L’édition incunable du 16 septembre 1498, « la plus célèbre des Heures imprimées par Pigouchet » (François Avril et Nicole Reynaud. B.n.F.) est illustrée par le maître d’Anne de Bretagne. In-4 de 96 ff., maroquin fauve, double filet doré, mention dorée dans un petit cartouche en haut des plats, médaillon doré au centre, traces de liens, dos orné, tranches dorées. Reliure du XVIe siècle. 210 x 141 mm. Heures à lusaige de Romme. Paris, Philippe Pigouchet pour Simon Vostre, 16 septembre 1498. L’édition la plus célèbre des Heures imprimées par Pigouchet pour Simon Vostre, est datée du 16 septembre 1498. C’est l’une des plus richement illustrées. [… ] L’édition de 1498 est entièrement illustrée et décorée d’après des dessins du peintre (sauf pour la marque typographique de Pigouchet et pour une Messe de Saint Grégoire) (cf. François Avril et Nicole Reynaud, Les Manuscrits à peintures en France, 1450-1520, n° 147).GW, 13253 ; Brunet, Heures, n° 44 ; Lacombe, n° 64 ; Pellechet, 5910 ; Goff, H395. Superbe édition incunable des Heures de Simon Vostre, imprimée en caractères gothiques par Philippe Pigouchet dont la marque typographique orne le titre. Elle comprend un almanach pour vingt et un ans (1488-1508) et un calendrier avec son texte latin, suivi de quatrains en latin et en français à la fin de chaque mois. L’illustration, attribuée au Maître des Très Petites Heures d’Anne de Bretagne, également connu aujourd’hui sous le nom de Maître de l’Apocalypse-Rose, comprend la figure de l’homme anatomique au verso du titre, celle du saint Graal au verso du calendrier, des bois représentant les signes du zodiaque placés dans les bordures du calendrier, et 21 grandes figures illustrant des scènes de la Bible (le Baiser de Judas, l’Arbre de Jessé, la Visitation, la Nativité, la Pentecôte, l’Adoration des bergers, la Fuite en Égypte, le Jugement dernier, la Crucifixion, Urie tué à la bataille, etc.). Le texte est placé dans de larges bordures ornées de scènes diverses, dont une Vie de la Vierge, et une Danse des morts en 66 bois réparties sur douze pages (30 pour les hommes et 36 pour les femmes). On notera aussi dans les bordures, des scènes de chasse au cerf. Nous ne représentons la très abondante production du Maître d’Anne de Bretagne à destination de l’imprimerie que par un livre d’heures ; car c’est dans ce genre d’ouvrage que la corrélation entre son œuvre enluminé et la gravure est la plus évidente et la plus parfaite. La position prise par le Maître d’Anne de Bretagne vis-à-vis de l’imprimerie est l’un des phénomènes les plus intéressants de l’histoire du livre à la fin du XVe siècle. En effet, son attitude est novatrice et tournée vers l’avenir : il se montre conscient de l’enjeu à la fois artistique et commercial de la nouvelle technique, c’est-à-dire qu’il ose renoncer à la couleur et concentre son ambition sur le trait, s’adaptant aux exigences bien comprises de la planche imprimée. Ses compositions policées et d’une parfaite lisibilité correspondent si bien à la vocation de l’illustration imprimée que les éditeurs parisiens se disputent les blocs tirés de ses dessins que l’on voit réapparaître d’un ouvrage à l’autre suivant les besoins : son matériel d’iconographie, tant profane que religieuse, est ainsi utilisé jusqu’au siècle suivant par Jean du Pré, Simon Vostre, Antoine Vérard, Guillaume Eustace, Gilles Remacle, Gillet Hardouin, Jean Petit ou Geoffroy de Marnef, sous des formes malheureusement de plus en plus abâtardies. C’est l’imprimeur Philippe Pigouchet, dans ses livres d’heures édités par Simon Vostre, qui a été l’interprète le plus fidèle et le plus minutieux de son style : les gravures imprimées sur vélin par Pigouchet rivalisent au plus près avec les miniatures de l’artiste et se détachent par leur distinction élégante de la production contemporaine, plus rudimentaire. L’édition la plus répandue et la plus célèbre des Heures imprimées par Pigouchet pour Simon Vostre, que nous présentons ici, est datée du 16 septembre 1498. C’est l’une des plus richement illustrées elle comporte vingt-deux grandes gravures d’après des dessins du Maître d’Anne de Bretagne, dont quatorze sont reprises de l’édition du 17 septembre 1496. Les gravures des Heures de Pigouchet sont quasiment des répliques des miniatures correspondantes : les schémas de compositions sont identiques, seules quelques variantes distinguent les planches gravées des enluminures, et surtout le fait que, pour compenser l’absence de la couleur qui jouait un rôle si fort dans l’équilibre de ses miniatures, l’artiste surcharge ses arrière-plans de décors ou de personnages annexes destinés à meubler les fonds restés blancs. Les scènes sont placées sous des arcatures gothiques. L’édition de 1498 est entièrement illustrée et décorée d’après des dessins du peintre, tandis que l’édition de 1496 comprenait encore plusieurs gravures d’un artiste plus médiocre. Elle enrichit le modèle de 1496 en ajoutant à la gravure du début des grandes divisions une seconde gravure en pleine page à gauche, formant diptyque avec la première : ainsi l’Annonciation est flanquée de l’Arbre de Jessé, thème en honneur à la fin du siècle que l’artiste avait évoqué dans les marges de l’Annonciation des Très Petites Heures et qu’un disciple développera dans le réseau flamboyant de la rose ouest de Saint-Séverin ; pour les psaumes de la pénitence, le bain de Bethsabée, semblable à celui des Heures Séguier, est accompagné de la mort d’Urie au combat ; pour l’office des morts, un Jugement dernier tout proche de celui des Heures Salting accompagne la scène du festin du mauvais riche, et non sa damnation comme dans les Très Petites Heures ou les Heures Le Camus ; en outre, à sexte, un fort original hommage des bergers à la Vierge et à l’Enfant fait face à l’Adoration des mages. L’édition comporte deux nouvelles planches de l’Homme anatomique et des anges tenant le calice de la Sainte plaie, désormais dessinées par notre artiste, ainsi qu’une Adoration de la Trinité au début des suffrages et une Mise au tombeau. Les bordures du livre d’heures imprimé par Pigouchet en 1498 sont très richement décorées de petits sujets annexes, également dessinés par le Maître d’Anne de Bretagne, sur fonds tantôt blancs tantôt criblés : bordures continues ou sujets isolés superposés, on y voit à côté d’histoires de la Bible ou des vies des saints, de figures de sibylles, de Vertus ou de la danse des morts, des scènes profanes de jeux d’enfants, de chasse au cerf, de cueillette des fruits, ainsi que des occupations des mois dans le calendrier, qui ont permis des rapprochements concluants avec les tapisseries tissées sur les cartons de l’artiste. Des compartiments décoratifs d’esprit plus renaissant, avec des putti, des dragons, des êtres fabuleux sur fonds criblés entremêlés d’acanthes bourgeonnantes et de fleurons, rapprochent cette édition des Très Petites Heures. Seules les initiales, bouts de lignes et pieds de mouche sont coloriés par un enlumineur spécialisé. À côté des livres imprimés — parmi lesquels on peut citer les Sept Sacrements de l'Art de bien vivre et de bien mourir pour Antoine Vérard (1492), les Vigiles de la mort de Charles VII pour Jean du Pré (1493), le Chasteau de labour pour Simon Vostre (1499), ou la Nef des folles pour Geoffroy de Marnef (1500) —, il faut mentionner, hors de notre propos, l’apport du Maître d’Anne de Bretagne dans le domaine de la planche xylographique : outre la célèbre xylographie coloriée à scènes multiples de la Passion du Christ, de nombreuses gravures sur bois, isolées de destination plus populaire ont contribué à la diffusion non seulement de ses formules iconographiques mais aussi de son style linéaire, et lui ont permis d’imposer une espèce de monopole formel dans tous les domaines des arts décoratifs, non seulement vitrail et tapisserie, mais émail, ivoire, orfèvrerie, cuir estampé — jusqu’aux azulejos portugais — fortement influencés par ses modèles. (Hist. : Legs Salomon de Rothschild, 1922. Bibl. Claudin, 1901, pp. 25-53, ill. ; Courboin, 1923 pp. 62-67, pl. 120-131 Blum, 1928, p. 41, pl. xlvi ; Desjardin, 1940-1947, I, pp. 77-78, ill. ; Souchal, 1973 ; Harthan, 1977, p. 170. » N. R. (B.N.F.) Exceptionnel exemplaire imprimé sur vélin, plus grand de marges que celui de la B.n.F. décrit par François Avril et Nicole Reynaud « Les Manuscrits à peintures en France 1440-1520 », n° 147 (
vélin
Rare et beau manuscrit enluminé de la toute fin du XVe siècle dû à deux artistes caractérisés. A, le maître du Martainville-183 ; B, le maître de Jean d'Albret. Petit in-8 (175 x 124 mm ; justification 90 x 58 mm ; calendrier 93 x 80 mm) de 165 feuillets (mal chiffré 164) à 17 longues lignes par page, écriture textura, reliure apparemment de l'époque velours pourpre dont il ne reste que la texture, dos à quatre nerfs, tranches dorées. Texte : Calendrier quotidien (proche de celui des Heures du libraire parisien Antoine Vérard, 1490 voir le site de Drigsdahl, Calendar) (ff. 1-12). Péricopes des évangiles (ff. 13-18). Obsecro te suivi du O intemerata, rédigés au masculin (ff. 18 v-24). Heures de la Vierge à l'usage de Paris (ff. 25-86). Psaumes de la pénitence et litanies, avec saint Germain (ff. 87-102). Heures de la Croix, Heures du Saint Esprit (ff. 102 v-108). Office des morts à l'usage de Paris (ff. 108 v-148). Doulce Dame (ff. 149-153). Les 7 requêtes à Notre-Seigneur : Doulx Dieu (incomplet du début, manque une miniature : Salvator Mundi ou Trinité) suivi de Sainte vraie Croix (ff. 153 v-155). Suffrages des saints Michel, Jacques, Christophe, Sébastien, Denis, Nicolas, Maur ; saintes : Geneviève, Catherine, Apolline, Marguerite, Agnès, Barbe (ff. 156-164 v). Décoration : Le manuscrit est orné de larges bordures latérales à toutes les pages, de 2 initiales historiées, de 41 petites miniatures et de 15 grandes peintures. Soit 24 petites miniatures dans le calendrier, dont 12 occupations des mois (recto) et 12 signes du zodiaque (verso). Janvier, homme à table, main A ; Février, homme se chauffant près du feu ; main A ; Mars, émondage, main A ; Avril, homme dans un champ, main B ; Mai, couple dans un champ, main B ; Juin, fenaison, main B ; Juillet, moisson, main A ; Août, tamisage du blé, main A ; Septembre foulage du raisin, main A ; Octobre, glandée, main A ; Novembre, saignée du cochon, main A ; Décembre, boulanger à son four, main A. Initiales historiées : 1. Lettre O : Vierge à l'Enfant, couronnée, l'enfant à grosse tête, main B (f. 18). 2. Lettre O : Vierge au voile bleu, tête tournée à gauche, main A (f. 22) Petites peintures : Trois petites miniatures de personnages à mi-corps, main A : 1. Saint Luc peignant la Vierge (f. 14 v). 2. S. Mathieu et l'ange (f. 16 v). 3. S. Marc écrivant (f. 17 v). Treize petites miniatures, main A sauf feuillet 161v, main B : 1. Saint Michel (f. 156 r). 2. S. Jacques (f. 156 v). 3. S. Christophe (f. 157). 4. S. Sébastien (f. 158). 5. S. Denis (f. 158 v). 6. S. Nicolas (f. 159 v). 7. S. Maur (f. 160). 8. Ste Geneviève (f. 160 v). 9. Ste Catherine (f. 161). 10. Ste Apolline (f. 161 v). 11. Ste Marguerite (f. 162 v). 12. Ste Agnès apprenant à lire à la Vierge (f. 163). 13. Ste Barbe (f. 164 v). Grandes peintures : 1. Adam et Ève (pleine page). Dans la bordure homme sauvage chassant, gros escargot dans un arbre. Paysage dans la partie inférieure avec animaux, main A (f. 12 v) ; 2. Saint Jean à Patmos, l'aigle tend l'encrier dans son bec, main A (f. 13) ; 3. L'Annonciation. Derrière les colonnes en arrière-plan nuée d'anges, main B, la Vierge et l'ange, main A (f. 25) ; 4. La Visitation : Vierge, main B ; ste Elisabeth, main A (f. 46) ; 5. La Nativité. Vierge, main B ; Joseph tenant un fagot, effet nocturne, main A (f. 57 v) ; 6. L'Annonce aux bergers. Vêtements marron rehaussés d'or, main A (f. 62 v) ; 7. L'Adoration des mages. La Vierge à l'Enfant, main B ; autres personnages, main A (f. 67) ; 8. La Présentation au Temple : Vierge et servante, main B, le grand prêtre et Joseph, main A (f. 71) ; 9. Le Massacre des Innocents. Deux maisons dans le paysage, main A (f. 75) ; 10. La Vierge couronnée et trois personnages, main B (f. 81) ; 11. David à sa harpe, à mi-corps, main A (f. 87) ; 12. Le Christ aux liens devant Pilate richement paré. Soldats en camaïeu en arrière-plan, main A (f. 102 v) ; 13 La Pentecôte, main A (f. 105 v) ; 14. Job sur le fumier visité par trois amis, main A (f. 108 V) ; 15. La Vierge à l'Enfant, main B et saint Joseph, retouche par main A (f. 149). Heures à l'usage de Paris. Paris, vers 1500. Le Maître du Martainville-183 a été ainsi nommé par Jean Lafond qui en 1927 a reproduit Un livre d’heures de l’école de Jean Bourdichon (à la bibliothèque de Rouen). E. König l’a suivi ainsi que C. Zöhl. (Jean Pichore graphiker und verlager in Paris zum 1500, Turnhout, 2004, pages 46-47, reproduction page 44). Proche de Jean Pichore mais n’ayant pas travaillé avec lui il affectionne comme ici les figures à micorps, issues du « gros plan dramatique flamand », repris par les enlumineurs français Jean Bourdichon et Georges Trubert. On retrouve sous son pinceau de telles figures dans un livre d’heures étudié par E. König (Tenschert, car. XX, 1987, n° 21) puis attribution en 2000 (cat, Tenschert, Neue Folge, III, p. 364). Il doit embellir un manuscrit commnencé par le Maître de Jean d’Albret. Le Massacre des Innocents est habituel dans son œuvre. Il s’inspire aussi de Jean Bourdichon comme on peut le voir dans la Vierge au voile bleu. Parmi ses productions on compte les heures Panisse et les Heures Karibou, richement décorées (Tenschert, Neue Folge, III, 2000, cat. 23 et 23 A). Le décor animalier dans la scène de l’homme sauvage autour d’Adam et Ève caractérise un petit groupe de livres d’heures parisiens (Arsenal ms. 653, Bodleian E 36 ; Ecouen, E. Cl. 1251). Le Maître de Jean d’Albret doit son nom à deux incunables d’Antoine Vérard enluminés pour Jean d’Albret, roi de Navarre par son mariage avec Catherine de Navarre en 1484 : les Histoires troiennes de Raoul Lefèvre, vers 1494, et La Nef des Folz de Sébastien Brant vers 1497 (M.-B. Winn, Anthoine Vérard parisian publisher 1485-1512, Genève 1997, pages 197-199, fig. 4.26, 5.10c). Au même artiste reviennent les Heures imprimées d’Anne de Beaujeu (Winn, fig. 4.25), celles de Charles d’Angoulême (Winn, fig. 4.12) et le Cicéron, Tulle de vieillesse de 1507 (Winn, fig. 4.10). Il est l’auteur des miniatures des Heures de Carpentras (B.M. Ms. 54). Ses visages sont de forme triangulaire, ses peintures souvent cernées d’un filet noir ou bordeaux, les chevelures noires ou marron rehaussées de vaguelettes d’or (I. Delaunay, Échanges artistiques entre livres d’heures manuscrits et imprimés produits à Paris vers 1480- 1500, Paris, Sorbonne IV, 2000, pages 28-31, planches XXXII a et b, XXXVIII c, XLII d, fig. 50-52, 103-106, 238, 274, 420). Ici erreur dans le calendrier, le bélier pour le taureau. Pour les anges qui dans l’Annonciation surgissent derrière des colonnes il s’inspire de Jean Poyet (Zöhl, repr. 27). On le retrouve aussi sous le nom de Maître du Gotha (E. König, cat. Tenschert). Provenance : Bibliothèque de l’hôtel de Jarnac.
édition_originale
Précieux manuscrit enluminé sur vélin à Paris vers 1490 orné de 35 miniatures par le Maître de la Chronique scandaleuse (actif à Paris de la fin du XVe siècle au début du XVIe siècle) et par le Maître d’Etienne Poncher (artiste actif à Paris de circa 1490 à 1510). Avec 35 miniatures dont 7 grandes miniatures par le Maître de la Chronique scandaleuse (actif à Paris de la fin du XVe siècle au début du XVIe siècle) et 28 petites miniatures par le Maître d’Etienne Poncher (artiste actif à Paris de circa 1490 à 1510). 133 ff., précédés de 2 ff. de gardes de papier (le recto de la première garde est doublé de tabis rouge) et suivis de 2 ff. de gardes de papier (le verso de la dernière garde est doublé de tabis rouge), sans calendrier [collation : i1, ii8, iii8, iv4, v8, vi8, vii8, viii8, ix8, x8, xi8, xii8, xiii8, xiv8, xv8, xvi8 ; xvii4, xviii8, xix4], quelques réclames, écriture bâtarde calligraphique à l’encre brune, texte sur 23 lignes, réglure à l’encre rouge pâle (justification : 53 x 115 mm), rubriques en bleu et en lettres d’or, bout-de-lignes en rouge ou bleu avec décor doré, d’autres bout-de-lignes sous forme de bois écotés dorés sur fonds rouge, marron ou bleu, initiales de tons pastels (rose, gris, bleu, mauve) avec rehauts blancs sur fonds d’or, parfois ornés d’insectes, d’oiseaux, de fleurs, de fruits (de 1 à 3 lignes de hauteur), avec 35 miniatures (28 petites et 7 grandes) inscrites dans des encadrements enluminés avec décor de feuilles d’acanthe colorées, fleurs, fruits, bestiaire, grotesques et insectes variés sur fonds à l’or liquide (chaque feuillet contenant une miniature est serti de bordures enluminées), les sept grandes miniatures sont inscrites dans des encadrements dorées à colonnes. Reliure parisienne à la fanfare (vers 1590 ?), maroquin rouge, grand décor doré à la fanfare se développant, à partir du cartouche ovale, en une multitude de compartiments et demi-compartiments à torsades ornementés de petits fers, fleurs, glands, fers courbes, branches de lauriers, feuillages, spirales de filets et points dorés, roulette dorée en encadrement du décor à la fanfare, petits pointillés dorés sur les coupes, dos lisse orné de même, fermoirs composés de lanières de cuir et de fer, tranches dorées. Manuscrit conservé dans une boîte moderne articulée de demi-maroquin rouge avec lettrage doré au dos, intérieur de velours (étiquette James Brockman Binder (Oxford)). Voir G. Hobson, Les reliures à la fanfare. Le problème de l’S fermé, Londres, 1935, p. 14. Une note au crayon indique : « […] Hobson, Rel. à la fanfare, S14 (Vente Laroche Lacarelle (1888) no. 14) + Vente G.-E. Lang, no. 36 (Ex-Nédonchel – Descamps-Scrive) ». Ces références à des reliures comparables renvoient respectivement aux catalogues de vente suivants : (1) [La Roche Lacarelle (Baron de)]. Catalogue des livres rares et précieux, manuscrits et imprimés composant la bibliothèque de feu M. le Baron de la Roche Lacarelle, Paris, 1888, no. 24, reliure reproduite. – (2) [Descamps-Scrive]. Bibliothèque Descamps-Scrive. Première partie, 1923, no. 25, reliure reproduite. Manuscrit grand de marge, format un peu allongé, presque oblong. 202 x 125 mm. Heures à l’usage de Paris. En latin, manuscrit enluminé sur parchemin. France, Paris, vers 1490-1500. Fort belle reliure au décor à la fanfare renfermant un livre d’heures aux couleurs chatoyantes. Les miniatures de ce très beau livre d’heures sont attribuables à deux enlumineurs parisiens : le Maître de la Chronique scandaleuse qui peint les grandes miniatures (ff. 2, 7v, 22, 46, 47v, 78 et 91) et le Maître d’Etienne Poncher qui peint les petites miniatures. Les grandes miniatures sont inscrites dans des encadrements architecturés avec pilastres ou colonnes dorées. Le Maître de la Chronique scandaleuse est un maître anonyme enlumineur actif à Paris à la fin du XVe et au début du XVIe siècle. Il est baptisé ainsi par Nicole Reynaud (1993), du nom de son ouvrage le plus considérable, dit la Chronique Scandaleuse de Jean de Roye, Paris, BnF, Ms Clair. 481. Il travaille pour une clientèle princière et on suit sa carrière de circa 1493 à circa 1510. Il enlumine de nombreux incunables pour Antoine Vérard destinés au roi Charles VIII pour lequel il réalise également de Très Petites Heures (Drouot, 4 décembre 2000, lot 25). Il illustre deux manuscrits pour Anne de Bretagne, celui de la Description du couronnement…, conservé à Waddesdon Manor 22, et des Epistres d’Ovide par Octavien de Saint-Gelais (Christie’s, Londres, Vente Arcana, 7 juillet 2010 lot 42 ; Aguttes, Vente Aristophil, 16 juin 2018, lot 18). Sur le Maître de la Chronique scandaleuse, voir Avril et Reynaud, Les manuscrits à peintures en France 1440- 1520, cat. expo. Paris, BnF. 1993, cat. 150-151 ; France 1500 entre Moyen Age et Renaissance, Paris, Grand-Palais 2010-2011, cat. 105, 107. Le Maître d’Étienne Poncher doit son nom, quant à lui, à deux manuscrits réalisés pour ce prélat évêque de Paris de 1502 à 1519. Il s’agit de son Pontifical à l’usage de Paris (Paris, BnF. ms. Lat. 956) et d’un autre manuscrit intitulé Les Empereurs de Rome et d’Allemagne (vente Mensing, Amsterdam, 1929, lot 45). Sa carrière se déroule des années 1490 à 1510 et c’est sans doute auprès du Maître de Jacques de Besançon qu’il a fait son apprentissage : il lui empreinte d’ailleurs de nombreuses compositions. Il a enluminé un livre d’heures à l’iconographie foisonnante dans lequel on le retrouve aux côtés du Maître de la Chronique Scandaleuse et du Maître des Triomphes de Pétrarque. Ce sont les heures de Madrid dites Heures de Charles Quint (Madrid Vit-24-3) dans lesquelles on remarque l’intervention de l’enlumineur tourangeau Jean Poyet. Provenance : 1 - Manuscrit copié et peint à Paris, d’après l’usage liturgique et sur des bases stylistiques. Ce manuscrit est peint par deux artistes parisiens à savoir le Maître de la Chronique scandaleuse (artiste actif à Paris de la fin du XVe siècle au début du XVIe siècle) en collaboration avec le Maître d’Etienne Poncher (artiste actif à Paris de circa 1490 à 1510). 2 - Vignettes ex-libris, non collées, glissées au commencement de l’ouvrage : (1) Jean-Thomas Aubry (1714-1785), prêtre et bibliophile, curé de Saint-Louis-en-l’île (Paris). – (2) Wrest Park, avec une note au crayon : « Baroness Lucas and Dingwall » et une référence à une vente Sotheby’s 18/19 octobre 1954 (ne figure pas dans cette vente). Nan Ino Cooper, Baroness Lucas of Crudwell and Lady Dingwall (1880-1958), hérite de la collection de gravures, de dessins et de livres conservés à Wrest Park (Bedfordshire) de la Countess de Grey. 3 - Antiquariat Bibermühle Tenschert, Fünfzig Unika 1472-1949: Jubiläumskatalog, no. 40 (1998), pp. 334-350. 4 - Collection particulière. Illustration : Ce manuscrit contient 7 grandes miniatures et 28 petites miniatures : - f. 2, Saint Jean l’Évangéliste sur l’ile de Patmos avec son symbole (grande miniature ; dimensions : 90 x 55 mm) [Maître de la Chronique scandaleuse] ; f. 3v, Saint Luc peignant la Vierge [saint Luc est le saint patron des peintres] (petite miniature ; dimensions : 50 x 55 mm) ; f. 5, Saint Mathieu écrivant, son symbole l’Ange (petite miniature) ; f. 6v, Saint Marc écrivant, son symbole le lion (petite miniature) ; f. 7v, Jésus au jardin de Gethsémani (grande miniature) [Maître de la Chronique scandaleuse] ; f. 13v, Vierge à l’Enfant [à noter que l’Enfant est figuré sous les traits d’un jeune garçon et pas d’un nourrisson ; l’image est inspirée de celle peinte par Fouquet dans les Heures de Simon de Varie et se retrouve dans un certain nombre de manuscrits peints par des artistes parisiens, tel des Heures peintes par le Maître de la Chronique scandaleuse (Paris, Bibl. Arsenal, MS 1193, fol. 201)] (petite miniature) ; f. 16v, Pietà (petite miniature ; dimensions : 42 x 52 mm) ; f. 22, Annonciation (grande miniature) [Maître de la Chronique scandaleuse] ; f. 38v, Visitation (petite miniature ; dimensions : 40 x 55 mm) ; f. 46, Crucifixion (grande miniature) [Maître de la Chronique scandaleuse] ; f. 47v, Pentecôte (grande miniature) [Maître de la Chronique scandaleuse] ; f. 48v, Nativité (petite miniature ; dimensions : 40 x 55 mm) ; f. 54, Annonce aux bergers (petite miniature ; dimensions : 38 x 54 mm) ; f. 58v, Adoration des mages (petite miniature ; dimensions : 40 x 55 mm) ; f. 63, Circoncision (petite miniature ; dimensions : 38 x 54 mm) ; f. 67, Fuite en Egypte (petite miniature ; dimensions : 40 x 54 mm) ; f. 73, Couronnement de la Vierge (petite miniature ; dimensions : 42 x 54 mm) ; f. 78, David et Bethsabée au bain (grande miniature) [Maître de la Chronique scandaleuse] ; f. 91, Job raillé par ses fils (grande miniature) [Maître de la Chronique scandaleuse] ; f. 122, Trinité (petite miniature ; dimensions : 50 x 55 mm) ; f. 122v, Saint Michel et le dragon (petite miniature ; dimensions : 42 x 55 mm) ; f. 123, Saint Jean-Baptiste (petite miniature ; dimensions : 45 x 54 mm) ; f. 123v, Saint Jean l’Evangéliste (petite miniature ; dimensions : 47 x 52 mm) ; f. 124, Saint Laurent (petite miniature ; dimensions : 47 x 54 mm) ; f. 124v, Martyre de saint Sébastien (petite miniature ; dimensions : 45 x 55 mm) ; f. 125v, Miracle de saint Claude (petite miniature ; dimensions : 50 x 55 mm) ; f. 126v, Saint Nicolas et le miracle des trois enfants (petite miniature ; dimensions : 45 x 55 mm) f. 127, Sainte Anne apprenant à lire à Marie (petite miniature ; dimensions : 50 x 54 mm) ; f. 128, Sainte Marie-Madeleine (petite miniature ; dimensions : 50 x 54 mm) ; f. 128v, Sainte Marthe (petite miniature ; dimensions : 52 x 55 mm) ; f. 129, Sainte Catherine (petite miniature ; dimensions : 50 x 54 mm) ; f. 129v, Sainte Barbe (petite miniature ; dimensions : 50 x 54 mm) ; f. 130v, Sainte Potentienne (petite miniature ; dimensions : 48 x 55 mm) ; f. 131, Sainte Geneviève (petite miniature ; dimensions : 48 x 55 mm) ; f. 131v, Sainte Marie l’Égyptienne (petite miniature ; dimensions : 45 x 54 mm). Bibliographie : Avril, F and N. Reynaud, Les manuscrits à peintures en France 1440-1520, Paris, 1993. Delaunay, I. Échanges artistiques entre livres d’heures manuscrits et imprimés produits à Paris (vers 1480-1500), thèse de doctorat, dir. F. Joubert oct. 2000, Université de Paris IV.
Précieux et rarissime livre d’Heures gothique imprimé sur peau de vélin par Philippe Pigouchet pour Guillaume Eustace, libraire du roi. In-8 gothique de 132 ff., sign. a-q par 8 et 2 par 4. Maroquin bleu nuit, triple filet dorée encadrant les plats, dos à nerfs orné, pièce de titre de maroquin fauve, coupes ornées, dentelle intérieure dorée, tranches dorées. Reliure du XIXe siècle. 184 x 115 mm. Heures à l'usage de Rome. Ces presentes heures a lusaige de Rome au long sans requerir... Paris, Philippe Pigouchet pour Guillaume Eustace, 1509. Précieux livre d'heures gothique imprimé sur peau de vélin orné de 16 grandes figures à pleine page de facture remarquable. Belle marque de Guillaume Eustace sur le titre ; Figure de l’homme anatomique (f.2r) ; Martyre de Saint Jean (f.8v) ; Baiser de Judas (f.12v) ; Annonciation (f.28v) ; Visitation (f.39v) ; Crucifixion (f.47r) ; Pentecôte (f.48r) ; Nativité (f.49r) ; Annonce aux bergers (f.52v) ; Adoration des mages (f.55v) ; Présentation au Temple (f.59r) ; Fuite en Égypte (f.62v) ; Couronnement de la Vierge (f.68r) ; David et Bethsabée (f.78v) ; Purification (f.79 5) ; Résurrection de Lazare (f.91r) ; Trinité (f. 113 r). Chacune de ces grandes figures est encadrée de magnifiques bordures historiées dont la beauté et la finesse ont été soulignées par les bibliographes. « Dans ces belles bordures figurent des ornements nouveaux et des arabesques d’un goût remarquable. » Brunet V. 1646. 288. Scènes de la vie quotidienne, scènes tirées des Écritures, gracieux décor de rinceaux et grotesques rivalisent de finesse et pourraient faire penser qu’elles ont été gravées sur métal. Une multitude d’initiales ont été enluminées en or sur fond rouge et bleu. Brunet souligne la qualité de ces enluminures : « Les lettres qui décorent ces Heures nous paraissent avoir été peintes avec beaucoup plus de soin que dans la plupart des autres Heures publiées à la même époque ». La rareté de ce livre d’Heures est insigne. Brunet ne cite qu'un seul exemplaire, sensiblement plus court de marges (177 mm), qui passa de la collection Firmin-Didot (1879, n°123) à celle de Thomas Brooke et se trouve de nos jours conservé à l'université d'Oxford. Le seul autre exemplaire référencé dans les collections internationales est celui de la bibliothèque de Liverpool. Pas dans Lacombe – Bohatta, I, n° 919 – Adams, L-1018. Superbe exemplaire, immense de marges (hauteur 184 mm) pour 177 mm pour l’exemplaire Firmin Didot, très finement rubriqué et d’un remarquable état de fraîcheur. Il provient des bibliothèques Frances Mary Richardson Currer (1785-1861), « head of all female book collectors in Europe » selon T. F. Dibdin, avec ex-libris, et Henry Huck Gibbs (1819-1907), baron d'Aldenham, directeur de la Banque d'Angleterre, avec ex-libris manuscrit à Saint Dunstan's (Londres) en 1864.
Précieux manuscrit enluminé Rouennais, œuvre du Maître du Missel de Raoul du Fou et de Robert Boyvin, orné de 11 grandes peintures et 11 miniatures. In-8, parchemin, II + 101 +II ; Justification du calendrier : 96 x 62 mm. 16 longues lignes. Justification du texte : 100 x 62 mm. 22 longues lignes, lacunes d’une miniature la Tentation d’Eve face à l’Annonciation, de laudes la Visitation entre les ff. 27-28, lacune des heures de la croix et du saint Esprit entre les ff. 32-33. Ecriture bâtarde à l’encre noire. Reliure en cuir XIXe siècle. 175 x 115 mm. Manuscrit enluminé rouennais œuvre de Robert Boyvin actif entre 1487 et 1503 et du maître du Missel de Raoul du Fou, actif à la fin du XVIe siècle. Heures à l’usage d’Angers. Rouen, vers 1485-1495. Texte Ff. 1-12v Calendrier Ff. 13-16v Péricopes des 4 évangiles Ff. 16v-19v Obsecro te, O Intemerata Ff. 20- 53v Heures de la Vierge à l’usage d’Angers Ff. 54-66 Psaumes de la pénitence suivis des litanies Ff. 66v-88v Office des morts à l’usage d’Angers Ff. 89- 94v Prières et les 15 joyes Notre-Dame Ff. 95-101v Suffrages de saint Michel, de saint Jean apôtre et évangéliste... Beau manuscrit enluminé rouennais orné dans les Heures de 11 grandes peintures insérées dans de riches bordures et de 24 miniatures illustrant les occupations des mois et les signes du zodiaque dans le calendrier. Belles bordures sur fond d’or ornées d’acanthes blanches, rouges et bleues avec des oiseaux et des êtres hybrides. Grandes initiales sur fond d’or avec des acanthes blanches sur un fond rouge. Petites initiales peintes en or sur fond bleu et rouge. « Les feuillets 13, 20, 26, 40, 43, 49, 89 de ce manuscrit sont attribuables d'après ses compositions et son style à l'enlumineur rouennais Robert Boyvin. On reconnaît ses paysages lisses avec de belles collines bleutées. Robert Boyvin est un enlumineur rouennais bien documenté. Il occupe une échoppe au portail des libraires de 1487 à 1502. Le présent livre d'heures appartient au groupe Ia (I. Delaunay, « Le manuscrit enluminés à Rouen au temps du cardinal Georges d’Amboise : l’œuvre de Robert Boyvin et de Jean Serpin », Annales de Normandie, 45e année n°3, septembre 1995, pp. 211-244). Le nombre de feuillet tourne autour de 100, le nombre de lignes varie de 16 à 20. Le style de Robert Boyvin se définit ici par des personnages maigres, des auréoles pleines, des plis peu travaillés, des murs intérieurs gris, ouvert de petites fenêtre, un carrelage d’un vert uniforme. Les femmes et les anges adoptent un air pincé. Ce livre d’heures d’après son usage d’Angers semble provenir d’une commande. Il est particulièrement proche des Heures à l’usage de Sarum, dites Playfair ff. 18, 144v et 150 que l’on peut situer parmi ses premières œuvres. Dans ses premières œuvres, il suit les compositions du Maître de l’échevinage de Rouen. » Le calendrier, les ff. 45v, 50v, 54 et 66v reviennent à un enlumineur que j’ai nommé le Maître de Raoul du Fou. Cet artiste se réfère également au Maître de l’Echevinage de Rouen pour ses compositions. Tous les visages sont de forme triangulaire comme aplati. Les yeux sont très marqués e forme d’amende, les pupilles dirigées vers le sol, ce qui leur donne un regard triste et pesant. La Vierge est très reconnaissable car l’enlumineur utilise un prototype unique : elle est agenouillée sur le sol, un pan de son manteau retombe à la verticale pour s’étaler en pointe au premier plan. On reconnaît cette figure dans plusieurs de ses œuvres. Un manuscrit enluminé de fort belle facture orné de 11 grandes peintures et 11 miniatures dues au talent du Maître du Missel de Raoul du Fou et à Robert Boyvin. Provenance : réalisé sur commande d’après son usage particulier pour une dame du diocèse d’Angers représentée au f. 89. Ce manuscrit fut acquis en 1811 par le général baron de Vincent, d’origine autrichienne qui descendait d’une très ancienne famille italienne du nom de Vincenti et qui habitait à Bioncourt (Moselle). Le baron de Vincent a fait soigneusement enluminés dans les marges des blasons de ses ascendants en ligne directe depuis 1218 jusqu’à lui-même en 1810 ainsi que des familles de leurs femmes.
Très séduisant manuscrit enluminé orné de 9 grandes peintures au sein de bordures d’une rare finesse en excellent état de conservation et préservé dans sa reliure en maroquin rouge à la Duseuil du XVIIe siècle. Il présente la particularité insigne d’une prière à la Vierge en français sur 12 pages du poète Guillaume Alexis (actif de 1445 à 1486). In-8 de 133 feuillets. Calendrier à l’usage de Paris avec la présence de Saints locaux. Texte en colonne simple de 16 lignes à l’encre noire avec majuscules en bleu, rouge et or dans une fine écriture gothique agrémentée de petits rinceaux feuillagés en début de nouveau texte et autour des enluminures. Maroquin rouge, double encadrement de triple filet doré avec fleurons d’angle à la Duseuil, dos orné de double filet en encadrement dans les caissons, roulette dorée sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Reliure du XVIIe siècle. 197 x 137 mm. Manuscrit enluminé. Heures à l'usage de Paris. Livre d'heures en latin et français, manuscrit et enluminé sur peau de vélin. E Paris, vers 1460-1470. Un manuscrit de belle qualité, séduisant témoignage de l’art des artistes enlumineurs français du milieu du XVe siècle. Texte : Calendrier à l’usage de Paris avec la présence de saints locaux ff.1r-12v ; Prière à la Vierge ff.13r-22r ; Heures de la Vierge ff.22v-32r ; Psaume 54ff.33r-37v ; Psaumes 120,121,122 ff.38r-40r ; Responsorium f.40r-40v ; Hymne « Veni Creator Spiritus » ff.41v-44r ; Petites heures de la Vierge ff.45r-53r ; Psaume 84 ff.54r-57v ; Les quinze joies de la Vierge ff.58r-f61r ; Les sept requêtes au Seigneur ff.61r-62v ; Prière à la Vierge par Guillaume Alexis ff.63r-68v ; Hymne « Patris Sapientia, veritas divina » ff.70v-73r ; Nobis sancti Spiritus avec introduction d’Alexander Agricola ff.74r-76v ; Oraison à la Vierge ff.76v-79v ; Psaumes 31,37,50,101,129,142 ff. 80r-91r ; Litanies ff.91v-94r ; Prière Fidelium et Evangile de Saint Jean ff.94v-95v ; Psaumes 114,120,121,138 ff. 96v-99v ; Magnificat ff.99v-100r ; Psaumes 5,6,7 ff.100v-104v ; Livres Job 7 et 10 ff.105r-107v ; Psaumes 22,25,27 ff. 107v-112r ; Livres Job 13 et 14 ff. 113r-114r ; Psaumes 34,40,41 ff.114v-121v ; Livres Job 14,17 et 19 ff. 121v-123v ; Psaumes 64,63,67, ff.124r-127r ; Esaïe 38 ff.127r-128v ; Psaumes 148,149,150 ff.128v-131r, Luc 1ff. 131r-132r ; Jean 6 f. 132r-132v ; Oraisons à la Vierge f.133r-133v. Manquent 3 ff. entre les ff. 12-13, 37-38 et 57-58. Ce manuscrit présente la particularité très intéressante d’une prière A la Vierge en français du poète Guillaume Alexis (actif de 1445 à 1486) aux ff. 63r-68v. Le manuscrit est orné de 9 grandes enluminures insérées dans des encadrements d’une grande finesse aux rinceaux dorés. Celles-ci figurent : La Visitation f.22v, La Nativité f.32v, l’Adoration des Mages f.41r, la Présentation au Temple f.41r, La Vierge bénie par Dieu f.53v, la Crucifixion f.70r, la Pentecôte f.73v, Le Roi David priant f.80r, La Résurrection de Lazare f.96r. Concernant la datation de l’œuvre c’est l’introduction d’Alexander Agricola (documenté de 1445 à 1506) qui permet de la situer dans le temps. Grand auteur et compositeur franco-flamand de la seconde moitié du XVe siècle, il réalisé aussi bien de la musique profane que religieuse. Il composa et écrivit un grand nombre de messes mais aussi des motets, dont le Nobis sancti Spiritus, qui firent sa renommée. En se fondant sur le Ms2856, conservé à la Biblioteca Casanatense (Rome), daté de 1479-1481, on peut situer ce livre d’Heures dans la seconde moitié du XVe siècle. En comparaison avec un autre ouvrage des années 1475-1500 possédant ce dernier texte, conservé à la Harvard Library (ms lat. 159 et attribué au maître François, on peut placer un peu plus tôt ce livre d’Heures d’une collection parisienne, c’est-à-dire dans la décennie 1460-70. La finesse des rinceaux contenus dans les marges avec leur disposition encore serrée et la délicatesse des feuilles enroulées renvoie encore en effet à l’esthétique gothique. L’extrême finesse des bordures, le chatoiement des coloris utilisés, rehaussés d’innombrables fleurons et points or, l’harmonie des scènes évoquées, témoignent de la dextérité des peintres français vers les années 1460-1470. Un manuscrit enluminé de belle facture et de fort belle conservation, préservé dans sa pure reliure en maroquin orné à la Duseuil du XVIIe siècle.
Paris, Thielman Kerver, 1520. In-8 de 132 feuillets [A-Q8; R4], plein vélin souple, tranches dorées. Chemise, étui.
Belle marque à la licorne de Kerver sur le titre, planche de l'Homme anatomique, 46 grandes gravures et 32 petites, de toute beauté. Beau livre d'heures imprimé en rouge et noir, en lettres rondes, dans des bordures historiées ou ornementales, que d'aucuns annoncent comme connu à seulement six exemplaires. Thielman Ier Kerver (mort en novembre 1522), libraire et imprimeur originaire de Coblence, fut actif à Paris de 1497 à 1522 et acquit une réputation méritée pour la qualité graphique de ses livres d'heures. À partir de 1519, il s'installa dans un nouvel atelier auquel il donna l'enseigne de la Licorne (celle de son ancien atelier du pont Saint-Michel).La planche placée avant l'Almanach montre l'Homme anatomique dont les viscères sont en rapport avec les astres. Les bordures des Vigiles des trépassés contiennent la Danse des Morts, qui ne se trouve que dans les livres d'heures imprimés par Thielman Kerver et Simon Vostre (F. Soleil, Les heures gothiques et la littérature pieuse aux XVe et XVIe siècle).Discrètes restaurations aux marges des feuillets: A7; A8;B1; B2. Un cahier légèrement déboîté.Renouard, Inv. chrono. parisiennes, II, 2363 ; Bohatta, 1036 ; Lacombe 298 ;Thierry Claërr, Imprimerie et réussite sociale à Paris à la fin du Moyen-Âge,Thielman Kerver, imprimeur-libraire de 1497 à 1522, Lyon, ENSSIB, n°268.
Paris. Leroy. Secail & Cie. s. d. (1882). In-8 (120 x 164 mm) plein chagrin noir à 60 nerfs, muet, gardes jaspées, tranches dorées, 3 pages n.ch. (titre et 2 frontispices), CXCIV pages et 6 pages n.ch. Ouvrage entièrement imprimé en chromolithographie. Bords des gardes un peu insolés, tranches assez irrégulières, sinon très bon état. Ex-libis et blason de Ms William E. Kelley. Reliure muette mais en très bon état.
1765 Paris, Hérissant, 1765. Fort volume petit in-8 (105 X 175 mm) maroquin vert lierre, triple encadrement de filet et fleurons d'angles dorés sur les plats, armes frappées or au centre, dos lisse cloisonné et entièrement orné aux fers dorés, pièce de titre maroquin rouge, coupes et coiffes filetées, roulette dorée intérieure, gardes illustrées de motifs dorés, tranches dorées sur marbrure (Reliure de l'époque) ; (12) ff., 540-345 pages, (2) pages de table. Manque de papier dans l'angle inférieur droit de deux feuillets (pages 37 à 41) avec perte de quelques lettres aux manchettes en latin, taches claires en marge des pages 3 à 6.
NOUVELLE ÉDITION de ces « HEURES DES NOAILLES » qui contient les Offices selon l'usage de Paris, avec les Messes des principales Solemnités. BEL EXEMPLAIRE EN MAROQUIN AUX ARMES DE LA DUCHESSE DE LA VAUGUYON, née Marie-Antoinette Rosalie de Pons de Roquefort (1751-1824), dame d'atours puis dame d'honneur de la comtesse de Provence et épouse du duc de La Vauguyon, marquis de Saint-Mégrin, qui fut ambassadeur de France en Hollande et en Espagne puis ministre des Affaires Étrangères de Louis XVI. (OHR, 1538, fer avec quelques petites variantes). NICE COPY. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.
Lisieux, Jacques du Roncerey, 1753. In-8, [20]-674-LXXI-[9] pp., maroquin brun, frise dorée en encadrement sur les plats, dos à nerfs orné de caissons dorés, tranches dorées (épidermures, coins émoussés, quelques rousseurs
Nouvelle édition de ce livre d'Heures à l'usage de Lisieux. Ex-libris manuscrit Rose Morin au titre. * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
1880 Laplace, Sanchez & Cie, Paris, s.d. (circa 1880),reliure plein maroquin tabac, dos à nerfs, titre à froid, tranches dorées, coiffes guillochées, double filet doré sur les plats, roulette intérieure 188pp. montées sur onglets, 4 gravures h.t., doublure de satin molletonné, initiales M.M. à froid sur le premier plat,illustrée à chaque page d'encadrements différents,Dessins de M.Théron, gravures sur bois de M.Bertrand, impression typographique de M.Jules Crété sur papier de la papeterie du Marais. Ouvrage concu sous la direction de M.A.Laplace. Chaque page est ornée d'un large encadrement dans différentes couleurs, sépia, orange, vert, grenat, bleu, noir sur fond jaune, bistre, rose, les illustrations hors texte sont en sépia. Les dessins sont de Thérond, gravés sur bois par Beltrand, ouvrage imprimé par Crété sur papier da le papeterie du Marais. Ouvrage entièrement monté sur onglets.Etat parfait,sans rousseurs.
Remise de 20% pour toutes commandes supérieures à 200 €
1880 plein maroquin tête de nègre, tr. dorées, monogramme en argent "F B " sur le Ier plat, in-12, (5ff.), 188pp. montées sur onglets, 4 gravures h.t., P. Laplace Sanchez (ca. 1880)
Dessins de Thérond, impression typographique Jules Crété, gravures sur bois de Bertrand.Beaux encadrements de couleurs diverses, imprimé sur papier fort.
1 volume in-8° relié plein velours mauve dans son coffret. Luxueuse éditon du manuscrit de la Bibliothèque Nationale de Russie de Saint-Pétersbourg (1490). Édition numérotée et limitée à 987 exemplaires certifiés par notaire. 232 pages, 90 miniatures avec une riche décoration marginale. Volume de commentaires en couleurs (320 p.) rédigé par Ana Domínguez Rodríguez (Universidad Complutense of Madrid) et Carlos Miranda.
Phone number : 06.31.29.75.65
Paris, Chez Jean de Bonnot tenant négoce de libraire à l'enseigne du canon , 1979 ; n-4, 569 pp., cartonnage de l'éditeur. Très bon état plein cuir noir - manuscrit Latin n°9474 de la bibliothèque nationale.
Très bon état plein cuir noir - manuscrit Latin n°9474 de la bibliothèque nationale.
Livre d'Heures (Limoges, Saint-Pierre-du-Queyroix)
Reference : 97530
(2005)
ISBN : 2903920346
Ussel, Musée du pays d'Ussel 2005 In-8 24 x 17 cm. Broché, couverture ivoire à rabats, plats illustrés, 318 pp., 9 figures dans le texte, 40 planches en couleurs hors-texte, bibliographie, index sanctorum, index des manuscrits cités. Exemplaire en bon état.
Bon état d’occasion
Guilbert Paris 1843 1 vol. In-8 de 9 ff.n.ch. 92 pp. 1 f.n.ch., plein maroquin havane, doublure de maroquin bleu pétrole ornée d'une dentelle dorée, plats ornés d'un décor à froid, dos à nerfs orné de caissons à froid avec petites fleurs-de-lys dans les angles, coupes filetées, gardes de moire blanche, tranches dorées, étui bordé (reliure de Carayon).
Exemplaire imprimé sur papier de Chine. Ouvrage illustré en noir d'après les manuscrits de la Bibliothèque du Roi par Mlle A. Guilbert, publiés sous la direction de M. l'abbé des Villiers. Très bel exemplaire dans une reliure en maroquin doublé de Carayon.
Paris, Chez Jean de Bonnot tenant négoce de libraire à l'enseigne du canon , 1979 ; n-4, 569 pp., cartonnage de l'éditeur. Très bon état plein cuir rouge - manuscrit Latin n°9474 de la bibliothèque nationale.
Très bon état plein cuir rouge - manuscrit Latin n°9474 de la bibliothèque nationale.
Paris, Laplace et Sanchez, sans date ( 1875); petit in-8° carré, plein maroquin bordeaux, plats richement orné d'encadrement de guirlandes dorées et à froid, fleurons aux angles, dos à nerfs, caissons de double filet doré décorés de ramages dorés, titre doré, tête dorée, gardes et contreplats de moire grenat, initiales C.M. et date 1875, dorées sur la 1ère garde, dentelle intérieure dorée, ouvrage conservé dans une boite de carton noir, doublure de satin molletonné crème, initiales C.M. à froid sur le dessus de la boite. 6ff., 188pp. Chaque page est ornée d'un large encadrement dans différentes couleurs, sépia, orange, vert, grenat, bleu, noir sur fond jaune, bistre, rose, les illustrations hors texte sont en sépia. Les dessins sont de Thérond, gravés sur bois par Beltrand, ouvrage imprimé par Crété sur papier da le papeterie du Marais. Ouvrage entièrement monté sur onglets.
Boite un peu frottée, quelques rousseurs. Exemplaire très bien relié. (Reu-CH1)
1 ouvrage minuscule 5,5 cm sur 4,5 cm relié pleine basane racinée marron, dos lisse décoré, pièce de titre de maroquin rouge avec accroc, petits trous de vers sur le plat supérieur, tranches saumonées, 288 p. Coupé un peu court sur quelques feuilles.
Phone number : 06.31.29.75.65
Avec les Exercices du matin & du soir, l'Entretien durant la Sainte Messe, & les Prieres pour les sept jours de la semaine. Et la méthode de se bien confesser & communier. Le tout en François. Paris. Jacques Le Gras. 1694. In-16 (84 x 130mm) plein maroquin rouge, dos à 5 nerfs, écoinçons or dans les caissons, pointillés encadrant les plats avec écoinçons également, roulettes sur les coupes, plats peignés, tranches dorées (reliure de l'époque). Gravure intitulée Regina Caeli, de la rue St. Jacques au Pelican, en frontispice, 6ff.n.ch., 454, (2) pages. Un bandeau et une lettrine gravés sur bois et 2 gravures hors texte. Des rousseurs sinon bon exemplaire, reliure ancienne bien conservée.
A. E. L. F.. 1980. In-8. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 1590 pages. Non illustré.. . . . Classification Dewey : 264.1-Les prières
Classification Dewey : 264.1-Les prières
" Tours, Mâme, 1855, format in-8° (140 x 90 mm), (8)nn pp (title, chromolithographic title, original portrait photograph of the Holy Mary) + 608 pp + 4 chromolithographs + 4 steel-engravings. ( complete). Binding: a signed binding of Petit (rue Larrey nr. 1), Full brown morocco, both covers with deep recess decoration (lillies). Corners and top and end of spine bordered with silver plated strips. With two silver plated clasps in the form of a lilly. Endpapers in brown coloured real silk. All edges gilt and with intricate ciselling work (floral spirals). Stunning binding in perfect condition. Especially the ciselling work is of the finest quality; the book block appears as a solid block of gold.. Allthough French 19th c. devotional books are quite common; a copy like this one, in a elaborate signed master binding , in perfect condition is very rare.."
Prières pour la Confession - Prières pour la Communion - Prières et Complies - Messe de Mariage. Paris, Curmer. Vers 1850. In-12 (16x12). 180 pages. Reliure de l'éditeur en plein chagrin vieux rouge, dos à nerfs janséniste, plats intérieurs moirés encadrés d'une dentelle dorée, toutes tranches dorées, filets sur les coupes, chemise, étui.
Magnifique publication de Curmer : impression sur papier fort, pages montées sur onglets, 8 chromolithographies d'après Jehan Fouquet et Meurline en tête de chaque chapitre, 8 pages de titres décorées, titre-frontispice, encadrement raffiné à chaque page, le tout chromolithographié par les imprimeries Lemercier d'après les compositions d' Antoine Pralon, né à Dijon. In fine, sous le titre : souvenirs de famille, 3 pages blanches décorées que l'on peut compléter. Bel exemplaire.