Seghers | Paris 1965 | 12.8 x 19 cm | Broché
Nouvelle édition. Agréable exemplaire. Envoi autographe signé de Louis Aragon à ses amis Marie-Noëlle et Jean-Pierre (Lecointre). - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Gallimard | Paris 1946-1953 | 12 x 19 cm | 2 volumes brochés
Edition originale,un des 55 exemplaires numérotés sur vélin pour chacun des volumes, tirage de tête. Dos très légèrement insolés sans gravité, bel ensemble. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
s. d. [1948] | 21 x 30 cm | 8 pages et demi sur 9 feuillets
Exceptionnel manuscrit autographe de Louis Aragon intitulé "Chronique de la pluie et du beau temps pour Europe (mai)".8 pages et demi à l'encre bleue sur 9 feuillets uniformément brunis. De nombreuses ratures et réécritures. Publié dansEurope, no29, mai 1948, et ne figure pas dans le livre rassemblant ces chroniques (E.F.R., 1979). Superbe profession de foi militante de neuf pages, parue dans la revue littéraire anti-fasciste Europe. Aragon se fait courtiser après-guerre, au nom de "l'amitié" et "la liberté" par diverses revues, mais refuse catégoriquement de publieraux côtés d'écrivains aux tendances pétainistes. L'écrivain livre ses impressions après une interview à la radio belge, et médite sur "deux monstres abstraits : la liberté et l'amitié", dévoyés à loisir en ce début de guerre froide où le soviétisme devient - à son grand dam - le nouveau fascisme. Très attaché au discours unique que prônait le communisme, qu'il nomme "vérité nationale", cette notion sert de fil de conducteur à sa chronique. Aragon écrit en pleine affaire Kravchenko et reste persuadé par lesoviétisme qui demeure pour lui le grand vainqueur du nazisme. En grand témoin littéraire des souffrances endurées pendant l'Occupation, il est alarmé par les choix éditoriaux des revues qui cherchent à obtenir des contributions de sa part : l'une publie sans vergogne un texte de Montherlant totalement oublieux des martyrs parisiens pendant la guerre, tandis que l'autre justifie avec affection les allégeances de nombreux français pour le maréchal Pétain. C'est aussi l'occasion d'une longue et belle analyse de l'idée de nation, par Aragon qui est sans conteste le poète national de ce siècle. On y retrouve, dans ses tirades inspirées, l'idéal aragonien d'une saine émulation des nations, tournées vers le progrès. De belles pages d'Aragon en pleine cristallisation des blocs de l'Est et de l'Ouest. L'ambition d'Aragon estd'honorer la mémoire de la Résistance en choisissant de "faire confiance aux mots quand ils sont employés pour la paix". "La Nation qui me paraît aujourd'hui encore être le groupe le plus étendu qui puisse se porter garant d'une vérité [...] la radio peut et doit transmettre à son public la vérité nationale [...] 'Qu'entendez-vous concrètement par vérité nationale?' Me demande-t-il, comme il m'aurait sûrement demandé: qu'entendez-vous en disant qu'il fait grand jour en plein midi? si je l'avais dit. C'est là le mécanisme des interviews. J'ai donc pris deux exemples concrets, pour expliquer à quoi sert le maniement des abstractions. Deux cas récents où j'ai eu à me mesurer avec deux monstres abstraits : la liberté et l'amitié. La liberté d'abord. On sait comment les pires ennemis de la liberté font usage d'un livre qui s'appelle : J'ai choisi la liberté, donnant le bénéfice d'un préjugé favorable de ce mot à tous ceux qui trahissent leur pays, quand c'est pour choisir le système capitaliste [...] [...] Une revue qui s'édite à Montréal m'avait récemment écrit pour me demander ma collaboration. Son directeur littéraire faisait appel à l'homme libre (l'italique est sienne) que je suis. Cette façon de distinguer par la typographie en moi la possibilité d'être parfois un homme libre, parfois non, m'avait un peu inquiété. J'ai voulu voir sa revue [...] Mon Dieu, le fait que ce numéro s'ouvre par un texte de M. de Montherlant, me laisselibrede ne pas parler du contexte. On sait, et j'imagine que M. Victor Barbeau, de Montréal, n'ignore pas que M. de Montherlant est sur la liste des écrivains avec lesquels les membres du Comité National des Ecrivains se refusent à collaborer. Ce qui doit sans doute m'expliquer pourquoi M. Barbeau s'adresse en moi à l'homme libre: c'est-à-dire un personnage entièrement distinct de celui qui est membre du CNE, qui est pense-t-il, prisonnier du CNE, prisonnier de la parole donnée, prisonnier de son dégoût pour les collaborateurs de l'ennemi. [...] Il avait, n'est-ce-pas, fait de même appel à l'homme libre en M. de
Seghers | Paris 1954 | 14.50 x 19 cm | broché
Edition originale, un des 40 exemplaires numérotés sur hollande, seuls grands papiers. Agréable exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
La Bibliothèque Française | Paris 1945 | 14.50 x 21 cm | broché
Edition originale, un des 535 exemplaires numérotés, seuls grands papiers. Bel exemplaire à toutes marges. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
La Bibliothèque Française | Paris 1945 | 14.50 x 21 cm | broché
Edition originale, un des 535 exemplaires numérotés, seuls grands papiers. Dos légèrement insolé, petites déchirures marginales sur les plats, exemplaire à toutes marges. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Gallimard | Paris 1974 | 15 x 22 cm | broché
Edition originale,un des 55 exemplaires numérotés sur vélin de hollande, tirage de tête. Très bel exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Seghers | Paris 1943 | 17 x 21.50 cm | broché
Edition originale, un des quelques exemplaires réimposés et à grandes marges. Petits manques angulaires sur les plats, quelques piqûres sur certains témoins. Contributions de Louis Aragon : "Domaine privé", Paul Gilson : "Quatre poèmes", Pierre Emmanuel : "Sodome enfin quittée", Alain Borne "Roi (fragment)", Elsa Triolet : "Un livre de Raymond Queneau Pierrot mon ami"... - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Gallimard | Paris 1959 | 18.7 x 23.7 cm | Broché
Edition originale, un des 105 exemplaires numérotés sur fil, seuls grands papiers après 35 hollande. Coupures de presse jointes ayant légèrement ombré la page d'achevé d'imprimer en fin de volume. Agréable exemplaire. Envoi autographe signé de Louis Aragon à Jean-Pierre Lecointre enrichi de la signature manuscrite d'Elsa Triolet. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Hermann | Paris 1965 | 11 x 21 cm | broché
Edition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers. Iconographie. Bel exemplaire en dépit du dos légèrement décoloré. Précieux et bel envoi autographe signé de Louis Aragon à Maurice Druon : "A Maurice Druon, pour qu'il sache que de temps je m'égarée dans Césarée. [sic] Louis". - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Pierre Seghers | Paris 1965 | 13 x 19 cm | broché
Edition originale collective sur papier courant. Agréable exemplaire. Précieux envoi autographe signé de Louis Aragon : "A Maurice Druon, pour n'en pas perdre l'habitude. Louis." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Gallimard | Paris 1964 | 12 x 19 cm | broché
Edition originale sur papier courant. Bel exemplaire. Précieux et bel envoi autographe signé de Louis Aragon à Maurice Druon : "A Maurice Druon, à l'homme invisible, son ami présent. Aragon" enrichi d'un envoi autographe signé de Francis Crémieux : "Ca va être ton tour. Ton creux frère. Francis." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Gallimard | Paris 1964 | 12 x 19 cm | broché
Edition originale,un des 43 exemplaires numérotés sur vélin de hollande, tirage de tête. Très bel exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Éditions de Minuit | Paris 1944 | 11.7 x 16.7 cm | Broché
Première édition publique de cet texte écrit sous le pseudonyme de François la Colère, un des 50 exemplaires numérotés sur madagascar, tirage de tête. Rare et bel exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
s. n. [Éditions de Minuit] | s. l. [Paris] s. d. [1943] | 21.20 x 27 cm | une feuille dépliante
Rare édition originale de ce chef-d'uvre de la littérature de la Résistance, publié dans le secret atelier parisien des éditions de Minuit sous forme de placard dépliant de six pages, un des quelques exemplaires de luxe sur papier couché rose, comportant la mention "Prix 10 francs" en tête du premier feuillet. L'édition en volume, parue chez la bibliothèque française, a sans douté été publiée simultanément en zone sud. Exemplaire dans un état de fraicheur exceptionnel. * Le Musée Grévin, considéré dès sa parution comme «Les Châtiments de 1943» (Les étoiles, déc. 1943, n°14), restera avec Liberté de Paul éluard, «un des chefs-d'uvre de la littérature clandestine». Dans L'Intelligence en guerre parue dès 1945, Louis Parrot, écrira à son propos: « ce poème, traversé d'images éblouissantes, est en même temps qu'une condamnation sans appel des traîtres, une prière, un acte de foi envers leurs malheureuses victimes. Il peint en termes vengeurs, les misérables qui les livrèrent aux bourreaux et évoque le visage de tant de femmes françaises torturées. » Cette oeuvre majeure de la résistance est en effet une des toutes premières évocations publiques, et la première littéraire, du camp d'Auschwitz : «Aux confins de Pologne, existe une géhenne dont le nom siffle et souffle une affreuse chanson. Ausschwitz ! Ausschwitz ! Ausschwitz ! [sic] ô syllabes sanglantes ! Ici l'on vit, ici l'on meurt à petit feu. On appelle cela l'exécution lente. Une part de nos curs y périt peu à peu ». En 1949, sur l'exemplaire offert à ses amis Germaine et Eugène Henaff, Aragon affirmera, dans une note manuscrite, que l'édition de la bibliothèque française fut imprimée deux mois avant celle des éditions de Minuit. Mais le poète écrira sur le même exemplaire que : « dans le voyage où Elsa et moi apportions à Paris, (...) le manuscrit de ce poème (...) destiné à Vercors pour les éditions clandestines, (...) une fouille des voyageurs faillit empêcher jamais la parution de ce manuscrit. ». Aragon précise d'ailleurs que, venant d'apprendre « la mort de Maïe [Politzer] et de Danielle [Casanova] » (mortes à Auschwitz les 6 mars et 9 mai 1943), il acheva dans le train son poème avec « les deux strophes en octosyllabes de la page 11 » (Collection du Musée national de la Résistance). Les bibliographes s'accordent ajourd'hui sur la vraissemblable simulatnéité - approximative - de la parution en zone Sud à la Bibliothèque Francaise et en zone nord chez Minuit du plus important brulot poétique de la seconde guerre avec Poésie et vérité d'Eluard qui comprend son fameux poème : Liberté. bibliographes se trouvent aujourd'hui dans l'incapacité de définir une chronologie fiable pour les différents tirages de Minuit. Cependant, la variété des tirages de Minuit - avec ou sans mention d'éditeur, avec ou sans prix, sur papier blanc courant ou papier rose couché - rendent impossible l'édification d'une chronologie de ces éditions clandestines. Toutefois, les rares exemplaires de la Bibliothèque Francaise dont l qui constituent avec certitude l'édition originale de la zone Sud, sont susceptibles d'apporter un éclairage essentiel. En effet, la couverture jaune de cette édition qui fut réalisée, selon Aragon, « dans un petit stock de papier mural pour salle de bain, trouvé à Lyon » affiche en pied "prix 10 Francs", soit le même prix que celui imprimé en tête des papiers roses de Minuit. Cette concordance des prix nous incite à considérer la période de publication des quelques exemplaires de luxe sur papier rose à l'aune de celle de la bibliothèque Française et donc à considérer égaelement comme édition originale, le tirage courant présentant la même composition typographique. La date de fin de rédaction imprimée en fin du poème "aout-septembre 1943" est presque simultanée à l'impression. On peut d'ailleurs confirmer avec précision cette date de composition d'après la référence à Auschwitz et aux « cent femmes de chez nous » que cite Aragon. Il y eut en effet une
Le Point | Souillac 1962 | 19.50 x 25.50 cm | broché
Edition originale illustrée de photographies Agréable exemplaire. Textes de Louis Aragon "Du décor", Georges Sadoul "A la recherche de quelques fils conducteurs", Boisyvon "L'exemplaire de René Clair", Aain Resnais "Les serpents et les caducées". - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Le Point | Souillac 1962 | 19.50 x 25.50 cm | broché
Edition originale illustrée de photographies Agréable exemplaire. Textes de Louis Aragon "Du décor", Georges Sadoul "A la recherche de quelques fils conducteurs", Boisyvon "L'exemplaire de René Clair", Aain Resnais "Les serpents et les caducées". - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Les Editeurs Français Réunis | Paris 1980 | 10.50 x 13.50 cm | reliure de l'éditeur
Edition originale collective pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers. Reliure de l'éditeur en pleine toile beige, dos lisse, gardes et contreplats de papier vert. Ouvrage illustré de dessins d'Alexandre-Alecos Fassianos. Agréable exemplaire. Envoi autographe signé de Louis Aragon à Christian Giudicelli : "A Christian Giudicelli de la part de deux amis de l'Italie..." enrichi de la signature d'Hamid Foulâdvind. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Bureau d'Éditions et de Diffusion | Paris 1932 | 18 x 23.50 cm | agrafé
Édition originale. Brochure illustrée de 16 dessins de Georges Adam. Superbe exemplaire de cette rare plaquette de Louis Aragon, véritable catéchisme «anticlérical, anticapitaliste, anticolonialiste, antipatriotique» (Pierre Juquin) destiné aux enfants des masses laborieuses exploitées. * «Le 25 juin 1932, lImprimerie centrale achève dimprimer pour le Bureau des Éditions et de diffusion, 132, faubourg Saint-Denis, à Paris, une belle plaquette, aujourdhui devenue une rareté bibliophilique [...] Sur la couverture une grand étoile rouge image importante et récurrente chez Aragon simprime sur des cerveaux denfants. Seize quatrains, drolatiques et didactiques, ponctués pour faciliter la lecture, alternent avec des dessins de Georges Adam, qui chargés dune dérision quasi-expressionniste comme des peintures de Rouault, renversent tabous et mythes» (Aragon. Un destin français 1897-1939). Aragon sétait jeté corps et âme dans le journal de la Lutte antireligieuse après sa rupture avec les surréalistes, et écrit depuis Moscou une plaquette publiée sur les presses du Parti afin déveiller la ferveur de la jeunesse prolétaire. Jacques Prévert fera de même avec sa pièce Émasculée Conception. Lactivisme anticlérical au sein des associations communistes françaises battait alors son plein: tous les symboles et événements de la vie religieuse étaient réappropriés au prisme de la lutte des classes. On organisait alors des «baptêmes rouges» formant une communauté denfants «sans-Dieu» (daprès lAssociation des travailleurs sans Dieu) qui correspondaient avec les enfants «sans-Dieu» soviétiques. Aragon contribua à ces nouveaux rituels en fournissant ce livre pour enfants particulièrement radical jugé trop antipatriotique par Maurice Thorez quil désavouera à la fin de sa vie. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
s. d. [circa 1950] | 21 x 30 cm | une page sur un feuillet
Manuscritautographe de Louis Aragon, une page à l'encre bleue sur un feuillet.De nombreuses ratures et réécritures. Infimes décharges de rouille dûes à un trombone, légères ombres d'un transfert d'encre d'une autre page. Publié dansLes Lettres Françaises,épisode 16, 23 février 1950. Précieuse étude manuscritede Louis Aragon, accompagnant la publicationen feuilletondans Les Lettres Françaises duromande Marceline Desbordes-ValmoreL'Atelier d'un peintre(1833). Il opère une réhabilitation de la poétesse-romancière snobbée par l'histoire de la littérature et les existentialistes, et la place dans latradition du réalisme socialiste. En 1949, Aragon choisit de publier L'Atelier d'un peintre en livraisons avec ses commentaires. Laguerre froideimpose la mise en avant d'unréalisme socialiste comme référence officielle de la politique culturelle communiste :"pour Aragon lire Marceline Desbordes-Valmore c'est avant tout lire l'histoire d'une génération, d'un peuple. Plus précisément, il fait de Marceline une incarnation de la République inachevée, d'un monde encore en construction, et qui tend vers la liberté. Pour comprendre Marceline, Aragon nous invite à 'dater ses écrits', et à ne pas se contenter de la cantonner à une seule époque de sa vie, mais à essayer de trouver une explication à ses prises de position aussi différentes que l'étaient les régimes durant la gestation de la République au XIXesiècle." (Aghbarian, Lina,«Aragon éditeur de Marceline Desbordes-Valmore», Recherches croisées Aragon - Elsa Triolet, n°14). Detous ses commentaires accompagnant L'Atelier d'un peintre,il s'agit de l'un de sesplus polémiques : Aragon s'oppose aux surréalistes en contestant le désamour de Lautréamont pour le romantisme auquel Desbordes-Valmore était associée, et fustige le rejet hâtif de cette oeuvre qui a pourtant des pendants dans la littérature moderne :"L'Atelierqu'Aragon rouvre avec la publication de ce roman, pour le retravailler, le révéler, lui donner une deuxième vie plus proche de ses propres préoccupations, après l'avoir désancré de son temps, et vidé de sa religiosité romantique, pour mettre à nu sa richesse qui réside dans la cause féministe défendue par Marceline Desbordes-Valmore [...] Ondine, le personnage littéraire, est pour elle une transposition de l'enfant disparu, son garçon, fils de Henri de Latouche, son amant. Ondine est donc trois fois hybride, androgyne, réelle et imaginaire, fille et mère à la fois, et Léonard, son double inversé, celui qu'elle aurait aimé être pour réussir dans l'univers pictural à l'accès interdit. Aragon double l'androgynie par l'homosexualité lue, entre autres, dans cette phrase de Yorick «Talma double mon existence».Parmi d'autres allusions, il fait référence àSexusde Henri Miller [allusion présente dans ce manuscrit]Aragon cultive la thématique de la dualité sur laquelle tout le roman est bâti. Sans délaisser le monde imaginaire du roman, il cherche à mettre en exergue de ce roman romantique la part réaliste cachée dans l'ombre du roman lyrique. En un mot, Aragon inverse l'ordre du premier et du second plan: le romantisme du roman de Marceline Desbordes-Valmore devient secondaire, et l'arrière-plan historique prioritaire" (ibid.) "Nous voici arrivés à la scène nocturne de la Place Vendôme, qui est une des plus intenses, des plus belles minutes du roman de l'autre siècle... Je le sais, tout le monde ne tombera pas d'accord. Il est arrivé à mes oreilles qu'il y a des gens qui se détournent superbement deL'Atelier d'un peintre,et trouvent mauvais que nous publiions une histoire où il n'y a strictement rien de ce que EUX, cherchent dans les romans, possible que ceux qui ne savent lire ne voient que bluette, de la littérature pour jeunes filles. Quand cela serait, cela vaut bien la littérature pour vieux messieurs! Mais , enfin, il faut le dire, nous publions ici ce chef-d'uvre, volontairement ignoré de ceux qui écrivent l'histoire littéraire et qui fait gr
Gallimard | Paris 1957 | 14.50 x 21.50 cm | broché
Nouvelle édition de la traduction française pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers, mention de troisième édition. Dos et plats légèrement et marginalement décolorés et insolés sans gravité. Présentation de Louis Aragon. Envoi autographe signé de Louis Aragon à Julian Garavito. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
s. d. [avril 1948] | 21 x 30 cm | 4 pages sur 4 feuillets
Exceptionnel manuscrit autographe complet de Louis Aragon. 4 pagesau crayon sur 4 feuillets numérotés de sa main. Discrètre trace de décharge de rouille sur le premier feuillet et au verso du dernier. Pli horizontal sur l'ensemble des feuillets. L'article sera publié sous le titre "L'Art de prendre une photo pour Les Lettres Françaises" (Regards, 14 mai 1948). Aragon accompagne le grand Willy Ronis, le temps d'une séance photographique d'un portrait de mode pour LesLettres Françaises. Sur les pas de Ronis faisant virevolter son modèle, l'écrivainnous entraîne pendant quatre pages à travers un Paris enchanteuroù se mêlent vie populaire et élégance mondaine. "Il s'agissait d'illustrer Le Nez au vent, de Louis Chéronnet. La chronique avait pour thème : L'Elégance de Paris se déplace vers l'ouest, et plus précisément portait sur l'avenue Montaigne" commence Aragon dans sa chronique. Le temps d'une journée, l'écrivain documente avec fascination le travail du photographe dans l'un de ses décors de prédilection : les rues de Paris. Plusieurs tableaux se succèdent, dans le quartier Montorgueil,chez la chapelière, au studio de Ronis, dans l'avenue Montaigne,au théâtre des Champs-Elysées. Le maître mot, chez Aragon comme chez Ronis, est le mouvement. La photographien'a rien de statique, les impressions d'Aragon non plus. On saute, comme la modèle sur les clichés du photographe, d'un endroit à l'autre. Le portrait de l'élégante s'élargit, sous la plume de l'écrivain, à ses alentours, à la bouillonante vie de Paris qui s'arrête un instant le temps de contempler la silhouette de la mannequin animée par les instructions du photographe. Soixante ans plus tard, Ronis se souviendra de cette mémorable journée : "[Aragon] avait un très beau regard sur la photo. Il savait ce que c'était que l'image. Elsa aussi. Lui m'a fait travaillé quand il a fondé et dirigé les Lettres françaises. J'ai fait plusieurs reportages pour lui. Le premier petit reportage, c'était en 1947 ou 48, un reportage sur la mode avenue Montaigne. Aragon est venu avec moi, on avait choisi un mannequin. J'étais un peu intimidé par Aragon, c'était mon premier contact avec lui. Je voulais tirer le maximum de mon mannequin, je me démenais beaucoup car j'avais le trac. Me voir, ça l'a tellement amusé qu'il n'a pas fait le reportage écrit sur le mannequin mais sur moi travaillant. Je l'avais ensuite revu d'assez nombreuses fois, on se tutoyait." (Willy Ronis, entretien dansLibération,14 septembre 2009) Leurs chemins militants se croisèrent à de nombreuses reprises - Ronis contribua par ses clichés à témoigner des révoltes sociales qui secouent les années 1930 tandis qu'Aragon y consacra de nombreux articles. En 1949,le photographe suivra la journée commémorative de la tragédie d'Oradour-sur-Glane, à laquelle participent près de 400 artistes à l'initiative d'Aragon. Il sera également l'auteur de beaux portraits du couple Aragon-Triolet. Extraits du manuscrit : Willy Ronis m'avait donné rendez-vous à 10 h. 30, au coin de la rue Tiquetonne et de la rue Montorgueil. Paraît qu'il y photographiait des sportifs. Ah ! c'était ce restaurant où, jadis, on allait manger avec Vaillant-Couturier, et il y avait des types de l'AF [Action Française] qui nous fusillaient du regard... En fait de sportifs, Willy était là, dans son veston de velours, avec ses bésicles, qui prenait de droite et de gauche, au comptoir, un couple d'amoureux. Gentils, les amoureux... La petite, surtout... C'est peut-être un sport. [...] Il n'y a rien de plus solennel que Caroline Reboux. C'est le temple des chapeaux. S'il vivait de nos jours, c'est ici qu'Aristote écrirait. Caroline Reboux, elle, a fait les bibis de Nana et d'Eugénie de Montijo ; chez elle, Bel-Ami se tortillait la moustache en regardant dans les glaces les dames essayer leurs coiffures... La cour d'Angleterre n'a été, pendant trois règnes, chapeautée que de ces mains-là...Enfin, un photographe ici, c'est un scandale. J'ai laissé le mien
s. l. s. d. (circa 1967) | 21 x 26.90 cm | une feuille
Lettre autographe signée de Louis Aragon, 11 lignes et 2 lignes de post-scriptum à l'encre bleue, adressée à un critique vers 1967. Traces de pliures inhérentes à la mise sous pli de la lettre. Emouvante lettre du poète qui, au détour d'une question d'un biographe, offre à cet impertinent interlocuteur une réponse désabusée sur le droit du poète à contrôler les exégèses : "Que vous dire ? Je ne puis vous conseiller dans le détail, ni m'amuser à rectifier ceci ou cela. Je me considère pour ce qui est de ce que j'écris, comme dépourvu de droit d'orienter ce qui s'écrit de moi, ce qui n'est que de peu précéder l'époque où on ne me demandera même plus on avis." Le poète, cependant s'insurge contre cette institutionalisation qui semble précipiter l'achèvement de sa carrière en soulignant l'importance de son oeuvre poétique des dernières années : "puisque vous voulez compléter votre livre, n'oubliez pas que dans le temps qui s'est passé depuis que l'avez écrit, il n'y a pas eu que Le Fou[d'Elsa],La M.à.m.[La mise à mort]et Blanche [ou l'oubli]. Mais aussi Le voyage de Hollande (augmentée de quelques poèmes dans la seconde édition) et l'Elégie à Pablo Neruda." Le destinataire de la lettre pourrait être Hubert Juin qui a publié en 1960 un essai sur Aragon chez Gallimard, mais le ton employé semble un peu expéditif envers un critique aussi important. Une autre oeuvre consacrée à Aragon fut publiée durant la même période : Georges Sadoul,Aragon, collectionPoètes d'aujourd'hui, numéro 159, Seghers, en 1967, mais aucun titre mentionné ne manque et il n'avait écrit aucun livre sur Aragon auparavant. A moins qu'il ne s'agisse de Roland Desné, auteur de l'article mentionné par Aragon en post-scriptum ("La Semaine sainted'Aragon",Le Français dans le monde, no21, décembre 1963, pp. 41-48.). - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Très bel autoportrait édité par Goupil. Tirage sur Chine appliqué. en feuille Très bon Paris Goupil & Vibert 58,5 x 44 cm
édition originale
Plon | Paris 1919 | 13 x 19.50 cm | relié
Edition originale, un des 50 exemplaires numérotés sur pur fil, seuls grands papiers. Reliure en demi maroquin turquoise à coins, dos lisse passé orné d'un cartouche doré agrémenté d'un motif floral doré, encadrements de doubles filets dorés sur les plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier marbré, couvertures conservées, tête dorée. Précieux envoi autographe signé de Louis Arraou à Louis Loucheur. Rares piqûres sans gravité affectant essentiellement les gardes. Bel exemplaire à toutes marges agréablement établi. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -