La Revue des deux mondes | Paris Ier juin 1868, 15 juillet 1868, 15 août 1868 | 15.50 x 25 cm | 3 volumes brochés
Editions pré-originales de ces lettres qui paraîtront sous le titre : Nouvelles lettres d'un voyageur. Brochures d'origine. Un exemplaire comporte une fente au dos. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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2 volumes in-8 (207 x 122 pp) de 4 ff.n.ch. (faux-titre, titre, dédicace, exergue) et 350 pp. pour le premier volume ; 3 ff.n.ch. (faux-titre, titre, vers d Alfred de Musset) et 383 pp. pour le second (comme dans la plupart des exemplaires reliés à l époque, le relieur a supprimé le dernier feuillet blanc du tome I et le premier feuillet blanc du tome II) ; demi-veau fauve, dos lisses, compartiments de filets et chaînettes ornés de grands fleurons géométriques dorés, roulette en pied, plats recouverts de papier marbré, tranches marbrées dans les mêmes tons (reliure de l époque).
Édition originale. L’un des chefs-d’œuvre de George Sand, un récit d’un lyrisme et d’un symbolisme échevelés. Admiré, critiqué, honni et mis à l’Index, ce roman-poème connut un grand succès de scandale. Se risquant sur les chemins ouverts par Nodier, Senancour, Chateaubriand et Madame de Staël – mais aussi Goethe et Byron –, George Sand provoqua la surprise dans les milieux littéraires. «Avec la “grande Lélia”, sorte de Byron de l’autre sexe, impérieuse mais clamant son impuissance et son mal du siècle, souffrante mais rebelle, se livrant à des confidences impudiques sur sa sexualité qui rendent un son trop vrai pour n’être que littérature, c’est en d’autres parages du féminin, bien plus modernes, que Sand a voulu se risquer. De quoi s’adresser au meilleur de sa “génération”, en explorant à sa façon le paradigme du romantisme du désenchantement. De quoi s’adresser également à nos contemporains du xxie siècle – eux aussi conviés à se risquer à Lélia, excités plus que rebutés, gageons-le, par les difficultés d’une telle lecture –, et leur parler au plus intime. » (José-Luis Diaz) L’exemplaire est enrichi d’un très beau dessin original signé de George Sand. La composition (90 × 106 mm), signée en bas à droite des initiales « G. S. » et protégée d’une fine serpente, a été montée à l’époque sur un feuillet de papier orné au recto d’un décor de feuillage bleu pâle finement gaufré, et insérée dans le tome I entre les feuillets de dédicace et d’exergue. Ce dessin au lavis de brun délicatement rehaussé à l’encre de Chine et à la gouache blanche – une version primitive de « dendrite » – montre une clairière entourée d’arbres et de rochers qu’un ciel tourmenté surplombe ; un rayon de lune perce les nuages en éclairant une scène étrange : un chien aboyant devant un calvaire ; l’atmosphère est mystérieuse, oppressante et onirique. George Sand dessinatrice : les « dentrites ». Romancière et épistolière de génie – ses œuvres très nombreuses et sa correspondance monumentale forment un saisissant tableau de la génération romantique au féminin –, George Sand fut aussi une dessinatrice talentueuse et, sur certains points, singulière. La question de l’art l’a toujours occupée (elle hantait les musées et les salons de peinture) et, depuis ses plus jeunes années, elle maniait avec passion la mine de plomb et le pinceau, aussi bien au couvent des Augustines anglaises que dans la demeure familiale de Nohant. Un talent hérité de sa mère et encouragé par sa grand-mère, qu’elle-même suscitera et contribuera à développer chez son fils, Maurice. Au début des années 1830, alors qu’elle venait de se séparer de son mari, George Sand fit même de son goût pour le dessin et la miniature un métier destiné à lui assurer, pour un temps, son autonomie financière. (Elle prit des cours avec Jules Decaudin en 1831 afin d’affermir sa technique et s’initier à l’aquarelle.) Plus tard, tout au long des années de la retraite berrichonne, le dessin et l’aquarelle deviendront une activité quasi quotidienne, ainsi qu’elle le confie dans une lettre datée de 1874. Une technique particulière, la « dendrite », est attachée à son nom. Elle consiste à appliquer sur une feuille, préalablement tachée de couleur, un papier épais ou un carton absorbant (« écrasage »), obtenant par cette manière de monotype des formes mousseuses et nervu- rées qui sont ensuite retravaillées à l’encre, à l’aquarelle ou à la gouache. Ces compositions évoquent parfois des paysages fantastiques – landes et marécages désolés –, très roman- tiques. George Sand a souvent associé son fils Maurice à ses expérimentations graphiques et chromatiques ; un témoignage éclatant de leur collaboration verra le jour en 1858 sous le titre de Légendes rustiques. Les surréalistes, et tout particulièrement Max Ernst, se souviendront des innovations de George Sand, dont ils adapteront la technique mêlant dessin conscient et aléatoire dans quelques-unes de leurs œuvres. Exemplaire avec de grandes marges, dans une belle reliure de l’époque. La structure du décor et les fers employés, ainsi que des détails de dorure – le point après le nom de l’auteur et la faute « L’Élia » dans le titre – semblent prouver que cette reliure n’a pas été réalisée en France, mais plutôt dans l’aire germanique, très probablement en Suisse. Rousseurs éparses et inégalement prononcées; tampon anciennement et soigneusement effacé sur le feuillet de dédicace du tome I ainsi que sur quelques autres feuillets (peut-être la marque d’un cabinet de lecture) ; petit manque de cuir au mors inférieur du tome I, en pied. Références : G. Sand, Romans, I, Paris, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 2019, notice de J.-L. et B. Diaz, pp. 1587-1621. – N. Savy, « Une table à dessin ou un bureau ? George Sand et les arts visuels (1804-1837)», inMémoires en hommage à Françoise Cachin, Gallimard-RMN, 2002. – Clouzot, p. 242 : « rare et très recherché ».
Nohant 19 semptembre 1872 | 13.20 x 20.60 cm | 20 pages 1/2 sur 21 feuillets
Manuscrit autographe signé de George Sand rédigé à l'encre noire sur 21 feuillets de papier blanc. Ratures et corrections. Une page du manuscrit semble avoir été égarée. La version finale de cette chronique, dont le texte est conforme au manuscrit que nous proposons, a été publiée dansImpressions et souvenirs(Paris, M. Lévy, 1873). George Sand consacrera un autre article au roman de son fils dansQuestions d'art et de littératureen 1878. L'édition originale duCoq aux cheveux d'orde Maurice Sand a été publiée par Lacroix et Verboeckhoven en 1867. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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La Revue des deux mondes | Paris 1er janvier 1874 au 1er mars 1874 | 15.50 x 25 cm | 4 vol. brochés
Edition pré-originale, qui paraîtra la même année chez Michel Lévy Frères. Brochés, état de parution. Couverture du premier volume salie. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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s. d. [23 février 1838] | 11 x 20.40 cm | 1 page sur feuillet
Lettre autographe signée de George Sand adressée à François Buloz. Une page à l'encre noire sur un feuillet. Traces de plis, feuillet renforcé par un papier au verso. Publiée dans sa correspondance (éd. Georges Lubin), t. IV, p. 331-332. Exaspérée par l'attitude de la Revue des deux mondesde son ami Buloz, George Sand décide de prendre la défense dupenseur progressiste Félicité Lammenais, visé par une critique cinglante publiée dans la revue. Elleprend ici sa plume et ordonne à Buloz de publier son article de riposte, sans en changer une ligne. Mon cher Buloz, voici la lettre à M. Lerminiern'y changez rien. Relisez-en vous même et vous seull'épreuve. Corrigez les fautes de typographie. Veuillez à la ponctuation et aux guillemets. Il va sans dire que les blancs de mon manuscrits sont le résultat de coupureset de transcriptions que j'ai faites, et ne demandent que de simples alinéas. Bonjour et amitié, George Cette lettre constitue la parfaite illustration de lacollaboration aussi houleuse que fructueuse qui unitFrançois Buloz et George Sand. Ce dernierdonnependant de nombreuses années à Sand une tribune et un moyen de vivre de sa plume. Elle publiedans la Revueun grand nombre de chefs-d'oeuvre, dont Lettres d'un voyageur (1834-1836), Mauprat (1837), Spiridion (1839), Gabriel (1839), Mademoiselle La Quintinie (1863), Césanne Dietrich (1870). Par son biais, elleparticipe aussiactivement aux débats politiques de son temps. En 1838, Buloz est le grand orchestrateur d'unduel idéologique lorsque Sand"décide de prendre à partie le critique Lerminier, qui venait de faire dans la revueune analyse très critique du Livre du peuple, Buloz par désir de publicité permet à ses deux collaborateurs d'échanger publiquement leurs coups dans la revue. Par l'intermédiaire de Lerminier et de son ton supérieur, la revue dévoile alors sa vision plutôt misogyne de la littérature et de la philosophie : « le temps est venu pour vous de donner à vos opinions philosophiques plus de consistance et d'étendue car vous entrez dans une nouvelle phase de la vie et du talent. L'inspiration et la fantaisie vous ont élevée à une hauteur où elles ne suffiraient pas à vous maintenir. Puisez maintenant, madame, de nouvelles forces dans la réflexion et la science » (Marie-Eve Thérenty, George Sand, François Buloz et la Revue des Deux Mondes). Sand réagit aussitôt et envoieson article de riposte accompagnédecette missive comminatoire, ordonnant à Buloz depublier son texte en l'état. Lamennais sera très touché de son geste :« Je compterai toujours parmi les circonstances heureuses de ma vie, où je n'en compte pas beaucoup, d'avoir été défendu par vous. En publiant mon dernier livre, je savais bien qu'il choquerait à peu près tout le monde, légitimistes, juste-milieu, catholiques, républicains même, ceux du moins qui ne veulent ni de Dieu ni de la liberté, et le nombre en est grand, et ils ont une terrible foi en eux-mêmes. Je n'ai espéré que dans le peuple qui ne fait pas de systèmes, et qui, sous l'influence des instincts humains primitifs et impérissables, juge par le coeur, et juge seul infailliblement. Sans lui je ne sais ce que deviendrait la liberté sur la terre. M. Lerminier et bien d'autres se figurent que je parle au hasard, selon que m'importe l'idée du moment. Ils se trompent » (Yves Chastagnaret, George Sand, Lerminier et le Livre du Peuple de Félicité Lamennais). Volantau secours d'un défenseur du peuple, Sand rédige cette cinglante missiveà un moment clé de sa relation tumultueuse avecBuloz. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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Gallimard , Bibliothèque de La Pléiade | Paris 1970-1971 | 10.50 x 17.50 cm | 2 volumes en reliures de l'éditeur
Nouvelle édition. Reliures éditeur en plein mouton grainé vert, têtes bleues, dos lisses ornés de filets dorés. Beaux exemplaires complets de leurs rhodoïds mais incomplet de leurs étuis et jaquettes. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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Nohant 14 mars 1863 | 13.40 x 20.60 cm | 3 pages sur un double feuillet
Lettre autographe signée de George Sand adressée à René Biémont. Trois pages rédigées à l'encre bleue sur un double feuillet comportant en tête de la première page le timbre à sec des initiales de Sand. Enveloppe jointe. Pliures inhérentes à l'envoi. Cette lettre a été publiée dans la correspondance complète de George Sand établie par Georges Lubin. Belle missive de félicitations adressée à René Biémont après l'envoi de son ouvrageLe Petit Fils d'Obermann: "Votre petit livre est très original et vous y montrez des qualités de talent qui se développeront, si vous regardez en avant." En lectrice attentive et très sollicitée par ses jeunes pairs, Sand développe sa critique littéraire : "Obermann et son petit fils le moine appartiennent au passé. Ils sont vrais et le timide Jean est bien tracé. Il y a de la grandeur et de la vérité dans ce type exceptionnel. Mais Constant d'Heurs est trop passif des événements. Il devrait réagir contre cet impuissant et le guérir ou le plaindre davantage [...]" Sentencieusement, elle achève ainsi son courrier : "Ne vous plaignez pas du travail ingrat et acceptez-le comme une bonne chose, les trois quarts de la vie sacrifiés à un devoir quelconque font le dernier quart très fort et très vivant. Il est très bon d'être attachés à la poésie et contrarié dans la possession d'un beau rêve. Dès qu'on peut le savourer sans relâche, il s'efface ou se trouble. Je vous en parle par expérience. On n'est jamais plus heureux et inspiré que quand on croit n'avoir pas le temps de l'être." Très beau témoignage du rôle de premier plan que joua George Sand sur la scène littéraire du Second Empire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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Nadar | Paris s. d. [circa 1852] | 6.50 x 10.30 cm | une photographie
Photographie originale sur papier albuminé représentant George Sand, au format carte de visite, contrecollée sur un carton du studio Nadar "35 boulevart des Capucines". Ce cliché, réalisé en 1852 par Nadar d'après un daguerréotype de Richebourg, a été commercialisé entre 1862 et 1871, comme en témoigne l'adresse du photographe au dos du carton. Annotation au crayon en marge basse du portrait ainsi qu'au dos. Une étiquette de librairie du temps encollée au dos du carton. Un exemplaire au Musée d'Orsay. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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Félix Bonnaire | Paris 1839 | 13 x 21.20 cm | relié
Edition originale. Impression sur vergé fin. Reliure en plein chagrin noir d'époque. Dos à nerfs orné de caissons à froid. 2 encadrements à froid sur les plats. Tranches dorées. Double filet doré interne. Traces de frottement. Ensemble relativement frais avec quelques rousseurs éparses, notamment quelques feuillets constellés. Bel exemplaire. A l'époque ou George Sand écrivit Spiridion, l'un de ses romans les plus importants aux côtés de Consuelo et Lelia, l'auteur était considéré comme un romancier à idées dont chaque livre semblait consister à illustrer une thèse ou une cause. S'appuyant pour le décor et l'intrigue sur les ruines du roman gothique avec une atmosphère surnaturelle, Spiridion est un roman initiatique qui se présente comme une série de récits enchâssés des itinéraires spirituels et philosophiques de quatre générations de moines au cours d'un siècle. Cette oeuvre sombre et austère ne rencontra pas son public mais fut louée par Renan, Taine, Gustave Doré et Dostoievski. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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Félix Bonnaire Victor Magen Comon Hippolyte Souverain | Paris 1837-1841 | 13 x 20.50 cm, longueur totale de la série 72 cm | 27 volumes reliés
Edition extrêmement importante, un grand nombre d'uvres y paraissent en édition originale. L'ensemble de ces 27 volumes est rare. (Clouzot) Les titres en édition originale sont les suivants :Mattea, Lettres d'un Voyageur, La Dernière Aldini, Les Maîtres mosaïstes, L'Uscoque, Spiridion, Les Sept Cordes de la lyre, Gabriel, Pauline et Un hiver à Majorque. L'ouvrage est illustré d'un portrait de l'auteur en tête du premier volume. Reliures en demi basane marron, dos éclaircis à quatre nerfs ornés de doubles caissons dorés, double filet doré en tête et en queue des dos, plats de pavé à la cuve, gardes et contreplats de papier caillouté, tranches marbrées, quelques très rares coins émoussés, reliures de l'époque. Quelques rousseurs, une claire mouillure affectant les derniers feuillets du vingt-et-unième volume. Très rare ensemble complet établi en reliure de l'époque. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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La Revue des deux mondes | Paris 15 mars 1861 au Ier juin 1861 | 15.50 x 25 cm | 6 volumes brochés
Edition pré-originale. Brochés, dans l'état de parution. Le volume 3 comporte un manque angulaire à la page de titre sans perte de texte. Rare. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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Nohant 21 décembre 1867 | 13.40 x 20.70 cm | deux feuillets sous chemise et étui
Lettre autographe de George Sand adressée à Gustave Flaubert datée du 21 décembre 1867, 8 pages sur deux feuillets rempliés. Publiée dans la Correspondance, XX, pp. 642-645. Issue d'une des plus belles correspondances littéraires du siècle, cette lettre écrite à la veille de Noël 1867 est un sublime témoignage de la franche amitié entre George Sand, le «?vieux troubadour?» et Gustave Flaubert baptisé «?cul de plomb?» après avoir décliné son invitation à Nohant pour achever l'Éducation sentimentale. Malgré les dix-sept ans qui les séparent, leurs tempéraments opposés et leur conception de la vie divergentes, le lecteur est saisi par la tendresse mais aussi l'étonnante verdeur de cette longue confidence de George Sand. Alors au faîte de sa gloire littéraire et à la joie de son théâtre de Nohant, Sand s'entretient longuement de politique, de leur séparation, de leur conception du travail d'écrivain, de la vie même. Dans cette lettre à l'allure de «?courant de conscience?», Sand couche naturellement et librement sur le papier huit pages de conversations avec l'écrivain, qui ne fait que de trop rares et brèves apparitions à Nohant?: «?Mais comme je bavarde avec toi?! Est-ce que tout ça t'amuse' Je le voudrais pour qu'une lettre de causerie te remplaçât un de nos soupers que je regrette aussi, moi, et qui seraient si bons ici avec toi, si tu n'étais un cul de plomb qui ne te laisses pas entraîner, à la vie pour la vie?», tandis que chez Flaubert, alors plongé dans l'écriture de l'Éducation sentimentale, la devise est plutôt l'art pour l'art. Cette fin d'année 1867 est marquée par la douleur de la disparition d'un «?presque frère?», François Rollinat, que Sand apaise par ses lettres à Flaubert et les soirées animées à Nohant?: «?Voilà comme je vis depuis 15 jours que je ne travaille plus. [...] Ah'?! quand on est en vacances, comme le travail, la logique, la raison semblent d'étranges balançoires?». Sand lui reprochait volontiers de travailler sans relâche dans sa robe de chambre, «?l'ennemi de la liberté?», alors qu'elle, courait par monts et par vaux, de Cannes à la Normandie, jusque sur les terres de l'écrivain qu'elle avait visitées en septembre. À cette occasion, Sand avait relu avec bonheur Salammbô dont quelques lignes se retrouvent dans Mademoiselle Merquem, sa dernière uvre en date. Leur amitié littéraire et virile, comme celle avec Rollinat, défia toute la vieille garde des littérateurs qui affirmaient l'impossibilité d'une liaison sincère entre l'homme et la femme. Sand, qu'on a tour à tour qualifié de lesbienne, de nymphomane, rendue célèbre pour ses amours retentissantes et si diverses, entame une longue et riche correspondance avec Flaubert pour qui elle est une mère et un vieil ami. Le «?vieux troubadour?» ou «?vieux cheval?» ne se considérait même plus comme femme, mais comme un être quasi-homme, rappelant ses travestissements de jeunesse et son formidable mépris des barrières entre les sexes. À Flaubert qui avait écrit à celle qu'on surnomma la «?papesse des gynandres?»?: «?Pour mieux tirer à l'arc, elles s'écrasaient le téton?», en évoquant les Amazones?; Sand répond «?Je ne suis pas dans ton idée qu'il faille supprimer le sein pour tirer l'arc. J'ai une croyance tout à fait contraire pour mon usage et que je crois bonne pour beaucoup d'autres, probablement pour le grand nombre?». Guerrière certes, mais guerrière pacifique, Sand a volontiers adopté les usages d'un monde de lettrés misogynes, tout en ayant su rester elle-même?: «?Je crois que l'artiste doit vivre dans sa nature le plus possible. À celui qui aime la lutte, la guerre?; à celui qui aime les femmes, l'amour?; au vieux qui, comme moi, aime la nature, le voyage et les fleurs, les roches, les grands paysages, les enfants aussi, la famille, tout ce qui émeut, tout ce qui combat l'anémie morale.?» ajoute-t-elle ensuite. Belle évocation de sa «?période verte?», ce passage consacre le temps des romans champêtres de Sand, qui, assagie par les années, s'é
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Urbain Canel Adolphe Guyot | Paris 1834 | 13 x 19.50 cm | 4 volumes reliés
Edition originale rare. Reliures à petits coins en demi basane mouchetée, dos lisses ornés de filets dorés, plats de papier raciné, reliures de l'époque. Un mors en partie fendillé, une discrète mouillure en marge intérieure du tome 2, quelques rares rousseurs. Exemplaire court de marge. Provenance: de la bibliothèque du château du Lac Tegern (Tegernsee), propriété du Prince Charles-Théodore de Bavière (1795-1875).Charles-Théodore de Bavière,fils du premier roi de Bavière Maximilien Ier, était"Generalfeldmarschall" et conseiller privé du roi de Bavière (Tampon "S.K.H.D Prinzen Carl V. Bayern Güter Administration Tegernsee"). Rare exemplaire,de provenance princière,en reliures strictement du temps. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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Urbain Canel Adolphe Guyot | Paris 1833 | 14.50 x 22.50 cm | 4 volumes brochés
Edition originale. Contributions notamment de George Sand "Une vieille histoire", Anaïs Ségalas "Un visage rose et un visage ridé", Ernestine Legouvé "Un lâche", Amable Tastu "Trop tard", Marie de Surville "Mystère", Isabelle de Montolieu "Mina"... Manques en pieds des dos, petites rousseurs éparses. Rare réunion des quatre premiers volumes de ces oeuvres écrites par des femmes écrivains. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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Typ. & Lith. C. Boudarel | Vichy 1872 | 12.50 x 19 cm | broché
Edition originale. Ouvrage illustré de 12 planches hors-texte à deux teintes. Préface originale de George Sand. Dos défraîchi, plats volants, agréable état intérieur. Rare mais en l'état. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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Nohant 6 mars 1876 | 13.20 x 20.70 cm | deux pages sur un feuillet remplié
Lettre autographe signée de George Sand adressée à Gustave Flaubert. Deux pages rédigées à l'encre noire sur un double feuillet présentant, en tête de la première page, le timbre à sec de l'expéditrice. Cette lettre a été publiée dans la correspondance complète de George Sand établie par Georges Lubin. Belle lettre rédigée par George Sand quelques mois avant sa mort et adressée à son ami de toujours, Gustave Flaubert. L'écrivaine souhaite offrir à son ami une place pour qu'il assiste à la reprise de sa pièceLe Mariage de Victorine: "Je t'écris en courant ce matin parce que je viens de recevoir de Mr Perrin avis de la 1ère représentation de la reprise du Mariage de Victorine une pièce de moi au théâtre français. Je n'ai ni le temps d'y aller ni l'envie de partir comme cela au pied levé, mais j'aurais voulu y envoyer quelques amis et il ne m'offre pas une seule place. Je lui écris une lettre qu'il recevra demain et je le prie de t'envoyer au moins un orchestre." Les lettres issues de la correspondance entre George Sand et Gustave Flaubert sont fameuses et très recherchées. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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Au sans pareil | Paris 1927 | 16.5 x 21.5 cm | Broché
Edition originale, un des 20 exemplaires numérotés sur japon, tirage en grand papier le plus restreint avec 20 arches. Dos et plats marginalement décolorés et insolés comme généralement, petits manques de papier au niveau des rabats. Ouvrage illustré de 8 lithographies originales de Georges Annenkoff. Notre exemplaire, à l'instar des exemplaires du tirage de tête, est bien complet de sa double suite des illustrations sur vélin et sur chine. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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Les Editions Georges-Anquetil | Paris 1923 | 14 x 19.50 cm | broché
Edition originale contenant 16 illustrations, l'un des cent-cinquante exemplaires sur papier Vergé pur fil signés de la main de l'auteur. Témoins conservés. Dos légèrement passé, plats marginalement passés, déchirures et taches marginales. Bel exemplaire tel que paru. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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1888 | 27 x 35 cm | autre
Peinture à l'huile en grisaille sur panneau signée en bas à droite. Cette oeuvre originale a servi d'illustration pour une scène de La Terre, première édition illustrée, roman d'Emile Zola publié chez Marpon & Flammarion en 1889. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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1888 | 27 x 35 cm | autre
Peinture à l'huile en grisaille sur panneau signée en bas à droite. Cette oeuvre originale a servi d'illustration pour une scène de La Terre, première édition illustrée, roman d'Emile Zola publié chez Marpon & Flammarion en 1889. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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G. Charpentier & E. Fasquelle | Paris 1892 | 11.50 x 18 cm | relié
Edition originale. Reliure en demi chagrin jaune paille, dos à cinq nerfs orné de doubles caissons à froid aux centres desquels le paraphe doré du grand bibliophile Roger de Cormenin est répété cinq fois, date dorée en queue, pièce de titre de maroquin turquoise, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, tranches mouchetées, élégante reliure légèrement postérieure et non signée. Ouvrage illustré d'un dessin de Georges Rochegrosse tiré sur Chine. Provenance : de la bibliothèque de Roger de Cormenin, fils de Louis de Cormenin qui fut le confident et le secrétaire de Théophile Gautier et également l'ami intime de Gustave Flaubert. Agréable exemplaire joliment établi. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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G. Charpentier & Cie | Paris 1888 | 11.50 x 18 cm | relié
Edition originale. Reliure en demi chagrin caramel, dos à cinq nerfs orné de doubles caissons aux centres desquels le paraphe doré du grand bibliophile Roger de Cormenin est répété cinq fois, date dorée en queue, pièce de titre de maroquin turquoise, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, tranches mouchetées, élégante reliure légèrement postérieure et non signée. Ouvrage illustré d'un dessin de Georges Rochegrosse tiré sur Chine. Provenance : de la bibliothèque de Roger de Cormenin, fils de Louis de Cormenin qui fut le confident et le secrétaire de Théophile Gautier et également l'ami intime de Gustave Flaubert. Agréable exemplaire joliment établi. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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Guillaumin & Cie | Paris 1898 | 13.50 x 21.50 cm | relié
Edition originale dont il n'a pas été tiré de grands papiers. Reliure en demi toile, dos lisse, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, un coin supérieur légèrement émoussé, couvertures conservées. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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Editions du siècle | Paris 1924 | 16 x 20.50 cm | broché
Edition originale, un des 15exemplaires numérotés sur Hollande, tirage de tête. Agréable exemplaire à toutes marges en dépit d'une petite déchirure en tête du dos et de légères piqûres. Il s'agit de pastiches de pastiches de Salomon, Homère, Bossuet, Voltaire, Platon, Théocrite, Virgile, Ovide, Saint-Paul, Plutarque, de Voragine, Dante, Shakespeare, La Rochefoucauld, Perrault, La Fontaine, Boileau, Fénélon, Swift, Buffon, Florian, Goethe... Fac-similés des signatures manuscrites des pastichés sur la première garde. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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Julliard | Paris 1954 | 12 x 19 cm | broché
Edition originale du script dédié à Jules Dassin imprimée à 500 exemplaires numérotés. Agréable exemplaire. L'adaptation cinématographique de cette pièce en 1 acte qui devait être portée à l'écran en 1953 fut interdite. Edouard Molinaro l'adaptera finalement, presque 20 ans plus tard, en 1971 avec Roger Hanin, Philippe Noiret, Marc Porel et Caroline Cellier. Envoi autographe signé de Georges Arnaud à Jacques Panijel. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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