Jean-Baptiste Prosper JOLLOIS - Edouard DEVILLIERS (sculpsit) - POMEL (sculpsit)
Reference : 32870
(1809)
Imprimerie Impériale | Paris 1809-1829 | 71 x 53.50 cm | une feuille
Gravure originale à l'eau-forte in plano, non rognée, extraite de l'édition dite «Impériale» de la Description de l'Égypte ou Recueil des observations et recherches faites en Égypte pendant l'expédition française, publié par les ordres de Sa Majesté l'Empereur Napoléon le Grand. Réalisée entre février 1802 et 1829 sur ordre de Napoléon Bonaparte et publiée à partir de 1809 [en réalité 1810], elle fut tirée à 1000 exemplaires sur Vergé filigrané «Égypte ancienne et moderne» et offerte aux institutions. Légère trace de pli en coin supérieur droit, sinon excellent état de fraîcheur et de conservation. MEDINET HABOU : Cité proche de Thèbes et de Louxor sur la rive gauche du Nil, Medinet-Habou abrite un des plus beaux sanctuaires du Nouvel Empire égyptien: le temple des millions d'années de Ramsès III de la moitié du XIIe siècle avant notre ère, reprenant le plan du célèbre Ramesseum de son prédécesseur, qu'il surpasse en taille. Temple funéraire à la gloire du pharaon, les savants de l'Institut d'Egypte se sont appliqués à en effectuer des coupes, plans et élévations, et tout particulièrement des relevés de ses nombreux bas-reliefs. Les architectes et dessinateurs se sont également penchés sur le palais royal et son péristyle intérieur, construit dans la forteresse de 12 mètres qui ceint le complexe religieux, ainsi qu'au temple d'Amon, situé au sud-est de l'enceinte et commencé sous le règne de la reine Hatchepsout, à la fin du XVe siècle avant notre ère. Volume ANTIQUITES, II : Ces gravures fournissent à Jean-François Champollion une documentation épigraphique fondamentale pour le déchiffrage des hiéroglyphes et inspirent une lignée d'archéologues comme Mariette, Maspero et Carter qui donnent un nouveau visage à l'Egypte ancienne. Elles suscitent un engouement tel qu'elles donnent naissance au phénomène de l'égyptomanie et à l'orientalisme de Delacroix, Fromentin, Marilhat, Decamps mais aussi Théophile Gautier... Financiers, politiciens, marchands, et fouilleurs de tous ordres se presseront sur les rives du Nil en quête de bonnes affaires à la suite de cette redécouverte de l'Egypte. A l'origine de l'égyptologie, ces planches connaîtront une postérité immense. LA DESCRIPTION DE L'EGYPTE, édition IMPERIALE (1809-1829) : La Description de l'Egypte est un des chefs d'uvre de l'édition française et le point de départ d'une nouvelle science: l'égyptologie. Titanesque exposé de l'Egypte au temps des conquêtes de Bonaparte entre 1798 et 1799, elle est répartie en 23 volumes dont 13 volumes de gravures rassemblant près de 1000 planches en noir et 72 en couleur. Les 6 volumes de planches intitulées Antiquités sont consacrés aux splendeurs de l'Egypte pharaonique. L'Histoire naturelle est répartie en 3 volumes de gravures. Un volume est consacré aux Cartes géographiques et topographiques tandis que les 3 volumes : Etat Moderne dressent un portrait saisissant de l'Egypte copte et islamique telle qu'elle était vue par les armées d'Orient de Bonaparte. La «campagne d'Egypte», désastre militaire, dévoile à travers les gravures de la Description de l'Egypte la réussite scientifique qu'elle est devenue, grâce aux quelques 167 savants membres de la Commission des sciences et des arts de l'Institut d'Egypte qui suivaient l'armée de Napoléon. L'Institut a réuni en Egypte le mathématicien Monge, le chimiste Berthollet, le naturaliste Geoffroy Saint-Hilaire, ainsi que de nombreux artistes, ingénieurs, architectes, médecins... Ils eurent la charge de redécouvrir l'Egypte moderne et antique, d'en montrer les richesses naturelles, et le savoir-faire de ses habitants. L'édition originale, dite «Impériale», de la Description de l'Egypte fut réalisée sur quatre formats de grande taille, deux d'entre eux spécialement créés pour elle et baptisés formats «Moyen-Egypte» et «Grand-Egypte». On construisit une presse spécifique pour son impression, qui s'étala sur vingt ans, entre 1809 et 1829. L'édition Impériale s'avéra si populaire qu'une
Jean-Baptiste Prosper JOLLOIS - Edouard DEVILLIERS (delineavit) - LE PERE (delineavit)
Reference : 32868
(1809)
Imprimerie Impériale | Paris 1809-1829 | 53.50 x 71 cm | une feuille
Gravure originale à l'eau-forte in plano, non rognée, extraite de l'édition dite «Impériale» de la Description de l'Égypte ou Recueil des observations et recherches faites en Égypte pendant l'expédition française, publié par les ordres de Sa Majesté l'Empereur Napoléon le Grand. Réalisée entre février 1802 et 1829 sur ordre de Napoléon Bonaparte et publiée à partir de 1809 [en réalité 1810], elle fut tirée à 1000 exemplaires sur Vergé filigrané «Égypte ancienne et moderne» et offerte aux institutions. Légère trace de pli en coin supérieur droit, sinon excellent état de fraîcheur et de conservation. MEDINET HABOU : Cité proche de Thèbes et de Louxor sur la rive gauche du Nil, Medinet-Habou abrite un des plus beaux sanctuaires du Nouvel Empire égyptien: le temple des millions d'années de Ramsès III de la moitié du XIIe siècle avant notre ère, reprenant le plan du célèbre Ramesseum de son prédécesseur, qu'il surpasse en taille. Temple funéraire à la gloire du pharaon, les savants de l'Institut d'Egypte se sont appliqués à en effectuer des coupes, plans et élévations, et tout particulièrement des relevés de ses nombreux bas-reliefs. Les architectes et dessinateurs se sont également penchés sur le palais royal et son péristyle intérieur, construit dans la forteresse de 12 mètres qui ceint le complexe religieux, ainsi qu'au temple d'Amon, situé au sud-est de l'enceinte et commencé sous le règne de la reine Hatchepsout, à la fin du XVe siècle avant notre ère. Volume ANTIQUITES, II : Ces gravures fournissent à Jean-François Champollion une documentation épigraphique fondamentale pour le déchiffrage des hiéroglyphes et inspirent une lignée d'archéologues comme Mariette, Maspero et Carter qui donnent un nouveau visage à l'Egypte ancienne. Elles suscitent un engouement tel qu'elles donnent naissance au phénomène de l'égyptomanie et à l'orientalisme de Delacroix, Fromentin, Marilhat, Decamps mais aussi Théophile Gautier... Financiers, politiciens, marchands, et fouilleurs de tous ordres se presseront sur les rives du Nil en quête de bonnes affaires à la suite de cette redécouverte de l'Egypte. A l'origine de l'égyptologie, ces planches connaîtront une postérité immense. LA DESCRIPTION DE L'EGYPTE, édition IMPERIALE (1809-1829) : La Description de l'Egypte est un des chefs d'uvre de l'édition française et le point de départ d'une nouvelle science: l'égyptologie. Titanesque exposé de l'Egypte au temps des conquêtes de Bonaparte entre 1798 et 1799, elle est répartie en 23 volumes dont 13 volumes de gravures rassemblant près de 1000 planches en noir et 72 en couleur. Les 6 volumes de planches intitulées Antiquités sont consacrés aux splendeurs de l'Egypte pharaonique. L'Histoire naturelle est répartie en 3 volumes de gravures. Un volume est consacré aux Cartes géographiques et topographiques tandis que les 3 volumes : Etat Moderne dressent un portrait saisissant de l'Egypte copte et islamique telle qu'elle était vue par les armées d'Orient de Bonaparte. La «campagne d'Egypte», désastre militaire, dévoile à travers les gravures de la Description de l'Egypte la réussite scientifique qu'elle est devenue, grâce aux quelques 167 savants membres de la Commission des sciences et des arts de l'Institut d'Egypte qui suivaient l'armée de Napoléon. L'Institut a réuni en Egypte le mathématicien Monge, le chimiste Berthollet, le naturaliste Geoffroy Saint-Hilaire, ainsi que de nombreux artistes, ingénieurs, architectes, médecins... Ils eurent la charge de redécouvrir l'Egypte moderne et antique, d'en montrer les richesses naturelles, et le savoir-faire de ses habitants. L'édition originale, dite «Impériale», de la Description de l'Egypte fut réalisée sur quatre formats de grande taille, deux d'entre eux spécialement créés pour elle et baptisés formats «Moyen-Egypte» et «Grand-Egypte». On construisit une presse spécifique pour son impression, qui s'étala sur vingt ans, entre 1809 et 1829. L'édition Impériale s'avéra si populaire qu'une
Jean-Baptiste Prosper JOLLOIS - Edouard DEVILLIERS (delineavit) - SCHROEDER (sculpsit)
Reference : 32882
(1809)
Imprimerie Impériale | Paris 1809-1829 | 71 x 53.50 cm | une feuille
Gravure originale à l'eau-forte in plano, non rognée, extraite de l'édition dite «Impériale» de la Description de l'Égypte ou Recueil des observations et recherches faites en Égypte pendant l'expédition française, publié par les ordres de Sa Majesté l'Empereur Napoléon le Grand. Réalisée entre février 1802 et 1829 sur ordre de Napoléon Bonaparte et publiée à partir de 1809 [en réalité 1810], elle fut tirée à 1000 exemplaires sur Vergé filigrané «Égypte ancienne et moderne» et offerte aux institutions. Légère trace de pli en coin supérieur droit, sinon excellent état de fraîcheur et de conservation. MEDINET HABOU : Cité proche de Thèbes et de Louxor sur la rive gauche du Nil, Medinet-Habou abrite un des plus beaux sanctuaires du Nouvel Empire égyptien: le temple des millions d'années de Ramsès III de la moitié du XIIe siècle avant notre ère, reprenant le plan du célèbre Ramesseum de son prédécesseur, qu'il surpasse en taille. Temple funéraire à la gloire du pharaon, les savants de l'Institut d'Egypte se sont appliqués à en effectuer des coupes, plans et élévations, et tout particulièrement des relevés de ses nombreux bas-reliefs. Les architectes et dessinateurs se sont également penchés sur le palais royal et son péristyle intérieur, construit dans la forteresse de 12 mètres qui ceint le complexe religieux, ainsi qu'au temple d'Amon, situé au sud-est de l'enceinte et commencé sous le règne de la reine Hatchepsout, à la fin du XVe siècle avant notre ère. Volume ANTIQUITES, II : Ces gravures fournissent à Jean-François Champollion une documentation épigraphique fondamentale pour le déchiffrage des hiéroglyphes et inspirent une lignée d'archéologues comme Mariette, Maspero et Carter qui donnent un nouveau visage à l'Egypte ancienne. Elles suscitent un engouement tel qu'elles donnent naissance au phénomène de l'égyptomanie et à l'orientalisme de Delacroix, Fromentin, Marilhat, Decamps mais aussi Théophile Gautier... Financiers, politiciens, marchands, et fouilleurs de tous ordres se presseront sur les rives du Nil en quête de bonnes affaires à la suite de cette redécouverte de l'Egypte. A l'origine de l'égyptologie, ces planches connaîtront une postérité immense. LA DESCRIPTION DE L'EGYPTE, édition IMPERIALE (1809-1829) : La Description de l'Egypte est un des chefs d'uvre de l'édition française et le point de départ d'une nouvelle science: l'égyptologie. Titanesque exposé de l'Egypte au temps des conquêtes de Bonaparte entre 1798 et 1799, elle est répartie en 23 volumes dont 13 volumes de gravures rassemblant près de 1000 planches en noir et 72 en couleur. Les 6 volumes de planches intitulées Antiquités sont consacrés aux splendeurs de l'Egypte pharaonique. L'Histoire naturelle est répartie en 3 volumes de gravures. Un volume est consacré aux Cartes géographiques et topographiques tandis que les 3 volumes : Etat Moderne dressent un portrait saisissant de l'Egypte copte et islamique telle qu'elle était vue par les armées d'Orient de Bonaparte. La «campagne d'Egypte», désastre militaire, dévoile à travers les gravures de la Description de l'Egypte la réussite scientifique qu'elle est devenue, grâce aux quelques 167 savants membres de la Commission des sciences et des arts de l'Institut d'Egypte qui suivaient l'armée de Napoléon. L'Institut a réuni en Egypte le mathématicien Monge, le chimiste Berthollet, le naturaliste Geoffroy Saint-Hilaire, ainsi que de nombreux artistes, ingénieurs, architectes, médecins... Ils eurent la charge de redécouvrir l'Egypte moderne et antique, d'en montrer les richesses naturelles, et le savoir-faire de ses habitants. L'édition originale, dite «Impériale», de la Description de l'Egypte fut réalisée sur quatre formats de grande taille, deux d'entre eux spécialement créés pour elle et baptisés formats «Moyen-Egypte» et «Grand-Egypte». On construisit une presse spécifique pour son impression, qui s'étala sur vingt ans, entre 1809 et 1829. L'édition Impériale s'avéra si populaire qu'une
Jean-Baptiste Prosper JOLLOIS - Edouard DEVILLIERS (delineavit) - DUTERTRE (delineavit)
Reference : 26056
(1809)
Imprimerie Impériale | Paris 1809-1829 | 53.50 x 71 cm | une feuille
Gravure originale à l'eau-forte in plano, non rognée, extraite de l'édition dite «Impériale» de la Description de l'Égypte ou Recueil des observations et recherches faites en Égypte pendant l'expédition française, publié par les ordres de Sa Majesté l'Empereur Napoléon le Grand. Réalisée entre février 1802 et 1829 sur ordre de Napoléon Bonaparte et publiée à partir de 1809 [en réalité 1810], elle fut tirée à 1000 exemplaires sur Vergé filigrané «Égypte ancienne et moderne» et offerte aux institutions. Légères et marginales rousseurs sans aucune atteinte à la gravure, sinon très bel état de fraîcheur et de conservation. MEMNONIUM DE THEBES : Le Memnonium, nom utilisé par les visiteurs de la vallée des Rois de 1750 à 1850, désigne un ensemble de trois constructions royales du Nouvel Empire: le Ramesseum, le temple d'Aménhotep III et le temple de Séthi Ier. Les dessinateurs et architectes de l'Institut créé par Bonaparte, envoyés en expédition à travers la Haute-Egypte à partir de 1799, documentent Thèbes et sa vallée des Rois, et s'essaient même à des reconstitutions d'après les descriptions de monuments faites par des auteurs antiques. Le tombeau d'Osymandias (une des nombreuses appellations de Ramsès II), très ruiné, fait ainsi l'objet d'une étude très complète et d'une tentative de restitution de ses parties lacunaires grâce aux écrits de Diodore de Sicile. Cet historien grec de l'époque augustéenne a séjourné dans la vallée du Nil entre 60 et 57 avant notre ère, et sa visite au tombeau de Ramsès II est relatée dans sa monumentale Bibliothèque Historique (Livre I, XLVII-XLIX). Parallèlement, les savants effectuent des relevés et des vues extrêmement détaillées des colosses dits «de Memnon», seuls restes de l'immense temple mémorial d'Amenhotep III construit sur la route menant à la nécropole de la vallée des Rois. Ils étaient placés à l'entrée du temple, devant un premier pylône construit en briques. Ces deux statues représentent le roiAmenhotep III, encadré à droite de lagrande épouse royaleTiyiet à gauche de la reine mèreMoutemouia. Volume ANTIQUITES, II : Ces gravures fournissent à Jean-François Champollion une documentation épigraphique fondamentale pour le déchiffrage des hiéroglyphes et inspirent une lignée d'archéologues comme Mariette, Maspero et Carter qui donnent un nouveau visage à l'Egypte ancienne. Elles suscitent un engouement tel qu'elles donnent naissance au phénomène de l'égyptomanie et à l'orientalisme de Delacroix, Fromentin, Marilhat, Decamps mais aussi Théophile Gautier... Financiers, politiciens, marchands, et fouilleurs de tous ordres se presseront sur les rives du Nil en quête de bonnes affaires à la suite de cette redécouverte de l'Egypte. A l'origine de l'égyptologie, ces planches connaîtront une postérité immense. LA DESCRIPTION DE L'EGYPTE, édition IMPERIALE (1809-1829) : La Description de l'Egypte est un des chefs d'uvre de l'édition française et le point de départ d'une nouvelle science: l'égyptologie. Titanesque exposé de l'Egypte au temps des conquêtes de Bonaparte entre 1798 et 1799, elle est répartie en 23 volumes dont 13 volumes de gravures rassemblant près de 1000 planches en noir et 72 en couleur. Les 6 volumes de planches intitulées Antiquités sont consacrés aux splendeurs de l'Egypte pharaonique. L'Histoire naturelle est répartie en 3 volumes de gravures. Un volume est consacré aux Cartes géographiques et topographiques tandis que les 3 volumes : Etat Moderne dressent un portrait saisissant de l'Egypte copte et islamique telle qu'elle était vue par les armées d'Orient de Bonaparte. La «campagne d'Egypte», désastre militaire, dévoile à travers les gravures de la Description de l'Egypte la réussite scientifique qu'elle est devenue, grâce aux quelques 167 savants membres de la Commission des sciences et des arts de l'Institut d'Egypte qui suivaient l'armée de Napoléon. L'Institut a réuni en Egypte le mathématicien Monge, le chimiste Berthollet, le naturaliste Geoffroy
Jean-Baptiste Prosper JOLLOIS - Edouard DEVILLIERS (delineavit) - CORABOEUF (delineavit)
Reference : 26041
(1809)
Imprimerie Impériale | Paris 1809-1829 | 71 x 53.50 cm | une feuille
Gravure originale à l'eau-forte in plano, non rognée, extraite de l'édition dite «Impériale» de la Description de l'Égypte ou Recueil des observations et recherches faites en Égypte pendant l'expédition française, publié par les ordres de Sa Majesté l'Empereur Napoléon le Grand. Réalisée entre février 1802 et 1829 sur ordre de Napoléon Bonaparte et publiée à partir de 1809 [en réalité 1810], elle fut tirée à 1000 exemplaires sur Vergé filigrané «Égypte ancienne et moderne» et offerte aux institutions. Légères et marginales rousseurs sans aucune atteinte à la gravure, sinon très bel état de fraîcheur et de conservation. MEMNONIUM DE THEBES : Le Memnonium, nom utilisé par les visiteurs de la vallée des Rois de 1750 à 1850, désigne un ensemble de trois constructions royales du Nouvel Empire: le Ramesseum, le temple d'Aménhotep III et le temple de Séthi Ier. Les dessinateurs et architectes de l'Institut créé par Bonaparte, envoyés en expédition à travers la Haute-Egypte à partir de 1799, documentent Thèbes et sa vallée des Rois, et s'essaient même à des reconstitutions d'après les descriptions de monuments faites par des auteurs antiques. Le tombeau d'Osymandias (une des nombreuses appellations de Ramsès II), très ruiné, fait ainsi l'objet d'une étude très complète et d'une tentative de restitution de ses parties lacunaires grâce aux écrits de Diodore de Sicile. Cet historien grec de l'époque augustéenne a séjourné dans la vallée du Nil entre 60 et 57 avant notre ère, et sa visite au tombeau de Ramsès II est relatée dans sa monumentale Bibliothèque Historique (Livre I, XLVII-XLIX). Parallèlement, les savants effectuent des relevés et des vues extrêmement détaillées des colosses dits «de Memnon», seuls restes de l'immense temple mémorial d'Amenhotep III construit sur la route menant à la nécropole de la vallée des Rois. Ils étaient placés à l'entrée du temple, devant un premier pylône construit en briques. Ces deux statues représentent le roiAmenhotep III, encadré à droite de lagrande épouse royaleTiyiet à gauche de la reine mèreMoutemouia. Volume ANTIQUITES, II : Ces gravures fournissent à Jean-François Champollion une documentation épigraphique fondamentale pour le déchiffrage des hiéroglyphes et inspirent une lignée d'archéologues comme Mariette, Maspero et Carter qui donnent un nouveau visage à l'Egypte ancienne. Elles suscitent un engouement tel qu'elles donnent naissance au phénomène de l'égyptomanie et à l'orientalisme de Delacroix, Fromentin, Marilhat, Decamps mais aussi Théophile Gautier... Financiers, politiciens, marchands, et fouilleurs de tous ordres se presseront sur les rives du Nil en quête de bonnes affaires à la suite de cette redécouverte de l'Egypte. A l'origine de l'égyptologie, ces planches connaîtront une postérité immense. LA DESCRIPTION DE L'EGYPTE, édition IMPERIALE (1809-1829) : La Description de l'Egypte est un des chefs d'uvre de l'édition française et le point de départ d'une nouvelle science: l'égyptologie. Titanesque exposé de l'Egypte au temps des conquêtes de Bonaparte entre 1798 et 1799, elle est répartie en 23 volumes dont 13 volumes de gravures rassemblant près de 1000 planches en noir et 72 en couleur. Les 6 volumes de planches intitulées Antiquités sont consacrés aux splendeurs de l'Egypte pharaonique. L'Histoire naturelle est répartie en 3 volumes de gravures. Un volume est consacré aux Cartes géographiques et topographiques tandis que les 3 volumes : Etat Moderne dressent un portrait saisissant de l'Egypte copte et islamique telle qu'elle était vue par les armées d'Orient de Bonaparte. La «campagne d'Egypte», désastre militaire, dévoile à travers les gravures de la Description de l'Egypte la réussite scientifique qu'elle est devenue, grâce aux quelques 167 savants membres de la Commission des sciences et des arts de l'Institut d'Egypte qui suivaient l'armée de Napoléon. L'Institut a réuni en Egypte le mathématicien Monge, le chimiste Berthollet, le naturaliste Geoffroy
Jean-Baptiste Prosper JOLLOIS - Edouard DEVILLIERS (delineavit) - SAINT GENIS (delineavit)
Reference : 26062
(1809)
Imprimerie Impériale | Paris 1809-1829 | 71 x 53.50 cm | une feuille
Gravure originale à l'eau-forte in plano, non rognée, extraite de l'édition dite «Impériale» de la Description de l'Égypte ou Recueil des observations et recherches faites en Égypte pendant l'expédition française, publié par les ordres de Sa Majesté l'Empereur Napoléon le Grand. Réalisée entre février 1802 et 1829 sur ordre de Napoléon Bonaparte et publiée à partir de 1809 [en réalité 1810], elle fut tirée à 1000 exemplaires sur Vergé filigrané «Égypte ancienne et moderne» et offerte aux institutions. Légères et marginales rousseurs sans aucune atteinte à la gravure, sinon très bel état de fraîcheur et de conservation. MEMNONIUM DE THEBES : Le Memnonium, nom utilisé par les visiteurs de la vallée des Rois de 1750 à 1850, désigne un ensemble de trois constructions royales du Nouvel Empire: le Ramesseum, le temple d'Aménhotep III et le temple de Séthi Ier. Les dessinateurs et architectes de l'Institut créé par Bonaparte, envoyés en expédition à travers la Haute-Egypte à partir de 1799, documentent Thèbes et sa vallée des Rois, et s'essaient même à des reconstitutions d'après les descriptions de monuments faites par des auteurs antiques. Le tombeau d'Osymandias (une des nombreuses appellations de Ramsès II), très ruiné, fait ainsi l'objet d'une étude très complète et d'une tentative de restitution de ses parties lacunaires grâce aux écrits de Diodore de Sicile. Cet historien grec de l'époque augustéenne a séjourné dans la vallée du Nil entre 60 et 57 avant notre ère, et sa visite au tombeau de Ramsès II est relatée dans sa monumentale Bibliothèque Historique (Livre I, XLVII-XLIX). Parallèlement, les savants effectuent des relevés et des vues extrêmement détaillées des colosses dits «de Memnon», seuls restes de l'immense temple mémorial d'Amenhotep III construit sur la route menant à la nécropole de la vallée des Rois. Ils étaient placés à l'entrée du temple, devant un premier pylône construit en briques. Ces deux statues représentent le roiAmenhotep III, encadré à droite de lagrande épouse royaleTiyiet à gauche de la reine mèreMoutemouia. Volume ANTIQUITES, II : Ces gravures fournissent à Jean-François Champollion une documentation épigraphique fondamentale pour le déchiffrage des hiéroglyphes et inspirent une lignée d'archéologues comme Mariette, Maspero et Carter qui donnent un nouveau visage à l'Egypte ancienne. Elles suscitent un engouement tel qu'elles donnent naissance au phénomène de l'égyptomanie et à l'orientalisme de Delacroix, Fromentin, Marilhat, Decamps mais aussi Théophile Gautier... Financiers, politiciens, marchands, et fouilleurs de tous ordres se presseront sur les rives du Nil en quête de bonnes affaires à la suite de cette redécouverte de l'Egypte. A l'origine de l'égyptologie, ces planches connaîtront une postérité immense. LA DESCRIPTION DE L'EGYPTE, édition IMPERIALE (1809-1829) : La Description de l'Egypte est un des chefs d'uvre de l'édition française et le point de départ d'une nouvelle science: l'égyptologie. Titanesque exposé de l'Egypte au temps des conquêtes de Bonaparte entre 1798 et 1799, elle est répartie en 23 volumes dont 13 volumes de gravures rassemblant près de 1000 planches en noir et 72 en couleur. Les 6 volumes de planches intitulées Antiquités sont consacrés aux splendeurs de l'Egypte pharaonique. L'Histoire naturelle est répartie en 3 volumes de gravures. Un volume est consacré aux Cartes géographiques et topographiques tandis que les 3 volumes : Etat Moderne dressent un portrait saisissant de l'Egypte copte et islamique telle qu'elle était vue par les armées d'Orient de Bonaparte. La «campagne d'Egypte», désastre militaire, dévoile à travers les gravures de la Description de l'Egypte la réussite scientifique qu'elle est devenue, grâce aux quelques 167 savants membres de la Commission des sciences et des arts de l'Institut d'Egypte qui suivaient l'armée de Napoléon. L'Institut a réuni en Egypte le mathématicien Monge, le chimiste Berthollet, le naturaliste Geoffroy
Jean-Baptiste Prosper JOLLOIS - Edouard DEVILLIERS (delineavit) - CORABOEUF (delineavit)
Reference : 32881
(1809)
Imprimerie Impériale | Paris 1809-1829 | 53.50 x 71 cm | une feuille
Gravure originale à l'eau-forte in plano, non rognée, extraite de l'édition dite «Impériale» de la Description de l'Égypte ou Recueil des observations et recherches faites en Égypte pendant l'expédition française, publié par les ordres de Sa Majesté l'Empereur Napoléon le Grand. Réalisée entre février 1802 et 1829 sur ordre de Napoléon Bonaparte et publiée à partir de 1809 [en réalité 1810], elle fut tirée à 1000 exemplaires sur Vergé filigrané «Égypte ancienne et moderne» et offerte aux institutions. Légère trace de pli en coin supérieur droit, sinon excellent état de fraîcheur et de conservation. Volume ANTIQUITES, II : Ces gravures fournissent à Jean-François Champollion une documentation épigraphique fondamentale pour le déchiffrage des hiéroglyphes et inspirent une lignée d'archéologues comme Mariette, Maspero et Carter qui donnent un nouveau visage à l'Egypte ancienne. Elles suscitent un engouement tel qu'elles donnent naissance au phénomène de l'égyptomanie et à l'orientalisme de Delacroix, Fromentin, Marilhat, Decamps mais aussi Théophile Gautier... Financiers, politiciens, marchands, et fouilleurs de tous ordres se presseront sur les rives du Nil en quête de bonnes affaires à la suite de cette redécouverte de l'Egypte. A l'origine de l'égyptologie, ces planches connaîtront une postérité immense. LA DESCRIPTION DE L'EGYPTE, édition IMPERIALE (1809-1829) : La Description de l'Egypte est un des chefs d'uvre de l'édition française et le point de départ d'une nouvelle science: l'égyptologie. Titanesque exposé de l'Egypte au temps des conquêtes de Bonaparte entre 1798 et 1799, elle est répartie en 23 volumes dont 13 volumes de gravures rassemblant près de 1000 planches en noir et 72 en couleur. Les 6 volumes de planches intitulées Antiquités sont consacrés aux splendeurs de l'Egypte pharaonique. L'Histoire naturelle est répartie en 3 volumes de gravures. Un volume est consacré aux Cartes géographiques et topographiques tandis que les 3 volumes : Etat Moderne dressent un portrait saisissant de l'Egypte copte et islamique telle qu'elle était vue par les armées d'Orient de Bonaparte. La «campagne d'Egypte», désastre militaire, dévoile à travers les gravures de la Description de l'Egypte la réussite scientifique qu'elle est devenue, grâce aux quelques 167 savants membres de la Commission des sciences et des arts de l'Institut d'Egypte qui suivaient l'armée de Napoléon. L'Institut a réuni en Egypte le mathématicien Monge, le chimiste Berthollet, le naturaliste Geoffroy Saint-Hilaire, ainsi que de nombreux artistes, ingénieurs, architectes, médecins... Ils eurent la charge de redécouvrir l'Egypte moderne et antique, d'en montrer les richesses naturelles, et le savoir-faire de ses habitants. L'édition originale, dite «Impériale», de la Description de l'Egypte fut réalisée sur quatre formats de grande taille, deux d'entre eux spécialement créés pour elle et baptisés formats «Moyen-Egypte» et «Grand-Egypte». On construisit une presse spécifique pour son impression, qui s'étala sur vingt ans, entre 1809 et 1829. L'édition Impériale s'avéra si populaire qu'une deuxième édition en 37 volumes entièrement en noir et sans le filigrane «Egypte ancienne et moderne», dite édition «Panckoucke», fut publiée à partir de 1821 par l'imprimerie C.-L.-F. Panckoucke (Paris). La réalisation de ce monument d'érudition doit beaucoup au baron Dominique Vivant Denon, illustrateur, diplomate, collectionneur et par la suite directeur du musée Napoléon du Louvre qui accompagna Napoléon en Egypte avec de nombreux autres savants mais décida seul de s'aventurer dans le Sud du pays, alors que les autres scientifiques conviés restaient confinés dans la région du Caire. Les fabuleux croquis rapportés par Denon lors de sa romanesque chevauchée donnèrent l'idée à Bonaparte d'y envoyer les autres membres de l'Institut et ainsi dresser un portrait fidèle et complet du territoire. A la suite de Denon, ce sont donc les plus grands scientifiques
Jean-Baptiste Prosper JOLLOIS - Edouard DEVILLIERS (delineavit) - SCHROEDER (sculpsit)
Reference : 32820
(1809)
Imprimerie Impériale | Paris 1809-1829 | 71 x 53.50 cm | une feuille
Gravure originale à l'eau-forte in plano, non rognée, extraite de l'édition dite «Impériale» de la Description de l'Égypte ou Recueil des observations et recherches faites en Égypte pendant l'expédition française, publié par les ordres de Sa Majesté l'Empereur Napoléon le Grand. Réalisée entre février 1802 et 1829 sur ordre de Napoléon Bonaparte et publiée à partir de 1809 [en réalité 1810], elle fut tirée à 1000 exemplaires sur Vergé filigrané «Égypte ancienne et moderne» et offerte aux institutions. Légère trace de pli en coin supérieur droit, sinon excellent état de fraîcheur et de conservation. Volume ANTIQUITES, II : Ces gravures fournissent à Jean-François Champollion une documentation épigraphique fondamentale pour le déchiffrage des hiéroglyphes et inspirent une lignée d'archéologues comme Mariette, Maspero et Carter qui donnent un nouveau visage à l'Egypte ancienne. Elles suscitent un engouement tel qu'elles donnent naissance au phénomène de l'égyptomanie et à l'orientalisme de Delacroix, Fromentin, Marilhat, Decamps mais aussi Théophile Gautier... Financiers, politiciens, marchands, et fouilleurs de tous ordres se presseront sur les rives du Nil en quête de bonnes affaires à la suite de cette redécouverte de l'Egypte. A l'origine de l'égyptologie, ces planches connaîtront une postérité immense. LA DESCRIPTION DE L'EGYPTE, édition IMPERIALE (1809-1829) : La Description de l'Egypte est un des chefs d'uvre de l'édition française et le point de départ d'une nouvelle science: l'égyptologie. Titanesque exposé de l'Egypte au temps des conquêtes de Bonaparte entre 1798 et 1799, elle est répartie en 23 volumes dont 13 volumes de gravures rassemblant près de 1000 planches en noir et 72 en couleur. Les 6 volumes de planches intitulées Antiquités sont consacrés aux splendeurs de l'Egypte pharaonique. L'Histoire naturelle est répartie en 3 volumes de gravures. Un volume est consacré aux Cartes géographiques et topographiques tandis que les 3 volumes : Etat Moderne dressent un portrait saisissant de l'Egypte copte et islamique telle qu'elle était vue par les armées d'Orient de Bonaparte. La «campagne d'Egypte», désastre militaire, dévoile à travers les gravures de la Description de l'Egypte la réussite scientifique qu'elle est devenue, grâce aux quelques 167 savants membres de la Commission des sciences et des arts de l'Institut d'Egypte qui suivaient l'armée de Napoléon. L'Institut a réuni en Egypte le mathématicien Monge, le chimiste Berthollet, le naturaliste Geoffroy Saint-Hilaire, ainsi que de nombreux artistes, ingénieurs, architectes, médecins... Ils eurent la charge de redécouvrir l'Egypte moderne et antique, d'en montrer les richesses naturelles, et le savoir-faire de ses habitants. L'édition originale, dite «Impériale», de la Description de l'Egypte fut réalisée sur quatre formats de grande taille, deux d'entre eux spécialement créés pour elle et baptisés formats «Moyen-Egypte» et «Grand-Egypte». On construisit une presse spécifique pour son impression, qui s'étala sur vingt ans, entre 1809 et 1829. L'édition Impériale s'avéra si populaire qu'une deuxième édition en 37 volumes entièrement en noir et sans le filigrane «Egypte ancienne et moderne», dite édition «Panckoucke», fut publiée à partir de 1821 par l'imprimerie C.-L.-F. Panckoucke (Paris). La réalisation de ce monument d'érudition doit beaucoup au baron Dominique Vivant Denon, illustrateur, diplomate, collectionneur et par la suite directeur du musée Napoléon du Louvre qui accompagna Napoléon en Egypte avec de nombreux autres savants mais décida seul de s'aventurer dans le Sud du pays, alors que les autres scientifiques conviés restaient confinés dans la région du Caire. Les fabuleux croquis rapportés par Denon lors de sa romanesque chevauchée donnèrent l'idée à Bonaparte d'y envoyer les autres membres de l'Institut et ainsi dresser un portrait fidèle et complet du territoire. A la suite de Denon, ce sont donc les plus grands scientifiques
Jean-Baptiste Prosper JOLLOIS - FAYE (delineavit) - Louis-Alexandre DE BUIGNE
Reference : 25443
(1809)
Imprimerie Impériale | Paris 1809-1829 | 70 x 53.50 cm | une feuille
Gravure originale à l'eau-forte in plano, non rognée, extraite de l'édition dite «Impériale» de la Description de l'Égypte ou Recueil des observations et recherches faites en Égypte pendant l'expédition française, publié par les ordres de Sa Majesté l'Empereur Napoléon le Grand. Réalisée entre février 1802 et 1829 sur ordre de Napoléon Bonaparte et publiée à partir de 1809 [en réalité 1810], elle fut tirée à 1000 exemplaires sur Vergé filigrané «Égypte ancienne et moderne» et offerte aux institutions. Infimes et marginales piqûres sans aucune atteinte à la gravure, légère décharge d'encre au dos, sinon excellent état de fraîcheur et de conservation. Volume ETAT MODERNE, I : Le génie des savants de l'Institut se révèle particulièrement à travers les planches de la section dite Egypte Moderne. Architecture, industrie, structures sociales, état sanitaire, régime des eaux, musique, artisanat, sont exposés avec une précision et une qualité graphique exceptionnelle. L'esprit de L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert reste sous-jacent dans la démarche des dessinateurs de la Description de L'Egypte, qui accompagnent les volumes de textes de nombreuses planches détaillées, s'employant à dresser un portrait des populations empreint de beauté et de respect. Riches pachas ou simples artisans potiers sont représentés avec sensibilité, vaquant à leurs occupations au milieu de compositions esthétiques, sans pour autant tomber dans l'idéalisme ou la caricature. LA DESCRIPTION DE L'EGYPTE, édition IMPERIALE (1809-1829) : La Description de l'Egypte est un des chefs d'uvre de l'édition française et le point de départ d'une nouvelle science: l'égyptologie. Titanesque exposé de l'Egypte au temps des conquêtes de Bonaparte entre 1798 et 1799, elle est répartie en 23 volumes dont 13 volumes de gravures rassemblant près de 1000 planches en noir et 72 en couleur. Les 6 volumes de planches intitulées Antiquités sont consacrés aux splendeurs de l'Egypte pharaonique. L'Histoire naturelle est répartie en 3 volumes de gravures. Un volume est consacré aux Cartes géographiques et topographiques tandis que les 3 volumes : Etat Moderne dressent un portrait saisissant de l'Egypte copte et islamique telle qu'elle était vue par les armées d'Orient de Bonaparte. La «campagne d'Egypte», désastre militaire, dévoile à travers les gravures de la Description de l'Egypte la réussite scientifique qu'elle est devenue, grâce aux quelques 167 savants membres de la Commission des sciences et des arts de l'Institut d'Egypte qui suivaient l'armée de Napoléon. L'Institut a réuni en Egypte le mathématicien Monge, le chimiste Berthollet, le naturaliste Geoffroy Saint-Hilaire, ainsi que de nombreux artistes, ingénieurs, architectes, médecins... Ils eurent la charge de redécouvrir l'Egypte moderne et antique, d'en montrer les richesses naturelles, et le savoir-faire de ses habitants. L'édition originale, dite «Impériale», de la Description de l'Egypte fut réalisée sur quatre formats de grande taille, deux d'entre eux spécialement créés pour elle et baptisés formats «Moyen-Egypte» et «Grand-Egypte». On construisit une presse spécifique pour son impression, qui s'étala sur vingt ans, entre 1809 et 1829. L'édition Impériale s'avéra si populaire qu'une deuxième édition en 37 volumes entièrement en noir et sans le filigrane «Egypte ancienne et moderne», dite édition «Panckoucke», fut publiée à partir de 1821 par l'imprimerie C.-L.-F. Panckoucke (Paris). La réalisation de ce monument d'érudition doit beaucoup au baron Dominique Vivant Denon, illustrateur, diplomate, collectionneur et par la suite directeur du musée Napoléon du Louvre qui accompagna Napoléon en Egypte avec de nombreux autres savants mais décida seul de s'aventurer dans le Sud du pays, alors que les autres scientifiques conviés restaient confinés dans la région du Caire. Les fabuleux croquis rapportés par Denon lors de sa romanesque chevauchée donnèrent l'idée à Bonaparte d'y envoyer les autres me
Jean-Baptiste Prosper JOLLOIS - FEVRE (delineavit) - RANSONNETTE (aqua forti)
Reference : 25385
(1809)
Imprimerie Impériale | Paris 1809-1829 | 53.50 x 70 cm | une feuille
Gravure originale à l'eau-forte in plano, non rognée, extraite de l'édition dite «Impériale» de la Description de l'Égypte ou Recueil des observations et recherches faites en Égypte pendant l'expédition française, publié par les ordres de Sa Majesté l'Empereur Napoléon le Grand. Réalisée entre février 1802 et 1829 sur ordre de Napoléon Bonaparte et publiée à partir de 1809 [en réalité 1810], elle fut tirée à 1000 exemplaires sur Vergé filigrané «Égypte ancienne et moderne» et offerte aux institutions. Infimes piqûres marginales sans aucune atteinte à la gravure, infime décharge d'encre au dos, sinon excellent état de fraîcheur et de conservation. ARCHITECTURE ISLAMIQUE DU CAIRE : L'ensemble de gravures auquel cette planche appartient constitue une des premières études raisonnées des monuments de l'Egypte islamique au Caire, rassemblant plans, coupes et élévations de mosquées, de mausolées et de fortifications, depuis le IXe siècle tulunide jusqu'aux constructions mameloukes contemporaines de l'arrivée des troupes de Bonaparte. Par ailleurs, les architectes et ingénieurs de l'Institut d'Egypte ont réalisé une large série de planches consacrées aux habitations et constructions civiles, qu'elles soient de grande ou plus modeste facture, apportant de précieux témoignages sur la vie des Cairotes de la fin du XIXe siècle. Les quelques vestiges antiques restant dans la ville furent également immortalisés par les savants de l'Institut, qui avaient établi leurs quartiers dans la capitale. Volume ETAT MODERNE, I : Le génie des savants de l'Institut se révèle particulièrement à travers les planches de la section dite Egypte Moderne. Architecture, industrie, structures sociales, état sanitaire, régime des eaux, musique, artisanat, sont exposés avec une précision et une qualité graphique exceptionnelle. L'esprit de L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert reste sous-jacent dans la démarche des dessinateurs de la Description de L'Egypte, qui accompagnent les volumes de textes de nombreuses planches détaillées, s'employant à dresser un portrait des populations empreint de beauté et de respect. Riches pachas ou simples artisans potiers sont représentés avec sensibilité, vaquant à leurs occupations au milieu de compositions esthétiques, sans pour autant tomber dans l'idéalisme ou la caricature. LA DESCRIPTION DE L'EGYPTE, édition IMPERIALE (1809-1829) : La Description de l'Egypte est un des chefs d'uvre de l'édition française et le point de départ d'une nouvelle science: l'égyptologie. Titanesque exposé de l'Egypte au temps des conquêtes de Bonaparte entre 1798 et 1799, elle est répartie en 23 volumes dont 13 volumes de gravures rassemblant près de 1000 planches en noir et 72 en couleur. Les 6 volumes de planches intitulées Antiquités sont consacrés aux splendeurs de l'Egypte pharaonique. L'Histoire naturelle est répartie en 3 volumes de gravures. Un volume est consacré aux Cartes géographiques et topographiques tandis que les 3 volumes : Etat Moderne dressent un portrait saisissant de l'Egypte copte et islamique telle qu'elle était vue par les armées d'Orient de Bonaparte. La «campagne d'Egypte», désastre militaire, dévoile à travers les gravures de la Description de l'Egypte la réussite scientifique qu'elle est devenue, grâce aux quelques 167 savants membres de la Commission des sciences et des arts de l'Institut d'Egypte qui suivaient l'armée de Napoléon. L'Institut a réuni en Egypte le mathématicien Monge, le chimiste Berthollet, le naturaliste Geoffroy Saint-Hilaire, ainsi que de nombreux artistes, ingénieurs, architectes, médecins... Ils eurent la charge de redécouvrir l'Egypte moderne et antique, d'en montrer les richesses naturelles, et le savoir-faire de ses habitants. L'édition originale, dite «Impériale», de la Description de l'Egypte fut réalisée sur quatre formats de grande taille, deux d'entre eux spécialement créés pour elle et baptisés formats «Moyen-Egypte» et «Grand-Egypte». On construisit une presse spécif
Jean-Baptiste Prosper JOLLOIS - [Édouard de VILLIERS DU TERRAGE] DEVILLIERS
Reference : 27103
(1812)
Imprimerie Impériale | à Paris 1812 | 27 x 42.50 cm | Un Vol. broché
Edition originale imprimée sur papier chiffon fort contenant la deuxième livraison de la partie Antiquités, correspondant au chapitre IX. (La première livraison contenant les chapitres I à VIII parut en 1809 et la troisième en 1818) Notre exemplaire ne comporte ni la page de faux-titre, ni le titre général de la Description de l'Egypte. Reliure en plein cartonnage façon vélin, dos lisse, pièce de titre de chagrin noir affectée d'un très léger manque. * Cette description générale de Thèbes constitue le chapitre le plus important et le plus volumineux de la partie Antiquités, elle occupe tout un volume et une livraison et renferme tant les descriptions in situ des monuments et sites archéologiques (Karnak, Louksor...) que les recherches historiques et géographiques, les considérations sur les momies, symboles... En appendice, une description des carrières ayant servi à la construction et une seconde des monuments astronomiques. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Chez l'auteur | Marseille 1829 | 10.50 x 17.50 cm | relié
Edition originale. Reliure en demi basane noisette, dos lisse orné de filets et de frises dorés, mors fendus en tête et en pied, coins renforcés en cartonnage façon vélin. Rousseurs sur les gardes et en fin de volume. Rare. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Chez les Marchands de Nouveautés | Paris 1834 | 12.4 x 20 cm | 2 volumes reliés
Edition originale illustrée de 4 planches de médailles et d'1 carte dépliante aux contours rehaussés de couleurs. Reliures en demi basane marron chocolat, dos lisses légèrement éclaircis ornés de triples filets dorés, lettre "N"dorée en pieds des dos, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, tranches mouchetées, reliures de l'époque. Petites épidermures aux dos, quelques rousseurs. Receveur général des finances, le baron de Nervo (1810-1897) signa plusieurs ouvrages sur l'histoire financière, mais il fut également un voyageur éclectique : sa relation d'un voyage en Sicile effectué en 1833 n'est pas commune. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Jean-Baptiste Rossi ( Sébastien Japrisot ) - Alain Tredez dit Trez.
Reference : 3252
(1965)
Editions Denoël 1965. In-4 cartonnage éditeur carré de 116 pages au format 18,5 x 18,5 cm. Couvertures illustrées en couleurs par Alain Tredez dit Trez. Dos resté carré. Plats et intérieur frais. Savoureux texte écrit par Jean-Baptiste Rossi qui est le véritable patronyme de Sébastien Japrisot, accompagné de superbes dessins en noir de Alain Tredez dit Trez. Edition originale en superbe état.
Vente exclusivement par correspondance. Le libraire ne reçoit, exceptionnellement que sur rendez-vous. Il est préférable de téléphoner avant tout déplacement.Forfait de port pour un livre 10 € sauf si épaisseur supérieure à 3 cm ou valeur supérieure ou égale à 100 €, dans ce cas expédition obligatoire au tarif Colissimo en vigueur. A partir de 2 livres envoi en colissimo obligatoire. Port à la charge de l'acheteur pour le reste du monde.Les Chèques ne sont plus acceptés.Pour destinations extra-planétaire s'adresser à la NASA.Membre du Syndicat Lusitanien Amateurs Morues
à Londres [Paris] 1781 | 7 x 12.50 cm | 2 volumes reliés
Nouvelle édition, et réimpression chez Cazin, après celle parue en 1777. Un portrait au frontispice gravé par Delvaux. Reliure en plein veau blond glacé et granité de l'éditeur. Dos lisse orné. PIèce de tittre et de tomaison en maroquin brun. Triple filet d'encadrement sur les plats. Tranches dorées. Coiffe de queue du tome I élimée. Frottements. Un petit manque en bordure sur le plat supérieur du tome I. Jean-Baptiste Rousseau fut parmi les poètes les plus célèbres de son temps, notamment pour ses cantates qui furent mises en musique. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
S. n. | à La Haye et se trouve à Paris 1753 | 8 x 14.30 cm | 3 volumes reliés
Nouvelle édition. Un portrait au frontispice. Pages de titre en rouge te noir. Reliure en plein veau brun glacé d'époque. Dos lisse orné. Pièce de titre de veau brun, pièce de tomaison de veau noir. Traces de frottement. Bel exemplaire, bien frais. Les deux premiers tomes sont consacrés à l'oeuvre poétique, le troisième aux comédies.Ces oeuvres contiennent les Odes, Cantates, Epitres, Allégories, Epigrammes, et les comédies (Le flatteur, Le capricieux, Le caffé, La ceinture magique). Jean-Baptiste Rousseau fut considéré comme le plus grand poète lyrique de son temps, on lui doit surtout l'écriture des premières cantates françaises, ce genre profane qui fut mis en musique par les plus brillants compositeurs. L'académisme de l'écriture de Rousseau ne lui a cependant pas survécu. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Chez Jacob Tonson & Jean Watts | à Londres 1723 | 22.50 x 28.50 cm | 2 volumes reliés
Nouvelle édition. Frontispice de Chéron Reliure en plein veau blond d'époque. Dos à nerfs richement orné. Pièce de titre en maroquin havane, pièce de tomaison en maroquin havane ornée. Triple filet d'encadrement sur les plats. Roulette sur les coupes et intérieur. Un léger manque en queue au tome II. frottements. 2 coins émoussés. Un coin choqué. Estafilades sur les plats du tome I. Beau exemplaires, au papier bien frais. Une note ajoutée d'une écriture d'époque sur Le flatteur). Belle édition bien imprimée. Ces oeuvres diverses contiennent les Odes, Cantates, Epitres, Allégories, Epigrammes, et les comédies (Le flatteur, Le capricieux, Le caffé, La ceinture magique) de l'auteur. Préface de Jean-Baptiste Rousseau. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
James Krick | Londres 1879 | 12.50 x 19.50 cm | relié
Edition originale imprimée à 500 exemplaires numérotés sur vergé. Reliure en demi chagrin maroquiné vert à coins, dos à quatre nerfs sertis de pointillés dorés et orné de doubles caissons dorés et décorés, légers frottements sans gravité sur le dos, encadrement de doubles filets dorés sur les plats de papier à la cuve, gardes et contreplats de papier peigné, premier plat conservé et comportant des restaurations marginales, coins légèrement émoussés, tête dorée. Ouvrage illustré, en frontispice, d'un portrait de l"auteur en buste. Agréable exemplaire joliment établi. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Chez Guillaume van de water Guillaume & Jacob Poolsum | A Utrecht 1712 | 10 x 16.20 cm | 6 parties en 2 volumes reliés
Édition hollandaise en français des Six Voyages, publiée à Utrecht en 1712 chez Guillaume Vande Water et Guillaume & Jacob Poolsum, lune des trois seules éditions françaises de louvrage imprimées hors de France entre loriginale parisienne de 1676 et 1724, avec celles dAmsterdam en 1678 et de La Haye en 1718. Elle est illustrée dun portrait de Tavernier, dun frontispice allégorique signé J. Goeree et de 34 planches, dont 27 dépliantes, consacrées notamment aux monnaies, aux objets, aux plans, aux usages et aux pierres précieuses rencontrés au cours de ses voyages. Reliure de lépoque en plein veau brun, conservée dans un étui moderne recouvert de papier marbré ancien. Dos à nerfs richement orné, pièces de titre et de tomaison en maroquin rouge. Au tome I : petit manque au mors inférieur en tête, manques en queue, minuscules lacunes entre les nerfs, quelques grignotages sur le plat inférieur, épidermures au dos et en partie sur les plats ; au tome II, quelques épidermures. Trois cahiers mal alignés au tome I, un au tome II. Page de titre de la Seconde Partie avec découpe et manque en marge ; trace de mouillure aux quatre premiers feuillets en marge externe. Déchirure avec petit manque à la planche représentant les plus beaux diamants vendus au Roi, Seconde Partie, fol. 374. Ensemble néanmoins bien frais. * Négociant en pierres précieuses et objets de luxe avant dêtre écrivain, Jean-Baptiste Tavernier effectua six grands voyages en Orient entre les années 1630 et 1668. Ses itinéraires le conduisirent à travers lEmpire ottoman et la Perse jusquà lInde, notamment dans les régions diamantifères du royaume de Golconde, où il observa au plus près lextraction, le commerce et la circulation des gemmes. De retour à Paris à la fin de 1668, Tavernier apporta à Louis XIV un ensemble considérable de pierres précieuses. Le Trésor royal lui versa le 8 mars 1669 la somme de 898 731 livres pour cette acquisition, qui comprenait environ un millier de gemmes et diamants. Parmi eux figurait le fameux diamant bleu de 112 3/16 carats, que Louis XIV fit retailler pour former le grand diamant bleu de la Couronne, aujourdhui connu sous le nom de Bleu de France ; volé avec les joyaux de la Couronne en 1792 puis à nouveau retaillé, il est à lorigine du diamant Hope aujourdhui conservé au Smithsonian Institution. La même année, Tavernier fut anobli. Les planches des Six Voyages donnent à cette activité commerciale une remarquable traduction visuelle. Certaines reproduisent les principaux diamants passés entre les mains de Tavernier et acquis par le roi ; limage imprimée prolonge ainsi directement la transaction. Loin dêtre de simples ornements, ces figures participent à la dimension documentaire de louvrage, où monnaies, poids, marchandises, routes et usages sont observés avec lattention pratique dun négociant habitué à mesurer et comparer la valeur des choses. Tavernier rédigea son récit à partir des notes accumulées pendant près de quarante années de voyages. La mise en forme littéraire des Six Voyages fut traditionnellement attribuée, au moins en partie, à Samuel Chappuzeau ; La Chapelle aurait pour sa part collaboré au Recueil de plusieurs relations, publié en complément. Louvrage connut rapidement un immense succès européen, dont les éditions françaises dAmsterdam, Utrecht et La Haye témoignent encore plusieurs décennies après sa première publication. Par les pierres quil décrit, les routes commerciales quil retrace et les diamants quil fit entrer dans les collections de Louis XIV, Tavernier réunit dans un même livre lexpérience du voyageur, lil du marchand et la mémoire du commerce royal. Les planches donnent à cette convergence une force particulière : elles fixent sur le papier des gemmes que lauteur avait lui-même négociées, transportées et, pour certaines, remises au Roi-Soleil. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Louis Chambeau | Avignon 1777 | 11.5 x 18 cm | Broché
Deuxième édition (cf. Quérard IX, 429.) Notre exemplaire est présenté dans son brochage d'origine sous couverture d'attente qui comporte de nombreux manques et dont le dos est fendillé, marges de certains feuillets jaunis et affectés de petits maqnues. L'ouvrage traite exclusivement de l'interdiction canonique faite aux ecclésiastiques de porter des perruques ; une partie est consacrée aux coiffes ou liturgiques ou extra-liturgiques : barrettes, mitres, aumusses, capuchons, camails, amicts, bonnets, calottes. L'abbé Jean-Baptiste Thiers (1636-1703) fut l'un des théologiens les plus originaux et les plus érudits du XVIIe siècle ; il se déclara toujours l'ennemi des superstitions et usages dévoyés. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
S. n. | s. l. (circa 1776) | 32 x 40.50 cm | une feuille encadrée
Dessin original à l'encre et à l'aquarelle représentant une vue animée de bord de mer avec un village perché sur une falaise. Encadrement moderne de baguettes blondes. Dessin réalisé pendant le voyage fait avec le Marquis de Sade au cours de l'année 1776. Jean-Baptiste Tierce (1737-1794), élève à l'école des Beaux-arts de Rouen puis à l'Académie de Peinture et de Sculpture de Paris, se fit rapidement remarquer comme paysagiste pour ses vues du Sud de la France et de l'Italie. Ses tableaux sont conservés aux Offices de Florence et dans plusieurs musées français. Lorsqu'en décembre 1775 Sade quitte Rome pour Naples, il est accueilli par le gendre de son ami le Docteur Mesny, Jean-Baptiste Tierce, qui à cette époque reçoit les commandes du Cardinal de Bernis. Il trouve un logement au Marquis «[qui] entend tout voir [de la région], s'instruire de tout, juger, admirer, critiquer, aimer, haïr, bref se livrer sans frein à cette curiosité insatiable et passionnée qui le conduit aussi bien dans les musées, les galeries, les églises, les palais et les bibliothèques, que dans les grottes, les caveaux, les catacombes, et jusque dans les entrailles des volcans. Il ne se contente pas de contempler les uvres d'art, les monuments antiques ou modernes, il observe aussi les murs, la politique, la religion, l'administration, la vie sociale. La beauté des femmes, les usages du monde, la qualité des spectacles, les manières de manger, de boire, de s'habiller, de prier, de se conduire dans le monde: rien ne le laisse indifférent. Il voudrait saisir tout le présent et tout le passé de cette civilisation, l'embrasser toute entière dans une vision unique et universelle. Programme gigantesque, à la mesure de son imagination exceptionnelle, mais qu'il n'a plus remplir, qu'il lui était impossible de remplir. Pourtant, telle est sa première ambition d'écrivain: grandiose, démesurée. En vue de ce «grand uvre», Sade prend des notes à la hâte, au bord des chemins ou dans les auberges, qu'il complète avec les fiches de ses correspondants Mesny et Iberti. Ainsi s'édifie ce monument qu'il destine au public, mais qui ne verra le jour qu'au XXème siècle. Jean-Baptiste Tierce y collabore étroitement: il relit les notes et consigne ses observations sur de petits cahiers, avec des numéros renvoyant aux uvres décrites. Sade en tient le plus grand compte. Souvent, le peintre l'accompagne dans ses randonnées, son carnet de croquis à la main, dessinant les édifices et les paysages qu'ils ont sous les yeux. Une centaine de ces dessins et gouaches ont été récemment retrouvés dans les archives de la famille de Sade. Ils confèrent au Voyage en Italie l'allure d'un véritable reportage.» (Maurice Levert, Sade, pp. 283-284). Provenance : archives de la famille de Sade. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
S. n. | s. l. (Circa 1776) | 40 x 50 cm | une feuille encadrée
Dessin original au crayon représentant une vue animée de bord de mer. Encadrement moderne de baguettes noires. Dessin réalisé pendant le voyage fait avec le marquis de Sade au cours de l'année 1776. Jean-Baptiste Tierce (1737-1794), élève à l'école des Beaux-arts de Rouen puis à l'Académie de Peinture et de Sculpture de Paris, se fit rapidement remarquer comme paysagiste pour ses vues du Sud de la France et de l'Italie. Ses tableaux sont conservés aux Offices de Florence et dans plusieurs musées français. Lorsqu'en décembre 1775 Sade quitte Rome pour Naples, il est accueilli par le gendre de son ami le Docteur Mesny, Jean-Baptiste Tierce, qui à cette époque reçoit les commandes du Cardinal de Bernis. Il trouve un logement au Marquis «[qui] entend tout voir [de la région], s'instruire de tout, juger, admirer, critiquer, aimer, haïr, bref se livrer sans frein à cette curiosité insatiable et passionnée qui le conduit aussi bien dans les musées, les galeries, les églises, les palais et les bibliothèques, que dans les grottes, les caveaux, les catacombes, et jusque dans les entrailles des volcans. Il ne se contente pas de contempler les uvres d'art, les monuments antiques ou modernes, il observe aussi les murs, la politique, la religion, l'administration, la vie sociale. La beauté des femmes, les usages du monde, la qualité des spectacles, les manières de manger, de boire, de s'habiller, de prier, de se conduire dans le monde: rien ne le laisse indifférent. Il voudrait saisir tout le présent et tout le passé de cette civilisation, l'embrasser toute entière dans une vision unique et universelle. Programme gigantesque, à la mesure de son imagination exceptionnelle, mais qu'il n'a plus remplir, qu'il lui était impossible de remplir. Pourtant, telle est sa première ambition d'écrivain: grandiose, démesurée. En vue de ce «grand uvre», Sade prend des notes à la hâte, au bord des chemins ou dans les auberges, qu'il complète avec les fiches de ses correspondants Mesny et Iberti. Ainsi s'édifie ce monument qu'il destine au public, mais qui ne verra le jour qu'au XXème siècle. Jean-Baptiste Tierce y collabore étroitement: il relit les notes et consigne ses observations sur de petits cahiers, avec des numéros renvoyant aux uvres décrites. Sade en tient le plus grand compte. Souvent, le peintre l'accompagne dans ses randonnées, son carnet de croquis à la main, dessinant les édifices et les paysages qu'ils ont sous les yeux. Une centaine de ces dessins et gouaches ont été récemment retrouvés dans les archives de la famille de Sade. Ils confèrent au Voyage en Italie l'allure d'un véritable reportage.» (Maurice Levert, Sade, pp. 283-284). Provenance : archives de la famille de Sade. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
S. n. | s. l. (Circa 1776) | 32 x 40.50 cm | une feuille encadrée
Dessin original à l'encre et à l'aquarelle. Encadrement moderne. Dessin réalisé pendant le voyage fait avec le marquis de Sade au cours de l'année 1776. Jean-Baptiste Tierce (1737-1794), élève à l'école des Beaux-arts de Rouen puis à l'Académie de Peinture et de Sculpture de Paris, se fit rapidement remarquer comme paysagiste pour ses vues du Sud de la France et de l'Italie. Ses tableaux sont conservés aux Offices de Florence et dans plusieurs musées français. Lorsqu'en décembre 1775 Sade quitte Rome pour Naples, il est accueilli par le gendre de son ami le Docteur Mesny, Jean-Baptiste Tierce, qui à cette époque reçoit les commandes du Cardinal de Bernis. Il trouve un logement au Marquis «[qui] entend tout voir [de la région], s'instruire de tout, juger, admirer, critiquer, aimer, haïr, bref se livrer sans frein à cette curiosité insatiable et passionnée qui le conduit aussi bien dans les musées, les galeries, les églises, les palais et les bibliothèques, que dans les grottes, les caveaux, les catacombes, et jusque dans les entrailles des volcans. Il ne se contente pas de contempler les uvres d'art, les monuments antiques ou modernes, il observe aussi les murs, la politique, la religion, l'administration, la vie sociale. La beauté des femmes, les usages du monde, la qualité des spectacles, les manières de manger, de boire, de s'habiller, de prier, de se conduire dans le monde: rien ne le laisse indifférent. Il voudrait saisir tout le présent et tout le passé de cette civilisation, l'embrasser toute entière dans une vision unique et universelle. Programme gigantesque, à la mesure de son imagination exceptionnelle, mais qu'il n'a plus remplir, qu'il lui était impossible de remplir. Pourtant, telle est sa première ambition d'écrivain: grandiose, démesurée. En vue de ce «grand uvre», Sade prend des notes à la hâte, au bord des chemins ou dans les auberges, qu'il complète avec les fiches de ses correspondants Mesny et Iberti. Ainsi s'édifie ce monument qu'il destine au public, mais qui ne verra le jour qu'au XXème siècle. Jean-Baptiste Tierce y collabore étroitement: il relit les notes et consigne ses observations sur de petits cahiers, avec des numéros renvoyant aux uvres décrites. Sade en tient le plus grand compte. Souvent, le peintre l'accompagne dans ses randonnées, son carnet de croquis à la main, dessinant les édifices et les paysages qu'ils ont sous les yeux. Une centaine de ces dessins et gouaches ont été récemment retrouvés dans les archives de la famille de Sade. Ils confèrent au Voyage en Italie l'allure d'un véritable reportage.» (Maurice Levert, Sade, pp. 283-284). Provenance : archives de la famille de Sade. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Editions Blondel La Rougery Paul Fortier-Beaulieu | Paris 1938 | 24.50 x 32.50 cm | reliure de l'éditeur
Nouvelle édition illustrée de 28 dessins originaux de Danielle Murgue. Reliure de l'éditeur en plein cartonnage sable, dos lisse muet. Très bel exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
P. Dupont Viallefont | Paris & Saint-Flour 1855 | 13 x 21 cm | broché
Edition originale. Envoi de J.B. Vidaillet, deux corrections manuscrites de l'auteur dans le texte. Un manque en tête du dos, quelques petites rousseurs. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -