Besançon, , 1756-1764. In-folio manuscrit de 862 pp., basane marbrée, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin fauve (reliure de l'époque).
Recueil manuscrit de dissertations et mémoires présentés ou lus à l’Académie de Besançon réunis sous l'intitulé « Topographie du Comté de Bourgogne » (pièce de titre au dos de la reliure).En 1752 des lettres patentes royales créèrent l’Académie des Sciences, Belles-lettres et Arts de Besançon. Les quarante premiers académiciens furent nommés par le roi, les quarante-sept suivants furent élus par leurs confrères jusqu’en 1789. Parmi ses membres figuraient le bénédictin Dom Berthod (1733-1788) et le conseiller Nicolas-François-Eugène Droz (1735-1805) secrétaire perpétuel dès 1771 qui laissa notamment un Recueil des édits et ordonnances enregistrés au Parlement et des principaux arrêts de cette cour, 6 volumes in folio publiés de 1771 à 1778. Droz intervint 40 fois à l’académie en 26 ans, en des domaines très variés, mais touchant de préférence l’histoire. Contient : Quelles ont été les différentes positions de la ville de Besançon depuis Jules César par Dom Berthod (1764, 120 pp.) ; Quel a été le gouvernement politique de Besançon sous les empereurs d’Allemagne par Egenod (1761, pp. 121-185) ; Quelles sont les raisons particulières de la devise et des armoiries de Besançon (dessins de sceaux et armoiries, pp. 189-198) ; Anciens droits qu’avaient les Comtes de Bourgogne sur la ville de Besançon, par d’Agay (1756, pp. 201-299) ; Quelles ont été les principales villes de la Franche-Comté dès le XIe siècle par Dom Berthod. (1759, pp. 301-419) ; Recherches et observations sur les 14 principales villes de Franche-Comté, sur la plupart des bourgs et villages et sur leurs noms et les rapports qu’ils ont entre eux par Chevalier (pp. 423-862). Exemplaire enrichi d’un manuscrit in-folio de 8 ff intitulé : Préface historique pour être mis à la tête du recueil des ouvrages de l’Académie de Besançon. Provenance : François Nicolas Eugène Droz des Villars (ex-libris « Manuscrits Droz n°3 ») historien franc-comtois, né à Pontarlier en 1735, mort à Saint-Claude en 1805. Avocat et conseiller au Parlement de Besançon, secrétaire de l’Académie de cette ville, il fut et reste un historien franc-comtois renommé. Le site de la Bibliothèque nationale de France propose une liste de ses ouvrages imprimés, également consultables à la Bibliothèque municipale de Besançon. Une partie des manuscrits de son cabinet forme la Collection Droz de ce fonds. Leurs notices descriptives sont à lire dans le Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France, t. XXXIII, II/2, Paris, 1904, p. 713-743. Il n’est à peu près aucun thème de l’histoire comtoise médiévale et moderne auquel Droz, inlassable copiste et son équipe de scribes (chartriers des Chalon, du Parlement, de l’archevêché, de nombreuses abbayes) n’aient porté quelque attention avant les dilapidations révolutionnaires. Ce recueil est décrit sous le n°04 dans le Catalogue de manuscrits et de livres sur la Franche Comté, provenant des bibliothèques du conseiller Fr Nic. Eug. Droz des Villars (1735-1805) et du chanoine Suchet (1819-1904), Dijon, Rebourseau, 1924 (vente « château de Vregille » à Dijon en 1924). Ex-libris gravé « JGE - Que m'importe ».Gresset, Maurice. « Les académiciens de Besançon : 1752-1789 ». Les élites régionales, (xviie-xxe siècle), édité par Christine Lebeau et al., Presses universitaires de Strasbourg, 2002.
, , [1700 ca]. Manuscrit in-12 de (105) ff., vélin dur, dos à nerfs, titre manuscrit (reliure de l'époque).
Rare version manuscrite contemporaine du pamphlet publié sous le voile de l'anonyme en 1695 par Richemont à Cologne, Le Maréschal de Luxembourg au lit de la mort tragi-comédie.« Cette satire offre des particularités curieuses pour l'histoire du temps, quoiqu'il faille les admettre avec précaution ; ainsi nous n'avions pas vu ailleurs que le Maréchal mourut des suites d'une débauche avec Mademoiselle de… Mais monsieur le médecin ? qui donc l'a fait mourir ? dit le duc du Maine. - Ce n'est pas moi répond naïvement le médecin. ».Personnage considérable du Grand Siècle auquel Saint-Simon consacre un large chapitre de ses Mémoires, François-Henri de Montmorency-Bouteville (1628-1695), comte de Bouteville et comte de Luxe, duc de Piney-Luxembourg, pair de France et Maréchal de France, plus connu sous le nom de Maréchal de Luxembourg ou celui de tapissier de Notre-Dame, mourut quelques mois avant la publication de la brochure qui atteignait aussi l'entourage de Louis XIV. Cette copie manuscrite est conforme à l'imprimé en cinq actes avec quelques petites nuances lexicales sans incidence.Provenance : ex-libris manuscrit à l'encre du temps Jacobi de Maunoury 1736.Pour l'imprimé : Brunet, III, 1411 ; Bourgeois et André, 3005 ; Soleinne, 3754 ; Jammes, Bûcher bibliographique, 456.
Reference : 1073.1aaf
1587, 33 x 59 cm, Urkunde von 37 Zeilen eng in brauner Tinte geschrieben, Dorsualnotiz, Hans Frytag, der hier sein “Sässhus”, seinen offiziellen Wohnsitz, veräussert, war im Freiburger Rat der Zweihundert und Herr von Mézières. 1 Blatt.
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Reference : 1075.1aaf
1682, 26 x 40 cm, Urkunde von 23 Zeilen in feiner dünner Schrift auf Pergament,
Dorsualnotiz enthält u.a. den Weiterverkauf der Collocation an den Stadtschreiber Prothasius Alt, datiert 3.12.1682, signiert Techtermann, Spitalschreiber. Image disp.
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Reference : 110216aaf
1647-1652, in-4to, 2 ff. de garde (titre en latin et citation de Virgile) + titre + 16 ff. (registre détaillé) + 204 fol. + 17 fol. (en tout env. 237 ff.), manuscrit en encre, rédigé dans une belle écriture notarielle allemande du 17e s. sur papier avec filigrane (écu de Berne), quelques feuilles entre les pages (voir description ci-dessous), sur titre (feuille de garde): Spectant ad me Jo. Danielem Schaller ex senatu Rei publica Friburgensis. relié avec une partie d’un parchemin du 15e s. monté sur plats en carton, dos abîmé et fendu, bloc du livre encore assez robuste.
Beau manuscrit du Municipale ou ‘Ordnungbuch’ en langue allemande, dont il existe plusieurs versions au 16e et 17e s. (comparer les différentes versions chez Johannes Schnell, das Municipale..., Bâle 1898). Cet ouvrage appartenait à Jean Daniel Schaller, au Grand Conseil de la ville de 1662 jusqu’à sa mort en 1691. Le texte est complété par plusieurs textes plus courts pour la plupart sur le même sujet: 1.) Abschrifft der Ordnung uf dem Eydt des Burgermeisters von den Trostungen, 10 ff. non num., daté 8 février 1549 / 2.) Ordnung der Festagen die myn gnädig Herren gebotten zu haltten (catalogue des amendes), 2 ff. non num., avec date 1593 / 3. Hernach volget dz gantz Gelthumb und Kirchen Zierdt so in der Statt von Zytten gewäsen ist (texte polémique contre la réforme à Berne), 3 ff., avec date 1602. En plus, entre les pages sur feuilles séparées: Ordnung der Pfandt unndt Gandt Rechten, 6 p., daté du 7 avril 1661 (Sur les cautions et enchères). Bel exemple d’un manuscrit ayant appartenu à un membre du patriciat de Fribourg. Johannes Schnell, das Municipale..., Bâle 1898. Image disp.
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Reference : 141567aaf
1908-1913, in-4to, 7 S. Einleitung + 5. Bl. + 72 Bl. Besucher Verzeichnis, Original-Leinenband. Goldgeprägter Titel auf rotem Marokkoleder auf den Umschlag.
Die Zapporthütte ist eine Schutzhütte der Sektion Rätia des S.A.C., sie steht am Paradiesgletscher 2320m. Die Hütte wurde 1871-72 errichtet. Vom Dorf Hinterrhein erreichbar ist Sie ein wichtiges Ziel für Besteigungen wie: St. Lorenzhorn 3047m., St. Marscholhorn 2902m., St. Zapporthorn 3149m., Kirchalphorn3039m., Rheinwaldhorn 3398m., Guferhorn 3393m., Lentahorn 3237m., Paradieshörnli 2954m.Das Besucherbuch, hier Fremdenbuch genannt, beinhaltet zahlreiche Notizen, Berichte, Skizzen, die bis ins Jahr 1913 datiert reichen.Das Buch ist im gutem Zustand.
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Reference : 109379aaf
1813-1827, quer in-8vo (11.5x18 cm), 6 Aquarelle, 7 altkolorierte Stiche, 5 Bleistiftzeichnungen, 2 Lithografien, auf Papier mit zahlr. handschriftlichen Widmungen in deutscher, franz. und italienischer Sprache, guter Zustand, roter Halbmaroquineinband mit Goldprägung auf Deckeln und Titel „Souvenirs d’amitié“ auf Rücken, etwas fleckig ansonsten guter Zustand.
Gepflegtes Poesiealbum eines jungen Mannes aus dem Schweizer Bildungsbürgertum, welcher in Interlaken und Colombier (NE) zur Schule ging und vor allem in dieser Zeit (1814 - 1816) Einträge von Freunden und Schulkameraden sammelte. Es handelt sich möglicherweise um den späteren radikalen Politiker Johann Seiler, Spross einer Hotelier- und Politikerfamilie aus Bönigen, welcher 1845 im 2. Freischarenzug in Malters fiel. Zahlreiche Widmungen stammen aus Interlaken bezw. Aarmühle (früherer Gemeindenamen von Interlaken) und der Region, sind aber oft französisch gehalten oder unterschrieben, was dem Selbstverständnis dieser Schicht entsprach. Viele Widmungen wurden auch in Colombier erstellt und stammen fast ausschliesslich von Knaben sowie seiner Schwester Madeleine Seiler und einem seiner Lehrer (précepteur). Die Bleistiftskizzen zeigen teils Motive aus dem Städtchen Colombier, wo Seiler wohl zur Schule ging, zusammen mit den Kindern aus andern angesehenen Familien aus der ganzen Schweiz: wie z.B. Anton Wagner von Bern, Carl Mooser von Zug, Carl von Werdt aus Bern, (Selbstportrait ?) von Monbéliard, Salomon von Orell aus Zürich. Erwähnt wird auch die Reitschule in Orbe & Corcelles-sur-Chavornay. Wenige Einträge stammen von Freunden aus der Zeit um 1825. Neben Originalzeichnungen und einem Selbstportrait im Profil (von Monbéliard) sind mehrere fein kolorierte Stiche eingefügt worden. HLS, Familienartikel Seiler (BE). image disp.
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Reference : 1090.1aaf
1820, 38 x 23 cm, cahier de 8 pages en papier, avec un sceau de Fribourg sur chaque page, plié.
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Reference : 90047aaf
ms. à l’encre brune sur papier, lettres sur doubles feuilles, pliées d’origine, avec destinataire indiqué au dos, bon état.
Ens. de 3 documents originaux de la correspondance de l’administration baillivale d’Echallens au XVIIIe s.: Lettre de M. Piccard, 1775 / Lettre de M. de Gingins Chevilly, Berne 1783 / Lettre du notaire Luthard avec examen des comptes concernant la succession Luthy, adressée à Mestrezat. Image disp.
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Reference : 47860aaf
1834, in-12°, 87 S. (90), ohne S. 85/86., handkol. Titelblatt in einer Vignetteform, Text mit 3 grösseren farb. Abb. mit sich wiederholendem Herzmotiv und 3 farb. Abb. mit Blumenmotiv, sowie mit zahlr. farb. floralen Kopf- und Schlusstextzeilen, mehrzeiliger Besitzvermerk a.V., Ldr. mit Ornament. Blind- bzw. Golddruck, etwas berieben.
Sehr seltenes, hübsches, handkoloriertes Gebetbuch aus der ersten Hälfte des 19. Jahrhuderts. Kalligraphisch geschriebener Text im Alttschechisch. Image disp.
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Reference : 66177aaf
1786, 1788, 1790, 17,5 x 22 cm, Handschrift auf handgezogenes Papier mit Wasserzeichen.
Jeder Beleg gibt zuerst den Zweck der "Steur Collect" an (mit Schätzung der Schadenssumme) und das genaue Datum der Durchführung. Dann folgt jeweils die Aufstellung der Einnahmen nach Kirchen und Gottesdiensten: "Grosse Kirch", "Predigerkirch", "Hl. Geist Kirch", "Nydeggkirch" und schliesslich noch "Ausser Krankenhaus" (offensichtlich fand dort die Sammlung vor dem Gebäude statt). Bei 2 Belegen kommen dann noch weitere Spenden hinzu. Die einzelnen Kollekten sind: 1786 zugunsten der Wasser- und Hagelgeschädigten von Twann, Ligerz, Niederhünigen und Freimettigen (zusätzl. Gelder aus Wattenwyl Familienstiften, Spitalhauskirche, Amt Nidau, Büren und Erlach); 1788 zugunsten der Opfer eines Brandes in Longirod, Amt Aubonne; 1790 zugunsten der Brandopfer einer nächtlichen Feuersbrunst im Städtchen Cudrefin (32 Häuser betroffen), (zusätzl. Gelder von den gnädigen Herren v. Bern, aus den deutschsprachigen Gebieten und dem Waadtland). Image disp.
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Reference : GITg792
Livret original (20cm sur 13cm) de 83pp imprimées avec des informations manuscrites. Cartonnage d'époque de papier chagriné noir, étiquette imprimée complétée à l'encre appliquée sur le 1er plat, celui-ci percé de 2 trous renforcés par des oeillets. Etiquette salie mais lisible, charnières fragiles, exemplaire bien complet. Ce livret appartenait à un gendarme à cheval de la Compagnie de Gendarmerie des Basses-Alpes, né en 1875 à Plancher Bas (Haute Saône), réformé en 1919, décoré de la Médaille Militaire.
Reference : 6395
4 L.A.S. et 2 C.P.A.S. (1921 - 1933). Guerre de 14/18 où il se retrouve enterré vivant. Fondateur de l'Association des Ecrivains Combattants. Il a du sauter du 2em étage d'une maison dévorée par les flammes. Il s'est trouvé pris dans un grave déraillement de train en Suède. Son bateau qui à la déclaration de guerre de 1939 le ramenait des Antilles en France est coulé par un sous-marin allemand. Et plein d'autres mésaventures ! José Germain fut dans les années 1930 le directeur de la collection "Aventures et légendes de mer" au Masque. Admirateur du Maréchal Pétain, il écrit de nombreux articles engagés dans différents journaux (La Gerbe,Nouveaux Temps...) pendant l'occupation, tout en aidant avec sa famille de nombreuses personnes (maquisards, juifs, communistes...) grâce à ses relations. erre de 14/18 où il se retrouve enterré vivant. 4 L.A.S. et 2 C.P.A.S. (1921 - 1933)
Reference : 112226aaf
1892-1894, quer in-8vo, 37 Widmungen auf unnumm. Doppelseiten (=37 Bl. ) + 31 leere Bl., in deutscher Kurrentschrift in Tinte geschrieben, zw. den Seiten eine Menukarte mit japanischem Motiv ms. in franz. Sprache beschrieben, viele Seiten lose und einige an den Rändern etwas eingerissen, Besitzervermerk auf Vorsatz, O.-Leinenband mit Goldprägung und aufgeklebter Chromolithographie (Kirschblüten), Rücken am vord. Scharnier lose.
Poesie- oder Freundschaftsalbum einer Schweizer Schülerin aus der Zeit, als die Beliebtheit der sogenannten Glanzbilder oder Oblaten (engl. auch scraps), im chromolithographischen Verfahren erstellter farbiger Darstellungen zeitgenössischer Motive im deutschsprachigen Raum auf dem Höhepunkt war. Mitschüler, Freunde und Verwandte klebten diese, den Umrissen der Motive entlang ausgestanzten Bildchen in das Album, begleitet von einer handschriftlichen Widmung auf der gegenüberliegenden Seite. Die Widmungen sind jeweils datiert und stammen alle aus Laufenburg. Die typischen Motive der Glanzbilder sind Blumen, auch mit Putenengeln, oder Kinder, sowie wenige Landschaftsdarstellungen. Image disp.
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, , 1782. In-8 manuscrit (19 x 13 cm) de (104) ff. à 14 lignes par page calligraphiées à l’encre rouge et brune dans double filet rouge d’encadrement, maroquin rouge, dos lisse orné à la grotesque, pièces de titre en maroquin vert, triple filet doré d’encadrement sur les plats, tranches dorées (reliure de l’époque).
État des trente-neuf gouvernements généraux des provinces décidés en 1776 par Louis XVI, chacune soumise à l'autorité militaire, administrative et exécutive d'un gouverneur - avec leurs noms, places, classes, traitements et appointements dont la Ville, vicomté et prévôté de Paris puis dix-huit gouvernements de la première classe (Isle de France , Picardie, Flandre française et de Hainaut, Champagne et Brie, Lorraine et Barrois, Alsace, Comté de Bourgogne, Duché de Bourgogne, Lyonnais, Forez, Beaujolais, Dauphiné, Provence, Languedoc, Roussillon, Navarre et Béarn, Guyenne, Bretagne, Normandie) et vingt-et-un de de la seconde classe (Le Havre de Grâce, Boulonnais, Artois, Principauté de Sedan, Toul, Toulois, Nivernais, Bourbonnais, Berry, Auvergne, Foix, Donezan et Andorre, Limousin, Haute et Basse Marche, Saintonge et Angoumois, La Rochelle et pays d'Aunis, Poitou, Saumurois, Anjou, Touraine, Maine, Perche et Comté de Laval, Orléanais, île de Corse).Extrait de l’ordonnance du 18 mars 1776 portant règlement sur les gouvernements généraux et particuliers, recopié en guise d'avertissement : « Les lieutenances générales des Provinces ont été de tout temps données aux Princes du Sang, à la Haute Noblesse, aux Maréchaux de France et autres Officiers généraux auxquels la naissance l’éducation et l’expérience ont rendu familiers les principes du gouvernement et l’art de commander. C’est à eux que s’adressent immédiatement les ordres du Roy surtout en ce qui a trait à l’administration militaire (…) Les Gouvernements des Provinces cy-après détaillés où sont compris les gouvernants, lieutenants de roy et Officiers des États-Majors commandant dans les places de guerre, frontières, villes maritimes et intérieures du Royaume ont été originairement formés sous Hugues dit Capet, trente sixième Roy de France et déterminés par Sa Majesté Louis XVI suivant son ordonnance du dix huit mars mille sept cent soixante seize et qui en déterminant différentes classes affecte particulièrement chacune d’elles aux différents grades militaires ». Très bel exemplaire calligraphié et relié à l’époque en maroquin rouge.
, , 1914-1917. Plus de 1000 lettres et cartes manuscrites.
Correspondance privée exceptionnelle de Léon Meltzheim pendant la Grande Guerre.Cette correspondance privée, rare et volumineuse, comprend plus de 1 100 lettres échangées entre le lieutenant Léon Meltzheim et son épouse Andrée, surnommée affectueusement "Dé", entre juillet 1914 et décembre 1918. Léon, affecté au 30e d’Artillerie, rédigea plus de 750 lettres (84 en 1914, 168 en 1915, 172 en 1916, 117 en 1917, et 150 en 1918), auxquelles s'ajoutent 350 lettres d'Andrée pour l’année 1917, et plus de 120 lettres et cartes manuscrites de la famille et des proches de Léon en 1916.Les premiers mois de la guerre. Dès juillet 1914, Léon Meltzheim, alors âgé de 31 ans, est affecté au 10e SMA sous les ordres du capitaine Desgrais. Ses lettres relatent les conditions difficiles de l'artillerie, les longues marches et le manque de repos, tout en minimisant les détails liés à la guerre pour rassurer sa femme. Léon mentionne parfois la Croix de Guerre qu'il reçoit, tout en minimisant ses activités militaires. Un an plus tard, il évoque des détails sur les gaz de combat et son équipement, notamment des lunettes de protection.La bataille de Verdun et la naissance de Georges. L’année 1916 est cruciale pour Léon, avec la bataille de Verdun et l'attente d'un heureux événement à la maison. Le 30e d’Artillerie est déployé pour protéger les lignes de ravitaillement, mais Léon préfère écrire à Dé pour lui assurer que tout va bien et qu'il se préoccupe de sa santé, notamment de son état de grossesse. En juillet, la naissance de leur fils Georges réjouit Léon, qui écrit : « Quelle joie que ce poupard ! ». Fin 1916, il se dit chanceux d’avoir échappé aux horreurs de Verdun.1917 : Un changement dans la correspondance. À partir de 1917, les lettres de Léon se font plus rares et évitent de décrire la guerre. En revanche, Andrée lui écrit quotidiennement, offrant un point de vue précieux sur la vie à l’arrière. Ses lettres dépeignent la gestion de la vie de famille, les débuts de leur enfant Georges, ainsi que les difficultés économiques de la guerre. Andrée écrit avec une grande fréquence, plus de 300 lettres durant l’année.La correspondance comme témoignage humain. Les lettres échangées entre le front et l’arrière sont d'une valeur inestimable, offrant un témoignage humain des conditions de guerre. Elles reflètent les émotions des soldats et de leurs proches, offrant des détails sur l’expérience vécue, tout en cachant souvent la brutalité des événements. Pour les soldats, la correspondance est un lien vital avec le monde extérieur, et pour les familles, c'est le signe de vie qu'elles attendent avec impatience. L'absence de nouvelles engendre une angoisse partagée entre le front et l'arrière.Documents associés : la correspondance est accompagnée de photographies, de coupons de mandat-lettre, d'un négatif de photographie et d’une monographie rédigée par le fils de Léon, Georges Meltzheim, intitulée Vie de Léon Meltzheim (1883-1972).Un ensemble exceptionnel de lettres conjugales et familiales pendant la Grande Guerre, entre Paris et le front, témoignant des réalités de la guerre et de la vie quotidienne.[Voir : Clémentine Vidal-Naquet, Couples dans la Grande Guerre (Les Belles Lettres) et Correspondances conjugales 1914-1918 (Robert Laffont)].
Reference : 1870
Grande initiale peinte, 170 x 170 mm, portant les lettres « C » et « N » dorées à la feuille, dans un cartouche d’or mat feuillagé, ouvrant sur un paysage en camaïeux d’or et de bleu, l’ensemble posé sur un fond à thème de roses et d’oeillets peints au naturel. La composition est équilibrée en haut et en bas par deux angelots peints en camaïeux d’or.
Reference : 69934
Beaune, 1960, 220x190mm, 59pages, broché. Exemplaire numéroté n.° 4’744. Couverture à rabats. Pages non coupées. Bel exemplaire.
illustré, Pour un paiement via PayPal, veuillez nous en faire la demande et nous vous enverrons une facture PayPal
Reference : 121875aaf
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, , 1873. Cahier petit in-4 manuscrit (20,5 x 17 cm) de (1)-144-(1) pp., titre manuscrit en long « Campagne 1870-1871 (Mémoires) ».
Remarquable récit embarqué d'un commandant du génie dans la Guerre franco-prussienne, parti de Montpellier le 23 juillet 1870, prisonnier à Berlin le 14 septembre suivant.Samedi 23 juillet - La 6ème compagnie de sapeurs du 2ème Régiment du Génie, que je commandais forte de 4 officiers, 89 sapeurs à pied, 8 sapeurs conducteurs avec 2 voitures de section et 12 chevaux, devait partir à 11 heures du matin par le chemin de fer pour se rendre de Montpellier à Phalsbourg. Ce journal inédit recomposé en 1873 en forme de mémoires montre les opérations, les marches des sapeurs chargés d'ouvrir les voies d'accès pour les fantassins, détruire les pièges, fabriquer et poser des pièges, des obstacles à la marche des fantassins ennemis. «Les outils portatifs sont loin d'être commodes. Il faut trop de temps pour les sortir de l'étui, les emmancher etc. Dès la première rampe, je fis charger des outils ordinaires sur les chevaux de bât, et le travail marcha bien plus rapidement. » (p. 65). Après les premiers combats dans les environs de Sarreguemines, la 6e compagnie doit rallier le camp de Châlons le 20 août où la seconde partie de l’armée française commandée par le maréchal de Mac-Mahon, devait se rassembler pour tenter de renforcer l’armée de Bazaine. Passé par Rethel, la compagnie se trouve le 27 août à Buzancy où les deux armées ont un violent engagement de cavalerie. Le corps français du général de Failly avait envoyé une reconnaissance vers Buzancy pour y faire quelques prisonniers et obtenir des nouvelles. Le 30 août, l'armée campe à Beaumont. « Au moment où la Compagnie forme ses rangs, les obus commencent à pleuvoir sur le village et il n'y avait pas 1/4 d'heure que le général Goze me disait de faire faire la soupe. Déjà cette surprise nous coûtait cher. Les 11e et 46e avaient perdu un nombre considérable d'officiers et de soldats dans les tentes même qu'il sont obligés d'abandonner ainsi que les sacs. Les balles, les obus sont tombés à l'improviste, par milliers sur le camp (…) Les généraux de Failly et Goze ont encouru ce jour-là une terrible responsabilité et à mon avis ils doivent rendre un compte sévère de leur conduite dans la journée du 30 août 1870 ! ». La bataille de Beaumont également appelé surprise de Beaumont ou encore bataille de Beaumont-Mouzon se déroula le 30 août à Beaumont-en-Argonne, dans les Ardennes françaises. Elle opposa le 5e corps d'armée de l'armée de Châlons du général de Failly, à l'armée de la Meuse du Prince royal de saxe. Les Français, surpris dans leur campement, sont repoussés jusqu'à Mouzon. Le corps d'armée de Failly est écrasé et découvre l'armée de Châlons de Mac-Mahon, en marche sur Sedan. « Je continue à grimper la côte avec mes trois hommes, nous nous arrêtons à hauteur de deux batteries qui venaient d'ouvrir leur feu, dans un champ où des zouaves faisaient tranquillement cuire leur soupe, en disant qu'ils en avaient bien vu d'autres ! Je regard alors un peu ce qui se passe. De l'autre côté de la Meuse, à 2 kilomètres environ de Mouson, je vois une longue ligne de batteries faisant feu sur le village ; j'estime à 100 le nombre des pièces prussiennes qui tiraient en ce moment et 12 de nos pièces seulement leur répondaient (…) quelqu'un dit que l'ordre est de se diriger sur Sedan (…) En sortant de dîner je trouve le colonel de Brevans qui me donne le commandement de 256 hommes de la réserve (31 août) ». Sedan, Jeudi 1er septembre. « Je m'aperçois que c'est une véritable déroute qui commence. Les obus nous arrivent de trois côtés à la fois. Deux sapeurs sont blessés un à la tête l'autre à la main, bientôt les balles se mêlent à la mitraille ; pendant que je cause avec le fourrier Houber appuyé sur son fusil une balle vient s'incruster dans la crosse de son arme (…) 2 septembre Nous sommes prisonniers (lecture des articles la capitulation) On vient nous dire qu'il faut aller rejoindre notre division au camp d'Yges » Le 3 septembre, environ 80 000 hommes sont conduits sur la presqu'île d'Iges et parqués pratiquement sans abris et sans vivres. Les prisonniers partent pour l'Allemagne destination Berlin, en passant par Nancy où ils sont acclamés. L'explicit est emprunté à Casimir Delavigne (Messéniennes, I. La Bataille de Waterloo) : SOIS MAUDIT Ô NAPOLÉON.Annexes : Composition de la 6e compagnie à la date du 23 juillet 1870 ; État des absents à l'appel du 2 septembre et du 5 septembre ; Le détachement de la 13e versé à la 6e par ordre du Colonel Charton le 31 août 1870 ; Solde approximative minimum de la Compagnie du 21 juillet au 3 septembre 1870 ; Recettes Dépenses.Manuscrit d'une belle écriture très lisible, sans rature.Témoignage exceptionnel de la débâcle de l'été 1870 et son cortège de défaites de Châlons à Sedan et la capitulation de Napoléon III.
S.l.n.d., , (1871). Cahier in-4 manuscrit de 17 pp., titre manuscrit sur la couverture.
Court récit anonyme vraisemblablement inédit qui suit la colonne des prisonniers français partie de Metz après la capitulation, pour Wesel en Allemagne, à pied et en chemin de fer. « Nous sommes à la fin octobre, des bruits de capitulation circulent depuis plusieurs jours. Il y a plus d'une semaine que nous n'avons pas goûté de pain et bientôt nous n'aurons plus de chevaux ; malgré cela notre coeur de Français se soulève à la pensée de livrer Metz à cette horde de barbares et de nous constituer prisonniers. Mais il n'est déjà plus temps : pour pouvoir plus facilement rendre la ville, notre général en chef Bazaine et ses complices ont inventé une fable odieuse : « L'armée de la Loire qui s'était formée, est complètement détruite. La France entière est démoralisée, toute résistance est désormais impossible. Du reste les soldats doivent être renvoyés chez eux, car on va traiter de la paix. » Cette fable répétée par nos braves officiers engagea nos soldats déjà vaincus par la famine à rendre les armes sans murmure. Bazaine signe la honte le 27 octobre, il devait livrer le 29 à midi une armée de 12000 hommes à une poignée. Qu'il soit à jamais maudit lui et ses lâches généraux ! (…) C'en est fait, nous étions prisonniers de guerre. » Itinéraire en France : Les Étangs, Boulay et Tromborn : « Là, quoique le village soit voisin de la frontière on nous fit un accueil des plus amical. Les paysans venaient eux-mêmes dans le camp pour nous apporter du pain, du fromage des pommes et tout ce qu'ils avaient enfin. »Suivi de l'ébauche d'un journal de guerre du 21 juillet au départ de Privas au 4 septembre 1870. Plusieurs corrections ; manuscrit d'une écriture parfaitement lisible.
, , 1858. Cahier manuscrit (205 x 165 m) de (2)-151-(1) pp. à 23 lignes par page, table, demi-toile verte muette (reliure de l'époque).
Journal de campagne inédit du soldat L. Baron, débarqué dans la baie de Kamiesch le 30 septembre 1855. « Sébastopol qui jusqu'alors avait été le but principal de l'expédition était pris depuis le 8 septembre. La campagne semblait se terminer là ; mais l'Armée Russe qui avait occupé la ville, s'était rejetée en arrière et occupait le littoral depuis la baie du Carénage jusqu'à Simferopol. Leurs communications se faisaient difficilement, leurs vivres et munitions ne leur arrivaient qu'avec de grands obstacles à cause du passage étroit qui reliait l'armée avec l'Empire et la difficulté des transports ; les routes étaient obstruées par la boue et l'eau qui était tombée en abondance pendant le mois de septembre. Avec un effort vigoureux et quelques mois de campagnes on pouvait en poussant jusqu'à Simferopol enfermer l'ennemi entre la mer et notre armée. Là il eut été obligé de poser les armes, ou d'accepter une bataille où toutes les chances du succès étaient pour nous. C'est dans ce but que la 4e division du 2e corps de réserve, sous les ordres du Général d'Aurelle (Louis Jean Baptiste d'Aurelle de Paladines, 1804-1877 ndlr) reçut l'ordre de pousser en avant. Mon régiment faisait partie de cette division ». Parti sur le Jemmapes qui croisait en 1855 pour la deuxième fois en Méditerranée, le soldat encore loin du champ de bataille décrit les paysages traversés à la manière d'un récit de voyage depuis le bagne de Toulon qu'il visita avant d'embarquer jusqu'au détroit des Dardanelles, Constantinople, le Bosphore et la Mer Noire. Arrivé sur la péninsule avec les dernières troupes françaises pour pacifier la région après les grandes batailles, le soldat découvre « sur la rive gauche de la Tchernaïa la grande plaine où s'est livrée la bataille qui porte son nom (…) J'ai remonté la rivière depuis le pont de Kreutzene jusqu'à Sebastopol, on y voyait encore des cadavres réduits à l'état de squelettes (…) sur la rive droite se trouvaient les Russes et le plateau de Makensie". Il passe l'hiver 1855-1856 en mission avec le 2e de ligne dont il décrit les conditions de vie, l'alimentation, le prix des denrées, mais aussi les mises à sac des maisons russes, les travaux de fortification (camp d'Albat) ainsi qu'un aperçu des Alliés anglais, piémontais ou turcs ; Sébastopol et le camp d'Inkermann, Balaclava, le camp de Kadi-Koï achèvent son expérience de la guerre : « j'en ai vu assez pour connaître un peu le soldat russe chez lui (…) J'ai gardé un profond souvenir de cette visite dans un camp russe. C'est la seule et probablement la dernière fois qu'une pareille occasion s'est présentée ». « C'est au mois d'Avril que la paix fut annoncée officiellement ». Le traité de Paris avait été signé le 30 mars 1856. « Tout a bien changé d'aspect en Crimée depuis la ratification de la paix. On n'est plus du tout sur le pied de guerre, les travaux de défense ont cessé, l'armée ne reçoit plus de renfort ». Rentré en France au mois d'août 1856, Baron encore en activité rédigea ses souvenirs sur cette « année de ma vie qui sera sans doute la plus agitée et la plus remplie en événements ». Le manuscrit autographe est titré, signé et daté 11 octobre 1858, L. Baron. Une lettre autographe du même soldat en poste à Alger est jointe adressée à son oncle le 3 janvier 1861 pour lui annoncer son retrait de la vie militaire. Cartonnage défraîchi. Cachet ancien sur le verso du dernier feuillet de garde "Eugène Duval Librairie Rue des Barbiers, 16, Montreuil-sur-Mer". Témoignage inédit sur les derniers mois de la Guerre de Crimée depuis la prise de Sébastopol jusqu'au au Traité de Paris.
Reference : 93570aaf
Rougemont, 1918, gr. in-8vo, environ 80 p. manuscrites dans une écriture dense bien lisible, encre brune puis violette, avec une carte dessinée à la main ‘Mainz-Karlsruhe (Weissenburg), cahier scolaire broché, avec couverture en toile.
Texte rédigé entre le 15 février et le 20 mars 1918 à Rougemont (FR). L’auteur, avant d’entrer à l’école de recrues, étudie et synthétise l’ouvrage intitulé “La guerre franco-allemande illustrée, en 1870-71” en 12 chapitres. Le dernier chapitre (XII) porte le titre: ‘Héroïsme du corps de Werder près de Belfort. L’Armée de Bourbaki et son entrée en Suisse. La paix - conclusion... ’. Conclusion: ‘La tâche de la France, comme de l’Allemagne, ...c’est de poursuivre dès maintenant une politique de paix, de travail et de liberté’.
Phone number : 41 (0)26 3223808
Reference : 76339aaf
in-4to, 2 ff. (table d. mat.) + titre + 35 p. + 132 p. vierges, avec 17 lettres et notes d'ordres entre les feuilles, dont une partie portant le sceau du Général Commandant, rel. orig. en demi-toile avec titre manuscrit sur le plat sup., plats usées et lég. abîmés, mais en bon état.
Document original et unique de la guerre de 1870/71. Ce livre contient les ordres généraux et les ordres de la division pour les troupes stationnées à Lyon pour les derniers jours de la guerre, du 23 décembre 1870 jusqu'au 24 janvier 1871. Après la défaite de Napoléon III à Sedan et la création de la 3e République à Paris, les armées françaises à l'ouest et au sud du pays continuent la lutte. Les ordres de ces derniers jours était marqués par des changements de commande et réorganisation des troupes, ainsi que 2 proclamations aux troupes d'abord par le général Crouzat en décembre 70 et plus tard le général Commagny en janvier 71, avant une attaque sur les positions allemandes près de Belfort (note dans la marge: 'Cet ordre ne sera communiqué et lu aux troupes qu'à leur réunion sous les armes pour marcher à l'ennemi'). Le dernier ordre concernant le rationnement du pain date du 24 janvier, 4 jours avant l'armistice et la fin de la guerre. Image disp.
Phone number : 41 (0)26 3223808
, , 1806-1831. Manuscrit in-8 carré de (49) pp., texte copié à l'encre brune, sur papier bleuté et blanc, écriture cursive bien lisible jusqu'en janvier 1818 mais plus difficile à déchiffrer les dernières pp. 47-49, titre et signature inscrits à l'encre sur la première page, deux cahiers cousus, sous couverture d'attente muette, documents conservés dans un emboîtage demi-chagrin bleu moderne. Couverture salie, quelques mouillures.
Le journal manuscrit de Pierre-Jean-Baptiste Adine (1776-1832), musicien militaire et ancien membre de la paroisse Saint-Germain-l'Auxerrois à Paris, constitue une précieuse source historique, retraçant le parcours de cet homme au service des armées françaises sous l'Ancien Régime, la Révolution et l'Empire. Entré en 1787 dans le Régiment des Gardes Françaises du Roi, il servit jusqu’à la dissolution de cette unité en août 1789. Par la suite, il rejoignit les Gardes nationales parisiennes, puis les armées révolutionnaires et impériales, d’abord comme musicien au sein de l’Armée du Rhin et de l’Armée du Nord, où il excella en tant que clarinettiste.Le voyage transatlantique et la carrière militaire. Le journal consigne en détail son retour de Cayenne à bord de la goélette suédoise L’Hermignone, commandée par le capitaine Bigard, en l’an XIII (1805). Adine décrit chaque étape du périple, notant les escales aux Îles du Salut, en Martinique, en Guadeloupe et aux Açores, ainsi que des rencontres avec des corsaires anglais. De retour en France en mai 1806, il poursuit son récit des affectations militaires et des déplacements de son régiment, le 112 régiment d’infanterie de ligne. En 1807, il quitte l’armée pour entrer au service des Douanes, où il est affecté à divers postes en Savoie, dans le Piémont et le sud de la France. Adine relate les conditions locales avec minutie, par exemple en décrivant le village pauvre de Gréolière, niché dans un vallon des Alpes-Maritimes.Une documentation riche et variée. Ces documents complètent le journal en fournissant des preuves officielles des étapes clés de la carrière d’Adine, confirmant ainsi la véracité et l’ampleur de ses expériences.Le journal est enrichi de douze documents annexes, témoins essentiels du parcours de cet homme :Certificat de service du Régiment des Gardes Françaises du Roi, daté du 30 août 1789.Certificat de service du Département des Gardes Nationales Parisiennes (en-tête de la Municipalité de Paris), daté du 1 janvier 1792.Congé de licenciement, Garde du Roi (en-tête de la Garde du Roi), daté du 1 janvier 1792.Certificat de présence au service, Armée du Nord, Compagnie de musique, daté du 14 octobre 1794.Duplicata du certificat de service, 3 bataillon de la 72 brigade d’infanterie de ligne, daté de Bréda, le 18 thermidor, an VI.Congé de l’Armée du Rhin (en-tête de la République française), daté de Strasbourg, le 7 germinal, an VII.Ordre de route, 27 demi-brigade légère, daté de Strasbourg, le 12 germinal, an VIII.Certificat de service, Armée du Danube, daté du 17 frimaire, an VIII.Duplicata du certificat de service, 72 demi-brigade d’infanterie de ligne, daté de Bruges, le 16 frimaire, an X.Attestation rétrospective du Directeur du Conservatoire de musique de Paris, datée du 5 nivôse, an X.Congé délivré par le 112 régiment d’infanterie de ligne, daté du 1 mai 1807.Signalement et détail des services (1807-1831), précisant la nature des emplois, les appointements, les dates de nominations, avec une mention ajoutant : « Cet employé est mort le 11 avril 1832, après vingt-quatre ans, onze mois et onze jours de service ».Une vie de service et d’observation. Le manuscrit met en lumière le quotidien d’un musicien militaire, ses responsabilités artistiques et administratives, ainsi que les conditions des campagnes militaires et des missions douanières. Au-delà des récits de voyages et des événements militaires, il illustre les préoccupations d’un homme attentif aux réalités locales, aux particularités des régions traversées et aux difficultés des populations rencontrées. Le journal, véritable témoignage de la mobilité et des expériences d’un individu sous l’Empire, enrichit notre compréhension des parcours personnels au sein des armées napoléoniennes.