Paris Stock 1947 In-8 broché, couv. illustrée rempliée, frontispice gravé de Michel CIRY, bandeaux de Mario PRASSINOS, 598 pp. Tirage sur vélin chiffon du Marais, limité à 2250 exempl., celui-ci n° 548. Vingt-cinquième ouvrage de la collection Cent Romans Français.
Dos un peu bruni, bon état.
P., Jouaust - Librairie des Bibliophiles, 1882. 3 vol. in-12, demi chagrin bleu, dos 5 nerfs, titres dorés, caissons ornés de fil. dor. et de motifs floraux dorés mosaïqués de rouge en leur centre, tranchefiles, signets, têtes dorées (Reliure de l'époque).
Toujours agréable impression Jouaust pour la Librairie des Bibliophiles, ici ex. sur hollande van Gelder non justifié. Tirage à petit nombre. 3 titres frontispices gravés de Adolphe LALAUZE. Cinquième titre de la collection "Bibliothèque des Dames". Légères transparences de rousseur sur les gravures des tomes 1 et 3, sinon, bel exemplaire dans une reliure de très bonne facture.
[Les Libraires Associés] - MARIVAUX, Pierre Carlet de Chamblain de
Reference : 71853
(1788)
1 vol. in-12 br., Chez les Libraires Associés, Paris, 1788, 72 pp.
Retirage de l'édition originale de 1730. Bon état (ex-libris manuscrit du Chevalier de Vivens en garde)
Paris Chez Prault Fils 1759 in 8 (21x14) 1 volume broché, couverture muette de papier marbré ancien, 47 pages, non rogné. Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux, 1688-1763. Bon exemplaire ( Photographies sur demande / We can send pictures of this book on simple request )
Bon
A Paris, chez Prault Père, 1733. In-12 de (4)-76-(4) pp., demi-veau blond à coins, dos orné à nerfs, pièces de titre en maroquin brun (Thierry Sr de Petit-Simier).
Nouvelle édition. Nouvelle édition, l'édition originale avait paru en 1736, année de la création de la pièce.Comédie en un acte et en prose, représentée pour la première fois par les Comédiens Français le 11 juin 1736 à la Comédie-Française. L'intrigue repose sur un legs conditionnel : un marquis a légué une fortune considérable à sa nièce Hortense, à la condition qu'elle épouse le comte, son neveu. Mais le comte est amoureux de la Comtesse et n'ose l'avouer ni à elle ni à sa cousine, par crainte de perdre l'héritage ; Hortense, de son côté, aime un autre mais se croit obligée d'accepter le comte. Le nœud comique naît de la difficulté de chacun à avouer ses véritables sentiments, empêtré qu'il est dans les calculs d'intérêt que le legs a suscités. « Marivaux y montre avec une ironie légère comment l'argent paralyse l'aveu et condamne les êtres à se mentir à eux-mêmes ».Tchemerzine VII, p. 415. Bel exemplaire.
La Haye, Chez C. Rogissart & Soeurs. 1734. 2 vol. petit in-8 (155 x 92 mm.), 95-(1)-106-111-(1) et 94-92 pp. Reliure veau d'époque, dos à nerfs orné de fleurons dorés, tranches mouchetées, les deux volumes sont appareillés (les dorures ne sont pas identiques), les dos sont frottés et épidermés, les coiffes restaurées, la pièce de tomaison du vol. 1 a été refaite, cachets de bibliothèques sur pages de titre et dans le texte du vol. 1, vol. 2 : page de titre restaurée en bordure, annotations au crayon gris.
Édition paru la même année que l'édition originale.
Paris, Prault père, 1735-36. 5 tomes en 1 vol. in-12, veau moucheté, dos à nerfs orné, pièce de titre en maroquin rouge, tranches rouges. Reliure de l'époque, coiffe sup. arrachée, coiffe inf. élimée. (2) ff., 115 pp.; (2) ff., 128 pp.; (1) f., 134 pp., (3) ff.; (1) f., 114 pp; (2) ff., 118 pp., (1) f. Quelques rousseurs et taches.[D19]
Cette édition passait pour l'originale jusqu'à ces dernières années. Elle correspond en fait à l'édition E de la bibliographie spécifique établie par Delofre dans son édition du Paysan parvenu (Paris, Garnier, 1969, p. LI). La vraie édition originale, qui semble rarissime, a la même collation (mais pas exactement la même composition) et fut imprimée en 1734-1735. Tchemerzine-Scheller IV, 413; Cioranescu, 42729 (tous deux présentent notre édition comme l'originale).
La Haye, Derogissard, 1762 ; 8 parties en 2 volumes in-12, veau blond marbré, dos à nerfs ornés, tranches marbrées. (Reliures de l’époque) 2 ff., 79 pp., 88 pp., 1 f. blanc, 94 pp., 1 f. blanc, 78 pp., 1 f., 79 pp. - 1 f., 100 pp., 1 f., 102 pp., 1 f., 103 pp.
1756 La Haye, Henri Scheurleer, 1756, 8 parties rel. en 1 vol. in 12 de (4) ff., 320 pp., (1) f., 315 p., (1) p. de catalogue du libraire, pages de titre séparées pour chacune des parties, rel. d'ép. plein veau brun, dos à nerfs orné de fers dorés, pièce de titre de mar. rouge, tranches rouges, habiles restaurations anciennes aux coins et coiffes, très petit manque à la coiffe sup., dos fragile, bon ex.
Les trois dernières parties sont apocryphes.
Rouen, Machuel, 1782. 8 parties en 2 vol. in-12 de 70, 76, 80, 68 pp. ; 69, (2)-72, 76, 75-(1) pp., basane marbrée, dos orné à nerfs, pièces de titre et de tomaison en maroquin rouge, tranches marbrées (reliure de l'époque).
Édition rouennaise en huit parties à pagination séparée, sortie des presses de Pierre Machuel une première fois en 1780. Bon exemplaire. Épidermures sur le premier plat du tome II.
A Paris, chez Prault Père, 1733. In-12 de (4)-120 pp., demi-veau blond à coins, dos orné à nerfs, pièces de titre en maroquin brun (Thierry Sr de Petit-Simier).
Édition originale publiée avant la création, en 1733, un an avant la première représentation.Comédie en trois actes et en prose, représentée pour la première fois par les Comédiens Français le samedi 6 novembre 1734 à la Comédie-Française. Rosimond, jeune provincial arrivé à Paris, en est revenu transformé en petit-maître, c'est-à-dire en fat imbu de ses manières mondaines, au point de délaisser Hortense, la jeune femme qu'il devait épouser et qui l'aime sincèrement. Celle-ci, blessée dans sa fierté, décide alors de feindre l'indifférence et même de lui préférer un rival, jusqu'à ce que la jalousie ramène Rosimond à la sincérité de ses sentiments originels. « Marivaux oppose dans cette comédie la superficialité des mœurs parisiennes à l'authenticité du sentiment provincial », thème qui lui tenait particulièrement à coeur, lui qui souffrit toute sa vie du mépris de Voltaire pour son style précieux. La pièce fut fraîchement accueillie et retirée de l'affiche après quelques représentations.Tchemerzine VII, p. 417. Bel exemplaire.
Sans lieu ni date, (Paris, 1738?). In-12 (16.8 cm) 131, (1) pages. Broché, sous couverture muette factice de papier gris bleu. Exemplaire sans page de titre. Rousseurs par endroits. cf. : Cioranescu 18°, 42706. Quérard V, 544
Le feuillet d'approbation et privilège donne la date du 15 septembre 1738. Exemplaire sans la page de titre et les 4 pages de catalogue, mais avec la même pagination que l'original de 1738 chez Prault père. Cet exemplaire n'est nullement vendu comme l'original.
Paris, Chez les Libraires qui vendent les Nouveautés, an sixième, (1798). Petit in-4 (19.6 cm) 64 pages. Brochure sortie d'un volume relié. Sans couverture. Rousseurs.
A Paris, chez Prault Père, 1739. In-12 de (4)-131 pp., demi-veau blond à coins, dos orné à nerfs, pièces de titre en maroquin brun (Thierry Sr de Petit-Simier).
Édition originale. Comédie en trois actes et en prose, représentée pour la première fois par les Comédiens Italiens Ordinaires du Roi le 16 mars 1737 au Théâtre de l'Hôtel de Bourgogne, considérée aujourd'hui comme le chef-d'oeuvre de Marivaux et l'une des grandes comédies du répertoire français. Dorante, jeune homme ruiné, entre au service d'Araminte, riche veuve, avec la complicité de son valet Dubois, ancien serviteur de la maison, qui a conçu un stratagème élaboré : multiplier les fausses confidences pour faire croire à Araminte que Dorante l'aime éperdument, dans l'espoir que cet amour, d'abord feint, finisse par éveiller un sentiment réel. « La pièce explore avec une rare lucidité la frontière entre manipulation et sincérité, entre le calcul et le sentiment » (Comédie-Française, répertoire). L'amour naît ici non malgré le stratagème mais à travers lui, « Marivaux donne à voir comment on tombe amoureux malgré soi, comment la fiction produit du vrai ».Tchemerzine VII, p. 416. Bel exemplaire.
A Paris, chez Prault Père, 1733. In-12 de (12)- 99-(9) pp., demi-veau blond à coins, dos orné à nerfs, pièces de titre en maroquin brun (Thierry Sr de Petit-Simier).
Édition originale. Comédie en cinq actes et en prose, représentée pour la première fois par les Comédiens Français à la Comédie-Française en juin 1732, l'une des rares pièces que Marivaux écrivit pour ce théâtre plutôt que pour les Italiens. L'intrigue repose sur un serment imprudent : Phénice et Damis ont juré, sur les instances de leurs pères respectifs qui souhaitent les marier, de ne jamais s'aimer. Or, se trouvant ensemble, ils s'aperçoivent rapidement qu'ils s'aiment, mais leur serment les contraint à feindre le contraire, ce qui les conduit à des situations de plus en plus embarrassantes. Marivaux y « retourne le ressort habituel de ses comédies : au lieu d'un amour caché que les personnages refusent d'avouer, c'est un amour déclaré que les personnages refusent d'admettre ». La pièce fut accueillie fraîchement par le public de la Comédie-Française, peu habitué au style de Marivaux, et ne connut qu'un succès modéré.Tchemerzine VII, p. 411. Bel exemplaire.
A Paris, chez Prault Père, 1739. In-12 de (4)-53-(3) pp., demi-veau blond à coins, dos orné à nerfs, pièces de titre en maroquin brun (Thierry Sr de Petit-Simier).
Édition originale. Comédie en un acte et en prose, représentée pour la première fois par les Comédiens Italiens Ordinaires du Roi le 13 janvier 1739 au Théâtre de l'Hôtel de Bourgogne. La pièce met en scène deux personnages qui se piquent de sincérité absolue, Ergaste et la Marquise, et se retrouvent confrontés aux effets dévastateurs de cette vertu poussée à l'excès : la sincérité, loin de favoriser l'amour, le détruit en révélant sans ménagement les défauts de chacun. « Marivaux ne présente pas deux personnages sincères, mais deux personnages qui portent le masque de la sincérité », paradoxe au coeur de la pièce, où l'honnêteté devient une forme de cruauté mondaine et la franchise un instrument de vanité. La pièce constitue une réflexion sur les limites de la transparence dans les relations humaines, et plus particulièrement dans les relations amoureuses.Pas dans Tchemerzine. Bel exemplaire.
Amsterdam et Leipzig, Arkstée & Merkus, 1754 4 volumes in-12 de (1) f., 427 pp. - (2) ff., 428 pp. - (2) ff., 428 pp. - (2) ff., 428, cuir de Russie Lavallière, triple filet doré en encadrement sur les plats, dos à nerfs plats ornés de caissons de fleurons dorés et de roulettes dorées et à froid, filet doré sur les coupes, bordures de grecque dorée, tranches dorées (reliures vers 1830).
"Jolie contrefaçon in-12 des œuvres de Marivaux. Précédée du Discours de réception de l'auteur à l'Académie Françoise, et de la réponse de l'archevêque de Sens, elle réunit, à pagination continue par volume, 28 pièces de Marivaux. T. I : Arlequin poli par l'Amour ; La Surprise de l'Amour ; La Double Inconstance ; Le Prince Travesti, ou l'Illustre Avanturier ; La Fausse Suivante, ou le Fourbe puni ; L'Ile des Esclaves. T. II : L'Hermite de Village ; Le Jeu de l'Amour et du Hazard ; Le Triomphe de l'Amour ; L'Epreuve ; La Joye Imprevue ; La Dispute ; Le Prejugé vainvu ; Les Sinceres. T. III : Annibal ; Le Denouement Imprevu ; L'Ile de la Raison, ou les Petits Hommes ; Le Seconde Surprise de l'Amour ; La Reunion des Amours. T. IV : Le Petit-Maître corrigé ; Les Fausses Confidences ; La Mère confidente ; La Méprise ; L'Heureux Stratagème ; L'Ecole des Mères ; Le Triomphe de Plutus. Vignettes de titre, bandeaux typographiques et culs-de-lampe. Frontispices signés ""C.F. Fritzsh fecit Amst."" aux tomes I & IV, ""J. Punt delin et fecit 1749"" au tome III. Utilisant l'identité des libraires associés Hans Kasper Arkstee et Hendrick Merkus, l'adresse ""Arkstee & Merkus à Amsterdam et Leipzig"" dissimule des éditions généralement françaises, notamment de Paris et de Rouen, entre 1753 et 1774. Bel exemplaire."
1754 À Amsterdam et à Leipzig, chez Arkstee et Merkus, 1754. 4 volume, in-12° (8 x 13.5 cm). Tome I: [6] pp. (dont un frontispice par C. F. Fritzsch et la page de titre avec une vignette gravée) + 427 + [3] pp.; Tome II: [6] (dont la page de titre avec une vignette gravée et la Table des comédies) + 428 pp. + [2] bl.; Tome III: [8] (dont un frontispice par J. Punt, la page de titre avec une vignette gravée et la table des comédies) + 428 pp. + [2] bl.; Tome IV: [8] (dont un frontispice par C. F. Fritzsch identique à celui du premier tome, la page de titre avec une vignette gravée aussi identique à celle du premier tome et la table des comédies) + 428 pp. (la dernière page est numéroté erronément 228 et la page 424 est numérotée 324) + [2] bl. Cette belle contrefaçon est de 4 ans postérieure à lédition originale citée par Querard (tome V, page 545), « où on trouve en tête du premier volume le Discours de réception de lauteur à lAcadémie Française », quil définit « très-incorrecte ». Reliure en veau brun clair, roulotte dorée sur les coupes, dos à 4 nerfs avec pièce de titre en cuir rouge, tomaison en cuir brun et cassons décorés de fleurons dorés encadrés. Coins émoussés, coupes frottées, coiffes plus ou moins abîmés, petit travaille de vers sur le dos du premier et troisième tome, petit manque en bas du dos du tome IV, intérieur propre. Bel exemplaire, fatigué mais solide.
Gallimard
LIVRE A L’ETAT DE NEUF. EXPEDIE SOUS 3 JOURS OUVRES. NUMERO DE SUIVI COMMUNIQUE AVANT ENVOI, EMBALLAGE RENFORCE. EAN:9782070400560
A Paris, chez Pierre Prault, 1732. In-12 de (10)-144 pp. et (4) pp. de catalogue, demi-veau blond à coins, dos orné à nerfs, pièces de titre en maroquin brun (Thierry Sr de Petit-Simier).
Édition originale. La comédie s'inscrit dans la lignée des grandes comédies de travestissement : Léonide, princesse de Sparte héritière d'un trône usurpé, se déguise en jeune philosophe nommé Phocion pour approcher Agis, l'héritier légitime qui vit dans la retraite du philosophe Hermocrate et de sa sœur Léontine. Le travestissement, stratagème central qui fait de l'héroïne à la fois un personnage politique et amoureux, permet à Marivaux d'explorer les tensions entre sentiment, raison et préjugés dans un cadre hellénisant qui doit beaucoup à Fontenelle.Tchemerzine VII, 424. Bel exemplaire.
A Paris, chez Prault Père, 1739. In-12 de (2)-53-(3) pp., demi-veau blond à coins, dos orné à nerfs, pièces de titre en maroquin brun (Thierry Sr de Petit-Simier).
Édition originale publiée onze ans après la création. Comédie en un acte et en prose, représentée pour la première fois par les Comédiens Italiens Ordinaires du Roi le 22 avril 1728 au Théâtre de l'Hôtel de Bourgogne. Marivaux y confronte les deux grandes forces qui gouvernent les hommes : Apollon et Plutus — l'amour et l'argent. Pour conquérir la belle Ergaste, le jeune Arlequin se voit conseiller par Apollon de séduire par les arts et l'esprit ; mais c'est Plutus, dieu des richesses, qui triomphe finalement en offrant à Arlequin les moyens pécuniaires qui lui faisaient défaut. La pièce constitue une satire mordante des mœurs d'une société où la fortune l'emporte sur le mérite , thème particulièrement sensible pour Marivaux, qui avait perdu sa propre fortune dans la faillite du système de Law en 1720.Tchemerzine VII, p. 417.
A Paris, chez Prault Père, 1733. In-12 de (4)-89-(3) pp., demi-veau blond à coins, dos orné à nerfs, pièces de titre en maroquin brun (Thierry Sr de Petit-Simier).
Édition originale. Comédie en trois actes et en prose, créée le 6 juin 1733 au Théâtre-Italien (Hôtel de Bourgogne), écrite à la même époque que Le Petit-Maître corrigé. L'intrigue s'articule autour d'un stratagème de jalousie : la Comtesse a délaissé Dorante pour le Chevalier, qui lui-même abandonnait la Marquise ; celle-ci élabore avec Dorante un heureux stratagème, feindre de s'aimer et d'annoncer leur mariage, afin d'aiguiser la jalousie de ceux qu'ils aiment. En contrepoint, les noues de Lisette et d'Arlequin suivent en miroir les intrigues de leurs maîtres. Le sujet, « l'histoire du chien du jardinier qui ne mange pas les fruits qu'il a à sa portée, mais ne veut pas non plus qu'un autre les mange », s'inscrit dans une longue tradition dramatique, de Lope de Vega à Marivaux.Tchemerzine VII, p. 426. Bel exemplaire.
A Paris, chez Prault Père, 1733. In-12 de (4)-61-(3) pp., demi-veau blond à coins, dos orné à nerfs, pièces de titre en maroquin brun (Thierry Sr de Petit-Simier).
Édition originale. Comédie en un acte et en prose, représentée pour la première fois par les Comédiens Italiens au Théâtre de l'Hôtel de Bourgogne en juillet 1732. La pièce s'inscrit dans la lignée des comédies de Marivaux consacrées à l'éducation sentimentale et à l'autorité parentale : Angélique, jeune fille élevée à l'écart du monde par une mère tyrannique qui lui a choisi un vieux prétendant, Damis, rencontre subrepticement le jeune Éraste dont elle s'éprend. La mère se retrouve prise à son propre piège : croyant façonner sa fille à l'ignorance du coeur, elle n'a fait que la rendre plus vulnérable aux premiers mouvements du sentiment. « En un seul acte, Marivaux réussit à condenser une réflexion sur les rapports entre la mère et sa fille, et sur les effets pervers d'une éducation fondée sur la contrainte » (Comédie-Française, répertoire).Tchemerzine VII, p. 425. Bel exemplaire.
Troyes, Gobelet, imprimeur-libraire, an VII (1799 ). Petit in-4 (18.9 cm) 46 pages. Brochure sortie d'un volume relié. Sans couverture. Bel état.
A Paris, chez Prault Père, 1747. In-12 de (4)-131 pp., demi-veau blond à coins, dos orné à nerfs, pièces de titre en maroquin brun (Thierry Sr de Petit-Simier).
Nouvelle édition. Comédie en un acte et en prose, représentée pour la première fois par les Comédiens Italiens Ordinaires du Roi le 19 novembre 1740 au Théâtre de l'Hôtel de Bourgogne, l'une des dernières grandes comédies de Marivaux. Lucidor, jeune homme aisé, est épris d'Angélique, fille d'une paysanne, mais doute de la sincérité de ses sentiments : l'aime-t-elle pour lui-même ou pour sa fortune ? Il imagine alors une série d'épreuves, proposer à Angélique d'autres prétendants plus riches ou plus titrés, pour mettre son coeur à l'épreuve. « L'épreuve marivaudienne atteint ici son degré le plus systématique et le plus cruel : le stratagème, poussé à l'extrême, révèle moins la vérité du sentiment qu'il ne l'altère » (Comédie-Française, répertoire). La pièce illustre une des obsessions constantes du théâtre de Marivaux : la méfiance de l'amour envers lui-même, et la difficulté à distinguer le sentiment vrai du calcul.Tchemerzine VII, p. 418. Bel exemplaire.