1847 Paris, Michel Lévy frères, 1847, grand in 8 de (4)-373-(3) pp., rel. d'ép. demi-chagrin rouge, dos à faux-nerfs ornés de roulettes dorées soulignés de filets à froid, caissons dorés, rousseurs, bon ex. à grandes marges.
Ouvrage illustré par Tony JOHANNOT de 9 compositions gravées à leau-forte hors-texte sur papier de chine appliqué, et d'un portrait gravé en frontispice d'après Carl Mayer.
München, Literarisch-artistische Anstalt, 1846. Small folio. In the publisher's half-morocco binding with four rasied bands, gilt and blindtooled gilt decorations on spine. Spine and capitals with wear. Pp. 53-55 detached. Occasional brownspottet.
First illustrated edition of Goethe's version of the medieval folklore on Reinard the Fox.
P., à l'Enseigne du Pot cassé, 1930. In-12 broché, 208 pp., illustr. gravées sur bois dans le texte. (Lumen animi, 4). Ex. num. sur papier de Bornéo.
Qq. rouss. sur la couv. sup., le reste frais, bonne condition. - Frais de port : -France 4,95 € -U.E. 9 € -Monde (z B : 15 €) (z C : 25 €)
Les expéditions italiennes des rois de France Charles VIII, Louis XII et François I, somptueusement reliées à l'époque pour Jean-Charles-Pierre Le Noir, Lieutenant-général de Police et garde de la bibliothèque du Roi. Paris, au Jardin du Palais Royal, 1777.Deux tomes en 2 volumes in-8 de: I/ (2) ff., 358 pp., 2 planches à pleine page; II/ (2) ff., 417 pp., (3) pp., 3 planches à pleine page. Reliés en plein maroquin rouge de l’époque, triple filet doré encadrant les plats avec fleurons d’angle, grandes armoiries au centre des plats, dos lisses ornés, pièces de titre et de tomaison de maroquin vert, filet doré sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Reliure de l’époque. 195 x 123 mm.
Première édition du meilleur ouvrage historique de Louis Valentin Goezmann, essentiellement consacré aux expéditions italiennes des rois de France Charles VIII, Louis XII et François I. Barbier, anonymes, II, 826; Bulletin Morgand et Fatout, 2185; Bibliothèque Edouard Rahir, 1060. Ce traité couvre les années 1493 à 1547, date de la mort du roi François Ier. La seconde partie du livre de Goezmann relate les relations tripartites entre l'Angleterre, la France et l'Empire de Charles-Quint, puis de Barberousse et s'achève sur la Paix de Crespi, la Paix avec l'Angleterre et la Mort de FrançoisI. L’édition est ornée de 5 portraits gravés en taille-doucede Charles VIII, Louis XII, François I, Charles-Quint et Charles de Bourbon. Goezmann, né en 1730, fut guillotiné le 25 juillet 1794. Conseillé au Parlement Maupéou, il fut condamné pour corruption lors d'un procès célèbre intenté par Beaumarchais en 1774. Somptueux exemplaire relié en maroquin rouge aux armes de Jean-Charles-Pierre Le Noir, Lieutenant de Police (1732- 1807). Jean-Charles-Pierre Le Noir, fils de Jean-Charles-Joseph, lieutenant particulier au Châtelet de Paris, et de Marie-Anne Le Noir de Cindré, né le 17 novembre 1732, devint conseiller au Châtelet en 1752, lieutenant particulier après son père, maître des requêtes, conseiller d’Etat en 1775, puis lieutenant général de police à Paris le 10 juin 1776; il apporta dans l’administration de cette ville quantité d’améliorations et resta en fonctions jusqu’au 10 août 1785; il avait été nommé en avril 1784 garde de la Bibliothèque du Roi et président de la commission des finances; en 1790, il émigra en Suisse, puis en Autriche; il rentra en France en 1802 et mourut le 17 novembre 1807. Le Noir qui avait épousé en premières noces Marie Denis, le 27 janvier 1757, contracta en Autriche un second mariage avec une Française. Références : Olivier, pl. 288.
Bruxelles Misch et Thron 1908. Fort in-8 broché VIII 502pp. Nombreux schémas et cartes dans le texte, 4 belles cartes en couleurs hors texte repliées. Quelques pâles rousseurs par endroits, petite coupure sans manque en marge de la page 369. Exemplaire en bon état, complet, imprimé sur beau papier.
Une très bonne source documentaire sur le Congo Belge: géologie, orologie, hydrographie, ethnologie, climat, administration, agriculture (exploitations forestières, caoutchouc, cacao, café, tabac, indigo, maïs, bétail...) et industrie minière (or, fer, cuivre et autres).
Paris, Éditions de La Pléiade, 1927. Un volume grand in-8° (245 x 180 mm), relié. Plein maroquin havane janséniste, dos à quatre nerfs, tête dorée, couverture et dos conservés, étui bordé (J.Van West). 21 GRAVURES ORIGINALES À L'AQUATINTE ET À L'EAU-FORTE PAR ALEXANDRE ALEXEIEFF. Tirage : 266 ex. Celui-ci l'un des 15 exemplaires de tête sur japon impérial, numéroté et paraphé par l'éditeur (n°11), comprenant une suite complète des gravures en premier état avec remarques sur japon mince, une suite complète en état définitif sur vélin et 2 gravures inédites avec remarques. Les suites sont judicieusement reliées en fin de volume (Bendazzi, Alexeieff, itinéraire d’un maître, 2001, pp. 98-115).
Exemplaire parfaitement relié d'un des plus beaux ouvrages illustrés par Alexeieff. Son premier livre gravé. Rarissime avec suites. Un exemplaire en deuxième papier avec les suites lacunaires chez Litzler (Christie's France 20/02/2019) : https://www.christies.com/Lotfinder/lot_details.aspx?hdnSaleID=28241&LN=151&intsaleid=28241&sid=2bbbccd1-406a-4d7e-aba6-5ab62597b05d
Paris, Éditions de La Pléiade, 1927. Un volume grand in-8° (245 x 176 mm), broché sous couverture rempliée imprimée. 21 GRAVURES ORIGINALES À L'AQUATINTE ET À L'EAU-FORTE PAR ALEXANDRE ALEXEIEFF. Tirage : 266 ex. Celui-ci l'un des 216 exemplaires sur vélin de Rives à la cuve (n°77) paraphé par l'éditeur. Note : "Pour Alexeieff, l'illustration doit se libérer du texte, elle n'est pas ornementale. Il la considère comme une interprétation de la parole écrite, synthèse du texte de l'auteur, recréant ainsi un monde autonome formé des impressions que l'illustrateur ressent au cours de la lecture, les comparant ensuite à son propre univers constitué de ses souvenirs. Cette étape est précédée d'un long travail préparatoire où Alexeieff effectue des recherches sur l'auteur, son époque, sa pensée et sur les critiques littéraires dont il fut l'objet".
Un des plus beaux ouvrages illustrés par Alexeieff. Son premier livre gravé. Broché en condition d'origine mais défauts de papier au dos.(Références : Bendazzi, Alexeieff, itinéraire d’un maître, 2001, pp. 98-115).
Paris, Éditions de La Pléiade, 1927. Un volume grand in-8° (245 x 180 mm), relié. Plein maroquin citron janséniste, dos à quatre nerfs, doublures à encadrement de maroquin orné de filets dorés ornementés, tête dorée, couverture et dos conservés, étui bordé (signé par Bellvallée). 21 GRAVURES ORIGINALES À L'AQUATINTE ET À L'EAU-FORTE PAR ALEXANDRE ALEXEIEFF. Tirage : 266 ex. Celui-ci l'un des 216 exemplaires sur vélin de Rives à la cuve (n° 185) paraphé par l'éditeur. (Bendazzi, Alexeieff, itinéraire d’un maître, 2001, pp. 98-115).
Exemplaire parfaitement relié d'un des plus beaux ouvrages illustrés par Alexeieff. Son premier livre gravé. Impeccable travail de dorure, le dos de la reliure est légèrement insolé. Provenance E. Gutzwiller (Vente Sotheby's du 25.10.1996).
Les Editeurs Français Réunis 1952 1 vol. broché in-4, broché sous jaquette illustrée, 90 pp. Edition originale de cette traduction illustrée de dessins par le collectif "Koukriniksi". Infime accroc au dos de la jaquette, sinon très bon état.
Editions Manuel Bruker, s.d. In-4 en ff., sous double emboitage ocre, couverture imprimée, illustrée et rempliée, 118 pp., illustré par Simon Golberg de 60 lithographies originales en noir dont la vignette de couverture et 12 h.-t. Premier volume de la collection Glèbe Plèbe, imprimé sur les presses de J. Zichieri pour la typographie et André Clot pour les lithographies. Tirage unique à 225 exemplaires sur vélin d'Arches, un des 100 nominatifs, accompagnés d'une SUITE SUR VELIN de 4 lithographies refusées.
Bel exemplaire. - Frais de port : -France 6,9 € -U.E. 11 € -Monde (z B : 18 €) (z C : 31 €)
Firmin-Didot, Paris 1838 In-8. (8), 460 pp., 1 carte, 92 planches h.-t. Demi-basane violette à coins, dos orné dans le goût romantique, tranches marbrées. (Reliure de l'époque.). Illustré par une carte dépliante, 80 planches gravées pour la Suisse et 12 pour le Tyrol. De la collection "L'univers".Première édition d'un ouvrage illustré de nombreuses vues, costumes, portraits, etc. Histoire de la Suisse, des temps anciens jusqu'au début du 19e siècle, suivie de la statistique et la description de chacun des cantons suisses. Il suit une 2e partie, beaucoup plus brève (44 p. et 12 planches) sur le Tyrol.
dos plats,coins frottés,texte bon Remise de 20% pour toutes commandes supérieures à 200 €
Paris A. Quantin, s.d. (vers 1885), 1885 1 vol. relié in-8, percaline bleue éditeur, VIII + 297 pp., nombreuses vignettes et lettrines en couleurs dessinées par Poinson et gravées par Michelet. Très bon état.
Paris Hetzel 1844 1 vol. relié in-4, demi-chagrin rouge, dos à nerfs, reliure de l'époque, XXII + 256 pp., 10 belles vignettes hors-texte par Tony Johannot. Rousseurs.
1888 Jouaust, Libr. des Bibliophiles, Paris, 1888. 110 X 180 mm. 2 tomes, brochés, non rogné, Ex. sur Hollande. Illustré de gravures à l'eau-forte de A. LALAUZE. 1er plat du tome et dos brunis,texte trés frais,
Remise de 20% pour toutes commandes supérieures à 200 €
Paris Bourgueleret 1838 1 vol. relié gr. in-8, demi-chevrette rouge à coins, dos à nerfs soulignés de guirlandes dorées, encadrements dorés et à froid sur les caissons, tête dorée, reliure de l'époque, XXVII + 581 pp. Premier tirage du frontispice sur chine et des 10 belles planches hors-texte par Tony Johannot sous serpentes imprimées. Le texte, en édition bilingue, comprend également une centaine de vignettes gravées sur bois. Quelques rousseurs, mais excellent exemplaire relié à l'époque avec le feuillet d'avis au relieur.
Bourgueleret, Paris;1838; Hardcover demi basane , plats marbrés, doslisse titre , 1ère édition, illustrée d"un portrait de l"auteur sur chine en frontispice et de 10 gravures sur cuivre hors texte, protégées de serpentes, d"après T. Johannot, et de nombreuses gravures sur bois in texte, texte avec encadrement, 581p, rousseurs eparses
dos frotte,correct Remise de 20% pour toutes commandes supérieures à 200 €
1930 Paris, Fourcade, 1930, in 8 br., couvert. illustr. rempl., bon ex.
Ouvrage illustré par CHAGALL de 7 dessins hors-texte et de la couverture. Un des 850 ex. num. de l'éd. orig. de la nouvelle version augmentée de plusieurs poèmes et de 3 dessins.
Paris, Éditions Fourcade, 1930. 23 x 14,5 cm, 110 pp. Broché, couverture rempliée légèrement usée, déchirure au dos. Illustré de 7 dessins de Chagall. Un des 850 sur papier bibliophile. L'édition originale date de 1925 mais contient moins de poèmes et de dessins.
Paris Editions Hémisphères 1947 1 vol. broché gr. in-8, broché, couverture bleue à rabats, non paginé. Edition originale illustrée de 3 dessins à pleine page par Yves Tanguy. Tirage limité à 400 exemplaires, celui-ci numéroté sur papier à la cuve "Shadowmould" léger, avec un envoi de l'auteur au peintre Henri Goetz. Couverture effrangée au niveau du dos, sinon bon état.
Goltzius (Hendrik), La Passion (1596-1598). Suite complète de 12 planches. (F. W. H. Hoolstein, n° 21 à 32) “Extremely scarce as a complete set. Bartsch 27-38.” «Goltzius est un superbe graveur et ses œuvres sont justement recherchées» E. Benezit. «Un virtuose du burin comme l’histoire de la gravure n’en a jamais connu».E. Rouir. Goltzius, Hendrik. La Passion. Suite complète de 12 planches. (F. W. H. Hoolstein, n° 21 à 32). 1596-1598. In-4 en hauteur, burin. Splendides épreuves du 1er état sur 2. Complete set of 12 engravings, 1596-98. Each approximatively 200 x 130 mm; 8 x 5 inches. First state (of 2), before the address of de Wit. Marges du cuivre conservées. Bords tendus sur une feuille de montage pour chacune, réunies dans une reliure cartonnée. Dimensions des pages : 308 x 248 mm Dimensions des gravures : 199 x 132 mm. «Extremely scarce as a complete set. Bartsch 27-38». Précieux exemplaire du plus grand graveur au burin de l’histoire de la gravure qui a composé ces 12 pièces dans la manière de Lucas de Leyde, «ce qui lui a parfaitement réussi». A. Bartsch. «En Hollande, ce siècle s’achève en apothéose avec Hendrick Goltzius (1558-1617), virtuose du burin comme l’histoire de la gravure n’en a jamais connu.» «La renommée d'Hendrick Goltzius dans le domaine artistique et, plus précisément dans celui de la gravure a toujours été confirmée. L. Alvin, en 1856, parlait de Goltzius en termes élogieux : « Génie inventif et ardent, il avait ouvert une voie nouvelle à son art qui, depuis Durer et Lucas de Leyde, n’avait pas fait de progrès sensibles aux Pays-Bas ». De même, Eugène Dutuit en 1881-1885 l'estimait comme l'un « des plus éminents graveurs qui précéda Rubens». «La renommée de Goltzius continua à croître, puisqu’en 1595 Rodolphe II lui accorda le Privilège Impérial permettant de protéger ses gravures des contrefaçons. Par ailleurs, l'entreprise de publication de H, Goltzius, ayant atteint une réputation internationale expédiait des gravures à Amsterdam, Francfort, Venise, Rome, Paris et Londres dès 1597. Enfin, quelque temps avant son décès en 1598, Philippe II avait exprimé le désir d'avoir un dessin de Goltzius, une Pietà. Les estampes de Goltzius sont toutes dignes d’intérêt tant par leur beauté, leur composition, le foisonnement de détails, le rendu des expressions, leur finesse que par la dextérité de leur auteur permettant, sur chacune d’entre elles, d’apprécier la technique du burin. Cette méthode de gravure est une gravure en creux, appelée encore taille-douce. Les traits du dessin initial sont traduits par des creux tracés à l’aide d’un burin sur une plaque de métal et plus spécialement de cuivre, ce qui rend les corrections ardues. De ce fait, le burin est, dans le domaine de la gravure, la technique la plus difficile qui soit.» Persée. Estampe n° 11 – La mise au tombeau, description: La onzième estampe de La Passion du Christ de Goltzius est consacrée à la mise au tombeau. Jésus fut enterré dans un « tombeau neuf, dans lequel personne n'avait encore été mis » (évangile selon saint Jean), situé près du lieu de la crucifixion. Goltzius reprend ici un thème maintes fois traité par le passé. Toutefois, son originalité parvient à se dégager d'un schéma plusieurs fois usité consistant à traiter la scène en extérieur en montrant une partie de la tombe taillée dans le roc. Goltzius adopte une composition inverse. Dürer dans ses mises au tombeau (Petite Passion sur cuivre, Petite Passion sur bois, et Grande Passion) présentait la scène en extérieur avec le tombeau tandis qu'à l'arrière-plan apparaissait l'entrée de la sépulture. Goltzius, quant à lui, a situé sa scène à l'intérieur même de la sépulture, dans une grotte, alors qu'à l'arrière-plan seule l'ouverture taillée dans le roc ouvre sur l'extérieur. Mais ce parti pris n'est pas tellement étonnant de la part de Goltzius. Depuis le début de sa série sur La Passion du Christ, il insistait, dès que sa scène le permettait, sur le cadre architectural, s'y sentant plus à l'aise qu'avec le paysage. La grotte se substitue à l'architecture, les masses de pierres remplacent les bâtiments. Goltzius peut ainsi, comme avec l'architecture, travailler l'ombre et la lumière. Les zones lumineuses sont rendues par quelques tailles dispersées sur un fond laissé en réserve comme à l'entrée de la sépulture. D'autres zones sont quadrillées de tailles, de manière à représenter l'ombre. Les demi-teintes sont rendues à l'aide de tailles horizontales où s'insèrent parfois des tailles verticales. Enfin pour accuser le volume, le relief, Goltzius marque chaque arête de pierre d'une taille discontinue plus profonde ou au contraire d'un liseré blanc selon l'intensité de la lumière. Multipliant les contrastes, Goltzius place dans l'ouverture de la grotte un couple de paysans en contre-jour se détachant sur un fond clair. Ce schéma, sans précédent, sera adopté par Adam Elsheimer (1578-1610) dans ses Trois Marie au tombeau du Christ de 1603-1605 (Rheinisches Lendesmuseum, Bonn) ainsi que par son élève Pieter Lastman (1583-1633) dans sa Mise au tombeau du Christ (Musée des Beaux- Arts de Lille) datant de 1612. Goltzius axe sa composition sur une oblique montante donnée par le tombeau, reprise par le corps de Jésus pour se terminer au niveau de la tête de Jean - personnage situé à droite, qui d'une main essuie ses larmes. Cet axe permet à Goltzius de creuser sa composition contrairement aux scènes identiques traitées dans le passé comme Duccio (vers 1260, 1318-19) dans son Ensevelissement du Christ de sa Maestà (1308-1311) de Sienne, comme Roger van der Weyden (1399-1400, 1464) dans sa Mise au tombeau des environs de 1450-51 (Galerie des Offices, Florence), comme Schongauer dans La Mise au tombeau de sa Passion du Christ, ou Dürer dans sa Mise au tombeau de 1512 de la Petite Passion sur bois. Tous privilégient un axe frontal, entraînant l'aplanissement de la scène. Cependant, Dürer dans sa Mise au tombeau de 1512 (Petite Passion sur cuivre), soit trois ans après celle de La Petite Passion sur bois, installe le tombeau de biais. Il en est de même chez Lucas de Leyde dans sa Mise au tombeau (1521) de la Petite Passion où le tombeau creuse l'espace. Par ailleurs, les protagonistes, chez Goltzius, se rassemblent autour du tombeau, ce qui permet d'accentuer l'oblique de la composition. Cet effet se retrouve, en partie, chez Dürer dans sa Mise au tombeau (vers 1496-97) de la Grande Passion : le tombeau est mis frontalement à l'arrière-plan mais certains personnages forment une oblique s'orientant vers lui. L'originalité de Goltzius réapparaît au niveau de ses protagonistes, non par la multiplicité - déjà présente dans La Mise au tombeau (vers 1497-98) de La Grande Passion de Dürer - mais par la diversification de ces derniers. D'une part, on trouve les personnages habituellement présents dans une mise au tombeau : la Vierge assise, tenant la main du Christ ; Jean à droite au fond de la grotte, MarieMadeleine - à gauche du tombeau - essuyant ses larmes. D'autre part, quatre individus soutiennent le corps du Christ, contrairement à l'iconographie traditionnelle qui n'en conçoit que deux : Nicodème, portant les pieds du Christ, est présenté de dos et Joseph d'Arimathie - un disciple de Jésus - portant le Christ sous les aisselles. À cela, Goltzius rajoute deux personnages dont l'un semble être Pierre. Deux saintes femmes entre Marie-Madeleine et Jean sont également présentes. Mais l'apport de Goltzius réside dans l'introduction du couple de paysans et celle des deux enfants. En variant ses protagonistes et en les multipliant, Goltzius met en évidence l'aspect émouvant de la scène. Par ailleurs, il insiste sur l'affliction commune en représentant des enfants dont l'un se frotte les yeux en désignant Jean - pleurant également. Ce procédé n'est qu'une redite de son Ecce Homo où, là aussi, il avait représenté un enfant mais là, ce dernier symbolisait la condamnation unanime du Christ. De même, la position de Nicodème, au premier plan, fermant la composition n'est qu'une reprise d'un schéma présent dans toutes les compositions de sa série sur La Passion du Christ. En outre, il semble que Goltzius ne veuille pas organiser ses scènes selon un point de vue unique : celui du spectateur, d'où ce personnage nous tournant le dos. Pour hiérarchiser ses personnages, Goltzius se sert de la lumière qui déferle de l'ouverture de la grotte inscrivant ainsi une seconde oblique, contraire à la première, mais moins insistante. Cette lumière éclaire les seuls visages du Christ et de Marie de manière à insister sur l'aspect pathétique de la scène. Par ailleurs, la lumière effleure le visage de Jean de façon à le sortir de l'anonymat qu'entraîne sa position au sein de la gravure. De plus, cette lumière permet de modeler le corps du Christ : sa chair est inerte, molle. Ses bras, paraissant désarticulés, sa tête s'affaissant, accusent cette impression. Toutefois, la source lumineuse n'est pas toujours respectée. Nicodème est éclairé par une lumière autre que celle de l'ouverture de la grotte puisque son dos est éclairé. En contradiction, son ombre, portée sur le sol, respecte la source lumineuse issue de l'ouverture. Goltzius insiste également sur les drapés. Ces derniers créent comme une rythmique au sein de la composition : le drapé de la Vierge forme un « S » à l'envers, le linceul du Christ contraste avec sa chair, enfin ceux des autres protagonistes ponctuent la composition tout en révélant la dextérité de Goltzius. Ainsi Nicodème est vêtu d'un long manteau dont les deux manches sont reliées dans le dos. Goltzius peut, de cette façon, s'attarder sur les plis et les replis, jouant sur leurs verticalités contrariées par l'arrondi du drapé reliant les deux manches. De même, cet attachement aux détails révèle son goût pour le maniérisme et lui permet d'enrichir sa composition sans, pour autant, en abuser. De la sorte, au premier plan, Goltzius a représenté la couronne d'épines, symbole de son couronnement ainsi qu'un pot d'onguent permettant de préparer le corps du Christ au repos éternel. Goltzius, en respectant l'iconographie traditionnelle, a su redonner un souffle nouveau à un thème traité depuis plusieurs siècles, en plaçant sa scène dans une grotte, modifiant de ce fait l'agencement mais surtout l'atmosphère par le biais de l'intensité lumineuse. «Extremely scarce as a complete set». Un chef-d’œuvre hollandais de la fin du XVIe siècle en bel état de conservation.
Précieux exemplaire du plus grand graveur au burin de l’histoire de la gravure. S.l., 1596-1598. Suite complète de 12 planches au burin au format in-4. Bords tendus sur une feuille de montage pour chacune. Réunies dans une reliure de vélin ivoire rigide. Dimensions des pages : 249 x 175 mm. Dimensions des gravures : 197 x 130 mm.
Splendides épreuves du tirage authentique, avec toutes les particularités indiquées par Bartsch. (A. Bartsch, Le peintre graveur, III, 27-38). F.W.H. Hoolstein, n°21 à 32. Précieux exemplaire du plus grand graveur au burin de l’histoire de la gravure qui a composé ces 12 pièces dans la manière de Lucas de Leyde, « ce qui lui a parfaitement réussi ». A. Bartsch. « En Hollande, ce siècle s’achève en apothéose avec Hendrick Goltzius (1558-1617), virtuose du burin comme l’histoire de la gravure n’en a jamais connu. » « A ses débuts, Goltzius travaille pour J. Cock, Ph. Galle dont il grave le portrait en 1582 puis pour N. et C.I. Visscher, H. Hondius, J. Dankaerts, H. Adolfz et d’autres encore. Il grave à cette époque de beaux portraits originaux dans la tradition anversoise : Mercator en 1576, Ch. Plantin et le célèbre Henri IV. L’italianisme le gagne lui aussi. C’est alors le Portrait de H. Bol, celui de Scaliger, et il adopte définitivement ce style dans La Sainte Famille qui serait, d’ailleurs, une gravure d’interprétation d’après Baroccio. Désireux de montrer sa virtuosité, il grave en 1593-1594 la Vie de la Vierge où il ne copie, ni ne traduit, mais pastiche intelligemment Raphaël, Baroccio, Parmesan, Bassano, Dürer et Lucas de Leyde en exécutant des compositions que ces maîtres auraient pu concevoir. Ce virtuose, ce roi du burin qui va de tour de force en tour de force a laissé des exemples parfaits avec le Portrait de Frederik Vries de 1597 et les célèbres Porte-enseigne. Ainsi s’achève le XVIe siècle en Hollande avec le triomphe du beau métier, du travail maniéré dont le chef de file H. Goltzius aura encore quelque influence au XVIIe siècle. Par contre, la Flandre catholique et prospère, pénétrée par la pompe espagnole, rejette les drôleries de Bruegel et, avec Rubens, adoptera un tout autre style. » E. Rouir, La gravure des origines au XVIe siècle. Cette suite, aussi remarquable par la composition que par le dessin, a été copiée presque aussitôt et imitée plusieurs fois. Un chef-d’œuvre hollandais de la fin du XVIe siècle en bel état de conservation.
Par Hubert Goltz de Wirtzburg, paintre, Anvers 1561Au colophon : Anvers, Hubert Goltz, de l’Imprimerie de Gilles Coppenius de Diest,1559 In folio, veau brun estampé à froid sur ais de bois, jeux de filets et de roulettes en encadrement dessinant un rectangle central, armoiries dorées au centre du premier plat de Antoine de Roore abbé de l’Abbaye Saint Frappé, médaillon sur le second plat (armes de l’abbaye), traces de fermoirs, dos à nerfs. Reliure de l’époque.Complet (le feuillet final Gg4 blanc a été remplacé par le portrait de l’abbé de Antoine de Roore). Quelques rousseurs et mouillures en début et fin de volume Galerie de ver restaurée aux 8 derniers feuillets ; trous de vers sur l’ensemble du volume. Reliure frottée, quelques restaurations.
Première édition en français de cette spectaculaire publication, due au pinceau et au burin de Hubert Goltzius (1526-1583) qui à cette occasion inventa un procédé permettant de rendre en sépia une galerie de portraits des empereurs romains depuis Jules César jusqu’à Charles Quint. L’ouvrage s’ouvre sur un superbe cartouche renaissance en couleurs, chaque portrait pleine page imprimé sur le recto de chaque feuillet est surmonté d’une devise en caractères romains et d’une légende lapidaire sur le destin du personnage dépeint. Au verso de l’estampe se trouve une biographie de l’empereur. Un livre innovant dans son propos liminaire Goltzius explique le propos de son ouvrage : Donner vie aux « Princes, gouverneurs et empereurs » de l’empire Romain d’après les seuls documents dignes de foi – Les monnaies et médailles – préférant lorsque celles ci sont absentes, laisser un blanc plutôt que de combler comme il est de coutume la lacune par un portrait imaginaire. Pour ce faire Goltzius a inventé ce procédé nouveau afin de donner à chaque visage le plus de vie possible. Remarquable exemplaire aux armes d’Antoine de Roore, Abbe de l’Abbaye Saint Frappé sur le plat supérieur de son écu à trois fleurs de rose surmontées de ses attributs d’évêque et sur le plat inférieur des armes de l’Abbaye : Saint-Martin à cheval partageant son manteau.
AIX-en-Provence Editions du S.O.C.L.E 1968. In-8 broché couverture illustrée sous rodoïd 348pp. Nombreuses illustrations dans le texte, à pleine page, hors texte. taches grasses angulaires anciennes (scotch) sur 1 feuillet blanc début et sur le dernier feuillet de table.
Bel exemplaire malgré les défauts signalés.
La Différence 1977 Paris, éditions de La Différence, collection Le Milieu, 1977. Première édition française, illustrée de 8 dessins en pleine page de Lebenstein réalisés spécialement pour cette édition. Traduit du polonais par Constantin Jelenski et Geneviève Serreau. Avec en coin de la page de garde la signature autographe au crayon de Francis Ponge, probablement propriétaire du livre. Couverture noire à rabats. Couverture légèrement pâlie par endroits. Intérieur en très bon état.
très bon
1889 Maison Quantin, Compagnie Générale d'Impression et d'Edition, 1886, 1 volume de 160x235 mm environ, 294 pages,Avec 10 compositions par JANNIOT, gravées à l'eau-forte par Muller. intérieur parfait état. grand IN8,demi-reliure à coins en maroquin tabac, dos lisse motifs dorés, cuir souligné d'un filet doré sur les plats, gardes marbrées, tranche de tête dorée,reliure signée CH.MEUNIER ,dos couverture et 2eme plat conservé.
bel état,frais Remise de 20% pour toutes commandes supérieures à 200 €