Paris, Editions Christian, 2000 in-8, 328 pp., planches, broché.
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Tome 1 : 1889 / 332 pages. Tome 2 : 1889 / 340 pages. Tome 3 : 1889 / 338 pages. Reliés. Editions Paul Ollendorff
Très bon état pour les 3 tomes.
Paris, Maréchal, 1918 in-8, 92 pp., carte dépl. en coul., broché. Dos légt abîmé.
Des guerres de François Ier à 1859. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, Maréchal, 1918 in-8, 92 pp., carte dépl. en coul., broché. Dos légt abîmé. Annotations sur la page de faux-titre, cachets (annulés).
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Paris, Maréchal, 1918 in-8, 92 pp., carte dépl. en coul., broché.
Des guerres de François Ier à 1859. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
P., Armand Le Chevalier, 1872 in-12, (8)-365 pp, 4e édition, reliure demi-percaline noire avec décor végétal brun, dos lisse, pièce de titre basane carmin et filets dorés (rel. de l'époque), bon état. Bel exemplaire
Dreyfous Relié In-4, (28.5x19.5 cm), relié demi-cuir, dos titré, sans date, 800 pages, gravures en noir et blanc ; rousseurs et traces dans le texte, déchirures sur les charnières, plats frottés avec manques papier, état correct. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
Londres et Paris, chez les principaux libraires, 1865. In-8 broché de 25 pp., couverture jaune imprimée.
Deuxième édition. Banni sous le Second Empire, Hippolyte Magen vécut en Belgique puis en Angleterre d'où il délivra de nombreux pamphlets antibonapartistes. L'édition originale a paru en 1862.
Paris & Bruxelles, chez tous les libraires, Amsterdam, Imprimerie de Stemvers, 1854-1871 (1871) in-16, [2] ff. n. ch., IV pp., pp. 5-200, typographie en petit corps, demi-chagrin noir, dos à nerfs orné de filets à froid, tranches mouchetées (reliure de l'époque). Étiquette au dos.
La première édition était effectivement sortie en 1854. Depuis lors, le journaliste socialiste Hippolyte Magen (1814-1886) avait eu largement le temps de compléter sa liste vengeresse de proscriptions, étendue à tout le monde, ou presque, et rédigée dans le style hallucinatoire des fanatiques politiques. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris & Bruxelles, chez tous les libraires, 1854-1871, in-16, 200 pp, reliure demi-chagrin noir, dos à 4 nerfs pointillés, titres et caissons dorés (rel. de l'époque), coins émoussés, rousseurs, 3 feuillets déchirés sans mque, un feuillet abîmé avec pt mque de texte (pp. 195-196), MANQUE les 2 derniers feuillets (pp. 197-200), état correct
Sous le titre “Le Pilori”, Hippolyte Magen (1814-1886), proche de Ledru-Rollin, rédigea en 1854 une brochure contenant la liste par départements de tous les proscripteurs d’octobre 1851, imprimée à Amsterdam et éditée à Paris et Bruxelles, 1854-1871. (Maitron)
Bruxelles-Paris, chez tous les libraires, 1852-1870 in-16, 89-[2] pp., demi-toile bleue à la Bradel, premier plat de couv. cons. (reliure de l'époque).
Nouvelle édition de ce pamphlet ordurier, qui prend pour cible tous les membres de la famille Bonaparte depuis Madame Letizia.Relié avec : STELLI (I.) [MAGEN (Hippolyte)] : Les Nuits et le mariage de César. Nouvelle édition, augmentée d'une lettre authentique de Badinguette à Badinguet. Bruxelles-Paris, chez tous les libraires, 1853-1870, [4]-89 pp. C'est un pamphlet de la même eau que le précédent, à la valeur documentaire évidemment nulle. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Londres, Jeffs & Bruxelles, Briard, 1852 et Jersey, Imprimerie de Falle, 1853, 1852-1853, 2 vol. in-16, 110 et 119 pp, les 2 volumes reliés ensemble en un volume plein vélin, dos lisse, pièces de titres chagrin rouge et vert, signet (rel. de l'époque), qqs rares rousseurs, bon état
Rares pamphlets particulièrement virulents contre les Bonaparte, par Hippolyte Magen (1814-1886). Le premier, paru anonymement, fut d'abord attribué à Aug. Callet. Le second est signé P. Stelli, un pseudonyme de Magen. Les deux ouvrages furent condamnés à la destruction par le tribunal de Lille. Hippolyte Magen est, pendant la Deuxième République, l'un des journalistes en vue parmi les démocrates socialistes parisiens. Il collabore à “La Réforme” et à “La Révolution”. Arrêté au matin du 2 décembre, il est conduit à Brest pour être transféré à Cayenne avant que sa peine soit commuée en exil. Sous l'Empire, il habita successivement la Belgique, d'où le gouvernement français obtint son expulsion, et ensuite l'Angleterre et l'Espagne, continuant toujours sa lutte ardente et récoltant des condamnations par contumace. Malgré les décrets d'amnistie, il voulut rester en exil et ne revint en France qu'après le 4 septembre 1870.
Paris, Lithographie Destouches, 1869. Titre (autoportrait de Mailly) et 79 lithographies (138 x 85 mm) contrecollées sur cartons en 1 vol. in-4, veau rouge, dos à nerfs (reliure de l'époque).
Très rare suite de charges caricaturales croquant les personnalités du moment : Victor Hugo, Théophile Gautier, Alexandre Dumas, Champfleury, Monselet, Rossini, Auber, Déjazet, Offenbach, Daumier, Gill, etc.Hippolyte Mailly, né à Villers-Coteret en 1829 (mort le 16 septembre 1888 à Bazancourt), dessinateur lithographe, avait collaboré à plusieurs journaux du second Empire, dont le Bouffon et le Hanneton. Mailly qui s'était fait connaître par ses charges-métamorphoses, avait publié en 1868 une série de portraits sous le titre de Recueil de 36 binettes contemporaines, puis cette très rare série publiée avant la chute de l'Empire. Après les événements de 1871, il parcourut la province, faisant des photographies et des portraits-charges, puis se fixa à Reims et publia des caricatures dans un journal de cette ville.Bel exemplaire.
Paris, Typographie de H. Plon, 1865 in-16, 23 pp., broché.
Ce petit état parut de 1856 à 1870. Comprend non seulement la composition des maisons de l'Empereur Napoléon III, de l'Impératrice et du Prince impérial, mais aussi celles du Prince Napoléon, de son épouse la Princesse Clotilde, de sa soeur la Princesse Mathilde de leur cousine la princesse Baciocchi (Élisa Napoléone Baciocchi, 1806-1869). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, Ed. Municipales, 1973 in-8, 379 pp., biblio., broché.
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Paris, Ollendorff, 1885 in-12, 378 pp., bradel papier marbré, couv. cons. (rel. moderne).
Tulard, 947 : "Quelques lignes sur l'état d'esprit en Angleterre en 1814-1815." - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, Ollendorff, 1885 in-12, 378 pp., broché. Couverture abîmée. Rousseurs.
Tulard, 947 : "Quelques lignes sur l'état d'esprit en Angleterre en 1814-1815." - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Caen, A. Hardel, 1858 in-8, 67 pp., demi-veau rouge, dos lisse, premier plat de couv. cons. (reliure moderne). Rousseurs, mais bon exemplaire.
Jean-Baptiste-Georges Mancel (1811-1862) était alors bibliothécaire titulaire de la ville de Caen, et il avait déjà donné un grand nombre de monographies sur sa ville natale.Curieusement absent de Frère, qui donne la liste des travaux de Mancel jusqu'en 1859. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Armand Colin, 1990, gr. in-8°, 311 pp, 96 gravures et photos en noir et en couleurs, notes, index, reliure pleine toile de l'éditeur, jaquette illustrée, bon état
Spécialiste de l'histoire de Paris, Hervé Maneglier s'est attaché ici à présenter les transformations de la capitale voulues par Haussman et l'impact de ces chantiers sur la vie quotidiennes des parisiens. — "L'oeuvre d'Haussmann est abordée là sous tous ses aspects. Après avoir retracé les vieux projets urbanistiques élaborés puis abandonnés au cours des XVIIIe et XIXe siècles, notamment ceux des saint-simoniens, l'auteur rappelle les travaux d'assainissement entrepris sous Louis Philippe par le préfet Rambuteau, qu'il situe dans le contexte de l'époque : celui d'un Paris que tous s'accordent à reconnaître puant, sale, humide, sombre et dont les rues resserrées ne voient jamais la lumière du soleil. Un Paris anarchique, insalubre, dangereux et mal famé, peuplé de bidonvilles avant la lettre et de taudis, ces "cabajoutis" qui, selon Balzac, abondamment cité, étaient "à l'architecture parisienne ce que le capharnaum est à l'appartement, un vrai fouillis où l'on a jeté pêle-mêle les choses les plus discordantes". (...) Le grand mérite de cet ouvrage dans lequel on se promène et l'on flâne avec plaisir et curiosité, c'est d'avoir présenté les travaux d'Haussmann au quotidien, dans une sorte de vaste fresque où tous les aspects de la vie parisienne d'alors sont traités : vie littéraire et artistique, vie du peuple des faubourgs et des ouvriers bâtisseurs, mode et gastronomie, etc. Où les quartiers nouveaux et anciens sont évoqués de manière vivante et avec précision. Le tout fondé sur les témoignages très souvent polémiques du temps." (Nicole Beaurain, L'Homme et la société, 1992)
Traduit de l'italien et annoté par L.CAFFARENA avocat au barreau de Toulon. 2°édition. Dentu. 1880. In-12 br. 167pp. Qq. mouillures claires, couverture un peu abîmée, petit manque au fx-titre. Exemplaire non coupé.
Pas à Polak qui cite plusieurs ouvrages de Caffarena.
Paris, Au Bureau de la Souscription nationale, 1860. 2 tomes en 1 vol grand in-8 de 355-391 pp, demi-basane rouge, dos lisse orné (reliure de l'époque).
Édition originale française. 3 gravures sur acier et 43 gravures sur bois.
Au Bureau de la Souscription nationale 1860 2 tomes, in-4, reliure demi-basane vert foncé, dos à 4 nerfs, titre et auteur dorés, frontispices, 2 gravures sur acier et 43 gravures sur bois sous serpente, 355 - 391 pp. Coiffes et coins de pied frottés, rousseurs éparses. Bon exemplaire.
Traduit de l’allemand, cet ouvrage est un plaidoyer en faveur du régime impérial. Bon état d’occasion
Bône [Annaba], 3 juin 1865 2 pièces, in-4 et in-8, en feuilles.
Petit ensemble qui regroupe deux missives adressées le même jour à Jules-Henri-Léopold de Gantès, alors sous-préfet de Bône [Annaba].Issu d'une famille qui donna nombre d'officiers de marine (dont d'ailleurs son fils Gaston de Gantès, 1854-1934), Léopold de Gantès (1822 ou 1823 - 1879) fut successivement sous-préfet de Mostaganem (1853), Philippeville [Skikda] (1855) et enfin Bône (1861). Il fut mis en disponibilité en 1870.I. Du colonel de gendarmerie d'Afrique ... (nom illisible, mais qui doit correspondre à J. Billet - cf. infra) : B.A.S. insinuant une recommandation en faveur du fils d'un capitaine de gendarmerie. La pièce suivante complète la demande et en donne des éclaircissements.II. L.A.S. de Boyer, ancien agent à la prison civile de Blida : encore une demande d'emploi civil, formulée avec une délicatesse et un à-propos que l'on ne pourra manquer d'admirer."J'ai appris indirectement que des plaintes successives avaient lieu envers le gardien-chef de la prison civile de Bône ; permettez-moi, Monsieur le sous-préfet, d'être assez osé pour désirer votre protection afin d'obtenir cet emploi". C'est à la suite de la mention de ses qualités que l'on trouvera ensuite le lien avec la première lettre : "Mr. Billet, colonel de gendarmerie, qui depuis longtemps connaît ma famille, et que j'ai eu le bonheur de rencontrer, j'ai cru devoir le prier d'être assez bon de me servir d'intermédiaire et de vouloir bien intercéder auprès de vous pour l'obtention de cet emploi" ... - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
S.l. [Paris], 7 mai 1858 in-folio, [54] ff. n. ch., couverts d'une écriture moyenne, très soignée, sans rature ni biffure (environ 20 lignes par page), en feuilles, tranches dorées.
Important rapport sénatorial qui propose à Napoléon III un projet de Code rural. La partie que nous présentons est la troisième et dernière, et concerne la police rurale (les deux premières, sur le régime du sol et le régime des eaux, avaient fait l'objet de rapports séparés).Le texte est divisé en cinq titres : les agents de la police rurale (ff. 3-11) ; les mesures préventives (ff. 11-29) ; les poursuites judiciaires (ff. 29-37) ; police de la chasse (ff. 38-41) ; police de la pêche (ff. 41-46). Il se termine enfin par un petit exposé méthodologique concernant l'ensemble des trois parties : "Nous devions commencer par soumettre à un examen approfondi les nombreux essais qui, depuis soixante-dix ans, ont été tentés dans le même but. Nous avons rassemblé ensuite tous les matériaux épars dans la législation ancienne et moderne ; mais nous ne les avons envisagés que dans leur ensemble, nous bornant à classer les dispositions fondamentales et à énoncer les principes qui les régissent, sans entrer dans les détails, sans empiéter sur la mission de ceux qui sont appelés à rédiger le projet définitif". Suivent des considérations sur le projet de Code rural présenté en 1808, et les travaux de Joseph de Vernheil-Puyraseau (1756-1839), renfermées dans ses Observations des commissions consultatives sur le projet de Code rural (Paris, 1810-1814). Comme l'on sait, Napoléon Ier avait entendu poursuivre l’œuvre de codification du droit, et compléter les codes existants par un code rural pour des éléments de législation non intégrés dans le code civil. Un projet fut d'ailleurs élaboré et publié en 1808, et des commissions se réunirent au siège de chaque cour impériale pour l'examen du projet. Les commissions achevèrent leur examen vers 1814, mais la situation intérieure ne permit pas aux gouvernements de l'époque ni à leurs successeurs de continuer le processus d'adoption. Aussi la réalisation ne put-elle intervenir qu'en 1881, sous la Troisième République.À la fin, le document, revêtu du cachet sec du Sénat impérial, porte les signatures du président Raymond-Théodore Troplong (1795-1869), des secrétaires le général-marquis Alphonse de Grouchy (1789-1864), le général Patrice de Mac-Mahon (1808-1893), et du baron Bertrand-Théobald de Lacrosse (1796-1865). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
S.l., s.d. (vers 1860) in-4, titre (détaché), 202 pp., couvertes d'une écriture fine, régulière, extrêmement soignée (environ 25 lignes par page), présentant aussi des notes infra-paginales de la même main, des biffures et ajouts au crayon de bois semblent postérieurs à la rédaction, de même que quelques ajouts marginaux à l'encre d'une autre main, demi-chagrin Bradel bouteille, dos muet orné de filets à froid, encadrements de filets à froid sur les plats de toile chagrinée, titre poussé en lettres dorées au centre du plat supérieur, tranches jaunes (reliure de l'époque). Plat supérieur un peu taché.
Manuscrit inédit, à la fois passionnant sur la participation de la marine aux opérations de la Guerre d'Orient en Crimée, et émouvant par sa composition : tout en effet laisse à penser qu'il forme la mise au propre en continu, par la mère de l'auteur, des lettres envoyées par son fils à sa famille pendant sa campagne. Comme elle survivra encore longtemps à la mort de ce dernier, ainsi que d'ailleurs à celle d'autres de ses enfants, cette mise par écrit revêt un caractère particulier ; et le don fait du livre à un petit-fils (cf. infra) en accentue encore le caractère.I. L'auteur, Louis de Las Cases (20 juillet 1821 - 28 avril 1861), fils d'Adolphe de Las Cases (1782-1880) appartient à une branche de la famille du célèbre mémorialiste, sans que la parenté exacte puisse être déterminée facilement. En tout cas, la longue lettre adressée le 2 janvier 1855 atteste des liens qui existaient entre ces cousins éloignés : destinée au "comte de Las Cases, fils de celui qui fut à Sainte-Hélène, et frère du comte de Las Cases, sénateur, mort en 1854, après huit jours de mariage", elle présente des condoléances à Barthélémy de Las Cases (1811-1877), second fils du mémorialiste, pour le deuil imprévu de son frère aîné Emmanuel-Pons-Dieudonné de Las Cases (1800-1854, il avait accompagné son père à Sainte-Hélène). Les deux cousins se tutoient, ce qui signifie plus qu'une relation lointaine, surtout dans ce milieu. Il est fait également fait allusion dans cette lettre au décès, la même année 1854, d'un autre cousin, Auguste de Las Cases, fils d'Alexandre-François de Las Cases (1769-1836), frère cadet d'Emmanuel (1766-1842).Entré à l'École navale en 1837, Louis de Las Cases fut nommé lieutenant de vaisseau en 1848. C'est avec ce grade qu'il participa à la Guerre d'Orient sur le Iéna, vaisseau de 90 canons, sur lequel il avait déjà navigué en 1840. Le bâtiment était commandé par le capitaine de vaisseau Louis-Marie Rapatel (1808-1859).II. L'ensemble de ces lettres fut à destination de ses proches, ses parents (mais surtout sa mère), et ses frères et soeurs, Gaston (1820-1908), Gabriel (1823-1916), Clotilde (1827-1892), Sidonie (1829-1859), mais surtout son cadet Henri, 1833-1855, qui se destinait également à une carrière militaire. Elles s'étagent du 10 juin 1853 (Toulon, avant le départ) au 21 juillet 1855 (Hôpital des soeurs de la Charité, à Péra, avant le rapatriement sanitaire en métropole). 1. Leur objet est très varié : la navigation et les opérations militaires ne les remplissent pas uniquement, mais elles sont parsemées de nombre de détails familiaux ou intimes, qui offrent un réel intérêt pour la vie de la famille Las Cases au XIXe siècle : fragmentée en plusieurs branches, et ce, depuis le XVIe siècle, il semble qu'elle ait maintenu une liaison entre ses membres. La plupart de ses membres masculins sont engagés dans une carrière militaire, et la préparation à Saint-Cyr occupe beaucoup Louis à propos de ses frères. De même, notons que la piété et les sentiments religieux occupent une grande place dans cette correspondance ; apparemment, tous les membres de la famille partageaient une foi sincère et orientée vers les oeuvres, mais également portée à l'acceptation des épreuves et de la mort prématurée, thème certes très présent dans la piété de l'époque, mais particulièrement soulignée dans les lettres du jeune marin.2. La navigation de Toulon aux Dardanelles, puis au Bosphore occupe les 35 premières pages, ainsi que des attestations de l'amitié avec le jeune officier avec Abel Bergasse (le futur amiral Du Petit-Thouars, 1832-1890), nommé lieutenant de vaisseau au choix en janvier 1854, au début de la campagne. Le récit des opérations ne commence, lui, qu'à partir de la lettre du 14 décembre 1853, alors que la guerre n'est pas encore déclarée (elle ne le sera du côté anglo-français que le 27 mars 1854), mais que les navires des deux puissances occidentales ont déjà pris de solides mouillages préventifs en Mer Noire. Las Cases donne ainsi une relation de la défaite ottomane de Sinope (30 novembre 1853), où l'escadre ottomane fut pulvérisée par les obus explosifs de l'amiral Pavel Nakhimov qui pilonna également le port. Suit une période d'incertitudes et de nouvelles contradictoires qui correspond exactement aux atermoiments diplomatiques des Occidentaux qui vont de la bataille de Sinope à la rupture des relations diplomatiques par Nicolas Ier le 16 février 1854. À partir de la lettre du 24 avril 1854, rédigée devant Odessa, les récits d'opérations s'enchaînent dans des missives souvent longues et très détaillées. L'Iéna stationne devant Sébastopol ou Eupatoria et le récit du débarquement des 15-17 septembre 1854 occupe toute la lettre des pp. 69-76. En novembre 1854, Louis passa de l'Iéna au Henri-IV, il servit ensuite un moment à terre et ses lettres relatent la défense obstinée de la place de Sébastopol par les Russes. En décembre 1854, il fut proposé par le chef d'escadrons Osmond pour une promotion au grade de capitaine de frégate (mais il ne devait jamais l'obtenir, pour des raisons qui demeurent obscures, et qui sont déplorées dans une note de la p. 124). La lettre à son père du 9 février 1855 détaille avec précision et ses fonctions sur le Henri-IV et le nombre d'hommes sous ses ordres. Enfin, le 20 février 1855, Las Cases fut bléssé par un éclat d'obus lors d'un engagement à terre pour défendre une batterie. Les dernières lettres (20 février - 21 juillet 1855) reflètent une convalescence d'abord rapide, puis une brève reprise du service, et enfin une hospitalisation chez les soeurs de la Charité de Péra : atteint le 6 juillet 1855 d'une dysenterie violente, qui frappait la plupart des soldats, il fut rapatrié à Constantinople, puis en France, ce qui mit un terme à cette correspondance (la dernière lettre est du 21 juillet). III. Est joint, sous le titre d'Appendice, un bifeuillet volant in-4, couvert d'une encre en partie décolorée et narrant les événements survenus après le retour de Louis de Las Cases malade à Toulon : accompagné de son ami Bergasse, il arriva en août 1855 dans le port, où il fut transféré à l'Hôpital militaire. Au bout de trois semaines, il fut ramené par son frère aîné Gaston de Las Cases (1820-1908) à Paris, et il fut conduit dans la propriété familiale du Bordelais avec son frère Henri, jeune Saint-Cyrien agonisant. Ce dernier mourut le 18 octobre 1855.Louis épousa ensuite en janvier 1856 Amélie de Monbadon. Il perdit la même année 1859 sa soeur Sidonie (la mère du possesseur de ce manuscrit, cf. infra ) et son épouse (le 10 octobre), puis en 1860 son beau-père le comte Julien-Casimir-Amédée de Monbadon. Enfin, appelé à faire partie de l'expédition du Mexique, sur le vaisseau La Foudre, il succomba à une attaque de choléra le 28 avril 1861 à Toulon.IV. Enfin, on trouve également une attestation de Congé de réforme pour Ernest de Camiran (le possesseur de notre exemplaire) en date du 24 avril 1882. Engagé volontaire en juin 1872 et incorporé dans le 17me régiment de Dragons, ce dernier, versé en 1881 dans l'armée territoriale, ne pouvait plus servir en raison de "varices volumineuses" [sic]. Exemplaire offert à Ernest de Majance de Camiran, fils de Michel-Léon de Majance de Camiran et de Sidonie de Las Cases (1829-1859), donc neveu de l'auteur, par son grand-père ou sa grand-mère, comme l'indique le long ex-dono manuscrit sur les premières gardes : "Pour mon cher petit-fils Ernest de Camiran, j'espère qu'en lisant les lettres de son vertueux oncle, il s'inspirera des sentiments d'affection pour sa famille, de dévotion et de fidélité envers son Dieu, et du courage militaire pour défendre son pays et son souverain". Ce texte, non signé, ne permet pas de dire s'il émane d'Adolphe de Las Cases ou de son épouse Esclarmonde de Raigecourt (1797-1872). Comme la plupart des lettres du recueil ont été adressées à cette dernière, il semble probable que l'ex-dono provienne d'elle, comme de même la rédaction du texte elle-même. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
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