Rouen, Raphaël du Petit Val, Libraire & Imprimeur du Roy, 1603. 3 titres reliés en 1 volume in-12 (148 x 80 mm), (6)-385-(1 bl.)-(16 Tables) pp. + Prières 71-(1 Tables)-(2 Titre des Poésies et bl.)- pp. 75 à 106-(2 pp. Tables et errata), vignette au titre. Sign. A-R12, a-d12, e6.Reliure de l'époque en maroquin chamois, dos lisse orné en long de trois compositions de branches de laurier dans un double encadrement de double filets, plats ornés dans un triple encadrement de double filets alternés de palmes et de fleurettes d'une composition centre et coins de branches de laurier, ovale en réserve au centre, filet sur les coupes, tranches dorées, exemplaire réglé. Trous de vers en pied du dos et sur le second plat, minimes manques à une coupe et à deux coins, une mouillure sur le feuillet A5, un petit trou de vers au centre des 40 derniers feuillets.Très bel exemplaire, réglé en rouge, dans une reliure de luxe strictement contemporaine.
Quatrième édition complète de cette traduction, sans musique, des psaumes par Philippe Desportes (1546-1606). L'ouvrage était destiné à mettre à la disposition des catholiques français un texte biblique aussi commode que celui que Marot avait procuré aux réformés. Desportes a cédé son privilège, obtenu le 17 février, à trois libraires différents : Abel L'Angelier, Mamert Patisson et Raphaël du Petit Val, ils publient tous ce titre en 1603 à quelques semaines d'intervalle. Jean-Michel Noailly donne en premier les deux éditions d'Abel L'Angelier, puis celle de Mamert Patisson et en quatrième, celle-ci, de Raphaël du Petit Val. Il existe une autre édition au titre gravé daté de 1603 mais suivie des Prières et méditations de 1604 ou 1605. Les exemplaires cités par Delaveau & Hillard, 2471 et Tchemerzine, II-900, ont une pagination différente et sont datés 1605 pour les deux dernières parties, elles correspondent à cette édition postérieure. Cette première édition rouennaise est rare, trois exemplaires seulement sont présents dans des bibliothèques françaises. Jean-Michel NOAILLY, Bibliographie des Psaumes imprimés en vers français 1521-1900. Droz, 2022. BPIVF 1603/06.
Roissard Grenoble , 30 décembre 1966 - Fort volume petit in quarto, broché-cousu, 297 pages(3 ff). Exemplaire sur pur chiffon Lafuma justifié 267/974. Un peu gauchi et en très bel état.
Les illustrations de Hugues Bréhat ont été reproduites dans les ateliers d'Art Daniel Jacomet à Paris. Très bon état à neuf Mise à jour du Samedi 27 Juin 2026. Paiement PayPal immédiat, Mondial Relay pour : France, Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne (Communiquer votre point ou locker si connu). Une participation supplémentaire peut être demandée pour les colis lourds hors France où les envois compris entre 5 et 25 kg sont dégressifs : 2 à 4 kilogrammes - 7.99 / 5 à 10 kg - 15.99 / 15 -25 kg - 25.99. Certaines de nos collections ( Vian, Céline, Camus (...) peuvent être expédiées en Franco de port. Pour linternational hors Europe (Suisse, Canada, Japon, Etats-Unis, les frais dexpéditions peuvent varier selon le poids (mise à jour : 1 juin 2026).
Roissard, , 22 mai 1964 - Deux volumes in-8. Brochés cousus, 225 et 210 pages, couverture rempliée dans chemise et étui en tissu violet, pour chacun des volumes. Dos chemises et couvertures titrés. Ouvrage réservé au Cercle des Professeurs Bibliophiles de France. Tirage, de 1 000 exemplaires sur pur chiffon Lafuma des Papeteries Navarre - celui -ci n°267. Illustrations noir et blanc hors texte par Van Hamme, légère et très superficielle auréole de qq millimètres sur le plat du premier volume ( voir cliché ) Très agréable exemplaire par ailleurs, dune remarquable fraîcheur
Mise à jour du Samedi 27 Juin 2026. Paiement PayPal immédiat, Mondial Relay pour : France, Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne (Communiquer votre point ou locker si connu). Une participation supplémentaire peut être demandée pour les colis lourds hors France où les envois compris entre 5 et 25 kg sont dégressifs : 2 à 4 kilogrammes - 7.99 / 5 à 10 kg - 15.99 / 15 -25 kg - 25.99. Certaines de nos collections ( Vian, Céline, Camus (...) peuvent être expédiées en Franco de port. Pour linternational hors Europe (Suisse, Canada, Japon, Etats-Unis, les frais dexpéditions peuvent varier selon le poids (mise à jour : 1 juin 2026).
Recueil de pièces choisies jouées de la fin du XVII°siècle aux premières années du XIX°siècle. Avec étude historique, notes et table chronolique. Première série de 1658 à 1720. Paris. Firmin-Didot. 1889. In-12 (120 x 180mm) dos veau citron à 5 nerfs orné de fleurons pièces de maroquin brun et vert, tranches et gardes peignées (reliure de l'époque), 435 pages. Dos bruni, coiffes lgt épidermées sinon assez bon état.
Paris, Jean Moreau, 1615. Petit in-8 de (8)-152 pp., demi-maroquin rouge à coins, dos orné à nerfs (reliure du XIXe siècle).
Édition originale rare.Précieux livre médicinal de Gabriel Droyn qui détaille les qualités du cidre ou "sirops de suc de pommes" et ses recettes ; « c'est de l'astrologie médicale et physiologique. Je le crois, à son style de cinquante ans au moins antérieur à sa date » (Viollet Le Duc).I. Premier syrop dédié aux Sages mondains II. Le Second syrop de pommes dédié aux scientifiques, aux Horoscopeurs, aux Songe-creux, aux Philosophes métalliques, aux Spagyriques, aux Composeurs III. Troisiesme syrop pour les qualifiez, aux illustres, aux magnifiques, aux braves IV. Quatriesme syrop pour les Curieux, aux Universels, aux Antiquailleurs V. Cinquiesme syrop pour les Alexandrins, aux Délicieux VI. Sixiesme syrop pour les Nay-coiffez, Aux beaux fils VII. Septiesme syrop pour les appellans, aux Civilisez, la Gelée de coings pour les bigueurs, aux rieurs, aux affranchis, les sources minerales ou medicamenteuses, remede singulier pour les panegyriques, De la première origine des fontaines minerales, Du Melange des sources medicamenteuses, De la diversité des sources vitriolées, Des sources tièdes VIII. Bref état de compte des malades qui se guérissent par des sources tièdes, Aux panegyristes et paranymphes.Bel exemplaire parfaitement établi au XIXe siècle.Brunet, II, 839 : « Petit traité assez recherché » ; Vicaire, 287 : « L'ouvrage de Gabriel Droyn n'est pas précisément du genre de ceux que nous faisons figurer ici ; aussi ne le citons-nous que pour son titre et sa singularité » ; Bibliothèque poétique de Viollet Le Duc, p. 168 ; Frère, I, 375 ; Oberlé, 1070 : « Ouvrage extrêmement rare et précieux ».
Olivier de Varennes, Paris, 1674. In-4° relié chagrin vert foncé. Pages non contés, environ 25.
Bon état. Intérieur très frais et agréable. Belle reliure malgré une légère décoloration au dos .
Paris, Aux dépens de l'autheur, 1630. Petit in-8 de 125 pp., maroquin rouge janséniste, dos à nerfs, dentelle intérieure, tranches dorées sur marbrure (Masson-Debonnelle).
Très rare deuxième édition de la pièce de Nicolas Du Peschier réimprimée un an après l'originale de 1629 « avec la rubrique Paris, aux dépens de l’auteur, MDCXXX, mais sans doute à Rouen » (Soleinne).Comédie qui fit scandale et qui n’en eut que plus de vogue, cette satire était dirigée contre Guez de Balzac et le style de ses lettres qui venaient de paraître, dont Du Peschier emprunte les phrases les plus ampoulées pour les tourner en ridicule: des personnages de la comédie italienne y dialoguent en parodiant la manière de l’épistolier. Ce n’est pas, comme l’indique le titre, la traduction d’un original italien mais une supercherie de Nicolas Du Peschier, avocat au parlement de Paris et homme de lettres qui publia aussi sous le nom de René Barry. « Cette pièce dit l’auteur, représente naïvement une histoire qui s’est passée il y a quelques temps entre des personnes assez remarquables… J’ai choisi l’orateur le plus estimé de notre siècle, d’où je n’ai fait par manière de dire, que transcrire les périodes toutes entières, etc. ». Cette comédie suscita une réponse : Le Théâtre renversé ou la Comédie des Comédies abattue.Bel exemplaire en maroquin rouge janséniste signé Masson-Debonnelle (rogné court en tête).Provenance: Gustave Mouravit (cachet ex-libris au titre répété p. 73) : « Bel exemplaire d’une pièce rare et très curieuse »Catalogue de la bibliothèque de M. Gustave Mouravit (1938), n°325 ; Brunet, II, 887 ; Rothschild, II, 1108 ; Soleinne, 1041.
À Paris, Chez Mlle Du Val, Fille de l'Auteur sur le Quay de l'Orloge du Palais proche le Coin de la Harlay à l'ancien Buis, 1680.
In-12 relié (160x90mm) plein veau granité de l'époque, dos à 5 nerfs à caissons ornés et pièce de titre rouge, tranches mouchetées, roulette dorée sur les chasses. 2fbnc, 1f de titre gravé avec vignette, préface et table (2ff), 64pp avec 1pl dépliante (Table de la diminution des degrés de Longitude), 2ff, 15 doubles pages montées sur onglets (Tables de Géographie dressées pour connoistre dans les Cartes, les Pais, les Provinces et les Principales Villes du Monde). Manque la Table des Climats annoncée dans la préface. Neveu du célèbre cartographe Nicolas Sanson (1600-1667), Pierre Duval (1619-1683) obtient le titre de géographe du roi en 1650, puis cultive et enseigne la géographie à une élite de robe. Il publie ce traité de géographie en 1659 (ou 1654 ?) qui sera à de multiples reprises réimprimé jusqu'en 1704. Il est l'auteur de La France depuis son agrandissement par les conquêtes du Roi, avec les cartes et les blasons des provinces (1691). Les cartes publiées par Pierre Duval furent d'autant plus appréciées qu'il avait recourt aux meilleurs documents de l'époque, Duval est en effet l'auteur d'une centaine de cartes et d'une dizaine d'atlas. Ce traité concerne l'étude de l'usage des cartes géographiques et du globe terrestre après s'être attardé sur les définitions de mots tels que : méridien, zodiac, équateur, globe terrestre, degrés, mesures. Pierre Duval a collaboré avec nombre d'éditeurs parisiens (surtout dans le domaine de l'édition cartographique) : Antoine de Fer, Nicolas Berey (enlumineur de formation), Pierre Mariette (marchand d'estampes). L'ouvrage s'achève par un travail sur les parties de la terre et de l'eau :''On a souvent agité cette question, qui des deux est plus grand, ou la Terre, ou l'Eau ? L'on a cru que c'était l'Eau, parce qu'elle environne la Terre.'' Exemplaire en très bon état, coins érodés, coiffes conservées.
Envoi autographe signé de l'auteur à la poétesse Antoinette Deshoulières SAINTE GARDE (Jacques Carel de).
Reference : 9294
(1679)
A Paris, Chez Jacques Langlois, 1679. 2 parties en 1 vol. in-12 de (20)-229-(2) pp. et (4)-248-(2) pp., basane brune granitée, dos orné, tranches jaspées (reliure de l'époque).
Édition définitive et remaniée de cette épopée héroïque, sortie des presses deJacques Langlois.Jacques Carel de Sainte-Garde (1620-1684), aumônier et conseiller du roi Louis XIV, avait publié ce poème en 1666 sous le titre Childebrand ou les Sarrazins chassez de France, du nom du frère de Charles Martel. Dès l'année suivante, l'auteur avait changé le titre en Charles-Martel, avant de procéder à la refonte de 1679. La cause en est connue : Boileau s'était moqué cruellement du nom mérovingien Childebrand dans son Art poétique (1674, chant III), satire qui contribua à faire de ce poème un symbole de la querelle entre les partisans de l'épopée nationale et les tenants de l'imitation antique.Précieux exemplaire d'association, enrichi d'une longue dédicace autographe signée de l'auteur adressée à Antoinette Deshoulières (Paris, 1638-1694), surnommée la « Dixième Muse » et « Calliope française » par ses contemporains, membre de l'Académie des Ricovrati de Padoue (1684) et première femme élue à l'Académie d'Arles (1689), qui lui valut d'être « la première femme académicienne en France », et non éligible, en tant que femme, à l'Académie française, bien qu'une de ses oeuvres y ait été lue en séance. Voltaire la tenait pour la plus réussie des femmes poètes de son temps.La dédicace de Sainte-Garde constitue un document rare pour l'histoire des femmes de lettres et de la Querelle des Anciens et des Modernes :« Pour Mme des Houlieres. On a soustenu que les Dames ne gousteroient point mon poëme parcequ'il estoit trop fort. J'ay repliqué que les Dames estoient capables de toutes les belles connoissances aussi bien que les hommes : l'Aspasie de Socrate. J'ay cité la dessus Madelle de Scuderi, qui avoit deia donner son suffrage en ma faveur, & je me suis fait fort du vostre. Ne permettez pas, Madame, que je perde ma cause. Vostre tres humble & tres obéissant serviteur Sainte-Garde ».Ex-libris manuscrit du couvent des Récollets de Saint-Germain-en-Laye sur la page de titre. Habiles restaurations à la reliure ; petite réparation de papier en marge d'un feuillet.Brunet, I, 551 ; Viollet-le-Duc, 581 : « Fort rare ».
Suivant la Copië Imprimée à La Haië, Amsterdam, Elzevier, 1663. Suivant la Copië Imprimée à La Haië, Amsterdam, Elzevier, 1663. In-12 de 156 pp., demi-maroquin rouge, titre doré en long sur le dos, tête dorée (reliure du XIXe siècle).
« Édition fort jolie qui sort incontestablement des presses elzeviriennes d'Amsterdam » (Willems). Publié pour la première fois en 1575, le Discours merveilleux, violent pamphlet anonyme écrit pendant la régence de 1574 contre la reine mère Catherine de Médicis, fut attribué à Henri Estienne, mais aussi Théodore de Bèze ou Jean de Serres, tous trois amis de longue date.Brunet II 751 ; Hauser, III, 2240 ; Willems, 1305 ; Rahir, 1345 ; Schreiber, 197 ; Renouard p.142 pour l'originale.
Grenoble, Pierre Verdier, 1624. 3 parties en 1 vol. in-4 de (8)-461-(5) pp. 1 f.bl., vélin souple, titre de l'auteur manuscrit sur le dos (reliure de l'époque).
Seconde édition en premier tirage revue et augmentée de 61 pièces nouvelles dont un supplément à l'histoire du chevalier Bayard.Oeuvres poétiques de Claude Expilly en trois parties respectivement dédicacées à la maîtresse et favorite d’Henri IV Gabrielle d'Estrées (1573-1599) pour la première, François de Bonne duc de Lesdiguières (1543-1626) pour la seconde - les deux datées du 12 mai 1596, année de l'édition originale du recueil, enfin au cardinal de Richelieu pour la troisième et dernière partie datée du 1er août 1622.Chansons, plaintes, stances, odes, élégies, épigrammes, dialogues, mascarades, épitaphes de Claude Expilly (1561-1636) avocat au Parlement de Grenoble mieux connu pour ses brillants plaidoyers, qui d'abord ligueur se rallia après la défaite de 1590 à Lesdiguières et Henri IV dont il reçut plusieurs missions en Languedoc.Exemplaire à grandes marges orné d'un écusson de titre gravé. Ex-libris manuscrit ancien "Guigoux".Des feuillets roussis, feuillet Ggg anciennement restauré avec petite lacération, vélin fripé.Brunet, II, 1136 ; Jean-Paul Barbier, Bibliothèque poétique, IV, n°36.
Paris, Nyon, 1804, 1 pleine basane, coins émoussés, une coiffe en partie manquante. in-12 de IV-428 pp. ;
Avignon, Berenguier, 1808, 1 pleine basane, dos manquant, ouvrage manipulé, exemplaire à restaurer. in-8, frontispice, 384 pp., gravures h.t. ;
A Avignon, chez Alphonse Berenguier, an 8 (1799), 1 pleine basane, dos à nerfs, orné, coins et coupes émoussées, 1 coiffe manquante. in-12, f.t., gravure en frontispice (crayonnée), XXVI-534 pp. ;
Précédé d'un "Discours sur la poésie épique et sur l'excellence du poème de Télémaque", par M. De Ramsay. En fin d'ouvrage: "Ode" (sur la Dordogne, pays de Fénelon). - "Les aventures d'Aristonoüs".
Paris, 1790, 1 br., couverture muette d'attente. in-12 de XXIV-264 pages non coupées, portrait en frontispice ;
Paris, Pierre Aubouin, Pierre Emery et Charles Clousier, 1687. In-12 de (2)-275-(8) pp. 1 f. blanc, 2 pp. (table), 2 pp. (catalogue), veau brun, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge (reliure de l'époque).
Édition originale (deuxième tirage) du premier ouvrage de Fénelon. « Le plan d'études proposé par Fénelon aux jeunes filles de son temps témoigne des deux tendances contraires qui se partageaient son esprit : d'une part, la haute culture intellectuelle d'un lettré passionnément épris des oeuvres de l'antiquité ; d'autre part, les préjugés d'un prêtre catholique qui s'effraie d'un trop large développement de la pensée. Sachons gré à Fénelon d'avoir dans une certaine mesure lutté contre ces préjugés, d'avoir déclaré qu'il voulait suivre la route contraire à « celle de la crainte et d'une culture superficielle des esprits » ; d'avoir enfin écrit un livre où respire un si tendre amour de l'enfance, un si délicat sentiment de sa faiblesse ; un livre tout plein de douceur et de bonté, où une pédagogie aimable et souriante se substitue à la pédagogie dure et revêche du moyen âge ; un livre enfin dont on peut dire que presque tout ce qu'il contient est excellent, et qu'il ne pèche que par ce qui y manque » (Ferdinand Buisson).Très bon exemplaire. Tchemerzine-Scheler III, 164 ; Rochebilière, 576.
Paris, Saillant, Desaint, 1768. In-12 de XXII-(2)-480 pp., maroquin vert, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin rouge, triple filet doré d'encadrement sur les plats, tranches dorées (reliure de l'époque).
Nouvelle édition précédée d'un précis de la vie de l'auteur tiré de la correspondance de Fléchier (1632-1710) et des Mémoires du Père Nicéron. Quelques feuillets légèrement roussis. Bel exemplaire en maroquin vert du temps.
Paris, Laplace, Sanchez, sans date. In-4, demi chagrin époque, dos à nerfs orné de fleurons dorés, titre doré, XI, 582 pp, 1 p non chiffrée. Ouvrage illustré d'un frontispice et de 20 planches en couleurs par Maurice Sand et H. Allouard. Coins supérieurs tordus, taches noires sur le plat supérieur, dos et coiffes frottés, pliures et petites déchirures sur les 80 dernières pages, rousseurs.
Paris, , 1684. Ensemble de 7 pièces] en 1 vol. in-4, vélin moderne.
Édition originale de deuxième tirage, la pagination discontinue (cahiers de 8 pages signés A-V) est caractéristique de ce tirage non mentionné par les bibliographes ; Tchemerzine-Scheler (III, 397c) ne mentionne que le tirage en 4 ff. et 136 pp., du prospectus qui déclencha la plus fameuse querelle de la lexicographie française du XVIIe siècle.Antoine Furetière (Paris, 1619 – 1688), membre de l'Académie française depuis 1662, avait commencé à travailler à son dictionnaire au début des années 1670, frustré par la lenteur et l'étroitesse du projet académique entrepris en 1638. En dépit du soin pris par l'Académie de se faire accorder, en 1674, un monopole « portant défense à tous imprimeurs et libraires d'imprimer aucun dictionnaire nouveau de la langue française » pendant vingt ans, Furetière obtint en août 1684 un privilège royal pour son « dictionnaire universel contenant généralement tous les mots français », en le présentant comme un simple supplément au dictionnaire de l'Académie, répertoriant les mots des arts et des techniques. Les Essais de 1684 présentent 350 mots-échantillons précédés d'une Épître au roi et d'un Avertissement. « Quand paraissent les Essais d'un dictionnaire universel personne ne peut plus prétendre que Furetière cache son jeu. La bonne foi et la maladresse de Furetière sont entières » (Anne Sauvy). Un procès est instruit ; Furetière est exclu de l'Académie le 22 janvier 1685. Il riposta par trois Factums célèbres, mourut en 1688 et fut vengé par la publication posthume du Dictionnaire universel à La Haye (Arnout et Reinier Leers, 1690), qui exerça une influence considérable sur les dictionnaires et encyclopédies du XVIIIe siècle. Contenu du recueil :I. Essais d'un Dictionnaire Universel. Paris, 1684. In-4 de (10)-[8 x 16] pp. Édition originale de deuxième tirage.II. Second Factum pour Messire Antoine Furetière, Abbé de Chalivoy, appelant tant comme des Juges incompétans qu'autrement, d'une prétenduë Sentence renduë au Bureau de l'Académie Françoise. S.l.n.d. [1686]. In-4 de 79 pp.III. Addition aux deux Factums précédens. S.l.n.d. In-4 de 12 pp.IV. Placet des muses au Roy. S.l.n.d. [vers 1680]. In-4 de 8 pp.V. Placet et Très-Humble Remonstrance à Monseigneur le Chancelier. S.l.n.d. In-4 de 4 pp.VI. Second Placet et Très-Humbles Remonstrance à Monseigneur le Chancelier. S.l.n.d. In-4 de 8 pp.VII. Dernier Placet et Très-Humble Remonstrance à Monseigneur le Chancelier. S.l.n.d. In-4 de 12 pp.Rousseurs et traces de mouillure.Tchemerzine-Scheler, III, 397c ; Brunet, II, 1425 ; A. Sauvy, Livres saisis à Paris de 1678 à 1701, 281.
A Amsterdam, chez Henri Desbordes, 1685. In-12 de (8)-313-(3) pp., maroquin rouge doublé de maroquin rouge, dentelle intérieure, dos orné à nerfs, triple filet doré sur les plats, tranches dorées sur marbrure (reliure de l'époque).
Deuxième tirage, le premier avait paru en 1684 à sans adresse ; un troisième suivra en 1687. Antoine Furetière (Paris, 1619 – 1688), procureur fiscal, satiriste et académicien depuis 1662, avait participé avec assiduité aux séances de l'Académie consacrées à son dictionnaire avant de prendre conscience de ses insuffisances, notamment l'absence des termes techniques et des sciences, jugés trop vulgaires. Ayant obtenu en août 1684 un privilège royal de dix ans pour son propre dictionnaire, il publia aussitôt ce prospectus de 350 mots-échantillons. « Quand paraissent les Essais d'un dictionnaire universel personne ne peut plus prétendre que Furetière cache son jeu. Il lui eût été facile de tromper son monde en n'y publiant que des termes techniques. Or, il définit dans un sous-titre, de manière fort précise, le contenu de son ouvrage. La bonne foi et la maladresse de Furetière sont entières. La réaction annoncée cinq ans plus tôt par Pavillon ne tarde pas » (Alain Rey).L'exclusion fut votée à une voix de majorité par dix-neuf des vingt membres présents le 22 janvier 1685, le jour même où Furetière publiait son premier Factum. Le roi s'opposa à l'élection d'un successeur de son vivant. Furetière mourut en 1688 ; le Dictionnaire universel parut posthume à La Haye en 1690 « malgré la censure, succès commercial considérable, influence énorme sur les dictionnaires et encyclopédies du XVIIIe siècle ».Bel exemplaire réglé en maroquin doublé. Annotation rayée sur la page de titre.Brunet, II, 1425 ; Sauvy, Livres saisis à Paris de 1678 à 1701, 281 ; Querelle des dictionnaires.
Amsterdam, Desbordes, 1685. In-12 de (2)-160 pp., veau brun granité, dos orné à nerfs (reliure de l'époque).
Édition originale du premier des trois factums par lesquels Antoine Furetière (Paris, 1619 – 1688), membre de l'Académie française depuis 1662, répondit à son exclusion le jour même où elle fut prononcée, le 22 janvier 1685, par une vingtaine d'académiciens votant à une voix de majorité.Le conflit avait éclaté en 1684 lorsque Furetière obtint un privilège royal pour publier son propre dictionnaire universel. L'Académie, qui détenait depuis 1674 un monopole sur tout nouveau dictionnaire de la langue française mais dont les travaux, entrepris dès 1638, n'avançaient pas, envoya Racine, La Fontaine et Boileau lui demander de renoncer à son entreprise. Devant son refus, elle obtint son exclusion et porta l'affaire devant le Conseil du Roi. Dans ce premier Factum, Furetière défend par des arguments juridiques la validité de son privilège et attaque ses accusateurs avec une verve mordante. « Ces factums furent condamnés lors de leur parution, notamment par une sentence de La Reynie, lieutenant général de police, datée du 24 décembre 1686, et qui les dénonce comme contenant "des termes injurieux à l'Académie Françoise, et des calomnies scandaleuses et diffamatoires" », ce qui ne l'empêcha pas d'en faire circuler un troisième en 1688. Louis XIV, protecteur de l'Académie, refusa néanmoins de confirmer l'exclusion et s'opposa à l'élection d'un successeur du vivant de Furetière. Le Dictionnaire universel parut posthume en 1690, chef-d'oeuvre de Furetière » et exerça une influence considérable sur les dictionnaires et encyclopédies du XVIIIe siècle.Reliure légèrement frottée avec manque en pied. Tchemerzine, III, 398b.
Paris, Picard, 1868. 2 volumes in-12, percaline éditeur, dos lisses, titre doré au dos et sur le plat supérieur, XII, 200 pp, 1 p non chiffrée; 162 pp, 1 p non chiffrée. Nouvelle collection Jannet. Coins tordus, rousseurs.
A Paris, chez Guillaume de Luyne, 1658. In-12 de (16)-209-(1) pp., frontispice replié gravé en taille douce, veau brun granité, dos orné à nerfs (reliure de l'époque).
Deuxième édition rare publiée l'année de l'originale. Superbe carte allégorique gravée en taille douce qui illustre sur fond de champ de bataille le combat rhétorique du classicisme français contre l'Académie assiégée par une armée dont les différents bataillons se nomment Romans, Harangues, Traductions, Hyperboles, Équivoques, Descriptions, Allégories, Ouvrages moraux politiques, etc. « Cet ouvrage spirituel et piquant renferme une foule de particularités curieuses sur l'histoire littéraire de l'époque où il a été écrit. Il y a plus de faits singuliers et notables dans ce petit volume qu'on n'en trouveroit dans cinquante ouvrages anecdotiques du même temps » (Nodier, Description raisonnée, 1030).Bon exemplaire. Quelques rousseurs et feuillets brunis. Brunet, II, 1426 ; Tchemerzine, III, 393.
Paris, Laplace, Sanchez et cie, 1878. Grand in-8, demi chagrin époque, dos à nerfs orné de filets et de fleurons dorés, titre doré, toutes tranches dorées, XXIV, 454 pp. Ouvrage illustré d'un portrait de l'auteur en frontispice et de 19 planches hors texte par Rouargue (manque 1 planches). Coins un peu tordus, petite tache noire sur le plat supérieur, quelques rousseurs, manque 1 planche.
Paris, Rouquette, 1983, 1 br., petit manque au dos et au bas de la couverture. in-8, f.t., titre, 58 pp., mouillures dans les marges du bas avec petits manques ;