[LORRAIN] - JAM - CUNY - CORDIER (Christian - Jean-Marie - Marcel)
Reference : J0010
(1980)
Sarreguemines, Éditions Pierron, 1980 ; in-4, 96 pp., cartonnage d'éditeur illustré. Envoi manuscrit de l'auteur. Photographies en noir et blanc de Christian Jam agrémentées de textes de Jean-Marie Cuny et de poésies de Marcel Cordier. Nombreuses illustrations en noir et blanc. Très bon état.
Nancy, Gérard Louis, 1993 ; in-4, 280 pp + 4 cartes dépliantes, broché, couverture à rabats. Préface de Mireille-Bénédicte Bouvet.
Épinal, Chez l'auteur, 1950 ; in-8, 108 pp., broché. Préface de Raymond Ruyer, professeur à la Faculté de Nancy. Ouvrage de poésie sur les prisonniers de guerre de la Seconde Guerre mondiale.
Mulhouse, Braun & Cie, 1960 ; in-8, 31 pp. + environ 150 pp. de photos, reliure d'éditeur pleine toile, sous jaquette. État neuf.
Très intéressante correspondance de Lorrain avec l’auteur du Satanisme et la magie, qui deviendra un spécialiste de l’occultisme, des sectes ésotériques, etc. D’ailleurs n’est-ce pas lui qui exorcisera Lorrain de ses mauvais rêves engendrés dans l’appartement hanté de la rue de Courty ? À propos de hantise on parle volontiers de châteaux, de manoirs ou encore de maisons hantés mais plus rarement d’appartements hantés ? Jules Bois fut également lié à Huysmans. On peut voir aussi dans ces lettres que Lorrain n’hésite pas à donner un coup de pouce à un jeune confrère en journalisme, venu de Marseille, pour forcer les portes des rédactions parisiennes… ? “Voulez-vous nous faire l’amitié à ma mère et à moi de venir dîner mercredi en Auteuil. J ’aurai quelques femmes et vous entendrez de la musique d’un de mes amis, élève de César Franck. (…) Vous verrai-je lundi dans l’atelier d’Hopkins ?… (dimanche 17 juin [1888]). Vous êtes vraiment bien gentil, mon cher Bois, mais je traversais Paris à la vapeur et j ’avais tant à faire ; mon médecin, (…) — Magnier, l’Écho, Magnier et mon notaire… Il n’est rentré rue de Courty qu’à 8 h du soir, je m’y couchais pour me décarapater mardi à 8h1/2 de façon à pouvoir rentrer dîner et coucher. Il n’a pu voir Roques mais le verra la semaine prochaine et tâchera de faire entrer Bois au Courrier français dans de bonnes condition… En attendant bon courage et merci, je vais un peu mieux mais mon médecin veut m’envoyer aux eaux, et cela m’embête. [1888] ? Il lui demande de passer à L ’Évènement pour récupérer le 1er no auquel il a participé : celui du jeudi 6 janvier 1887 dans lequel il a fait le portrait de Madame Aubernon (intitulé Comtesse d’Escarbagnas). Ce sont les Buloz de la Revue des Deux Mondes, les vrais Buloz qui affriolés par les portraits de l’Écho ont demandé à lire ce portait de début. Il est bien imprimé dans L ’Oratoire, mais je n’ai plus un seul de ces volumes. (…) J ’ai lu vos aménités à mon endroit dans vos Petites Décadences, merci — très réussi d’ailleurs, cette photographie aquarellée… Je continue à aller mieux, cet air et ces bains sulfureux me retapent, mais que ce pays est ennuyeux… rien, rien à voir, que le paysage et il n’est paysage qu’à une lieue. Pas une femme à regarder, des laideurs et la pire des laideurs, la laideur insignifiante. (…) Il souhaite rentrer à Paris… je viens d’écrire dans ce sens à Roques à la seule fin d’obtenir un [?] qui me permette de revenir me retaper à Paris. (Fécamp, 19 août [1890]). ? Le malheur est, mon cher Bois, que j ’ai quitté Paris, que je suis encore ici pour huit jours, aux eaux de Poissy, et que je traverserai Paris comme une ablette le 2 ou 3 août prochain pour aller m’échouer à Trouville ou aux Sables-d’Olonne : j ’attends une lettre qui en décidera. Il lui dit d’aller à l’Évènement… J ’ai tout lieu de croire que le Fol Edmond [Magnier] accueillera et prendra votre Lombardement ( ?) et peut-être vous commandera [d’] autres chroniques, etc. Vous serez prévenu quand je traverserai Paris et je vous promets une heure de bonne causerie… (20 juillet 1891). ? Mon cher Bois, un service, (…) voulez-vous me servir de secrétaire demain mercredi et jeudi dans la soirée, il m’arrive un gros ennui — un abcès en formation sous l’aisselle droite, aujourd’hui ça va mieux, mais demain j ’ai grand peur de ne pouvoir me servir de mon bras — et j ’ai besoin de lire mon conte demain à l’Écho (…) demain je vous dicterai mon conte… Il le félicite pour sa chronique. (22 juillet 1890) ? … je vous avais invité à déjeuner pour ce matin avec le jeune Paul Fort. Sans nouvelle de vous il faut croire que ma lettre ne vous est pas arrivée…!!! J ’ai mercredi à dîner Huysmans, Talmeyr, Tailhade et quelques amis ; si vous n’avez rien de mieux à faire, venez donc passer la soirée vers 9 heure et BATAILLE / BIELYn º?1292priez Gabriel Mourey de venir… on ésotérismera, on larvera, etc. Un mot si oui… (10 avril 1892) ? Non, pas vendredi ; cela m’est impossible… je repasse vendredi en appel… et lundi je suis obligé de quitter Paris pour affaires, donc à mon retour je vous ferai signe pour que vous m’ameniez le Paul Fort, ne vous tracassez pas pour venir à Auteuil avant mon retour. Les songes commencent à me laisser en paix, j ’en ai encore eu un dimanche et depuis… je respire ; je vais peut-être dès que je le pourrai aller passer un mois à Marseille, cela me remettra, le soleil et le ciel bleu. Si vous voyez l’heureux Mourey rappeler lui bien que je voudrais bien aussi ma pantomime, que diable ! (9 septembre 1892). ? 1 carte sur papier bleu foncé [à Jules Bois] (particulièrement difficile à déchiffrer). Luchon, ce mercredi matin, J ’ai reçu l’Éternelle [L ’Éternelle Poupée, roman de Jules Bois, publié en 1894], merci, Vous arrangez bien les autochtones de Marseille et comme vous avez tort, ils sont si rompus au stupre si unanimement immoraux et gourmands de sensations, ce n’en sont plus des êtres humains mais des animaux à la fois apprivoisés, sauvages et corrompus… Comment je révolutionne Paris, c’est que Paris n’a rien à faire. Sarcey m’a décerné un brevet de jeunesse, joie !!! (…) Astarté me reprend j ’ai fait ici une rencontre inouïe, un Syrien, le plus gros joueur de baccarat du casino, où je ne parais jamais, grec (?) et aventurier, j ’en suis sûr très lévrier de Smyrne et auquel j ’indique dans l’ombre les portes… Tous les soirs nous soupons ensemble lui au champagne moi à l’eau de Smyrne et j ’arrive à le rendre littéralement fou ! Il ne sait plus sur quel pied danser [fin juillet 1894]. ? Merci, mon cher ami, de votre bonne lettre, elle m’arrive comme la manne dans le désert car je m’ennuie ferme et dense dans cet élégant et futile Luchon. Mon Syrien est parti, terrifié par la publication des mémoires d’Ardisson avec pour moi une belle haine flambant sourdement, je me suis gardé à carreau tout le temps et la présence de Gailhard de l’Opéra à mon hôtel et de quelques femmes galantes de lettres, comme la Saxebey, ne suffisent pas à me désenspleener l’esprit… et je suis là jusqu’au 31 août. Poor Yorick, plaignez-moi. ? Il a fini L ’Éternelle Poupée (…), c’est le milieu que j ’aime le moins. Je le trouve un peu Pandemonium et Péladanesque, cette Aglaonis me déconcerte, mais j ’ai beaucoup aimé Reine Chantil et Astarté, singulière coïncidence, cette Astarté est une figure qui m’obsède depuis quelques mois ; les fragments du Manuscrit dont vous avez aimé les (…) étaient écrits depuis deux mois déjà, ils l’avaient déjà depuis le 1er juin au Journal et la suite est la recherche menée de cette Astarté dans l’Orient personnifiée par la petite statuette noire meurtrière au sexe en tête de mort. Comme on se rencontre — (suite illisible). J ’ai réuni le bal du Courrier et le Prince Alcyon et le baron de Regulus…, chose étrange c’est vers Poissy son douloureux passé de folie et d’éther que je me sens attiré depuis le départ du haïssable et haineux Syrien (1er août 1894). ? En toute hâte envoyez-moi les noms exacts de deux amies de Krisna et si vous pouvez tout le délicieux passage. C’est pour mon prochain Raitif, il me faudra cela demain avant midi au plus tard… [17 fév. 1895]. ? J ’allais vous écrire mon cher Bois, votre passage du berger Krisna m’est arrivé trop tard, le Raitif retardé jusqu’à hier matin venait d’être achevé et remis à la poste. Bodinier est étonnant, je cite dans un seul Raitif sa Bodiniere et il se déclare mécontent pour avoir constaté la laideur gargouillesque de son public femme, il y en avait de terribles, savez-vous, samedi, j ’en suis rentré malade, très impressionné, lisez plutôt mon Raitif et vous verrez que je suis très aimable : d’ailleurs ne suis-je pas votre ami (20 fév. 1895).
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Paris, Librairie Nilsson Per Lamm, sccr, [vers 1900], in-12, 160 pp, Plein papier à la bradel, pièce de titre verte, couverture conservée, Édition, probablement originale, ornée de nombreuses illustrations photographiques d'après nature. Petits frottements, quelques petite taches, minuscules manque et déchirures à la couverture. Couverture rigide
Bon 160 pp.
1 page in-12 sur papier bleu, "45 rue d'Auteuil", "ce 6 juillet" et 1 page in-8 "Billancourt", "14 juillet". Dans le premier courrier, il espère croiser son correspondant rue Jacob, au 56, où se trouvait le siège de la maison Firmin-Didot. Dans le second, il s'excuse de ne pouvoir se rendre rue Jacob, retenu à la campagne.
Paris sans nom 1909 1 vol. Broché in-8, broché, 106 pp. Edition originale de cette correspondance adressée au directeur de la revue L'Evènement. Edmond Magnier (1841-1906), originaire de Boulogne-sur-Mer et élu du Var, est une figure haute en couleurs de l'affairisme républicain qui sera emprisonné pour corruption. Un des 68 exemplaires numérotés sur Hollande van Gelder Zonen, comprenant chacun une lettre autographe de Lorrain, seul tirage avec 32 exemplaires sur papier ordinaire. Notre exemplaire (n°42) contient la lettre 42, amusante carte recto-verso sur la question du divorce au théâtre... Dos très légèrement décoloré, sinon excellente condition. Rare.
Imprimé par Julien Crémieu Paris, 1909, in-8 broché, XV-106pp.-2ff. Edition originale tirée à 100 exemplaires non mis dans le commerce. Un des 68 premiers exemplaires tirés sur papier de Hollande Van Gelder (N°26) avec la lettre autographe portant le même numéro joint. Préface de Henri Chapouteau. Queques petites piqûres. Dos assombri un peu fané, une trace sur le premier plat de couverture. Bien complet de la carte-lettre du lundi 16 janvier 1888 dans laquelle Lorrain se plaint de l'absence de réponse du directeur de L'Evenement, Edmond Magnier. Lorrain collabore au journal l'Evènement de Janvier 1887 à Juin 1890. Les différents éditoriaux et surtout financiers, le manque de reconnaissance de l'éditeur, le pousseront à quitter ce journal pour Le Journal et surtout l'Echos de Paris qui lui proposaient des chroniques plus régulières et mieux rémunérées.
1898 Librairie Charpentier et Fasquelle, Eugène Fasquelle, Editeur, collection Parisienne, Paris 1898,IN16, 10,5x16,5cm, relié. Edition originale sur papier courant, il n'a été tiré que 20 Japon en grands papiers. Reliure à la bradel en demi percaline bleue, dos lisse orné d'un motif floral doré, plats de papier marbré, couvertures conservées, reliure de l'époque. Ouvrage orné d'illustrations de Heidbrinck in et ht. Bon exemplaire. -
Les portraits recueillis dans ce volume ont paru dans l'Echo de Paris en 1890, 1891 et 1892. Remise de 20% pour toutes commandes supérieures à 200 €
1887 carte recto-verso, datée "Fécamp, 26 août" [1887]. A propos d'un ouvrage de Clémence Couve, traductrice des écrits préraphaélites de Dante Gabriel Rossetti, dont Péladan signe la préface. Jean Lorrain s'excuse de ne pouvoir y consacrer un article "ce qui aurait indiqué un parti pris d'ami de la dame et du préfacier"... Il assure vouloir en parler dans un prochain article consacré aux Dames de la Renaissance.
1 page in-16, marques postales au dos [Paris, 19 septembre 1898]. Pris par un travail urgent, il décale un rendez-vous.
carte in-16 obl. rédigée à l'encre noire par son secrétaire avec signature autographe et au verso des annotations manuscrites à la mine de plomb, Nice, 27 mai 1903. Il explique ne plus habiter à Paris et décline une invitation à l'atelier du peintre Karl Edvard Diriks. Il est très souffrant, "très surveillé par mon médecin des contre-coups de ma condamnation du 6". L'écrivain fait allusion à la plainte pour diffamation de la peintre symboliste Jeanne Jacquemin après la parution d'un portrait assassin dans Le Journal du 11 janvier 1903. C'est en partie pour financer cette longue procédure judiciaire et la lourde amende à laquelle il fut condamné que Jean Lorrain écrivit La Maison Philibert.
,Paris, Albin Michel sans date, circa 1926, 366 pp., 1 vol. in 12 br. Bon etat .
Paris Albin Michel 1926 1 In douze broché 366 pp, mention de 21 ème édition
bon état
Paris, Librairie Paul Ollendorff [Impr. Générale de Châtillon-sur-Seine, Pichat), 1902. In-18 de 2 f. blancs ; 4 ff. n. ch. (faux-titre et titre ; dédicace ; second fx-titre). ; p. 4 à 366 (y compris la table. Demi-percaline verte à la Bradel, pièce de titre maroquin rouge, EO et date en queue, belle couverture conservée et illustrée en couleurs de LORANT-HEILBRON. (reliure époque).
Edition originale. Cet ouvrage contient les nouvelles suivantes : Propos d'Opium. Maschere. Salade russe. Coins de Byzance - Les Noronsoff. Marius. La disgrâce. Le Complot, L'Horoscope. Jeux de Prince. Sacha s'amuse. La Mariska. L'envie. Les Fêtes d'Adonis. Etc, etc. Bon exemplaire bien conservé. Photos sur demande.
Paris Ollendorff 1902 1 vol. Broché in-12, broché, 366 pp. Edition à la date de l'originale avec mention de troisième édition sur la page de titre et sous une belle couverture illustrée en couleurs par V. Lorant-Heilbronn. Petites salissures à la couverture et dos fendillé, sur ce recueil de "pages de tristesse et de luxure", "ce livre de pitié".
Phone number : 33 (0)6 77 77 12 33
P., Mercure de France 1897, in-16, br., 175 p. Edition originale. Envoi a.s. à Ernest La Jeunesse, “ces contes d’une déjà vieille enfance, son ami Jean Lorrain”.
Phone number : 33 01 48 04 82 15
Paris, Édition du Mercure de France, 1897. 152 x 92 mm, 175-(5) pp. Broché, rares rousseurs sur premiers feuillets, dos insolé, trace de pli, au dos, claires rousseurs sur couvertures. Bel exemplaire.
Paris, Édition du "Mercure de France", 1897. 149 x 92 mm, (2) ff. blancs, 175-(5) pp. Reliure demi-toile, fleuron doré au dos, coiffes, mors, et coins frottés, couvertures conservées, couvertures insolées, envoi au romancier Paul Herrieu. Édition originale sur papier courant. Bel exemplaire.
Honoré Champion, 2006, 243 p., cartonnage éditeur, édition de Jean de Palacio, bon état.
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Editions du Courrier français Broché In-8 (18.5x12 cm), broché, couverture illustrée, XIII et 272 pages, sans date (1911), préface de Paul Adam, portraits littéraires et mondains, édition originale, exemplaire après les 10 sur papier de Hollande ; rousseurs dans le texte, petites déchirures sur les plats et les coiffes, assez bon état. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
Paris, Édition du Courrier Français, (1911). 185 x 120 mm, (1) f., 272-(2) pp. Broché, première de couverture illustrée, pli angulaire (première de couverture), manque de papier au dos, première de couverture détachée (30 mm), quelques feuillets brunis dans les marges.
Préface de Paul Adam.
Paris Editions du Courrier français, s.d. [1918] 1 vol. Broché in-12, broché, couverture illustrée, XIII + 272 pp. Articles sur Gustave Moreau, Barbey d'Aurévilly, Mirbeau, Willette, H. de Régnier, Péladan, etc. Couverture un peu usée, dos cassé avec petits manques.