386 pp, un frontispice et 16 pl. de photos hors texte, cartes de renseignements établies par Gehlen à l'attention de Hitler reproduites en couleurs sur les gardes, glossaire, reliure demi-toile vermillon de l'éditeur, jaquette illustrée, bon état. Texte en anglais
Les mémoires de Reinhard Gehlen (1902-1979), officier allemand, chef du service d'espionnage « Armées étrangères de l'Est » au cours de la seconde guerre mondiale, créateur et chef du B.N.D. (service central de renseignements en République fédérale allemande), et ce jusqu'en 1968, après une longue période de collaboration avec les Américains. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Arthaud, 1956, in-8°, 254 pp,
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Grasset, 1976, gr. in-8°, 382 pp, 16 pl. de photos et documents hors texte, annexes, broché, couv. illustrée, bon état
"Luis Manuel González-Mata, pendant vingt ans collaborateur direct du colonel Blanco, chef des services secrets franquistes, a été aux premières loges de l'espionnage international. En liaison constante avec des services européens, la CIA et la DIA américaines, il s'est trouvé personnellement mêlé à la plupart des grandes et petites affaires de l'après-guerre. La vérité sur l'affaire Ben Barka, sur l'assassinat de Khidder, ou de Delgado ; les dessous de l'indépendance du Maroc, de la guerre d'Algérie, de l'affaire Oufkir ; des révélations sur le rôle de l'espion Guillaume, le familier de Willy Brandt ; des informations inédites sur l'action des États-Unis en Amérique centrale... : tout est dit dans ce livre étonnant où l'on découvrira la face d'ombre de l'histoire de ce temps. D'autant qu'il peut se lire aussi comme un fabuleux roman d'aventures. Luis Manuel Gonzalez-Mata raconte comment, chef de la police secrète du gouvernement de Saint-Domingue après l'assassinat de Trujillo, il anima une étrange course au trésor derrière les six cent quarante millions de dollars emportés par la famille Trujillo en fuite. Il révèle qu'en mai 68, envoyé à Paris pour noyauter les mouvements gauchistes, il devint très vite l'homme de confiance de certains leaders étudiants. A travers ses échecs et ses espoirs, la prison et les épreuves, les folles déambulations dans un monde insoupçonné, c'est la vraie vie d'un agent secret d'aujourd'hui qui se déroule sous nos yeux." (4e de couverture) — Le livre sera édité en espagnol l'année suivante (1977) sous le titre : “Cisne. Yo fui espía de Franco”. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Culture, Art, Loisirs, 1963, fort in-8° carré, 480 pp, nombreuses photos, reliure toile éditeur, rhodoïd, bon état
L'histoire complète de la lutte des grands services secrets depuis la Seconde Guerre mondiale. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Mulhouse, Bader-Dufour, 1948, in-8°, 324 pp, broché, bon état, morceau de la bande éditeur conservé (“Comment fut organisée la Résistance dans la clandestinité par le chef suprême de la Résistance en zone sud”)
Mémoires. Seul volume paru. La défaite. – Les premières organisations à Vichy. – Visites et contacts à Londres. — "Le 5 juin 1940, le colonel Georges Groussard quitte son commandement en Alsace. Il est désigné pour remplir les fonctions de chef d’état-major de la région de Paris. A ce stade de la guerre, il ne se fait plus aucune illusion sur le sort des armes. Il va très vite constater à quel point la désorganisation et l’incompétence règnent au sein des plus hautes instances militaires de la capitale. Puis ce sont les jours sombres de l’arrivée des troupes allemandes à Paris. Son attitude, alors jugée rebelle par certains de ses pairs, relève simplement de l’honneur pour ce vétéran de la Grande Guerre. Après la défaite, il est nommé inspecteur général des services de la Sûreté nationale. Avec le soutien du général Huntzinger, alors ministre de la Guerre, il entreprend la création d'une vaste organisation secrète aux desseins ambitieux. A Vichy, ses fonctions au sein de l’Armée d’armistice lui servent de couverture pour recruter des cadres et réunir des moyens matériels. Il y dirige le Centre d’informations et d’études, un service de renseignements renforcé par des unités d’action, les Groupes de protection. L’auteur se trouve alors plongé au centre des intrigues de palais qui prospèrent dans l’entourage du maréchal Pétain. A cet égard, l’ouvrage offre un descriptif assez saisissant des luttes intestines opposant les diverses personnalités politiques et militaires de Vichy. Dans cette atmosphère de complot permanent, il ressort que le colonel Groussard est lui-même englué dans ce système de gouvernement fantoche, et cela dès le début. Ses prises de position franchement antiallemandes n'en font pas moins un fidèle du maréchal Pétain. Sans totalement justifier la gouvernance de ce dernier, il lui reconnaît d'ailleurs de nombreuses circonstances atténuantes. Sur ce chapitre, l’indulgence dont il fait preuve à l’égard du vainqueur de Verdun est sans doute liée à un esprit de caste, très perceptible dans le récit. La relation qu’il fait de son entrevue avec le "vieux chef", en décembre 1940, a quelque chose de surréaliste (173). Il nourrit beaucoup moins de mansuétude pour le personnel politique, en particulier pour Pierre Laval. Après avoir fomenté sa chute, il est chargé le 13 décembre 1940 de procéder à son arrestation. Mais les Allemands n’acceptent pas cette destitution. Laval est libéré et les Groupes de protection sont dissous. Conscient d’avoir perdu la partie, Groussard offre sa démission le 18 décembre. En dépit de cet échec, l'auteur n’entend pas abandonner pour autant la lutte clandestine. Le 14 juin 1941, il s’envole pour l’Angleterre. A Londres, il rencontre Winston Churchill en personne. Sa mission consiste à poser les bases d’un accord secret entre les "Vichyssois antinazis" et les Britanniques tout en trouvant un terrain d’entente avec de Gaulle. Aucune alliance ne ressort de cette entrevue, rien qui fasse bouger les lignes sinon l’impression très forte que laisse le Premier ministre sur son hôte. Il est mis ensuite en présence d’Antony Eden, le chef du Foreign Office, avec lequel il évoque le sort de l’Empire colonial français. S’il rencontre à de nombreuses reprises le colonel Passy pendant son séjour en Grande-Bretagne, il n'est pas reçu par le général de Gaulle, sans que les raisons de ce rendez-vous raté ne soient évoquées. Hors ses souvenirs d’avant-guerre, il appert que rien dans son ouvrage ne nous renseigne vraiment sur ses sentiments à l’égard du chef de la France libre (294). En connaisseur, il perçoit les tensions vives qui s’exercent au sein des diverses composantes des Forces françaises libres ainsi que les différends qui les opposent aux autorités britanniques. De retour en France à la mi-juillet 1941, il est arrêté sur ordres de Darlan et de Pucheu. Là prend fin son récit." (Stéphane Lamache, « Ecrits de Guerre et d’Occupation » EGO 1939-1945) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Editions Sociales, 1980, fort in-8°, xi-392 pp, biblio, index. Ouvrage écrit avec la collaboration de Jacques Varin.
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Editions Sociales, 1968, in-12, 143 pp,
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La Découverte, 1995, in-8°, 252 pp, index, broché, bon état
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Julliard, 1968, in-8°, 604 pp, 16 pl. de photos hors texte, index, cartonnage toile de l'éditeur, jaquette illustrée (pt accroc au bas du dos de la jaquette), bon état, envoi a.s.
Par un spécialiste des coulisses de la guerre froide, une bonne biographie du « général gris », Reinhard Gehlen, le chef du service d'espionnage « Armées étrangères de l'Est » au cours de la seconde guerre mondiale, puis le créateur du B.N.D. (les services secrets ouest-allemands) après une longue période de collaboration avec les Américains. — “Comment le général Gehlen peut-il diriger, depuis 26 ans, l'espionnage allemand ?” — "ll s'en va. Atteint par la limite d'âge, l'homme le plus mystérieux d'Allemagne, d'Europe peut-être, prend sa retraite. Reinhard Gehlen, cet extraordinaire personnage est depuis vingt-cinq ans la terreur ou le dieu des espions du monde entier... Qui donc est Gehlen ? Ce livre projette pour la première fois une lumière vive et crue sur ce « général gris », comme I'appelaient les S.S. Alain Guérin, l'auteur, y a travaillé pendant des années. Ce Iivre permet d'éclaircir quelque peu le mystère qui pèse depuis quinze ans pur l'Allemagne fédérale..." (Jean-François Kahn, L'Express) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Julliard, 1968, in-8°, 574 pp, 16 pl. de photos hors texte, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état
Par un spécialiste des coulisses de la guerre froide, une bonne biographie du « général gris », Reinhard Gehlen, le chef du service d'espionnage « Armées étrangères de l'Est » au cours de la seconde guerre mondiale, puis le créateur du B.N.D. (les services secrets ouest-allemands) après une longue période de collaboration avec les Américains. — “Comment le général Gehlen peut-il diriger, depuis 26 ans, l'espionnage allemand ?” — "ll s'en va. Atteint par la limite d'âge, l'homme le plus mystérieux d'Allemagne, d'Europe peut-être, prend sa retraite. Reinhard Gehlen, cet extraordinaire personnage est depuis vingt-cinq ans la terreur ou le dieu des espions du monde entier... Qui donc est Gehlen ? Ce livre projette pour la première fois une lumière vive et crue sur ce « général gris », comme I'appelaient les S.S. Alain Guérin, l'auteur, y a travaillé pendant des années. Ce Iivre permet d'éclaircir quelque peu le mystère qui pèse depuis quinze ans pur l'Allemagne fédérale..." (Jean-François Kahn, L'Express) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Julliard, 1969, in-8°, 427 pp, 16 pl. de photos hors texte, sources, index, cart. toilé de l'éditeur (sali), coiffes abîmées, sans la jaquette, intérieur propre, état correct
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Les Iles d'Or, 1952, in-8°, 419 pp, traduit de l'allemand, index, broché, bon état
Histoire du Service secret allemand en Europe pendant la Deuxième Guerre mondiale. Walter Hagen était le chef de la section "Sud-Est" du Service secret allemand. — "L'auteur, catholique autrichien diplômé en philosophie à un très jeune âge, chef de la section sud-est des services secrets allemands pendant la dernière guerre, est à double titre un témoin qualifié et objectif de toute l'aventure hitlérienne de 1933 à 1945. D'abord, Hägen, doté d'une grande indépendance d'esprit, ne s'est jamais laissé contaminer par la doctrine nazie, ni n'a pris la peine - et c'est important - de cacher ses sentiments à son égard. Deuxièmement, s'étant retrouvé, grâce à sa seule intelligence et à son habileté, à la tête d'un des départements les plus délicats de l'organisation étatique allemande, il est en mesure de nous fournir aujourd'hui des données intéressantes et absolument inédites sur les coulisses, les désaccords et les rivalités, les luttes féroces et acharnées qui ont eu lieu entre les plus hautes sphères du régime ; en même temps, il nous offre un tableau documenté et détaillé de la politique étrangère de l'Allemagne dans les pays d'Europe centrale : Tchécoslovaquie, Yougoslavie, Roumanie, Bulgarie et Italie pendant le conflit jusqu'à la victoire soviétique et l'assassinat de Mussolini en Italie. Ce que nous voudrions souligner à propos de l'ouvrage de Hägen, c'est qu'il ne s'agit pas, cette fois-ci, des mémoires habituels. En raison de son objectivité, l'ouvrage a un caractère historique précis, puisque dans aucun chapitre l'auteur n'oublie qu'il était lui-même historien avant de devenir l'un des acteurs de l'histoire." (Francesco Mirabile, Rivista di Studi Politici Internazionali, 1956) — "Le livre le plus valable sur la guerre européenne et les services secrets allemands." (L'Editeur) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Dargaud, 1969, in-8°, 203 pp, 8 pl. de photos h.t., lexique
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Balland, 1981, gr. in-8°, 594 pp, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
L'amiral Canaris, le mystérieux maître-espion d'Adolf Hitler. — Peu avant de se suicider, Adolf Hitler a fait exécuter celui qui, de 1935 à 1944, avait dirigé les services de renseignements de l'armée (l'Abwehr) : l'amiral Wilhelm Canaris. Depuis, il s'est bâti une légende autour de cet homme qui, tout en créant un réseau d'espionnage, terreur des armées alliées, serait devenu le champion de la résistance intérieure au nazisme. Le portrait qu'en trace Heinz Höhne, grâce à des documents d'archives inédits, est beaucoup plus nuancé. Homme de droite, nostalgique de l'ordre et de la discipline, et en cela très représentatif de la caste militaire prussienne, Canaris est resté très longtemps fasciné par Hitler, même s'il n'en a pas partagé toute l'idéologie. Intelligent, secret, rusé, il avait une vision romanesque de l'espionnage ; il aimait l'action, supportait difficilement les tâches bureaucratiques et a laissé par là-même se développer une sorte d'anarchie dans les différents départements de l'Abwehr, dont certains ont effectivement eu pour chef des anti-nazis acharnés. Lorsqu'il a compris que l'Allemagne était perdue, Canaris a tenté d'éviter le pire, pris contact avec ses homologues anglais et américains (dans des circonstances qui n'avaient jamais été racontées jusqu'à présent), mais si ses plans prévoyaient l'élimination des nazis et la destitution d'Hitler, il n'a jamais participé aux différents complots ourdis contre la personne même du Führer, et notamment pas à celui monté par Stauffenberg, qui devait pourtant entraîner l'amiral dans sa chute. Telle est donc cette personnalité complexe que Heinz Höhne a remarquablement su faire revivre, apportant ainsi une contribution importante à l'histoire du IIIe Reich. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Nouveau Monde éditions, 2011, gr. in-8°, 538 pp, traduit de l'anglais, préface de l'amiral Pierre Lacoste, 31 photos et un croquis sur 16 pl. hors texte, notes, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Le Grand Jeu)
Ignoré par les ouvrages traitant de la guerre froide, l'espionnage naval permit aux deux blocs d'utiliser les océans et les ports pour surveiller et pénétrer le camp adverse. Nourri par des entretiens avec des protagonistes soviétiques et occidentaux, et par l'exploitation d'archives américaines, britanniques et de publications russes, ce récit fourmille d'anecdotes inédites, parfois terrifiantes. On y apprend qu'un cuirassé soviétique, ex-italien, explosa mystérieusement à Sébastopol en 1955, laissant croire à un sabotage par un prince fasciste, qu'un marin soviétique aurait obtenu d'un général français les plans de frappes de l'OTAN qui décidèrent Khrouchtchev à déployer des missiles à Cuba et qu'une erreur de traduction dans un message intercepté poussa Johnson à engager les Etats-Unis au Vietnam. On y découvre qu'un capitaine de corvette soviétique servit d'instructeur au renseignement américain avant de disparaître dans des circonstances qui en faisaient un agent double ou triple, et qu'un officier-marinier de l'US. Navy livra les codes navals américains à Moscou pendant près de quinze ans. On comprend comment le président Reagan autorisa la marine américaine à mener des opérations de guerre psychologique et que l'échouage d'un sous-marin soviétique en Suède, suivi par des intrusions non élucidées retourna l'opinion suédoise en faveur de l'OTAN. Enfin, cet ouvrage nous montre que des objets sous-marins ou aériens non identifiés conduisirent les Etats-Unis et l'URSS à édicter des instructions troublantes. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Presses de la Cité, 1964, in-8°, 285 pp, traduction et adaptation de Paule et Raymond Olcina ["They Call it Intelligence. Spies and Spy Techniques since World War II"], cart. éditeur, sans la jaquette, bon état
"Un écrivain d'origine allemande nous plonge dans les méandres étranges, dignes d'Alice au pays des merveilles, de l'espionnage et des services secrets internationaux depuis la Seconde Guerre mondiale. Au cours de ce voyage au cœur du « monde de l'espionnage », nous avons l'occasion d'observer de près, bien plus que de simples aperçus fugaces, le fonctionnement de la CIA américaine, du MI5 britannique, du KGB russe, du Deuxième Bureau français, ainsi que des services de renseignement de l'Allemagne de l'Est et de l'Allemagne de l'Ouest. La manière dont les espions opèrent, ce qu’ils font, le fait que l’aspect « cape et d’épée » de leur métier soit souvent surestimé, mais aussi les situations fantastiques et souvent semées d’embûches dans lesquelles ils se retrouvent, plongent le lecteur dans les subtilités de ce métier soi-disant « invisible ». L’échange d’espions entre le colonel Rudolph Abel et Gary Powers est l’un des exemples les plus intéressants racontés dans le livre. La manière dont Abel est arrivé aux États-Unis et a mené une vie d'espion russe, comment Gary Powers est devenu pilote de U-2, et comment ces deux hommes ont été capturés, jugés puis échangés, apporte un éclairage précieux sur le domaine de l'espionnage. La grande opération de renseignement menée par le général allemand Gehlen pour le compte de Hitler pendant la Seconde Guerre mondiale, ainsi que la façon dont lui et son réseau ont survécu pour servir à la fois les États-Unis et l'Allemagne de l'Ouest, constituent une partie tout aussi intéressante. Le Dr Otto John, Borris Morros, Burgess et Maclean... L’auteur évoque ces personnalités, parmi tant d’autres, en mettant en lumière les grands coups d’espionnage qui ont marqué ces 17 dernières années tumultueuses de « paix ». Un ouvrage très instructif et très accessible, signé par un journaliste chevronné." (Kirkus Reviews, 1962) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.