S.l.n.d. petit in-4, [4] pp. n. ch., couvertes d'une écriture moyenne et lisible (environ 25 lignes par page), nombreux passages surlignés, en feuille.
Expulsé des Etats de la Sérénissime République le 13 avril 1796 devant l'avancée des armées républicaines, Louis XVIII avait repris son errance européenne et s'était alors rendu à Riegel (pays de Bade), qui servait alors de quartier-général à l'armée de Condé. Mais il dut quitter cet asile à la demande expresse du gouvernement autrichien, peu désireux de le voir ainsi exposé en première ligne. Il se réfugia alors à Blankenburg (duché de Brunswick), après avoir essuyé un curieux attentat le 19 juillet dans la petite localité de Dillingen, dépendant de l'Electeur de Trêves.Le but de notre petit mémoire en neuf points, qui est tout "de communication" à destination de l'opinion royaliste, sera de taire ces nécessités gênantes pour un souverain qui se veut toujours libre, et de farder à souhait les raisons du départ. L'auteur est un expert en maquillage, et il aurait été utilisable sous tous les régimes : "Ainsi, lorsque, dégagé des entraves que la politique lui imposoit à Vérone, il franchit les glaces du St.-Gothard pour arriver plus promptement à l'armée de Condé. Il étoit attiré par l'espoir de pénétrer avec elle dans son Royaume, de rallier autour de lui tous les Français à qui la patrie est chère, de vaincre à leur tête les usurpateurs de son trône, s'il ne pouvoit les désarmer par sa bonté, et d'emprunter le secours des puissances qui combattent pour le salut de l'Europe, si les forces de ses sujets ne suffisoient pas à l'exécution de ses vues paternelles." Rien que ça ... L'intervention autrichienne dans la campagne de l'été 1796 est ensuite présentée de telle façon que le bon et patriote Louis XVIII ne pouvait en conscience que s'éclipser ("Mais le Roi de France combattre des armées françaises pour la défense de l'Allemagen, et se dévouer au salut de l'Empire, quand ce sont des Français qui l'attaquent ! Qu'auroit pensé l'Europe et surtout la France s'il eût fait une démarche aussi fausse, aussi impolitique?"). Il fallait y penser. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Mitau, 25 avril 1808 in-4, [4] ff. n. ch., couverts d'une écriture fine et très lisible (environ 35/40 lignes par page), quelques ratures et biffures, en feuilles.
Malheureusement incomplet, ce mémoire d'émigration forme une réflexion des plus intéressantes sur les avantages et désavantages du séjour de Louis XVIII en Angleterre. Il fut rédigé juste après le calamiteux voyage qui conduisit le frère de Louis XVI de Mitau [Jelgava] à Gosfield Hall (septembre-octobre 1807).Le premier bifeuillet est complet, mais le second ne le continue pas : il manque au moins un feuillet entre les deux. De plus, un petit manque de papier en haut de la p. [5] prive le lecteur d'une phrase au moins p. [6].1. Premier bifeuillet. Pour le reste, le rédacteur, proche des Princes et apparemment demeuré dans le Palais de Mitau après le départ de Louis XVIII se montre au minimum sceptique sur le séjour anglais de ce dernier, d'autant que les conditions mises par le cabinet britannique s'étaient révélées drastiques : "Il se présente aujourd'hui une question de la plus haute importance : le Roi cherchera t-il à fixer sa résidence en Angleterre ? Il ne nous appartient pas de le décider ; mais jusqu'à ce que l'intention de Sa Majesté nous soit signifiée, il n'y a ni témérité ni présomption à se permettre d'en discuter les résultats. Nous ne raisonnerons que dans l'hyppothèse [sic] où le Roi pourroit se décider à rester en Angleterre, et d'abord nous demanderons ce que Sa Majesté peut espérer des Anglois, lorsque s'étant mis dans leur dépendance, elle ne pourra plus faire une démarche, ni entretenir aucune correspondance sans leur aveu et sans leur permission ? Est-on bien assuré des dispositions du gouvernement britannique en faveur de la famille des Bourbons ?" Tout le raisonnement respire une méfiance innée de l'Angleterre, traditionnelle en France, mais ravivée par le rôle réel ou supposé de la rivale dans les événements de la Révolution, depuis les émeutes de 1789 jusqu'à l'affaire de Quiberon. Le rédacteur incline manifestement en faveur de la Russie d'Alexandre Ier, même s'il faut se résigner à un séjour très à l'intérieur du pays, mais il estime que la Cour n'avait pas à quitter précipitamment Mitau.2. Second bifeuillet. Il concerne le même objet (le séjour de Louis XVIII en Angleterre), mais est formé apparemment d'une très longue citation d'un périodique politique anglais, bien informé et exposant la façon de voir des Britanniques sur cet événement, servant sans doute de pièce justificative à l'exposé précédent : "Nous croyons que le fait se réduit à ceci - il est certain que, malgré les paragraphes des journaux étrangers touchant l'intention de Louis XVIII de venir en Angleterre, notre gouvernement, loin d'avoir reçu aucun avis d'un pareil projet de la part de Sa Majesté Très Chrétienne, avoit toute raison de croire que les bruits répandus dans les papiers étrangers étoient entièrement dénués de fondement ; et ce n'a été que vers le milieu de la semaine dernière que l'on a reçu l'intimation de la résolution prise par cet illustre prince de venir dans ce pays ..." Le reste de l'article se montre plus que réticent à ce que l'Angleterre relève l'étendard des Bourbons et s'embarrasse de la personne du prétendant sur son sol, alors que, seule puissance encore en lutte contre Napoléon, elle a besoin de saisir toute ouverture ou perspective d'accomodement pour terminer le conflit. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
S.l. [Beaumes-de-Venise], s.d. (1843) un bifeuillet in-4, [4] pp. n. ch., couvertes sur la droite de chacune d'une écriture régulière et très lisible, sans surcharge ni rature (environ 30 lignes par page), en feuille.
Très curieuse pièce, non signée, composée et rédigée de façon à pourvoir être annotée sur la gauche par les autorités auxquelles elle devait être communiquée (étant donné son contenu, autorités policières et judiciaires) et faisant la synthèse d'une tentative d'empoisonnement dans la petite localité tranquille de Beaumes-de-Venise.Elle commence ex abrupto par l'exposé des faits : "Le 31 décembre 1842, la femme du facteur rural de Beaumes apporta à M. Méry mon gendre, contrôleur principal des contributions directes à Clermont-Ferrand et qui se trouvoit dans le moment en congé à sa maison à Beaumes, un panier avec une lettre anonime dans une enveloppe qui servait d'addresse à ce panier".La lettre émanait d'un prétendu camarade du destinataire destiné à passer le voir quelques jours plus tard pour lui parler affaires, et qui ne se nommait pas "pour intriguer votre mémoire". Justement méfiant, Méry n'ouvrit le colis que trois jours plus tard sous les instances pressantes de sa famille, et y découvrit un bocal d'oranges confites et une boîte de confitures sèches, auxquels on ne toucha pas. Le correspondant ne s'étant toujours pas signalé vingt jours après, la méfiance s'amplifia encore et les denrées furent portées à un pharmacien-chimiste de Carpentras, Gaudibert Barrel [= très probablement Charles-Raimond-Frédéric Gaudibert-Barret]. Les analyses révélèrent une présence massive d'arsenic.Horresco referens : "Cette découverte produisit sur nous une horreur d'autant plus grande que le 1er de l'an, c'est-à-dire le lendemain de la réception du panier, nous étions à dîner réunis en famille chez mon gendre au nombre de 17 personnes".Dénonciation faite au procureur du Roi, un juge d'instruction fut désigné pour mener les recherches sur l'origine du colis, et c'est là que ça se corse : "Le panier contenant les confitures empoisonnées fut apporté à la maison Méry par la femme du facteur rural à qui il avoit été remis la veille à Carpentras par un Savoyard portefaix qui déclara l'avoir reçu d'un Espagnol forçat libéré qui est actuellement sous la surveillance de la police (...)". Interrogés, forçat et Savoyard (Jean-Baptiste Arnaud de Saint-Jean-d'Arve) nient toute implication, puis disparaissent de la région ; le rédacteur demande l'extradition du Savoyard, observation sur laquelle se termine le mémoire.Moralité : contrôleur des contributions directes, c'est un métier à risques. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
S.l., s.d. (1915-18) in-8, [68] ff. n. ch., réglés (cahier scolaire), écriture large et lisible, et [39] ff. volants, toile Bradel grise modeste, dos muet (reliure de l'époque).
La partie contenue dans le cahier couvre les dates du 10 août 1915 au 17 janvier 1916, tandis que les feuillets volants commencent le 6 décembre 1917 et se terminent le 2 novembre 1918, soit dix jours avant l'armistice.L'ensemble forme en fait un recueil de notes quotidiennes concernant les tâches à faire ou les tâches accomplies ; le style est concis, le cahier étant à usage personnel, et nullement destiné à la communication, comme le confirme la graphie négligée. L'essentiel concerne l'armement, sa fabrication, des essais (séances de tir), sa livraison, ce qui laisse supposer que son auteur était affecté aux services du matériel pour l'artillerie de campagne. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
S.l., 1911. Carnet in-12, toile chagr. verte, 148 pp., recto seul
- Frais de port : -France 5,7 € -U.E. 8 € -Monde (z B : 12 €) (z C : 22 €)
cahier in8 broché,5 p.manuscrites,bon état
L'ancienne église (détruite...) Remise de 20% pour toutes commandes supérieures à 200 €
Sans lieu
sans date (fin 19e), in-4, n.p. 3f. pour 3 pages; 15 f. pour 28 pages; 9 f. blancs, plus un feuillet de notes ou transcriptions en latin. Sous couvrure rapportée, plus petite, annotée de calculs et titrée : Cahier de dime. Cahier de notes sur le droit Canon, olographe : Des Personnes; Des Choses; et Notes diverses et questions sur la théologie dogmatique et morale (2 dernières pages). Manipulé, pertes marginales.
S.l., s.d. (vers 1950) in-12, [48] ff. n. ch., 41 ff. demeurés vierges, demi-percaline noire, dos lisse muet, tranches rouges (reliure de l'époque). Exemplaire un peu déboîté.
Ce petit carnet (un cahier d'écolier réglé) qui se présente sans titre ni date ni auteur rassemble en fait :1. De très nombreuses petites notices manuscrites rédigées sur des papiers contrecollés sur les pages du carnet (à partir du f. 26 cependant, elles sont insérées sans être collées). Chacune aborde un micro-aspect de la vie de Napoléon, sans ordre particulier (lieux de séjour, états de service, dates importantes anecdotes, etc.), avec, au départ, une prédominance des notices consacrées aux endroits comme dans un Itinéraire. Le tout est assez déroutant : sur une même page se côtoient des faits d'origine très diverse, coexistent des époques totalement différentes de la vie de l'Empereur , sans qu'on puisse saisir quel principe a pu unir ces membra disjecta. Un exemple suffira : ff. 9v et 10, on passe du passage de Napoléon à Mâcon le 13 mars 1815 à l'ampliation d'un arrêté du Comité de salut public du 15 septembre 1795, à l'expédition de Sardaigne, puis Toulon, puis à la composition de la garnison de Grenoble, etc.On pense à des notes qui devaient compléter ou illustrer un texte suivi, mais rien n'est en fait moins sûr ; il s'agit encore plus difficilement de memoranda, étant donnée l'extrême dispersion des matières, sans fil conducteur ni index. Plus vraisemblablement, un loisir d'amateur qui accumulait à mesure les citations ou anecdotes qui lui plaisaient.2. Des coupures de presse sur des événements napoléoniens, surtout au début du carnet, présentant le même désordre fondamental.3. Quelques cartes postales ou illustrations extraites de périodiques (e.g. f. 3., "Chambre de Napoléon qu'il occupa avec Joséphine le 10 janvier 1802 et à son retour de l'île d'Elbe le 15 mars 1815" à Autun). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
[Vers 1895]. 1 vol. petit in-folio, (32 x 21 cm) ; [2] ff., 99 pp., [1] f., [9] pp. (appendice), 4 f. bl. et 2 cartes dépl. Reliure en demi-chagrin brun à coins, dos à nerfs orné de fleurons, plats de percaline bordeaux, larges roulettes dorées sur les plats, titre doré au premier plat.
Importante étude manuscrite sur la localité de Bouin (sur la côte atlantique, au nord de la Vendée, face à l'île de Noirmoutier, à la frontière de la Loire-Atlantique). Étude complète, à la fois historique, géographique, topographique, économique, culturelle et sociologique, illustrée de cinq cartes manuscrites en couleurs (dont deux dépliantes), d'un dessin hors texte et de dis photographies. Bouin était autrefois régie à la fois par la Bretagne et le Poitou, et a longtemps été considérée comme la limite méridionale de la Bretagne, avant d'être affectée à la Vendée lors de la création des départements. Au cœur d'une vaste zone de marais, Bouin était autrefois une île, séparée du continent par le cours du Dain (bras d'eau de mer), mais à la suite d'envasements successifs, la construction de digues de protection a permis la création de polders, qui ont rapproché les terres de Bouin du continent (aujourd'hui seulement séparés par le canal du Dain et par le Falleron au nord). - Cartes manuscrites en couleurs hors texte : l'île de Bouin à la fin du XVIIe siècle (p. 2) ; Carte de la Vendée (p. 12) ; Commune de Bouin d'après l'atlas cantonal de la Vendée (p. 45). - Dessin : Ancienne Tour du Guetteur faisant partie du mur d'enceinte du château (démolie en 7bre 1890), (dessin à l'encre boire sur calque contrecollé à la p. 49). - Photographies contrecollées et légendées : Façade principale de l'église de Bouin (vue prise de la route des Brochets), (p. 9) ; Port de l'Epoids (Écluse et entrée du port), Vue prise en aval de l'Écluse (p. 16) ; Écluse des Champs, Vue prise du côté de la mer (25 juillet 1895), (p. 20) ; Bouin (Vue prise de la route des Brochets), (p. 28) ; Hôpital (Propriété de la Reinerie), vue prise de la prairie nord (p. 44, une photo suppl.) ; Ancienne Chapelle de l'Epoids (Vue prise de la route du port), (p. 60) ; École communale de Garçons, ancienne maison seigneuriale (p. 72) ; Costume de la Campagne (p. 91, une photo suppl.) – Les tirages de ces photographies sont très pâles. - Cartes dépliantes, manuscrites et en couleurs, in-fine : plan général de Bouin d'après le travail de l'agent-voyer cantonal et carte du canton de Beauvoir-sur-Mer d'après l'atlas cantonal de la Vendée. - Chapitres : 1. Situation et formation de l'île de Bouin. Première colonisation et submersion. L'île d'Orée. Seconde colonisation. Divers noms de l'île. – 2. Les anciens ports de Bouin. Transformations successives de la baie de Dain. Les nouveaux étiers. – 3. Enceinte primitive de l'île de Bouin. Terrains d'alluvions conquis sur la mer. Conséquences des endiguements. – 4. Les Seigneurs de Bouin. Partie bretonne ; partie poitevine. L'île Marat. Bouin, chef-lieu de canton. – 5. Franchises de l'île de Bouin. Droits seigneuriaux. Justice et Administration. – 6. Guerres soutenues par les habitants de Bouin. Invasions normandes. Guerres de religion. Incursion des Espagnols et des Anglais. – 7. Guerres soutenues par les habitants de Bouin. Guerre de la Vendée. – 8. Bouin depuis la Révolution. Le bourg. Places. Champ de foire. Fontaines publiques. – 9. Canaux. Ports. Ponts. Routes. – 10. Monuments. – 11. Hôpital. Services divers : Bureau de poste, Douanes, Ponts-et-Chaussées, phare, Recette-buraliste, Recette des Douanes, etc. – 12. Cure. Halles et marchés. Bascule. Services divers (suite). – 13. Ruines. – 14. La Campagne. Aspect général. Nature du sol. État de la propriété. Fermiers, Régisseurs, journaliers. – 15. Agriculture. Mode de labour. Instruments aratoires. Engrais. Produits agricoles. – 16. Élevage du bétail. Prés et fourrages. Denrées fourragères. Betteraves, Choux, Maïs. Moyens de transport, Charrettes. – 17. Productions de la ferme : Volailles, Canards, Œufs. Commerce, Industrie. Pêche. – 18. Population. Son origine. Statistique. Répartition de la population. – 19. Population. Costume. Maisons du marais. Nourriture. Habitudes. Noces. Jeux divers. Langage. – 20. Chauffage des habitants. Les nombreuses familles. Les sorciers. Les sobriquets. – 21. Climatologie. Météorologie. Fièvres du marais. – 22. Productions. Règne animal. Animaux terrestres. – 23. Productions. Règne végétal. Céréales. Greniers. Légumes secs. Fourrages. – 24. Règne minéral. Sel marin. – 25. Instruction. Instruction primaire. Legs Luneau. Statistiques. – Appendice : Coutumes et Us locaux. La Guillannu ou Guillanneu. Noces, Bals. Moisson. Un intérieur à la Campagne. <><><> CONGÉS ESTIVAL ! LE LIBRAIRE EST EN VACANCES DU 25 JUILLET AU 25 AOÛT. BON ÉTÉ À TOUS. <><><>
Mauriac (Auvergne), 1927. In-8 (154 x 210 mm), 2 ff. bl., 24 ff. n. ch., 4 ff. bl. Vélin blanc, plats aquarellés d'un grand motif central, au premier plat la Vierge à l'enfant en grand habit, au plat inférieur la basilique Notre-Dame des Miracles, dos lisse, lacet central, mouillure au dos et sur les bords des plats, plats légèrement empoussiérés et épatés, gardes de moiré vert et or (reliure de l'époque).
Beau manuscrit enluminé, consacré à l'histoire de la basilique Notre-Dame-des-Miracles à Mauriac en Auvergne, dans le diocèse de Saint-Flour, et au pèlerinage qui y a cours. Le manuscrit a été confectionné pour la fête de Marie, en mai 1928. Il s'achève sur des hymnes latines. Le manuscrit, écrit en gothique sur papier simili Japon, est illustré de 2 aquarelles sur les plats, d'1 aquarelle à pleine page représentant la chapelle du Puy st Mary, d'un décor aquarellé en bandeau à chaque page (soit 18 bandeaux et 1 cul-de-lampe) et d'initiales rubriquées et majuscules peintes. Le hors-texte aquarellé est signé I. Nugam 1927. L'église romane de Notre-Dame des Miracles fut construite au XIIe siècle près du monastère bénédictin Saint-Pierre et de la Chapelle Notre-Dame des miracles, qu'on dit fondés par Théodechilde, fille de Clovis, à qui la Vierge Marie était apparue. Signe de son importance, le 13mai 1855, la Vierge a été couronnée et parée d’un diadème d’or et de pierreries, offert par le Pape Pie IX et l’église venait d'être érigée en basilique mineure par le Pape Benoît XV en octobre 1921. Sur une garde, note manuscrite à l'encre : "Diocèse de Saint-Flour, Imprimatur Sancti-Fleri die 18 octobris 1927. Vaulx (?). Ecclesia I. St Flour ". Exemplaire unique.
S.l., s.d. (1821) petit in-4, 15 pp., en feuilles.
Copie manuscrite d'une pièce imprimée célébrant en termes grandioses, voire grandiloquents la mort de Napoléon. Elle reproduit exactement l'imprimé, y compris la souscription et la ponctuation : "Le printemps avait été sans fleurs, & la sève desséchée par le vent du nord ; la nature était triste : il semblait que le monde allait perdre une âme qui etnait à sa création ... La vie ou la mort d'un grand homme est une calamité pour le genre humain !"Pour l'imprimé : cf. Davois III, 61. Un seul exemplaire au CCF (BnF). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
s.l., s.n., s.d. (XVIIème ou XVIIIème), 1 1 feuillet manuscrit de 11 x 10 cm ;
[...] Extraits d'opium par digerstion.... Gr III - formez trois bols, ajoutant à chacun s. q. de conserve de roses pour lui donner un volume convenable [...].
Challes les Eaux, 1897, 1 1 feuillet manuscrit à en-tête imprimée, signé ;
Le docteur Paul Raugé est l'auteur d'ouvrages sur la médecine thermale.
S.l.n.d. (1832) in-8, [44] ff. n. ch., couverts d'une écriture soignée, moyenne et parfaitement lisible (environ15 lignes par page), texte dans un encadrement de filet noir, volutes en débuts et fins de chapitres, quelques rosaces aquarellées au début du chapitre sur la mort de l'Empereur, broché sous couverture d'attente de papier gris, titre calligraphié sur la première couverture.
Très original recueil de pièces, dont la date peut se déterminer par les indications du dialogue fictif en fin d'opuscule : intitulé Le Carliste raisonnable, il met en scène les positions politiques d'un républicain, d'un libéral, d'un "napoléoniste" et d'un carliste, et suppose déjà accomplies les Journées de Juillet et le renversement de Charles X. Par ailleurs, une des pièces recopiées du recueil a été donnée à l'impression en 1832 (cf. infra).On a affaire à un carnet où un fervent de Napoléon a réuni des textes divers, généralement liés à la période impériale, et certains déjà imprimés :1. Mort du maréchal Duroc, duc de Frioul ([1813], ff. 1-2). - 2. Vie du sergent Hubert, digne émule de la gloire de Napoléon (ff. 4-9). Il s'agit de la reproduction d'une pièce imprimée donnée par un certain G. Levasseur à l'adresse de Draguignan en 1832, et qui présente la vie fictive d'un fidèle parmi les fidèles, lequel voudra en 1817 faire évader l'Empereur de Sainte-Hélène. - 3. Du Grand Napoléon. La mort de Napoléon (ff. 11-22, avec plusieurs pièces de vers). - 4. Sentiment d'un citoyen sur les cancers héréditaires (ff. 23-25). Là encore, pièce imprimée sur la mort de Napoléon dont l'ancien soldat et charbonnier Frédéric Degeorge (1797-1854) est l'auteur (Paris, juillet 1821). - 5. Beau trait de Murat (ff. 26-27). - 6. Sentiment d'un ancien guerrier sur la bataille de Waterloo (ff. 28-31, vers attribués à "Eugène Lavestine, chef de bataillon à cheval"). - 7. Le Carliste raisonnable, ou Le Triomphe du libéralisme (ff. 32-35). - 8. Les Préceptes d'un père à son fils, par ordre alphabétique (ff. 36-40). - 9. L'Aigle d'Austerlitz, et le coq gaulois, entretien dédié à la Garde nationale de Paris (ff. 41-44). Pièce imprimée également (en 1830), et dont l'auteur est Pierre Colau. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
sans nom [1810 ?] 1 vol. relié in-12, basane fauve, dos lisse, pièce de titre de maroquin bordeaux et frises dorées, non paginé (261 pages calligraphiées à l'encre noire d'une belle main). Manuscrit d'un amateur de lépidoptères réalisé essentiellement à partir du "Dictionnaire vétérinaire et des animaux domestiques", somme de 6 volumes parue entre 1770 et 1775. Les principales espèces sont répertoriées : nymphes, sphynx, teignes avec une prédilection pour les phalènes... Une cinquantaine de pages restées vierges en fin de volume. Reliure d'époque usée aux coupes, coiffes et coins avec de petits manques de cuir parcellaires, mais l'intérieur est resté très frais.
S.l., s.d. (vers 1810) bifeuillet in-folio (30 x 21 cm), [3] pp. n. ch., couvertes d'une écriture fine et très lisible (environ 30 lignes par page), musique notée "in fine" (intitulée "ribambelles espagnoles que chante le peuple"), quelques ratures et biffures, en feuille.
Brève notice d'un Français sur la ville de Saragosse et ses habitants, qu'il est possible d'attribuer à la période des deux sièges de la Guerre de l'Indépendance (1808 ou 1809), avec dans le texte deux contextualisations, d'abord 'une brève mention concernant la cathédrale de La Seo (une des deux de la ville) : "le pavé de celle-ci qui s'achevoit en l'année 1806" ; puis une notice incidente sur les anciennes promenades arborées : "il y avoit de très belles promenades qui conduisoient au Canal impérial [Canal impérial d'Aragon] et au Monte Torrero qui est sur bord du Canal, mais pendant le siège tous les arbres ont été coupés ou mutilés par les boulets".On a donc bien affaire au texte d'un Français en séjour dans la région (militaire ou civil ?), lequel s'intéresse aux églises et couvents, aux collèges, à la population totale ("Il y a 4500 maisons qui contiennent 9500 familles et 42 000 âmes"), aux activités économiques de la cité ("les arts et métiers de la ville sont en grande décadence ; il n'y a à distinguer que les tanneurs, les cordiers, les alpargateros ... et les ouvriers en laine"), et du pays environnant ("le païs est très fertile en vins, oliviers, grains et légumes"). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
s.l., s.n., s.d. (fin XIXème ou début XXème), 1 broché, couverture muette marbrée, légères mouillures. in-4 manuscrit de 23 pages de portées musicales (paroles et musique) ;
"L'Erreur", paroles de Mme Desbordes Valmore, musique de Théophile Bayle. - "Larmes d'amour", paroles de mr Antignac, musique de Sauvage. - "Mon pauvre coeur, console toi", paroles et musiques de Mr L. - "l'amour et l'amitié" par mr de Parseval. - "Il n'est plus là", paroles de monsieur Jouy, musique de Moniot. - "Eloigne toi", par A. Romagnesi. - "le Printemps", nocturne à deux voix. - "le Berger du Tage", boléro à deux voix. - "les Souvenirs", musique par H. Du S... - "Ave Maria" pour Mlle de la Gervaisais, par H. Plantade père.
Morlaix, 22 février 1811 petit in-4, écrit sur la première page, en feuille.
Billet adressé à L. Bouchet, pharmacien à Thouars, par un fonctionnaire de la police à la signature peu lisible (Moreau ?). Laconique, il se borne à informer son correspondant de l'échec de recherches, dont l'objet demeure sans précision : "toutes les demandes que j'ai faites et les recherches que j'ai fortement recommandées au bureau de la marine, à l'effet de remplir vos désirs, ont été nulles, les pièces que vous désirez ne s'y sont point trouvées". - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Sans lieu ni date (première moitié du XIXème siècle). Un feuillet in 8 manuscrit.
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S.l. [Reims], s.d. (1711) petit in-8, 249 pp. couvertes d'une écriture moyenne et lisible (environ 20 lignes par page), [7] pp. vierges, [24] ff. n. ch. de table, veau brun granité, dos à nerfs cloisonné et fleuronné, pièce de titre cerise, tranches mouchetées de rouge (reliure de l'époque). Coiffes et coins un peu frottés, mais bon exemplaire.
En raison de l'importance de l'archidiocèse de Reims, il existe de nombreux pouillés manuscrits de ses bénéfices, rédigés à différentes dates, et notamment dans les dépôts de la ville. Mais par ailleurs, plusieurs imprimés reproduisent la liste des bénéfices de Reims à des dates diverses : dans la collection de 1648, en 8 volumes in-4 (avec Bordeaux, Bourges, Lyon, Paris, Rouen, Sens et Tours) ; dans celle de 1698, en 4 volumes in-4 (avec Rouen, Paris et Bourges). Notre texte lui-même semble avoir fait l'objet d'une impression, si l'on en croit la cote VE-466-8 de la BnF.Exemplaire de Henri Jadart (1847-1921), conservateur de la Bibliothèque municipale de Reims jusqu'en 1914, qui l'a acheté en 1877, avec étiquette ex-libris contrecollée sur les premières gardes. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
[Vers 1690]. 1 vol. in-12. 13,9 x 10,3 cm. 72ff. Plein maroquin rouge d'époque, encadrement à la dentelle sur les plats avec motifs floraux et fleurs-de-lys, dos à nerfs orné, titre doré "Heur Chre" au dos, contreplats et gardes de papier gaufré vert et or, tranches dorées, chemise de demi-maroquin à rabats et étui.
Manuscrit soigneusement écrit dans une belle calligraphie. Encadrement du texte au crayon. L'écriture a été attribuée à Berthault. Son nom est doré au dos de la chemise et annoté au crayon au dos du feuillet de garde.Deux petite gravures XVIIe rehaussées en couleurs ont également été contrecollées au dos des gardes.Signature manuscrite au dernier feuillet : Rosaly de (nom barré) de (nom barré) Blondelle de Rieux.De la bibliothèque de Mortimer. L. Schiff, avec son ex-libris contrecollé. Ce manuscrit est référencé dans le catalogue de sa bibliothèque, au numéro 2123.> Catalogue of a selected portion of the famous library […] formed by the late Mortimer L. Schiff. 1938.Rousseurs aux feuillets liminaires blancs. Petite griffure au second plat. Manque à la coiffe supérieure de la chemise et déchirure au caisson inférieur.
s.l. n.d. Manuscrit enluminé du XIXe, non signé, non daté. Un volume in-4 plein maroquin rouge, plats à encadrements de filets, plaque en creux dorée et entourée d'une frise à froid, dos lisse muet, gardes moirées, tranches dorées, [2ff.] blancs, [8ff.] présentant chacun une enluminure à pleine page autour d'une prière latine ou française calligraphiée et un motif symbolique au verso, [2ff.] blancs. Très bel exemplaire.
La librairie est ouverte du mardi au samedi de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 19h00. Commandes par courriel ou téléphone. Envoi rapide, emballage soigné.
S.l., s.d. (vers 1610) in-8, [29] ff. n. ch., couverts d'une écriture moyenne, formée et très lisible (environ 30 lignes par page), en feuilles.
L'ouvrage a fait l'objet d'une édition imprimée chez Jacquin cette même année 1607, et procurée par les soins du principal d'Harcourt (de 1605 à 1614) Jean Grangier (1576-1644), qui signe la dédicace de notre manuscrit (reportée au f. 29). Il réunit des exercices de rhétorique scolaire tenus au Collège d'Harcourt.Les auteurs des différentes pièces sont : Jacques de Carbonnel (probablement le futur évêque de Coutances, mort en 1636) ; Geoffroy de La Marthonie (évêque d'Amiens, mort en 1617) ; Omer Talon (probablement Omer II, 1538-1618) ; Jacques Gault ; Étienne Girard ; Charles Passart ; Jacques Proffit ; Charles Turgot. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
S.l., s.d. (vers 1700) 8 parties en six forts volumes in-folio, couvertes d'une écriture moyenne, cursive, espacée et relativement lisible (environ 20 lignes par page), demi-chevrette fauve à coins, dos à nerfs ornés de guirlandes et fleurons dorés, pièces de titre vertes, tranches rouges [volumes I-V] ; basane brune, dos à nerfs cloisonné et fleuronné, pièce de titre cerise, encadrement de triple filet à froid sur les plats, tranches mouchetées de rouge [volume VI], (rel. de la fin du XVIIIe). Dos frottés, coins et coupes abîmés.
Exceptionnelle réunion de copies manuscrites de procès-verbaux des Assemblées du clergé de France, pour la fin du XVIe siècle et la première moitié du XVIIe siècle.C'est en octobre 1561, lors du Colloque de Poissy, que des prélats (mais non formellement députés par le clergé de France) s'engagèrent pour la première fois à venir en aide aux défaillantes finances royales en se chargeant de payer les arrérages dus par le Trésor aux rentiers de l'Hôtel de Ville de Paris, en échange de quoi le Roi garantissait l'inviolabilité des biens ecclésiastiques, objet de la vindicte protestante. Mais c'est en 1579 (Assemblée de Melun) qu'une première réunion de députés cette fois-ci dûment mandatés régularisa cette situation au départ et, après avoir déclaré nuls les contrats de 1561, s'engagèrent à assurer pour six ans le paiement des rentes constituées par le Roi sur la ville de Paris, tandis que le souverain s'engageait en retour à rembourser le capital. Si, après les six ans passés, la dette n'était pas éteinte, le Roi devait autoriser une nouvelle assemblée. C'est naturellement ce qui se produisit, et c'est ainsi que naquit la périodicité des Assemblées du clergé, exemple unique (et limité au premier Ordre) d'une représentation spécifique et permanente d'une classe de sujets face au Roi, sous l'Ancien Régime. Dès lors, les Assemblées du clergé se réunirent régulièrement jusqu'en 1788, généralement tous les cinq ans à partir de 1625, et à raison de deux types :1. L'Assemblée des comptes (ou Petite assemblée), consacrée à examiner les comptes du receveur général de l’Assemblée, durant 3 mois (en principe) et convoquée normalement les années se terminant par 0. - 2. L'Assemblée du contrat (ou Grande assemblée), composée de 64 membres, ayant à décider du renouvellement des décimes et aussi du versement du "don gratuit" au Roi, durant six mois, et tenue les années se terminant par 5.Les questions financières et les relations avec la monarchie demeuraient leur objet propre, mais, en fonction de la conjoncture, elle furent systématiquement consultées sur toutes les questions de politique religieuse qui agitaient le royaume.Pour comprendre l'importance de notre recueil, il faut rappeler les conditions générales de diffusion (manuscrite ou imprimée) des procès-verbaux de ces assemblées. Dès l’Assemblée de Melun, en 1579, on avait prévu que les secrétaires devraient faire dix-huit ou vingt copies manuscrites du procès-verbal pour les provinces, et que tous ceux qui auraient besoin d’extraits auraient recours soit à l’original conservé aux archives, soit à ces copies. En 1625, on prévoit également l’envoi de copies aux diocèses. Une toute première tentative d’impression fut mise en route, mais resta alors inaboutie : le volume finit à la page 448 et n’a pas été achevé ; presque tous les exemplaires ont de surcroît été saisis et brûlés. C’est en 1635 que l’impression apparaît comme mode de diffusion effectif et normal : elle est généralement confiée à l’imprimeur Vitré sous le contrôle des secrétaires, pour être distribuée aux provinces et aux députés, deux exemplaires étant remis aux archives.En 1641 pourtant (cf. infra), on revient aux copies manuscrites au nombre de 53 pour les mêmes destinataires (le caractère chaotique de l'Assemblée de Mantes explique à notre sens en grande partie ce retour en arrière provisoire). Dès 1645, on fait retour à l’impression, et, à partir de 1660, l’envoi de l’exemplaire imprimé est fait par diocèse et non plus par province ; il s’agit d’un envoi à l’intention des archives du diocèse, indépendamment de celui qui est fait personnellement aux évêques. Quand un procès-verbal est trop court pour justifier un volume, on imprimait ensemble deux sessions comme on fit en 1693 et 1695.Il est surtout à noter que les imprimés ne sont pas la reprise intégrale des volumes manuscrits, dans lesquels figurent un certain nombre de développements jugés accessoires et sans doute indignes de l’impression ; des différences qui peuvent aller – c’est le cas pour les procès-verbaux de 1655 et 1715 – jusqu'à des divergences entre le manuscrit et l’impression. De toute manière, la diffusion de ces textes sous l'Ancien Régime est strictement limitée aux structures et personnes intéressées, ce qui n'empêcha pas la réalisation de copies privées, catégorie à laquelle semble appartenir notre exemplaire, sans qu'on puisse préciser dans quel contexte (cf. infra) ; elles restèrent de toutes façons limitées, et de diffusion restreinte, surtout à cause de la technicité des matières (rappelons que l'essentiel de l'activité des assemblées se concentre sur les questions financières).Notre recueil se distribue donc comme suit :I. Assemblée de 1585-1586. 1. Elle occupe les deux premiers volumes ([2]-823 et pp. chiffrées 824-1534). - 2. Il n'existe pas de version imprimée complète des procès-verbaux de cette assemblée, comme de toutes celles tenues avant la chambre ecclésiastique des Etats de 1614, et a déccision de 1625, mais on en trouvera un résumé dans le recueil de Duranthon intitulé Collection des procès-verbaux des Assemblées-générales du clergé de France, depuis l'année 1560, jusqu'à présent, rédigés par ordre de matières, et réduits à ce qu'ils ont d'essentiel (Paris, 1768, volume I), ce qui vaut aussi pour les assemblées suivantes de notre recueil jusqu'à celle de 1641 incluse. Cf. Lelong I, 6843. Aux Archives, cote G8 - 610.Réunie en vertu du contrat du 20 février 1580, l'Assemblée générale de 1585-1586 commença par compléter le règlement intérieur de ces réunions, arrêté dès 1579 et qui ne devait plus que varier à la marge jusqu'à la fin de l'Ancien Régime : sans changer les règles déjà établies concernant le président, les secrétaires et les promoteurs, on rappela que l'assemblée ne pouvait être déclarée légitime et ouverte qu'après la validation des procurations et mandats ; que les décisions prises par les députés engageaient tout l'Ordre du Clergé.Elle affirma ensuite nettement la totale liberté du don du clergé, compte tenu de l'affectation des décimes ordinaires au service des rentes de l'Hôtel de Ville. Au chapitre des questions proprement religieuses, et à la veille d'une nouvelle guerre civile, le clergé remercia le Roi de la révocation de la liberté de conscience des Réformés, le pressa de faire officiellement recevoir les décrets du Concile de Trente, de confirmer l'autorisation de conciles provinciaux, de déclarer vacants les bénéfices usurpés par des laïcs ou des simoniaques.Un peu oubliée par la suite en raison du contexte politique troublé jusqu'à la fin du XVIe siècle, cette assemblée est importante en ce qu'elle clôt la période de rodage de l'institution : les règles adoptées seront désormais reconduites tacitement, et, à partir de cette date, les assemblées ultérieures "convoquées en la manière accoutumée", sans innovation, en fonction des pouvoirs donnés par la précédente réunion.II. Assemblée de 1605-1606.1. Elle occupe le volume III ([2]-716 pp.). - 2. Pas de version imprimée complète. Cf. Lelong I, 6854. Aux Archives, cote G8 - 624.Ouverte le 27 juillet 1605, ses délibérations ne se terminèrent que le 20 avril 1606. Elle fut marquée par des remontrances assez sévères adressées au roi sur la situation religieuse de la France, et revint de nouveau sur la réception des décrets du Concile de Trente. Henri IV, assez vexé du ton employé, répliqua que l'enregistrement de Trente contrariait les "libertés de l'Eglise gallicane", tout en assurant q'u'il s'emploierait à faire pression sur les Parlements.III. Assemblée de 1610.1. Elle occupe les ff. [1]-[119] du volume IV. - 2. Pas de version imprimée. Cf. Lelong I, 6858. Aux Archives, cote G8 - 629B.IV. Assemblée de 1612.1. Elle occupe les ff. [120]-[219] du volume IV. - 2. Pas de version imprimée. Cf. Lelong I, 6859. Aux Archives, cote G8 - 631.V. Assemblée de 1617.1. Elle occupe les ff. [220]-[348] du volume IV. - 2. Pas de version imprimée. Cf. Lelong I, 6862. Aux Archives, cote G8 - 636.VI. Assemblée de 1619.1. Elle occupe les ff. [350]-[441] du volume IV. - 2. Pas de version imprimée. Cf. Lelong I, 6863. Aux Archives, cote G8 - 642.VII. Assemblée de 1641.1. Elle occupe le volume V (839 pp.). - 2. Pas de version imprimée. Cf. Lelong I, 6877. Aux Archives, cote G8 - 650.Réunie exceptionnellement à Mantes en raison des intrigues de Léonor d'Etampes, évêque de Chartes (Mantes était dans sa juridiction), cette assemblée convoquée avec retard (elle aurait dû avoir lieu en 1640) laissa un souvenir amer dans l'Eglise Gallicane en raison des intrigues, cabales et dissensions qui s'étalèrent au cours des six mois de délibérations, et qui avaient pour motif la résistance d'une partie des députés à accorder un don gratuit cette année-là. Il fallut même expulser par la force six prélats opposants, c’est-à-dire les Archevêques de Sens et de Toulouse (qui étaient les deux Présidents), et les évêques d’Evreux, Maillezais, Bazas, Toulon, lesquels furent accablés d’avanies et exilés dans leur diocèse.VIII. Assemblée de 1655-1657.1. Elle occupe le volume VI (1045 pp.). - 2. Une version imprimée (chez Vitré, 1656, in-folio de 1378 pp.) des procès-verbaux rédigée par les secrétaires Henri de Villars (1621-1693) et Jacques de Carbon de Montpezat. Mais, d'après le titre et le contenu, notre version n'est pas celle des Procès-verbaux proprement dits, mais d'une Histoire rédigée au cours de la plume par Robert François d'Aigreville, et dont Lelong a vu un mansucrit chez le chancelier d'Aguesseau. Lelong I, 6885 (procès-verbaux officiels imprimés) et 6886 (version narrative d'Aigreville). Aux Archives, cote G8 - 653 (procès-verbaux) et 654-656 (version d'Aigreville).De loin la plus longue de la période (octobre 1655 - avril 1657), cette Assemblée tenue après la Fronde et le retour de Mazarin eut à s'occuper de deux problèmes politico-ecclésiastiques majeurs : le sort du cardinal de Retz, archevêque de Paris, qui fut l'occasion d'une victoire de l'épiscopat sur les volontés combinées du Roi, de son ministre et du Pape (Retz fut maintenu dans sa juridiction en dépit de son rôle pendant la Fronde et de son exil) ; la question de la grâce et des cinq propositions extraites de Jansénius dans le bref Cum occasione de 1653, et ce fut l'occasion d'une autre victoire, contre Innocent X cette fois, avec le soutien de Louis XIV (protection de Pardaillan de Gondrin, archevêque de Sens contre la vindict du pape). Au demeurant, les prélats reçurent la doctrine de Cum occasione, et jouèrent un rôle doctrinal qui prépare manifestement celui qu'ils jouèrent en faveur du Roi dans la fameuse Assemblée de 1682.Cf. les deux textes fondamentaux que sont, à divers niveaux : 1. Gerbeaux (Fernand) et Hidesheimer (Françoise) : Agence générale du clergé. Répertoire de la sous-série G8 (Paris, 2001). - 2. Blet (Pierre) : Le Clergé de France et la monarchie. Etudes sur les assemblées du clergé de 1615 à 1666 (Rome, 1959, deux volumes).Le recueil a appartenu au docteur de Louvain Jan-Frans ou Jean-François Van de Velde (1743-1823), dernier bibliothécaire de l'ancienne Université de Louvain, qui semble avoir récupéré la copie au cours de ses recherches. Opposant au joséphisme puis à la Constitution civile du clergé, l'abbé Van de Velde subit, de 1784 à toutes les avanies imaginables de la part des pouvoirs successifs, de 1784 à 1800. Il ne faut pas le confondre avec son homonyme et contemporain le vingtième évêque de Gand (1778-1838).Indépendamment de ses fonctions officielles, qu'il remplit avec zèle (l'Université lui dut un accroissement considérable de ses collections notamment à partir des bibliothèques des Ordres et monastères supprimés par le joséphisme), Van de Velde s'était constitué une riche bibliothèque.Ses héritiers vendirent en 1833 cette collection qui comptait près de 450 incunables et 1.300 manuscrits et qui fut "la collection privée de livres et de manuscrits, probablement la plus vaste jamais vendue dans notre pays (la Belgique). Sept semaines - du 5 août au 16 septembre - furent nécessaires, à raison de cinq jours par semaine, pour écouler les 15.355 lots" ( Jan Roegiers). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Fontainebleau, 31 janvier 1876 in-folio oblong (68 x 96 cm), en feuille, bord supérieur ébarbé.
Beau projet manuscrit qui présente un plan d'attaques imaginaires contre la forteresse de Germersheim (la ville, sise sur le Rhin, avait été fortifiée par Sadi Carnot, fils aîné de Lazare Carnot, à l'époque où la rive gauche du Rhin était française.Visé par le professeur (nom peu lisible), il s'agit clairement d'un travail d'école rédigé par un élève de l'Ecole d'application de l'artillerie, sise à Fontainebleau (quartier des Hémonnières) de 1872 à 1940.L'élève pourrait bien être Charles-Jean Demarçay (1853-1905), X en 1872, et qui finit sa carrière comme capitaine d'artillerie. Il était le petit-fils du général d'artillerie Marc-Jean Demarçay (1772-1839), qui s'illustra pendant les campagnes de la Révolution et de l'Empire (il fut précisément directeur de la première école d'application de l'artillerie et du génie, créée à Metz en 1794). Son frère, le chimiste Eugène Demarçay (1852-1903) fut un collaborateur des époux Curie. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.