1888 Paris ,Mercure de France, 1888, In douze, 97 pp, broché,excellent état,
Edition originale, en tirage ordinaire,avec un envoi à Edmond Haraucourt.
Pleine percaline verte, pièce de titre. Très bon Paris Lemerre 1890 1 volume in-8°
Édition originale
La Nouvelle Société d'Edition | Paris 1927 | 17 x 23 cm | Broché
Edition origniale, un des 70 exemplaires numérotés sur hollande, tirage de tête après 30 japon. Bel exemplaire. Ouvrage illustré, en frontispice, d'un portrait de Joseph Delteil par Mariette Lydis. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Editions du siècle | Paris 1933 | 12 x 19 cm | broché
Edition originale de la traduction française, un des 515 ex numérotés sur alfa, seuls grands papiers avec 15 Hollande. Bel exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Editions du siècle | Paris 1932 | 12 x 19 cm | broché
Edition originale de la traduction française, un des 265 exemplaires numérotés sur alfa, seuls grands papiers. Bel exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Magnifique publication, justement renommée.À l’état de neuf. Cartonnage d’éditeur toile sous jaquette illustrée, dans son boîtier. Très bon Anvers Fonds Mercator 1987 1 fort volume in-4°.
édition originale
Fayard | Paris 1993 | 15.50 x 23.50 cm | broché
Edition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers. Agréable exemplaire. Envoi autographe daté et signé de Marina Vlady à une femme prénommée Anne-Thérèse. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Jean-Baptiste Besongne | Rouen 1708 | 9.5 x 16.8 cm | Relié
Edition originale rare de cette curieuse relation, originellement composée entièrement en vers (7500), et que l'auteur, sur le conseil de ses amis, accepta d'entremêler d'un récit en prose (il garda quand même 2500 vers) ; cf Sabin 20128. Gagnon 1134 (édition de 1710). Dionne II. Reliure en pleine basane brune, dos à cinq nerfs orné de caissons dorés et décorés de fleurons dorés, pièce de titre de chagrin cerise, roulettes dorées sur les coiffes, encadrement de doubles filets noirs sur les plats, liserés dorés sur les coupes, tranches jaunes mouchetées de rouge, reliure de l'époque. Premier plat restauré en angle inférieur droit, taches et petites éraflures sur les plats, quelques petites rousseurs sans gravité, agréable état intérieur. A la différence de la seconde édition de 1710, elle ne doit pas comporter de frontispice. On ne connaît presque pas de détails sur la vie de Dières de Diéreville, chirurgien, peut-être né vers 1670, et qui embarqua en août 1699 sur La Royale paix à La Rochelle pour aller commercer en Acadie. Arrivé à destination le 13 octobre suivant, il demeura dans la région pendant une année, se renseignant à la fois sur les Acadiens et les Amérindiens, tout en collectant des spécimens de plantes pour les collections du Jardin du Roi à Paris. Il effectua son voyage de retour du 6 octobre au 9 novembre 1700 et se fixa ensuite comme chirurgien à Pont-l'Evêque. C'est à la demande de Michel Bégon, intendant de La Rochelle, qu'il rédigea ses souvenirs de voyage. Il vivait encore en 1711, mais on perd ensuite sa trace. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Editions Jourdan Bruxelles 2013 In-8 ( 215 X 140 mm ) de 248 pages, broché sous couverture illustrée. EDITION ORIGINALE. Très bel exemplaire.
Milano : Edizioni Futuriste di "Poesia", 1912 - un volume in-8 (14,3x20,7cm) broché de 82 pages - fausse mention d'édition - bon état - Edition originale, directement écrite en langue française, comprenant en préface le manifeste Pour la guerre, seule hygiène du monde et seule morale éducatrice, suivi du poème en prose La Bataille de Tripoli et in-fine, Réponses aux canards turcs.
En 1911, Marinetti participe comme correspondant de guerre à la bataille de Tripoli. Tous nos livres sont visibles sur notre site : https://www.livrepoesie.com/
Paris Bibliothèque international d'Editions E. Sansot et Cie. 1908 In-12 (18 x 12 cm.) 201 pp. couverture cartonnée, demi-reliure maroquin havane (reliure postérieure).
Edition originale (pas de grand papier). Bel exemplaire portant un envoi autographe de Marinetti à l'écrivain et philosophe Edouard Schuré (1841-1929), l'auteur des Grands Initiés, esquisse de l'histoire secrête des religions. Le couteau du relieur a amputé la dédicace de deux lettres. Libraire membre du S.L.A.M. (Syndicat national de la Librairie Ancienne et Moderne) et de la L.I.L.A. (Ligue Internationale de la Librairie Ancienne). N'hésitez pas à prendre contact par mail pour des photographies et des détails supplémentaires, pour des recherches ou des estimations de livres anciens et rares.
Milan Edizioni Futuriste di " Poesia " 1919 125 x 190 mm, Milan, Edizioni Futuriste di « Poesia », 1919, 194x128mm, 107pp., 8 feuillets non chiffrés, complet des quatre planches dépliantes.Edition originale.Reliure pleine peau maroquinée rouge, titre en noir sur le plat, couvertures conservées, étui et chemise.Exemplaire bien conservé, petit manque de papier en bas de la page 17 n’atteignant pas le texte.(100126)
Petit manque de papier en bas de la page 17 n'atteignant pas le texte. Bon
Roma, Cenacolo, 1942 in-12, 46 pp., broché, couverture verte,blanc,rouge
Edition originale. Exemplaire complet de sa bande annonce : Un inno all'eroismo des soldato italiano senza retorica né piagnistei né pessimismi. (H2)
Lavigne | Paris 1835 | 13 x 21.50 cm | relié
Nouvelle édition. L'originale date de 1789. Illustrée de 7 planches dont 2 dépliantes (carte de France et mappemonde). Reliures en pleine basane mouchetée brune de l'époque. Dos lisse orné de fers Restauration, roulettes et filets. Filet d'encadrement sur les plats. Pièce de titre et de tomaison en maroquin rouge. Tranches marbrées. Coiffe de tête du tome II élimée. Jolie reliure. Etiquette de bibliothèque sur les coiffes (A42, A43). Manuel d'éducation afin d'enseigner les connaissances de base aux enfants, dans tous les domaines nécessaires à la vie en société, et sous forme d'entretiens. L'auteur fut un fervent admirateur de Rousseau. NB : Cet ouvrage est disponible à la librairie sur demande sous 48 heures. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Introduction de Sylvie Béguin; Documentation par Remigio Marini. De la collection Tout l'œuvre peint. Formidable illustration.. Cartonnage d'éditeur de toile beige sous jaquette illustrée. Accident à la jaquette. Très bon Paris Flammarion 1970 1 volume in-4°
édition originale
in 12 broché panorama dépliant de la ville de Sydney Galles du Sud (100x185cm) en frontispice.titre,298 pages,carte dépliante en couleurs d’après l’atlas de M.Bonnefont,illustrations Hors-texte sous serpentes.E.Plon & Cie 1883.Edition originale.
Plateau & Cie | Lille 1913 | 16.50 x 25 cm | broché
Edition originale. Brochure illustrée de 4 figures dans le texte et de trois planches in-fine. Papier jauni. Rare exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
A. Blanchard | Paris 1927 | 15.50 x 23.50 cm | broché
Edition originale dont il n'a pas été tiré de grands papiers. Bel exemplaire malgré le premier plat marginalement et légèrement insolé. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Félix Alcan | Paris 1895 | 13.50 x 18.50 cm | broché
Edition originale de la traduction française, un des rares exemplaires sur Hollande dont il n'est fait nulle mention. Piqûres sur le premier plat, petits manques marginaux sur les plats, dos comportant un manque en pied, une annotation au stylo bille sur la première garde piquée, agréable état intérieur malgré de légères piqûres. Rare exemplaire à toutes marges. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
GLM | Paris Mars 1937 | 14 x 19 cm | broché
Edition originale, un des exemplaires non justifés sur Normandy vellum. Autres contributions littéraires de David Gascoyne, de Fernand Marc, de Léon Damas, d'Henri El Kayem, de Philippe Soupault, de Caresse Crosby, de Thérèse Aubray, de Roger Lannes, d'Adrien Copperie, d'Halina Izdebska, de René Roux, de Jacques Baron... Numéro illustré de 5 dessins de Jean Mario Prassinos. Dos insolé et décoloré et comportant de petites taches claires, agréable état intérieur. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Fontaine | Paris 1945 | 11.50 x 14 cm | broché
Edition originale, un des 25 exemplaires numérotés Arches, le nôtre non justifié, tirage de tête. Couverture illustrée par Mario Prassinos. Une petite déchirure recollée en pied du dos, légères piqûres marginales sur le deuxième plat, agréable état intérieur. Rare. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
G.L.M. | Paris 1935 | 16 x 22.50 cm | broché
Edition originale, un des 100 exemplaires numérotés sur hélio teinté, tirage apès 25 normandy vellum. Ouvrage illustré, en frontispice, d'une image de Mario Prassinos. Agréable exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Lucien Vogel éditeur | Paris 1921 | 19.50 x 25 cm | une feuille
Estampe originale en couleur tirée sur papier vergé et signée dans la planche par l'auteur en bas à gauche. Gravure originale réalisée pour l'illustration deLa gazette du bon ton, l'une des plus belles et des plus influentes revues de mode du XXème siècle, célébrant le talent des créateurs et des artistes français en plein essor de l'art déco. Célèbre revue de mode fondée en 1912 par Lucien Vogel, La Gazette du bon ton a paru jusqu'en 1925 avec une interruption durant la Guerre de 1915 à 1920, pour cause de mobilisation de son rédacteur en chef. Elle se constitue de 69 livraisons tirées à seulement 2000 exemplaires et est illustrée notamment de 573 planches en couleurs et de 148 croquis représentant des modèles de grands couturiers. Dès leur parution, ces luxueuses publications «s'adressent aux bibliophiles et aux mondains esthètes» (Françoise Tétart-Vittu «La Gazette du bon ton» in Dictionnaire de la mode, 2016). Imprimées sur beau papier vergé, elles utilisent une police typographique spécialement créée pour la revue par Georges Peignot, le caractère Cochin, repris en 1946 par Christian Dior. Les estampes sont réalisées grâce à la technique du pochoir métallique, rehaussées en couleurs et pour certaines soulignées à l'or ou au palladium. L'aventure commence en 1912 lorsque Lucien Vogel, homme du monde et de la mode - il a déjà participé à la revue Femina - décide de fonder avec sa femme Cosette de Brunhoff (sur de Jean, le père de Babar) la Gazette du bon ton dont le sous-titre est alors «Art, modes et frivolités». Georges Charensol rapporte les propos du rédacteur en chef: «En 1910, observe-t-il, il n'existait aucun journal de mode véritablement artistique et représentatif de l'esprit de son époque. Je songeais donc à faire un magazine de luxe avec des artistes véritablement modernes [...] J'étais certain du succès car pour la mode aucun pays ne peut rivaliser avec la France.» («Un grand éditeur d'art. Lucien Vogel» in Les Nouvelles littéraires, n°133, mai 1925). Le succès de la revue est immédiat, non seulement en France, mais aussi aux Etats-Unis et en Amérique du Sud. À l'origine, Vogel réunit donc un groupe de sept artistes: André-Édouard Marty et Pierre Brissaud, suivis de Georges Lepape et Dammicourt ; et enfin ses amis de l'École des beaux-arts que sont George Barbier, Bernard Boutet de Monvel, ou Charles Martin. D'autres talents viennent rapidement rejoindre l'équipée: Guy Arnoux, Léon Bakst, Benito, Boutet de Monvel, Umberto Brunelleschi, Chas Laborde, Jean-Gabriel Domergue, Raoul Dufy, Édouard Halouze, Alexandre Iacovleff, Jean Émile Laboureur, Charles Loupot, Charles Martin, Maggie Salcedo. Ces artistes, inconnus pour la plupart lorsque Lucien Vogel fait appel à eux, deviendront par la suite des figures artistiques emblématiques et recherchées. Ce sont ces mêmes illustrateurs qui réalisent les dessins des publicités de la Gazette. Les planches mettent en lumière et subliment les robes de sept créateurs de l'époque : Lanvin, Doeuillet, Paquin, Poiret, Worth, Vionnet et Doucet. Les couturiers fournissent pour chaque numéro des modèles exclusifs. Néanmoins, certaines des illustrations ne figurent aucun modèle réel, mais seulement l'idée que l'illustrateur se fait de la mode du jour. La Gazette du bon ton est une étape décisive dans l'histoire de la mode. Alliant l'exigence esthétique et l'unité plastique, elle réunit pour la première fois les grands talents du monde des arts, des lettres et de la mode et impose, par cette alchimie, une toute nouvelle image de la femme, élancée, indépendante et audacieuse, également portée par la nouvelle génération de couturiers Coco Chanel, Jean Patou, Marcel Rochas... Reprise en 1920 par Condé Montrose Nast, la Gazette du bon ton inspirera largement la nouvelle composition et les choix esthétiques du « petit journal mourant » que Nast avait racheté quelques années auparavant : le magazine Vogue. Quelques petites ombres ne portant néanmoins pas atteinte à l'estampe
Lucien Vogel éditeur | Paris Septembre 1920 | 18 x 24 cm | une feuille
Estampe originale en couleur, tirée sur papier vergé, signée enhaut à gauche de la planche. Gravure originaleréalisée pour l'illustration deLa Gazette du bon ton, l'une des plus belles et des plus influentes revues de mode du XXème siècle, célébrant le talent des créateurs et des artistes français en plein essor de l'art déco. Célèbre revue de mode fondée en 1912 par Lucien Vogel, La Gazette du bon ton a paru jusqu'en 1925 avec une interruption durant la Guerre de 1915 à 1920, pour cause de mobilisation de son rédacteur en chef. Elle se constitue de 69 livraisons tirées à seulement 2000 exemplaires et est illustrée notamment de 573 planches en couleurs et de 148 croquis représentant des modèles de grands couturiers. Dès leur parution, ces luxueuses publications «s'adressent aux bibliophiles et aux mondains esthètes» (Françoise Tétart-Vittu «La Gazette du bon ton» in Dictionnaire de la mode, 2016). Imprimées sur beau papier vergé, elles utilisent une police typographique spécialement créée pour la revue par Georges Peignot, le caractère Cochin, repris en 1946 par Christian Dior. Les estampes sont réalisées grâce à la technique du pochoir métallique, rehaussées en couleurs et pour certaines soulignées à l'or ou au palladium. L'aventure commence en 1912 lorsque Lucien Vogel, homme du monde et de la mode - il a déjà participé à la revue Femina - décide de fonder avec sa femme Cosette de Brunhoff (sur de Jean, le père de Babar) la Gazette du bon ton dont le sous-titre est alors «Art, modes et frivolités». Georges Charensol rapporte les propos du rédacteur en chef: «En 1910, observe-t-il, il n'existait aucun journal de mode véritablement artistique et représentatif de l'esprit de son époque. Je songeais donc à faire un magazine de luxe avec des artistes véritablement modernes [...] J'étais certain du succès car pour la mode aucun pays ne peut rivaliser avec la France.» («Un grand éditeur d'art. Lucien Vogel» in Les Nouvelles littéraires, n°133, mai 1925). Le succès de la revue est immédiat, non seulement en France, mais aussi aux Etats-Unis et en Amérique du Sud. À l'origine, Vogel réunit donc un groupe de sept artistes: André-Édouard Marty et Pierre Brissaud, suivis de Georges Lepape et Dammicourt ; et enfin ses amis de l'École des beaux-arts que sont George Barbier, Bernard Boutet de Monvel, ou Charles Martin. D'autres talents viennent rapidement rejoindre l'équipée: Guy Arnoux, Léon Bakst, Benito, Boutet de Monvel, Umberto Brunelleschi, Chas Laborde, Jean-Gabriel Domergue, Raoul Dufy, Édouard Halouze, Alexandre Iacovleff, Jean Émile Laboureur, Charles Loupot, Charles Martin, Maggie Salcedo. Ces artistes, inconnus pour la plupart lorsque Lucien Vogel fait appel à eux, deviendront par la suite des figures artistiques emblématiques et recherchées. Ce sont ces mêmes illustrateurs qui réalisent les dessins des publicités de la Gazette. Les planches mettent en lumière et subliment les robes de sept créateurs de l'époque : Lanvin, Doeuillet, Paquin, Poiret, Worth, Vionnet et Doucet. Les couturiers fournissent pour chaque numéro des modèles exclusifs. Néanmoins, certaines des illustrations ne figurent aucun modèle réel, mais seulement l'idée que l'illustrateur se fait de la mode du jour. La Gazette du bon ton est une étape décisive dans l'histoire de la mode. Alliant l'exigence esthétique et l'unité plastique, elle réunit pour la première fois les grands talents du monde des arts, des lettres et de la mode et impose, par cette alchimie, une toute nouvelle image de la femme, élancée, indépendante et audacieuse, également portée par la nouvelle génération de couturiers Coco Chanel, Jean Patou, Marcel Rochas... Reprise en 1920 par Condé Montrose Nast, la Gazette du bon ton inspirera largement la nouvelle composition et les choix esthétiques du « petit journal mourant » que Nast avait racheté quelques années auparavant : le magazine Vogue. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Lucien Vogel éditeur | Paris Septembre 1920 | 18 x 24 cm | une feuille
Estampe originale en couleur, tirée sur papier vergé, signée enhaut à gauche de la planche. Gravure originaleréalisée pour l'illustration deLa Gazette du bon ton, l'une des plus belles et des plus influentes revues de mode du XXème siècle, célébrant le talent des créateurs et des artistes français en plein essor de l'art déco. Célèbre revue de mode fondée en 1912 par Lucien Vogel, La Gazette du bon ton a paru jusqu'en 1925 avec une interruption durant la Guerre de 1915 à 1920, pour cause de mobilisation de son rédacteur en chef. Elle se constitue de 69 livraisons tirées à seulement 2000 exemplaires et est illustrée notamment de 573 planches en couleurs et de 148 croquis représentant des modèles de grands couturiers. Dès leur parution, ces luxueuses publications «s'adressent aux bibliophiles et aux mondains esthètes» (Françoise Tétart-Vittu «La Gazette du bon ton» in Dictionnaire de la mode, 2016). Imprimées sur beau papier vergé, elles utilisent une police typographique spécialement créée pour la revue par Georges Peignot, le caractère Cochin, repris en 1946 par Christian Dior. Les estampes sont réalisées grâce à la technique du pochoir métallique, rehaussées en couleurs et pour certaines soulignées à l'or ou au palladium. L'aventure commence en 1912 lorsque Lucien Vogel, homme du monde et de la mode - il a déjà participé à la revue Femina - décide de fonder avec sa femme Cosette de Brunhoff (sur de Jean, le père de Babar) la Gazette du bon ton dont le sous-titre est alors «Art, modes et frivolités». Georges Charensol rapporte les propos du rédacteur en chef: «En 1910, observe-t-il, il n'existait aucun journal de mode véritablement artistique et représentatif de l'esprit de son époque. Je songeais donc à faire un magazine de luxe avec des artistes véritablement modernes [...] J'étais certain du succès car pour la mode aucun pays ne peut rivaliser avec la France.» («Un grand éditeur d'art. Lucien Vogel» in Les Nouvelles littéraires, n°133, mai 1925). Le succès de la revue est immédiat, non seulement en France, mais aussi aux Etats-Unis et en Amérique du Sud. À l'origine, Vogel réunit donc un groupe de sept artistes: André-Édouard Marty et Pierre Brissaud, suivis de Georges Lepape et Dammicourt ; et enfin ses amis de l'École des beaux-arts que sont George Barbier, Bernard Boutet de Monvel, ou Charles Martin. D'autres talents viennent rapidement rejoindre l'équipée: Guy Arnoux, Léon Bakst, Benito, Boutet de Monvel, Umberto Brunelleschi, Chas Laborde, Jean-Gabriel Domergue, Raoul Dufy, Édouard Halouze, Alexandre Iacovleff, Jean Émile Laboureur, Charles Loupot, Charles Martin, Maggie Salcedo. Ces artistes, inconnus pour la plupart lorsque Lucien Vogel fait appel à eux, deviendront par la suite des figures artistiques emblématiques et recherchées. Ce sont ces mêmes illustrateurs qui réalisent les dessins des publicités de la Gazette. Les planches mettent en lumière et subliment les robes de sept créateurs de l'époque : Lanvin, Doeuillet, Paquin, Poiret, Worth, Vionnet et Doucet. Les couturiers fournissent pour chaque numéro des modèles exclusifs. Néanmoins, certaines des illustrations ne figurent aucun modèle réel, mais seulement l'idée que l'illustrateur se fait de la mode du jour. La Gazette du bon ton est une étape décisive dans l'histoire de la mode. Alliant l'exigence esthétique et l'unité plastique, elle réunit pour la première fois les grands talents du monde des arts, des lettres et de la mode et impose, par cette alchimie, une toute nouvelle image de la femme, élancée, indépendante et audacieuse, également portée par la nouvelle génération de couturiers Coco Chanel, Jean Patou, Marcel Rochas... Reprise en 1920 par Condé Montrose Nast, la Gazette du bon ton inspirera largement la nouvelle composition et les choix esthétiques du « petit journal mourant » que Nast avait racheté quelques années auparavant : le magazine Vogue. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -