Pierre Seghers, coll. « la jeune gravure contemporaine » 1945 Illustré d’un frontispice et de huit gravures sur cuivre in et hors-texte,. Un des 145 sur marais. In-12 relié demi-chagrin rouge à coins, dos à faux-nerfs soulignés de filets noirs, titre doré, sous chemise et étui satimé blanc 19 cm sur 14. première de couverture conservée. Bon état d’occasion. Intérieur parfait, étui frotté.
Bon état d’occasion
Anvers, Editions du Colibri, 1953. 15 x 23, 47 pp., broché, très bon état.
"N° 53 sur 70 exemplaires numérotés de 31 à 100 sur vélin surfin mat; 12 lithographies de May Néama."
Paris, BIBLIOTHEQUE DE CLUNY, 1958, in-12 broché, XXXV + 279 pp. Envoi de Saulnier. BON ETAT
Orphée / La différence. 1996. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 127 pages.. . . . Classification Dewey : 840.091-XX ème siècle
Présentation par Roger Parisot. Classification Dewey : 840.091-XX ème siècle
La Difference, coll. « Orphée », n° 216 1996 Coll. “Orphée”. n 216 In-16 broché, 127 p. Choix et présentation par Roger Parisot.
Très bon état d’occasion
Editions Honoré Champion 15 x 22 Paris 1977 Broché, 206 p. Edition critique par C.A Mayer. Dos sans pliure. Exemplaire en très bon état.(C54)
Librairie A.G. Nizet. Non daté. In-8. Broché. Etat d'usage, Couv. légèrement pliée, Dos satisfaisant, Intérieur acceptable. 309 pages.. . . . Classification Dewey : 840.03-XVI ème siècle
Edition critique par C.A. Mayer. Classification Dewey : 840.03-XVI ème siècle
Paris, Librairie A. G. Nizet 1977, 213x135mm, 309pages, relié pleine toile écrue, étiquette de titre au dos, étiquette de cotation au bas du dos, couverture conservée. Bon état.
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1551 1 Reliure romantique en plein veau bleu, fleuron central losangé à froid, dos lisse orné de filets et fers dorés, roulette dorée sur les coupes, tranches dorées. Reliure frottée. Titre et premier feuillet restaurés, mouillures. Titre courant atteint par le couteau du relieur. In-16, 11,1 x 7,2 cm, 398-[8] feuillets, numérotation au recto. Paris, Vivant Gaulterot, 1551.
Édition très rare imprimée par Estienne Mesvière. Elle contient Opuscules, Élégies, Epistres, Ballades, Chants divers, Epigrammes, Etrennes, Epitaphes, Cimitiere, Compleintes, Oraisons ainsi que les traductions de Virgile, Ovide, Pétrarque et des psaumes de David. Bon etat
"1 volume in-16° relié pleine basane marbrée, dos à nerfs, titre doré, dos décoré, reliure fatiguée, tranchefile apparente en charnière, plat supérieur fragile, deux gardes volantes, ex-libris Mary Barbara Hales, (8) ff., 548, 248 pp., (16) ff. - Reliure à refaire probablement. Un rare tirage sorti des presses de Thomas Portau à Niort imprimeur typographe. Édition estimée et recherchée. Brunet suppl. 964 ; Tchemerzine, VIII, 39 ; "" édition estimée "" Rahir, 528."
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Paris, Imprimerie I. Claye, 1875. Fort in-4, broché.
Augmentées d'un grand nombre de ses compositions nouvelles par ci-devant non-imprimées. Édition de Georges Guiffrey. Volume II seul. [6818]
A La Haye, Chez Adrian Moetjens, 1700, T. I : (1bl), XVI p., 318 p., (2bl) T. II : (1bl), 414 p. + table (5ff), (1bl) 2 vol. in-8 étroits, en demi-veau glacé, dos à 4 nerfs orné de fleurons, pièces de titre et de tomaison de maroquin vert, daté en queue, tranches jaspées. Reliure XIXe signée CLOSS. Une pièce de tomaison avec manque, sinon bel exemplaire.
Une agréable édition augmentée dans une reliure signée Closs.
Opuscules - Élégie (60) - Epistres (122) - Ballades (284)- Chants divers (304) - Rondeaux 346) - Chansons (387) - Épigramme (410) - Épigramme et l’imitation de Martial (494) - Estrenes (510) - Epitafes (523) - Cimetière (534) - Complaintes (550).Paris, (Jean Ruelle pour) Gabriel Buon - 1568. RARE.Reliure plein maroquin rouge du XVIIIème. Dos à nerfs orné et doré. Tranches dorées sur marbrures. Roulette dorée intérieure. Pas de rousseur. Très bon état. Format in-16°(12x8).Clément Marot (1496-1544). A la fois héritier des auteurs de la fin du XVe siècle et précurseur de la Pléiade, il est sans conteste le poète le plus important de la cour de François Ier. Malgré la protection de Marguerite de Navarre, la propre soeur du roi, ses sympathies marquées pour la Réforme lui valent plusieurs emprisonnements et deux exils.
La Haye, Adrian Moetjens, 1702. 2 vol. petit in-12, veau brun, dos à nerfs ornés de caissons dorés, pièces de titre en maroquin rouge, pièces de tomaison en maroquin La Vallière, roulette dorée sur les coupes, tranches jaspées. Reliures de l'époque, une coiffe élimée, coins râpés, qq. épidermures. Bon exemplaire. XVI-318 pp. et (3) ff. de table insérés entre le titre et la p. III; 414 pp., (5) ff. de table. Quelques très rares mouillures marginales.
Jolie édition imprimée en petits caractères, réimpression de l'édition de 1700. Brunet III, 1458.
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A La Haie [La Haye], chez Adrien Moetjens, 1700. 2 vol. au format in-16 (138 x 78 mm) de 1 f. bl., xvi - 732 pp. [pagination continue sur les deux volumes] et 8 ff. n.fol. et 1 f. bl. Reliures uniformes de l'époque de plaine veau glacé et marbré fauve, filet doré encadrant les plats, dos à nerfs ornés de filets gras à froid, caissons d'encadrement dorés, larges fleurons dorés, semis de pointillés et de petits fleurons dorés, roulettes dorés, pièces de titre et de tomaison de maroquin lie-de-vin, titre doré, tomaison dorée, palette dorée en queue, roulette dorée sur les coupes, tranches saumon.
Ensemble complet des deux volumes constituant cette ''jolie édition ; la plus recherchée''. (in Brunet). Lequel ajoute qu'il ''est difficile de s'en procurer des exemplaires bien conservés de marges et dont les feuillets n'aient pas de teinte rousse''. ''La plus recherchée des éditions anciennes''. (in Quérard). Celle-ci recèle en pages de titre des fleurons dissemblables. ''Le nom de Marot est la première époque vraiment remarquable dans l’histoire de notre poésie, bien plus par le talent qui lui est particulier, que par les progrès qu’il fit faire à notre versification. Ce talent est infiniment supérieur à tout ce qui l’a précédé, et même à tout ce qui l’a suivi jusqu’à Malherbe. La nature lui avait donné ce qu’on n’acquiert point: elle l’avait doué de grâce. Son style a vraiment du charme et ce charme tient à une naïveté de tournure et d’expression qui se joint à la délicatesse des idées et des sentiments: personne n’a mieux connu que lui, même de nos jours, le ton qui convient à l’épigramme, soit celle que nous appelons ainsi proprement, soit celle qui a pris depuis le nom de madrigal, en s’appliquant à l’amour et à la galanterie. Personne n’a mieux connu le rythme du vers à cinq pieds, et le vrai ton du genre épistolaire, à qui cette espèce de vers sied si bien.'' ''Poète varié, Clément Marot participe encore de la tradition médiévale. Son ’œuvre est très abondante et «l’élégant badinage» auquel Boileau l’associe dans son Art Poétique n’est qu’un aspect. On remarque, en lisant ses Œuvres, comme le poète a évolué de la discipline des Rhétoriqueurs, vers un art très personnel qui le rapproche de l’humanisme.'' Graesse IV, trésor de livres rares et précieux, p. 411 - Brunet III, Manuel du libraire et de l'amateur de livres, 1458 - Quérard V, La France littéraire, p. 555. Angles parfois émoussés Reliures présentant par ailleurs quelques légères altérations. Quelques feuillets très légèrement oxydés. Très rares rousseurs dans les corps d'ouvrage. Petite déchirure en marge d'un feuillet. Du reste, belle condition.
A La Haie : Chez Adrian Moetjens, 1702. Un volume in-16, reliure de l'époque.
[19525]
La Haye : chez Adrian Moetjens, 1700, 2 volumes petits in-12 (13,5x7,5cm) plein veau, dos orné avec titre et tomaison, tranches mouchetées (reliures de l'époque), XVI, 732, (16) pages - Ex-libris manuscrit en page de titre. bonne édition, la plus recherchée selon Brunet (III, 1458) qui ajoute : «Il est difficile de s'en procurer des exemplaires bien conservés de marges et dont les feuillets n'aient pas une teinte rousse». Celui-ci au papier bien frais. Sinon une coiffe inférieure manquante, bel exemplaire.
Chez Adrian Moetjens La Haye 1714 2 volumes in-12 ( 145 X 75 mm ) de XIV-712 pages ( pagination continue )+ table, plein veau fauve marbré, dos à nerfs ornés de fleurons dorés, tranches brique. Portrait de Clément MAROT en frontispice. Menus défauts à la reliure, agréable exemplaire.
Lyon, Guillaume Rouillé, 1547. 1 fort vol. in-16, basane fauve, dos à nerfs orné de filets à froid, étiquette avec titre écrit à la plume, encadrement d'un double filet à froid sur les plats, tranches jaspées de rouge. Reliure du XVIIe siècle restaurée. (16) ff., 527 pp., (1) p.; 32 pp.; 175 pp., (1) p.; 127 pp., (1) p. Signatures : *8 **8 [a-z]8 [A-K]8; [aa-bb]8; [A-L]8; [a-h]8. Mouillures, plus prononcées en fin de volume, rogné un peu court en tête avec quelques atteintes au titre courant.
Première édition publiée par Guillaume Rouillé en 1546 avec des titres rafraîchis aux dates de 1547 et 1548. D'ailleurs tous les exemplaires connus, à l'exception d'un seul, sont datés 1547 ou 1548. Cette édition est divisée en deux parties, toutes deux imprimées par Etienne Roussin et Jean Ausoult : la première (1548) comprend les opuscules (dont l'Adolescence clémentine), les Elégies, Epîtres, Ballades, Chants divers, Rondeaux, Chansons, Epigrammes, Etrennes, Epitaphes, Cymetière, Complaintes et Oraisons. La seconde partie, intitulée Traductions (1547, avec page de titre propre) contient la traduction de vers profanes (Virgile, Ovide etc.) puis les psaumes. Enfin, en appendice (dans notre exemplaire, il est relié avant le titre des Traductions), on trouve l'Enfer et l'Epître du coq à l'Ane. La première partie de cette édition reproduit l'édition dite du Rocher, publiée par Antoine Constantin en 1544, dont la préface même a été conservée. Rouillé a ajouté l'Eglogue sur la naissance du filz de Monseigneur le Dauphin et le Panégyrique à Monseigneur d'Anguyen. Ces deux pièces avaient été données par Jean de Tournes dans son édition de 1546. Rare. Baudrier IX, 138 et 146; Tchemerzine-Scheler IV, 499a (à la date de 1546); Brunet III, 1456; Mayer, n°163; Berthon, 1546/2
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Champion 2000 14 4x3x22cm. 2000. Cartonné.
proche du neuf dos légèrement insolée intérieur propre bonne tenue
1700 1700 Adrian Moetjens, La Haye, 1700.2 volumes in-12 plein veau postérieur mais dans le goût du XVIIIe, dos orné, pièces de titre maroquin rouille, tranches dorées, XVI, 732 et [8ff.] de table. Bel exemplaire malgré une tâche en pied de la page de titre du tome second.
La librairie est ouverte du mardi au samedi de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 19h00. Commandes par courriel ou téléphone. Envoi rapide, emballage soigné. La librairie est ouverte du mardi au samedi de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 19h00. Commandes par courriel ou téléphone. Envoi rapide, emballage soigné.
A. G. Nizet. 1977. In-8. Broché. Etat d'usage, Tâchée, Dos plié, Quelques rousseurs. 309 pages - papier jauni, pliures sur les plats, coins frottés, annotation à l'encre sur la page de titre.. . . . Classification Dewey : 840.03-XVI ème siècle
Edition critique par C. A. Mayer. Classification Dewey : 840.03-XVI ème siècle
University of London/The Athlone Press In-8 Couverture rigide toile Londres 1958
Très bon 309 pages. Édition critique par C.A. Mayer sur le poète de la Renaissance Clément Marot (1496-1544).
La plus précieuse et la plus bibliophilique édition du XVIIe siècle des "Œuvres" de Clément Marot. A la Haye, chez Adrian Moetjens, Marchand Libraire près de la Cour, à la Librairie Françoise, 1700. Deux volumes petit in-12 de xvi pp., 732 pp. et (8) ff. de table. Maroquin bleu nuit, aux angles, quadrilobes mosaïqués de maroquin rouge ornés, pièce centrale chantournée de maroquin beige et losange rouge, ornés de petits fers, large bordure de fleurons dorés, filet doré en encadrement, dos à nerfs ornés de fers et quadrilobes mosaïqués rouge et brun, tranches dorées sur marbrures. Reliure mosaïquée de l’époque. 133 x 74 mm.
La plus précieuse et la plus bibliophilique édition du XVIIe siècle des Œuvres de Clément Marot. « Jolie édition, la plus recherchée... Il est difficile de s’en procurer des exemplaires bien conservés de marges et dont les feuillets n’aient pas une teinte rousse » mentionne Brunet (Manuel du Libraire et de l’amateur de livres, III, c. 1418). Cas du présent exemplaire, très pur et à très grandes marges (hauteur: 133 mm). Dans ses élégies, épîtres, ballades, rondeaux, chansons, complaintes, épigrammes et psaumes, Marot apporte en effet le meilleur de l’ancienne poésie française et une inspiration réellement populaire sous le vernis de la politesse de cour. Poète officiel adulé par François Ier et Charles Quint, Marot marque par son talent la première époque vraiment remarquable de la poésie française dont l’esprit reparaîtra chez La Fontaine qui ne manqua pas de rendre hommage à « Maître Clément ». De sa grand amye Dedans Paris, ville jolie, Ung jour passant melancolie, Je prins alliance nouvelle A la plus gaye damoyselle Qui soit d’icy en Italie. D’honnesteté elle est saisie, Et croy, selon ma fantaisie, Qu’il n’en est gueres de plus belle Dedans Paris. Je ne vous la nommeray mye, Sinon que c’est ma grand amye ; Car l’alliance se feit telle Par un doulx baiser que j’eus d’elle, Sans penser aulcune infamie. Édition qui se joint à la collection elzévirienne. Les deux fleurons de titre sont semblables dans la bonne édition, tandis qu’ils sont différents dans la réimpression qui a été faite sous la même date. (Ils sont ici semblables). Cette édition a toujours été prisée des grands bibliophiles et les bibliographes listent le nom de ses illustres détenteurs: Baron Pichon, Comte d’Hoym, Lignerolles, De Backer, La Roche Lacarelle, Didot, Mac Carthy, Pixérécourt, Labedoyere, Solar… Quant à Deschamps (Supplément à Brunet, il mentionne les enchères très élevées atteintes dans les années 1870 par les beaux exemplaires d’une hauteur de marges d’au moins 129 mm: (le présent exemplaire mesure 133 mm) «en mar. doublé de Boyet, exempl. Gaignat, 760 fr. Brunet (0m,137 de haut.); en mar. de Padeloup, aux armes du comte d’Hoym, 1500 fr. Baron Pichon , et serait vendu plus cher aujourd’hui; en mar. de Bradel, mais de 0m,129 seulement, 250 fr. Bordes; en maroquin de Trautz, exemplaire grand de marges, annoncé sur papier fort, 705 fr. Benzon; en mar. de Padeloup, haut. 0m,129, 330 fr. Leb. De Montgermont; en mar. de Bauzonnet, mais taché de rousseur, 120 fr. Labitte (1870); en mar. de Bauzonnet, 200 fr. au catal. Morgand et Fatout, et en mar. de relieurs di secondo cartello, deux exemplaires à 180 fr. au même cat.; en mar. de Trautz, 400 fr. cat. Fontaine de 1872. Nous citerons encore un délicieux exempl., relié en mar. doublé, par Padeloup, haut. 0m,134 qui fait partie du cabinet de M. de Ganay.» Rappelons qu’un livre de bibliophilie se négociait à cette époque à compter de 10 fr Or. Le présent exemplaire, revêtu d’une reliure mosaïquée de l’époque, compte parmi les plus précieux connus. « Au cours du XVIIIe siècle et spécialement de 1715 à 1775, un petit nombre de relieurs, pour la plupart parisiens, exécutèrent pour certains amateurs des reliures d’un caractère très particulier, décorées en mosaïque d’application de cuirs de différentes couleurs. La technique employée était connue depuis le XVIe siècle et demeurera utilisée. Elle est très exactement décrite par Dudin sous le nom de « reliure à compartimens » dans son Art du relieur doreur de livres publié en 1772, avec le patronage de l’Académie royale des sciences: « On commence par couvrir son livre en veau blanc ou en maroquin de couleur ou en tel autre fond qu’on veut ; il faut seulement que le cuir soit le mieux choisi et le plus exempt de tous défauts, trous et taches qu’on puisse se procurer. Quand le cuir est bien sec, on pose dessus un dessin tel qu’on le veut exécuter dont les différentes parties sont colorées ; on calque le dessin sur le veau et sur ce calque on colle des morceaux de maroquin teints en diverses couleurs et de toutes les teintes ; on pare ces peaux le plus mince qu’il est possible, de manière qu’on puisse voir le jour au travers ; on les taille en morceaux de la grandeur des parties du dessin qu’ils doivent représenter et on les colle avec de la colle de farine sur la peau, mettant très peu de colle pour ne point faire d’épaisseur ; quand ces morceaux sont collés, on met le livre en presse pendant un certain temps pour qu’ils s’unissent et ne fassent plus, pour ainsi dire, qu’un seul corps avec la peau qui fait le fond... Ensuite on dore tout ce qui est couvert de dessin, de même que tout le fond qui est semé de petits points... On recherche par dessus cet or le contour des fleurs, rinceaux, feuillages et autres parties du dessin, suivant exactement ces contours pour les circonscrire d’un filet d’or qui en termine l’extrémité. » Les reliures « à compartimens » étaient d’une technique extrêmement minutieuse et d’un prix de revient très élevé, ce qui explique pourquoi les exemples qui nous en ont été conservés sont très peu nombreux. » Précieuses reliures issues de l’«Atelier des Petits Classiques» ainsi nommé car le caractère commun de ces rarissimes reliures mosaïquées est de recouvrir de petites éditions classiques.
Précieux exemplaire à grandes marges de l’un des principaux livres de langue française du XVIe siècle conservé dans sa reliure parisienne en maroquin rouge doublé de maroquin bleu. A Lyon, à l’enseigne du Rocher, 1544. In-8 de 479 pp., (17) pp., 264 pp. Plein maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, dos à nerfs richement orné, double filet doré sur les coupes, doublures de maroquin bleu à dentelle, tranches dorées sur marbrures. Reliure signée Belz-Niedrée. 160 x 104 mm.
L’édition de référence, dite du Rocher, l’une des plus précieuses des Œuvres de Clément Marot. « Édition du plus grand intérêt, parce qu’étant la dernière donnée du vivant de Marot, et publiée par lui, elle a fixé le texte et le classement adoptés pour les éditions postérieures. Ce classement, dans l’ordre des genres de poésies ou de poèmes, est suivi là pour la première fois. C’est aussi dans cette édition que parait pour la première fois la traduction complète des cinquante psaumes de David, par Clément Marot, dont il n’avait été donné que des fragments dans les éditions précédentes. L’impression du volume est d’ailleurs très soignée. La marque qu’on voit sur le titre et à la fin est celle de l’imprimeur lyonnais Antoine Constantin. L’édition est connue sous le nom d’édition du Rocher, à cause de cette marque et des mots à l’enseigne du Rocher qu’on lit au-dessous. Dans son avis au lecteur, l’imprimeur annonce que la nouvelle disposition des œuvres a été faite « soubs la correction et bon jugement toutes fois de l’autheur... » Et il ajoute que plusieurs pièces parues ici étaient inédites. Dans la seconde partie, la traduction des Psaumes de David est précédée de trois épîtres, l’une « Au Roy très chrestien François premier de ce nom », la seconde « Au Roy encores » et la troisième « Aux dames de France touchant les dicts Pseaumes ». (J. Le Petit). « Édition remarquable » mentionne Brunet (III, 1455). Poète officiel adulé par François Ier et Charles Quint, Marot marque par son talent la première époque vraiment remarquable de la poésie française dont l’esprit reparaîtra chez La Fontaine qui ne manquera pas de rendre hommage à « Maître Clément ». Sa franchise d’esprit et de ton lui vaudront à plusieurs reprises tant l’incarcération que l’exil. Poète officiel de la cour de 1527 à 1534 Marot travaille à inventer des genres nouveaux. Il est ainsi l’inventeur en France du sonnet, importé d’Italie, à la suite de Pétrarque, ainsi que de l’églogue et de l’élégie, si prisées des poètes latins. « Dans sa poésie toute personnelle Marot évoque ce que Rabelais exprima avec la prose : de même que sous le rire de Rabelais se lisent les grandes préoccupations de son temps, sous la légèreté apparente de l’œuvre de Marot, se lisent la critique de la justice, le goût de la liberté, la mise en place de nouveaux rapports entre le poète et le roi, la défense d’idées religieuses nouvelles ». Le succès du poète à son époque fut immense et suscita maintes légendes. Ses textes furent présents dans tous les recueils de l’époque ; sa traduction des Psaumes servit de livre de prières à toute l’église réformée ; mais la légende retient aussi l’image du poète rossant le guet à la façon de Villon. De sa grand’ amye Dedans Paris, ville jolie, Ung jour passant melancolie, Je prins alliance nouvelle A la plus gaye damoyselle Qui soit d’icy en Italie. D’honnesteté elle est saisie, Et croy, selon ma fantaisie, Qu’il n’en est gueres de plus belle Dedans Paris. Je ne vous la nommeray mye, Sinon que c’est ma grand amye ; Car l’alliance se fet telle Par un doulx baiser que j’eus d’elle, Sans penser aulcune infamie. Précieux exemplaire à grandes marges de l’un des principaux livres de langue française du XVIe siècle conservé dans sa reliure parisienne en maroquin rouge doublé de maroquin bleu. Provenance : des bibliothèques R. Grandsire et L. Michaud avec ex libris.