, , 1914-1917. Plus de 1000 lettres et cartes manuscrites.
Reference : 41649
Correspondance privée exceptionnelle échangée entre le lieutenant Léon Meltzheim (Paris, 1883 – 1972), affecté au 30e Régiment d'Artillerie, et son épouse Andrée Meltzheim, surnommée Dé, entre juillet 1914 et décembre 1918 ; accompagnée de plus de 120 lettres et cartes de la famille et des proches de Léon (1916) et de la monographie familiale rédigée par leur fils Georges Meltzheim, Vie de Léon Meltzheim (1883-1972).Composition du fonds :— Plus de 750 lettres de Léon : 84 (1914), 168 (1915), 172 (1916), 117 (1917), 150 (1918).— Environ 350 lettres d'Andrée pour la seule année 1917.— Plus de 120 lettres et cartes de la famille et des proches (1916).— Documents associés : photographies, coupons de mandat-lettre, négatif photographique.Les premières lettres (juillet-décembre 1914) relatent les conditions difficiles de l'artillerie, longues marches, manque de repos, dans un registre volontairement rassurant : Léon minimise les détails militaires pour ménager son épouse. Il mentionne incidemment la Croix de Guerre qu'il reçoit, sans s'y attarder. L'année suivante, il évoque les gaz de combat et son équipement de protection (lunettes). L'année 1916 est dominée par la bataille de Verdun, le 30e d'Artillerie est déployé pour protéger les lignes de ravitaillement, et par la naissance de leur fils Georges, en juillet : « Quelle joie que ce poupard ! », écrit Léon. Fin 1916, il se dit chanceux d'avoir échappé aux horreurs de Verdun. À partir de 1917, les lettres de Léon se raréfient et évitent la description de la guerre ; en revanche Andrée lui écrit quotidiennement, plus de 300 lettres pour la seule année 1917, offrant un point de vue précieux sur la vie à l'arrière : gestion du foyer, premiers pas de Georges, difficultés économiques.« Le couple séparé est devenu un enjeu majeur dans la nation en guerre » : cette correspondance illustre précisément ce que Clémentine Vidal-Naquet analyse dans son étude fondée sur 74 correspondances conjugales, « avant tout objet de deuil durant le conflit, objet de filiation ensuite », à savoir « comment la guerre s'immisce dans l'ordinaire des jours » et comment le lien conjugal se maintient, se transforme ou se brise sous la contrainte de l'éloignement et de la menace permanente de la mort.Clémentine Vidal-Naquet, Correspondances conjugales 1914-1918. Dans l'intimité de la Grande Guerre ; Couples dans la Grande Guerre. Le tragique et l'ordinaire du lien conjugal, préface d'Arlette Farge.
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