Montréal Le Relieur fou 2002
Nouvelle édition limitée à 20 exemplaires, janvier 2002, après l'objet-livre pliage relié dans un coquillage manche-de-couteau à 20 exemplaires en octobre 2001.
Montréal Le Relieur fou 2007
in-12 à l'italienne, 28 feuillets format légal repliés. Reliure métallique ACCO, tête noire. :: Recueil de textes illustré de photos de l'auteur, de dessins d'enfants et de Fleur Picher. Considérations sur la reliure, le sexe, etc. Chansons gaillardes et élément biographiques. :: Objet-livre réalisé à 28 exemplaires reprographiés sur papier Bond. Présentation de l'auteur, dit Le Relieur fou : le livre doit se tenir sur le dos.
Sens, imprimerie du Roy Pierre Hardouin Tarbé, 1777. In-8 (222 x 168 mm), 526 pp., 12 ff. non chiffrées. Vélin moucheté de marron, pièce de titre en maroquin marron, tranches mouchetées de rouge, fortes usures à deux coins et une coupe, vélin fendu sur 10 cm au mors supérieur, taches d’encre dans la marge p. 234 et pp. 489 à 494 avec petits manques de papier (reliure de l’époque).
Ce manuscrit inédit mais destiné à l'impression, réunit 772 logogryphes.Ils ont été tirés des feuilles périodiques, Mercures, journaux et des meilleurs auteurs en ce genre. Jeu de l’esprit poétique, le logogryphe (ou logogriphe) apparut, pour la première fois, dans la revue française le Mercure de France en 1727. Suivant la définition du dictionnaire de Littré, ajoutée en note manuscrite dans la page précédent le titre du recueil, il s’agit d’une « sorte d'énigme dont le mot est tel que les lettres qui le composent puissent fournir plusieurs autres mots; on définit ces mots secondaires: et c'est par ces définitions qu'on s'efforce de deviner le mot du logogriphe ». Il devint le deuxième jeu littéraire, après l’énigme (vers 1679) qui rencontra immédiatement l’engouement des lecteurs. Parisiens et provinciaux envoyèrent régulièrement leurs logogryphes aux journaux pour alimenter leur rubrique de divertissements. Ainsi, le lecteur devint également contributeur du journal, l’un des plus célèbres fut Charles-Marie de La Condamine (Paris, 1701-1774), scientifique et membre de l’Académie française. Outil de fidélisation des lecteurs cette rubrique s’enrichit en 1780 de la charade. « Jusqu’en 1820, après un travail de sélection, le périodique [Mercure de France] publie les énigmes, logogriphes et charades qu’il reçoit, accompagnés parfois des réponses des lecteurs aux devinettes du numéro précédent » (Timothée Léchot). Amateur éclairé et passionné de logogryphes, Jean Le Rond d’Alembert (Paris, 1717 -1783), mathématicien et encyclopédiste, devina sur son lit de mort le logogryphe du Mercure et « Le sieur Pankou[c]ke [propriétaire du Mercure] triomphe de voir que son journal soit le dernier ouvrage qu’ait goûté le philosophe mourant » (Mémoires secrets, 6 novembre 1783 cités par Denis Reynaud). Si la plupart des logogryphes du recueil proviennent du Mercure, d’autres sont identifiés par la ville comme Verdun (p. 436), La Rochelle (p. 494), Montpellier (p. 497), Auxerre (p. 505), Sens (p. 507), Orléans (p. 515), ou sont des extraits de manuscrits (p. 519).La page de titre est décorée d’un dessin à l’encre de Chine signé Drege dans un encadrement orné de guirlandes. Il pourrait être l’emblème de l’imprimeur dont le nom figure en bas de page. Des petits culs de lampes illustrent certaines pages.De nombreuses résolutions ont été ajoutées dans la marge à l'envers au crayon à papier, mais les premières sont à l'encre de la main de l’auteur. L’ouvrage se termine par un index des logogryphes, complété par un catalogue alphabétique de logogriphes non résolus en latin et en français. Pierre-Hardouin Tarbé (Sens, 1728 – Paris, 1784), nommé imprimeur du roi, en 1763, à Sens, « fut un précurseur, puisqu'en un temps où la Presse était encore à l'état d'embryon, il créa, rédigea et édita le premier journal du département de l'Yonne ». Il publia l'Almanach historique de la ville, diocèse et bailliage de Sens, qu’il rédigea intégralement de 1763 à 1781. Son instruction et son implication dans la vie locale, lui valurent d’être nommé notamment Procureur de Ville de 1765 à 1767, Premier Consul en 1767, juge-consul en 1769, conseiller de la ville en 1773. Sa veuve et ses enfants lui succédèrent et l’on peut dire que « avec Pierre-Hardouin Tarbé commence la série qui se continua à Sens pendant plus de quatre-vingts ans des imprimeurs et des publicistes de ce nom » (Ernest Landry). L’un de ses fils, Charles-Hardouin, fut anobli en 1815 et fit une brillante carrière d’officier sous le nom de Tarbé de Saint-Hardouin.Aucun autre exemplaire de ce manuscrit n’est référencé dans les bibliothèques françaises et étrangères. Manuscrit unique et inédit sur ce divertissement littéraire passionnant en vogue au XVIIIe siècle.Timothée Léchot, Profils d’un lectorat : Enquête sur les signatures d’énigmes du Mercure de France (1724-1778), 2022. Denis Reynaud, Le dernier logogriphe de D’Alembert, 3 mars 2025. Ernest Landry, Les Tarbé Généalogie-biographie, Sens, 1902, p. 17-18.
"Cercle du Bibliophile. sd. In-8. Relié. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 336 pages. Portait de l'auteur dessiné en noir en frontispice. Reliure moderne en skyvertex marron. Cadre avec ornements dorés et dessin doré sur le 1er plat. Dos orné du titre, de caissons, de fleurons et de palettes dorées. Collection ""Club des grands prix littéraires"".. . . . Classification Dewey : 843.1-Littérature et romans dans reliure d'éditeur moderne"
Classification Dewey : 843.1-Littérature et romans dans reliure d'éditeur moderne
Paris, Chez P. Jannet, 1855. 10 x 17, viii-440 pp., bandeaux, culs-de-lampe et lettrines, vignette elzévirienne en page de titre, non coupé, exemplaire non rogné, reliure d'édition pleine percaline rouge, dos : titre et sphère dorés, plats : encadrements gravés à froid, bon état.
. Da Lefevre Librajo Parigi, 1819, (typ. Didot) in-32 plein cuir de Russie brun. Dos à 5 nerfs soulignés de fines roulettes dorées. Queue et coiffe également décorées de filets et roulettes dorées. Entre-nerfs ornés de fers à froid. Filet doré encadrant les plats et ruban doré sur les chants. Toutes tranches dorées. Roulettes dorées en bordure des contreplats, papier moiré bleu Roi sur les pages de garde. Reliure signée Ducastin en queue. 123pp. Gravure de Desenne et Coupé en frontispice. Texte en italien. Quelques petites rousseurs surtout sur les deux derniers feuillets. Tout petit manque de cuir en queue sous le nom du relieur. Exemplaire finement relié. Brunet V-658 donne cette édition à la date de 1822.
In Venetia, Appresso Nicolo Misserini, 1627 ; in-32 (90 x 45 mm) ; plein vélin de l'époque ; 647 pp. [Collation : 27 cahiers de 12 ff. : A-Z, Aa-Dd]
La reliure présente quelques défauts d'usage et un mors inférieur fendu ; page 314, perte minime à l'angle supérieur avec une très légère atteinte au texte. Charmant volume de cette édition de poche ignorée de la plupart des bibliographes.
In parigi Appresso Prault 1744. 2 tomes en 1 volume petit et fort in-12 *5 feuillets non chiffrés (titre, dédicace à Adélaïde d'Harcourt Princesse de Croy, avis de l'éditeur) 1-326pp * 1 feuillet non chiffré (titre) 1-333pp 1 feuillet non chiffré (approbation, privilège). Basane brune, dos à nerfs orné de compartiments dorés à Soleil central, plats entièrement et élégamment ornés d'une large frise végétale à double chaînette centrale dorées, chaînette dorée sur bordure intérieure, beau papier blanc entièrement décoré d'un semis serré d'étoiles et perles peintes dorées, tranches dorées, reliure de l'époque. Orné d'une vignette sur le titre et 1 frontispice (identique dans chaque tome) et 1 jolie vignette armoriée en tête de la dédicace du Tome I. Pièce de titre postérieure habilement rapportée sur le dos, discret petit manque de cuir sur 1 mors. Enrichi d'un portrait du Tasse, 1 titre-frontispice et 1 frontispice de l'édition de Delalain (1776), celui-ci identique à celui de notre édition mais d'un tirage de moins bonne qualité. Très bel exemplaire dans sa reliure luxueuse de l'époque offrant une belle patine. TEXTE EN ITALIEN SEULEMENT.
Paris Ambroise Dupont 1827 1 vol. Relié in-8, plein veau glacé bronze, dos à nerfs rehaussés de fines grecques dorées, caissons ornés d'un riche décor de fleurons et entrelacs dorés et à froid, frises de dentelle dorée au dos et en pied, large décor à froid en losange au centre des plats avec deux frises à froid en encadrement rehaussées de filets noirs et petits points dorés aux angles, coiffes guillochées, coupes filetées, frise dorée en encadrement intérieur, tranches dorées (Martin), 344 pp. Troisième édition, la première au format in-8, avec un beau frontispice gravé par Devéria et des vignettes gravées sur bois. Petites rousseurs, sinon bon exemplaire dans une superbe reliure romantique signée.
Paris, Ambroise Dupont et Cie , libraires, (Paris, A. Tastu, Imprimeur), 1827, in-8vo, frontispice gravé (A. Fauchery d’après Deveria) + 2 ff. + 347 p,. ill. de vignettes gravées, qqs légères rousseurs, reliure en plein cuir à la plaque, dos et plats richement ornés en or (reliure de Thouvenin signée au dos), tranches dorées.
Env. 46 pièces de poésie dans ce volume. Belle reliure signée. Image disp.
Phone number : 41 (0)26 3223808
1880 Couverture rigide Paris, A. Quantin, 1880. Collection "Petits chefs d'oeuvre antiques". Un volume petit in-12, reliure plein maroquin bleu nuit, dos à 5 nerfs, roulette dorée d'encadrement aux contreplats, papier à la cuve, tranches dorées, signet, petit accroc à la coiffe supérieure, légère décoloration sur les plats. VII(1), 209(3) pages, traduction de A. Pons, gravures en bandeaux de Méaulle. Texte encadré "à l'antique". Reliure non signée, mais que l'on peut attribuer à Pouillet. Bel état intérieur, beau rendu des couleurs. Bel exemplaire.
Très bon
Paris, P. Jannet, 1858. 11 x 17, xxxii-432 pages, bandeaux, culs-de-lampe et lettrines, reliure d'édition pleine percaline rouge, dos : titre et tomaison et orné du macaron or Elzevier, exemplaire non rogné, bon état (pas de rousseur).
In 8 carré reliure éditeur pleine toile rouge à la bradel, titre t guignol dorés sur le premier plat,bords biseautés, faux-titre,titre orné d’une vignette,VIII,138 pages,1 page de table des matières,tranches dorées,texte encadré d’un filet noir,illustrations en noir dans le texte.Paris Librairie Charles Delagrave sans date,bon exemplaire.
in 8 carré pleine toile rouge éditeur bords à biseaux décor de guignol avec titre doré sur le premier plat titre doré en long au dos,138 pages tranches dorées,texte encadré d’un filet noir,illustrations dans le texte rousseurs éparses habituelles.Delagrave éditeur sans date (pages de garde remontées)
1890 reliure demi-maroquin rouge petit in-octavo (binding half morocco in-octavo), dos 5 nerfs cernés de filets à froid (spine with 5 raised bands encircled of blind-stamping decoration line) - titre frappé or (gilt title), papier marbré aux plats (cover with marbled paper), toutes tranches jaspées (all marbled edges), pages de garde peignées avec un ex-libris (painting endpapers with book-plate), page de faux-titre avec des références bibliographiques sur son verso (with bibliographical references on the back of half title page), illustrations : portrait-charge en fronts-de-chapitre (illustrations : caricatures portraits in headpieces), naissances de rousseurs (beginning of the redness marks), V+318 pages, 1890 à Paris Nouvelle Librairie Parisienne Albert Savine Editeur,
avant-propos (foreword) - bon état malgré le petit défaut signalé (very good condition in spite of the small defect indicated)
Collection Succès du Livre. 1992. In-8. Cartonné. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 335 pages. Cadre et titre doré sur le dos. Dos orné du titre, de filets et d'un fleuron doré.. . . . Classification Dewey : 843.1-Littérature et romans dans reliure d'éditeur moderne
Classification Dewey : 843.1-Littérature et romans dans reliure d'éditeur moderne
Cercle du Bibliophile. 1967. In-12. Relié toilé. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 251 pages. Ouvrage comprenant en son début un dossier iconographique consacré à l'auteur et illustré de photos en noir et blanc. Reliure en pleine toile blanche ornée d'une illustration en couleurs sur les deux plats de la couverture.. . . . Classification Dewey : 843.1-Littérature et romans dans reliure d'éditeur moderne
Classification Dewey : 843.1-Littérature et romans dans reliure d'éditeur moderne
S.l., s.n., 1890. In-8 ; XXXVI-(préface de Paul Guigou) -372 pp- [6] (errata, liste de MM. les souscripteurs). plein maroquin rouge janséniste, encadrement intérieur de filets dorés, tranches dorées sur témoins, couverture et dos conservés (reliure signée Canape, 1926). Ex-libris de Pierre Bellanger. Un portrait gravé par Maurice Bravo d'après un buste de Bourdelle orne le frontispice.
Édition originale posthume, publiée par Raymond de La Tailhède, poète de Moissac et ami de l'auteur, mort à vingt-six ans. * Jules Tellier est un écrivain et journaliste français né au Havre le 13 février 1863 et mort à Toulouse le 29 mai 1889. Il entra à lUniversité en 1882 et fut professeur à Cherbourg, à Langres, à Constantine et à Moissac (1885-1887). Puis, il se rendit à Paris, collaborant au Parti National. Il meurt à 26 ans de la fièvre typhoïde à l'hôpital de Toulouse, alors qu'il rentrait d'un voyage en Algérie et en Espagne. C'est La Tailhède, avec lequel il avait fondé la revue Les Chroniques, qui publia ces Reliques l'année suivante. Elles regroupent poésies, notes de voyage, chroniques et anecdotes littéraires chères à Tellier. * Le Musée des Beaux-Arts André Malraux du Havre possède un buste de Jules Tellier par Antoine Bourdelle (1895).Très bel exemplaire. Photos sur demande.
Paris, Charles Delagrave, sans date ( 1903 ) ;petit in-4°, pleine percaline de l'éditeur jaune d'or à décor noir orange et or au 1er plat et dos, vignette en noir au 2ème plat, plats biseautés, tranches dorées ; 132pp. Illustré dans et hors le texte de dessins en noir par Pinchon.
Petite tache d'encre brune au 1er plat ainsi qu'à la bordure interne du 2ème plat, le 2ème plat est poussiéreux avec de pales taches d'encre; quelques rares piqûres. (GrG)
Se vend à Paris, chez Gaston Samson, 1882. Un vol. au format in-16 étroit (153 x 93 mm) de 2 ff. n.fol., 94 pp. et 1 f. bl. Reliure de l'époque de demi-basane glacée carmin, dos à nerfs orné de filets gras et maigres à froid, titre doré, tranches mouchetées.
L'ouvrage s'ouvre sur un joli frontispice signé G. Darré dans la plaque et s'agrémente en outre de jolis ornements typographiques. Il est annonciateur du genre gothique en France et constitue, selon Villemain,« le plus beau titre littéraire des femmes dans le XVIIIème siècle". Il laisse affleurer une ''double protestation contre la société et l'incompréhension masculine d'une part, et l'effort d'une image sublimée de la femme d'autre part, ce qui fait véritablement de Mme de Tencin l'une des premières interprètes du féminisme français''. ''Je n'ai d'autre dessein en écrivant les Mémoires de ma vie, que de rappeler les plus petites circonstances de mes malheurs, et de les graver encore, s'il est possible, plus profondément dans mon souvenir''. Angles très légèrement élimés. Papier légèrement oxydé. Quelques claires rousseurs concentrées aux premiers et derniers feuillets. Du reste, belle condition.
A. Quantin 1885 “Petite bibliothèque de Luxe” In-8 demi-maroquin, dos lisse orné de caissons et fleurons, tête dorée, 337 pp. Portrait, 2 eaux-fortes par Dubouchet et un fac-similé autographe. Bel exemplaire dans une élégante reliure.
Bon état d’occasion
TERENCE [Publius Terentius Afer]. [Madame DACIER, traductrice]. Bernard PICARD (illustrateur).
Reference : AMO-4516
(1747)
A Amsterdam et à Leipzig, chez Arkstée et Merkus, 1747 3 volumes in-12 (17 x 10,5 cm) de LX-495, (4)-459-(1) et (4)-403-(1) pages. Frontispice au tome I dessiné et gravé par Bernard Picard. Vignettes à l'eau-forte (différentes) sur les pages de titre imprimées en rouge et noir. 48 figures hors-texte (dont 2 dépliantes) dont un portrait de l'auteur, des scènes des pièces de théâtre ainsi que des séries de masques de théâtre à l'antique, gravées au trait par Bernard Picard. Nombreux culs-de-lampe et bandeaux gravés sur bois ou à l'eau-forte. Edition bilingue latin-français (la page en latin est à gauche), les remarques très nombreuses sont sur chaque page. Reliure strictement de l'époque plein maroquin rouge vermillon, dos à nerfs orné aux petits fers dorés, pièces de titre et tomaison de maroquin vert, tranches dorées, triple-filet doré en encadrement des plats avec fleuron dans les angles, filet doré sur les coupes, roulette dorée en encadrement intérieur des plats. Exemplaire proche du neuf tel que sorti de l'atelier du relieur au milieu du XVIIIe siècle. Une très petite tache sombre au dos du premier volume et une coupure du cuir au second plat du deuxième volume sont à signaler (très peu visible). Intérieur très frais. Comme toujours pour cette édition certains feuillets sont plus jaunis ou légèrement roussis, sans jamais que cela ne soit important. Toutes les gravures sont d'un superbe tirage et sur beau papier resté bien blanc.
Nouvelle édition et édition définitive donnée par Madame Dacier, qui fait suite aux éditions de 1717 (première édition de cette traduction, 1724, 1747, etc. Madame Dacier fit paraître une première édition des Comédies de Térence en 1688. Cette traduction de Madame Dacier eut un très grand succès dans toute la première moitié du XVIIIe siècle. L'illustration due au talent de Bernard Picard est parfaitement dans le ton du théâtre antique de Terence. Le jeu des acteurs ainsi que les séries de masques illustrent avec brio les différentes pièces. "Avant que de finir cette Préface, je rendrai compte ici d’une chose qui me paraît ne devoir pas être oubliée. Pendant que je travaillais à cet Ouvrage, M. THEVENOT, dont le mérite est si connu de tout le monde, & qui a su joindre toutes les qualités de l’honnête homme [xxxviii] à celles de l’homme d’esprit, m’exhortait à voir les Manuscrits de la Bibliothèque du Roi, où il me disait que je pourrais trouver des choses que je ne serais pas fâchée de voir. J’avois beaucoup de répugnance à en venir là ; il me semblait que les Manuscrits étaient si fort au dessus d’une personne de mon sexe, que c’était usurper les droits des Savants que d’avoir seulement la pensée de les consulter. Mais ma Traduction étant achevée d’imprimer, et M. THEVENOT m’ayant dit que les Manuscrits dont il m’avait parlé méritaient d’être vus, à cause des figures qui y sont, la curiosité m’a portée enfin à les voir avant que de donner ma Préface. Ils m’ont été communiquez depuis quelques jours, et j’y ai trouvé des choses dont je suis charmée, et qui prouvent admirablement les changements les plus considérables que j’ai fait au texte pour la division des Actes, qui est ce qu’il y a de plus important. Pour le plaisir du Lecteur de mettre par [xxxix] ordre ce que j’y ai trouvé de plus remarquable. Entre ces Manuscrits il y en a deux qui bien que fort anciens (car le plus moderne paraît avoir plus de huit ou neuf cent ans) ne sont pas si précieux par leur antiquité que par les parques qu’ils portent, qui font connaître qu’ils ont été faits sur des Manuscrits fort anciens, et d’une très-bonne main. Les figures qui sont au commencement de chaque Scène ne sont pas fort délicatement dessinées ; mais leur geste & leur attitude répondent parfaitement aux passions & aux mouvements que le Poète a voulu donner à ses personnages ; et je ne doute pas que du temps de TERENCE les Comédiens ne fissent les mêmes gestes qui sont représentés par ces figures. Il n’y avait point d’Acteur qui n’eût un masque : c’est pourquoi à la tête de chaque Comédie il y a une Planche où l’on voit autant de masques qu’il y a d’Acteurs ; mais [xl] ces masques n’étaient pas faits comme les nôtres qui couvrent seulement le visage, c’était une tête entière qui enfermait toute la tête de l’Acteur. On n’a qu’à se représenter un casque dont le devant aurait la figure du visage, & qui serait coiffé d’une perruque ; car il n’y avait point de masque sans cheveux. J’ai fait graver toutes les figures de ce Manuscrit et les Planches de ces masques, dont les figures servent à faire entendre cette fable de PHEDRE : Personam tragicam forte Vulpes viderat. O quant species ! inquit, cerebrum non habet. Un Renard voyant un jour un masque de Théâtre, ô la belle tête, dit-il, mais elle n’a point de cervelle. La troisième remarque que je fais sur les figures, c’est que le manteau des Esclaves était aussi court que [xli] celui de nos Comédiens Italiens ; mais il était beaucoup plus large. Ces Acteurs le mettaient d’ordinaire en écharpe, et ils le portaient le plus souvent autour du cou, ou sur une épaule ; et quelquefois ils s’en servaient comme d’une ceinture. La quatrième remarque, c’est que les portes qui donnaient dans la rue avoient presque toutes les portières qui les couvraient par dedans ; et comme apparemment on n’avait pas alors l’usage des tringles et des anneaux, ceux qui sortaient, et qui se tenant devant la porte voulaient voir cependant ce qui se passait devant la maison, nouaient la portière comme on noue les rideaux d’un lit. C’est ce que je trouve de plus remarquable dans ces figures. Voyons si en parcourant les pièces l’une après l’autre, on ne trouvera rien qui mérite d’être remarqué." (extrait de la préface de Madame Dacier). Térence (en latin : Publius Terentius Afer), né à Carthage aux alentours de 190 av. J.-C. et mort à Rome en 159 av. J.-C., est un poète comique latin, vraisemblablement d'origine berbère. Auteur de seulement six pièces qui nous sont toutes parvenues, il est considéré, avec Plaute, comme un des deux grands maîtres du genre à Rome, et son œuvre a exercé une influence profonde sur le théâtre européen, de l'Antiquité jusqu'aux temps modernes. Ses pièces s'intitulent : L'Andrienne, L’Hécyre, L’Heautontimoroumenos, L'Eunuque (Jean de La Fontaine adorait cette pièce, qu'il adapta en 1655.), Le Phormion (cette pièce inspira en grande partie à Molière ses Fourberies de Scapin.), Les Adelphes (cette pièce inspira à Molière son École des maris.). « Je compare [Térence] à quelques-unes de ces précieuses statues qui nous restent des Grecs, une Vénus de Médicis, un Antinoüs. Elles ont peu de passions, peu de caractère, presque point de mouvement ; mais on y remarque tant de pureté, tant d’élégance et de vérité, qu’on n’est jamais las de les considérer. Ce sont des beautés si déliées, si secrètes, qu'on ne les saisit toutes qu'avec le temps ; c'est moins la chose, que l'impression et le sentiment qu'on en remporte : il faut y revenir, et l'on y revient sans cesse. » (Denis Diderot, Mélanges de littérature et de philosophie, édition de Jacques-André Naigeon, vol. IX. Paris, 1798). Anne Dacier, est née Le Fèvre à Grandchamp, au sud de Langres, en 1645 (mois et jour inconnus), et a été baptisée à Is-sur-Tille, le 24 décembre 1645. Elle est morte le 17 août 1720, au Louvre à Paris. C'est une philologue et traductrice française très réputée en son temps. Après sa mort, Voltaire l'a présentée comme « l’un des prodiges du siècle de Louis XIV » et a affirmé : « Ses traductions de Térence et d’Homère lui font un honneur immortel ». Saint-Simon l'a jugé supérieure à son époux et a loué sa modestie. Provenance : de la bibliothèque d'Alfred Dailly avec son ex libris gravé (Stern, Paris), passé ensuite dans la bibliothèque Frochot (son parent). Lire à propos d'Alfred Dailly notre article sur le Bibliomane moderne : Alfred Dailly (1818-1888), bourgeois distingué, laborieux et bienfaisant, bibliophile à ses heures. "Né à Paris, en 1818 (*), Alfred Dailly entrait au Conseil d'Etat, le 10 mars 1839, en qualité d'auditeur de 2e classe. En 1843, il était nommé chef de cabinet de M. Passy, sous-secrétaire d'Etat à l'intérieur. Cette situation lui permit de rendre d'importants services lors de la cruelle disette qui affligea le pays en 1846. Il fut à cette occasion nommé chevalier de la Légion d'Honneur. Durant cette même année 1846, il quitta le Conseil d'Etat où il avait été promu à la première classe de l'auditorat, pour occuper les fonctions d'administrateur des chemins de fer de l'Ouest. En cette qualité et comme fondateur du chemin de fer de Dieppe, il contribua énergiquement à créer et à rendre populaire en France l'industrie encore nouvelle qui, en quelques années, devait si complètement transformer le monde. Quinze ans plus tard, en 1862, le roi Victor-Emmanuel lui donnait un témoignage personnel d'estime pour la part qu'il venait de prendre à la création de la ligne reliant la France à l'Italie par le Mont-Cenis. Pendant la Commune, en 1871, M. Dailly fit jusqu'à la fin son service d'administrateur à la Compagnie de l'Ouest, se rendant chaque jour aux bureaux de la gare Saint-Lazare qu'occupaient les fédérés et menacé plusieurs fois par eux d'être emprisonné comme otage. Revenu à Saint-Cloud après la guerre, il y exerçait les pénibles fonctions d'administrateur de l'hospice civil, lorsque la mort est venue, non le surprendre, mais apporter un terme aux souffrances d'une impitoyable maladie." (extrait). Splendide ensemble pour bibliophile exigeant à la recherche d'exemplaires parfaitement conservés.
Venetiis, apud Aldum, 1570, portrait de Aldus Pius Manutius gravé sur bois en médaillon au titre, (au dos de la p. de titre : Armes des Alde marque N°6) ; Editio Aldi Manutii Paulli F. Aldi N. In 8, vélin rigide, dos à faux nerfs dorés décoratifs, pièce rouge (reliure ancienne) ; [24], 45, [1 bl.], [1] f. bl., 352, 94 pp. (signatures : ?-??-??? ; (-((-((( ; A-Y ; a-e 8 ; f. 6).
Huitième édition aldine de Térence ; l’appareil critique d’Antoine Muret, humaniste français né à Limoges à sa pagination propre à la fin de l’ouvrage. Deux petits trous de vers comblés aux premiers et derniers feuillets et affectant trois autres feuillets avec pertes d’une lettre ; feuillet b3 anciennement restauré sans perte ; quelques notes manuscrites marginales ; édition absente à Aldine Press Book.Ex-libris armorié, de Rambuteau et, en tête du feuillet de garde cette mention signée : “J’ai acheté ces trois heureux livres pendant l’armistice. Cap.tne des mobiles et prisonnier de guerre : j’espère les feuilleter en des jours plus heureux pour nous. Cte de Rambuteau. Paris le 21 février 1871”Exemplaire correct et globalement en bon état, dans une reliure en vélin très décorative.
In 8 carré reliure éditeur, pleine toile orangée, illustrations en couleurs contrecollée sur le premier plat, faux-titre, frontispice en couleurs, titre illustré, 163 pages, non rogné, titre doré, large filet en encadrement, illustrations en noir dans le texte, 12 hors-texte en couleurs sur papier couché, plus couverture, de Félix LORIOUX. Hachette éditeur sans date (1924-1925) Premier plat légèrement frotté
Contes merveilleux. Adapté de l’italien par Mathilde CREMIEUX. In 8 pleine toile de l’éditeur, illustrations en couleurs contrecollée sur le premier plat, avec titre en rouge. Faux titre, frontispice en couleurs, titre orné d’une vignette n noir, 160 pages, 2 pages de table 75 illustrations en noir dans le texte lettrines et culs de lampe10 illustrations en couleurs sur papier couché y compris le frontispice, plus la couverture, de Félix LORIOUX. Librairie Hachette sans date. (Une petite déchirure en marge inférieure, sans gravité)