Plon, 1894, in-8°, 452 pp, un portrait en frontispice, broché, état correct
Tome I seul (sur 3). Importants mémoires très bien écrits, dont la consultation est indispensable pour l'histoire militaire française au XIXe siècle. Engagé comme simple soldat dans les Spahis en 1839, l'auteur termina sa carrière comme général et fut ministre de la guerre en 1873. Le premier volume concerne les guerres menées en Afrique du Nord et notamment en Algérie. — "On sait le succès qu'ont eu les Mémoires de Marbot. A mon avis, Mes souvenirs, du général du Barail, dont le premier volume va de 1820 à 1851, ne le leur céderont ni pour le talent du narrateur ni pour l'intérêt des événements racontés. Ce n'est pas l'épopée impériale que nous retrouvons ici, c'est une guerre moins éclatante, moins grandiose, c'est la guerre d'Afrique avec ses surprises, son imprévu, mais où le soldat français se montre tout aussi brave, tout aussi hardi que son aîné. On n'en finirait pas de citer tous les faits d'armes contés dans ce volume avec une verve, un entrain, une légèreté de plume étincelants. Et quelles figures, quelles silhouettes finement enlevées ! depuis les héros bien connus de la conquête, Yusuf, La Moricière, Pélissier, Canrobert, le duc d'Aumale, Bugeaud, Cavaignac, Mac-Mahon, jusqu'à d'autres moins connus. Quel étonnante odyssée que celle de ce Maurice Persat, « décoré par l'Empereur, » qui proclamait la république dès 1840 dans une île où il était seul avec une compagnie de zéphyrs ! quelle figure que celle de Napoléon Bertrand, le fils du maréchal, qui n'était jamais où il devait être, mais qui était partout où on se battait ! Je ne parle pas du lieutenant Guichard, qui, resté à Mostaganem, on devine pourquoi, rentra seul de nuit à Mazagran presque au moment où les Arabes allaient y faire leur attaque légendaire. L'auteur parle de lui-même avec une modestie que l'on sent bien sincère; un peu de cette vanité qu'il n'a pas lui serait cependant aisément pardonnée, car, outre le charme qu'on éprouve à le lire, il donne l'impression d'un homme très brave et d'un très brave homme. Il fallait un courage et un coeur bien rares pour se conduire comme il le fît à l'égard de son ancien sous-officier Ibrahim-ben-Chakar (p. 268). Je n'aurai qu'un point à signaler, un seul, sur lequel je ne partage pas l'avis du général du Barail. Qu'il me permette de lui dire que le véritable esprit républicain n'est pas, comme il le dit, l'antipode de l'esprit militaire (p. 438). Il est au contraire de même nature : qui dit républicain, comme qui dit soldat, veut dire un homme qui met avant tout l'honneur et le devoir. Compris autrement, ces mots n'ont plus de sens. La République en a d'ailleurs bien jugé ainsi..." (Louis Farges, Revue Historique, 1894) — "Comme Barail a accompli en Algérie, où son père déjà exerçait un commandement, toute la première partie de sa carrière depuis son engagement comme cavalier aux Spahis de Yusuf, jusqu'au grade de colonel, ses mémoires sont (le tome I en entier et une partie du tome II) l'histoire d'une partie de l'armée d'Afrique, des dures campagnes de la province d'Oran, de la poursuite d'Abd-el-Kader, des razzias du siège de Zaatcha, de la prise de Laghouat, etc. C'est une image d'un corps de troupes bien singulier, les spahis ; et c'est aussi le défilé de tous les chefs de l'armée d'Afrique, dont beaucoup furent des noms illustres de la IIe République et de l'Empire." (Tailliart, L'Algérie dans la littérature française)
Plon Paris, Plon, 1913. 3 volumes In-8 reliés demi-basane verte, dos à nerfs, fleurons et titres dorés. Tome premier 1820 - 1851, frontispice 462 pages. Tome 2 : 1851 - 1864, frontispice 516 pages. Tome 3 : 1864 - 1879, frontispice 612 pages. Dos insolé et légèrement frotté sinon bon état
Toutes les expéditions sont faites en suivi au-dessus de 25 euros. Expédition quotidienne pour les envois simples, suivis, recommandés ou Colissimo.
Paris, Larousse, 1962 gr. in-8, XXIX-460 pp., index, biblio., broché.
Thèse. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, Le Chevalier, 1869 in-12, 270 pp., broché. Manque le premier plat de couverture.
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Lettre manuscrite orignale signée Dubourdieu hauteur 32cm, largeur 21cm, composé de 4 pages sur 2 feuillets recto verso, 1 marge de 5cm pour un total de 62 lignes rédigées d'une élégante écriture bien lisible. date au crayon à papier de l'époque sur la dernière page : "29xbre 51 (29 novembre 1851) base de Tanger". Bel exemplaire en très bon état et bien complet. Message adressé aux "commandants, officiers, maîtres et marins de la Division Expéditionnaire du Maroc" destiné à être "lu à bord de chaque bâtiment et affiché au pied du grand mât". témoignage de haute satisfaction après le bombardement de la ville marocaine de Salé les 26 et 27 novembre 1851 avec bref résumé de l'action, hommage rendu aux tués et aux blessés et promesse de récompense pour les plus méritants.
Un navire de commerce français, chargé notamment de blé, avait chaviré au large de Salé lors qu'il se rendait à Rabat. Une grand epartie de la cargaison avait été sauvée et entreposée à Salé où les habitants n'avaient pas tardé à la piller. Le Sultan Abderrahmane ayant refusé de rembourser cette cargaison au terme de longues et infructueuses négociations, le pillage fut considéré comme un acte de piraterie et le gouvernement français envoya une flotte de 138 canons bombarder la ville. L'artillerie de Abdelhal Zniber Pacha opposa une vive résistance qui se solda par la perte de tous les canons et des dommages importants infligés à la ville de Salé. La cargaison fut remboursée, les relations diplomatiques entre la France et le Maroc interrompues, reprirent en 1852.
Hachette, 1881, 4 vol. in-12, xvi-416, 371, 376 et 398 pp, cinquième édition, fac-similés dépliants, index, reliures demi-chagrin carmin, dos à 5 nerfs soulignés à froid, double filet doré sur les plats, titres dorés, têtes dorées (rel. de l'époque), coiffes lég. frottées, coins lég. émoussés, bon état
Texte phare de la littérature hostile à la Commune. — "M. Maxime Du Camp vient d'ajouter un troisième volume à ses “Convulsions de Paris”. Moins dramatique que le premier, moins pittoresque que le second, il est peut-être celui qui est le plus satisfaisant au point de vue historique par l'abondance, la sûreté, la précision des détails. Il contient le récit du sauvetage du ministère de la marine et de la Banque de France. M. Du Camp a pu recueillir les témoignages des hommes de coeur et de tête à qui on a dû la conservation de tant de vies humaines et d'une partie de la fortune de la France; il les a comparés, contrôlés avec conscience et critique, et l'on peut dire que sur ces deux points une lumière complète, indiscutable, a été faite." (G. Monod, Revue Historique, 1879) — "Le quatrième volume de M. Maxime Du Camp sur la Commune à l'Hôtel de Ville termine la grande enquête qu'il a entreprise sur l'insurrection de 1871. Contenant encore nombre de faits nouveaux et intéressants, ce dernier volume est consacré à une sorte de psychologie des insurgés et à une série d'épisodes et de détails qui n'avaient pas trouvé place dans les précédents volumes. Dans un Post-scriptum, M. Du Camp répond aux critiques que son ouvrage lui a attirées, et il fait remarquer avec raison qu'aujourd'hui ceux qui ont trempé dans la Commune ont une singulière disposition à oublier le passé... Dans son ensemble, l'ouvrage de M. Du Camp restera un document capital pour l'histoire de la Commune ; on reconnaîtra avec quelle conscience et aussi avec quelle modération il a raconté les faits, modération qui ne réside pas dans les termes de ses jugements sur la Commune, mais dans le scrupule qu'il a apporté à n'aggraver aucune culpabilité, à taire les noms des criminels restés inconnus à la justice, et à plaider pour beaucoup les circonstances atténuantes. Quant à ses appréciations sur les faits mêmes de l'insurrection, si elles manquent parfois de réserve et de goût dans la forme, elles seront ratifiées pour le fond par toutes les consciences honnêtes et tous les esprits impartiaux." (G. Monod, Revue Historique, 1880)
Paris, E. Dentu, 1887. In-8 de 380 pp., demi-chagrin vert, dos à nerfs (reliure de l'époque).
Paris, Dentu, 1866 2 vol. in-8, 452 pp. et 479 pp., front. au tome I., demi-chagrin vert, dos lisse, filets dorés et à froid (rel. de l'époque). Étiquette de bibliothèque au dos, cachet (annulé), mouillure angulaire sans gravité.
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Paris, Albert Savine, 1891 in-12, 316-[4] pp., index, broché. Couverture défraichie avec des manques.
Un des derniers ouvrages du prolifique baron Albert Du Casse (1813-1893) : en raison des liens particuliers entre cet officier et la famille Bonaparte (surtout avec le roi Jérôme au demeurant), le texte ne remet guère en question la nécessité du Coup d'État de 1851, même s'il abonde en anecdotes assez significatives, notamment sur l'état des relations assez difficiles au sein des héritiers de Napoléon Ier. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, Savine, 1890 in-12, 315 pp., bradel percaline verte, dos orné d'un monogramme, couv. cons. (reliure de l'époque). Annotations et soulignures au crayon.
Aide de camp du roi Jérôme sous la présidence de Louis Napoléon et sous le Second Empire, le baron Du Casse a laissé un bon témoignage sur le Premier Empire au travers de la critique des ouvrages qui ont pu être publiés depuis (Mémoires du prince Eugène, Mémoires de Pelet, etc.).Un chapitre est consacré à la publication des mémoires du Roi Joseph dont Du Casse fut l'éditeur.Exemplaire de la Bibliothèque du Comte Chevreau d'Antraigues, avec le monogramme au dos. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, Savine, 1890 in-12, 315 pp., toile rose, couverture conservée (reliure de l'époque). Dos passé, taches blanches sur le premier plat. Quelques traits au crayon vert.
Aide de camp du roi Jérôme sous la présidence de Louis Napoléon et sous le Second Empire, le baron Du Casse a laissé un bon témoignage sur le Premier Empire au travers de la critique des ouvrages qui ont pu être publiés depuis (Mémoires du prince Eugène, Mémoires de Pelet, etc.).Un chapitre est consacré à la publication des mémoires du Roi Joseph dont Du Casse fut l'éditeur. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, Savine, 1890 in-12, 312 pp., demi-toile bleue, couv. cons. (reliure postérieure). Ex-libris J. E.
Aide de camp du roi Jérôme sous la présidence de Louis Napoléon et sous le Second Empire, le baron Du Casse a laissé un bon témoignage sur le Premier Empire au travers de la critique des ouvrages qui ont pu être publiés depuis (Mémoires du prince Eugène, Mémoires de Pelet, etc.).Un chapitre est consacré à la publication des mémoires du Roi Joseph dont Du Casse fut l'éditeur. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, Dentu, 1886 in-12, 410 pp., ill., broché.
Souvenirs anecdotiques sur Saint-Cyr et l'Ecole d'Etat-Major sous la Monarchie de Juillet et le Second Empire. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, Ed. Moderne. Lib. Ambert, s. d. (1913) in-8, XII-321 pp., front., ill. in et h. t., index, demi-chagrin bordeaux, dos à nerfs orné, premier plat de couv. cons. (rel. de l'époque). Bon exemplaire.
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Paris, E. Plon, Nourrit et Cie 1895 2 tomes. In-8 14 x 23 cm. Reliures demi-chagrin rouge, dos à nerfs, IV-466-477 pp., 3 portraits en héliogravures et 1 carte du Liban repliée. Reliures légèrement frottées.
Général de division, Auguste-Alexandre Ducrot (1817-1882) a commandé à Sedan et à Buzenval. Il a servi en Algérie et a participé à la Campagne d’Italie et à l’expédition de Syrie. Bon état d’occasion
Dentu Paris, E Dentu libraire éditeur, 1877. In-12 broché de 144 pages. 3 grandes cartes dépliantes : Environs de Sedan, Champ de bataille de Sedan positions occupées le 31 aout, champ de bataille de Sedan positions occupées le 1er septembre. (une carte ayant une petite déchirure sans manque). Déchirure sur le haut et bas du dos, signature d'appartenance à la couverture. Sixième édition augmentée des ordres de mouvements de l'Etat Majot allemand et de Trois cartes en couleurs.
Peu courant. Toutes les expéditions sont faites en suivi au-dessus de 25 euros. Expédition quotidienne pour les envois simples, suivis, recommandés ou Colissimo.
Plon, 1895, 2 vol. in-8°, iv-466 et 477 pp, deuxième édition, 3 portraits gravés (Ducrot en 1839 et en 1870, Joseph Karam) et une carte du Liban en couleurs dépliante hors texte, brochés, C de bibl., bon état
Cet ouvrage rassemble la correspondance importante du général de 1838 à 1870 (parfois une lettre par jour durant les campagnes qu'il effectue). Ducrot est engagé en Algérie de 1838 à 1851, dans la Baltique en 1854, puis en Italie. Il commande ensuite l'expédition de Syrie, puis un Corps d'armée en 1870. Il commande brièvement l'armée à Sedan. Evadé, il rejoint Paris, mais ses souvenirs du siège ne sont pas détaillés. — "Chacun connaît la brillante carrière du général Ducrot et la part qu'il prit à la préparation de la guerre franco-allemande, puis à cette guerre elle-même ; mais suivre pas à pas, jour par jour, toute la vie militaire du général ; être guidé par lui-même dans les méandres d'une existence des plus actives, voilà la rare fortune qui nous est offerte par ce livre. En 1839, 1840, 1841, 1842, le sous-lieutenant Ducrot est en Algérie ; après un court repos, il repart en 1843 ; c'est en cette année, au mois de mai, qu'il appuie avec ses hommes la cavalerie du duc d'Aumale à la poursuite de la smalah d'Abd-el-Kader. En 1845 et pendant les années suivantes, nous assistons aux poursuites exécutées contre Abd-el-Kader lui-méme, en une série de coups de main heureux, dans lesquels le capitaine Ducrot joua un rôle des plus importants, comme chef des affaires indigénes du général Yusuf... En 1859, il est en Italie... En 1860, le général Ducrot fait partie de l'expédition envoyée en Syrie pour la défense des populations chrétiennes du Liban. Il envoie, le 13 septembre, une courte mais curieuse description de Malte. Il donne des détails sur le rôle de la France dans ces événements si compliqués d'Orient. Ses lettres sont, pleines d'aperçus intéressants, de vues larges et étendues. Le deuxième volume débute par la constatation des faiblesses du second Empire en Syrie, de 1860 à 1862, puis nous montre le général à Nevers, de 1861 à 1864. En 1864, le général Ducrot fut envoyé de nouveau en Algérie, où venait d'éclater l'insurrection de Si-Hamga ; les années 1864 et 1865 se passent à guerroyer. Le général voyait clairement comment il fallait, pour en finir, organiser le pays. Les propositions qu'il fit alors à l'empereur à ce sujet ont servi de base à l'organisation actuellement en vigueur... Le 20 juillet 1870, le général Ducrot insiste auprès du maréchal de Mac-Mahon pour qu'une ou deux têtes de pont soient établies sur la rive droite du Rhin, à Kehl, à Vieux-Brisach. Le maréchal repousse ces propositions, qui cependant auraient pu changer la face des choses en permettant l'offensive par la droite pendant la mobilisation des Allemands. Le 6 août, à la première heure, le général Ducrot fit tout ce qu'il put, d'accord avec le général Raoult, commandant la 2e division du 1er corps (dont le général Ducrot commandait la 1ère, pour déterminer le maréchal de Mac-Mahon à porter le corps d'armée le dos aux Vosges, pour livrer bataille sans que la disproportion des forces fût aussi préjudiciable ; ils y arrivaient quand, l'ennemi attaquant, le maréchal changea d'avis..." (Revue des Questions historiques, 1896)
Perrin Perrin, 2002. In-8 broché de 379 pages illustrées de photos hors-texte. Bon état
Toutes les expéditions sont faites en suivi au-dessus de 25 euros. Expédition quotidienne pour les envois simples, suivis, recommandés ou Colissimo.
Perrin 1983, in-8 relié skyvertex rouge de l'éditeur sous rhodoïd, 381 p. (petites taches brunes sur 6-7 pages, sinon très bon état) Cahier d'illustrations et bibliographie. Le sous-titre n'est pas exagéré, tant le demi-frère de Napoléon III joua un rôle de premier plan dans cette période, à commencer par la préparation du coup d'Etat du 2 décembre 1851...
Perrin, 1983, in-8°, 379 pp, 16 pl. de gravures hors texte, 4 fac-similés, biblio, reliure skivertex éditeur, demi-jaquette illustrée, rhodoïd, bon état
"Coquin, débauché, mécréant, mais diablement intelligent... Dans l'été de 1829 se tient à Aix-la-Chapelle une bien émouvante réunion de famille. Elle est officieusement présidée par un illustrissime personnage de soixante-cinq ans, le duc de Talleyrand, ex-grand seigneur de l'Ancien Régime, ex-prêtre, ex-évêque, ex-révolutionnaire, ex ministre, ex-chef de gouvernement et séducteur impénitent. À ses côtés, une autre illustre : Hortense de Beauharnais, fille de l'impératrice Joséphine, ex-reine de Hollande, fille adoptive et belle-sœur de l'Empereur, mort huit ans auparavant. Encore belle à quarante-cinq ans, Hortense est la maman de deux garçons : un légitime, Charles-Louis, vingt et un ans, qui sera Napoléon III ; et un naturel ("Tout est naturel, dans notre famille", dira-t-il lui-même), Charles-Auguste, dix-huit ans, le futur duc de Morny. Il est amené là par son père, le général-comte de Flahaut, fils évidemment naturel de Talleyrand et de Mme de Flahaut, grande dame de la cour de Louis XVI, dont le mari a été raccourci par la Terreur. Avec un tel grand-père, une telle grand-mère et des parents aussi brillants que les siens, comment Charles-Auguste de Morny n'eût-il pas été, en n'importe quelles circonstances, un personnage et sans doute une personnalité exceptionnels ? Il avait tout pour plaire, comme disent les bonnes gens. Seuls lui manquaient, excusez du peu, la fortune et un état civil présentable. Le Second Empire lui donnera les deux. Peu d'hommes politiques ont été aussi méprisés ou décriés que lui. La première raison de ces mauvais traitements est évidente : Morny a été "l'homme du Second Empire", et, pis, l'homme du coup d'État. Mais ce ne sont pas les vaincus qui écrivent l'histoire. Le complice énergique, actif, intelligent et sans scrupules de Napoléon III dans cette entreprise en a largement recueilli les fruits de son vivant. On trouvera juste que la postérité républicaine lui ait rendu la monnaie de sa pièce en l'enveloppant dans la même réprobation vertueuse que l'empereur déchu. Il s'y ajoute une raison de morale politique. Tout, dans le personnage de Morny, heurte l'idée que nous nous faisons aujourd'hui du sérieux et des vertus d'un homme d'État. C'est un libertin avéré, un touche-à-tout, un spéculateur effréné et heureux, un pratique, un sceptique et un cynique. Fermez le ban, et allez faire admettre après cela à des consciences pures qu'on peut être tout cela et un homme politique remarquable, pour ne rien dire de l'homme tout court. De sorte que le duc de Morny, qui eut tout pour plaire, a aujourd'hui tout pour déplaire : bâtard, coquin, tricheur, voleur, mécréant et opportuniste ! Il fut tout cela, c'est vrai, et son (bon) souvenir ne reste un peu vivant que pour les riches oisifs (il créa, entre autres, Deauville) et les turfistes (on lui doit l'hippodrome de Longchamp et le Grand Prix de Paris). On peut donc considérer comme une réhabilitation courageuse le livre que lui consacre Claude Dufresne. C'est l'homme tout court (ou dans son entier) qu'il fait revivre, corrigeant ainsi le noir du tableau par de très vives couleurs. Homme d'argent ? Sans aucun doute, et il ne s'en cachait pas. Homme de pouvoir ? Oui, mais d'un pouvoir souple, intelligent, tourné vers l'avenir. Il est bien probable que sa mort, en 1865, a marqué le glas de l'Empire. Il eût peut-être évité la guerre avec la Prusse, et certainement conduit le Second Empire à devenir une monarchie constitutionnelle à peu près acceptable. Homme à femmes ? O combien ! Sans le dire expressément, C. Dufresne laisse bien entendre que Morny l'infatigable (il ne dormait que trois ou quatre heures par nuit) est mort à cinquante-quatre ans, non des fatigues du pouvoir, mais d'une consommation immodérée de... stimulants amoureux. Son dernier exploit ? Épouser, à quarante-cinq ans, une ravissante princesse russe de dix-huit ans, Sophie Troubetskoï, qui est véritablement amoureuse de lui. Une vie somme toute brève, mais plus qu'emplie : débordante d'action, d'émotions et d'intelligence. Et de très loin la meilleure tête politique de ce règne qui fut, au total, beaucoup moins sombre pour la France, au moins jusqu'aux dernières années, que ne le dit l'histoire officielle. La biographie qu'en fait Claude Dufresne épouse avec aisance et vivacité les tours et détours du personnage. Elle est aussi vivante qu'il le fut." (Jacques Cellard, Le Monde, 1983)
Paris, imprimerie de F. Debons et Cie, 16, rue du Croissant, 16 Brochure 1874 "In-12 (9,5 x 14,4 cm), 32 pages, cette brochure de Dugué de la Fauconnerie a été éditée après la défaite de Napoléon III lors de la Guerre franco-allemande de 1870, provoquant la chute du Second Empire. Sous forme d'un pari, l'auteur réfute les calomnies à l'encontre de l'Empire et de l'Empereur, et défie les Républicains d'infirmer ses dires sur quatre points : ""Les Ennemis de l'Empire disent : 1° Que c'est l'Empereur qui a voulu la guerre ; 2° Que c'est la faute de l'Emprereur si nous n'étions pas prêts ; 3° Que c'est à l'Empire qu'il faut faire remonter la responsabilité de la perte de deux provinces et des sommes énormes que la guerre nous a coûtées ; 4° Que Napoléon III a fait preuve non-seulement d'incapacité en menant l'armée à Sedan, mais de faiblesse et de lâcheté au moment de la capitulation"" ; quelques traces sur les plats, par ailleurs intérieur frais, bon état général. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande."
P., Legrand, Troussel et Pomey, s.d. (1854) 4 vol. pt in-4°, 400, 400, 400 et 404 pp, 38 gravures sur acier hors texte, reliures demi-toile aubergine, dos lisses avec titres (“A. Dumas, Napoléon III”) et tomaisons dorés et filets à froid, qqs rousseurs, bon état
Tomes VII à X de « l'Histoire de deux siècles, ou la cour, l'Eglise et le peuple depuis 1700 jusqu'à nos jours » (10 volumes). Edition originale peu courante, recherchée notamment pour son illustration. Clouzot (p. 173) et Vicaire (IV, 840 & 841) annoncent chacun la présence de 38 planches hors texte. — Ces volumes ont été écrits par Paul Lacroix (1806-1884), dit le bibliophile Jacob. Entre 1847 et 1852, Lacroix fut également, après Auguste Maquet, l’un des nombreux collaborateurs d’Alexandre Dumas, pour qui il rédigea notamment différents plans ou chapitres de romans. En 1855, il fut nommé conservateur de la bibliothèque de l'Arsenal. Le critique Duseigneur avait fait un quatrain sur lui : "Il s'en va l'oeil au guet, comme un bon chien de chasse / Le long des quais Conti, Voltaire et Malaquais / Flairant tous les bouquins, inspectant les paquets / De livres noirs, poudreux et mordorés de crasse."
Paris, Plon, 1887 in-8, 272 pp., portr., demi-basane bleue, dos lisse (rel. de l'époque). Coins usés. Cachets (annulés).
Mission en Amérique à la fin de la guerre de Sécession, la cour de Napoléon III, 1870, l'Algérie. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, Plon, 1887 in-8, 272 pp., portrait, demi-basane tabac, dos à nerfs orné (reliure de l'époque). Nerfs frottés, épid. Cachet (annulé). Rousseurs, annotations au titre. Mouillure angulaire aux premières pages.
Mission en Amérique à la fin de la guerre de Sécession, la cour de Napoléon III, 1870, l'Algérie. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.