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‎BLANCHOT Maurice‎

Reference : 44768

(1951)

‎Le ressassement éternel‎

‎Les éditions de minuit, Paris 1951, 11,5x18,5cm, relié.‎


‎Edition originale, un des 990 exemplaires sur Ghaldwill, seuls grands papiers après 10 pur fil. Reliure en demi maoquin bleu, dos lisse, date dorée en queue, plats recouverts de papier marbré, gardes et contreplats de papier bleu, couvertures et dos conservés (dos légèrement insolé et comportant de petits manques comblés), tête dorée, reliure signée de Goy & Vilaine. Exceptionnel et émouvant envoi autographe signé de Maurice Blanchot à sa mère et à sa soeur : " Pour vous mes très chères, ces pages, hélas bien anciennes, en toute affection. Maurice. / Mais avant le commencement, il y a le recommencement qui fait de la lumière une fascination, de toute chose une image et de nous le coeur vide du ressassement éternel". Page de faux-titre sur laquelle figure l'envoi très légèrement et marginalement ombrée.Marguerite Blanchot, organiste de renom à la cathédrale de Chalon, demeura toute sa vie dans la maison familiale, avec sa mère et sa tante. "Elle deviendra peu à peu, pour la famille, comme la mémoire des origines." Très proche de Maurice, elle correspond régulièrement avec l'écrivain qui lui témoigne une grande reconnaissance pour son dévouement envers leur mère impotente. Si l'intense affection de Blanchot pour sa mère et sa soeur transparait dans les dédicaces de celui-ci, on ne sait presque rien de leur relations. Dans l'unique essai biographique sur Blanchot, Christophe Bident nous révèle cependant : "Marguerite Blanchot vénérait son frère Maurice. Très fière de lui, (...) elle attachait une grande importance à ses idées politiques (...). Elle lisait beaucoup (...) Ils se téléphonaient, correspondaient. A distance, ils partageaient la même autorité naturelle, le même souci de discrétion." Blanchot lui adresse en effet de nombreux ouvrages provenant de sa bibliothèque, maintenant avec elle un lien intellectuel continu. Quant à la passion de Blanchot pour sa mère, c'est au détour de son oeuvre que l'on en découvre les plus beaux témoignages: "Peut-être la puissance de la figure maternelle emprunte-t-elle son éclat à la puissance même de la fascination, et l'on pourrait dire que si la Mère exerce cet attrait fascinant, c'est qu'apparaissant quand l'enfant vit tout entier sous le regard de la fascination, elle concentre en elle tous les pouvoirs de l'enchantement".Cultivant une discrétion absolue, Blanchot poussait l'art de l'effacement jusque dans ses dédicaces manuscrites généralement succinctes et rédigées presque systématiquement sur des cartes jointes aux rares ouvrages qu'il offrait à ses proches amis. A l'opposé, dans ces précieux envois à sa mère et sa soeur, Blanchot s'offre dans toute sa fragilité et dévoile une intimité jusqu'alors inconnue. Bel exemplaire parfaitement établi. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris

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EUR2,800.00

‎BLANCHOT Maurice‎

Reference : 46921

(1952)

‎Le ressassement éternel‎

‎Les éditions de minuit, Paris 1952, 12x19cm, relié.‎


‎Edition originale sur papier courant. Reliure en demi maroquin noir, dos à cinq nerfs, date en queue, plats de papier marbré, contreplats et gardes de papier peigné, couvertures bleues rempliées conservées, tête dorée, reliure signée de P. Goy & C. Vilaine. Exceptionnel envoi autographe signé de Maurice Blanchot à son frère et sa belle-soeur Inge: "Pour vous, mes chers, ces pages hélàs très anciennes que seuls vous pouvez garder jeunes... Et en effet quoi de plus proche de la solennelle fatigue de la mort que le piétinement de la monotonie, harcèlement gigantesque au sein du recommencement.". Page de faux-titre et dernière garde ombrées. Bel et précieux exemplaire parfaitement établi. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎BLANCHOT Maurice‎

Reference : 44948

(1944)

‎Le roman d'Aïssé. Manuscrit autographe et tapuscrit complets. ‎

‎S.n. (Journal des débats), s.l. (Paris) s.d. (1944), 13,5x21,5cm & 2 pages in-4, 2 1/2 pages in-8.‎


‎Manuscrit autographe de l'auteur de 2 pages et demie in-8 publiée dans le numéro du 24 Février 1944 du Journal des Débats. Manuscrit complet à l'écriture très dense, comportant de nombreuses ratures, corrections et ajouts. On joint le tapuscrit complet. Entre avril 1941 et août 1944, Maurice Blanchot publia dans la "Chronique de la vie intellectuelle" du Journal des Débats 173 articles sur les livres récemment parus. Dans une demi-page de journal (soit environ sept pages in-8), le jeune auteur de "Thomas l'obscur" fait ses premiers pas dans le domaine de la critique littéraire et inaugure ainsi une oeuvre théorique qu'il développera plus tard dans ces nombreux essais, de "La Part du feu" à "L'Entretien infini" et "L'Écriture du désastre". Dès les premiers articles, Blanchot fait preuve d'une acuité d'analyse dépassant largement l'actualité littéraire qui en motive l'écriture. Oscillant entre classiques et modernes, écrivains de premier ordre et romanciers mineurs, il pose, dans ses chroniques, les fondements d'une pensée critique qui marquera la seconde partie du XXe. Transformé par l'écriture et par la guerre, Blanchot rompt, au fil d'une pensée exercée "au nom de l'autre", avec les violentes certitudes maurassiennes de sa jeunesse. Non sans paradoxe, il transforme alors la critique littéraire en acte philosophique de résistance intellectuelle à la barbarie au c?ur même d'un journal "ouvertement maréchaliste": "Brûler un livre, en écrire, sont les deux actes entre lesquels la culture inscrit ses oscillations contraires" (Le Livre, In Journal des Débats, 20 janvier 1943). En 2007, les Cahiers de la NRF réunissent sous la direction de Christophe Bident toutes les chroniques littéraires non encore publiées en volumes avec cette pertinente analyse du travail critique de Blanchot : "romans, poèmes, essais donnent lieu à une réflexion singulière, toujours plus sûre de sa propre rhétorique, livrée davantage à l'écho de l'impossible ou aux sirènes de la disparition. (...) Non sans contradictions ni pas de côté, et dans la certitude fiévreuse d'une ?uvre qui commence (...) ces articles révèlent la généalogie d'un critique qui a transformé l'occasion de la chronique en nécessité de la pensée." (C. Bident). Les manuscrits autographes de Maurice Blanchot sont d'une grande rareté. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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EUR1,200.00

‎BLANCHOT Maurice‎

Reference : 47149

(1948)

‎Le Très-Haut. Tapuscrit complet avec de nombreux ajouts autographes.‎

‎1948, 20,5x27cm, 272 feuillets.‎


‎Tapuscrit original complet. Tapuscrit de 272 pages présentant de nombreuses ratures, corrections et soulignements à l'encre. Unique document de travail connu de ce texte-charnière de Maurice Blanchot. Ce tapuscrit original fut de toute évidence destiné à l'imprimeur, comme l'indique diverses annotations au crayon, ainsi que la signature manuscrite de l'auteur sur la page de titre, qui valide vraisemblablement les corrections avant impression. Si, à l'exemple des deux nouvelles, l'Idylle et Le dernier mot, le travail d'écriture et de composition du Très Haut est antérieur de plusieurs années à sa publication en 1948, ce tapuscrit est sans doute l'ultime document de travail et de correction de ce roman qui marquera un tournant majeur dans l'écriture romanesque de son auteur. Les nombreuses corrections, suppressions, ajouts manuscrits de cette dernière version et seule connue, témoignent notamment de l'exigence d'apurement du style et de la narration de Maurice Blanchot et de ses méticuleux remaniements stylistiques jusqu'à la dernière étape. Le roman, en majeure partie tapuscrit, est truffé de pages ronéotypées, dont les 20 dernières. Cette double condition, que l'on retrouve dans d'autres documents de travail de Blanchot, est le signe de deux étapes d'écriture, dont il est difficile de définir la chronologie. Ainsi les pages ronéotypés pourraient être les restes d'une version antérieure intégralement récupérés par l'auteur. La majeure partie ayant nécessité une réécriture aurait donc été retapée, et les ronéotypes correspondants détruits. Cependant, la qualité d'écriture des ronéotypes (souvent assez peu corrigés) ainsi que plusieurs caviardages sur les dernières lignes des pages tapuscrites semblent plutôt indiquer que les ronéotypes ont été établis après corrections. Ils seraient alors plutôt l'indication d'une intense réécriture de ces passages ayant nécessité une remise au propre. Une étude approfondie de cette question permettrait de savoir si Le Très Haut fut construit à partir de sa fin, composée précocement et reprise sans retouche majeure, ou s'il s'agit d'un récit de jeunesse qui nécessita, au contraire, un important travail de remaniement des dernières pages menant à cette conclusion. Quoi qu'il en soit, ce double état laisse apparaitre un roman construit en deux temps et à des époques sans doute assez éloignées, si l'on en juge d'après les différences de style. Ce roman s'inscrit donc dans la grande entreprise de réécriture entamée par Blanchot à la fin des années 40. Deux types de corrections récurrentes se distinguent particulièrement dans ce tapuscrit : des mots ou phrases supprimés barrés « xxx » directement sur le tapuscrit ; d'autres barrés à la main avec au-dessus une alternative qui est presque toujours celle qui figure dans la version publiée du roman. Ceci indique que non seulement Blanchot continuait de récrire son roman en le tapant à la machine, mais qu'une fois ce travail accompli, il revenait dessus pour le réécrire encore. Et cette étape donne lieu à un foisonnement de variantes de toutes sortes. Souvent un mot à l'encre est entouré d'essais et d'alternatives, écrits dans une encre très légère et le plus souvent rayés, même quand il s'agit du mot définitivement retenu. Accompagnant ces brouillons ad hoc il y a les marques distinctives de la correction blanchotienne, qu'on retrouve sur d'autres manuscrits : mots ou phrases soulignés et barrés, entourés de guillemets anglais ou de petites croix en exposant, indiquant les différents degrés de probabilité de leur suppression. Il est à noter qu'assez souvent, des parties du texte marquées de cette façon survivent au processus de révision. Tout en ne connaissant que cette ultime étape du roman en cours d'écriture, on accède grâce aux nombreuses et diverses corrections qui l'émaillent aux « laboratoire de travail » de Blanchot romancier, en observant son roman prendre forme devant nos yeux. Document exceptionnel et unique vestige du travail de Maurice Blanchot sur son troisième roman, texte charnière de son oeuvre littéraire, instaurant l'écriture fictionnelle à la première personne qu'il poursuivra jusqu'à la fin, et dont le sujet et le seul événement qu'elle raconte deviendra de plus en plus ouvertement le moment de sa propre narration. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris

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EUR3,500.00

‎BLANCHOT Maurice‎

Reference : 44456

(1984)

‎Les intellectuels en question‎

‎In Le journal des débats N°29, Paris Mars 1984, 18,5x26,5cm, agrafé.‎


‎Edition originale imprimée à petit nombre de ce tiré à part de la revue de Pierre Nora, Le Débat. Précieux envoi autographe signé de Maurice Blanchot à sa soeur "... pour toi, ce peu de lecture et pour t'aider à reprendre courage". Marguerite Blanchot, organiste de renom à la cathédrale de Chalon, demeura toute sa vie dans la maison familiale, avec sa mère et sa tante. "Elle deviendra peu à peu, pour la famille, comme la mémoire des origines." Très proche de Maurice, elle correspond régulièrement avec l'écrivain qui lui témoigne une grande reconnaissance pour son dévouement envers leur mère impotente. Si l'intense affection de Blanchot pour sa mère et sa soeur transparait dans les dédicaces de celui-ci, on ne sait presque rien de leur relations. Dans l'unique essai biographique sur Blanchot, Christophe Bident nous révèle cependant : "Marguerite Blanchot vénérait son frère Maurice. Très fière de lui, (...) elle attachait une grande importance à ses idées politiques (...). Elle lisait beaucoup (...) Ils se téléphonaient, correspondaient. A distance, ils partageaient la même autorité naturelle, le même souci de discrétion." Blanchot lui adresse en effet de nombreux ouvrages provenant de sa bibliothèque, maintenant avec elle un lien intellectuel continu. Quant à la passion de Blanchot pour sa mère, c'est au détour de son oeuvre que l'on en découvre les plus beaux témoignages: "Peut-être la puissance de la figure maternelle emprunte-t-elle son éclat à la puissance même de la fascination, et l'on pourrait dire que si la Mère exerce cet attrait fascinant, c'est qu'apparaissant quand l'enfant vit tout entier sous le regard de la fascination, elle concentre en elle tous les pouvoirs de l'enchantement".Cultivant une discrétion absolue, Blanchot poussait l'art de l'effacement jusque dans ses dédicaces manuscrites généralement succinctes et rédigées presque systématiquement sur des cartes jointes aux rares ouvrages qu'il offrait à ses proches amis. A l'opposé, dans ces précieux envois à sa mère et sa soeur, Blanchot s'offre dans toute sa fragilité et, dans l'intimité de cette correspondance, porte sur son oeuvre un regard personnel jusqu'alors inconnu. Une petite déchirure en tête du dos. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎BLANCHOT Maurice‎

Reference : 44923

(1945)

‎Les malheurs de Peau d'Âne. Manuscrit autographe et tapuscrit complets‎

‎S.n. (Paysage dimanche), s.l. (Paris) s.d. (1945), 11,5x22cm & 2 pages in-4, 3 pages in-4.‎


‎Manuscrit autographe de l'auteur de 3 pages in-8 publié dans le numéro 21 (4 novembre 1945) de Paysage Dimanche. Manuscrit recto-verso complet, à l'écriture très dense, comportant de nombreux ratures, corrections et ajouts. On joint le tapuscrit complet, avec 3 corrections autographes à l'encre noire. Ce texte de Maurice Blanchot, «Les malheurs de "Peau d'âne" », contient deux paradoxes. Contrairement à ce que sous-entend son titre, il ne traite pas de l'uvre de Charles Perrault; par ailleurs, cette chronique est consacrée aux contes d'un auteur que le critique avait déjà cité dans son article sur le roman fantastique paru l'année précédente dans le Journal des Débats et dont il ne semblait guère goûter l'uvre: Noël Devaulx. Pourtant, avec nuance, Blanchot révèle ici au lecteur les qualités de ces contes et plus encore, leur terrible actualité en cette années 1945: «Il y a dans ces récits d'au-delà du monde un certain charme provincial qui est assez singulier; ils n'ont assurément rien à voir avec quelque folklore, mais se déroulant comme tout vrai conte "aux environs de l'absence", ils finissent par nous imposer cette impression que nulle part est une province morte, que c'est un lieu aussi suranné, précieux et ridicule que peut l'être la province la plus archaïque. Or, cette impression ne laisse pas de nous inquiéter. Car, ce monde qu'on nous découvre et qui a la fragilité, l'air endormi et sournois des objets dans les vieilles maisons, c'est le nôtre, mais c'est surtout celui de nos inquiétudes les plus brûlantes, celui de la surnature et du surréel. [...] Après la lecture de L'Auberge, on rêve à l'autre monde comme à un modeste salon de campagne, du dehors encore très respectable, de bonne compagnie et même solide, mais qu'on y entre, et tout vole en poussière.» Lecture subtilement politique des contes de Noël Devaulx. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎BLANCHOT Maurice‎

Reference : 44951

(1943)

‎Les plaintes de l'ombre. Manuscrit autographe et tapuscrit complets. ‎

‎S.n. (Journal des débats), s.l. (Paris) s.d. (1943), 13,5x21,5cm & 2 pages in-4, 2 1/2 pages in-8.‎


‎Manuscrit autographe de l'auteur de 2 pages et demie in-8 publiée dans le numéro du 10 Décembre 1943 du Journal des Débats. Manuscrit complet à l'écriture très dense, comportant de nombreuses ratures, corrections et ajouts. Chronique littéraire publiée à l'occasion de la parution de Passage de l'homme de Marius Grout, prix Goncourt 1943. On joint le tapuscrit complet. La critique de Blanchot pour ce futur Prix Goncourt, n'est pas tendre, bien qu'il en saisisse parfaitement les enjeux. Cette histoire dont le déroulement tragique s'achève sur une supercherie créatrice d'une foi nouvelle, contient pour Blanchot une morale équivoque. « On comprend ce que Marius Grout cherche à montrer; que les hommes ne peuvent vivre sans un rêve de transcendance, que le miracle n'a pas besoin de vérité [...] Mais [...] si les hommes ont besoin pour vivre d'un idéal qui soit une fable, la question se pose de savoir si après tout les hommes ont besoin de vivre. » La question serait pure rhétorique pour un roman moderne, mais en 1943, « l'écrivain qui accepte de traiter des thèmes où le destin de l'homme est en jeu [...] se met lui-même en jeu, il se mise ; s'il perd, il se perd lui-même. » Entre avril 1941 et août 1944, Maurice Blanchot publia dans la "Chronique de la vie intellectuelle" du Journal des Débats 173 articles sur les livres récemment parus. Dans une demi-page de journal (soit environ sept pages in-8), le jeune auteur de "Thomas l'obscur" fait ses premiers pas dans le domaine de la critique littéraire et inaugure ainsi une oeuvre théorique qu'il développera plus tard dans ces nombreux essais, de "La Part du feu" à "L'Entretien infini" et "L'Écriture du désastre". Dès les premiers articles, Blanchot fait preuve d'une acuité d'analyse dépassant largement l'actualité littéraire qui en motive l'écriture. Oscillant entre classiques et modernes, écrivains de premier ordre et romanciers mineurs, il pose, dans ses chroniques, les fondements d'une pensée critique qui marquera la seconde partie du XXe. Transformé par l'écriture et par la guerre, Blanchot rompt, au fil d'une pensée exercée "au nom de l'autre", avec les violentes certitudes maurassiennes de sa jeunesse. Non sans paradoxe, il transforme alors la critique littéraire en acte philosophique de résistance intellectuelle à la barbarie au cur même d'un journal "ouvertement maréchaliste": "Brûler un livre, en écrire, sont les deux actes entre lesquels la culture inscrit ses oscillations contraires" (Le Livre, In Journal des Débats, 20 janvier 1943). En 2007, les Cahiers de la NRF réunissent sous la direction de Christophe Bident toutes les chroniques littéraires non encore publiées en volumes avec cette pertinente analyse du travail critique de Blanchot : "romans, poèmes, essais donnent lieu à une réflexion singulière, toujours plus sûre de sa propre rhétorique, livrée davantage à l'écho de l'impossible ou aux sirènes de la disparition. (...) Non sans contradictions ni pas de côté, et dans la certitude fiévreuse d'une uvre qui commence (...) ces articles révèlent la généalogie d'un critique qui a transformé l'occasion de la chronique en nécessité de la pensée." (C. Bident). Les manuscrits autographes de Maurice Blanchot sont d'une grande rareté. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎BLANCHOT Maurice‎

Reference : 44944

(1944)

‎Les quatre Evangiles. Manuscrit autographe et tapuscrit complets‎

‎S.n. (Journal des débats), s.l. (Paris) s.d. (1944), 13,5x21,5cm & 2 pages in-4, 2 1/2 pages in-8.‎


‎Manuscrit autographe de l'auteur de 2 pages et demie in-8 publiée dans le numéro du 27 Janvier 1944 du Journal des Débats. Manuscrit complet à l'écriture très dense, comportant de nombreuses ratures, corrections et ajouts. Chronique littéraire publiée à l'occasion de la parution de l'ouvrage critique des quatre évangiles d'Hubert Pernot On joint le tapuscrit complet. Entre avril 1941 et août 1944, Maurice Blanchot publia dans la "Chronique de la vie intellectuelle" du Journal des Débats 173 articles sur les livres récemment parus. Dans une demi-page de journal (soit environ sept pages in-8), le jeune auteur de "Thomas l'obscur" fait ses premiers pas dans le domaine de la critique littéraire et inaugure ainsi une oeuvre théorique qu'il développera plus tard dans ces nombreux essais, de "La Part du feu" à "L'Entretien infini" et "L'Écriture du désastre". Dès les premiers articles, Blanchot fait preuve d'une acuité d'analyse dépassant largement l'actualité littéraire qui en motive l'écriture. Oscillant entre classiques et modernes, écrivains de premier ordre et romanciers mineurs, il pose, dans ses chroniques, les fondements d'une pensée critique qui marquera la seconde partie du XXe. Transformé par l'écriture et par la guerre, Blanchot rompt, au fil d'une pensée exercée "au nom de l'autre", avec les violentes certitudes maurassiennes de sa jeunesse. Non sans paradoxe, il transforme alors la critique littéraire en acte philosophique de résistance intellectuelle à la barbarie au c?ur même d'un journal "ouvertement maréchaliste": "Brûler un livre, en écrire, sont les deux actes entre lesquels la culture inscrit ses oscillations contraires" (Le Livre, In Journal des Débats, 20 janvier 1943). En 2007, les Cahiers de la NRF réunissent sous la direction de Christophe Bident toutes les chroniques littéraires non encore publiées en volumes avec cette pertinente analyse du travail critique de Blanchot : "romans, poèmes, essais donnent lieu à une réflexion singulière, toujours plus sûre de sa propre rhétorique, livrée davantage à l'écho de l'impossible ou aux sirènes de la disparition. (...) Non sans contradictions ni pas de côté, et dans la certitude fiévreuse d'une ?uvre qui commence (...) ces articles révèlent la généalogie d'un critique qui a transformé l'occasion de la chronique en nécessité de la pensée." (C. Bident). Les manuscrits autographes de Maurice Blanchot sont d'une grande rareté. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎BLANCHOT Maurice‎

Reference : 48343

(1945)

‎Les romans de Sartre. Manuscrit autographe‎

‎1945, 19 pages 1/2 in-8.‎


‎Manuscrit autographe de l'auteur de 19 pages et demie in-8 publié dans le numéro d'octobre (n° 10) de L'Arche Manuscrit recto-verso complet, à l'écriture très dense, comportant de nombreux ratures, corrections et ajouts. Depuis les années 1930, Maurice Blanchot consacre régulièrement des articles à Jean-Paul Sartre et notamment à ses romans. La parution des deux premiers volumes de la trilogie Les chemins de la liberté allait donner lieu à la publication presque simultanée d'une assez courte chronique dans Dimanche paysage (n° 19, 21 octobre 1945) et de cette large étude, intitulée «Les Romans de Sartre». Celle-ci, qui dépasse le cadre circonscrit de l'actualité littéraire, entend analyser ce qui fait la spécificité de ces uvres, à savoir l'usage de la «thèse»: «On peut se demander pourquoi le roman à thèse a mauvaise réputation. Les griefs semblent aussi nombreux du côté de la thèse que du côté du roman; l'affirmation théorique se plaint du de l'aventure à laquelle on l'engage et d'où elle tirerait un surcroît de vérité.[...] Dans un roman de ce genre, on reproche aux personnages d'être sans vie mais c'est "l'idée" qui est sans vie: elle ne ressemble qu'à elle-même, elle n'a que son propre sens [...]. » Dès lors, Blanchot salue chez Sartre la rencontre d'exceptionnelles capacités aussi bien philosophiques que littéraires, tout en soulignant qu'elle est également le fruit de son époque: «C'est qu'en vérité les uvres de fiction sont de plus en plus assiégées par des visées théoriques et que les uvres théoriques sont de plus en plus un appel à des problèmes qui exigent une expression complète. Existentialistes ou non, romanciers et philosophes poursuivent des expériences et des recherches analogues [...].» Plus encore, il loue chez Sartre sa faculté à faire de ses romans à la fois une expérience en soi et «le récit d'une expérience», notion essentielle pour Blanchot et qui s'était imposée comme l'un des thèmes centraux de son premier recueil critique, Faux Pas (1943). Et c'est cette même qualité qu'il prête, au passage, à L'Invitée de Simone de Beauvoir, une «uvre remarquable». Ainsi, au terme d'une réflexion qui laisse transparaître l'admiration de Blanchot pour le roman sartrien, et particulièrement pour La Nausée composée à la même époque que son Thomas l'Obscur, il conclut: «En somme, ne se pourrait-il pas que le roman fut beaucoup moins l'ennemi de la thèse qu'on ne le dit?» Le manuscrit, et ses multiples biffures et ajouts, témoigne alors des hésitations de Blanchot pour formuler la fin de sa démonstration, pourtant limpide dans le texte achevé: «Ceci seulement: de respecter le statut de mauvaise foi qui est sa morale, de lui reconnaître un pouvoir de transformation, de cristallisation par la transparence de découverte par l'exposition, qui est sa réalité, et enfin, s'étant formée de sa substance, n'existant que par sa durée, de triompher en disparaissant, selon le mouvement propre de l'art, se reprendre dans l'affirmation et s'accomplir dans l'échec - qui est sa vérité.» Le texte sera repris, avec quelques corrections, dans La Part du Feu (1949). - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎BLANCHOT Maurice‎

Reference : 44964

(1943)

‎Les treize formes d'un roman. Manuscrit autographe et tapuscrit complets. ‎

‎S.n. (Journal des débats), s.l. (Paris) s.d. (1943), 13,5x21,5cm & 3 1/2 pages in-4, 4 1/2 pages in-8.‎


‎Manuscrit autographe de l'auteur de 2 pages et demie in-4 publiée dans le numéro du 26 Mai 1943 du Journal des Débats. Manuscrit complet à l'écriture très dense, comportant de nombreuses ratures, corrections et ajouts. On joint le tapuscrit complet. Chaque chapitre du roman de Roland Cailleux, Saint-Genès ou la vie brève, présente une forme narrative différente. C'est l'occasion pour Blanchot de revenir sur l'intérêt de cette audace littéraire initiée quelques années plus tôt par Joyce : « Le roman s'est montré là avec toutes ses chances, il s'est métamorphosé dans tout ce qu'il pouvait être." Entre avril 1941 et août 1944, Maurice Blanchot publia dans la "Chronique de la vie intellectuelle" du Journal des Débats 173 articles sur les livres récemment parus. Dans une demi-page de journal (soit environ sept pages in-8), le jeune auteur de "Thomas l'obscur" fait ses premiers pas dans le domaine de la critique littéraire et inaugure ainsi une oeuvre théorique qu'il développera plus tard dans ces nombreux essais, de "La Part du feu" à "L'Entretien infini" et "L'Écriture du désastre". Dès les premiers articles, Blanchot fait preuve d'une acuité d'analyse dépassant largement l'actualité littéraire qui en motive l'écriture. Oscillant entre classiques et modernes, écrivains de premier ordre et romanciers mineurs, il pose, dans ses chroniques, les fondements d'une pensée critique qui marquera la seconde partie du XXe. Transformé par l'écriture et par la guerre, Blanchot rompt, au fil d'une pensée exercée "au nom de l'autre", avec les violentes certitudes maurassiennes de sa jeunesse. Non sans paradoxe, il transforme alors la critique littéraire en acte philosophique de résistance intellectuelle à la barbarie au cur même d'un journal "ouvertement maréchaliste": "Brûler un livre, en écrire, sont les deux actes entre lesquels la culture inscrit ses oscillations contraires" (Le Livre, In Journal des Débats, 20 janvier 1943). En 2007, les Cahiers de la NRF réunissent sous la direction de Christophe Bident toutes les chroniques littéraires non encore publiées en volumes avec cette pertinente analyse du travail critique de Blanchot : "romans, poèmes, essais donnent lieu à une réflexion singulière, toujours plus sûre de sa propre rhétorique, livrée davantage à l'écho de l'impossible ou aux sirènes de la disparition. (...) Non sans contradictions ni pas de côté, et dans la certitude fiévreuse d'une uvre qui commence (...) ces articles révèlent la généalogie d'un critique qui a transformé l'occasion de la chronique en nécessité de la pensée." (C. Bident). Les manuscrits autographes de Maurice Blanchot sont d'une grande rareté. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎BLANCHOT Maurice‎

Reference : 48323

(1955)

‎Lettre tapuscrite à Breton plus questionnaire signé par Breton‎

‎22 juillet 1955, 26,5x20,7cm, un feuillet.‎


‎Brouillon tapuscrit de lettre à André Breton, avec des corrections et une ligne autographes, et questionnaire adressé à lui par André Breton sur l'art magique, avec une ligne et la signature autographes. Un feuillet in-4 tapuscrit, recto seul avec des corrections et une ligne à l'encre noire de la main de Maurice Blanchot, et un feuillet in-4 (27,5 x 21,5 cm) imprimé et illustré en noir, recto-verso avec une ligne et la signature autographes à l'encre violette d'André Breton. Quand, en cette année 1955, André Breton écrit à Maurice Blanchot, les deux hommes se connaissent, se côtoient et s'apprécient depuis longtemps, tout en conservant une forme de distance respectueuse. Breton travaille alors à son important ouvrage L'Art magique (Paris, 1957) et dans ce cadre, réalise une vaste enquête auprès de quatre-vingts personnalités (artistes, mais aussi sociologues, ethnologues, philosophes, historiens de l'art, critiques, etc.), parmi lesquelles Blanchot. Pour ce faire, Breton édite un tract intitulé «Formes de l'art» - illustré de onze figures (art égyptien, gaulois, précolombien, océanien, tarot, Paolo Uccello, etc.) - qui présente sa démarche et s'achève sur une série de cinq questions portant sur les liens entre art, magie et modernité: «Je me permets, cher Maurice Blanchot, de solliciter [votre réponse] très spécialement.André Breton ». Le 22 juillet, Blanchot lui répond: «Il m'a toujours paru que le mot magie, comme le mot religion, pouvait nous aider à approcher ce que l'art désigne, puisqu'à certaines époques nous ne pouvons atteindre l'un qu'à travers l'autre, mais qu'il y avait un moment où nous devions renoncer à ce chemin, car ce que l'art annonce, ce qui parle dans la poésie, c'est une parole plus originelle, comme si l'uvre d'art ou l'uvre poétique prononçait le mot commencement d'une manière plus initiale que ne le sont les puissances - magique, religieuse - qui l'empruntent pour se manifester ou pour agir.» A l'instar des réponses des autres correspondants de Breton, le texte de Blanchot sera publié dans L'Art magique. Très intéressante collaboration entre Maurice Blanchot et André Breton, sur le thème de la magie. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎BLANCHOT Maurice‎

Reference : 48321

(1960)

‎Lettre tapuscrite à Sartre‎

‎2 décembre 1960, 26,7x20,9cm, 5 feuillets in-4.‎


‎(Brouillon tapuscrit de lettre à Jean-Paul Sartre, avec des corrections autographes et avec une seconde version de la première page, et tapuscrit avec corrections autographes de «Le monde en question (Cours du monde)» (projet pour La Revue internationale) Ensemble de cinq feuillets tapuscrits, rectos seuls (à l'exception d'un feuillet recto-verso), avec des corrections au stylo bille rouge et au stylo bille noir de la main de Maurice Blanchot. Cet important ensemble témoigne des échanges entre Maurice Blanchot et Jean-Paul Sartre autour de la fameuse «Déclaration sur le droit à l'insoumission dans la guerre d'Algérie» et du projet de publication qui en découla, La Revue internationale. Connue sous le nom de «Manifeste des 121», cette déclaration, signée par de nombreux intellectuels et artistes et publiée le 6 septembre 1960, avait été rédigée par Dionys Mascolo et Jean Schuster, aidés de Maurice Blanchot, dans la perspective du procès du réseau Jeanson (groupe de militants français soutenant le FNL) et dans le but d'informer l'opinion du mouvement de contestation contre la guerre d'Algérie et ses dérives anti-démocratiques. Parmi les signataires figurait, bien sûr, Sartre. Le manifeste avait fait prendre conscience à nombre de personnalités du poids qu'elles pouvaient exercer dans le débat public, voire dans le cours de l'Histoire. C'est dans ce contexte qu'à l'automne 1960, Maurice Blanchot, Dionys Mascolo et Elio Vittorini décident de créer une revue non pas littéraire mais critique, dont le dessein serait de poursuivre cette action. Ils sollicitent l'aide de Jean-Paul Sartre, dont l'extraordinaire aura saurait profiter favorablement à la publication. Dans sa lettre à Sartre, Blanchot tente de convaincre le philosophe de se joindre au projet: «Vous m'avez rappelé ce que j'ai dû dire quelquefois et que j'ai toujours intimement pensé: que la Déclaration ne trouverait son vrai sens que si elle était le commencement de quelque chose. [...] Je voudrais dire mon sentiment propre: je crois que si nous voulons représenter, comme il faut, sans équivoque, le changement dont nous avons les uns et les autres le pressentiment, si nous voulons le rendre plus réel et l'approfondir, dans sa présence mouvante, c'est seulement à partir d'un organe nouveau que nous pourrons le faire. A partir de là, si l'on voit Sartre, et d'autres avec lui parmi les 121, décider de s'exprimer en cette forme choisie délibérément comme nouvelle, chacun [...] comprendra que vraiment nous entrons dans une nouvelle phase et que quelque chose de décisif a lieu qui cherche à s'affirmer.» Mais Sartre refusera de s'engager dans la revue. Cependant, au cours des six premiers mois de l'année 1961, Blanchot se consacre corps et âme au projet, dans l'espoir qu'il se réalise. Le tapuscrit que l'on joint, «Le monde en question (Cours du monde)», révèle le sommaire qu'il imagine pour le premier numéro: des textes sur la déstalinisation, la situation de la presse allemande, le cloisonnement intellectuel en France et en Italie, la grève de la faim ou encore le mur de Berlin et l'utopie. La revue ne verra jamais le jour, au grand désespoir de Blanchot qui s'enthousiasmait profondément à l'idée d'une écriture collective et internationale. La version définitive de la lettre de Blanchot à Sartre sera publiée dans le dossier consacré par la revue Lignes au projet de La Revue internationale (n° 11, septembre 1990). Important témoignage sur les suites que souhaite donner Blanchot avec l'aide de Sartre à la «Déclaration sur le droit à l'insoumission dans la guerre d'Algérie». - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎BLANCHOT Maurice‎

Reference : 48346

(1946)

‎Manuscrit autographe sur Hemingway intitulé [traduit de ...]‎

‎1946, 16 pages 1/2 in-8 (13,5x21cm), en feuilles.‎


‎Manuscrit autographe de l'auteur de 16 et œ pages in-8 publié dans le numéro 17 (juillet 1946) de L'Arche et repris, légèrement retouché, dans La Part du Feu (1949). Manuscrit recto-verso complet, à l'écriture très dense, comportant de nombreux ratures, corrections et ajouts. Afin d'évoquer les problèmes que soulève la traduction d'un texte littéraire dans une autre langue, Maurice Blanchot s'intéresse au roman américain contemporain et à sa perception en Europe: «Beaucoup de bons critiques se plaignent de la littérature américaine: ils la jugent peu originale, l'estiment d'un médiocre intérêt pour une culture qui depuis plus d'un demi-siècle a dépassé le naturalisme; ils se moquent des jeunes écrivains qui croient être modernes en imitant Faulkner, Dos Passos ou Steinbeck, alors que pour les Américains eux-mêmes, ces romanciers représentent plutôt hier que demain. » Ainsi, le critique, pour qui la part d'étrangeté du langage propre à toute création littéraire survit à la traduction, prend l'exemple d'un roman d'Ernest Hemingway: «Dans Pour qui sonne le glas, Robert Jordan, découvrant l'importance de l'instant qu'il est en train de vivre, se répète en plusieurs langues le mot maintenant. Maintenant, ahora, now, heute. Mais il est un peu déçu par la médiocrité de ce vocabulaire. Et il cherche d'autres termes [...]. Il essaie de retrouver dans le langage des liens entre ces mots et ce qu'ils signifient pour lui, sa rencontre avec Maria, qui est aussi la rencontre de sa dernière heure, rencontre avec la mort. [...] Le mot Todt lui paraît le plus mort de tous, le mot Krieg est ce qui ressemble le plus à la guerre. "Où bien était-ce seulement qu'il savait moins l'allemand que les autres langues?"» Cette réflexion fascine Blanchot: «Cette impression de Robert Jordan peut donner à réfléchir. S'il est exact qu'un langage nous semble d'autant plus expressif et plus vrai que nous le connaissons moins, si les mots ont besoin d'une certaine ignorance pour garder leur vertu de révélateurs, un tel paradoxe n'est guère fait pour nous surprendre, puisque les traducteurs ne cessent de le rencontrer et qu'il représente l'un des principaux obstacles et la principale ressource de toute traduction.» Evocation inspirée de l'uvre d'Ernest Hemingway et du problème de la traduction. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎BLANCHOT Maurice‎

Reference : 44969

(1943)

‎Romancières d'aujourd'hui. Manuscrit autographe et tapuscrit complets‎

‎S.n. (Journal des débats), s.l. (Paris) s.d. (1943), 13,5x21,5cm & 3 1/2 pages in-4, 4 1/2 pages in-8.‎


‎Manuscrit autographe de l'auteur de 4 pages et demie in-8 publiée dans le numéro du 25 Août 1943 du Journal des Débats. Manuscrit complet à l'écriture très dense, comportant de nombreuses ratures, corrections et ajouts. Chronique littéraire à propos, entre autre, des romans d'Elsa Triolet, Germaine Beaumont et de la jeune Marguerite Duras. On joint le tapuscrit complet. "Y a-t-il un art féminin du roman?" se demande Maurice Blanchot en tête de cet étrange article qui révèle surtout à travers ces cinq romans de femmes marquées par la guerre une écriture aux antipodes des lieux communs de la féminité : "ces romans sont souvent écrits sans grâce. On serait même tenté de croire qu'ils sont volontairement négligés, tant la forme y paraît dédaigneuse de tout". Il ne s'agit pas là d'une critique esthétique, mais de la constatation d'une âpreté inédite et intrigante, à l'instar du style du premier roman de Marguerite Duras que Blanchot, dans sa clairvoyance coutumière, décrit avec concision : "Sa chance est d'être sec, étroit, borné, et cette mauvaise humeur convient à merveille à un sujet qui ne supporte ni pathétique ni grâce." Entre avril 1941 et août 1944, Maurice Blanchot publia dans la "Chronique de la vie intellectuelle" du Journal des Débats 173 articles sur les livres récemment parus. Dans une demi-page de journal (soit environ sept pages in-8), le jeune auteur de "Thomas l'obscur" fait ses premiers pas dans le domaine de la critique littéraire et inaugure ainsi une oeuvre théorique qu'il développera plus tard dans ces nombreux essais, de "La Part du feu" à "L'Entretien infini" et "L'Écriture du désastre". Dès les premiers articles, Blanchot fait preuve d'une acuité d'analyse dépassant largement l'actualité littéraire qui en motive l'écriture. Oscillant entre classiques et modernes, écrivains de premier ordre et romanciers mineurs, il pose, dans ses chroniques, les fondements d'une pensée critique qui marquera la seconde partie du XXe. Transformé par l'écriture et par la guerre, Blanchot rompt, au fil d'une pensée exercée "au nom de l'autre", avec les violentes certitudes maurassiennes de sa jeunesse. Non sans paradoxe, il transforme alors la critique littéraire en acte philosophique de résistance intellectuelle à la barbarie au c?ur même d'un journal "ouvertement maréchaliste": "Brûler un livre, en écrire, sont les deux actes entre lesquels la culture inscrit ses oscillations contraires" (Le Livre, In Journal des Débats, 20 janvier 1943). En 2007, les Cahiers de la NRF réunissent sous la direction de Christophe Bident toutes les chroniques littéraires non encore publiées en volumes avec cette pertinente analyse du travail critique de Blanchot : "romans, poèmes, essais donnent lieu à une réflexion singulière, toujours plus sûre de sa propre rhétorique, livrée davantage à l'écho de l'impossible ou aux sirènes de la disparition. (...) Non sans contradictions ni pas de côté, et dans la certitude fiévreuse d'une ?uvre qui commence (...) ces articles révèlent la généalogie d'un critique qui a transformé l'occasion de la chronique en nécessité de la pensée." (C. Bident). Les manuscrits autographes de Maurice Blanchot sont d'une grande rareté. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎BLANCHOT Maurice‎

Reference : 44935

(1944)

‎Romans fantastiques. Manuscrit autographe et tapuscrit complets‎

‎S.n. (Journal des débats), s.l. (Paris) s.d. (1944), 13,5x21,5cm & 2 pages in-4, 2 1/2 pages in-8.‎


‎Manuscrit autographe de l'auteur de 2 pages et demie in-8 publié dans le numéro du 4 mai 1944 du Journal des Débats. Manuscrit recto-verso complet, à l'écriture très dense, comportant de nombreux ratures, corrections et ajouts. On joint le tapuscrit complet. Chronique parue à l'occasion de publication de Prélude à l'apocalypse de Robert Poulet. Dans cette chronique consacrée à l'actualité du roman fantastique, Maurice Blanchot s'intéresse notamment au Prélude à l'apocalypse de Robert Poulet qui vient de paraître: «Le lecteur passe volontiers du réel au fantastique, mais qu'y gagne-t-il? Les péripéties anormales sont faibles au regard des faits véritables que l'imagination suppose ou que la mémoire rappelle.[...] Prélude d'apocalypse paraît infidèle lorsqu'il n'est qu'un documentaire et insuffisant lorsqu'il prête des péripéties de fin du monde à une simple aventure historique. » Pourtant, le «merveilleux scientifique» a donné naissance à de grands textes, signés Edgar Allan Poe, Louis Stevenson ou H.G. Wells. Mais c'est un genre périlleux et Auguste de Villiers de L'Isle-Adam s'y est lui-même quelque peu égaré dans L'Eve future: «Ce dernier livre qui a pour sujet la création d'une machine humaine par le savant Edison montre assez bien les difficultés du genre. Villiers qui se piquait de culture scientifique a décrit avec minutie le mécanisme de l'automate. [...] Mais ce "bizarre cours d'anatomie" aujourd'hui nous lasse et la virtuosité des explications nous paraît futile. Au contraire, ce qui nous attire, c'est l'effort pour égarer la conscience, l'éternelle tentation de rendre illusoire l'existence par l'imitation qu'on en fait, le jeu troublant du reflet qui donne tort à l'image, de l'ombre qui abolit le modèle.» Texte très critique de Blanchot sur le divertissement fantastique. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎BLANCHOT Maurice‎

Reference : 44943

(1942)

‎Romans nouveaux. Manuscrit autographe et tapuscrit complets‎

‎S.n. (Journal des débats), s.l. (Paris) s.d. (1942), 13,5x21,5cm & 4 pages in-4, 4 1/2 pages in-8.‎


‎Manuscrit autographe de l'auteur de 4 pages et demie in-8 publié dans le numéro du 23 décembre 1942 du Journal des Débats. Manuscrit recto-verso complet, à l'écriture très dense, comportant de nombreux ratures, corrections et ajouts. On joint le tapuscrit complet. Chronique parue à l'occasion de la publication de quatre nouveaux romans: Les Hommes forts de Georges Magnane, Le Vent se lève de Marius Grout, Clément de Maurice Toesca et Si le ciel tombe de Roger de Lafforest. En cette fin d'année 1942, Maurice Blanchot rend compte de l'actualité littéraire et fait la critique - sans concession - de quatre romans signés Georges Magnane, Marius Grout (Prix Goncourt en 1943), Maurice Toesca et Roger de Lafforest: «On voit qu'à ces quatre ouvrages, la monotonie des moyens, l'élusion du temps, la sobriété du ton et surtout le caractère théorique du thème principal donnent l'apparence d'un conte, d'une longue nouvelle qui se montre ou qui se cache sous la figure d'un roman. M. Georges Magnane n'a pu faire que son livre ne paraisse peu de chose au regard des descriptions sportives dont il l'a enrichi: l'histoire qu'il raconte ne s'impose pas; elle reste vide; elle s'efface. De même, chez M. Toesca et M. de Lafforest, il y a comme une absence d'âme qui rend inutile le jeu intellectuel dont ils ont soigneusement tendu les fils. L'esprit ne retient que l'intention qui, comme telle, lui paraît assez insignifiante; à quoi bon un livre, si l'art ne se rend pas inséparable de la pensée par le style dont il la marque? Il y a plus de secret dans le récit de M. Marius Grout, et c'est ce poids lourd, ce silence grave, ce plus indiscernable qui, malgré toutes les explications que l'auteur a cru bon nous donner, s'ajoutent à son uvre comme la vérité qui ne peut être dite et l'empêchent de n'être plus rien, lorsque le lecteur en a découvert la conclusion.» Entre avril 1941 et août 1944, Maurice Blanchot publia dans la "Chronique de la vie intellectuelle" du Journal des Débats 173 articles sur les livres récemment parus. Dans une demi-page de journal (soit environ sept pages in-8), le jeune auteur de "Thomas l'obscur" fait ses premiers pas dans le domaine de la critique littéraire et inaugure ainsi une oeuvre théorique qu'il développera plus tard dans ces nombreux essais, de "La Part du feu" à "L'Entretien infini" et "L'Écriture du désastre". Dès les premiers articles, Blanchot fait preuve d'une acuité d'analyse dépassant largement l'actualité littéraire qui en motive l'écriture. Oscillant entre classiques et modernes, écrivains de premier ordre et romanciers mineurs, il pose, dans ses chroniques, les fondements d'une pensée critique qui marquera la seconde partie du XXe. Transformé par l'écriture et par la guerre, Blanchot rompt, au fil d'une pensée exercée "au nom de l'autre", avec les violentes certitudes maurassiennes de sa jeunesse. Non sans paradoxe, il transforme alors la critique littéraire en acte philosophique de résistance intellectuelle à la barbarie au c?ur même d'un journal "ouvertement maréchaliste": "Brûler un livre, en écrire, sont les deux actes entre lesquels la culture inscrit ses oscillations contraires" (Le Livre, In Journal des Débats, 20 janvier 1943). En 2007, les Cahiers de la NRF réunissent sous la direction de Christophe Bident toutes les chroniques littéraires non encore publiées en volumes avec cette pertinente analyse du travail critique de Blanchot : "romans, poèmes, essais donnent lieu à une réflexion singulière, toujours plus sûre de sa propre rhétorique, livrée davantage à l'écho de l'impossible ou aux sirènes de la disparition. (...) Non sans contradictions ni pas de côté, et dans la certitude fiévreuse d'une ?uvre qui commence (...) ces articles révèlent la généalogie d'un critique qui a transformé l'occasion de la chronique en nécessité de la pensée." (C. Bident). Les manuscrits autographes de Maurice Blanchot sont d'une grande rareté. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎BLANCHOT Maurice‎

Reference : 44937

(1943)

‎Romans. Manuscrit autographe et tapuscrit complets‎

‎S.n. (Journal des débats), s.l. (Paris) s.d. (1943), 13,5x21,5cm & 4 pages in-4, 4 pages in-8.‎


‎Manuscrit autographe de l'auteur de 4 pages in-8 publiée dans le numéro du 14 Avril 1943 du Journal des Débats. Manuscrit complet à l'écriture très dense, comportant de nombreuses ratures, corrections et ajouts. Chronique littéraire publiée à l'occasion de la parution deCorps et âmesde Maxence Van der Meersch, deNuages dans la maind'Alice Rivaz,duVillage pathétiqued'Anré Dhotel et du Coeur anachronique de Dominique Brejon Lavergne. On joint le tapuscrit complet. D'une actualité littéraire hétéroclite et plus ou moins heureuse, Blanchot fait émerger une pensée sur l'écriture et le réel. Sa chronique s'élève de la critique d'un réel qui échoue à devenir littérature (Van der Meersch)vers l'apologie de personnages littéraires qui se heurtent au monde réel(Dhotel), pour évoquer enfin l'excès d'une littérature qui se perd dans ses propre limbes (Brejon Lavergne). Entre avril 1941 et août 1944, Maurice Blanchot publia dans la "Chronique de la vie intellectuelle" du Journal des Débats 173 articles sur les livres récemment parus. Dans une demi-page de journal (soit environ sept pages in-8), le jeune auteur de "Thomas l'obscur" fait ses premiers pas dans le domaine de la critique littéraire et inaugure ainsi une oeuvre théorique qu'il développera plus tard dans ces nombreux essais, de "La Part du feu" à "L'Entretien infini" et "L'Écriture du désastre". Dès les premiers articles, Blanchot fait preuve d'une acuité d'analyse dépassant largement l'actualité littéraire qui en motive l'écriture. Oscillant entre classiques et modernes, écrivains de premier ordre et romanciers mineurs, il pose, dans ses chroniques, les fondements d'une pensée critique qui marquera la seconde partie du XXe. Transformé par l'écriture et par la guerre, Blanchot rompt, au fil d'une pensée exercée "au nom de l'autre", avec les violentes certitudes maurassiennes de sa jeunesse. Non sans paradoxe, il transforme alors la critique littéraire en acte philosophique de résistance intellectuelle à la barbarie au cur même d'un journal "ouvertement maréchaliste": "Brûler un livre, en écrire, sont les deux actes entre lesquels la culture inscrit ses oscillations contraires" (Le Livre, In Journal des Débats, 20 janvier 1943). En 2007, les Cahiers de la NRF réunissent sous la direction de Christophe Bident toutes les chroniques littéraires non encore publiées en volumes avec cette pertinente analyse du travail critique de Blanchot : "romans, poèmes, essais donnent lieu à une réflexion singulière, toujours plus sûre de sa propre rhétorique, livrée davantage à l'écho de l'impossible ou aux sirènes de la disparition. (...) Non sans contradictions ni pas de côté, et dans la certitude fiévreuse d'une uvre qui commence (...) ces articles révèlent la généalogie d'un critique qui a transformé l'occasion de la chronique en nécessité de la pensée." (C. Bident). Les manuscrits autographes de Maurice Blanchot sont d'une grande rareté. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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Reference : 48355

(1946)

‎Sade ou le Royaume de l'Unique [Quelques remarques sur Sade]. manuscrit autographe.‎

‎S.n. , s.l. S.d (1946), en feuilles.‎


‎Manuscrit autographe complet de 12 pages en 6 feuillets in-8 au titre difficilement déchiffrable, peut-être : "Sade ou les Royaumes de L'Unique" et qui paraitra sous le titre "Quelques remarques sur Sade" dans Critique n°3-4 de aout sept 1946. Manuscrit à l'écriture très dense, comportant de nombreuses ratures, corrections et ajouts. «C'est la pensée de Sade qui pousse celle de Blanchot à son accomplissement, et c'est aussi celle de Blanchot qui accomplit celle de Sade». (Georges Bataille) L'écriture et l'amitié de Bataille ne sont sans doute pas étrangères à l'importance que Blanchot accordera toute sa vie à cette figure tutélaire de sa réflexion philosophique. Ces Quelques remarques sur Sade, sont pourtant la première étude que Blanchot consacre à cet écrivain qu'il n'avait jusqu'alors presque jamais évoqué. Dans cette première analyse impartiale et parfois sévère, Blanchot souligne les faiblesses de la posture littéraire de Sade et de sa relative immoralité au sein d'une société post révolutionnaire pétrie de contradictions idéologiques. Cependant, sous l'artifice d'une expression extrême, Blanchot dévoile une philosophie bien plus déconcertante et subversive que ces «grandes extravagances». Avec une acuité singulière, il dresse le portrait d'un esprit unique, épousant tous les grands idéaux de son temps mais en leur infligeant le filtre de sa singularité nihiliste : «La Liberté, à ses yeux, n'est que l'interdiction faite à toute personne d'être autre chose que ce qu'il veut, c'est dire rien.» Sous la plume de Blanchot, le Sadisme n'est alors plus jouissance d'une violence infligée aux autres, mais expression de «la solitude infinie de l'individu» dans un monde «où les rapports des êtres, les formes générales de la vie et jusqu'au langage, out est déjà consommé dans la destruction universelle.»; «et désormais toutes les cruautés particulières ne sont plus destinées (...) qu'à apporter à l'Unique les agréables preuves de son existence au milieu de rien.» Si, comme Bataille le souligne, plus qu'un regard novateur, la lecture de Sade par Blanchot révèle une communauté de pensée, c'est sans doute à travers la conclusion de cette première étude majeure que Blanchot le solitaire témoigne le plus nettement de son attachement pour Sadel'Unique: «Et alors, on en vient à le penser: si les circonstances ont fait de Sade un homme à jamais réduit à la misère d'une éternelle prison, lui-même a su faire de sa prison l'image de la solitude de l'univers sur lequel règne sa seule gloire à jamais toute-puissante. Cette prison ne le gêne pas, elle est son uvre, elle est à la mesure du monde sur lequel il a plus de droits que Dieu même, car non seulement il y règne en maître, mais il en a banni et exclu toutes les créatures. Tel est l'avantage du Destructeur sur le Créateur. Cet athée est plus Dieu que Dieu. Aussi le nomme-t-on divin.» - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎BLANCHOT Maurice‎

Reference : 44721

(1941)

‎Thomas l'obscur‎

‎Gallimard, Paris 1941, 14x20,5cm, broché.‎


‎Edition originale, un des exemplaires du service de presse. Précieux et bel envoi autographe signé de Maurice Blanchot à Gaston Gallimard sur la première garde : "On ne s'arrête plus aux tables des heureux, puisqu'on est mort. (Charles Cros) / A Gaston Gallimard, ce livre destiné à écarter tout lecteur." Deux accrocs restaurés en tête du dos légèrement insolé, une infime éraflure en tête du premier plat, papier jauni marginalement sur certaines pages comme généralement, première garde restaurée comportant, en pied, un petit manque. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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Reference : 44960

(1943)

‎Tradition et surréalisme. Manuscrit autographe et tapuscrit complets‎

‎S.n. (Journal des débats), s.l. (Paris) s.d. (1943), 13,5x21,5cm & 2 pages in-4, 2 1/2 pages in-8.‎


‎Manuscrit autographe de l'auteur de 2 pages et demie in-4 publiée dans le numéro du 23 Décembre 1943 du Journal des Débats. Manuscrit complet à l'écriture très dense, comportant de nombreuses ratures, corrections et ajouts. On joint le tapuscrit complet. Cet article, un des rares parus en première page du journal, est une audacieuse critique de la vision traditionaliste de l'Art, quiarguant de la nécessaire adéquation entre Art et Vérité, condamne la Modernité. Avec une rigueur intellectuelle implacable, Blanchot démontre comment cette conception de "l'Art authentique""rejoint exactement celle des surréalistes" et cite un des principes majeurs du Surréalisme comme parfaite démonstration des propos d'Hourticq. Dans une France obsédée par le rejet de l'Art Dégénéré, Blanchot révèle les contradictions des traditionalistes: "' ils admettent que l'art en général précède la science, et c'est au nom de la science passée (...) qu'ils condamnent les mouvements nouveaux de l'art." Blanchot, sous couvert de critique littéraire, questionne à nouveau son époque :(...) Encore serait-il bon de rechercher si justement la science toute moderne ne se reconnait pas dans l'univers "déforméé, décomposé, hors d'usage, que l'art a rendu familier à nos regards." Entre avril 1941 et août 1944, Maurice Blanchot publia dans la "Chronique de la vie intellectuelle" du Journal des Débats 173 articles sur les livres récemment parus. Dans une demi-page de journal (soit environ sept pages in-8), le jeune auteur de "Thomas l'obscur" fait ses premiers pas dans le domaine de la critique littéraire et inaugure ainsi une oeuvre théorique qu'il développera plus tard dans ces nombreux essais, de "La Part du feu" à "L'Entretien infini" et "L'Écriture du désastre". Dès les premiers articles, Blanchot fait preuve d'une acuité d'analyse dépassant largement l'actualité littéraire qui en motive l'écriture. Oscillant entre classiques et modernes, écrivains de premier ordre et romanciers mineurs, il pose, dans ses chroniques, les fondements d'une pensée critique qui marquera la seconde partie du XXe. Transformé par l'écriture et par la guerre, Blanchot rompt, au fil d'une pensée exercée "au nom de l'autre", avec les violentes certitudes maurassiennes de sa jeunesse. Non sans paradoxe, il transforme alors la critique littéraire en acte philosophique de résistance intellectuelle à la barbarie au c?ur même d'un journal "ouvertement maréchaliste": "Brûler un livre, en écrire, sont les deux actes entre lesquels la culture inscrit ses oscillations contraires" (Le Livre, In Journal des Débats, 20 janvier 1943). En 2007, les Cahiers de la NRF réunissent sous la direction de Christophe Bident toutes les chroniques littéraires non encore publiées en volumes avec cette pertinente analyse du travail critique de Blanchot : "romans, poèmes, essais donnent lieu à une réflexion singulière, toujours plus sûre de sa propre rhétorique, livrée davantage à l'écho de l'impossible ou aux sirènes de la disparition. (...) Non sans contradictions ni pas de côté, et dans la certitude fiévreuse d'une ?uvre qui commence (...) ces articles révèlent la généalogie d'un critique qui a transformé l'occasion de la chronique en nécessité de la pensée." (C. Bident). Les manuscrits autographes de Maurice Blanchot sont d'une grande rareté. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎BLANCHOT Maurice‎

Reference : 44925

(1945)

‎Une étude sur l'Apocalypse. Manuscrit autographe et tapuscrit complets‎

‎S.n. (Journal des débats), s.l. (Paris) s.d. (1945), 13,5x21cm & 4 pages in-4, 4 1/2 pages in-8.‎


‎Manuscrit autographe de l'auteur de 4 pages et demie in-8 publié dans le numéro du 3 novembre 1943 du Journal des Débats. Manuscrit recto-verso complet, à l'écriture très dense, comportant de nombreux ratures, corrections et ajouts. On joint le tapuscrit complet. Chronique parue à l'occasion de la publication de L'Apocalypse de St Jean, vision chrétienne de l'histoire du Père H.M. Féret. D'entrée, Maurice Blanchot, faisant son métier de critique, loue le sérieux de l'étude menée par le Père Féret. Mais ce qui l'intéresse davantage que cette soigneuse orthodoxie, ce sont les échos puissants de L'Apocalypse aux heures terribles que le monde traverse alors: «Dans les périodes troublées, les esprits qui ne supportent pas l'incertitude de l'avenir ont besoin de prophètes. Mais ces prophètes, ils les demandent au passé, et plus l'oracle est ancien - et redoutable -, plus ils y voient des correspondances avec l'histoire qu'ils voudraient connaître. L'Apocalypse de St Jean doit, en partie à la sublimité du langage, à l'autorité de l'écrivain, à l'étendue de la révélation, une curiosité que des siècles d'étude n'ont pas réussi à épuiser. Mais elle doit aussi son prestige auprès d'esprits qui ne sont pas toujours pieux, à l'antiquité de la réponse et à son caractère terrifiant. Qui n'est pas prêt à croire que la fin des temps est proche et que le pire va être vécu? Chacun a le désir secret d'associer sa propre fin qu'il entrevoie à celle du monde dont il est moins sûr.» Le texte biblique éveille donc son intérêt pour ses qualités littéraires et mythologiques mais aussi, dans une approche presque politique, pour son sens de l'Histoire. Par ailleurs, si la religion ne se pose bien sûr pas en termes de croyance pour Blanchot, elle révèle cependant son attention à la question de Dieu (particulièrement sensible au travers du judaïsme notamment) et rejoint celle, déterminante à ses yeux, de l'expérience intérieure de l'écrivain. Enfin, l'analyse de L'Apocalypse que livre ici Blanchot constitue une première réflexion approfondie sur la question du Mal: «[...] ce qui est propre au message inspiré, c'est le rôle qu'il fait jouer au démon dans la vie collective et le mouvement de l'histoire. Saint Jean ne dévoile pas l'action du mal dans les âmes; il se borne à montrer quelle maîtrise les puissances démoniaques peuvent exercer sur les réalités collectives, par quelles voies elles agissent [...] et quelle défaite mettra un terme à leur empire.» Ces liens entre l'Apocalypse, l'Histoire et le Mal seront de nouveau interrogés par Blanchot dans «L'Apocalypse déçoit» (1964) et «Penser l'Apocalypse» (1988). Premier texte fondateur de Blanchot sur le Mal et l'Histoire. Entre avril 1941 et août 1944, Maurice Blanchot publia dans la "Chronique de la vie intellectuelle" du Journal des Débats 173 articles sur les livres récemment parus. Dans une demi-page de journal (soit environ sept pages in-8), le jeune auteur de "Thomas l'obscur" fait ses premiers pas dans le domaine de la critique littéraire et inaugure ainsi une oeuvre théorique qu'il développera plus tard dans ces nombreux essais, de "La Part du feu" à "L'Entretien infini" et "L'Écriture du désastre". Dès les premiers articles, Blanchot fait preuve d'une acuité d'analyse dépassant largement l'actualité littéraire qui en motive l'écriture. Oscillant entre classiques et modernes, écrivains de premier ordre et romanciers mineurs, il pose, dans ses chroniques, les fondements d'une pensée critique qui marquera la seconde partie du XXe. Transformé par l'écriture et par la guerre, Blanchot rompt, au fil d'une pensée exercée "au nom de l'autre", avec les violentes certitudes maurassiennes de sa jeunesse. Non sans paradoxe, il transforme alors la critique littéraire en acte philosophique de résistance intellectuelle à la barbarie au cur même d'un journal "ouvertement maréchaliste": "Brûler un livre, en écrire, sont les deux actes entre lesquels la culture inscrit ses oscillations contraires" (Le Livre, In Journal des Débats, 20 janvier 1943). En 2007, les Cahiers de la NRF réunissent sous la direction de Christophe Bident toutes les chroniques littéraires non encore publiées en volumes avec cette pertinente analyse du travail critique de Blanchot : "romans, poèmes, essais donnent lieu à une réflexion singulière, toujours plus sûre de sa propre rhétorique, livrée davantage à l'écho de l'impossible ou aux sirènes de la disparition. (...) Non sans contradictions ni pas de côté, et dans la certitude fiévreuse d'une uvre qui commence (...) ces articles révèlent la généalogie d'un critique qui a transformé l'occasion de la chronique en nécessité de la pensée." (C. Bident). Les manuscrits autographes de Maurice Blanchot sont d'une grande rareté. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎BLANCHOT Maurice‎

Reference : 44963

(1943)

‎Voyages de Montesquieu. Manuscrit autographe et tapuscrit complets. ‎

‎S.n. (Journal des débats), s.l. (Paris) s.d. (1943), 13,5x21,5cm & 4 pages in-4, 4 1/2 pages in-8.‎


‎Manuscrit autographe de l'auteur de 4 pages et demie in-8 publié dans le numéro du 8 Septembre 1943 du Journal des Débats. Manuscrit complet à l'écriture très dense, comportant de nombreuses ratures, corrections et ajouts. On joint le tapuscrit complet. Chronique littéraire publiée à l'occasion de la parution des Voyages de Montesquieu, préfacé par Marcel Arland. Cette réunion factice des carnets de voyages de Montesquieu, donne à Blanchot l'occasion de louer une forme d'écriture "naturelle", "pure de tout souci de lecture". Ces notes intimes témoignent en effet d'un art de "la concision [qui] nous livre [les faits] nus, pressés par le sens qui les éclairent" et qui,d'une "matière considéérable [n'a tiré]qu'un petit livre, réduit discrètement à l'essentiel." Entre avril 1941 et août 1944, Maurice Blanchot publia dans la "Chronique de la vie intellectuelle" du Journal des Débats 173 articles sur les livres récemment parus. Dans une demi-page de journal (soit environ sept pages in-8), le jeune auteur de "Thomas l'obscur" fait ses premiers pas dans le domaine de la critique littéraire et inaugure ainsi une oeuvre théorique qu'il développera plus tard dans ces nombreux essais, de "La Part du feu" à "L'Entretien infini" et "L'Écriture du désastre". Dès les premiers articles, Blanchot fait preuve d'une acuité d'analyse dépassant largement l'actualité littéraire qui en motive l'écriture. Oscillant entre classiques et modernes, écrivains de premier ordre et romanciers mineurs, il pose, dans ses chroniques, les fondements d'une pensée critique qui marquera la seconde partie du XXe. Transformé par l'écriture et par la guerre, Blanchot rompt, au fil d'une pensée exercée "au nom de l'autre", avec les violentes certitudes maurassiennes de sa jeunesse. Non sans paradoxe, il transforme alors la critique littéraire en acte philosophique de résistance intellectuelle à la barbarie au c?ur même d'un journal "ouvertement maréchaliste": "Brûler un livre, en écrire, sont les deux actes entre lesquels la culture inscrit ses oscillations contraires" (Le Livre, In Journal des Débats, 20 janvier 1943). En 2007, les Cahiers de la NRF réunissent sous la direction de Christophe Bident toutes les chroniques littéraires non encore publiées en volumes avec cette pertinente analyse du travail critique de Blanchot : "romans, poèmes, essais donnent lieu à une réflexion singulière, toujours plus sûre de sa propre rhétorique, livrée davantage à l'écho de l'impossible ou aux sirènes de la disparition. (...) Non sans contradictions ni pas de côté, et dans la certitude fiévreuse d'une ?uvre qui commence (...) ces articles révèlent la généalogie d'un critique qui a transformé l'occasion de la chronique en nécessité de la pensée." (C. Bident). Les manuscrits autographes de Maurice Blanchot sont d'une grande rareté. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎BLANCHOT Maurice (BEAUVOIR Simone de)‎

Reference : 44940

(1943)

‎Le roman du regard. Manuscrit autographe et tapuscrit complets. ‎

‎S.n. (Journal des débats), s.l. (Paris) s.d. (1943), 13,5x21,5cm & 3 1/2 pages in-4, 4 1/2 pages in-8.‎


‎Manuscrit autographe de l'auteur de 4 pages et demie in-8 publié dans le numéro du 18-19 Décembre 1943 du Journal des Débats. Manuscrit complet à l'écriture très dense, comportant de nombreuses ratures, corrections et ajouts. Chronique littéraire publiée à l'occasion de la parution de "L'invitée" de Simone de Beauvoir. On joint le tapuscrit complet. Importante analyse du premier roman de Simone de Beauvoir. Comme à son habitude, Blanchot balaye la contingence narrative du roman pour en extraire l'essence "phénoménologique". Il expose la correspondance philosophique entre l'uvre de Beauvoir et celle de Sartre. A la suite deLa Nausée et desMouches, Blanchot voit dans L'Invitée "une illustration des analyses que Jean-Paul Sartre a consacrées à notre "existence pour autrui" et qui éclairent, d'une manière admirablement claire, l'un des drames les plus noués, les plus obscurs de la réalité humaine." Ignorant le "triolisme" autobiographique du roman que retient la plupart des critiques, Blanchot dévoile la véritable subversion de L'invitée : " Peut-on se délivrer d'autrui? Peut-être, si, par une action que nous revendiquons entièrement, nous réussissons à prendre conscience de notre liberté." Une référence à peine voilée à l'actualité de l'époque qui trouve un écho dans l'interprétation du meurtre de Xavière : "L'esclave ne devient pas le maître, parce qu'il tue le maître, mais parce qu'en le tuant, il risque ce dont il était jusque là l'esclave, sa vie, sa tranquillité, son accord facile avec le monde." Entre avril 1941 et août 1944, Maurice Blanchot publia dans la "Chronique de la vie intellectuelle" du Journal des Débats 173 articles sur les livres récemment parus. Dans une demi-page de journal (soit environ sept pages in-8), le jeune auteur de "Thomas l'obscur" fait ses premiers pas dans le domaine de la critique littéraire et inaugure ainsi une oeuvre théorique qu'il développera plus tard dans ces nombreux essais, de "La Part du feu" à "L'Entretien infini" et "L'Écriture du désastre". Dès les premiers articles, Blanchot fait preuve d'une acuité d'analyse dépassant largement l'actualité littéraire qui en motive l'écriture. Oscillant entre classiques et modernes, écrivains de premier ordre et romanciers mineurs, il pose, dans ses chroniques, les fondements d'une pensée critique qui marquera la seconde partie du XXe. Transformé par l'écriture et par la guerre, Blanchot rompt, au fil d'une pensée exercée "au nom de l'autre", avec les violentes certitudes maurassiennes de sa jeunesse. Non sans paradoxe, il transforme alors la critique littéraire en acte philosophique de résistance intellectuelle à la barbarie au c?ur même d'un journal "ouvertement maréchaliste": "Brûler un livre, en écrire, sont les deux actes entre lesquels la culture inscrit ses oscillations contraires" (Le Livre, In Journal des Débats, 20 janvier 1943). En 2007, les Cahiers de la NRF réunissent sous la direction de Christophe Bident toutes les chroniques littéraires non encore publiées en volumes avec cette pertinente analyse du travail critique de Blanchot : "romans, poèmes, essais donnent lieu à une réflexion singulière, toujours plus sûre de sa propre rhétorique, livrée davantage à l'écho de l'impossible ou aux sirènes de la disparition. (...) Non sans contradictions ni pas de côté, et dans la certitude fiévreuse d'une ?uvre qui commence (...) ces articles révèlent la généalogie d'un critique qui a transformé l'occasion de la chronique en nécessité de la pensée." (C. Bident). Les manuscrits autographes de Maurice Blanchot sont d'une grande rareté. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎BLANCHOT Maurice (BELAVAL Yvon)‎

Reference : 44939

(1944)

‎Le souci de sincérité. Manuscrit autographe et tapuscrit complets‎

‎S.n. (Journal des débats), s.l. (Paris) s.d. (1944), 13,5x21,5cm & 2 pages in-4, 2 1/2 pages in-8.‎


‎Manuscrit autographe de l'auteur de 2 pages et demie in-4 publiée dans le numéro du 2 Mars 1944 du Journal des Débats. Manuscrit complet à l'écriture très dense, comportant de nombreuses ratures, corrections et ajouts. Chronique littéraire publiée à l'occasion de la parution, dans la nouvelle collection des éditions Gallimard consacrée à "La Jeune Philosophie" de l'ouvrage "Le souci de sincérité" de Yvon Belaval On joint le tapuscrit complet. Sous la plume de Blanchot, la critique philosophique acquiert une autonomie propre qui rend impossible la distinction entre la pensée originale de Belaval et l'interprétation lumineuse qu'en offre, en quelques pages, Maurice Blanchot. « L'homme sincère veut rompre avec la solitude où l'ont enfermé à la fois la réflexion et la faiblesse. Il rêve d'un retour au "nous" primitif, mais il se contente de le rêver : il s'enchante de ses scrupules, il ne parle qu'à soi-même et ne parle que de soi, il échoue et jouit de ses échecs. » Nul souci de sincérité, donc, chez Blanchot, mais une mécanique intellectuelle rigoureuse qui ne craint pas pas de s'affranchir des limites du texte étudié pour déployer tout son potentiel philosophique. Entre avril 1941 et août 1944, Maurice Blanchot publia dans la "Chronique de la vie intellectuelle" du Journal des Débats 173 articles sur les livres récemment parus. Dans une demi-page de journal (soit environ sept pages in-8), le jeune auteur de "Thomas l'obscur" fait ses premiers pas dans le domaine de la critique littéraire et inaugure ainsi une oeuvre théorique qu'il développera plus tard dans ces nombreux essais, de "La Part du feu" à "L'Entretien infini" et "L'Écriture du désastre". Dès les premiers articles, Blanchot fait preuve d'une acuité d'analyse dépassant largement l'actualité littéraire qui en motive l'écriture. Oscillant entre classiques et modernes, écrivains de premier ordre et romanciers mineurs, il pose, dans ses chroniques, les fondements d'une pensée critique qui marquera la seconde partie du XXe. Transformé par l'écriture et par la guerre, Blanchot rompt, au fil d'une pensée exercée "au nom de l'autre", avec les violentes certitudes maurassiennes de sa jeunesse. Non sans paradoxe, il transforme alors la critique littéraire en acte philosophique de résistance intellectuelle à la barbarie au cur même d'un journal "ouvertement maréchaliste": "Brûler un livre, en écrire, sont les deux actes entre lesquels la culture inscrit ses oscillations contraires" (Le Livre, In Journal des Débats, 20 janvier 1943). En 2007, les Cahiers de la NRF réunissent sous la direction de Christophe Bident toutes les chroniques littéraires non encore publiées en volumes avec cette pertinente analyse du travail critique de Blanchot : "romans, poèmes, essais donnent lieu à une réflexion singulière, toujours plus sûre de sa propre rhétorique, livrée davantage à l'écho de l'impossible ou aux sirènes de la disparition. (...) Non sans contradictions ni pas de côté, et dans la certitude fiévreuse d'une uvre qui commence (...) ces articles révèlent la généalogie d'un critique qui a transformé l'occasion de la chronique en nécessité de la pensée." (C. Bident). Les manuscrits autographes de Maurice Blanchot sont d'une grande rareté. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎BLANCHOT Maurice (BRETON André)‎

Reference : 48352

(1945)

‎Reflexions sur le surréalisme. Manuscrit autographe‎

‎1945, 22x11,5cm, 8 feuillets foliotés.‎


‎Manuscrit autographe de l'auteur de 16 pages in-8 publié dans le numéro 8 (août 1945) de L'Archesous le titre: Quelques réflexions sur le surréalisme. Manuscrit recto-verso complet, à l'écriture très dense, comportant de nombreux ratures, corrections et ajouts. Quelques réflexions sur le surréalismeconstitue le premier texte important que Maurice Blanchot consacre au mouvement d'André Breton. Il réhabilite le surréalisme qui a mis au centre de son activité la question du langage et de l'expérience - aspects qui ne pouvaient laisser indifférent Blanchot -, sans oublier de faire toutefois les constats suivants: il porte en lui une part d'échec et sa « situation [...] reste ambiguë». Affirmant désormais de plus en plus ses positions esthétiques, Blanchot reconnait pleinement la valeur poétique et expérimentale de l'écriture automatique, pour sa radicalité même: «L'écriture automatique est [...] une machine de guerre contre la réflexion et le langage. Elle est destinée à humilier l'orgueil humain, particulièrement sous la forme que lui a donné la culture traditionnelle. Mais, en réalité, elle est elle-même une aspiration orgueilleuse à un mode de connaissance et elle a ouvert aux mots un nouveau crédit illimité.» Blanchot poursuit sa réflexion et insiste sur les questionnements des écrivains et poètes surréalistes au sujet du discours: « Le surréalisme a été hanté par cette idée: c'est qu'il y avait, qu'il devait y avoir un moment [...] où le langage n'était pas le discours, mais la réalité même, sans toutefois cesser d'être la réalité propre du langage [...]. Les surréalistes ont tiré de cette "découverte" de brillantes conséquences littéraires, mais pour le langage les effets sont plus ambigus et plus variés. En ce domaine, ils semblent encore avant tout des destructeurs. Ils sont déchaînés contre le discours; ils lui retirent le droit à signifier quelque chose; comme moyen de [?] sociale, de désignation précise, ils le brisent férocement. Le langage paraît un peu seul anéanti ou sacrifié, mais humilié. En réalité, il s'agit de tout autre chose et même du contraire: le langage disparaît comme instrument, mais c'est qu'il est devenu sujet. De par l'écriture automatique, il a bénéficié de la plus haute promotion [...].» Le texte sera repris dans La Part du feu (1949), non sans que Blanchot ait pris soin d'atténuer les réserves dont il faisait part dans l'article initial. Première étude monographique d'importance consacrée par Maurice Blanchot à la question du langage surréaliste. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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