A Paris, Chez Debure Pere, Lebreton, 1767. In-12 de XXIII-(1)-337-(6) pp.[BUZONNIÈRE (Louis-François Nouel de)]. Essai sur les moyens de rendre la Comédie utile aux Moeurs. Par . de B***. A Paris, Chez Debure père, Lebreton, 1767. In-12 de (4)-75 pp.Ensemble 1 vol. in-12, veau fauve, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin havane, tranches rouges (reliure de l'époque).
Remise en vente de l'édition originale de 1743, augmentée de l'ouvrage de Nouel de Buzonnière, l'Essai sur les moyens de rendre la Comédie utile aux Moeurs publié ici pour la première fois. Dernier ouvrage publié par Louis Riccoboni (1676-1735), célèbre comédien italien, acteur puis directeur de la Comédie-Italienne (1764), sa production dramatique compte plus de cinquante pièces, comédies, parodies, ballet-pantomimes. Faisant le bilan amer de 50 années de pratique, l'auteur défend la nocivité du spectacle dramatique. « Au croisement des critiques dévotes du spectacle vivant et du réformisme philosophique de Lumières, il élabore un système de contrôle public méticuleux du théâtre par la mise en place d'une organisation publique chargée de valider la production et théorise jusqu'à l'espace matériel de la représentation, en se faisant l'architecte de la salle de spectacle comme espace disciplinaire, réglé et contrôlé. Les six derniers chapitres sont consacrés à une analyse critique du répertoire, pièces par pièce: tragédies et comédies, réparties entre les pièces à "conserver", celles à "corriger" et celles à "rejeter". (Xavier de Courville, Luigi Riccoboni dit Lélio , chef de troupe en Italie ( 1676-1715 ). Pour Nouel de Buzonnière (1737-1819), « une comédie qui a beaucoup fait rire les spectateurs a manqué son effet : car c'est une preuve que l'auteur aura pris du vice tout ce qu'il renfermait de ridicule, et qu'il s'en sera tellement occupé que les spectateurs n'auront rien trouvé d'odieux ou de révoltant dans ce vice dont on voulait cependant les corriger ». Soleinne, V, 41 ; Barbier II, p. 261. Bel exemplaire.
A Genève, chez Jean Herman Widerhold, 1680-1679. 2 parties en 1 vol. in-4 à 2 colonnes de (20)-88-(2)-480 pp. et 560 pp., vélin dur à recouvrement (reliure de l'époque).
Édition originale imprimée au château de Duillier dans le canton de Vaud par Jean-Baptiste Fatio (1625-1708), seigneur de Duillier depuis 1669, reçu bourgeois de Genève en 1678 ; l'imprimerie fut confiée à l'éditeur et imprimeur Jean Hermann Widerhold (1635?-1683), puis à David Ritter, qui avant 1700 s'établit à son compte à Genève. L'imprimerie était spécialisée dans la contrefaçon et plusieurs fois poursuivie par la censure à Genève.« L'ouvrage parut à l'étranger car l'Académie française avait un privilège exclusif pour un dictionnaire de langue française. On reprocha en outre au dictionnaire de Richelet sa liberté de langage et les attaques que l'auteur y menait contre ses ennemis et en particulier contre Furetière.Le libraire Widerhold, qui donna la première édition en fit parvenir 1500 exemplaires en France à Villejuif pour les vendre clandestinement en France, mais la confidence qu'il en aurait faite au libraire Simon Bernard aurait entrainé une dénonciation de ce dernier au Syndic qui fit saisir et brûler tous les exemplaires. Widerhold serait mort de chagrin trois jours plus tard, et Bernard poignardé par un inconnu le lendemain de cette mort » (A. Sauvy, 312).Très bon exemplaire complet du feuillet d'errata. Des rousseurs.Provenance : Niclaus von Wattenwyl (1628-1701) membre du grand conseil de Berne (ex-libris manuscrit daté 1686) ; colonel Gabriel de Watteville (1711-1778), membre du Conseil souverain de Berne ; Daniel Albert Wyttenbach (1746-1820), philologue suisse (ex-libris manuscrit daté 1783) ; baron Oscar de Watteville du Grabe (1824-1901) avec petite note bibliographique manuscrite (ex-libris gravé et manuscrit).La collation est conforme à celle donnée par Brunet (IV, 1291) ; les Remarques (88 pp.) sont placées en tête du premier volume ; Oscar et Olivier de Watteville, Les ex-libris de la famille de Watteville.
Paris, Société du livre d'art, 1947. In-4, en feuilles, sous étui, chemise et couverture rempliée. XVI, 144 pp. Ouvrage illustré d'un portrait de l'auteur en frontispice, tirage limité numéroté à 150 exemplaires sur vergé de Lana, celui imprimé pour Madame Robert Lehideux, portant le numéro 61. Etui légèrement abîmé, couverture piquée, quelques rousseurs (surtout en début de volume).
Lyon, Claude La Rivière, 1653. Petit in-8 (16,6 x 10,4 cm) de (12)-275 pp., maroquin La Vallière, dos orné à nerfs, filets d'encadrement à froid, dorés et noir, motifs floraux dans les angles et au centre des plats, dentelle intérieure, tranches dorées (Chambolle-Duru).
Édition originale de la plus grande rareté. « Le recueil de David Rigaud est un des volumes les plus rares de la Bibliothèque Dauphinoise » (Charles Nodier). Troisième et dernier recueil, le plus abouti des poésies du drapier de Crest (Dauphiné) David Rigaud qui devenu prospère, imprima à ses frais ses poésies publiées une première fois à Lyon en 1637 puis à Paris en 1639, parachevées ("ce n'estoit que mon apprentissage") quatorze ans plus tard pour la plus grande "satisfaction" de son lectorat avec la réunion de pièces écrites entre 1640 et 1652 dont La Cigale, petit poème de quarante vers, suivi de réponses et répliques entre l'auteur et son ami Vincent, avocat de Crest. Selon Brun-Durand (Dictionnaire de la Drôme) « le seul mérite de cette oeuvre est de nous avoir conservé quelques échantillons de patois crestois » imprimé selon toute vraisemblance pour la première fois ici ; il contient en outre des renseignements précieux sur la vie et les moeurs des habitants d'une ville dauphinoise sous les règnes de Louis XIII et la Régence d'Anne d'Autriche. David Rigaud sut reconnaître chez son contemporain le menuisier et poète bourguignon Adam Billaut auquel il adressa deux lettres fraternelles, comme lui « un homme sans estude, & qui dans sa profession de Marchand a plus l'usage de l'aune que celuy des livres & de la plume ». Il mourut en 1659 sans avoir abjuré sa foi protestante, mais avec l'espoir de sa gloire posthume ainsi qu'on le lit dans L’Epitaphe de l’auteur faite pour luy : Crupies fut mon lieu de naissance / Le Crest celui de mon séjour (…) Et l’Europe chante mes vers. Exemplaire rogné court en tête. Provenance : Alexandre Lantelme (1832-1903), bibliophile grenoblois (sans marque d'appartenance).Bel exemplaire dans une reliure signée Chambolle-Duru. Brunet, IV, 1301 ; Cioranescu, 59577 ; Haag, VIII, 440 ; Rochas II, 350 ; Brun-Durand II, 308 ; Nodier, Description d’une jolie collection de livres, n°471 ; Catalogue de la bibliothèque de feu M. Alexandre Lantelme, de Grenoble (1904), n°277.
A Soleure, chez Ursus Heuberger, 1712. In-12 de XXIII-(1)-331-(4) pp., veau blond, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin brun (reliure du XIXe siècle).
Édition des Oeuvres de Jean-Baptiste Rousseau publiée la même année que l'édition originale ; elle contient comme la première 331 pages. Le privilège est daté du 12 décembre 1711. Cette publication fut faite par Rousseau à Soleure, où le comte Du Luc, ambassadeur de France en Suisse, lui avait donné asile, lorsque la fameuse affaire des couplets le força à quitter la France.Le privilège est accordé pour six ans « à monsieur Rousseau, par l'Advoyer et Conseil de la Ville et République de Soleure en Suisse ».Darin, Notice bibliographique sur les dix éditions des Oeuvres diverses du sieur Rousseau ; Brunet IV, 142 ; Rothschild I, 849.
Augmentées de nouveau. Du Soleil Levant. Le Melon. Le Poëte Crotté. La Crevaille. Orgie. Le Tombeau de Marmousette. Le paresseux. Les Goinfres. A Lyon. Nicolas Gay. 1637. Petit in-8 (102 x 170mm) plein parchemin muet de l'époque, 8ff.n.ch., 190 pages et 2ff.n.ch., 47 pages et 1 page n.ch. (table) pour la suitte (sic) des oeuvres. Assez bon exemplaire.
Curieuse édition oubliée par Tchemerzine qui signale une édition comparable, même date même vignette de l'éditeur, même lieu (Lyon) mais par Paul Jacquemetton au lieu de Nicolas Gay. (Tchemerzine. Scheler, V, 582 figure II). Voir aussi Vicaire 765, 766.
A Paris, Chez Jacques Langlois, 1679. 2 parties en 1 vol. in-12 de (20)-229-(2) pp. et (4)-248-(2) pp., basane brune granitée, dos orné, tranches jaspées (reliure de l'époque).
Précieux exemplaire enrichi d'un ex-dono manuscrit de l'auteur à Mme des Houlières (1634-1694), poète et écrivaine, elle fut la toute première femme académicienne en France. Son salon fut un des rendez-vous les plus courus de Paris. « Pour Mme des Houlieres. On a soustenu que les Dames ne gousteroient point mon poëme parcequ'il estoit trop fort. J'ay repliqué que les Dames estoient capables de toutes les belles connoissances aussi bien que les hommes : l'Aspasie de Socrate. J'ay cité la dessus Madelle de Scuderi, qui avoit deia donner son suffrage en ma faveur, & je me suis fait fort du vostre. Ne permettez pas, Madame, que je perde ma cause. Vostre tres humble & tres obéissant serviteur Sainte-Garde ».Jacques Carel de Sainte Garde (1620-1684) fut aumônier et conseiller de Louis XIV. Son poème fut publié en 1666 sous le titre de Childebrand ou les Sarrazins chassés de France. Dès l'année suivante, l'Auteur changea le titre en Charles-Martel.Ex-libris manuscrit du couvent des récollets de Saint-Germain-en-Laye sur la page de titre : Ex libris ff. minorum Recollectorum regii conventus sangermani in layâ 1743 , et sur le feuillet de garde, ex-libris manuscrit daté de 1865 : Ex libris Ferd. Talberti im Prytaniero imp mil. flexiensi terl. cl profesoris. Habiles restaurations à la reliure ; petite réparation de papier en marge d'un feuillet.Brunet, I, 551 ; Viollet-le-Duc, 581 : « Fort rare ».
Paris, Barbin, 1700. In-12, plein veau époque, dos à nerfs orné de fleurons et de filets dorés, titre doré. Titre, 6 ff non chiffrés, 367 pp, 1 p non chiffrée. Edition originale, premier tirage avec "Lettre au Roy" pages 69-71 et les noms de lieux et de personnages en toutes lettres pages 362-363 (cf Tchemerzine X, 97). Ouvrage illustré d'un portrait de l'auteur en frontispice par Edelinck. 1 coin et coiffe supérieure restaurés, 2 coins un peu abîmés, cuir épidermé, papier jauni.
Gallimard. 1969. In-12 cartonnage éditeur sous emboîtage, jaquette et rhodoïd conservés, 323 pages et 7ff.n.ch., 457 illustrations. Bel exemplaire.
A Paris, chez Claude Mazuel, 1691. In-12 de (14)-297-(1) pp., maroquin rouge, dos orné à nerfs, filet doré d'encadrement sur les plats, coupe ciselée, dentelle interieure, tranches dorées (reliure de l'époque).
Envoi autographe signé de Santeul sur la garde supérieure : « A Madame Boisroger par son très humble serviteur Santeul de S Victor ce 5 juin 1691 ». Une signature ancienne Angélique d'Hapigny a été ajoutée par une autre main au milieu de l'envoi.Première édition française, traduite par Saurin, des hymnes latins de Santeul, « le plus célèbre des poètes latins modernes » (Larousse).Ces poèmes étaient initialement parus en 1689 et avaient notamment été choisis pour être chantés dans les églises parisiennes. « Comme les Hymnes de Monsieur de Santeul, que quelques-unes de nos plus célèbres Eglises ont substituées dans les divins Offices à la place de celles qui s'y chantoient auparavant, ont un degré d'excellence ou personne dans les derniers siècles n'avoit porte la Poésie Ecclésiastique ; c'est sans doute un Ouvrage tres-difficile que de les rendre en autant de vers François, avec toutes les beautez qu'elles ont dans leur Original. On peut cependant assurer que le pieux Ecclésiastique qui a tenté ce pénible travail, l'a fait avec beaucoup de succès ; et qu'en suivant le fidèle Traducteur exactement le sens du Latin, il ne lui a rien oté de ce qui le fait regarder avec justice comme un Ouvrage très-accompli » (Approbation).Bel exemplaire réglé, relié a l'époque en maroquin.
1656 Paris. Courbé. 1656. 1 volume in-4, plein veau, triple filets dorés en encadrement sur les plats, dos à nerfs orné. [6] ff. ; 284 pp. (pour 384) ; 193 pp. ; [3] pp.
Portrait-frontispice de l'auteur.Homme de talent et d'esprit, Sarasin jouissait d'une réputation de gaité bouffonne qui lui ouvrait les portes des plus grands malgré certains excès. Chargé de mission à Rome il s'empressa de dépenser les 4000 livres allouées en festin et maîtresses en Allemagne. Bien introduit dans le milieu littéraire, Pellisson qui rédige ici le discours sur l'oeuvre fit graver sur sa tombe cette épitaphe"Pour écrire en style divers,Ce rare esprit surpassa tous les autres ; Je n'en dis plus rien, car ses versLui font plus d'honneur que les notres"L'ouvrage comprend d'abord les oeuvres en prose : histoire du siège dunkerque, conspiration de Valstein, Pompe funébre de Voiture... ; puis les poésies et termine par un "discours" sur les oeuvres de M. Sarasin par Pellisson. Quérard VIII, 455. Brunet V, 138. Cioranescu 61496. Trace trace d'ex-libris avec manque au papier de garde. Reliure frottée, discrètes restaurations aux mors. Cachet "Petit Séminaire - Saint-Bernard".
A Caen chez Trébutien, à Paris, chez Le Cointe et Durey, 1824. In-8, broché couverture d'attente de l'époque, XV, 305 pp, 1 f non chiffré (errata), 5 ff non chiffrés. Ouvrage illustré d'un portrait de l'auteur en frontispice. Couverture défraîchie avec manques sur les plats et au dos, dos cassé ne tenant qu'a un fil, rousseurs.
Paris. Nicolas Le Gras. 1685. 2 parties en 1 volume in-12 (96 x 160 mm) plein veau porphyre, dos lisse orné, pièce de titre maroquin rouge, gardes marbrées, 5ff. titre et épistre à Mlle de Sudéry), 415, (2) et 321, (11) pages. A. G. de Mont Riche en lettres dorées sur le 1er plat, dorures du dos un peu effacées, petit grignotis à la coiffe inférieure, mais reliure solide, bon état intérieur.
Édition donnée par Ménage, avec un long discours de Pélisson. Elle renferme, entre autres pièces, la Conjuration de Walstein contre l'Empereur, morcceau qui selon Charles Nodier, est le premier de notre langue que nous puissions comparer à Salluste, dont il a quelquefois le nerf et la pureté. Ce volume contient encore une curieuse et savante dissertation :Opinions du nom et du jeu des Échets, où l'auteur a fait preuve d'une érudition tour à tour enjouée et sérieuse, et qui gagnerait à être plus connue, ne fût-ce qu'à titre de modèle. Parmi les poésies, on remarque le délicieux sonnet d'Eve, qui suffirait à la gloire d'un vrai poète. (Note de libraire collée au revers de la 1re garde).
Paris, Editions littéraires de France, s.d., 1 br., couverture rempliée, illustrée, sous emboitage. in-4 de 285 pp., illustrations de Paul Bourg, exemplaire numéroté, un des 1400 (sans précision de papier) ;
Paris Librairie Marcel Didier 1967 In-12 texte établi ,présenté et annoté par Marcel Garapon. XL-124 pp
Correct Broché à raba
Suites de Orfary et Preschac. Conclusions par Louis Barré, illustré par Edouard Frère. Paris. J. Bry. 1858. 2 volumes in-8 dos lisse basane brune, 255 et 240pp. Illustrations in et h.-t. en 1°tirage. Bon exemplaire.
Vicaire VII, 402-403. Carteret,I, 552.
Nouvelle édition revue sur les meilleurs textes. Paris. Garnier. Vers 1860. In-12 (118 x 184mm) dos chagrin bleu nuit à 4 nerfs, titre, caissons et filets or, plats mouchetés, gardes marbrées, 2ff., 412 pages. Des rousseurs sinon bel exemplaire, bien relié.
à Paris, Librairie artistique H. Launette et Cie, 1888.
SCARRON Paul, Le Roman Comique, illustré par Édouard Zier à Paris, Librairie artistique H. Launette et Cie, 1888. In-4 demi-maroquin à coins finement relié (reliure signée Bretault) couleur brique, dos à 5 nerfs avec titre et date dorés, tranche de tête dorée, feuillets de garde peignés, (xii), 453pages. Ex-libris gravé collé sur le deuxième feuillet. Couvertures et dos conservés. Accompagné de 350 illustrations du peintre d'histoire et illustrateur Édouard Zier (1856-1824). Paru entre 1651 et 1657, Le Roman comique "demeure sans doute encore l'un des chefs d'oeuvre du genre dans l'histoire de la littérature". "Paul Scarron possède au plus haut point le don d'animer ses personnages et de mettre en lumière les traits saisissants de leur caractère. Tout cela dans une langue hautement savoureuse, aisée, directe, farcie de boutades.'' Exemplaire en excellente condition.
sl, éditions La Tradition, 1945.
Ensemble de 3 volumes sous étuis et chemises cartonnées rouge cardinal, titres dorés au dos, en feuillets libres sous chemises souples rempliées, vol1:230pp;vol2:212pp;vol3:171pp. Exemplaire numéroté (451/525 dont 30 ex. hors commerce), celui-ci un des 293 ex. imprimé sur grand vélin d'Arches à la forme. Illustré d'eaux-fortes originales en couleurs de Joseph Hémard (1880-1961), considéré comme le ''Prince des humoristes''. C'est à Paris vers 1640 que Paul Scarron (1610-1660), poète burlesque et auteur dramatique entame une carrière de bel esprit et c'est en 1651 -2vol in-8, puis en 1657- qu'il publie son Roman comique, roman qui retrace la vie de comédiens ambulants. Le salon de Scarron, qui au moment de la Fronde devint foyer d'opposition, fut toujours très fréquenté : Saint-Evremond, Ménage, Ninon de Lenclos, Scuderi, La Fayette s'y retrouvaient, tous charmés par le burlesque de leur hôte. Très bonne condition de l'ensemble.
Paris. Garnier. 1876. In-12 (118 x 184mm) dos chagrin bleu nuit à 4 nerfs, titre, caissons et filets or, plats mouchetés, gardes marbrées, 430 pages. Des rousseurs sinon bel exemplaire, bien relié.
Paris, Chez Edmé Martin et Français Eschart, 1667. 2 parties en 1 vol. in-12 de (4)-122 pp. 1 f. blanc, 518 pp. 1f. blanc, frontispice, maroquin janséniste rouge, dos à nerfs, dentelle intérieure, tranches dorées sur marbrure (Duru et Chambolle 1863).
Édition originale illustrée d'un frontispice gravé d'après Chauveau, accompagnée de l'importante préface intitulée Les Jeux, servant de préface à Mathilde. « Non pas vraiment inconnue, mais plutôt méconnue, la nouvelle que fit paraître Madeleine de Scudéry en 1667 devrait pourtant connaître un autre sort. En effet, loin d'être alors un auteur sur le déclin, la romancière (1607-1701) y démontre ses qualités traditionnelles jointes à une audace littéraire - voire politique - qui surprend. En ressuscitant Laure et Pétrarque, elle fonde la légitimité historique du courant galant ; en racontant les amours d'Alphonse et de Mathilde dans l'Espagne sanglante du XIVe siècle, elle entrelace idylle galante et intrigues de cour, amour et ambition, comme le fera onze ans plus tard Mme de Lafayette dans La Princesse de Clèves; enfin, jouant de la fiction du non-fictif, elle va jusqu'à donner à son écriture historique des accents critiques étonnants. Frappée de mutisme pendant cinq ans à la suite de l'affaire Foucquet, Madeleine de Scudéry recommença à publier avec Mathilde, dont le texte constitue un des sommets de l'art de la romancière » (Nathalie Grande, édition moderne Honoré Champion). Le roman fut réédité sous le titre Mathilde d'Aguilar, histoire galante (1702).Provenance : baron Léopold Double (deux ex-libris dont une croix potencée, le second Ex museo L. Double), bibliophile et grand collectionneur, acquéreur en 1848 de la bibliothèque de Louis XIV ; Lucien Scheler, « Coll.complet » paraphé.Très bel exemplaire relié en maroquin janséniste rouge signé Chambolle-Duru.Tchemerzine-Scheler, V, p.786 ; Lever, Fiction narrative en prose au XVIIe siècle, p. 261 ; Catalogue de la bibliothèque M. Léopold Double, 1863, n° 204, acheté par le comte du Tillet pour 131 francs : Superbe exemplaire d'un volume rare.
Traduites par Mre François de MALHERBE. Lyon. Claude La Rivière. 1652. Fort petit in-12 (82 x 138mm) pleine basane mouchetée, dos à 3 nerfs, muet, filet or encadrant les plats, portrait de Malherbe en frontispice, 5ff., 632 pages. Petits défauts mais bon exemplaire.
Limoges, Ardant, s.d. (vers 1860), 1 cartonnage, encadrement décoratif, fleurons d'angle, décors losangés sur les plats, manques au dos. in-8 de 120 pp., frontispice ;
Limoges, Ardant, s.d. (1852), 1 cartonnage, dorures sur papier gauffrées sur le plat inf., papier arraché au dos et sur le plat sup., carton mis à nu, exemplaire à restaurer. in-8, titre, 236 pp., dernier feuillet manquant, quelques rousseurs ;
Mmes Courtin, maitresses de pensionnat à Limoges.
Valence, Jamonet, 1837, 1 pleine percaline bradel, pièces de titres et tomaisons au dos. 3 volumes in-12 de XV-199, 219 et 201 pp. + 5 pp. (extrait du catalogue de la librairie de J.-F. Jamonet, à Valence (Drome)) ;
Choix de lettres, par l'Abbé Allemand, directeur des études au petit séminaire de Valence.En début d'ouvrage: Notice sur madame De Sévigné et "Du style épistolaire, et de madame De Sévigné", par M. Suard. En fin d'ouvrage, Lettres de Madame De Grignan et madame De Simiane.