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‎ARAGON Louis‎

Reference : 59633

(1981)

‎Ecrits sur l'art moderne‎

‎Flammarion, Paris 1981, 16x24cm, broché sous chemise et étui.‎


‎Edition originale, un des 25 exemplaires numérotés sur beau papier, seuls grands papiers. Signature autographe de Louis Aragon sur la page de faux-titre. Riche iconographie. Légères éraflures sans gravité sur le dos de l'étui. Agréable exemplaire. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris
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EUR1,200.00

‎ARAGON Louis‎

Reference : 19834

(1963)

‎ELSA - Poème‎

‎ Paris N.R.F. Gallimard 1963 in-8 broché un volume, broché (paperback) grand in-octavo (19 x 23,5 cm), dos et couverture crèmes imprimés en rouge et noir (spine and cover printed), toutes tranches non-rognées, envoi autographe manuscrit de l'Auteur à l'encre bleue en haut de la page de Faux-titre : "...à Paul ROGER...signé ARAGON.....", sans illustration (no illustration), 125 pages + 1 ff de table, 1963 à Paris N.R.F. Gallimard (Mayenne, impr. Floch) Editeur‎


‎BEL EXEMPLAIRE...........en bon état (good condition). bon état ‎

Phone number : 06 81 28 61 70

EUR120.00

‎ARAGON (Louis)‎

Reference : 003035

(1964)

‎Entretiens avec Francis Crémieux‎

‎Paris Gallimard 1964 In-12 Broché Edition originale ‎


‎Edition originale. Exemplaire du service de presse portant un ENVOI autographe signé d'Aragon, contre signé par Crémieux. Bon état. Bon exemplaire 0‎

Phone number : 01 42 66 38 10

EUR65.00

‎ARAGON Louis‎

Reference : 64357

(1945)

‎Exceptionnel recueil de onze poèmes autographes de Louis Aragon sélectionné par celui-ci pour paraître dans sa première anthologie‎

‎s.d. (circa 1945), 22x27,5cm, 18 feuillets reliés sous chemise et étui.‎


‎Il est de la race des poètes de tous les temps. De la race des pères de la poésie. Pierre Seghers. Exceptionnel ensemble de onze poèmes autographes de Louis Aragon, rédigés au premier semestre de l'année 1945, avec une page de sommaire de la main de l'auteur. Il s'agit d'une sélection personnelle d'Aragon en vue de leur parution dans sa première et célèbre anthologie poétique, dans la Collection «?Poètes d'Aujourd'hui?» (Aragon, chez Pierre Seghers éditeur à Paris, n° 2, 20 juillet 1945). Ce choix de poèmes manuscrits a été adressé par l'auteur au directeur de la publication, Claude Roy, et enrichi à l'attention de son ami d'une page de sommaire recensant les poèmes et la chronologie des recueils. Notre ensemble comprend les manuscrits de «?Fugue?», «?Pour demain?» et «?Casino des lumières crues?» (parus dans Feu de Joie, 1920), «?Un air embaumé?», «?Persiennes?», «?Poème de cape et d'épée?» (Le Mouvement perpétuel, 1924), «?Portrait?» «?Ancien combattant?», «?Litanies de [trois étoiles]?» (La Grande Gaîté, 1929), «?Tant pis pour moi?» (Persécuté persécuteur, 1931), «?Couplets du beau monde?» (Les Communistes ont raison, 1933), et «?Magnitogorsk 1932?» ainsi que la «?Ballade des vingt-sept suppliciés de Nadiejdinsk?» (Hourra l'Oural, 1934). Les poèmes manuscrits sont reliés en demi maroquin noir, plats de papier à motifs stylisés, contreplats doublés d'agneau noir, et un étui bordé du même maroquin, ensemble signé Leroux. Ces manuscrits offrent un panorama unique de quinze ans d'écriture placée sous le signe de l'insolence poétique et politique. Parmi ces poèmes d'exception, on retrouve «?Fugue?» et «?Casino des lumières crues?», issus de Feu de Joie, composés durant ses années de jeunesse pré-surréaliste?: «?Une joie éclate en trois Temps mesurés de la lyre Une joie éclate au bois Que je ne saurais pas dire?» («?Fugue?») Les poèmes les plus anciens choisis par Aragon pour l'anthologie sont également l'occasion de rendre hommage aux maîtres et amis du jeune poète - tels Paul Valéry («?Pour demain?», publié dans Feu de Joie), ou Guillaume Apollinaire, à qui il dédie «?Un air embaumé?» dans Mouvement Perpétuel, s'inspirant des Calligrammes?: «?Sur la tombe Mille regrets Où dort dans un tuf mercenaire Mon sade Orphée Apollinaire?» Témoignant de l'influence décisive de l'amitié d'André Breton, rencontré en 1917 dans la librairie d'Adrienne Monnier, les uvres du jeune Aragon prônent déjà une joyeuse déconstruction verbale. Le poème plein d'humour «?Casino des lumières crues?», annonce subliminalement l'arrivée de Dada à Paris?: «?Un soir des plages à la mode on joue un air Qui fait prendre aux petits chevaux un train d'enfer?» Cet exemple de «?cubisme littéraire?» empreint de préciosité et d'hermétisme répond aux poèmes de Breton qui formeront son premier recueil Mont de piété, et nous plonge dans l'enthousiasme des trois inséparables Aragon, Soupault et Breton. Leur collaboration prendra dès 1919 la forme du journal Littérature, bientôt renommé en Révolution surréaliste pour servir de tremplin à leurs idées de renouvellement poétique. Avec l'irruption en 1920 de Tristan Tzara et de son manifeste dadaïste dans le paysage de l'avant-garde parisienne, l'écriture d'Aragon opte pour la radicalité, culminant dans le fameux «?Persiennes?». La formidable répétition de «?Persienne?», typique du nihilisme de Dada, constitue avec les autres manuscrits extraits de Mouvement Perpétuel autant de manifestes de la révolution qui s'opère à l'aube du Surréalisme. Adoptant le terme au printemps 1924, Aragon, Breton et Soupault tournent une page de l'histoire littéraire, résumée dans l'ironique «?Portrait?» qu'en fait l'auteur dans La Grande Gaîté parue en 1929?: «?Rêvé de l'auteur de la Marche lorraine Pensé à l'aurore aux Bourgeois de Calais Pour l'apéritif lu la Jeune Parque?». Dans le même recueil, Aragon résume ironiquement la relative vacuité de l'expérience dadaïste par un comique poème intitulé Ancien Combattant?: «?J'ai fait le Mouvement Dada Disait le dadaïste J'ai fait le mouvement Dada Et en effet Il l'avait fait?» La fin de la décennie est également marquée par sa liaison avec Nancy Cunard, égérie des Années folles au magnétisme érotique, qui l'entraîne dans ses voyages à travers l'Europe de 1926 à 1928. Elle apparaît en filigrane dans les «?Litanies de ***?» toujours extrait de la Grande Gaîté?: «?Elle a les plus doux seins du monde Ah la belle la belle la belle jambe Que ça nous fait?» Au début des années 1930, dans l'incapacité de continuer son errance aux côtés de Nancy avec son maigre salaire, Aragon est alors partagé entre ses obligations journalistiques que désapprouve Breton et ses séances de réflexion collective avec les Surréalistes. Les débats stériles suivant le congrès de Kharkov et le penchant d'Aragon pour le genre romanesque, honni des Surréalistes, précipitent l'éclatement du mouvement. Aragon s'éloigne de Breton et se réfugie dans l'écriture de poèmes d'une grande violence, qui formèrent son recueil maudit Persécuté persécuteur, signant sa rupture définitive avec le Surréalisme. Il se souviendra de ces poèmes au sortir de la deuxième Guerre Mondiale, et choisira «?Tant pis pour moi?» pour la présente anthologie. Il devient à cette époque le prophète d'une utopie communiste sanglante : «?Le grisou sautera dans Paris Avec un long bruit de luxe brisé Les enfants regarderont la dernière passe du bordel Éclaté comme une grenade?» et annonce sans détour son ralliement au communisme militant dans son recueil de 1932 Les Communistes ont raison. Son indéfectible confiance dans le régime bolchévique lui vaut de visiter la même année les chantiers soviétiques du Caucase au sein de la «?Brigade Gorki?», réunissant une sélection d'écrivains étrangers acquis à la cause stalinienne. Ce voyage en URSS aux côtés d'Elsa Triolet inspira l'écriture du recueil Hourra l'Oural, dont il conserve deux admirables poèmes dans sa sélection manuscrite. La longue épopée «?Magnitogorsk 1932?» célèbre le surgissement des villes soviétiques et le concert des machines de la nouvelle ère industrielle?: «?Le paysage est un géant enchaîné dans des clous d'usines Le paysage s'est pris les collines dans un filet de baraquements Le paysage a mis des colliers de fumées Le paysage a plus d'échafaudages qu'un jour d'été n'a de mouches Le paysage est à genoux dans le socialisme et l'électricité?» Aragon achève sa sélection sur la «?Ballade des vingt-sept suppliciés de Nadiejdinsk?», qui résonne en 1945 comme un hommage tant aux communistes tombés durant la révolution russe que sous le régime nazi?: «?Ils étaient vingt-sept bien vivants Et leurs yeux étaient de lumière Leurs cheveux comme auparavant Parlent du ciel avec le vent?» Ce choix personnel d'uvres offertes à la postérité résume magistralement le parcours poétique et politique de Louis Aragon, tour à tour dada, surréaliste, puis communiste exalté. L'ensemble figure parmi les très rares poèmes autographes de Louis Aragon encore en mains privées, l'auteur ayant fait don en 1977 de ses archives personnelles et littéraires à la nation française. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris
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‎ARAGON Louis‎

Reference : 63158

(1952)

‎Hugo poète réaliste‎

‎Editions sociales, Paris 1952, 12,5x16cm, broché.‎


‎Edition originale sur papier courant. Un petit manque en milieu du dos, déchirures en marges des pages 8 à 12 sans atteinte au texte en raison du papier de mauvaise qualité. Envoi autographe signé de Louis Aragon à Julian Garavito. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris
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EUR200.00

‎ARAGON Louis‎

Reference : 61503

(1964)

‎Introduction aux littératures soviétiques‎

‎Gallimard, Paris 1964, 12x19cm, broché.‎


‎Edition originale collective pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers, un des exemplaires du service de presse. Préface de Louis Aragon. Précieux envoi autographe signé de Louis Aragon à son ami Charles Dobzynski dont il fut, avec Elsa Triolet, son témoin de mariage : "A Dob, Louis." - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎ARAGON Louis‎

Reference : 74307

(1954)

‎La lumière de Stendhal‎

‎Denoël, Paris 1954, 12x19cm, broché.‎


‎Edition originale, un des exemplaires du service de presse. Une pliure affectant en tête le second plat et les tous derniers feuillets, une annotation du dédicataire à l'encre rose en haut de la page d'achevé d'imprimer. Agréable exemplaire complet de son prière d'insérer. Envoi autographe signé de Louis Aragon à ses amis Claude et Claire Roy. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris
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EUR300.00

‎ARAGON Louis‎

Reference : 52221

(1965)

‎La mise à mort‎

‎Gallimard, Paris 1965, 14x20,5cm, broché.‎


‎Edition originale sur papier courant. Envoi autographe signé de Louis Aragon à Simone et Pierre Pinson. Agréable exemplaire. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris
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EUR250.00

‎ARAGON (Louis).‎

Reference : 74480

‎La Naissance de la paix, par René Descartes. Ballet dansé au château royal de Stockholm le jour de la naissance de Sa Majesté (1649), prose d'Aragon.‎

‎Paris Bibliothèque française s.d. 1 vol. Broché in-4, broché, 34 pp. Edition entièrement hors commerce tirée à 300 exemplaires numérotés sur vélin de Rives et signés par l'auteur. Bel exemplaire qui comprend en outre un envoi autographe signé d'Aragon. En parfait état.‎


‎ 6 ‎

Vignes Online - Eymoutiers
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‎Aragon Louis: ‎

Reference : 7408

(1924)

‎Le libertinage. ‎

‎ NRF-Gallimard, 1924. In-12 broché, couverture imprimée en deux tons, très légèrement défraîchie. Nom de possesseur sur garde. ‎


‎Edition originale, exemplaire du service de presse agrémenté d'un envoi autographe signé d'Aragon au docteur Bonniot. Réunit les contes et deux pièces de théâtre écrits par Aragon entre 1918 et 1923. Le premier conte ("Quelle âme divine") daterait de 1903-1904 alors que l'auteur avait six ans. ‎

La Bergerie - Carouge

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CHF200.00 (€188.67 )

‎ARAGON Louis‎

Reference : 63154

(1924)

‎Le libertinage‎

‎Nrf, Paris 1924, 12x19cm, broché.‎


‎Édition originale, un des exemplaires du service de presse. Quelques restaurations sur le dos, rousseurs claires sur les gardes. L'exemplaire est présenté sous chemise à rabats en demi maroquin gris, dos lisse, inscription estampée à l'or?: Exemplaire de Gala en pied, étui de papier à décor moderniste bordé de maroquin gris, ensemble signé P. Goy & C. Vilaine. Précieux envoi autographe signé de Louis Aragon?: «?à Gala - on aura beau dire, il y a de petites feuilles sur les toits, et moi votre ami Louis.?» Cette poétique et énigmatique dédicace à Gala seule est empreinte de la terrible et soudaine absence d'éluard qui vient d'abandonner femme, enfant, amis et littérature pour une destination inconnue et, croyait-on, définitive. Après avoir porté un coup fatal au dadaïsme et à l'heure où le surréalisme naissant n'est encore qu'un «?mouvement flou?» (comme se plaît à le qualifier Aragon dans sa préface du Libertinage), Paul éluard, rimbaldien en diable, décide de fuir le monde, peut-être pour ne pas le quitter définitivement. Sur les épreuves de Mourir De Ne Pas Mourir, il modifie la classique dédicace en une définitive sentence?: «?Je meurs... Pour tout simplifier je dédie mon dernier livre à André Breton P. E.?», et part secrètement, le 24 mars 1924, se réfugier à Nice avant d'embarquer pour Tahiti puis Singapour. Gala se retrouve alors seule avec leur fille Cécile en bas âge et son amant Max Ernst dans la maison de ses beaux-parents qui réprouvent ces murs. Sans la présence complice d'éluard, la passion adultère se meurt, et rapidement le couple Gala-Ernst se défait. Bientôt, Paul préviendra sa femme et éternelle muse de ses pérégrinations et l'invitera à le rejoindre. Que savait Aragon de ce départ romantique?? à la mort d'éluard en 1952, il reviendra sur cet épisode en affirmant avoir passé avec lui la dernière nuit avant sa fugue?: «?ce qu'il m'a dit au juste je ne l'ai jamais répété et ne le répéterai jamais. C'était au temps où régnait le romantisme des départs. Il allait partir. [...] Il m'avait laissé cette mission?: casser les pattes à l'idéalisation de ce départ [...] Il disait ces mots avec rage. Tout simplement il allait voyager, voyager. Ici, il ne voyait plus devant lui.?» Certains biographes doutent de cette confession. Pourtant, si Aragon, sommé de se taire, était informé des projets de son ami, nul doute qu'il ait, à travers cette énigmatique dédicace réalisée quelques jours après le départ d'éluard, révélé à demi-mots une part de son secret à son amie anéantie. «?On aura beau dire, il y a de petites feuilles sur les toits.?» Si nous ne pouvons, avec certitude, percer le mystère de cette réconfortante dédicace, il faut sans doute en chercher la source dans la poésie même d'éluard et dans cette allégorie récurrente des feuilles accrochées aux arbres qui parsème le dernier recueil et testament littéraire du poète, Mourir de ne pas Mourir?: «?Le soir, un rien, une hirondelle qui dépasse, Très peu de vent, les feuilles qui ne tombent plus, Un beau détail, un sortilège sans vertus, Pour un regard qui n'a jamais compris l'espace.?» («?Denise disait aux merveilles?») «?Les feuilles de couleur dans les arbres nocturnes Et la liane verte et bleue qui joint le ciel aux arbres, Le vent à la grande figure Les épargne.?» («?Celle qui n'a pas la parole?») «?Un millier de sauvages [...] s'alignent avec lenteur Devant un millier d'arbres verts Qui, sans en avoir l'air, Tiennent encore à leur feuillage.?» («?Perspective?») «?On aura beau dire?». N'est-ce pas l'ombre d'éluard que désigne Aragon par cette troisième personne indéfinie?? Ces «?petites feuilles?» qui, malgré les écrits du poète, tombent tout de même «?sur les toits?» sont-elles des promesses de retour, ou une évocation de l'uvre laissée inachevée par le poète?? Aragon, pas plus que Breton, ne croyait à ce retour. Pour tous les surréalistes, éluard venait d'accomplir le geste «?surréel?» ultime, à l'instar de Monsieur Teste, sacralisé par André Breton, qui sacrifie son uvre à la vie?: «?à mes yeux, il bénéficiait [...] du prestige inhérent à un mythe qu'on a pu voir se constituer autour de Rimbaud - celui de l'homme tournant le dos, un beau jour, à son uvre, comme si certains sommets atteints, elle «?repoussait?» en quelque sorte son créateur?» (A. Breton, Entretiens avec A. Parinaud). Par ce geste sacrificiel ambivalent, éluard prive le mouvement naissant d'un de ses principaux apôtres mais lui offre une figure mythique fondatrice propre à donner un sens au «?mouvement flou?» que tente de révéler Aragon dans sa longue préface du Libertinage?: «?Nous sommes des messianiques. Soit. à l'idée traditionnelle de la beauté et du bien, nous opposerons la nôtre, si infernale qu'elle paraisse?». Aragon attribue d'ailleurs à éluard la formulation théologique de la mission revendiquée par le groupe de jeunes artistes?: «?Nous défendons la cause du diable. éluard me disait un jour que c'est la faute à Dieu s'il y a un diable, et qu'il n'y aurait jamais eu d'avocats du diable, s'il n'y avait pas eu d'abord les stupides avocats de Dieu.?» La disparition de cette figure antéchristique coïncide avec l'AnI du Surréalisme dont Le Libertinage est le véritable premier manifeste. Manifeste certes encore «?flou?» mais empreint de la même liberté intellectuelle qui préside au départ à la fois définitif et éphémère d'éluard. Sans doute le poète Aragon a déjà raison en comparant, dans cette émouvante dédicace, son ami à un arbre renaissant à chaque saison, car éluard, semant ses poèmes comme des «?petites feuilles?» d'amours perdus «?sur les toits?» de ses grands idéaux, ne cessera désormais de mourir de ne pas mourir. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎ ARAGON Louis ‎

Reference : 12159

(1953)

‎ Le neveu de M. Duval suivi d'une lettre d'icelui à l'auteur de ce livre ‎

‎ 1953 Les éditeurs français réunis, Paris 1953,in12, broché. couverture illustrée Edition originale dont il n'a pas été tiré de grands papiers. Dos insolé Envoi autographe signé de Louis Aragon à Claude Roy. -Edition-originale‎


‎ bon état ‎

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‎ARAGON Louis‎

Reference : 64521

(1953)

‎Le neveu de M. Duval suivi d'une lettre d'icelui à l'auteur de ce livre‎

‎Les éditeurs français réunis, Paris 1953, 12x19cm, broché.‎


‎Edition originale dont il n'a pas été tiré de grands papiers. Dos légèrement insolé comme généralement. Envoi autographe signé de Louis Aragon à Jean Palot. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎ARAGON Louis‎

Reference : 76563

(1953)

‎Le neveu de M. Duval suivi d'une lettre d'icelui à l'auteur de ce livre‎

‎Les éditeurs français réunis, Paris 1953, 12x19cm, broché.‎


‎Edition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers, un des exemplaires du service de presse. Agréable exemplaire. Envoi autographe signé de Louis Aragon à Jacques Gaucheron : "... que voilà juge, cordialement, Louis." - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎ARAGON Louis‎

Reference : 52284

(1946)

‎L'enseigne de Gersaint‎

‎Ides et calendes, Neuchâtel & Paris 1946, 16,5x22,5cm, broché.‎


‎Edition originale, un des exemplaires numérotés sur vélin, seul tirage avec 60 Ingres. Envoi autographe signé de Louis Aragon : "A Louis Dutauziet, je ne dirai pas après combien de temps mais aussi amicalement." Ouvrage illustré d'hors-texte de Watteau. Deux légères déchirures recollées en tête et en pied du dos, deux petites sans gravité en pied du premier plat. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎ARAGON Louis‎

Reference : 73316

(1950)

‎Les communistes (Novembre 1939 - Mars 1940)‎

‎La bibliothèque française, Paris 1950, 12x19cm, broché.‎


‎Edition originale sur papier courant. Dos légèrement ridé. Envoi autographe signé de Louis Aragon à Simone et Pierre Pinson. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎ARAGON Louis‎

Reference : 75566

(1914)

‎Lettre autographe signée‎

‎Grandcamp-les-Bains s.d. (ca 1914-1920), 13,5x21cm, une page sur un feuillet remplié.‎


‎Lettre autographe signée adressée à un correspondant qu'il ne nous a pas été possible d'identifier. Rédigée depuis le Grand Hôtel deGrandcamp-les-Bains (Calvados) à l'encre bleue sur un feuillet remplié de papier blanc. Une pliure transversale inhérente à la mise sous pli de la missive et quatre petites perforations portant atteinte au texte mais ne gênant pas sa lecture. La mention de Grandcamp-les-Bains - où Aragon ne semble avoir été qu'une seule fois l'été de ses dix-sept ans - et la signature - d'une forme précoce - nous laissent penser que la lettre pourrait avoir été rédigée à l'été 1914. Philippe Forest, dans sa biographie d'Aragon, confirme que c'est bien à Grandcamp-les-Bains, où sa famille avait loué cinquante chambres dans un grand hôtel du bord de mer pour loger famille et amis, que le futur poète apprit la nouvelle de la mobilisation. L'écriture, moins ronde que sur les manuscrits antérieurs aux années 1920, nous semble cependant plus tardive et nous ne sommes donc pas en mesure de confirmer la date de 1914. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎ARAGON Louis‎

Reference : 75514

(1917)

‎Lettre autographe signée adressée à Georges Salvago : "On ne fait pas ce qu'on veut lorsqu'on est soldat."‎

‎Paris 24 septembre 1917, 10,4x14cm, une page sur un feuillet.‎


‎Lettre autographe signée de Louis Aragon adressée à Georges Salvago, rédigée à l'encre bleue. Rare lettre de jeunesse de Louis Aragon, alors à l'aube de ses 20 ans et "élève médecin auxiliaire" au Val de Grâce.Le destinataire de cette missive, Georges Salvago, a ici le même âge que l'expéditeur ; il se lancera dans la carrière politique et deviendraconseiller général des Alpes-Maritimes puissera élu en 1946 au centre-gauche du Conseil de la République. Cette lettre évoque également "Serge Veber", un troisième jeune homme qui fera carrière commescénaristeetlivrettisted'opérette. "Si vos occupations vous le permettent je serai très heureux de vous voir Dimanche prochain dans la matinée. Fixez moi vous-même le lieu et l'heure du rendez-vous. Pardonnez moi de ne vous pas donner le choix du jour. On ne fait pas ce qu'on veut lorsqu'on est soldat." Louis Aragon est incorporé au Val-de-Grâce en juin 1917, au "quatrième fiévreux", futur service de neuro-psychiatrie ; il y fait la connaissance d'un jeune infirmier de son âge : André Breton. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎ARAGON Louis‎

Reference : 75728

(1965)

‎Le voyage en Hollande et autres poèmes‎

‎Pierre Seghers, Paris 1965, 13x19cm, broché.‎


‎Edition originale collective, un des 1000 exemplaires numérotés, seuls grands papiers. Agréable exemplaire. Envoi autographe signé de Louis Aragon à Marie-Claude Guerrand. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎ARAGON Louis‎

Reference : 64157

(1945)

‎Poème autographe : Distiques pour une carmagnole de la Honte‎

‎s.d. (1944-1945), 19,8x26,5cm, une feuille sous étui-chemise.‎


‎Rarissime poème satirique autographe de Louis Aragon, intitulé «?Distiques pour une Carmagnole de la Honte?», écrit entre septembre 1944 et février 1945. 26 vers sur un feuillet rédigé à l'encre noire, avec une note de l'auteur à l'encre bleue en bas de page. Notre manuscrit fait partie d'un ensemble de treize poèmes rédigé au premier semestre de l'année 1945 et destiné à paraître dans une anthologie poétique (Aragon, chez Pierre Seghers éditeur à Paris, Collection «?Poètes d'aujourd'hui?» n°2, 20 juillet 1945). Il fut adressé par Aragon comme copie de travail à son directeur de publication et ami Claude Roy. Ce poème autographe constitue le seul manuscrit connu des Distiques, le large fonds d'archives Triolet-Aragon de la Bibliothèque nationale de France n'en conservant ni manuscrit ni jeu d'épreuves. Le poème autographe est présenté sous une chemise en demi maroquin bleu nuit, plats de papier à motif stylisé, contreplats doublés d'agneau beige, étui bordé du même maroquin, ensemble signé Thomas Boichot. Véritable témoignage historique et réquisitoire contre les collaborateurs réfugiés à Sigmaringen, les Distiques d'Aragon ont été composés pendant l'hiver 1944-1945 à la suite de la publication du Musée Grévin. Exemple typique de la poésie de combat aragonienne, cette mélodie en octosyllabes et dizains condamne sans appel les chefs du gouvernement vichyiste et leurs plus fervents sympathisants. Le sarcasme, l'injure, l'invective, sont au service d'une poésie vengeresse, non sans rappeler la fureur de Front Rouge, qui signait son divorce du mouvement surréaliste. Pour autant, le ton du poème se veut alerte et enjoué?: les hôtes du château de Sigmaringen y jouent, chantent et dansent, et Aragon finit le poème par un quatrain entraînant «?Ah ça ira ça ira Les Pétain Laval tous à la lanterne, Ah ça ira ça ira ça ira, Les Pétain Laval tous on les pendra?», qu'il emprunte à l'hymne révolutionnaire «?Ah ça ira, ça ira, ça ira, Les aristocrates à la lanterne. Ah?! ça ira, ça ira, ça ira?! Les aristocrates on les pendra.?» Refusant de quitter la France à l'annonce de la guerre malgré les nombreuses sollicitations, Aragon entre en clandestinité avec Elsa Triolet après avoir vaillamment combattu pendant l'offensive allemande. Ces années d'Occupation marquent une période d'intense activité pour l'écrivain, qui publie clandestinement ses recueils de poésie résistante (Le Crève-cur, 1941, Les Yeux d'Elsa, 1942, Le Musée Grévin, 1943, La Diane française, 1944) et sous divers pseudonymes des poèmes et réponses aux collaborationnistes dans les Lettres Françaises. Par ailleurs mandaté par le parti communiste pour rassembler les écrivains et intellectuels en zone Sud, il y crée une antenne du Comité National des Ecrivains, qui réunit Stanislas Fumet, Auguste Anglès, Henry Malherbe et Jean Prévost. L'exemple d'Aragon a prouvé que, dans les circonstances de la guerre, l'écriture poétique était en soi un acte de résistance, un refus de céder. Comme le remarque Claude Roy, destinataire du manuscrit qu'il publie à la fin de la guerre?: «?La parole d'Aragon s'élevait avec une violence et une aisance qui se répercutaient d'un bout de la France à l'autre.?» «?Ça doit avoir de la dégaine/Le château de Siegmaringen/On s'y retrouve entre félons/Sous les lustres du grand salon?» Aragon écrivit deux poèmes sur Sigmaringen, l'ancien château des Hohenzollern de Souabe, qui accueillit Pétain et son entourage après leur fuite de Vichy et de Belfort. Devant l'avancée des alliés et sur l'ordre du Reich, le maréchal et ses partisans y installèrent un gouvernement fantoche en septembre 1944, qui sera remplacé durant les derniers mois de guerre par une «?Délégation gouvernementale pour la défense des intérêt français en Allemagne?». Aragon dédie un distique à Laval, écarté du pouvoir par cette nouvelle organisation?: «?Laval a l'air bien embêté / D'être en disponibilité?». On notera par ailleurs que l'auteur ajoute un «?e?» au nom de Sigmaringen, sans doute par jeu ironique avec le salut nazi «?Sieg Heil?». Presque huit mois durant, jusqu'en avril 1945, cette petite parcelle d'extra-territorialité a hébergé entre ses murs plus d'un millier de collaborateurs fuyant les représailles de la Libération. S'y retrouvèrent des intellectuels et des écrivains en disgrâce comme Céline ou Lucien Rebatet, parmi des miliciens, gestapistes et hommes politiques exilés. Les journalistes germanophiles sont dans le poème les cibles d'une satire très virulente?: Paul Ferdonnet, responsable de l'appel à la capitulation sur les ondes de Radio-Stuttgart («?Pétain tous les soirs joue aux cartes / Avec le traître de Stuttgart?»), Hérold-Paquis, adhérent d'honneur des Waffen SS («?Mon cher monsieur Hérold Paquis / Parlez nous un peu du maquis?»). L'anathème se poursuit avec les têtes de cette délégation, qui fut désavouée par Pétain dès sa création - elle était composée de Joseph Darnand, secrétaire d'État à l'Intérieur, de Marcel Déat, ministre du Travail et de la solidarité nationale, et de l'acteur Jean Luchaire, commissaire à l'Information?: «?Darnand se plaint à Jean Luchaire/Des déménagements si chers / José Laval cette idée a / De séduire Marcel Déat.?» Les ennemis y sont clairement nommés, les bourreaux et les traîtres exposés par de courts vers saccadés. Une note d'Aragon en partie inférieure du manuscrit nous éclaire davantage sur le dessein du poème, qui doit être déclamé sur l'air du chant révolutionnaire?: «?(1) note pour une lecture?: les distiques se disent en coupant l'octosyllabe par la moitié sans égard au sens. Le quatrain terminal se chante sur l'air connu avec une voix de basse, funèbre et éraillée?». Aragon exhume la carmagnole, hymne des sans-culotte à partir de 1792, et témoigne du même esprit d'insoumission qui régnait plus d'un siècle auparavant. Égrenant les grands noms du collaborationnisme français tels qu'on chantait les condamnés à mort de la Terreur, il use à loisir des caricatures d'antan?: «?Jamais dit Fernand de Brinon/ Beau nez n'a déparé beau nom?» La pique est destinée à l'ambassadeur de Vichy auprès des autorités allemandes, aussi célèbre pour son nez proéminent que pour sa noble extraction. La sentence symbolique des deux chantres de la collaboration Pétain et Laval est prononcée par Corinne Luchaire, l'actrice et égérie des vichyistes, réfugiée avec son père à Sigmaringen?: «?Et Corinne se lève et chante / D'une voix plaintive et touchante. Ah ça ira ça ira ça ira / Les Pétain Laval tous à la lanterne / Ah ça ira ça ira ça ira / Les Pétain Laval tous on les pendra?» Magnifique poème empreint de fièvre révolutionnaire et d'aspiration humaniste, ce précieux manuscrit de poésie résistante est une des rares uvres autographes d'Aragon encore en main privée. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎ARAGON Louis‎

Reference : 64156

(1945)

‎Poème manuscrit : Amour d'Elsa "Jaloux des gouttes de pluie..."‎

‎s.d. (circa 1944-1945), 20,x27 cm, 2 feuilles sous chemise et étui.‎


‎Exceptionnel poème autographe de Louis Aragon paru dans Le Nouveau Crève-cur (1948), dans la section «?Amour d'Elsa?». Quarante vers en deux feuillets rédigés à l'encre noire, sous chemise-étui. Notre manuscrit fait partie, avec un autre poème inédit, d'un ensemble de treize poèmes rédigé au premier semestre de l'année 1945 et destiné à paraître dans une anthologie poétique (Aragon, chez Pierre Seghers éditeur à Paris, Collection «?Poètes d'aujourd'hui?» n° 2, 20 juillet 1945). Il fut adressé par Aragon comme copie de travail à son ami Claude Roy, le directeur de la publication. Le large fonds d'archives Triolet-Aragon en dépôt à la Bibliothèque nationale de France ne conserve aucun manuscrit du présent poème. Le poème autographe est présenté sous une chemise en demi maroquin prune, plats de papier lilas à motif floral, contreplats doublés d'agneau beige, étui bordé du même maroquin, ensemble signé Thomas Boichot. Cette amère et entraînante mélodie amoureuse fut probablement composée à la suite de ses célèbres recueils de poésie résistante (Le Crève Cur, 1941, Yeux d'Elsa, 1942, La Diane Française, 1944). L'écriture de ces poèmes marque une période d'intense activité pour le couple Louis-Elsa, qui rejoint après le mariage la Résistance littéraire dans une France occupée, aux côtés de Paul éluard, Jean Paulhan, Paul Seghers et Jean Cassou. Admirable exemple de lyrisme aragonien, l'uvre marque une étape importante du retour vers Elsa Triolet dans la figuration poétique de l'auteur. Sa place au centre du Nouveau Crève-cur, qui sera par ailleurs composés de pièces militantes, illustre un trait constant de l'écriture d'Aragon?: l'association du lyrisme intime à l'engagement politique. Le ton résolument sombre de cette uvre témoigne de la puissance de l'amour d'Elsa dans la tourmente des années d'Occupation. Le poème, revendication agressive d'une passion dévorante, traduit l'élan amoureux par une gouaille fantaisiste?: «?Jaloux en toute saison Traversé de mille clous à perdre toute raison Jaloux comme un chien jaloux?» Ce véritable cri de jalousie - terme que l'auteur rumine inlassablement - semble prolonger «?Les Amants séparés?», publiés au début de la guerre dans le Crève-cur. On y retrouve le procédé du refrain, de la répétition à l'excès d'un motif qui exprime dans les deux cas l'angoisse de l'absence réelle, fictive, définitive ou provisoire de l'être aimé?: «?Jaloux d'un chant d'une plainte D'un souffle à peine un soupir Jaloux jaloux des jacinthes D'un parfum d'un souvenir Jaloux Jaloux des statues Au regard vide et troublant Jaloux quand elle s'est tue Jaloux de son papier blanc?» Elsa apparaît comme un leitmotiv, une obsession grisante qui transcende l'élégie des Yeux d'Elsa ou de La Diane Française au profit de la confidence. Au mois de 1943, le couple faillit se séparer à l'initiative d'Elsa pour protéger le réseau clandestin. De cet épisode tragique est née la peur irrationnelle de l'abandon, qui nourrit l'écriture de la partie «?Amour d'Elsa?». Pour autant, la simplicité candide des images et des rythmes en ferait presque oublier la mélancolie. L'uvre témoigne en effet du «?goût du réel?» qui caractérise ses écrits de Résistance, un retour aux métaphores du quotidien appuyées par une versification croisée et inventive?: «?De la voir aimer le feu / D'une branche qui la suit / D'un peigne dans ses cheveux / à l'aurore de minuit?». Le choix du vers heptasyllabique court et saccadé est également éloquent - et de nombreuses fois employé dans sa «?poésie de Résistance?», notamment dans La Rose et le Réséda. Opposé à l'octosyllabe, l'ample vers de la romance, ce vers choisi pour son imparité est remarquablement transformé par Aragon en «?chanson?» continue. Il fut jadis celui des rondes médiévales, les «?virelais?» des XIIème et XIIIème siècles, avant d'être repris par Charles Cros et Paul Verlaine. Sa musicalité séculaire et l'esthétique des romans courtois servit d'inspiration au poète-militant dans sa défense d'une identité poétique française au temps de l'Occupation. Comme le remarque Jean Dutourd «?Aragon, poète classique de ce Moyen Âge dans lequel nous sommes embourbés, a établi, pour son usage, une vaste théorie poétique [...] Aragon a tout lu, et singulièrement les poètes. Il connaît comme personne le haut chant français; il en a suivi en connaisseur les modulations variées?». Cette ultime uvre de la période résistante de l'auteur est le témoin de l'amour fusionnel et démesuré qu'il porte à Elsa, et compte parmi les très rares poèmes manuscrits d'Aragon encore en mains privées. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎ARAGON Louis‎

Reference : 62559

(1945)

‎Servitude et grandeur des français‎

‎La bibliothèque française, Paris 1945, 11,5x18,5cm, relié sous chemise et étui.‎


‎Édition originale, un des exemplaires du service de presse. Reliure en demi maroquin gris, dos lisse, mention dorée "ex. de Nusch et Paul Eluard" en queue du dos, encadrement d'un filet doré sur les plats de papier à motifs abstraits, gardes et contreplats de papier gris, coyvertures et dos (insolé) conservés, tête dorée, étui bordé de maroquin gris et chemise en demi maroquin gris, plats de papier à motifs abstraits, intérieurs de papier bris, ensemble signé P. Goy & C. Vilaine. Émouvant envoi autographe signé de Louis Aragon à Paul éluard sur la page de faux-titre: «à Paul et Nusch pour lire en voyage bien affectueusement Louis.» Précieuse dédicace sur cet ouvrage symbolique de la réconciliation des deux plus grands poètes résistants dont l'amitié sera marquée par les bouleversements politiques et artistiques du xxème siècle. à peine âgés d'une vingtaine d'années, Aragon et éluard n'ont encore rien publié lorsqu'ils se rencontrent en 1919 dans le Salon littéraire improvisé d'André Breton. Avec lui, ils s'enthousiasment un temps pour l'aventure dadaïste. Mais le manque de sérieux et d'enjeu politique du mouvement initié par Tzara les conduit bientôt à une rupture violente avec celui-ci pour fonder le surréalisme aux ambitions plus révolutionnaires. L'engagement communiste d'Aragon autant que l'intransigeance idéologique d'éluard (et, derrière lui, d'André Breton) auront pourtant raison de cette fructueuse amitié artistique. En 1932, éluard, à la suite des prises de positions d'Aragon, publie à son encontre un pamphlet dans lequel il tire un trait qu'il veut définitif sur leur amitié. Mais la virulence du libelle ne peut voiler la profonde affection qu'il éprouve pour Aragon: «J'ai connu Aragon pendant quatorze ans, j'ai eu longtemps en lui une confiance sans réserve. [...] Aragon devient un autre et son souvenir ne peut plus s'attacher à moi.» Ce désaveu public affectera aussi profondément que secrètement les deux écrivains. «Je n'ai jamais rien fait de ma vie qui m'ait coûté plus cher. Rompre ainsi avec l'ami de toute ma jeunesse ne m'a pas été seulement affreux pour quelques jours. C'est une blessure que je me suis faite, et qui ne s'est jamais cicatrisé.» (Aragon in Une préface morcelée) Pendant une décennie, Aragon et éluard, dominés par leurs utopies, ne se côtoient plus mais se lancent toutefois quelques discrets hommages. Ainsi en 1936, Aragon sollicite d'éluard un poème pour la cause républicaine espagnole qu'il fait publier dans L'Humanité et introduit lui-même par ces mots: «La critique s'accorde généralement à considérer Paul éluard comme un des plus grands poètes de sa génération. Nous sommes heureux de publier ici un poème inédit d'éluard qui flétrit les bandes de Franco.» Le feu d'une véritable amitié couve sous la cendre des idéaux. La déflagration de 1940, révélera les vraies natures de chacun. Alors que la plupart de leurs amis «révolutionnaires» fuit le pays ou se réfugie dans un attentisme prudent, éluard et Aragon refusent toute compromission et affûtent leurs plumes contre l'occupant. Entrés dans la clandestinité avec Poésie 42, Paul et Nusch retrouvent leur ami, en avril 1943, « les fleurs à la main». Les deux «grandes voix de la Résistance poétique» vont multiplier les publications clandestines et restaurer avec quelques autres l'«honneur des poètes». éluard à Paris et Aragon au sud organisent la Résistance intellectuelle, refusant de quitter la France malgré les sollicitations. à la Libération, «éluard, [...] après cinq ans de claustration en France, piaffait aussi du désir de voyager, de retrouver ses amis d'ailleurs». Il part se reposer en Suisse avec Nusch et Claude Roy tandis que se tient à Paris le premier congrès légal du Parti communiste. Ne lui tenant pas rigueur de cette désaffection qui les aurait autrefois déchirés, Aragon offre à son indéfectible ami, «pour lire en voyage», ce précieux témoignage de leur combat commun pour la liberté. En effet, sous l'égide de Vigny, qui un siècle auparavant, décrivait déjà la grandeur et l'abnégation dans le combat, Servitude et grandeur des Français rassemble plusieurs nouvelles de résistance diffusées par les célèbres éditions de «la Bibliothèque française» co-fondées sous l'oppression par Aragon, éluard et Seghers. Aragon et éluard ne parleront jamais de leur dispute si ce n'est quelques mois après la disparition de Nusch qui laissa Paul anéanti, comme s'en souviendra Aragon en 1965?: «Un jour, à l'improviste, [...] Paul survint rue de la Sourdière et avec une effrayante tranquillité nous dit, à Elsa et à moi, [...] qu'il ne pouvait décidément pas survivre, il allait se tuer, [...] Tout d'un coup, je me sentis m'emplir d'une résolution violente. [...] J'ai pris mon ami dans les bras de ma colère. [...] On sait assez qu'à l'heure où j'avais perdu tous mes amis, quinze ou seize ans plus tôt, éluard avait signé un texte atroce contre moi. Jamais nous n'en avions parlé jusqu'à ce jour-là. Pour quoi faire? Nous nous étions retrouvés, c'était l'essentiel. Mais alors, mais à cette minute, je le lui jetai au visage, je criais. Tu t'en vas parce que ça t'arrange, et tu me laisses avec ces mots jamais démentis, qui vont maintenant me suivre, avec d'autant plus de force que le fait de se tuer confère aux paroles des suicidés je ne sais quelle autorité grotesque... Tu t'en vas. Tu vas servir contre moi... [...] Paul était blême: Il ne disait rien. Moi, je ne m'arrêtais plus. Je lui en ai dit, je lui en ai dit. Je lui secouais l'âme. à la fin, il m'a pris la main, et il m'a dit: «Je te promets... je vais essayer...» A la mort d'éluard en 1952, Les Lettres françaises publieront un vibrant hommage d'Aragon à cet ami unique: «Je ne parlerai pas de sa mort. Je ne parlerai plus jamais de sa mort. Je parle encore une fois de sa vie. J'étais venu ici pour parler de sa vie. De notre vie. De ce que je sais encore de notre vie. » (Aragon, 29 mai 1965) Exceptionnel exemplaire réunissant les deux plus grands noms de la poésie engagée du xxème siècle. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎ARAGON Louis‎

Reference : 61065

(1924)

‎Une vague de rêves‎

‎Hors commerce, Paris s.d. (1924), 19x24cm, broché.‎


‎Edition originale imprimée à tout petit nombre de ce tiré à part de la revue Commerce. Précieux envoi autographe signé de Louis Aragon à Philippe et Colette (Clément) sur ce texte fondateur du surréalisme. Provenance : de la bibliothèque de Colette Clément avec son ex-libris encollé au verso du premier plat de couverture. Agréable et rare exemplaire. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎ARAGON Louis - BARBARANT Olivier‎

Reference : 009436

(1997)

‎Garde-le bien pour mes archives‎

‎Paris Stock 1997 In-4 En feuilles et brochés, sous emboîtage éditeur ‎


‎EDITION ORIGINALE. Fac-simile de 3 cahiers d'écolier début de siècle, sur lesquels Aragon en 1924 à écrit des textes automatiques et réalisé des collages automatiques de mots et phrases découpés dans des journaux. Ces documents sont présentés sous un emboîtage de papier bleu à double comportiment, contenant égalemet des fac-similé de lettres autographes, photographies, desins et documents concernant Aragon et Breton, à qui le poète avait remis ce dossier en 1931 - peu avant leur rupture - en lui demandant : "Garde-le bien pour mes archives". Une troisième chemise contient la transcription des trois cahiers manuscrits, et une présentation d'Olivier Barbarant. > Tirage unique à 1100 exemplaires numérotés. Un des 100 hors commerce. PARFAIT ETAT 0‎

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EUR150.00

‎[ARAGON Louis] BIDERMANAS Izis‎

Reference : 76055

(1945)

‎[PHOTOGRAPHIE] Portrait photographique de Louis Aragon‎

‎Paris s.d. (ca 1945), 17,9x23,7cm, une photographie.‎


‎Rare portrait photographique de Louis Aragon réalisé par Izis Bidermanas en tirage argentique d'époque, signature du photographe en haut à gauche du cliché au stylo bille rouge. Annotations au crayon au dos du cliché et deux tampons du studio. Nous n'avons pu trouver aucun autre exemplaire de ce cliché dans les collections publiques internationales. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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