Lgf/livre de poche 1998 251 pages in12. 1998. Broché. 251 pages. Je considère Les Conquérants comme un événement de la plus haute importance dans l'histoire morale contemporaine.Pour Malraux l'essence du révolutionnaire ne consiste ni dans une foi - toujours niaise - ni dans une information - toujours incomplète ni en des disciplines - toujours périmées - mais dans un certain état de disponibilité et de courage. Garine ne s'intéresse pas à sa propre vie. Et il peut mettre une absence totale de scrupules au service d'intérêts qui ne sont pas les siens propres...Garine est victorieux. Mais il meurt. Il ne peut que mourir : car il sait fort bien qu'il ne peut que substituer à un ordre détestable un autre ordre non moins détestable...La Révolution devient la suprême aventure la possibilité ultime d'un Univers dont les possibles se referment autour de l'individu condamné. Le problème pour Malraux n'est pas de savoir comment l'intellectuel peut adhérer à un programme mais comment il peut devenir un chef révolutionnaire efficace.Emmanuel BERL Mort de la pensée bourgeoise (1929).Un type de héros en qui s'unissent l'aptitude à l'action la culture et la lucidité (André Malraux).Présentation notes et commentaires de Michel Autrand
Bon Etat
Editions du Seuil 1953 188+445+275 pages in12. 1953. Broché. 188+445+275 pages.
Bon Etat
Galerie de la Pléiade NRF, Galerie de la Pléiade, 1950, 177 p., broché, avec un envoi autographe d'André Malraux (nom du destinataire frotté), haut du dos émoussé, du jeu dans le dos, bon état pour le reste.
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Gallimard 1951 Gallimard, 1951, 1080 p., cartonnage éditeur, environ23x18cm, exemplaire numéroté, 32 aquarelles et gouaches par Edy Legrand et un portrait de l'auteur par Fontanarosa. Cartonnage insolé avec les mors frottés par endroits. Intérieur bien propre.
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Albert skira 1943 in8. 1943. Broché.
Très bon état de conservation bords un peu frottés intérieur propre bonne tenue sous papier de soie
Stock 1974 190 pages in4. 1974. Relié jaquette. 190 pages.
Etat correct bords jaquette abimés trace étiquette haut dos jaquette
Club Français du Livre Portiques 1977 Le Club Français du Livre, Coll. Portiques, 1977, 362 p., cartonnage éditeur, exemplaire numéroté, bon état.
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Divers Auteurs (voir Description) Malraux Mann Gide Sigaux Genevoix Orieux Roy Conchon Moravia Norissier Clostermann Romains
Reference : 100057671
(1975)
Cercle européen du livre 1975 in8. 1975. Reliure editeur. Le club des grands prix littéraires (voir descriptif complet) --- La mort à Venise - Thomas Mann La maison de feu - Gamara Pierre Les chiens enragés - Sigaux Gilbert Bonheur d'occasion - Roy Gabrielle L'empire céleste - Mallet-Joris Françoise Un jeune couple - Curtis Jean-Louis Lève-toi et marche - Bazin Hervé Un singe en hiver - Blondin Le vrai visage - Rasmussen Gerhard La douceur de la vie - Romains Jules Le grand cirque - Clostermann Pierre La mort du figuier - Sabatier Robert Une histoire française - Nourissier François Le dernier voyage du "Port Polis" - Kédros André Le jet d'eau - Aveline Claude Les morts intérieures - Cadieu Martine La porte étroite - Gide La belle romaine - Moravia Alberto Fin - Sigaux Gilbert L'atlantide - Benoît Pierre Les honneurs de la guerre - Conchon Georges Raboliot - Genevoix Maurice Le temps de vivre - Remacle André Ginèvre - Gandon Yves La voie royale (les puissances du Désert) - Malraux André La corrida de la victoire - Conchon Georges Pontagre - Orieux Jean L'homme de chasse - Vialar Paul Le sud - Berer Yves La vallée heureuse - Roy Jules
Bon état général dorures sur couvertures frottées intérieurs frais bonne tenue de l'ensemble
1967 Gallimard, 1967, 604 p., environ 21x14cm, broché, édition originale numérotée 120 (l'un des 310 exemplaires sur vélin pur fil Lafuma-Navarre), une petite déchirure sans manque sur le bord supérieur de la page du sommaire, dos un peu jauni, bon état néanmoins, pages non coupées (jamais lu).
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1977 Gallimard, 1977, 330 p., broché, édition originale numérotée 456 (l'un des 455 ex. sur vélin d'Arches Arjomari-Prioux), un tampon sur la page de garde, bon état, pages non coupées (jamais lu).
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1948 Gallimard, 1948, édition originale numérotée 2465 (l'un des 20 350 sur alfa), broché, couverture insolée, une rousseur dans la marge supérieure de quelques pages.
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Albert Skira, 2 volumes, 1948-1947, brochés sous emboitage, emboitage frotté, livres en bon état.
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Paris, Gallimard, 1950. In-4 (280 x 223 mm), 188 pp. Reliure à la Bradel réutilisant les plats du cartonnage Bonet décorés de motifs célestes, dos lisse décoré d'étoiles vertes et dorées, titre, auteur, éditeur et collection dorés, non rogné (P. Goy & C. Vilaine).
Édition originale. Cet essai forme le premier volume de la collection "La galerie de la Pléiade" dirigée par André Malraux. Il est dédié à Pascal Pia, son ami de jeunesse. L’ouvrage est illustré de 130 reproductions dont 20 hors texte en couleurs. Plusieurs tableaux sont reproduits pour la première fois. "Bien que ce livre ne fasse pas partie de la Psychologie de l’Art, nous lui avons donné la même présentation, parce que les gravures y jouent le même rôle. Elles n’appartiennent guère à ce que les ouvrages historiques appellent illustration: elles n’accompagnent pas la description des œuvres mais la remplacent et, comme les images d’un film, entendent parfois suggérer par leur cadrage ou par leur succession" (extrait de la préface). Émouvant exemplaire offert par André Malraux à son fils Gauthier, enrichi d’un petit dessin. André Malraux a inscrit sur le faux titre "Exemplaire de Gauthier", accompagné d’un petit dessin signé représentant un renard au trait. On sait que l’écrivain aimait griffonner à ses heures perdues des silhouettes cocasses et des "dyables" farfelus. "Rêvons en compagnie de ces fins traits de plume, de ces "démons-gardiens"; et puissions-nous retrouver le geste signifié et inépuisable comme l'imaginaire, d'un prémonitoire message que Malraux nous aurait fait la grâce de nous envoyer de sa planète, en nous transportant pour un heureux moment au "Royaume farfelu" cher à sa jeunesse, ce royaume né de sa solitude inquiète, comme pour la conjurer." (Madeleine Malraux, extrait de l'Avant-propos de André Malraux. Messages, signes, & Dyables. Dessins). L’exemplaire renferme aussi, monté sur onglet, un extrait du tapuscrit avec des corrections autographes et le prospectus de l’éditeur. Pierre-Gauthier (1940-1961) était né de la relation adultère d’André Malraux avec la romancière et modèle Josette Clotis, épousée au lendemain de la guerre d’Espagne et qui mourut tragiquement en septembre 1944 dans un accident de chemin de fer. Il avait un frère de deux ans son cadet, Vincent, dont il fut très proche. Les deux enfants grandirent dans une famille recomposée, avec Madeleine, la jeune veuve de Roland Malraux, et son fils Alain. Leur jeunesse fut à la fois dorée et amère: marqué par les drames personnels et les années de guerre, André Malraux se révéla un père distant et austère. Il avait cependant une préférence pour Gauthier, son premier fils, à qui il dédia Les Noyers de l’Altenburg en 1943. De santé fragile mais promis à un avenir brillant, Gauthier Malraux se tua avec son frère dans un accident de voiture le 23 mai 1961, alors qu’ils se rendaient à Port-Cros. Bel exemplaire dans une astucieuse reliure de Goy et Vilaine réutilisant les plats du cartonnage Bonet. Talvart et Place, XIII, 181. Madeleine Malraux, André Malraux. Messages, signes, & Dyables. Dessins, p. 16. Michaël de Saint-Cheron, "Pierre-Gauthier Malraux", Dictionnaire André Malraux, pp. 257-259.
CNRS Éditions, 2013 - Broché au format 14x22, 328 pages, dédicace de l'auteur.
" C'est une épopée qui sera à la Résistance française ce que L'Espoir fut à la guerre d'Espagne » : c'est en ces termes qu'André Malraux décrivait en 1972, dans un entretien avec Chagall, son grand roman sur la Résistance, longtemps attendu, jamais achevé. Simple fanfaronnade dun écrivain qui avait abandonné le genre romanesque après la publication des Noyers de l'Altenburg en 1943 ? Ce fameux roman, Malraux en a pourtant bien entrepris la rédaction. Restent aujourd'hui quelques scènes, fragments composites et esquisses de personnages, intitulés : « Non ». Une édition vient d'en être faite dans les « Cahiers de la NRF » (Gallimard, 2013).'En s'appuyant sur un travail historique important, et sur une analyse détaillée des fragments ou des documents de travail de Malraux, jusqu''alors inédits, Jean-Louis Jeannelle, dans un style élégant et limpide, reconstitue la genèse de ce roman inachevé, puis 'sinterroge sur les différentes raisons de son inaboutissement. Limage traditionnelle dun écrivain écartelé entre sa fonction de chantre des grands-messes gaulliennes et sa réputation de mythomane sen trouve entièrement modifiée. « Non », qui aurait pu être la dernière oeuvre romanesque de Malraux, est le chaînon manquant permettant de comprendre comment l'auteur de L'Espoir ou des Noyers de l'Altenburg est devenu celui du Miroir des limbes. - Très Bon Etat Franco de port France jusqu'à 29 euros iclus. MONDIAL RELAY pour : FRANCE, Portugal, Pologne, Espagne, Allemagne, Autriche, Pays Bas, Luxembourg, Italie, Belgique. Toutes les étapes sont accompagnées. Achat, estimations et listages France / Suisse (sur rdv).
Belle lettre à lessayiste et historien Emmanuel Berl, qui lui avait dédié son premier livre Mort de la pensée bourgeoise en 1929.Malraux se sent malade et ...bien délabré. Il ne me semble pas que lunivers soit parti à nous laisser finir nos petits ouvrages (car dans ce lit, jarrange tout de même lédition en un seul volume de la Psycho mis en ordre, ce qui nest pas un petit travail) [il sagit de La Psychologie de lArt, publiés de 1947 à 49 chez Skira], mais en définitive on ne sait jamais. Quant à « se dépêcher », cest une plaisanterie. Ça consiste surtout à être obligé de se dépêcher de recommencer... Il lui annonce lenvoi de La Monnaie de lAbsolu et Saturne, essai sur Goya, et remarque, ...A propos de votre théorie de lamitié politique : la camaraderie de combat, oui ; mais politique, je ne sais pas. Il y a aussi la camaraderie, laccord constructif de ceux qui précisément refusent tout parti, quand cest pour des raisons qui en sont. Je crois plutôt que votre tempérament saccorde mieux à laction chaleureuse dun groupe quà une communauté passive de points de vue... Journaliste et essayiste, Emmanuel Berl est issu dune famille dindustriels et duniversitaires juifs. Dabord proche des Surréalistes, en particulier dAragon, très lié à Drieu La Rochelle (qui se suicide à la Libération), Berl a fait la Grande guerre et connut ce que Zweig appelait « le monde dhier » : dans les années 20, il fréquente Proust qui se fâche avec lui (lanecdote de cette brouille est racontée dans son roman autobiographique « Sylvia »). En 1928 il fait la connaissance de Malraux et lui dédie Mort de la pensée bourgeoise (Grasset, 1929), un pamphlet dans lequel il dénonce latonie de la pensée intellectuelle et politique de ses contemporains, excepté le Malraux des « Conquérants » dont il fait léloge. En 1932, il lance lhebdomadaire Marianne, puis Pavés de Paris quil dirige jusquen 1940. Successivement favorable à Pétain (dont il rédige quelques discours), il rompt avec Vichy et part se réfugier en Corrèze (juillet 41) où il est rejoint par Malraux et son épouse Josette Clotis. Au lendemain de guerre, il abandonne la politique pour se consacrer à la rédaction douvrages autobiographiques. En 1967 lAcadémie française lui décerne le Grand Prix de littérature.Intime de Malraux, lauteur des Conquérants ; de La Condition humaine, de LEspoir lui reprocha souvent son manque de volonté à sengager dans laction politique « votre rapport avec la politique est mauvais parce que vous ne voulez rien »*, lui avait-il dit. Cependant les deux écrivains nouèrent des liens dune amitié pérenne. Berl dans les entretiens quil accorda à Patrick Modiano à la fin de sa vie lui confiait les raisons de la longévité de sa grande amitié avec Malraux, toute intellectualisée : « Je crois quil y a un lien entre sa métaphysique et la mienne, sans cela, on naurait pas pu se supporter aussi longtemps, tant dannées, tant dheures. Il y a une obsession du divin ressenti en tant quabsence, auquel il faut penser toujours sans en parler jamais... » [Interrogatoire, entretiens avec Patrick Modiano, 1976]* [in Tant que vous penserez à moi, en collaboration avec Jean dOrmesson, 1968, p. 60]
29 janvier 1969 | 21 x 27 cm | une feuille filigranée Guerimand Voiron
Lettre dactylographiée et signée d'André Malraux à Maurice Béjart. Une feuille à en-tête du Ministre d'état chargé des Affaires Culturelles, portant un tampon du 29 janvier 1969. André Malraux souhaite placer le chorégraphe Maurice Béjart à la tête du Ballet de l'Opéra de Paris. Provenance?: archives personnelles de Maurice Béjart. * Béjart était alors fort bien établi à Bruxelles, parmi sa troupe le Ballet du XXème siècle, se produisant au théâtre de la Monnaie dirigé par son ami Maurice Huismans. à la suite d'un rapport de Jean Vilar pour réformer l'Opéra de Paris, Malraux prend la décision de rappeler Béjart en France?: «?J'aimerais que nous puissions nous rencontrer pour parler d'un projet que vous connaissez déjà et auquel j'attache une grande importance?: la Direction de la Danse à l'Opéra.?» L'idée de Malraux était de nommer à ses côtés Boulez et Jean Vilar, formant ainsi une avant-garde solide, résolument tournée vers l'avenir des arts. Le chorégraphe déclina l'offre et poursuivit ses créations en Belgique. Il ne sera pas moins admiratif de Malraux à qui il consacra quinze ans plus tard un ballet sur des musiques de Beethoven, qu'il intitule «?Malraux ou la métamorphose des dieux?». La lettre constitue l'unique preuve de la demande de Malraux à Béjart, qui était jusqu'à présent soumise à controverse. Cette proposition du Ministre des Affaires culturelles ne fut pas honorée par Béjart, qui resta en Belgique pendant dix ans avant de prendre la route pour Lausanne. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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Skira | Genève 1948 | 23 x 29.50 cm | reliure de l'éditeur
Edition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers. Riche iconographie. Petites traces d'insolation sur le dos. Précieux envoi autographe signé d'André Malraux à son amie, la grande résistante gaullienne Brigitte Friang : «Pour Brigitte. A. Malraux. Oct 1948.» enrichi d'un dessin original en couleur représentant le célèbre "dyable" marchant de profil tracé au crayon de papier rouge et bleu (pour l'oeil et les poils hérissés). * Engagée dans la résistance à 19 ans, Brigitte Friang devient rapidement un agent très actif, chargée de l'organisation des parachutages dans la région Ouest. Elle est arrêtée par la Gestapo après avoir tenté de faire évader son ami Pierre Brossolette de la prison de Rennes. Elle tente alors de se faire tuer pour ne pas révéler ses nombreux secrets: «je connaissais tous les terrains d'atterrissage, de parachutage, je connaissais les vrais noms de beaucoup d'agents parce que je les avais envoyés par code à Londres pour les faire immatriculer» rapportera-t-elle dans son témoignage recueilli par l'Association des Amis de la Fondation de la Résistance. Grièvement blessée, elle est déportée à Ravensbrück, puis dans les commandos des Sudètes. Elle réussit à s'évader du convoi la menant vers Dachau en se cachant dans de la paille. En 1946, elle participe à la création du Rassemblement du Peuple Français pour le retour De Gaulle au pouvoir qu'il vient d'abandonner et fait partie, aux côtés d'André Malraux, du petit cercle des fidèles du Général qui rédige le discours fondateur de Strasbourg en 1947. Après l'échec du R.P.F., elle se consacre au journalisme de terrain couvrant les conflits d'Indochine, du canal de Suez, de la Guerre des Six Jours et du Viet-Nam, puis devient l'attachée de presse d'André Malraux. C'est le début d'une longue amitié avec Malraux qui témoignera dans Antimémoires de sa complicité avec sa «Brigitte». Brigitte Friang évoquera à son tour leur trente années d'amitié dans deux ouvrages Un autre Malraux, et Petit tour autour de Malraux, qui brossent un émouvant portrait empreint d'admiration mais sans concession de l'écrivain et homme d'état. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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Paris & Maastricht. R.-L. Doyon & C. Nypels. 1927. Plaquette grand in-8° cousue. Couverture gris bleu à rabats. Non paginée [16 pages]. « Cette plaquette a été imprimée afn que les récits consignés par le Philosophe, ne servent point dexemple contagieux aux amis du Mandarin René-Louis Doyon et du maître-imprimeur Charles Nypels, pour qui elle est tirée à cent-cinquante exemplaires sur papier de Hollande van Gelder en caractères dits Plantin ». Bel exemplaire de ce délicat exercice typographique. Exemplaire dAndré Malraux, avec ex-dono manuscrit de René-Louis Doyon et Charles Nypels.
Cest chez René-Louis Doyon, dans sa revue la Connaissance, que Malraux publia en 1920 son premier écrit, « Des origines de la poésie cubiste ». Depuis 1919, il travaillait (en même temps quaux éditions du Sagittaire de Simon Kra) pour ce libraire-éditeur spécialisé dans les livres rares. Les relations entre Malraux et Doyon restèrent toujours cordiales. Lors de laffaire du vol des statues khmères, Doyon fera tout son possible pour venir en aide à Malraux. En 1956, Malraux remet à Doyon le Prix des Bouquinistes. À la fn de son existence, Doyon, nécessiteux, reçut de Malraux la garantie que « sa vie matérielle serait assurée ». En 1966, ses obsèques furent prises en charge par le ministère de la Culture.
Exemplaire Maurice Genevoix avec envoi Paris, Gallimard, coll. « La Galerie de la Pléiade », (15 octobre) 1957. 1 vol. (180 x 230 mm) de 400 p. Cartonnage éditeur. Édition originale. Un des 10 250 exemplaires sur vélin (n° 10213), reliés d'après la maquette de Paul Bonet. Envoi signé : «Pour Maurice Genevoix, avec l'amical souvenir d'André Malraux».
Servi par une mémoire visuelle exceptionnelle, entretenue dès sa jeunesse par la fréquentation des musées (le musée Guimet, notamment) et par ses voyages, Malraux mit sa culture au service d'une doctrine métaphysique de l'art, explicitée dès 1951 dans Les Voix du silence. La photographie allait lui permettre de réunir les chefs-d'oeuvre dispersés à travers le monde dans un musée imaginaire à portée de main : à partir des clichés du photographe Maurice Jarnoux, il compose le premier volume de ce qui deviendra La Métamorphose des dieux - trois recueils intitulés Le Surnaturel, L'Irréel et L'Intemporel. « Comme mes romans, comme mes Antimémoires, comme Les Voix du silence, La Métamorphose des dieux traite essentiellement de la relation de l'homme et du destin », écrit-il dans sa préface. Il constitue le septième volume de la collection «La Galerie de la Pléiade » ; 30 planches d'illustrations en couleurs et de nombreuses reproductions en noir viennent enrichir le texte. Malraux et Genevoix sont les deux seuls écrivains du XXe siècle à figurer au Panthéon : ce volume constitue un témoignage discret mais précieux d'un lien intellectuel entre deux hommes que rapprochaient leur expérience de la guerre, leur réflexion sur la transmission de la mémoire, et leur place dans la vie publique française - l'un à la tête du ministère de la Culture, l'autre bientôt secrétaire perpétuel de l'Académie française, et académicien depuis 1946. Leur dialogue se poursuit bien au-delà de cette dédicace puisque, dans les années 1960, alors que Malraux devient ministre de la Culture, c'est à Genevoix que l'on confie la mission de faire revivre les écrivains morts pour la France, notamment par le biais du comité du souvenir littéraire de la Grande Guerre. Malraux, pour son oeuvre et son action, rentrera au Panthéon en 1996 ; Genevoix l'y suivra 24 ans plus tard, avec « Ceux de 14 », dans la lignée de l'idée d'un musée invisible de la grandeur humaine, telle que Malraux l'envisageait. De la bibliothèque de Maurice Genevoix (envoi et ex-libris). Huret, 331.
Envoi de Malraux à Genevoix : les deux seuls écrivains du XXe siècle entrés au Panthéon. Paris, Gallimard, coll. «La Galerie de la Pléiade», (novembre) 1954. 1 vol. (180 x 230 mm) de 474 p. et [1] f. Cartonnage illustré de l'éditeur. Édition originale. Un des 7150 exemplaires reliés d'après la maquette de Paul Bonet (n° 7179). Envoi signé : «Pour Maurice Genevoix, avec le bien sympathique souvenir d'André Malraux».
Le Monde chrétien est le septième volume de la collection «La Galerie de la Pléiade », et forme le troisième volume de la trilogie du Musée imaginaire de la sculpture mondiale. Malraux, grâce à la reproduction photographique - une riche iconographie de plus de 500 reproductions illustre le volume - , rassemble dans espace commun les oeuvres d'art qui peuvent ainsi être comparées et analysées indépendamment de leur contexte d'origine. Témoignage discret mais précieux d'un lien intellectuel entre deux hommes que rapprochaient leur expérience de la guerre, leur réflexion sur la transmission de la mémoire, et leur place dans la vie publique française - l'un à la tête du ministère de la Culture, l'autre bientôt secrétaire perpétuel de l'Académie française, et académicien depuis 1946. Leur dialogue se poursuit bien au-delà de cette dédicace puisque, dans les années 1960, alors que Malraux devient ministre de la Culture, c'est à Genevoix que l'on confie la mission de faire revivre les écrivains morts pour la France, notamment par le biais du comité du souvenir littéraire de la Grande Guerre. Malraux, pour son oeuvre et son action, rentrera au Panthéon en 1996 ; Genevoix l'y suivra 24 ans plus tard, avec « Ceux de 14 », dans la lignée de l'idée d'un musée invisible de la grandeur humaine, telle que Malraux l'envisageait. Ce sont les deux seuls écrivains du XXème siècle à être au Panthéon. Provenance remarquable ; une habile restauration du dos.
Exemplaire Maurice Genevoix avec envoi signé. Paris, Gallimard, (15 février) 1974. 1 vol. (140 x 205 mm) de 278 p., [2], 47 planches en noir, [3] et 1 f. Broché. Édition originale. Un des exemplaires poinçonnés du service de presse. Envoi signé : « Pour Maurice Genevoix, avec l'amical souvenir, pour Madame Maurice Genevoix, avec les respectueux hommages d'André Malraux, et pour la charmante petite voisine du dîner de Ludmilla Tcherina ».
C'est en 1973, invité par la veuve du peintre, Jacqueline Picasso, que Malraux se rend à Mougins puis à Vauvenargues choisir des toiles pour une donation à l'État de tableaux. Cette pérégrination dans l'atelier du défunt peintre, mais aussi dans les couloirs de la toute nouvelle fondation Maeght donnera lieu aux réflexions consignées dans La Tête d'obsidienne, lesquelles prendront part, réduites, dans l'agencement tardif du Miroir des limbes. « Tout homme qui écrit et qui écrit bien sert la France », a un jour confié le général de Gaulle à André Malraux. Maurice Genevoix aura donc doublement servi son pays ; par le corps et par l'esprit. Grièvement blessé dans des combats à Rupt-en-Woëvre près de la colline des Éparges, en 1915, il y perd l'usage de son bras gauche et est réformé à 70% d'invalidité. Son tout premier récit de guerre, Sous Verdun, publié en 1916, sera partiellement censuré. En 1949, alors élu académicien depuis trois ans, il publie Ceux de 14, qui a fait sa gloire de conteur tragique que n'a sans doute pas renié André Malraux, - l'inoubliable orateur du transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon, le 19 décembre 1964, que Maurice Genevoix rejoindra 56 ans plus tard, le 11 novembre 2020. La dédicace de Malraux évoque un dîner chez Ludmilla Tcherina : danseuse, comédienne, peintre et sculpteur, future marraine de l'exposition "félines" dédiée à André Malraux en 1981, elle partageait avec ce dernier une passion pour les chats. La "charmante voisine" est probablement la fille du couple Genevoix, Sylvie, qui vient de terminer à Paris ses études de Lettres classiques et qui deviendra par la suite une grande figure de l'édition contemporaine. Pour l'anecdote, Ludmilla Tcherina est indirectement bien connue des bibliophiles : elle est la fille de Stéphane et d'Avenir Tchemerzine, les auteurs de la célèbre bibliographie des éditions originales de la poésie française du Moyen Âge au XIXe siècle. Elle hérita de ses parents d'une collection importante de livres précieux. De la bibliothèque de Maurice Genevoix (envoi et ex-libris).
BELLE ET INTÉRESSANTE LETTRE AMICALE À UN INTIME DE LONGUE DATE, LESSAYISTE EMMANUEL BERL QUI LUI AVAIT DÉDIÉ SON PREMIER OUVRAGE « MORT DE LA PENSÉE BOURGEOISE » EN 1929 : ...Jai donc fait une rechute de plus. Ça devient lassant. Passons... Pour le tome III [de LHistoire de lEurope, Gallimard, 1951], jespère que le service [de presse] a été fait proprement (je ne lai évidemment pas vu). Sinon, donnez un coup de téléphone à Beuvet, qui sera chez moi à ma place à partir du 1er août... Il enchaîne sur le roman autobiographique « Sylvia » que Berl venait de faire paraître, également chez Gallimard : ...Je ne trouve pas ce que vous dites de Sylvia, décourageant. Jai toujours pensé que la bizarre barrière quil y a entre vous et le public craquerait un jour. Pourquoi pas sur ce livre, auquel vous semblez vous acharner, et qui recoupe en vous bien des choses importantes ? Sans doute la barrière tombera-t-elle par une sorte de pourriture naturelle, coïncidant avec un tableau davancement (quelque part en enfer) ; encore est-il bon daider le bois mort à tomber... Quant à la politique !... Le journaliste et essayiste Emmanuel Berl (né en 1892 au Vésinet près de Paris), fréquente les Surréalistes, en particulier Aragon, et son ancien condisciple du lycée Carnot, Pierre Drieu La Rochelle avec lequel il publie un périodique éphémère « Les Derniers jours », puis collabore aux Cahiers bleus de Georges Valois. En 1928 il rencontre André Malraux et lui dédie Mort de la pensée bourgeoise (Grasset, 1929), un pamphlet dans lequel il dénonce la pensée intellectuelle conformiste contemporaine. En 1932 il lance lhebdomadaire Marianne, puis Pavés de Paris quil dirige jusquen 1940. Successivement favorable à Pétain et hostile à la révolution nationale, rompant avec Vichy, il sexile en Corrèze en juillet 1941 où il est rejoint par Bertrand de Jouvenel, le dessinateur Jean Effel et André Malraux et sa compagne Josette Clotis. Au lendemain de guerre, il abandonne la politique pour se consacrer à la rédaction douvrages autobiographiques. En 1967 lAcadémie française lui décerne le Grand Prix de littérature.Intime de Malraux qui lui reprocha son manque de volonté politique « votre rapport avec la politique est mauvais parce que vous ne voulez rien » [Tant que vous penserez à moi, en collaboration avec Jean dOrmesson, 1968, p. 60], lui avait dit Malraux. Cependant les deux écrivains nouèrent des liens dune amitié pérenne. Berl dans les entretiens quil accorda à Patrick Modiano à la fin de sa vie lui confiait les raisons de la longévité de sa belle amitié avec Malraux, toute intellectualisée : « Je crois quil y a un lien entre sa métaphysique et la mienne, sans cela, on naurait pas pu se supporter aussi longtemps, tant dannées, tant dheures. Il y a une obsession du divin ressenti en tant quabsence, auquel il faut penser toujours sans en parler jamais... ».
Gallimard | Paris 1954 | 18 x 23.50 cm | reliure de l'éditeur
Edition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers. Reliure de l'éditeur en plein toile crème, exemplaire complet de sa jaquette illustrée. Dos de la jaquette insolé qui comporte également deux petites taches sur le second plat Précieux envoi autographe signé d'André Malraux à Maurice Blanchot. S'ils se sont connus à la NRF, c'est surtout à travers quelques articles majeurs de Blanchot consacrés à Malraux, que les deux hommes se sont "rencontrés". Au sortir de la guerre Blanchot publie dans l'éphémère revue de Bataille 'Actualité', un article sur l'Espoir qui lui permet "d'inscrire visiblement son retournement politique".En 1950-51, dans son double article sur "Le Musée imaginaire", il formalise sa propre théorie de l'image qui imprégnera son oeuvre à venir.Confrontant ces deux visions de l'art, Henri Godard, écrit : « Par la constance et la radicalité de sa référence à la mort, à l'absence, au néant, [la pensée] de Blanchot est un pôle de notre réflexion sur l'art, dont Malraux pourrait bien incarner l'autre » (In "L'Expérience existentielle de l'art"). Une polarité qui ne pouvait que lier Blanchot à Malraux dont la figure tutélaire sera une ultime fois invoquée à la fin de son dernier récit, "l'Instant de ma mort" :"Plus tard, revenu à Paris, il rencontra Malraux. Celui-ci lui raconta qu'il avait été fait prisonnier (sans être reconnu), qu'il avait réussi à s'échapper, tout en perdant un manuscrit.... Qu'importe ! Seul demeure le sentiment de légèreté qui est la mort même ou, pour le dire plus précisément, l'instant de ma mort désormais toujours en instance." Riche iconographie. Dos légèrement de la jaquette insolée comme souvent qui comporte également deux taches marginales en tête du deuxième plat. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Phone number : 01 56 08 08 85
S. n. | Paris 8 Janvier 1946 | 21 x 27 cm | une page sur une feuille + une enveloppe
Lettre tapuscrite signée d'André Malraux à Roger Nimier à en-tête du Ministère de l'Information, signature de Malraux au bas de la lettre à l'encre noire. Trace de pliure inhérente à la mise sous pli; enveloppe avec adresse tapée à la machine à écrire jointe, tampon du Ministère de l'Information. André Malraux répond à Roger Nimier à propos de compétences administratives regardant le Ministère de l'Information dirigé par André Malraux du 21 novembre 1945 au 26 janvier 1946 dans le gouvernement présidé par Charles De Gaulle. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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- L'EXPRESS, n° 1325, 29 novembre 1976. " Spécial Malraux ".- LE POINT, n° 219, 29 novembre 1976. " Malraux : l'aventure du siècle ".- CARREFOUR. Numéro spécial, hors-série, [novembre 1976] : " Ce qu'écrivait Malraux dans Carrefour ", recueil d'articles parus de 1949 à 1958 dans le journal Carrefour.
Ensemble en très bon état.